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Monospaces en voie de disparition : le Chrysler Pacifica peut-il encore durer ?

2 avril 2026 à 12:50

Lancé en 2017, le Chrysler Pacifica entame une nouvelle évolution pour 2026 (MY2027). Dans un marché largement dominé par les SUV, ce modèle continue d’incarner une offre rare : celle du monospace familial. Cette mise à jour marque une troisième phase pour un véhicule à la longévité inhabituelle dans l’industrie automobile moderne.

Une nouvelle évolution pour un modèle installé

Présenté au salon de New York, le Chrysler Pacifica 2027 adopte un design extérieur revu, notamment à l’avant. La face avant évolue avec une nouvelle signature lumineuse, une calandre redessinée et un logo ailé désormais éclairé.

Cette évolution s’inscrit dans la continuité d’un modèle lancé il y a près d’une décennie. Chrysler indique que ce restylage servira de base au design des futurs modèles de la marque. On retrouve la calandre originelle du Pacifica, mais dans une version « modernisée ».

Une architecture toujours centrée sur la famille

Le Pacifica conserve une configuration à sept places de série, avec une possibilité d’accueillir huit passagers selon les versions. L’aménagement intérieur reste dominé par le système Stow ’n Go, qui permet d’escamoter les sièges des deuxième et troisième rangs dans le plancher.

Ce dispositif reste une spécificité du modèle, tout comme la possibilité de l’associer à une transmission intégrale sur certaines finitions. Une combinaison rare sur ce segment. Le design intérieur reste « daté » et finalement a son charme avec sa console centrale à boutons physique et un écran intégré (pas une grande tablette flottante).

Des évolutions technologiques ciblées

Le modèle 2027 introduit plusieurs évolutions technologiques, notamment au niveau des aides à la conduite. Un pack optionnel ajoute par exemple une visualisation des angles morts activée par le clignotant et une activation automatique des caméras lors des manœuvres. Des choses que les voitures sorties récemment ont, mais qui manquait à l’appel en 2017.

L’organisation des équipements évolue également avec la séparation de deux ensembles technologiques distincts, permettant de choisir plus librement entre divertissement arrière et équipements pratiques du quotidien.

Une offre moteur inchangée

Sous le capot, le Pacifica conserve le moteur V6 3,6 litres associé à une boîte automatique à neuf rapports. Cet ensemble développe 287 chevaux et 262 lb-ft de couple (355 Nm).

La transmission intégrale (AWD) reste disponible selon les versions, avec un système capable de redistribuer le couple en fonction des conditions d’adhérence. Elle n’est pas là pour aller crapahuter dans les Rocheuses mais pour assurer un peu d’adhérence par temps de pluie, grêle ou neige.

Une nouvelle entrée de gamme

La gamme évolue avec l’arrivée d’une version LX, qui remplace l’ancien Voyager. Cette déclinaison conserve un design extérieur inchangé mais propose un positionnement plus accessible.

Aux États-Unis, le prix de départ est fixé à 41 495 dollars (hors frais). La gamme s’étend ensuite jusqu’à la finition Pinnacle, positionnée au sommet de l’offre, à 58 255 dollars en AWD.

Un segment toujours plus restreint

Avec cette troisième évolution depuis son lancement en 2017, le Chrysler Pacifica poursuit sa carrière dans un segment en recul. Alors que les SUV dominent désormais le marché familial, le monospace américain conserve ses spécificités, notamment en matière de modularité et d’habitabilité.

Reste à savoir si cette mise à jour suffira à maintenir l’intérêt pour une catégorie devenue marginale. Hélas, ce Pacifica n’est toujours pas pour nous. Déjà, il ne passerait sans doute pas les normes européennes en matière d’aides à la conduite, mais avec son V-6 Pentastar de 3,6 litres, annoncé à 22 mpg mixte (soit 10,7 l/100 km) il prendrait un malus CO2 en plus du malus à la masse (à partir de près de 2 tonnes).

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Stellantis rappelle 700 000 voitures hybrides dans le monde pour un risque d’incendie

2 avril 2026 à 06:40

Le groupe Stellantis lance une vaste campagne de rappel touchant des véhicules hybrides de plusieurs marques. En cause : un risque d’incendie identifié sur certaines petites voitures. Plus de 200 000 unités sont concernées en France.

Un rappel d’ampleur mondiale

On vous en parlait il y a un peu plus d’une semaine, mais jusqu’à présent les informations restaient « non officielles ». Stellantis organise le rappel de 700 000 voitures hybrides dans le monde, selon l’Autorité allemande de l’automobile (KBA). Le constructeur évoque de son côté une communication pays par pays, sans confirmer ce total global.

Ce rappel fait suite à – seulement – 36 incidents recensés dans le monde, dont 12 débuts d’incendie liés à ce problème technique.

En Allemagne, plus de 50 000 véhicules sont concernés.

Plus de 200 000 véhicules touchés en France

En France, le rappel concerne 212 000 voitures produites entre 2023 et 2026. Plus de la moitié sont des modèles Peugeot.

Dans le détail, selon les décomptes de KBA, 211 725 véhicules sont concernés :

  • 122 091 Peugeot (208, 2008)
  • 42 349 Citroën (dont C3 et C3 Aircross)
  • 4 840 DS (DS3, DS4)
  • 16 142 Opel (Corsa, Mokka, Frontera)
  • 911 Lancia
  • 1 492 Fiat (Grande Panda)
  • 5 974 Jeep (Avenger)
  • 4 491 Alfa Romeo (Junior)

À l’échelle mondiale, la KBA mentionne notamment 295.000 Peugeot 208 et 2008, 126.000 Citroën C3, C4 et C3 Aircross, ainsi que des modèles Fiat, Alfa Romeo et Jeep.

Un problème lié à la conception

Le défaut concerne des petites voitures hybrides où le moteur thermique et le moteur électrique sont trop proches.

Dans certaines conditions d’humidité élevée, un contact peut se produire entre le tuyau du filtre à particules d’essence et le capuchon de protection de la borne du démarreur. Cela peut provoquer une étincelle, susceptible de déclencher un début d’incendie. Des conditions, de fait, très rares, mais qui visiblement sont déjà arrivées.

Une intervention rapide en atelier

La correction est basique et consiste à installer un capuchon de protection plus grand. L’isolation électrique est alors suffisante pour faire cesser le risque. L’opération est réalisée en garage et dure environ 30 minutes.

Pour Stellantis, le coût n’est pas indiqué. Il en va de quelques centimes pour le capuchon. En revanche, c’est entre 15 et 30 minutes de main d’œuvre que va devoir prendre en charge le groupe automobile, et ce pour 700 000 véhicules. Cela se chiffre en dizaines de millions d’euros sans doute.

Un nouveau rappel après d’autres incidents techniques

Et on ne parle pas en termes d’image. En effet, ce rappel intervient après plusieurs campagnes importantes menées par Stellantis, notamment liées aux moteurs PureTech et aux airbags Takata. Là, le rappel intervient très tôt et cela devrait minimiser les critiques envers Stellantis. À noter que tous les constructeurs dans le monde sont sujets à des rappels plus ou moins massifs.

Le problème actuel ne concerne pas le moteur hybride 1.2 turbo 48 volts lui-même, mais uniquement son intégration dans certains véhicules.

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