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Une startup finlandaise développe une batterie à état solide qui se recharge en moins de 5 minutes

24 février 2026 à 17:26
Donut Lab développe une batterie à état solide qui se recharge en 7 minutes

La révolution des véhicules électriques pourrait prendre un tournant décisif grâce à une découverte majeure venue de Finlande. La startup Donut Lab affirme avoir développé et testé avec succès la première batterie à état solide pour véhicules au monde, capable de performances de recharge qui dépassent tout ce qui existe actuellement sur le marché. Cette technologie promet de résoudre l’un des principaux freins à l’adoption massive des véhicules électriques : le temps de recharge.

L’industrie des batteries est traditionnellement dominée par les géants chinois et coréens, rendant l’émergence de cette startup finlandaise d’autant plus remarquable. Les revendications de Donut Lab ont initialement suscité le scepticisme des experts du secteur, poussant l’entreprise à démontrer publiquement les capacités de sa technologie en partenariat avec le prestigieux centre de recherche technique VTT de Finlande.

Des performances de recharge qui défient les lois actuelles

Les résultats des tests officiels de Donut Lab sont tout simplement spectaculaires. La batterie à état solide développée par la startup finlandaise peut se recharger de 0 à 80% en seulement 4,5 minutes lorsqu’elle est équipée de deux dissipateurs thermiques. Pour une recharge complète, il faut compter un peu plus de 7 minutes, un temps qui révolutionne complètement l’expérience utilisateur des véhicules électriques.

Ces performances sont rendues possibles grâce à un taux de charge pouvant atteindre 11C (286A), une vitesse qui place cette technologie dans une catégorie à part. Pour mettre ces chiffres en perspective, les meilleures batteries lithium-ion actuelles atteignent rarement des taux de charge supérieurs à 3C, et même les technologies les plus avancées peinent à dépasser les 5C de manière durable.

La densité énergétique annoncée de 400 Wh/kg représente également une amélioration significative par rapport aux batteries conventionnelles. Cette caractéristique permet d’embarquer plus d’énergie dans un volume et un poids réduits, un avantage crucial pour l’autonomie des véhicules électriques, particulièrement importante pour les motos électriques où chaque kilogramme compte.

Mais l’aspect le plus impressionnant reste peut-être la durabilité annoncée : Donut Lab revendique une longévité de 100 000 cycles de charge-décharge. Si cette affirmation se confirme, cela signifierait qu’une batterie pourrait théoriquement fonctionner pendant des décennies sans dégradation significative de ses performances.

Une gestion thermique qui soulève des questions

Malgré ces résultats impressionnants, les tests révèlent certaines nuances importantes concernant la gestion thermique. Initialement, Donut Lab avait affirmé que sa batterie ne nécessitait aucun refroidissement actif pour atteindre ses vitesses de charge extraordinaires. Cependant, les démonstrations pratiques suggèrent qu’un certain niveau de gestion thermique reste nécessaire.

Lors du test de charge à 11C, la température de la batterie a atteint 63°C (145°F) avec deux dissipateurs thermiques. Dans un test séparé utilisant seulement un dissipateur en aluminium, la température est montée jusqu’à 90°C (194°F), nécessitant une pause de 4 minutes pour permettre le refroidissement de la batterie.

Ces observations montrent que, bien que la technologie de Donut Lab soit révolutionnaire, elle n’échappe pas entièrement aux défis thermiques qui caractérisent les batteries haute performance. Néanmoins, les besoins en refroidissement restent modérés comparés à d’autres technologies de batteries rapides.

Ville Piippo, PDG de Donut Lab, explique que « contrairement aux autres batteries à état solide nécessitant de hautes pressions de compression et subissant des changements de volume jusqu’à 15-20% pendant les cycles de recharge, la batterie Donut ne nécessite pas de compression spéciale ou de refroidissement plus intensif ». Cette déclaration souligne les avantages structurels de leur approche technologique.

Une riposte aux critiques avec des preuves concrètes

Face au scepticisme initial de l’industrie, Donut Lab a adopté une approche de transparence totale. L’entreprise a publié les résultats de ses tests de charge rapide sur un nouveau site web baptisé « iDonutBelieve », une référence à peine voilée aux critiques qui remettaient en question la véracité de ses affirmations.

Cette stratégie de communication directe et quelque peu provocatrice témoigne de la confiance de l’entreprise dans sa technologie. En rendant publics des résultats de tests indépendants réalisés en partenariat avec VTT Technical Research Center, Donut Lab démontre sa volonté de soumettre sa technologie à l’examen rigoureux de la communauté scientifique.

L’entreprise finlandaise promet de publier les résultats d’autres tests dans les prochaines semaines, avec pour objectif de prouver définitivement la densité énergétique de 400 Wh/kg et la revendication des 100 000 cycles. Ces données supplémentaires seront cruciales pour établir la crédibilité scientifique et commerciale de la technologie.

La démarche de Donut Lab contraste avec celle de nombreuses startups du secteur des batteries, qui ont tendance à faire des annonces spectaculaires sans fournir de preuves tangibles. Cette transparence pourrait bien être l’élément qui distingue cette technologie finlandaise dans un secteur souvent marqué par des promesses non tenues.

La moto électrique Verge TS Pro : premier véhicule d’une nouvelle ère

L’application pratique de cette technologie révolutionnaire ne relève plus de la science-fiction. La moto électrique Verge TS Pro sera le premier véhicule au monde à intégrer la batterie à état solide de Donut Lab. Ce lancement, prévu pour le premier trimestre 2025, marquera une étape historique dans l’évolution des véhicules électriques.

La TS Pro sera proposée avec deux configurations de batterie : 20,2 kWh et 33,3 kWh. Avec les capacités de charge ultra-rapide de la technologie Donut Lab, ces configurations permettront des temps d’arrêt minimal lors des longs trajets. Imaginez pouvoir recharger complètement une moto électrique en moins de temps qu’il n’en faut pour faire le plein d’essence d’une moto traditionnelle.

Cette collaboration entre Verge et Donut Lab représente un pari audacieux pour les deux entreprises. Pour Verge, c’est l’opportunité de proposer une moto électrique avec des performances de recharge inégalées sur le marché. Pour Donut Lab, c’est la chance de démontrer la viabilité commerciale de sa technologie dans des conditions d’utilisation réelles.

Le choix d’une moto électrique comme premier véhicule d’application n’est pas anodin. Les contraintes de poids et d’espace sont particulièrement critiques pour les deux-roues, rendant les avantages de densité énergétique et de charge rapide de la batterie Donut Lab particulièrement précieux.

Cette technologie pourrait rapidement s’étendre à d’autres types de véhicules électriques. Les voitures électriques, les véhicules commerciaux et même les applications industrielles pourraient bénéficier de ces avancées. L’impact potentiel sur l’ensemble du secteur des transports électriques est considérable.

Les implications de cette technologie dépassent le simple cadre technique. Des temps de recharge de 7 minutes pourraient fondamentalement changer la perception publique des véhicules électriques, éliminant l’une des principales barrières psychologiques à leur adoption. Cette innovation finlandaise pourrait bien catalyser l’accélération de la transition énergétique dans les transports, ouvrant la voie à un avenir où les véhicules électriques ne seront plus perçus comme un compromis, mais comme une amélioration par rapport aux technologies traditionnelles.

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GM Energy : les VE deviennent des centrales domestiques

24 février 2026 à 15:12

GM Energy permet à ses VE de fournir de l’énergie à domicile, réduire les coûts et s’intégrer au réseau grâce à la technologie V2H.

General Motors avance dans l’intégration de ses véhicules électriques au quotidien domestique avec GM Energy, sa plateforme qui permet aux VE de faire plus que simplement circuler. Aux États-Unis, le constructeur figure parmi les deux premiers vendeurs de véhicules électriques en 2025 et a déjà écoulé plus de 246 000 modèles équipés pour fournir de l’énergie à une maison correctement équipée lors d’une panne. Cette technologie véhicule-maison (V2H) permet aux véhicules électriques GM compatibles de se connecter aux systèmes de gestion de l’énergie domestique disponibles, offrant une solution innovante pour maintenir l’alimentation en cas de coupure ou pour optimiser la consommation d’électricité.

Une technologie V2H pour le quotidien

Grâce à GM Energy, les véhicules électriques GM ne se contentent plus de rouler : ils deviennent des sources d’énergie secondaires pour la maison. Lorsqu’un incident survient sur le réseau électrique, le véhicule peut fournir une alimentation temporaire pour compenser la perte de courant. Cette solution est complétée par la possibilité de gérer l’énergie stockée de manière intelligente, réduisant la dépendance au réseau et optimisant les coûts d’électricité, notamment pendant les heures de pointe.

Pour faciliter l’accès à cette technologie, GM explore un programme de location pour les systèmes de gestion de l’énergie domestique et les batteries PowerBank. Plutôt que d’exiger un paiement initial important, les propriétaires pourront souscrire à une formule mensuelle semblable à un leasing de véhicule. L’objectif est de démocratiser l’accès à cette technologie avancée et de permettre aux propriétaires de VE et aux foyers de bénéficier d’un système de stockage et de distribution d’énergie flexible, sans lourdes contraintes financières.

Des cas concrets d’efficacité énergétique

Plusieurs propriétaires ont déjà expérimenté GM Energy avec succès. Jon McNeill, par exemple, combine son Chevrolet Silverado EV avec des panneaux solaires et un système de stockage par batterie pour réduire ses coûts énergétiques et se rapprocher de l’indépendance énergétique. De même, Jack et Jodie ont pu maintenir l’alimentation électrique pendant des évacuations dues à des ouragans, tandis que Kennet a pu diminuer sa facture d’électricité en utilisant l’énergie stockée durant les heures de pointe.

Certaines initiatives locales renforcent encore l’efficacité du système : au Texas, le programme « Free Charge Nights » de GM avec Reliant Energy permet aux propriétaires de VE de charger la nuit à faible coût, tandis que le pilote véhicule-à-tout (V2X) de PG&E permet de renvoyer l’énergie au domicile, au réseau ou à d’autres appareils, avec jusqu’à 4 500 $ d’incitations pour les utilisateurs éligibles. Contrairement à un générateur à essence, ces solutions sont silencieuses et nécessitent peu d’entretien.

Vers un avenir connecté véhicule-maison-réseau

GM Energy ne se limite pas aux applications domestiques : l’entreprise teste actuellement la capacité véhicule-réseau (V2X) afin de certifier son intégration avec les services publics locaux. L’objectif est de créer un écosystème où la voiture, la maison et le réseau travaillent ensemble de manière harmonieuse. En combinant stockage d’énergie, gestion intelligente et compatibilité V2H/V2X, GM se positionne à l’avant-garde de la transition énergétique, offrant aux propriétaires de VE un contrôle accru sur leur consommation et leur autonomie énergétique.

Notre avis, par leblogauto.com

GM Energy illustre une avancée majeure dans l’intégration des véhicules électriques au sein du foyer. La technologie V2H permet de sécuriser l’alimentation domestique et de réduire les coûts d’électricité, tout en offrant une solution silencieuse et durable. Le programme de location des systèmes PowerBank devrait faciliter l’adoption pour un plus large public. Enfin, la compatibilité future V2X ouvre la voie à une interaction efficace entre véhicules, maison et réseau, positionnant GM comme un acteur innovant dans la mobilité et la gestion énergétique.

Crédit illustration : GM.

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Marché auto européen : l’électrique progresse malgré un recul global des immatriculations

24 février 2026 à 15:02

En janvier 2026, les immatriculations de voitures neuves dans l’Union européenne reculent de 3,9 % sur un an selon les chiffres de l’ACEA. Dans le même temps, les modèles 100 % électriques atteignent 19,3 % de part de marché. Les hybrides confirment – évidemment – leur position dominante sur le marché auto européen.

Un marché européen en baisse pour le deuxième mois de janvier consécutif

En janvier 2026, les immatriculations de voitures neuves dans l’UE ont diminué de 3,9 % par rapport à janvier 2025. Il s’agit d’un deuxième début d’année consécutif en recul pour le marché automobile européen. 799 625 immatriculations ont été recensées sur l’Union Européenne.

Malgré cette contraction globale, la répartition des motorisations évolue nettement, dans la foulée des mois précédents. Cela confirme la tendance lourde qui se voit dans les concessions.

L’électrique à 19,3 % du marché européen

En janvier 2026, 154 230 voitures 100 % électriques ont été immatriculées dans l’UE. Elles représentent 19,3 % du marché, contre 14,9 % un an plus tôt. En valeur absolue, on passe de 124 341 unités électriques en janvier 2025 à plus de 154 000. Pratiquement 25 % de hausse !

Les quatre principaux marchés — qui totalisent 60 % des immatriculations électriques — affichent des résultats contrastés :

  • France : +52,1 %
  • Allemagne : +23,8 %
  • Belgique : -11,5 %
  • Pays-Bas : -35,4 %

La progression globale de la part de marché électrique s’inscrit donc dans un contexte hétérogène selon les pays.

Les hybrides restent la motorisation la plus choisie

Les modèles hybrides (non rechargeables) totalisent 308 364 immatriculations en janvier 2026. Ils captent 38,6 % du marché européen, ce qui en fait la motorisation la plus répandue.

L’évolution varie selon les grands marchés :

  • Italie : +24,9 %
  • Espagne : +9 %
  • France : stable
  • Allemagne : -1,8 %

Les hybrides rechargeables poursuivent également leur progression. Avec 78 741 unités immatriculées en janvier 2026, ils atteignent 9,8 % de part de marché, contre 7,4 % un an plus tôt. Pour autant, ce n’est pas une ruée sur le PHEV contrairement à ce que certains auraient pu croire. Le meilleur des deux mondes n’attire pas, sans doute à cause d’un prix élevé.

La hausse est portée notamment par :

  • Italie : +134,2 %
  • Espagne : +66,7 %
  • Allemagne : +23 %

Essence et diesel en net recul

La baisse est marquée pour les motorisations thermiques traditionnelles. C’est, somme toute, normal vu que les constructeurs les sortent peu à peu de leur catalogue. Les normes et divers malus poussent à une hybridation, même légère, des véhicules.

Les immatriculations de voitures essence chutent de 28,2 % en janvier 2026. Tous les grands marchés sont en recul :

  • France : -48,9 %
  • Allemagne : -29,9 %
  • Italie : -25,5 %
  • Espagne : -22,5 %

Avec 175 989 voitures enregistrées, l’essence ne représente plus que 22 % du marché, contre 29,5 % en janvier 2025.

Le diesel poursuit également sa baisse. Les immatriculations reculent de 22,3 % et sa part de marché s’établit à 8,1 %.

Au total, essence et diesel combinés représentent désormais 30,1 % du marché européen, contre 39,5 % un an plus tôt. Il est à parier que d’ici la fin de 2026 on sera sous les 20 % ou approchant.

Notre avis, par leblogauto.com

Le marché automobile européen continue de faire grise mine. On est passé sous les 800 000 véhicules immatriculés en janvier 2026 en UE. Pour comparer, en 2019, c’était 1,2 million d’immatriculations. Et c’était déjà en recul, le pic étant en 2018 à 1,25 million.

L’Union Européenne a donc perdu plus d’un tiers des immatriculations de véhicules neufs sur le mois de janvier en quelques années. Une véritable Bérézina !

Glossaire

ACEA
Association des Constructeurs Européens d’Automobiles

Voiture 100 % électrique (BEV)
Véhicule fonctionnant uniquement grâce à une batterie rechargeable, sans moteur thermique.

Hybride (HEV)
Modèle combinant un moteur thermique et un moteur électrique. La batterie se recharge automatiquement en roulant.

Hybride rechargeable (PHEV)
Hybride équipé d’une batterie plus grande pouvant être rechargée sur une prise électrique. Permet de rouler en mode 100 % électrique sur une distance limitée.

Part de marché
Pourcentage que représente un type de motorisation dans l’ensemble des immatriculations.

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Chevrolet prépare le Tracker MHEV 2027 au Brésil

24 février 2026 à 13:12

Chevrolet lance le Tracker MHEV 2027 au Brésil avec moteur Flex-Fuel et hybride léger 48V pour réduire consommation et émissions.

Chevrolet finalise les préparatifs pour l’arrivée du nouveau Tracker MHEV 2027 sur le marché brésilien. Ce crossover sous-compact hybride léger représente l’une des premières initiatives de General Motors combinant technologie hybride et compatibilité Flex-Fuel, adaptée à un pays où l’éthanol constitue une part importante du carburant consommé. Le Brésil demeure le principal centre de production et de commercialisation du Tracker, et la phase finale de validation du nouveau groupe motopropulseur s’y déroule actuellement.

Une motorisation hybride légère adaptée à l’éthanol

Le Tracker MHEV 2027 sera doté d’un système hybride léger (MHEV) de 48 volts, associé aux moteurs trois cylindres existants de 1,0 et 1,2 litre. Le moteur électrique assistera le moteur thermique lors des phases de forte charge, permettant ainsi de réduire la consommation de carburant et les émissions de CO₂. Le système intègre également le freinage régénératif, la fonction start-stop et une gestion intelligente de la charge de la batterie.

Cette configuration assure une conduite fluide en conditions urbaines, tout en conservant le design et l’architecture du Tracker. Grâce à sa compatibilité avec l’éthanol, le nouveau groupe motopropulseur répond aux exigences spécifiques du marché brésilien, où le Flex-Fuel est largement utilisé. Cette combinaison hybride et Flex-Fuel fait du Tracker MHEV l’un des premiers véhicules de GM à proposer ce type de solution, offrant à la fois efficience énergétique et adaptabilité aux carburants locaux.

Production et déploiement sur le marché

La production du Tracker MHEV sera assurée par l’usine de São Caetano do Sul, unique site à fabriquer cette variante hybride destinée au marché domestique et aux exportations vers d’autres pays d’Amérique latine. La mise en série de ce modèle renforcera la présence de Chevrolet dans le segment des SUV sous-compacts hybrides tout en consolidant la compétitivité du constructeur sur le marché brésilien, très attaché aux véhicules flexibles et économes en carburant.

Le modèle devrait s’intégrer dans les niveaux de finition supérieurs de la gamme Tracker, tout en conservant le design extérieur et intérieur de la version actuelle. Une présentation officielle est attendue dans les semaines à venir, marquant ainsi le lancement commercial imminent de ce SUV hybride. L’arrivée du Tracker MHEV 2027 illustre la volonté de GM de proposer des solutions hybrides légères adaptées aux marchés où l’éthanol est un carburant majeur, tout en offrant des performances optimisées et des émissions réduites.

Une stratégie hybride adaptée aux besoins urbains

Avec ce lancement, Chevrolet cible les consommateurs recherchant un crossover sous-compact moderne, économe et technologiquement avancé. Le système MHEV 48V assure un soutien électrique suffisant pour améliorer la réactivité du moteur thermique, optimiser la consommation et réduire l’empreinte carbone. Le freinage régénératif et la gestion intelligente de la batterie contribuent également à l’efficacité globale du véhicule dans un contexte urbain dense, tout en conservant un confort de conduite comparable aux modèles traditionnels.

Le Tracker MHEV 2027 représente ainsi une étape majeure dans la stratégie d’électrification de GM sur le marché sud-américain, en combinant technologie hybride légère, compatibilité Flex-Fuel et capacité à répondre aux attentes locales en matière de performance et de consommation.

Notre avis, par leblogauto.com

Le Tracker MHEV 2027 illustre une approche pragmatique de GM pour le marché brésilien, combinant hybride léger et Flex-Fuel. Le moteur électrique de 48V permet de réduire consommation et émissions sans modifier l’architecture du véhicule. La production centralisée à São Caetano do Sul garantit la qualité et la disponibilité pour le marché local et les exportations. Ce modèle pourrait devenir la référence pour les versions supérieures de la gamme Tracker, renforçant l’offre de SUV sous-compacts économes et adaptés aux carburants locaux.

Crédit illustration : Chevrolet.

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Mazda choisit les carburants synthétiques plutôt que l’électrique pour la future MX-5

24 février 2026 à 11:09
Mazda choisit les carburants synthétiques plutôt que l'électrique pour la future MX-5

Alors que l’industrie automobile s’oriente massivement vers l’électrification, Mazda adopte une approche différente pour l’avenir de sa légendaire MX-5. Le constructeur japonais considère que les carburants synthétiques représentent la solution idéale pour préserver l’essence même de son roadster emblématique, tout en répondant aux exigences environnementales croissantes. Cette stratégie révèle une philosophie particulière : celle de ne pas sacrifier l’ADN d’un modèle iconique sur l’autel des tendances technologiques.

Mazda choisit les carburants synthétiques plutôt que l'électrique pour la future MX-5

Les carburants synthétiques, une alternative crédible à l’électrification

Christian Schultze, directeur de la recherche technologique et de la conformité chez Mazda, défend avec conviction l’utilisation des carburants synthétiques comme la voie la plus logique et évidente pour réduire les émissions de la MX-5. Cette technologie permettrait de conserver le moteur à combustion interne existant sans remanier radicalement le concept du véhicule, préservant ainsi la construction légère et la pureté mécanique qui définissent le caractère du roadster.

L’approche de Mazda avec les carburants synthétiques s’inscrit dans une démarche pragmatique. Ces combustibles, produits à partir d’hydrogène vert et de CO2 capturé, offrent une neutralité carbone théorique tout en maintenant la compatibilité avec les moteurs thermiques actuels. Pour la MX-5, cette solution présente l’avantage majeur de ne nécessiter aucune modification structurelle importante, contrairement à l’électrification qui impliquerait une refonte complète de l’architecture du véhicule.

Schultze envisage cette technologie en combinaison avec une forme légère d’électrification, créant un système hybride léger qui optimiserait les performances tout en respectant les contraintes environnementales. Cette approche hybride permettrait de bénéficier des avantages de l’assistance électrique ponctuelle sans compromettre le poids total du véhicule, critère fondamental pour la MX-5.

Le défi existentiel du poids face à l’électrification

La problématique du poids constitue le cœur des préoccupations de Mazda concernant l’avenir de la MX-5. Selon les ingénieurs de la marque, une version entièrement électrique représenterait un défi d’ingénierie considérable, les batteries pouvant représenter jusqu’à la moitié du poids total du véhicule. Cette contrainte obligerait Mazda à repenser drastiquement l’architecture du modèle, nécessitant des matériaux innovants et un packaging complètement différent pour préserver l’équilibre et la légèreté caractéristiques.

Jo Stenuit, directeur du design Europe de Mazda, confirme que les principes fondamentaux de la MX-5 – plaisir de conduite, légèreté et accessibilité – demeurent intouchables. Cette position philosophique explique la réticence de la marque à adopter une électrification complète qui compromettrait ces valeurs essentielles. La MX-5 a toujours incarné l’art de la conduite lente, privilégiant l’équilibre, le feedback et le plaisir de la route plutôt que la recherche de performances brutes.

L’équipe d’ingénierie explore également la possibilité d’installer un moteur SkyActiv-Z de 2,5 litres plus puissant, mais Schultze reste prudent face à cette option. Un moteur plus volumineux implique nécessairement un poids supérieur, et cette masse supplémentaire à l’avant affecterait négativement l’équilibre et la réactivité de la direction, deux caractéristiques cruciales pour l’expérience de conduite de la MX-5.

Cette obsession du poids s’explique par la philosophie unique de Mazda concernant le roadster. Depuis sa création, la MX-5 privilégie la communion entre le conducteur et la machine, une relation qui se construit sur la légèreté, la précision et l’immédiateté des sensations. Ajouter plusieurs centaines de kilos de batteries compromettrait irrémédiablement cette alchimie particulière.

Une stratégie évolutive pour la prochaine génération NE

Concernant la future génération NE de la MX-5, Mazda adopte une approche mesurée et réfléchie. Bien qu’un prototype existe déjà, la décision finale concernant la motorisation n’est pas encore arrêtée. Cette prudence traduit la volonté du constructeur de prendre le temps nécessaire pour développer la solution technique optimale, plutôt que de suivre aveuglément les tendances du marché.

Stenuit reconnaît que malgré son attachement aux moteurs essence, la prochaine génération du roadster bénéficiera probablement d’une forme d’assistance électrique. L’hybridation légère représente l’option minimale envisagée, mais le designer imagine également des scénarios plus poussés, incluant une motorisation hybride rechargeable ou même électrique avec prolongateur d’autonomie. Cette dernière configuration permettrait de concilier conduite silencieuse et préservation de l’autonomie.

La stratégie de Mazda se distingue par son caractère évolutif plutôt que révolutionnaire. Au lieu de suivre la tendance générale de l’électrification intégrale, les ingénieurs et designers de la marque évaluent soigneusement toutes les options disponibles. Ils cherchent un équilibre délicat entre les exigences environnementales et les qualités uniques qui ont rendu ce modèle iconique.

L’utilisation des carburants synthétiques combinée à un système hybride léger apparaît comme l’une des voies les plus prometteuses. Cette approche permettrait de ne pas sacrifier le poids et la répartition précise des masses, éléments fondamentaux de l’identité de la MX-5. La décision finale dépendra non seulement des capacités technologiques mais également des cadres législatifs, notamment les futures normes Euro-7.

En attendant, la génération ND actuelle, en production depuis 2014, continuera d’être commercialisée au moins jusqu’à la fin de la décennie. Mazda se concentre sur l’extension maximale de son cycle de vie tout en respectant les nouvelles réglementations. Cette approche permet au constructeur de prendre le temps nécessaire pour développer la solution technique idéale pour la génération suivante, sans précipiter les décisions cruciales qui détermineront l’avenir de ce modèle légendaire.

  • Génération actuelle : ND (depuis 2014), maintenue en production jusqu’à fin 2029 minimum
  • Génération future : NE, prototype existant mais motorisation non finalisée
  • Solutions envisagées : Carburants synthétiques, hybridation légère, hybride rechargeable
  • Philosophie conservée : Légèreté, équilibre, plaisir de conduite, accessibilité
  • Défis techniques : Respect des futures normes Euro-7 sans compromettre l’ADN du modèle

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EBRO présente son SUV hybride S700 HEV pour 2026

24 février 2026 à 07:20

EBRO lance le SUV hybride S700 HEV pour 2026, avec 224 ch, équipements premium et consommation maîtrisée.

EBRO accélère son retour sur le marché automobile européen avec le lancement du S700 HEV, un grand SUV hybride destiné à devenir le modèle phare de la marque pour 2026. Après le succès de son S400 compact, le constructeur espagnol s’attaque à un segment dominé par les hybrides de Toyota et Hyundai, avec un véhicule plus puissant, spacieux et équipé des dernières technologies. Le S700 HEV illustre la stratégie d’EBRO visant à combiner performance, efficience énergétique et équipements premium à un prix compétitif. Ce SUV, on le connait sous sa marque d’origine : le Chery Tiggo 7.

La marque Ebro a récemment participé au Dakar 2026 pour faire parler d’elle, avec un (pseudo) S800 XRR et Leila Sanz au volant. Cet Ebro du Dakar était en fait un Century…

Des équipements haut de gamme pour le segment SUV

Le S700 HEV sera proposé en deux finitions : Comfort et Luxury, la version Luxury étant la première à arriver sur le marché. Cette déclinaison se distingue par un niveau d’équipement particulièrement élevé, comprenant un toit ouvrant panoramique, un tableau de bord numérique de 12,3 pouces et un système d’infodivertissement de 12,3 pouces avec navigation intégrée. L’intégration d’Android Auto et d’Apple CarPlay, ainsi qu’un système audio SONY, offre une connectivité moderne et un confort de conduite optimal.

Les sièges en cuir, les sièges sport, le régulateur de vitesse adaptatif et une suite complète d’aides à la conduite viennent renforcer l’image premium du S700 HEV. Ce mélange de confort, de technologie et de sécurité positionne EBRO dans la course face aux SUV hybrides concurrents, en offrant des prestations habituellement réservées aux segments supérieurs du marché.

Une motorisation hybride efficace et performante

Sous le capot, le S700 HEV intègre une chaîne de traction hybride combinant un moteur à essence TGDI de 1,5 litre et un moteur électrique. La puissance totale du système atteint 224 chevaux, transmise aux roues avant via une transmission automatique. Cette motorisation permet un équilibre entre performance dynamique et consommation maîtrisée. Selon le cycle WLTP, le SUV hybride affiche une consommation moyenne de 5,7 L/100 km et des émissions de 129 g/km.

Le S700 HEV peut fonctionner en mode entièrement électrique en milieu urbain, ce qui lui permet d’obtenir la vignette environnementale ECO dans certaines zones. Cette fonctionnalité souligne la volonté d’EBRO de proposer un véhicule respectueux de l’environnement tout en offrant la polyvalence d’un SUV familial et spacieux.

Un prix compétitif et une garantie étendue

Le SUV hybride S700 HEV se positionne de manière compétitive avec un prix de départ de 28 990 € pour la finition Comfort et 30 990 € pour la version Luxury. EBRO accompagne son offre d’une garantie prolongée de 7 ans ou 150 000 km sur le véhicule, et d’une couverture spécifique de 8 ans ou 160 000 km sur les composants du système hybride. Cette politique renforce la confiance des consommateurs et souligne la fiabilité technique de la marque.

Le S700 HEV représente une étape clé dans la stratégie d’EBRO, combinant puissance, efficience énergétique et équipements haut de gamme à un tarif attractif. Le SUV hybride pourrait ainsi défier les modèles établis dans le segment, en s’appuyant sur sa technologie avancée, sa consommation maîtrisée et ses prestations premium.

Notre avis, par leblogauto.com

Le S700 HEV confirme l’ambition d’EBRO de se positionner sur le segment des SUV hybrides avec des modèles premium. La motorisation hybride de 224 chevaux assure un bon compromis entre puissance et consommation, tandis que la dotation technologique est très complète. La politique tarifaire compétitive, combinée à une garantie étendue, constitue un argument solide pour séduire les familles et les utilisateurs urbains. EBRO signe avec le S700 HEV une offensive crédible face aux acteurs historiques du marché.

Crédit illustration : EBRO.

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Pourquoi Lamborghini vient-elle de tuer son premier véhicule électrique ?

24 février 2026 à 06:27
Pourquoi Lamborghini vient-elle de tuer son premier véhicule électrique ?

Dans un secteur automobile en pleine transition énergétique, Lamborghini vient de prendre une décision qui fait l’effet d’une bombe : l’annulation pure et simple de son premier véhicule 100% électrique. Le constructeur de Sant’Agata Bolognese a officiellement enterré le projet de production du Lanzador électrique, initialement présenté sous forme de concept en 2023 et destiné à arriver sur le marché avant la fin de la décennie.

Cette volte-face spectaculaire intervient après une analyse approfondie du marché et des retours clients particulièrement révélateurs. Stephan Winkelmann, PDG de Lamborghini, n’y va pas par quatre chemins dans ses déclarations au Sunday Times : l’intérêt pour les Lamborghini électriques est « proche de zéro » parmi la clientèle traditionnelle de la marque.

Le Lanzador, conçu comme un crossover 2+2 entièrement électrique, devait incarner l’avenir de Lamborghini dans un monde post-thermique. Ce véhicule représentait un pari audacieux pour une marque historiquement attachée aux moteurs V8 et V12 rugissants. Finalement, c’est précisément cette dimension émotionnelle et sonore qui aura eu raison du projet électrique.

Pourquoi Lamborghini vient-elle de tuer son premier véhicule électrique ?

Les raisons d’un abandon : entre réalisme économique et fidélité à l’ADN

La décision, prise en interne fin 2024 après des mois de consultations avec les concessionnaires et la clientèle, révèle une réalité complexe du marché du luxe automobile. Winkelmann explique sans détour que « la courbe d’acceptation » des technologies zéro émission chez les acheteurs Lamborghini reste dramatiquement faible.

« Investir massivement dans le développement de véhicules 100% électriques alors que le marché et la clientèle ne sont pas prêts serait un passe-temps coûteux et financièrement irresponsable envers les actionnaires, les clients et nos employés et leurs familles. »— Stephan Winkelmann, PDG Lamborghini (Sunday Times, 2025)

Cette approche pragmatique tranche avec la stratégie de certains concurrents premium qui persistent dans l’électrification totale malgré des ventes décevantes. Pour Lamborghini, les chiffres parlent : en 2024, la marque a écoulé un nombre record de 10 747 véhicules, tous désormais hybridés mais conservant leur cœur thermique.

L’argumentaire du PDG italien met en avant une dimension souvent négligée dans la course à l’électrification : l’expérience émotionnelle complète. Selon lui, les acheteurs Lamborghini recherchent « l’expérience émotionnelle » totale, incluant le style, les performances et, élément crucial, le bruit. Une dimension que les véhicules électriques actuels ne parviennent pas à reproduire de manière satisfaisante.

Pourquoi Lamborghini vient-elle de tuer son premier véhicule électrique ?

L’Urus, pilier financier préservé

Au cœur de cette stratégie révisée se trouve l’Urus, le SUV qui constitue la véritable poule aux œufs d’or de Lamborghini. Initialement prévu pour passer à l’électrique intégral lors de son renouvellement en 2029, l’Urus conservera finalement sa motorisation hybride rechargeable.

Cette décision n’est pas anodine : l’Urus représente la majorité des ventes Lamborghini et génère les revenus nécessaires au développement des supercars. Winkelmann le reconnaît ouvertement : les supercars évoluent sur un « segment minuscule » comparé au marché de l’Urus, « plus large et plus stable ». On ne joue pas avec le modèle qui finance l’ensemble de l’entreprise.

Les consultations menées auprès des groupes clients ont été sans appel : un Urus entièrement électrique ne susciterait pas l’engouement espéré. Dans un contexte où le SUV de luxe fait face à une concurrence croissante (Bentley Bentayga, Aston Martin DBX, Porsche Cayenne Turbo), Lamborghini ne peut se permettre de déstabiliser sa locomotive commerciale.

La gamme actuelle, entièrement hybridée avec l’Urus, le Temerario et le Revuelto, semble avoir trouvé le bon équilibre entre modernité technologique et préservation de l’âme Lamborghini. Cette formule, associant puissance thermique et assistance électrique, répond aux attentes d’une clientèle exigeante qui refuse de faire l’impasse sur les sensations.

Pourquoi Lamborghini vient-elle de tuer son premier véhicule électrique ?

Une stratégie hybride rechargeable assumée jusqu’en 2030

Loin d’être un simple report, cette décision s’inscrit dans une vision stratégique claire : Lamborghini mise désormais exclusivement sur les hybrides rechargeables (PHEV) pour l’horizon 2030. Cette technologie offre, selon Winkelmann, « le meilleur des deux mondes » en combinant « l’agilité et le boost à bas régime de la technologie électrique avec l’émotion et la puissance de sortie d’un moteur à combustion interne ».

Cette approche permet au constructeur de répondre aux exigences réglementaires croissantes tout en préservant l’expérience utilisateur qui fait sa réputation. Les moteurs thermiques continueront donc d’être produits « aussi longtemps que possible », une déclaration qui résonne comme un manifeste dans un secteur en pleine mutation.

La stratégie PHEV présente également des avantages pratiques non négligeables pour la clientèle Lamborghini. Elle permet de rouler en mode électrique pur sur de courtes distances, utile dans les centres-villes où les restrictions se multiplient, tout en conservant l’autonomie et les performances du thermique pour les longs trajets et l’utilisation sportive.

Winkelmann évoque également les défis réglementaires à venir, notamment l’échéance cruciale de 2030 concernant les émissions, qu’il juge « très dangereuse » et insuffisamment clarifiée. Cette incertitude réglementaire conforte Lamborghini dans sa stratégie prudente, évitant les investissements massifs dans une technologie dont l’acceptation reste incertaine.

Pourquoi Lamborghini vient-elle de tuer son premier véhicule électrique ?

Un avenir électrique pas totalement exclu

Malgré cet abandon retentissant, Stephan Winkelmann n’exclut pas définitivement l’électrique de l’avenir Lamborghini. Sa position, mesurée, laisse entrevoir une possible évolution : « Il ne faut jamais dire jamais, mais seulement quand le moment sera venu. Pour un avenir prévisible, seulement des PHEV. »

Cette nuance révèle une approche calculée : Lamborghini continue de développer ses compétences en électrification, se tenant prêt à réagir rapidement si le marché évolue. « Les temps que nous vivons bougent vite ; si vous ne réagissez pas rapidement, vous risquez de faire faillite ou de perdre votre élan », explique le PDG.

Cette veille technologique permet au constructeur de maintenir ses options ouvertes tout en consolidant sa base financière. L’entreprise peut ainsi réinvestir dans l’avenir sans compromettre sa rentabilité actuelle, une approche particulièrement pertinente dans un contexte d’incertitude technologique et réglementaire.

La position de Lamborghini contraste avec celle de certains concurrents directs. Ferrari prépare son premier véhicule électrique, tandis que McLaren explore également cette voie. Cette divergence stratégique pourrait créer une différenciation intéressante sur le marché des supercars, Lamborghini assumant pleinement son positionnement « thermique+ ».

Impact sur le positionnement concurrentiel

Cette décision repositionne Lamborghini sur l’échiquier concurrentiel du luxe automobile. Alors que la plupart des constructeurs premium s’engagent corps et âme dans l’électrification, le taureau de Sant’Agata fait le pari de la différenciation par la préservation de l’expérience sonore et émotionnelle traditionnelle.

Cette stratégie pourrait s’avérer payante auprès d’une clientèle fortunée qui considère l’automobile de luxe comme un plaisir plutôt qu’un simple moyen de transport. Les collectionneurs et passionnés, segment important de la clientèle Lamborghini, pourraient voir dans cette approche une garantie de préservation des valeurs automobiles traditionnelles.

Le succès de cette stratégie dépendra largement de l’évolution des réglementations environnementales et de l’acceptation sociale des véhicules thermiques dans les années à venir. Lamborghini parie sur une tolérance durable pour les véhicules hybrides haute performance, quitte à ajuster sa stratégie si le contexte évolue défavorablement.

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Lucid supprime 12 % de ses effectifs

24 février 2026 à 05:08

Lucid réduit 12 % de ses effectifs aux États-Unis pour améliorer sa marge brute et soutenir sa croissance à long terme.

Le constructeur américain de véhicules électriques Lucid Group a annoncé une réduction de 12 % de ses effectifs aux États-Unis, dans le cadre d’un plan visant à améliorer sa rentabilité et à soutenir sa croissance à long terme. Cette décision stratégique intervient dans un contexte où les fabricants de véhicules électriques cherchent à optimiser leurs coûts industriels, leur structure opérationnelle et leur marge brute face à un environnement concurrentiel exigeant.

Au 31 décembre 2024, Lucid comptait environ 6 800 employés à temps plein dans le monde. La réduction annoncée concerne uniquement les salariés basés aux États-Unis, sans précision chiffrée sur le nombre exact de postes supprimés. Le constructeur précise néanmoins que les employés horaires affectés à la production dans son usine de fabrication en Arizona ne sont pas concernés par ces licenciements.

Un plan pour améliorer la marge brute

La décision de réduire les effectifs s’inscrit dans une stratégie de rationalisation des coûts. Lucid indique vouloir renforcer sa marge brute, un indicateur clé de performance dans l’industrie automobile, particulièrement dans le segment des véhicules électriques premium. Les investissements importants liés à la recherche et développement, à l’industrialisation et à la montée en cadence de la production pèsent fortement sur les comptes des jeunes constructeurs spécialisés dans l’électromobilité.

Dans ce contexte, la réduction des dépenses opérationnelles apparaît comme un levier direct pour améliorer la rentabilité. Les constructeurs de voitures électriques doivent conjuguer innovation technologique, développement de plateformes électriques et maîtrise des coûts de production, notamment ceux liés aux batteries, aux composants électroniques et à la chaîne d’approvisionnement.

Lucid n’a pas détaillé les départements concernés par cette restructuration, mais la mesure vise clairement à ajuster la structure interne à ses objectifs financiers. La croissance à long terme évoquée par l’entreprise repose sur une base de coûts plus maîtrisée et une meilleure efficience organisationnelle.

La production en Arizona préservée

Le porte-parole de Lucid a confirmé que les employés horaires de l’usine de fabrication située en Arizona ne seront pas touchés par ces suppressions de postes. Cette précision souligne la volonté du constructeur de préserver sa capacité industrielle et son outil de production.

Dans le secteur automobile, la continuité des opérations de fabrication est cruciale pour maintenir les volumes de production, assurer les livraisons et soutenir la dynamique commerciale. En épargnant les équipes directement impliquées dans l’assemblage des véhicules électriques, Lucid semble vouloir sécuriser sa chaîne industrielle tout en ajustant d’autres fonctions internes.

Cette stratégie permet de limiter l’impact sur la production tout en opérant une réduction globale des coûts fixes. Elle reflète également les défis auxquels sont confrontés les acteurs du marché des véhicules électriques, où la concurrence accrue impose une gestion rigoureuse des ressources humaines et financières.

Une étape dans la stratégie de long terme

La réduction de 12 % des effectifs constitue une mesure significative pour une entreprise qui comptait près de 6 800 salariés fin 2024. Dans l’industrie automobile, de telles décisions traduisent souvent une phase d’ajustement stratégique destinée à consolider la viabilité économique.

Lucid affirme que cette initiative s’inscrit dans une perspective de croissance durable. L’amélioration de la marge brute, la maîtrise des coûts et la consolidation de la structure organisationnelle sont des éléments déterminants pour assurer la compétitivité sur le marché des véhicules électriques, caractérisé par des investissements élevés et une pression constante sur les prix.

Dans un environnement où les constructeurs automobiles doivent équilibrer innovation technologique, montée en production et discipline financière, cette décision marque une étape importante dans l’évolution du modèle économique de Lucid.

Notre avis, par leblogauto.com

La réduction de 12 % des effectifs chez Lucid illustre la pression financière qui pèse sur les constructeurs de véhicules électriques. En préservant les équipes de production en Arizona, la marque protège son outil industriel tout en cherchant à améliorer sa marge brute. Cette restructuration témoigne d’une volonté de renforcer la rentabilité avant d’accélérer la croissance. L’équilibre entre maîtrise des coûts et développement technologique sera déterminant pour la suite.

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