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Gotion : la guerre au Moyen-Orient accélère la transition vers les batteries et l’énergie propre

30 avril 2026 à 12:12

Gotion observe un basculement mondial vers l’énergie propre, porté par la guerre et la demande en batteries et véhicules électriques.

La guerre et le basculement énergétique mondial

Le fabricant chinois de batteries Gotion High-Tech Co. Ltd. observe une accélération marquée de la transition énergétique mondiale, directement influencée par les tensions géopolitiques et les perturbations des approvisionnements en combustibles fossiles. Selon son fondateur et président Li Zhen, le conflit impliquant l’Iran et les États-Unis ainsi qu’Israël contribue à renforcer l’attention portée aux énergies propres, dans un contexte d’inquiétudes croissantes liées à l’inflation et à la sécurité énergétique.

Dans une interview accordée à Bloomberg Television, il souligne que les gouvernements et les industriels se tournent de plus en plus vers les technologies bas-carbone, notamment les batteries lithium-ion, les panneaux solaires et les systèmes éoliens. Cette évolution s’explique par la volonté de réduire la dépendance aux importations de pétrole et de gaz provenant de zones instables. Le développement des technologies de stockage d’énergie apparaît ainsi comme un levier stratégique pour assurer une alimentation électrique stable issue des énergies renouvelables.

Dans ce contexte, les véhicules électriques et les infrastructures énergétiques associées deviennent des piliers centraux de la transformation industrielle mondiale. La chaîne de valeur automobile, fortement dépendante des batteries, se retrouve directement impactée par ces évolutions géopolitiques et économiques.

Explosion des exportations de véhicules électrifiés chinois

Les données récentes de l’Association chinoise des voitures particulières indiquent une forte dynamique des exportations chinoises de véhicules électrifiés. En mars, les ventes à l’international de véhicules électriques et hybrides ont plus que doublé par rapport à l’année précédente, traduisant une demande mondiale en nette accélération pour des alternatives aux carburants fossiles.

Cette croissance est portée à la fois par les consommateurs et les entreprises, dans un contexte où la concurrence sur le marché des véhicules électriques reste intense. Le ralentissement économique global n’empêche pas certains segments, notamment l’électromobilité et les solutions de stockage, de continuer à progresser.

Par ailleurs, des acteurs du secteur énergétique comme Ningbo Deye Technology Co. ont également constaté une hausse de leurs bénéfices, attribuée à une demande accrue de solutions de stockage à l’international. Cette tendance est renforcée par l’instabilité géopolitique, qui pousse les pays importateurs d’énergie à accélérer leur transition vers des technologies électriques et renouvelables.

Dans le même temps, Gotion note que la croissance des véhicules électriques pourrait être temporairement ralentie par la concurrence et la conjoncture économique, tandis que d’autres segments liés à l’énergie prennent le relais.

Stockage d’énergie et expansion mondiale de Gotion

Pour Gotion, le principal moteur de croissance à long terme se situe désormais dans le stockage d’énergie, un secteur appelé à dépasser celui des véhicules électriques en volume. Li Zhen estime que la demande pourrait être multipliée par cinq, en raison de la nécessité de stabiliser les réseaux électriques alimentés par des sources intermittentes comme le solaire et l’éolien.

Cette dynamique est également soutenue par l’essor des centres de données dédiés à l’intelligence artificielle, dont la consommation électrique augmente fortement. Le développement de ces infrastructures accentue la pression sur les réseaux et renforce le besoin en solutions de stockage performantes.

Sur le plan industriel, Gotion accélère son expansion internationale avec des objectifs ambitieux. Le groupe vise une capacité de production de 100 gigawattheures dans les régions Asie-Pacifique, Europe, Moyen-Orient, Afrique et Amérique au cours des cinq prochaines années. Il prévoit également de doubler ses expéditions à l’étranger dès cette année, tout en anticipant une croissance particulièrement rapide en Asie-Pacifique.

Le fabricant, fournisseur notamment de constructeurs comme Geely Automobile Holdings Ltd., multiplie les implantations à l’étranger, avec des projets d’usines aux États-Unis, au Maroc et en Slovaquie, cette dernière devant entrer en production d’ici la fin de l’année. Cependant, certains projets, comme celui du Michigan évalué à 2,4 milliards de dollars, ont été suspendus en raison de retraits de soutien local et de préoccupations liées aux chaînes d’approvisionnement.

Dans un environnement marqué par des tensions entre les fabricants chinois de batteries et les marchés occidentaux, Gotion cherche à renforcer sa coopération internationale et à démontrer sa contribution au développement économique local, notamment en matière d’emplois et de fiscalité.

Notre avis, par leblogauto.com

Le cas Gotion illustre la manière dont les tensions géopolitiques influencent directement la chaîne de valeur automobile et énergétique mondiale. Le groupe confirme le déplacement progressif de la croissance vers le stockage d’énergie, un segment devenu stratégique face à l’essor des énergies renouvelables et des réseaux électriques intelligents.

La forte progression des exportations de véhicules électrifiés chinois confirme également le rôle central de la Chine dans l’électrification mondiale. Les difficultés rencontrées aux États-Unis montrent que les enjeux industriels de la filière batterie restent fortement liés aux politiques de souveraineté énergétique et aux tensions commerciales internationales.

Crédit illustration : complete-connectrix.

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Lamborghini restaure une Miura SV 1972 pendant 3 ans : le résultat est parfait

30 avril 2026 à 09:22
Lamborghini restaure une Miura SV 1972 pendant 3 ans : le résultat est parfait

Quand Lamborghini décide de restaurer l’une de ses légendes, le constructeur italien ne fait pas les choses à moitié. La preuve avec cette Miura SV de 1972 qui vient de sortir des ateliers de Polo Storico, le département spécialisé dans la restauration des modèles historiques de la marque au Taureau. Trois années de travail acharné ont été nécessaires pour redonner à cette icône automobile sa splendeur d’origine, et le résultat force l’admiration.

Cette restauration exceptionnelle illustre parfaitement l’engagement de Lamborghini envers son patrimoine historique. Car la Miura n’est pas qu’une simple voiture de collection : c’est l’ancêtre de toutes les supercars modernes, celle qui a établi les codes esthétiques et techniques que l’on retrouve encore aujourd’hui dans les bolides les plus exclusifs de la planète.

Lamborghini restaure une Miura SV 1972 pendant 3 ans : le résultat est parfait

La Miura : l’ADN de la supercar moderne

Difficile d’imaginer l’impact qu’a eu la Lamborghini Miura lors de sa présentation dans les années 1960. À une époque où les voitures de sport adoptaient encore majoritairement une architecture moteur avant, Lamborghini révolutionne le segment en proposant un moteur V12 monté en position centrale arrière. Cette configuration, désormais omniprésente sur les supercars, était alors révolutionnaire.

Les proportions de la Miura établissent également un nouveau langage stylistique. Sa silhouette basse et élancée, ses phares escamotables iconiques et ses lignes fluides signées Marcello Gandini chez Bertone créent un nouveau standard esthétique. Soudain, toutes les autres voitures de sport semblent dépassées, presque ordinaires face à cette créature venue du futur.

Cette influence perdure encore aujourd’hui. Quand on observe les dernières créations de Lamborghini, de McLaren ou de Ferrari, on retrouve systématiquement cette architecture moteur central et ces proportions initiées par la Miura il y a plus de 60 ans. C’est pourquoi restaurer une Miura n’est pas qu’un simple projet de conservation : c’est préserver l’ADN même de la supercar moderne.

La version SV (Super Veloce) de 1972, comme celle qui nous intéresse aujourd’hui, représente l’aboutissement de cette lignée. Plus puissante et plus raffinée que les premières versions, elle incarne la Miura dans sa forme la plus accomplie, juste avant que la Countach ne prenne le relais dans l’histoire de Lamborghini.

Lamborghini restaure une Miura SV 1972 pendant 3 ans : le résultat est parfait
Lamborghini restaure une Miura SV 1972 pendant 3 ans : le résultat est parfait

Trois ans de restauration minutieuse par Polo Storico

Lorsque cette Miura SV arrive dans les ateliers de Sant’Agata Bolognese en 2023, elle est loin de correspondre à ses spécifications d’origine. Modifications diverses, éléments non conformes, peinture altérée : le travail s’annonce titanesque pour les équipes de Polo Storico. Mais c’est précisément pour ce type de défis que ce département a été créé.

La première étape consiste en une recherche historique approfondie. Les archives de production sont épluchées, les documents d’époque analysés, les spécifications techniques originales ressortées des cartons. Chaque détail compte : couleur exacte de la carrosserie, finition des chromes, spécificités des équipements intérieurs, tout doit correspondre parfaitement à ce qui sortait de l’usine en 1972.

Cette phase de documentation révèle l’ampleur des modifications subies par le véhicule au fil des décennies. Les grilles de calandre avant ne correspondent pas au modèle d’origine, les ailettes de poignées ont été modifiées, les persiennes arrière ne sont pas conformes. Même des détails apparemment anodins comme les moyeux de roues octogonaux à fixation centrale ou les embouts d’échappement spécifiques de type « Bob » (baptisés ainsi en hommage au pilote d’essai Bob Wallace) doivent être retrouvés ou refabriqués.

L’habitacle nécessite également une attention particulière. Les équipes de Polo Storico remettent en place des éléments devenus rares comme la préparation pour la climatisation ou les feux de détresse, deux options qui n’étaient pas systématiques à l’époque. Le volant de dimension plus réduite et le levier de frein à main plus long, spécifiques à cette année de production, sont également restaurés selon les spécifications exactes.

Mais c’est peut-être sur la couleur que le travail de recherche s’avère le plus pointu. Cette Miura arbore une teinte Luci del Bosco, un brun métallisé particulièrement sophistiqué, associé à un intérieur Senape (moutarde). Ces couleurs, typiques du catalogue Lamborghini de 1972, nécessitent un travail de formulation minutieux pour retrouver exactement les nuances d’origine.

Lamborghini restaure une Miura SV 1972 pendant 3 ans : le résultat est parfait

Un retour en grâce spectaculaire

Après trois années de labeur, cette Miura SV fait sa première apparition publique lors de l’Anantara Concorso Roma, dans la capitale italienne. L’événement, qui se déroule dans le cadre prestigieux de Rome, constitue un écrin parfait pour dévoiler cette restauration d’exception. Mais au-delà du spectacle, c’est la certification officielle de conformité historique délivrée par Polo Storico qui valide le travail accompli.

Cette certification n’est pas qu’un simple papier. Elle atteste que chaque élément de la voiture correspond exactement aux spécifications de production de 1972. Dans le monde très codifié de la collection automobile, cette authenticité certifiée représente un gage de valeur inestimable. Elle distingue une restauration professionnelle d’un simple « restylage » et garantit l’intégrité historique du véhicule.

La présence simultanée d’une autre Miura lors de cet événement romain souligne l’aura particulière de ce modèle. Il s’agissait de la Miura du film « Un casse à l’italienne » (The Italian Job), qui a remporté sa catégorie lors du concours. Cette coïncidence illustre parfaitement l’impact culturel de la Miura, qui dépasse largement le cercle des passionnés d’automobile pour s’inscrire dans la culture populaire mondiale.

Lamborghini restaure une Miura SV 1972 pendant 3 ans : le résultat est parfait

Le timing de cette restauration n’est pas anodin. En 2026, la Miura célèbre ses 60 ans d’existence, un anniversaire qui mérite d’être marqué par des projets d’exception comme celui-ci. Cette longévité témoigne de la justesse du concept originel : une voiture peut traverser les décennies sans prendre une ride quand son design et son architecture sont véritablement révolutionnaires.

Des rumeurs persistantes évoquent d’ailleurs un possible hommage moderne à la Miura à travers une version spéciale de la Revuelto, la nouvelle hypercar hybride de Lamborghini. Si ce projet se concrétise, il s’inscrirait dans une démarche similaire à celle de cette restauration : préserver l’essence de l’original tout en l’adaptant aux technologies contemporaines.

Cette Miura SV restaurée démontre qu’il existe une alternative à la course effrénée vers la modernité. Parfois, la perfection réside dans le respect absolu de la vision originale, dans cette capacité à retrouver et préserver ce qui faisait la magie d’une époque révolue. Dans un monde automobile en pleine mutation, marqué par l’électrification et l’intelligence artificielle, ces projets de restauration offrent un ancrage précieux dans l’histoire et les valeurs fondatrices de l’art automobile italien.

Le message est clair : certaines créations sont intemporelles. Elles n’ont pas besoin d’être réinventées, mais simplement préservées dans leur pureté originelle. Cette Miura SV 1972, après trois ans de soins attentifs, en est la plus belle démonstration.

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Californie : baisse des ventes de Tesla face aux hybrides

30 avril 2026 à 06:12

En Californie, Tesla recule de 24% tandis que les hybrides progressent et redessinent le marché automobile électrique.

Le constructeur américain Tesla fait face à un recul notable de ses immatriculations en Californie, un marché historiquement stratégique pour les véhicules électriques (VE) aux États-Unis. Selon un rapport publié par l’Association des concessionnaires de voitures neuves de Californie, les immatriculations de la marque ont chuté de 24 % au premier trimestre par rapport à la même période de l’année précédente. Cette tendance s’inscrit dans une évolution plus large du marché automobile californien, où les véhicules hybrides gagnent du terrain face aux modèles 100 % électriques.

Baisse des immatriculations Tesla en Californie

La Californie, souvent considérée comme le principal laboratoire de la transition énergétique automobile aux États-Unis, enregistre un ralentissement des ventes de Tesla Inc. Sur le premier trimestre, la baisse de 24 % des immatriculations illustre un infléchissement de la dynamique qui avait longtemps soutenu la croissance du constructeur sur le segment des véhicules électriques.

Ce recul intervient dans un contexte où le marché des véhicules à zéro émission montre des signes de stagnation relative. Au dernier trimestre observé, les VE représentaient moins de 14 % de l’ensemble des nouveaux véhicules immatriculés dans l’État. Cette part reste significative mais traduit un essoufflement de la progression rapide observée ces dernières années.

Dans ce contexte, Tesla conserve néanmoins une position dominante sur certains modèles, notamment avec le Model Y, qui demeure le véhicule le plus immatriculé toutes catégories confondues en Californie. Ce SUV électrique continue de jouer un rôle central dans la stratégie commerciale du constructeur, malgré la contraction globale des volumes.

Les hybrides gagnent du terrain sur le marché

Parallèlement au recul des véhicules électriques purs, les hybrides essence-électricité connaissent une progression marquée. Ils représentent désormais environ 21 % du marché automobile californien, selon les données de l’Association des concessionnaires, elles-mêmes issues d’Experian Automotive. Cette évolution confirme un basculement partiel des préférences des consommateurs vers des motorisations intermédiaires, perçues comme une solution de transition entre thermique et électrique.

Ce changement de comportement s’explique notamment par une recherche d’équilibre entre autonomie, coût d’usage et accessibilité. Les hybrides apparaissent ainsi comme une alternative pragmatique dans un contexte où les infrastructures de recharge et le prix des véhicules électriques peuvent encore constituer des freins à l’adoption massive des VE.

La Toyota Camry hybride illustre cette dynamique en se positionnant comme le deuxième véhicule le plus immatriculé en Californie, juste derrière le Tesla Model Y. Ce classement met en évidence la montée en puissance des constructeurs japonais sur le segment des motorisations hybrides, dans un marché de plus en plus concurrentiel.

Transition automobile et soutien public en mutation

L’évolution du marché californien intervient également dans un contexte de transformation des politiques publiques. Les incitations fédérales en faveur des véhicules électriques ont été réduites, ce qui a contribué à modifier l’équilibre économique pour les consommateurs. Dans le même temps, le gouverneur Gavin Newsom a mis en place un programme de subventions d’État d’un montant de 200 millions de dollars afin de soutenir la transition vers les véhicules propres.

Cette intervention vise à compenser partiellement la baisse des aides fédérales et à maintenir l’attractivité des véhicules à faibles émissions. Toutefois, les données récentes montrent que cette politique ne suffit pas à enrayer totalement la progression des hybrides, qui bénéficient d’un positionnement intermédiaire plus flexible.

Le marché automobile californien apparaît ainsi en phase de recomposition, entre maintien d’un leadership des véhicules électriques et montée en puissance des solutions hybrides. Les immatriculations récentes traduisent une diversification des choix technologiques des consommateurs, influencée à la fois par les politiques publiques, les prix et les usages.

Notre avis, par leblogauto.com

La baisse des immatriculations de Tesla en Californie met en évidence un rééquilibrage du marché automobile vers des solutions hybrides plus accessibles. Le recul des véhicules électriques à zéro émission en part de marché souligne une transition moins linéaire que prévu. La domination persistante du Model Y montre toutefois que Tesla conserve une position structurante dans l’écosystème californien. Enfin, la progression des hybrides confirme une phase intermédiaire dans la transition énergétique automobile.

Crédit illustration : Tesla.

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CATL accélère la révolution des batteries avec une recharge en 6 minutes

30 avril 2026 à 04:12

CATL dévoile une batterie LFP Shenxing permettant une recharge ultra-rapide et des autonomies jusqu’à 1500 km.

Le constructeur chinois CATL (Contemporary Amperex Technology Co. Ltd.), leader mondial des batteries pour véhicules électriques, a dévoilé une nouvelle génération de batterie destinée à bouleverser les standards actuels de la recharge rapide et de l’autonomie. Cette annonce intervient en amont du salon automobile de Pékin et s’inscrit dans une stratégie visant à maintenir son avance face à des concurrents directs comme BYD Co., également très actif sur le segment des batteries haute performance.

Recharge ultra-rapide : vers une expérience équivalente au thermique

CATL a présenté sa nouvelle batterie lithium-phosphate de fer (LFP) baptisée « Shenxing », capable de recharger un véhicule électrique de 10 % à 98 % en seulement six minutes. Une performance qui rapproche, selon l’entreprise, l’expérience de recharge d’un véhicule électrique de celle d’un plein de carburant traditionnel.

Le directeur technique de CATL, Gao Huan, a déclaré lors d’un événement à Pékin : « Nous tenons toujours nos promesses ». Cette nouvelle génération de batterie est également capable de passer de 10 % à 35 % de charge en environ une minute dans des conditions de température modérée. Toutefois, ces performances sont dépendantes de conditions environnementales optimales, ce que l’entreprise précise dans sa communication technique.

Cette avancée place CATL dans une dynamique de compétition directe avec BYD, qui avait récemment mis en avant une solution de recharge d’environ neuf minutes pour ses propres véhicules électriques. Dans un marché mondial des véhicules électriques en pleine expansion, la réduction du temps de charge constitue un levier majeur pour améliorer l’adoption des voitures électriques, en particulier face aux contraintes des infrastructures de recharge encore inégales selon les régions.

Autonomie des véhicules électriques : jusqu’à 1500 km annoncés

Au-delà de la recharge rapide, CATL a également mis en avant plusieurs développements technologiques liés à l’autonomie des batteries. L’entreprise a notamment cité une batterie au nickel-cobalt-manganèse (NCM) capable de proposer jusqu’à 1 000 kilomètres d’autonomie sur une seule charge, soit environ 621 miles.

Encore plus ambitieuse, une batterie dite à « matière condensée » a été présentée avec une autonomie maximale annoncée de 1 500 kilomètres pour une berline électrique. Ces performances visent principalement le segment des véhicules haut de gamme, où la demande en autonomie étendue est particulièrement forte.

Ces avancées techniques répondent à un enjeu central du marché automobile électrique : la réduction de l’anxiété d’autonomie. Ce phénomène, qui freine encore l’adoption de l’électromobilité, est particulièrement présent dans les zones où le réseau de bornes de recharge reste limité ou insuffisamment dense. En augmentant significativement les distances parcourues entre deux charges, CATL entend lever un frein psychologique majeur à la transition énergétique automobile.

Une stratégie multi-chimique pour dominer le marché

Le chef scientifique de CATL, Wu Kai, a expliqué que l’entreprise adopte une approche dite « multi-chimique » dans le développement de ses batteries. Cette stratégie consiste à proposer différentes compositions chimiques adaptées à des segments de marché variés, allant des petites citadines économiques jusqu’aux véhicules haut de gamme et aux camions lourds.

Cette diversification technologique permet également à CATL de réduire son exposition aux fluctuations des prix des matières premières essentielles à la fabrication des batteries, comme le lithium, le nickel et le cobalt. Dans un contexte de forte volatilité des marchés des matières premières, cette stratégie apparaît comme un levier industriel et économique important.

Selon Wu Kai, « un monde complexe exige une variété de solutions ». Le responsable scientifique a également souligné que les véhicules à énergie nouvelle doivent être accessibles au plus grand nombre, et non réservés à une minorité d’utilisateurs, illustrant la volonté de CATL de soutenir une démocratisation de l’électromobilité.

Notre avis, par leblogauto.com

CATL confirme sa position de leader mondial des batteries pour véhicules électriques avec une innovation majeure centrée sur la recharge ultra-rapide. La batterie Shenxing illustre une rupture technologique notable dans les temps de recharge, un facteur clé pour l’adoption des voitures électriques.

Les annonces sur l’autonomie, avec des performances allant jusqu’à 1 500 kilomètres, renforcent également la stratégie de montée en gamme du constructeur. Enfin, l’approche multi-chimique témoigne d’une volonté de sécuriser la chaîne de production face aux contraintes des matières premières et à la diversité des besoins du marché automobile électrique.

Crédit illustration : batteryindustry.

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