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Hermano da Silva Ramos, doyen des pilotes de F1, nous a quittés à l’âge de 100 ans

7 mai 2026 à 17:17

Franco-brésilien, le doyen des pilotes français et des pilotes de F1, surnommé « Nano », vient de nous quitter, quelques mois après avoir franchi la barre du centenaire. Pour un pilote ayant couru dans les années 50, rester en vie à cette époque et achever une carrière en bonne santé était en soi une victoire.  

Une carrière F1 avec Gordini

Né à Paris d’un homme d’affaires brésilien, également pilote automobile dans les années 30 sur Bugatti et d’une mère française, il débute au Brésil, en 1947, au volant d’une MG TC. À son retour en France, il achète une Aston Martin DB2 et remporte ses premiers succès en 1954. En 1955, il intègre l’équipe tricolore Gordini et obtient comme meilleur résultat une 5e place au grand prix de Monaco 1956 sur le modèle T16. Il connaît plus de succès en voitures de sport, s’imposant souvent dans des courses à Montlhéry. En 1958, il est engagé par Alan Brown et court en Formule 2 sur une Cooper puis pilote une Maserati pour sa dernière course de F1, le Glover Trophy, hors-championnat en 1959. 

Le drame des Mille Miglia, un tournant

Lors de sa dernière saison de compétition, il termine quatrième avec la Scuderia Centro Sud lors d’une épreuve d’Endurance, le BARC 200, couru à Aintree et dispute les 24 Heures du Mans sur une Ferrari 250 TR, mais un problème de boîte de vitesse le contraint à l’abandon. Il décide de mettre un terme à sa carrière, très affecté par la mort de son ami Alfonso de Portago aux Mille Miglia 1957, un drame qui avait profondément choqué son épouse. Après avoir pris sa retraite du sport automobile, il a connu une brillante carrière dans l’industrie électronique. 

Le pont entre les générations

“Nano” avait continué de suivre de près la course automobile et avait adressé une belle lettre à Pierre Gasly, lorsque celui-ci avait remporté le grand prix d’Italie à Monza en 2020 : « Bravo Pierre pour m’avoir enchanté avec cette course merveilleuse et cet exploit que tu as réussi malgré la pression de Sainz et de la meute qui te poursuivait. Le doyen des pilotes de F1 te félicite et t’adresse quelques vieux souvenirs de Monza et d’ailleurs, qui te feront probablement sourire. Avec tous mes souhaits pour une brillante carrière qui a si bien commencé. Nano. » 

Le titre de doyen des anciens des anciens pilotes de F1 revient désormais au Britannique John Rhodes, qui n’a participé qu’à une seule course — le Grand Prix de Grande-Bretagne 1965 — et âgé de 98 ans au moment du décès d’Hermano da Silva Ramos. Le doyen des pilotes Français est Gérard Larrousse, bientôt 86 ans.

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USA-UE : hausse des droits de douane auto à 25%

7 mai 2026 à 14:09

Les États-Unis veulent porter à 25 % les droits de douane sur les voitures européennes, ravivant tensions commerciales et pression l’automobile.

Les tensions commerciales entre les États-Unis et l’Union européenne connaissent un nouveau rebond dans le secteur automobile. Washington a confirmé sa volonté d’augmenter fortement les droits de douane appliqués aux importations de voitures européennes. Cette décision, portée par l’administration américaine, s’inscrit dans un contexte de durcissement des relations commerciales et géopolitiques entre les deux partenaires historiques. Le secteur automobile, déjà soumis à des pressions multiples, se retrouve une nouvelle fois au centre des négociations et des tensions transatlantiques.

Une décision américaine qui ravive les tensions commerciales

Selon les informations communiquées par le représentant américain au commerce, Jamieson Greer, les États-Unis vont poursuivre le plan annoncé par le président Donald Trump visant à relever les droits d’importation sur les véhicules en provenance de l’Union européenne à 25 %, contre un taux précédemment établi à 15 % dans le cadre d’un accord commercial. Cette annonce a été confirmée dans des échanges avec les responsables commerciaux européens et allemands, selon une déclaration relayée par CNBC.

Le responsable américain a indiqué avoir échangé avec ses homologues européens au cours du week-end afin d’expliquer les motivations de cette décision et de rappeler les discussions déjà engagées sur la conformité de l’accord commercial existant. Il a toutefois précisé que l’exécutif américain avançait dans la mise en œuvre de cette mesure. Interrogé sur la nature de ce tarif, entre outil de négociation ou mesure durable, il a estimé qu’il s’agissait d’une composante intégrée à l’accord global en discussion.

À ce stade, les nouveaux droits de douane n’avaient pas encore été officiellement adoptés, bien que leur mise en application ait été évoquée comme imminente par l’exécutif américain. Cette situation entretient une forte incertitude pour les acteurs du marché automobile international, notamment les exportateurs européens.

Réactions de Bruxelles et enjeux pour les constructeurs allemands

La réaction de la Commission européenne ne s’est pas fait attendre. Bruxelles a rejeté les accusations selon lesquelles l’Union européenne ne respecterait pas l’accord commercial conclu précédemment avec Washington. Les autorités européennes ont également indiqué qu’elles conserveraient toutes les options nécessaires afin de défendre les intérêts économiques de l’Union si les États-Unis venaient à ne pas respecter les engagements signés.

Du côté allemand, particulièrement exposé en raison du poids de son industrie automobile dans les exportations vers les États-Unis, la situation est suivie de près. Les actions des constructeurs automobiles allemands ont d’ailleurs reculé sur les marchés financiers à la suite des annonces américaines. Le secteur, déjà fragilisé par des contraintes industrielles et réglementaires, se retrouve confronté à une nouvelle pression tarifaire susceptible d’affecter sa compétitivité sur le marché américain.

Cette hausse des droits de douane intervient dans un contexte plus large de tensions diplomatiques entre Washington et plusieurs partenaires européens. Les différends évoqués ne se limitent pas aux échanges commerciaux, mais s’étendent également à des questions de sécurité internationale et de coopération militaire.

Un contexte géopolitique élargi et ses effets sur l’automobile

Au-delà du seul cadre commercial, cette décision s’inscrit dans une séquence de tensions plus larges entre les États-Unis et l’Union européenne. L’administration américaine a notamment évoqué des divergences concernant la situation en Iran et le rôle des pays européens dans certaines opérations navales, notamment autour du détroit d’Ormuz. Ces tensions diplomatiques ont contribué à alourdir le climat général entre les deux blocs.

Dans ce contexte, la Maison Blanche a également annoncé son intention de retirer environ 5 000 soldats américains stationnés en Allemagne, une décision interprétée comme un signal supplémentaire de désaccord politique avec Berlin. Ces éléments renforcent un climat d’incertitude qui dépasse le seul secteur automobile, mais qui impacte directement les échanges industriels transatlantiques.

Sur le plan commercial, l’administration américaine avait déjà imposé l’année précédente des droits de douane de 25 % sur les importations automobiles mondiales au nom de la sécurité nationale, avant de conclure un accord spécifique avec l’Union européenne permettant de ramener ce taux à 15 %. Le retour annoncé à un niveau de 25 % marque donc un durcissement significatif par rapport à cet accord récent.

Le secteur automobile européen, et en particulier les constructeurs allemands, se retrouve ainsi exposé à une nouvelle phase de tensions commerciales, avec des répercussions possibles sur les volumes d’exportation, les marges industrielles et la compétitivité sur le marché américain. Les marchés financiers ont immédiatement réagi, traduisant l’inquiétude des investisseurs face à cette montée des barrières douanières.

Notre avis, par leblogauto.com

Cette nouvelle hausse annoncée des droits de douane illustre la fragilité des accords commerciaux entre les États-Unis et l’Union européenne dans le domaine automobile. Le retour à un taux de 25 % marque une rupture nette avec le compromis précédent fixé à 15 %. Les constructeurs allemands apparaissent en première ligne face à cette mesure, comme en témoigne la réaction immédiate des marchés financiers. Dans un contexte déjà tendu pour l’industrie automobile mondiale, cette décision ajoute une contrainte supplémentaire sur les échanges transatlantiques et pourrait peser sur la stratégie export des constructeurs européens.

Crédit illustration : White House.

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BYD accélère à l’export malgré un marché chinois en recul

7 mai 2026 à 12:09

Les ventes internationales de BYD bondissent, portées par la hausse du carburant et l’essor des véhicules électriques à l’échelle mondiale.

Les exportations du constructeur automobile chinois BYD Co. connaissent une progression spectaculaire, soutenues par un contexte énergétique mondial tendu. La flambée des prix du carburant, alimentée par les tensions géopolitiques liées à la guerre en Iran, a renforcé l’attractivité des véhicules électriques (VE), devenus une alternative stratégique pour de nombreux marchés. Cette dynamique favorable à l’international contraste toutefois avec un ralentissement marqué de la demande sur le marché domestique chinois, entraînant une baisse continue des livraisons globales du groupe.

Une croissance portée par les marchés internationaux

En avril, les ventes de BYD hors de Chine ont bondi de 71 % sur un an, atteignant 134 542 unités. Cette performance illustre la montée en puissance de la stratégie d’expansion mondiale du constructeur, qui cherche à s’imposer comme un acteur incontournable de la mobilité électrique. La hausse des coûts du carburant agit comme un levier majeur, incitant les consommateurs à se tourner vers des solutions plus économes et technologiquement avancées.

Malgré cette croissance soutenue à l’export, les livraisons totales ont reculé de 16 %, s’établissant à 321 123 unités. Il s’agit du huitième mois consécutif de baisse, signe d’un déséquilibre persistant entre la dynamique internationale et les difficultés rencontrées sur le marché intérieur.

Un marché chinois sous pression concurrentielle

Le ralentissement des ventes en Chine s’explique en partie par la suppression progressive des subventions gouvernementales, qui avaient largement soutenu l’essor des véhicules électriques ces dernières années. Parallèlement, la concurrence s’intensifie avec des acteurs majeurs du secteur automobile et technologique, accentuant la pression sur les prix et les marges.

Dans ce contexte, les constructeurs chinois multiplient les remises pour stimuler la demande, alimentant une véritable guerre des prix. Pour BYD, la réduction moyenne des prix a atteint 10 % en mars, son plus haut niveau en deux ans. Cette stratégie commerciale agressive, bien que nécessaire pour maintenir les volumes, pèse directement sur la rentabilité et contribue à l’augmentation de l’endettement à court terme.

Innovation et montée en gamme comme leviers de relance

Pour relancer sa croissance, BYD mise sur une offensive produit ambitieuse. Le constructeur prévoit le lancement de nombreux nouveaux modèles, intégrant des technologies avancées en matière de batteries et de recharge rapide. Lors du salon de l’automobile de Pékin, l’entreprise a occupé un hall entier pour présenter sa stratégie multi-marques et mettre en avant ses innovations, notamment ses batteries haut de gamme « blade », reconnues pour leur performance et leur autonomie.

Cette approche axée sur la technologie et la personnalisation vise à renforcer l’image de marque de BYD, en l’inscrivant dans une logique de montée en gamme et de différenciation. L’objectif est clair : séduire une clientèle internationale exigeante, sensible aux critères de luxe, de performance et d’efficacité énergétique.

Le Great Tang, symbole des ambitions du groupe

Parmi les nouveautés phares, le SUV Great Tang illustre les ambitions du constructeur sur le segment des véhicules haut de gamme. Ce modèle sept places, capable de parcourir près de 1 000 kilomètres avec une seule charge, se positionne comme un produit compétitif en termes d’autonomie et de prestations. Proposé à partir de 250 000 yuans (environ 36 600 dollars), il a suscité un fort intérêt dès son lancement, avec plus de 30 000 précommandes enregistrées en seulement 24 heures.

Ce succès initial confirme l’appétit du marché pour des véhicules électriques combinant design, technologie et performances élevées. Il souligne également la capacité de BYD à innover et à répondre aux attentes d’une clientèle en quête de solutions de mobilité premium.

À plus long terme, le constructeur vise la vente de 1,3 million de véhicules hors de Chine sur l’année, soit une augmentation significative par rapport à 2025. Cette ambition repose sur une stratégie globale articulée autour de l’innovation, de l’expansion géographique et de l’adaptation aux évolutions du marché automobile mondial.

Notre avis, par leblogauto.com

La progression des ventes internationales de BYD confirme la pertinence de sa stratégie d’expansion dans un contexte énergétique favorable aux véhicules électriques. Toutefois, la dépendance à une guerre des prix en Chine fragilise sa rentabilité à court terme. Le lancement de modèles technologiques comme le Great Tang montre une volonté claire de montée en gamme. Reste à savoir si cette orientation suffira à compenser durablement le ralentissement du marché domestique.

Crédit illustration : Leblogauto.com.

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Tesla : la rémunération record d’Elon Musk fait débat

7 mai 2026 à 06:12

Rémunération record chez Tesla : Elon Musk atteint 158 milliards $ en 2025, entre actions, objectifs et stratégie du constructeur automobile.

La rémunération d’Elon Musk chez Tesla atteint un niveau inédit pour 2025, avec un montant annoncé de 158 milliards de dollars. Ce chiffre spectaculaire, révélé dans un dépôt réglementaire, illustre à la fois les ambitions du constructeur automobile et la complexité des mécanismes de rémunération liés à la performance dans l’industrie des véhicules électriques.

Une rémunération record pour un dirigeant automobile

Pour la première fois depuis l’approbation par les actionnaires d’un plan de rémunération exceptionnel, Tesla a détaillé la compensation annuelle de son directeur général. Le montant total de 158 milliards de dollars inclut principalement des attributions d’actions, dans le cadre d’un package validé plusieurs mois auparavant.

Dans un secteur automobile en pleine mutation — marqué par l’électrification, l’innovation technologique et la montée en puissance de nouveaux constructeurs — cette rémunération dépasse largement les standards habituels. Elle s’inscrit dans une tendance où certains dirigeants sont considérés comme des figures clés du succès industriel et commercial de leur entreprise.

Depuis plusieurs années, Tesla s’est imposé comme un acteur majeur du marché des véhicules électriques, contribuant à transformer l’industrie automobile mondiale. Cette position de leader s’est construite grâce à une stratégie axée sur l’innovation, les batteries, et une gamme de modèles électriques emblématiques.

Des objectifs de performance au cœur du système

Cependant, le montant affiché doit être nuancé. Tesla précise qu’il peut exister un décalage important entre la rémunération théorique annoncée et la valeur réellement perçue par le dirigeant.

Le plan de rémunération repose exclusivement sur des actions, conditionnées à l’atteinte de plusieurs objectifs liés à la capitalisation boursière et aux performances opérationnelles du constructeur. Ce type de structure est fréquent dans l’industrie automobile moderne, où la valorisation dépend fortement de la croissance, des volumes de production et des innovations technologiques.

Or, en 2025, Tesla n’a validé aucun des objectifs fixés. En conséquence, la rémunération effectivement réalisée par Elon Musk est nulle pour cette période. Le dirigeant ne perçoit par ailleurs aucun salaire fixe depuis plusieurs années, renforçant la dimension spéculative et incitative de ce système.

La valorisation incluse dans les 158 milliards de dollars correspond donc à une estimation maximale basée sur des hypothèses de performance future, et non à des revenus effectivement encaissés.

Tesla entre concurrence et diversification

Cette annonce intervient dans un contexte plus complexe pour le constructeur automobile. Tesla fait face à une concurrence accrue, notamment de la part de fabricants chinois de véhicules électriques, tout en proposant une gamme de modèles relativement stable ces dernières années.

Parallèlement, Elon Musk a élargi son champ d’action à d’autres entreprises de son groupe. Le dépôt réglementaire met en lumière des interactions économiques croissantes entre Tesla et d’autres sociétés qu’il dirige.

Ainsi, le constructeur automobile a généré plus d’un demi-milliard de dollars de revenus en vendant des produits à ces entreprises. Une part importante de ces transactions provient de xAI, une startup spécialisée dans l’intelligence artificielle, ainsi que de SpaceX.

Tesla a notamment enregistré plusieurs centaines de millions de dollars de revenus issus de ces relations commerciales. Parmi les éléments évoqués figure l’achat potentiel de pick-up électriques Cybertruck par SpaceX, un modèle dont les ventes restent limitées sur le marché automobile.

Un montage financier complexe et évolutif

Le détail de la rémunération inclut également une composante supplémentaire liée à une récompense intermédiaire approuvée par le conseil d’administration. Celle-ci représentait plusieurs dizaines de milliards de dollars en valorisation théorique.

Toutefois, Elon Musk a renoncé à ce paiement au cours de l’année, dans un contexte de réintégration d’un précédent plan de rémunération datant de 2018. Ce mécanisme illustre la complexité des packages financiers dans les grandes entreprises automobiles cotées, où les décisions stratégiques et les conditions de marché influencent fortement la rémunération des dirigeants.

Au final, le chiffre de 158 milliards de dollars reflète davantage une projection financière qu’un gain réel. Il met en lumière les enjeux de gouvernance, de performance et de valorisation dans une industrie automobile en pleine transformation.

Notre avis, par leblogauto.com

Cette rémunération record illustre surtout la logique des packages basés sur la performance dans l’industrie automobile moderne. Le montant annoncé reste théorique et dépend entièrement des résultats futurs de Tesla. L’absence de rémunération effective en 2025 souligne les limites de ce modèle. Enfin, cette situation met en évidence les défis auxquels le constructeur est confronté face à une concurrence accrue et à une dynamique de marché plus incertaine.

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Nissan abandonne ses SUV électriques aux États-Unis

7 mai 2026 à 04:12

Nissan abandonne ses SUV électriques aux États-Unis et revoit sa stratégie face à une demande en baisse pour les véhicules électriques.

Le constructeur automobile japonais Nissan revoit en profondeur sa stratégie industrielle en Amérique du Nord. Le groupe a décidé d’annuler un projet clé : la fabrication de deux SUV entièrement électriques dans son usine de Canton, dans l’État du Mississippi. Cette décision intervient dans un contexte de ralentissement de la demande pour les véhicules électriques sur le marché américain, un facteur déterminant dans l’évolution des choix industriels du constructeur.

Une décision stratégique face à la baisse de la demande

Nissan a officiellement informé ses concessionnaires ainsi que ses fournisseurs de pièces automobiles de cette réorientation. Le projet initial prévoyait la production de deux SUV 100 % électriques, s’inscrivant dans une dynamique d’électrification du catalogue du constructeur. Cependant, la baisse de l’intérêt des consommateurs américains pour les véhicules électriques a conduit à un changement de cap.

Le marché automobile américain, pourtant considéré comme stratégique pour le développement des technologies zéro émission, montre des signes de ralentissement concernant les modèles à batterie. Les ventes de véhicules électriques progressent moins rapidement qu’anticipé, ce qui pousse les constructeurs à adapter leur stratégie produit afin de limiter les risques financiers et préserver leur rentabilité.

L’usine de Canton au cœur des ajustements

L’usine de Canton, dans le Mississippi, devait jouer un rôle central dans la transition énergétique de Nissan aux États-Unis. Initialement, le site devait accueillir plusieurs lignes de production dédiées aux véhicules électriques, avec un calendrier de lancement s’étendant jusqu’en 2028.

Toutefois, Nissan avait déjà commencé à revoir ses ambitions à la baisse en réduisant le nombre de nouveaux modèles électriques prévus sur ce site. Le projet est désormais abandonné pour les SUV électriques, et l’usine se concentrera sur des motorisations diversifiées. Selon la porte-parole Ashli Bobo, le site n’accueillera finalement pas de production de véhicules électriques, mais continuera à évoluer avec d’autres types de groupes motopropulseurs.

Retour aux motorisations hybrides et thermiques

Dans ce contexte, Nissan privilégie désormais des solutions alternatives, notamment les motorisations hybrides. Le constructeur prévoit notamment de produire à Canton une version hybride de son SUV Xterra, équipée d’un moteur V6. Ce choix reflète une volonté de répondre à une demande plus stable pour des véhicules combinant moteur thermique et électrification partielle.

Les SUV hybrides apparaissent comme un compromis attractif pour les consommateurs, offrant une réduction de la consommation de carburant et des émissions, sans les contraintes liées à l’autonomie ou à la recharge des véhicules 100 % électriques. Cette orientation permet également au constructeur de maintenir une certaine flexibilité industrielle.

Un contexte politique et économique déterminant

L’évolution de la stratégie de Nissan s’inscrit également dans un environnement politique et réglementaire en mutation. Le ralentissement du marché des véhicules électriques aux États-Unis est en partie attribué à la suppression des crédits d’impôt fédéraux pour ces modèles, une mesure mise en place sous l’administration Trump.

Ces incitations fiscales jouaient un rôle important dans la stimulation des ventes de véhicules électriques, en réduisant leur coût d’acquisition pour les consommateurs. Leur disparition a contribué à freiner l’adoption de ces modèles, impactant directement les projections de production des constructeurs automobiles.

Le projet de Nissan, qui prévoyait encore récemment le lancement d’un modèle électrique à batterie à Canton d’ici 2028, illustre ces incertitudes. Le constructeur basé à Yokohama avait déjà réduit ses ambitions en passant de quatre nouveaux véhicules électriques prévus à un volume inférieur, avant de finalement abandonner complètement la production de SUV électriques sur ce site.

Une stratégie de préservation des ressources

Au-delà des considérations de marché, cette décision traduit également une volonté de Nissan de préserver ses liquidités. Dans un contexte économique incertain, marqué par des investissements lourds dans les technologies automobiles et les chaînes de production, le constructeur cherche à optimiser ses dépenses.

L’annulation de ces projets industriels permet ainsi de limiter les coûts liés au développement et à l’industrialisation de nouveaux modèles électriques. Cette approche pragmatique vise à maintenir la compétitivité du groupe tout en s’adaptant à l’évolution de la demande.

Notre avis, par leblogauto.com

La décision de Nissan illustre les ajustements rapides auxquels sont confrontés les constructeurs automobiles face à un marché des véhicules électriques encore instable. Le recentrage sur les motorisations hybrides et thermiques traduit une approche prudente, dictée par la réalité de la demande. Ce repositionnement pourrait permettre à Nissan de mieux gérer ses investissements à court terme. Toutefois, il souligne également les défis persistants liés à la transition vers l’électrification complète du parc automobile.

Crédit illustration : Leblogauto.com.

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