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Peugeot 205 GTI 1.6 de 1987 à vendre : 115 ch, configuration d’origine, 16 200 €

9 septembre 2026 à 06:26
Peugeot 205 GTI 1.6 de 1987 à vendre : 115 ch, configuration d'origine, 16 200 €

Cet article porte sur un exemplaire précis, actuellement à vendre sur la plateforme lesAnciennes.com : une Peugeot 205 GTI 1.6 de 1987, version 115 ch à injection, affichant 236 397 km au compteur et proposée à 16 200 € par le vendeur professionnel Veitura Pro, basé à Montpellier (Hérault). La voiture est présentée en configuration d’origine, avec une carrosserie repeinte dans sa teinte d’origine et un intérieur décrit comme en très bon état. L’article revient sur l’histoire et l’intérêt du modèle, avant de détailler cet exemplaire en particulier.

Peugeot 205 GTI 1.6 de 1987 à vendre : 115 ch, configuration d'origine, 16 200 €

Pourquoi ce modèle fait rêver

La Peugeot 205 GTI est l’une des rares voitures populaires à avoir traversé quarante ans d’histoire sans perdre un gramme de sa réputation. Lancée en 1984, elle a posé les bases de ce que la presse européenne a rapidement défini comme le standard de la citadine sportive accessible. Légère, compacte, sans assistance électronique ni aide à la conduite, elle renvoyait au conducteur une information directe et sans filtre. La version 1.6, développant 115 ch pour un poids à vide d’environ 850 kg, n’était pas la plus puissante de la gamme GTI mais elle était, de l’avis de nombreux amateurs, la plus cohérente. Ce rapport poids-puissance exceptionnel pour l’époque lui conférait une vivacité que les versions ultérieures, plus lourdes ou plus puissantes, n’ont pas toujours su conserver.

En 1987, la 205 GTI 1.6 est en pleine maturité. La voiture a acquis sa fiabilité mécanique, son moteur XU5JA est rodé, et Peugeot n’a pas encore alourdi la recette avec des équipements superflus. C’est précisément cette pureté que les collectionneurs recherchent aujourd’hui : une machine taillée pour conduire, rien de plus.

Ce qui rend ce modèle vraiment spécial

Design et identité

La silhouette de la 205 GTI reste l’une des plus réussies de la production française des années 1980. Dessinée par Pininfarina, la 205 dans sa version GTI ajoutait des jantes spécifiques, des bas de caisse, des rétroviseurs sport et une présentation plus affirmée sans jamais tomber dans l’outrance. Le résultat était une cohérence visuelle rare pour une voiture de série : sportive sans être agressive, compacte sans paraître étriquée. La 1.6 de 1987 conservait cette identité graphique intacte, avec des proportions qui ont vieilli avec une grâce remarquable. Aujourd’hui, à côté de citadines contemporaines surchargées de nervures et de prises d’air fictives, la 205 GTI paraît presque radicale dans sa sobriété.

Les jantes spécifiques au modèle, les sièges baquets enveloppants, le petit volant sport et le tableau de bord épuré composent un habitacle qui n’a pas cherché à en faire plus que nécessaire. C’est cette honnêteté qui séduit.

Témoignages

« La 205 GTI 1.6 est peut-être la plus pure des GTI françaises. Elle n’essaie pas d’impressionner avec des chiffres, elle convainc avec ses sensations. »

– Autoplus, essai historique 205 GTI

Ce jugement, porté par la presse spécialisée française dès les premières années de commercialisation, est resté une référence dans les cercles de passionnés. La 1.6 est souvent citée comme plus communicative que la 1.9, précisément parce qu’elle exige davantage du conducteur pour exploiter son potentiel.

Peugeot 205 GTI 1.6 de 1987 à vendre : 115 ch, configuration d'origine, 16 200 €

Mécanique et fiche technique en clair

Moteur et caractère

Le moteur XU5JA est un quatre cylindres de 1 580 cm³ alimenté par une injection Bosch LE-Jetronic. Il développe 115 ch DIN et un couple d’environ 133 Nm. Ces chiffres, modestes sur le papier, prennent tout leur sens au regard du poids du véhicule : environ 850 kg à vide. La boîte manuelle BE à cinq rapports accompagne avec précision un moteur qui monte volontiers dans les tours. Le 0 à 100 km/h s’effectuait en environ 8,7 secondes selon les données du vendeur, et la vitesse maximale avoisine les 200 km/h. Ce n’est pas la puissance brute qui caractérise ce groupe motopropulseur, c’est la disponibilité et la linéarité de sa réponse. Le moteur XU est connu pour sa robustesse lorsqu’il est correctement entretenu, notamment sur le plan de la distribution.

Châssis et tenue de route

La 205 GTI repose sur un châssis à train avant à pseudo-MacPherson et un train arrière semi-rigide à bras tirés. Ce dernier, souvent qualifié d’auto-directionnel par les spécialistes, confère à la voiture un comportement joueur, précis, mais qui demande un minimum d’expérience. En poussant la 1.6 dans ses limites, le train arrière peut se montrer vif, ce qui est précisément ce que ses conducteurs lui reprochent… ou lui demandent. Cette absence d’ESP et de correcteurs électroniques place le conducteur au centre de chaque trajectoire. La direction, sans assistance, restitue les informations de la chaussée avec une franchise qui fait défaut à la grande majorité des voitures modernes.

Vie à bord aujourd’hui

Prendre place dans une 205 GTI en 2026, c’est accepter les conditions de vie d’une voiture de son époque. L’habitacle est étroit pour deux passagers à l’arrière, le niveau sonore en conduite rapide est élevé, et les équipements de confort sont réduits au minimum. Mais les sièges baquets enveloppants offrent un maintien latéral très correct, la position de conduite est immédiate à trouver, et le petit volant sport donne envie de prendre la route. Les matières intérieures ont bien résisté au temps sur les exemplaires entretenus : la planche de bord en plastique satiné noir et les garnitures tissu sont simples mais solides. La sonorisation, l’absence de navigation ou de connectivité ne constitue pas un défaut sur ce type de voiture : elles font partie du contrat.

Peugeot 205 GTI 1.6 de 1987 à vendre : 115 ch, configuration d'origine, 16 200 €

Les raisons de s’y intéresser aujourd’hui

La 205 GTI bénéficie depuis plusieurs années d’une cote en progression constante sur le marché français et européen. Les exemplaires en bon état, complets et non modifiés, se font rares. Les versions de 1986-1988, correspondant à la première série de la 1.6 115 ch, sont particulièrement recherchées par les amateurs de configuration d’origine. La pièce de rechange est encore disponible, les clubs et spécialistes sont nombreux, et la carte grise collection est accessible pour les véhicules de plus de trente ans. Un avantage non négligeable pour l’entretien courant et les frais d’assurance. Par ailleurs, l’éligibilité aux plaques de collection simplifie les démarches administratives et réduit certains frais annexes.

Peugeot 205 GTI 1.6 de 1987 à vendre : 115 ch, configuration d'origine, 16 200 €

Les points à connaître avant d’acheter

Faiblesses connues

Le train arrière de la 205 GTI est son point le plus surveillé par les acheteurs avertis. Les silentblocs de bras de suspension s’usent et modifient sensiblement le comportement de la voiture lorsqu’ils sont dégradés. La rouille est l’ennemi historique de la 205 : passages de roues, bas de caisse, planchers et seuils de porte sont les zones à inspecter en priorité. Le circuit de refroidissement doit également être contrôlé : joints de culasse et durites sont des points de vigilance sur les exemplaires à fort kilométrage. Enfin, la distribution est un entretien obligatoire à respecter scrupuleusement sous peine de casse moteur.

Coûts d’entretien réalistes

La 205 GTI n’est pas une voiture d’entretien onéreux, à condition de s’y connaître ou de s’adresser à un spécialiste. Un kit de distribution complet avec pose reste accessible. Les pièces mécaniques courantes (embrayage, freins, silentblocs) sont disponibles dans le commerce spécialisé. En revanche, la carrosserie peut rapidement faire monter la facture si des reprises importantes s’avèrent nécessaires. Un budget annuel de 800 à 1 500 € pour une utilisation régulière et raisonnée est une estimation courante parmi les propriétaires de GTI entretenus.

Points à vérifier avant achat

  • État des planchers, passages de roues et seuils (rouille structurelle)
  • Silentblocs de bras arrière et comportement du train arrière à l’essai
  • Facture et date de remplacement de la courroie de distribution
  • Cohérence des numéros de moteur et de châssis avec le certificat d’immatriculation
  • Absence de modification moteur ou de reprogrammation (boîtier)
  • Étanchéité du joint de culasse (test à froid, contrôle des gaz dans le vase d’expansion)

Cote actuelle et tendances de marché

La cote de la 205 GTI est suivie régulièrement par la plateforme lesAnciennes.com et par l’Argus Collection. Les exemplaires en très bon état et à faible kilométrage peuvent dépasser 20 000 € pour les 1.9, tandis que les 1.6 bien préservées se négocient entre 12 000 € et 20 000 € selon l’état, le kilométrage et l’historique. Les annonces consultées sur lesAnciennes.com en août-septembre 2026 montrent une fourchette allant de 14 000 € pour des exemplaires à fort kilométrage jusqu’à plus de 22 000 € pour des Phase 2 restaurées à faible kilométrage.

VersionPériodeÉtat passableBon étatTrès bon état
205 GTI 1.6 – 105 ch1984-19866 000 – 8 000 €10 000 – 14 000 €14 000 – 18 000 €
205 GTI 1.6 – 115 ch1986-19907 000 – 10 000 €12 000 – 16 000 €16 000 – 20 000 €
205 GTI 1.9 – 122 ch1987-19928 000 – 12 000 €14 000 – 18 000 €18 000 – 25 000 €
205 GTI 1.6 Phase 21990-19946 000 – 9 000 €10 000 – 14 000 €14 000 – 18 000 €

Sources : lesAnciennes.com (annonces en cours, août-septembre 2026), Argus Collection.

Peugeot 205 GTI 1.6 de 1987 à vendre : 115 ch, configuration d'origine, 16 200 €

L’exemplaire actuellement à vendre

Cet exemplaire de 1987, proposé par le vendeur professionnel Veitura Pro à Montpellier, cumule 236 397 km au compteur. Un chiffre qui peut faire hésiter au premier regard, mais que le vendeur assume pleinement en mettant en avant l’état général de la voiture. La mécanique est décrite comme saine, avec une distribution récente justifiée par facture, un suivi régulier et aucun frais urgent à prévoir. Ces éléments sont des arguments concrets à vérifier lors d’un contrôle indépendant.

La carrosserie a été repeinte dans sa teinte d’origine, avec une bonne brillance rapportée et une structure saine. Ce type de reprise, lorsqu’elle est soigneusement réalisée, ne constitue pas un défaut rédhibitoire sur un exemplaire de quarante ans, à condition que les fonds soient sains. L’intérieur est décrit comme d’origine, en très bon état : sellerie, moquettes et tableau de bord auraient résisté aux décennies sans remplacement. Les jantes sont conformes au modèle. La voiture est présentée comme fidèle à son état de sortie d’usine, sans modification visible.

Ce positionnement à 16 200 € place cet exemplaire dans la fourchette haute pour un kilométrage de cet ordre, ce qui s’explique par la qualité de présentation revendiquée et l’absence de frais immédiats selon le vendeur. La voiture est visible sur rendez-vous à Montpellier.

Peugeot 205 GTI 1.6 de 1987 à vendre : 115 ch, configuration d'origine, 16 200 €

Notre avis

La 205 GTI 1.6 de 1987 est l’un des achats de collection les plus cohérents du segment hot-hatch français. Mécanique documentée, pièces disponibles, communauté active : les conditions sont réunies pour en profiter sans se ruiner à l’entretien. Cet exemplaire précis présente un kilométrage élevé qui mérite une inspection technique sérieuse avant toute décision. La présentation soignée et l’absence annoncée de frais urgents sont des éléments positifs, mais la reprise de carrosserie et le compteur à plus de 230 000 km justifient un contrôle approfondi par un spécialiste indépendant, notamment sur les points de rouille structurelle et l’état du train arrière. Le prix de 16 200 € est dans le haut de fourchette pour ce kilométrage : il suppose que l’état soit aussi fidèle à la description que le vendeur l’affirme. Si c’est le cas, c’est un exemplaire honnête d’une voiture qui ne cherche pas à mentir sur ce qu’elle est.

Voir l’annonce de cette Peugeot 205 GTI 1987 sur lesAnciennes.com

En résumé

La Peugeot 205 GTI 1.6 de 1987 est une voiture de collection à part entière, éligible à la carte grise collection et soutenue par un marché des pièces encore actif. Cet exemplaire à 236 397 km et 16 200 € s’adresse à un acheteur qui privilégie la configuration d’origine et accepte le kilométrage en contrepartie d’une présentation générale soignée. La distribution récente avec facture et l’absence de frais urgents déclarés sont des points favorables, à confirmer par une inspection indépendante. Le train arrière, les planchers et la cohérence de la reprise carrosserie sont les points d’attention prioritaires lors de la visite. La version 1.6 115 ch reste pour de nombreux connaisseurs la proposition la plus équilibrée de la gamme GTI, précisément parce qu’elle ne cherche pas à compenser avec de la puissance ce que le châssis exprime naturellement.

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Cette voiture solaire pourrait rouler sans jamais se brancher

8 septembre 2026 à 07:58
Cette voiture solaire pourrait rouler sans jamais se brancher

Et si une voiture électrique pouvait recharger sa propre batterie simplement en restant garée au soleil ? C’est le principe au cœur du projet Deep Orange 17, aussi appelé Luminetta, un concept biplace développé par des étudiants de l’université Clemson en partenariat avec BMW of North America. Loin d’être un simple exercice de style, ce prototype explore une question fondamentale pour l’avenir de la mobilité électrique : comment réduire la dépendance aux bornes de recharge en transformant la carrosserie elle-même en source d’énergie ?

Cette voiture solaire pourrait rouler sans jamais se brancher

Une peau photovoltaïque sur toute la carrosserie

La pièce maîtresse de Luminetta, c’est ce que ses concepteurs appellent une « peau photovoltaïque ». Plutôt que d’installer un simple panneau solaire sur le toit, comme on le voit sur quelques rares véhicules de série, l’équipe de Clemson a intégré plus de 1 781 cellules solaires sur l’ensemble de la surface extérieure du véhicule. Cette intégration a été réalisée en collaboration avec l’Institut Fraunhofer pour les systèmes d’énergie solaire, basé en Allemagne, l’un des centres de recherche les plus reconnus dans ce domaine.

Cette voiture solaire pourrait rouler sans jamais se brancher

Ce qui distingue ce système des approches solaires classiques, c’est sa capacité à continuer de produire de l’électricité même lorsqu’une partie de la surface est à l’ombre. Sur un véhicule, les zones d’ombrage sont fréquentes : angle d’incidence du soleil, passage sous des arbres, présence d’autres véhicules à proximité. La technologie déployée ici tient compte de ces contraintes pour maximiser la production en toutes circonstances, que le véhicule soit en mouvement ou simplement stationné dans une rue ensoleillée.

Ce dernier point est particulièrement pertinent. Les études de mobilité le confirment régulièrement : une voiture reste garée en moyenne plus de 90 % du temps. Luminetta mise précisément sur ces heures d’immobilité pour recharger ses réserves d’énergie, transformant chaque stationnement en session de recharge passive.

Cette voiture solaire pourrait rouler sans jamais se brancher

Les simulations réalisées à partir de données météorologiques et d’ensoleillement de quatre villes, Greenville (Caroline du Sud), Francfort, Madrid et Mumbai, donnent une idée concrète du potentiel. Pour un trajet quotidien typique d’environ 19 km (correspondant à la moyenne de 12 miles mentionnée dans les données de simulation), le véhicule serait capable de générer suffisamment d’énergie pour offrir en moyenne environ 50 km d’autonomie supplémentaire. Autrement dit, sur un usage quotidien raisonnable, certains conducteurs pourraient théoriquement ne jamais avoir besoin de brancher leur voiture à une borne.

Cette voiture solaire pourrait rouler sans jamais se brancher
Cette voiture solaire pourrait rouler sans jamais se brancher

Un châssis de 550 kg conçu pour consommer le moins possible

La production d’énergie solaire ne peut pleinement fonctionner que si la consommation du véhicule est elle-même réduite au minimum. C’est pourquoi l’équipe de Clemson a accordé autant d’importance à la légèreté du prototype qu’à ses cellules photovoltaïques. Le résultat : Luminetta ne pèse que 550 kg, un chiffre remarquablement bas pour un véhicule électrique à l’heure où la plupart des modèles de ce segment dépassent allègrement les 1 500 kg en raison du poids des batteries.

Pour atteindre cette masse contenue, les ingénieurs ont opté pour une structure multimatériaux combinant acier, aluminium, fibre de carbone et assemblages métalliques imprimés en 3D. Chaque matériau est utilisé là où ses propriétés mécaniques sont les plus adaptées, réduisant ainsi le poids global sans compromettre la rigidité structurelle de l’ensemble. L’utilisation de pièces imprimées en 3D est particulièrement intéressante : elle permet de réaliser des jonctions complexes avec moins de matière qu’un usinage traditionnel, tout en offrant une grande liberté de formes.

Cette voiture solaire pourrait rouler sans jamais se brancher

La forme extérieure de Luminetta n’est pas non plus le fruit du hasard. Le design s’inspire du poisson-coffre (boxfish), un animal marin dont la morphologie compacte et ses contours arrondis offrent une résistance hydrodynamique particulièrement faible. Appliqué à l’aérodynamique automobile, ce principe se traduit par un profil qui combine un volume intérieur utile avec un coefficient de traînée réduit. Pour un véhicule dont chaque wattheure compte, optimiser la pénétration dans l’air est aussi important que réduire le poids.

La récupération d’énergie au freinage vient compléter cette approche. Le système de freinage régénératif capte une partie de l’énergie cinétique normalement dissipée sous forme de chaleur lors des décélérations, pour la réinjecter dans la batterie. Les commandes de distribution du couple et de gestion du groupe motopropulseur sont également calibrées pour limiter toute consommation superflue, notamment lors des phases de démarrage et d’accélération douce.

Cette voiture solaire pourrait rouler sans jamais se brancher
Cette voiture solaire pourrait rouler sans jamais se brancher

Un projet de recherche porté par 16 étudiants en ingénierie automobile

Luminetta est le fruit du programme Deep Orange de l’université Clemson, une initiative pédagogique qui confie à des équipes d’étudiants en master d’ingénierie automobile des projets concrets menés en partenariat avec l’industrie. Ce dix-septième opus du programme a mobilisé 16 étudiants en master pendant environ deux ans, de la définition du cahier des charges à la réalisation d’un prototype roulant.

Le partenariat avec BMW of North America a fourni le cadre industriel et les ressources nécessaires à l’aboutissement du projet. La collaboration avec l’Institut Fraunhofer a quant à elle apporté l’expertise spécifique sur les systèmes photovoltaïques haute performance intégrés aux surfaces courbes, une problématique très différente de celle des panneaux solaires fixes installés sur les toits des bâtiments.

Cette voiture solaire pourrait rouler sans jamais se brancher

À bord, Luminetta propose une interface développée sur mesure pour afficher les données de fonctionnement du véhicule en temps réel : production solaire instantanée, niveau de batterie, autonomie estimée en fonction de l’ensoleillement actuel. Le prototype intègre également la compatibilité Apple CarPlay et Android Auto, une décision pragmatique pour rendre le concept utilisable dans un contexte de démo quotidien.

Cette voiture solaire pourrait rouler sans jamais se brancher

Les concepteurs sont clairs sur un point : Luminetta n’est pas destinée à une production en série, du moins pas dans sa forme actuelle. Il s’agit d’une plateforme de recherche dont l’objectif est de démontrer la faisabilité technique d’un véhicule électrique à bilan énergétique positif sur un usage urbain standard. Les résultats de ces travaux ont vocation à alimenter les réflexions de l’industrie automobile sur l’intégration solaire à grande échelle, un domaine où les progrès restent encore limités dans les véhicules de grande série.

La question que soulève ce prototype reste entière pour les constructeurs : à quel moment le coût et la complexité d’une peau photovoltaïque complète deviennent-ils compatibles avec une production de masse rentable ? Luminetta n’apporte pas encore cette réponse, mais elle pose les bases techniques pour y parvenir.

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Rezvani Beast X : 1 560 ch, cinq exemplaires et un kit aéro de chasseur à réaction posé sur une Corvette

1 septembre 2026 à 08:22
Rezvani Beast X : 1 560 ch, cinq exemplaires et un kit aéro de chasseur à réaction posé sur une Corvette

Ferris Rezvani a grandi sur des bases aériennes à regarder son père piloter des F-4 Phantom. Il voulait devenir pilote de chasse. La médecine en a décidé autrement. Sa réponse a pris la forme d’une marque automobile californienne dont chaque modèle a toujours affiché des ambitions militaires dans son design. Avec la Beast X, pour la première fois, la technique est au niveau de la mise en scène.

Rezvani Beast X : 1 560 ch, cinq exemplaires et un kit aéro de chasseur à réaction posé sur une Corvette

Un package aérodynamique qui ne doit rien au style

La Beast X ne ressemble à aucune autre voiture de route américaine en circulation. La carrosserie en carbone intègre des canards en bout de nez qui dévient le flux d’air autour des roues avant plutôt que dedans, réduisant la portance à haute vitesse. Le capot est traversé par un canal en S, un dispositif emprunté aux monoplaces de compétition : deux fentes verticales permettent à l’air pressurisé piégé sous le splitter de s’échapper vers le haut plutôt que de s’accumuler et de soulever l’avant. Ce type de solution n’a aucune raison d’exister sur une voiture de route, et c’est précisément là que réside son intérêt.

Rezvani Beast X : 1 560 ch, cinq exemplaires et un kit aéro de chasseur à réaction posé sur une Corvette

Les extracteurs d’ailes évacuent l’air chaud et turbulent des passages de roue avant qu’il ne crée de la traînée le long du flanc. À l’arrière, le double arceau de l’aileron est monté sur des pylônes en carbone suffisamment hauts pour qu’il travaille dans un flux propre, au-dessus de la turbulence générée par la ligne de toit. L’échappement triple sortie est centré dans le diffuseur plutôt que décalé à un coin de pare-chocs, une configuration qui favorise l’effet Venturi sous la voiture. Chaque élément de carrosserie remplit une fonction aérodynamique précise. C’est ce qui distingue un kit carrosserie d’un vrai package aéro.

La carrosserie est cinq pouces plus longue et six pouces plus large qu’un C8 standard, soit environ 12,7 cm de plus en longueur et 15,2 cm en largeur. Ces six centimètres supplémentaires de chaque côté sont l’espace dans lequel Rezvani a concentré l’essentiel de son travail de conception. Le résultat est une silhouette reconnaissable à cent mètres, visuellement proche d’un prototype Le Mans habillé pour la route.

Rezvani Beast X : 1 560 ch, cinq exemplaires et un kit aéro de chasseur à réaction posé sur une Corvette
Rezvani Beast X : 1 560 ch, cinq exemplaires et un kit aéro de chasseur à réaction posé sur une Corvette

1 560 ch et une base Corvette que la fiche technique refuse de nommer

Sous la carrosserie en carbone se trouve un châssis dont l’empattement est de 272,3 cm et la hauteur de 123,4 cm, deux chiffres qui correspondent exactement à ceux de la Corvette C8 de Chevrolet. La fiche technique officielle de Rezvani ne mentionne pas le nom de Chevrolet, mais les dimensions parlent d’elles-mêmes. Cette pratique n’est pas nouvelle : les carrossiers italiens ont construit leur réputation pendant des décennies en achetant des châssis éprouvés pour y poser des carrosseries maison. Rezvani fait la même chose, avec la particularité de publier les spécifications et la promesse d’exclusivité sur la même page web.

Ce qui change radicalement par rapport à un C8 de série, c’est le moteur. Un V8 de 6,2 litres biturbo à architecture spécifique, avec des composants internes forgés, développe 1 560 ch et envoie la puissance aux quatre roues via une boîte à double embrayage à huit rapports. Rezvani annonce un 0 à 97 km/h en 1,9 seconde. Ces chiffres n’ont pas encore été confirmés par un dynamomètre indépendant, mais l’architecture du groupe motopropulseur est cohérente avec de telles performances.

Rezvani Beast X : 1 560 ch, cinq exemplaires et un kit aéro de chasseur à réaction posé sur une Corvette

Les roues sont en magnésium, ce qui retire sept livres de masse non suspendue à chaque coin, soit environ 3,2 kg par roue. La masse non suspendue est celle que la suspension doit contrôler à chaque irregularité de la route, indépendamment du poids total du véhicule. Réduire cette masse améliore le filtrage des chocs et la précision du train roulant de façon disproportionnée par rapport au gain de poids brut. La suspension fait appel à un double triangulation adaptative aux quatre roues, un système qui ajuste la dureté en fonction des conditions de conduite.

Rezvani Beast X : 1 560 ch, cinq exemplaires et un kit aéro de chasseur à réaction posé sur une Corvette
Rezvani Beast X : 1 560 ch, cinq exemplaires et un kit aéro de chasseur à réaction posé sur une Corvette

L’intérieur : un retrimming Corvette avec de meilleures surpiqûres

Ouvrir la porte de la Beast X, c’est retrouver une grande partie de l’habitacle C8. La colonne de commandes climatiques verticale au centre de la console centrale est celle de Chevrolet, retapissée en Alcantara et en cuir avec des surpiqûres de contraste et un badge Beast X sur le volant. Le travail est soigné et l’ambiance générale est clairement orientée vers le luxe sportif, mais les origines du tableau de bord ne sont pas dissimulées pour qui connaît la Corvette de série.

C’est à la fois la force et la limite du projet. La force, parce que le châssis C8 est l’un des plus rigides et des mieux équilibrés produits en Amérique du Nord, avec une distribution des masses pensée pour la performance dès l’origine. La limite, parce qu’à 500 000 dollars, un acheteur s’attend généralement à un habitacle conçu de zéro, pas à une Corvette retaillée. La Beast X est transparente sur ce point : les spécifications et les photos de l’intérieur sont publiées sans ambiguïté. L’acheteur sait ce qu’il achète.

Rezvani Beast X : 1 560 ch, cinq exemplaires et un kit aéro de chasseur à réaction posé sur une Corvette

Pour contextualiser le tarif, la Corvette ZR1X de Chevrolet développe 1 250 ch, atteint 97 km/h en 1,89 seconde et démarre à 207 395 dollars (environ 190 000 euros au cours actuel), avec une garantie constructeur. Rezvani demande environ 293 000 dollars de plus pour une carrosserie entièrement en carbone, six centimètres de largeur supplémentaires de chaque côté, un package aérodynamique développé spécifiquement pour ce modèle, et une production plafonnée à cinq exemplaires dans le monde.

Rezvani Beast X : 1 560 ch, cinq exemplaires et un kit aéro de chasseur à réaction posé sur une Corvette

Cinq voitures, 500 000 dollars, et un précédent qui plaide pour Rezvani

La production est limitée à cinq unités. Ce chiffre positionne la Beast X dans la catégorie des hypercars à numérotation quasi symbolique, là où la rareté constitue une part substantielle de la valeur. Rezvani n’en est pas à son premier coup dans ce registre : ses listes de réservation ont été complètes rapidement sur des modèles précédents, ce qui donne une indication sur le profil de la clientèle visée et sur sa capacité à mobiliser cet acheteur rapidement.

Rezvani Beast X : 1 560 ch, cinq exemplaires et un kit aéro de chasseur à réaction posé sur une Corvette

Le prix affiché d’environ 500 000 dollars place la Beast X en concurrence directe avec des machines produites par des constructeurs dont les programmes de développement aérodynamique mobilisent des souffleries et des années d’ingénierie. Ce qui distingue la Beast X de ces concurrents, c’est la transparence de sa conception : un châssis connu, une carrosserie entièrement nouvelle, un moteur développé spécifiquement pour cette application. L’acheteur ne finance pas un mystère, il finance une transformation documentée et un niveau de rareté que peu de constructeurs au monde peuvent garantir à cinq unités.

Les 1 560 ch revendiqués restent à confirmer sur banc indépendant, et c’est la seule inconnue technique qui subsiste dans un dossier par ailleurs bien documenté. À ce stade, les réservations sont ouvertes.

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