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Reçu — 2 juillet 2026 Actualités numériques

☕️ Vint Cerf, toujours aussi élégant, se prépare à prendre sa retraite de Google à 83 ans

2 juillet 2026 à 15:01


Vinton Cerf intervenait mardi 30 juin lors d’une conférence Open Frontier organisée à San Francisco. Il est apparu à distance, cravate impeccablement nouée et costume ajusté, pour un panel consacré à la construction de choses qui durent dans le monde informatique.

« Déjà dans les années 70, c’était le scientifique le mieux habillé que j’aie rencontré », a salué David Patterson, professeur à Berkeley et inventeur (entre autres) du RAID, qui animait la table ronde concernée. Il a dans la foulée révélé que Vinton Cerf quitterait d’ici quelques jours ses fonctions chez Google. À 83 ans, l’intéressé occupe en effet depuis 2005 le poste de vice-président et Chief Internet Evangelist chez le géant de la recherche en ligne. « Je crois qu’on peut l’applaudir pour ce parcours plutôt correct », a plaisanté Patterson.

Vint Cert intervenait à distance depuis son domicile de Virginie, toujours tiré à quatre épingles – capture d’écran

Vinton Cerf, dit Vint, est pour mémoire l’un des principaux artisans de TCP/IP, la suite de protocoles fondatrice de l’Internet moderne, élaborée dans le prolongement des travaux du projet Cyclades, piloté par Louis Pouzin.

Et il a défendu, pendant environ 45 minutes, l’idée selon laquelle le recours à des standards ouverts était l’un des prérequis de cette pérennité. Pour Cerf, si TCP/IP sous-tend encore aujourd’hui nos échanges, c’est précisément parce qu’il n’appartient à personne.

« Dans le cas d’Internet, cela n’a fonctionné que parce que le système était distribué dès le départ. Nous avons donc laissé les règles très souples. Nous avons simplement dit que si vous trouviez quelqu’un à qui vous connecter et que vous respectiez les règles des protocoles, cela devrait fonctionner », a-t-il notamment déclaré.

Cette question de l’ouverture était, sans surprise, envisagée à l’aune du développement de l’intelligence artificielle générative, un univers dans lequel une partie des grands laboratoires développent des modèles propriétaires, mais travaillent également à des logiques de passerelles entre environnements concurrents, à l’image du MCP (Model Context Protocol) conçu par Anthropic.

Interrogé sur les velléités de centralisation des grands acteurs de l’IA, Vinton Cerf a estimé que cette ouverture finirait par s’imposer, notamment si l’on délègue à l’IA des tâches de plus en plus complexes. « Le modèle agentique de l’IA, avec de multiples agents provenant de plusieurs sources interagissant entre eux, va imposer la composabilité, ainsi qu’une exigence d’interopérabilité et de standardisation ». Reste à trouver le meilleur moyen de faire parler ces agents entre eux… ce qui suppose peut-être d’explorer de nouvelles voies.

« Je ne pense pas que l’anglais soit le meilleur choix. Il y a une ambiguïté, et je pense que la précision sera primordiale pour l’interaction entre les agents », a-t-il expliqué, prenant l’exemple du « jeu du téléphone », où un message circule de bouche à oreille et finit par être déformé au fil des relais. «  Un agent doit vraiment s’assurer que l’autre agent comprend bien ce qu’ils viennent de convenir de faire ensemble ».

☕️ Vint Cerf, toujours aussi élégant, se prépare à prendre sa retraite de Google à 83 ans

2 juillet 2026 à 15:01


Vinton Cerf intervenait mardi 30 juin lors d’une conférence Open Frontier organisée à San Francisco. Il est apparu à distance, cravate impeccablement nouée et costume ajusté, pour un panel consacré à la construction de choses qui durent dans le monde informatique.

« Déjà dans les années 70, c’était le scientifique le mieux habillé que j’aie rencontré », a salué David Patterson, professeur à Berkeley et inventeur (entre autres) du RAID, qui animait la table ronde concernée. Il a dans la foulée révélé que Vinton Cerf quitterait d’ici quelques jours ses fonctions chez Google. À 83 ans, l’intéressé occupe en effet depuis 2005 le poste de vice-président et Chief Internet Evangelist chez le géant de la recherche en ligne. « Je crois qu’on peut l’applaudir pour ce parcours plutôt correct », a plaisanté Patterson.

Vint Cert intervenait à distance depuis son domicile de Virginie, toujours tiré à quatre épingles – capture d’écran

Vinton Cerf, dit Vint, est pour mémoire l’un des principaux artisans de TCP/IP, la suite de protocoles fondatrice de l’Internet moderne, élaborée dans le prolongement des travaux du projet Cyclades, piloté par Louis Pouzin.

Et il a défendu, pendant environ 45 minutes, l’idée selon laquelle le recours à des standards ouverts était l’un des prérequis de cette pérennité. Pour Cerf, si TCP/IP sous-tend encore aujourd’hui nos échanges, c’est précisément parce qu’il n’appartient à personne.

« Dans le cas d’Internet, cela n’a fonctionné que parce que le système était distribué dès le départ. Nous avons donc laissé les règles très souples. Nous avons simplement dit que si vous trouviez quelqu’un à qui vous connecter et que vous respectiez les règles des protocoles, cela devrait fonctionner », a-t-il notamment déclaré.

Cette question de l’ouverture était, sans surprise, envisagée à l’aune du développement de l’intelligence artificielle générative, un univers dans lequel une partie des grands laboratoires développent des modèles propriétaires, mais travaillent également à des logiques de passerelles entre environnements concurrents, à l’image du MCP (Model Context Protocol) conçu par Anthropic.

Interrogé sur les velléités de centralisation des grands acteurs de l’IA, Vinton Cerf a estimé que cette ouverture finirait par s’imposer, notamment si l’on délègue à l’IA des tâches de plus en plus complexes. « Le modèle agentique de l’IA, avec de multiples agents provenant de plusieurs sources interagissant entre eux, va imposer la composabilité, ainsi qu’une exigence d’interopérabilité et de standardisation ». Reste à trouver le meilleur moyen de faire parler ces agents entre eux… ce qui suppose peut-être d’explorer de nouvelles voies.

« Je ne pense pas que l’anglais soit le meilleur choix. Il y a une ambiguïté, et je pense que la précision sera primordiale pour l’interaction entre les agents », a-t-il expliqué, prenant l’exemple du « jeu du téléphone », où un message circule de bouche à oreille et finit par être déformé au fil des relais. «  Un agent doit vraiment s’assurer que l’autre agent comprend bien ce qu’ils viennent de convenir de faire ensemble ».

OpenAI souhaiterait que les États-Unis rentrent à son capital à hauteur de 5 %

2 juillet 2026 à 12:00
Capitammunist
OpenAI souhaiterait que les États-Unis rentrent à son capital à hauteur de 5 %

OpenAI aurait proposé à l’administration Trump d’entrer à son capital, avec une prise de participation publique à hauteur de 5 %. La manœuvre est présentée comme une façon de permettre une forme de redistribution de la valeur générée par l’IA vers le public américain. Difficile toutefois de ne pas y voir, aussi, une forme de précaution face aux possibles évolutions du cadre réglementaire, voire un garde-fou face au risque d’explosion de la bulle IA…

À contre-courant des processus habituels de nationalisation, la proposition aurait cette fois émané directement d’OpenAI. D’après le Financial Times, l’éditeur des modèles ChatGPT aurait proposé à l’administration Trump d’entrer à son capital à hauteur de 5 %. La prise de participation représenterait ainsi quelque 43 milliards de dollars, si l’on se base sur la valorisation de l’entreprise estimée à 852 milliards de dollars lors de son dernier tour de table, début avril.

Capital contre influence ?

D’après deux sources proches du dossier mentionnées par le FT, Sam Altman aurait lui même porté ce message auprès de Washington, en arguant qu’une prise de participation publique était le meilleur moyen de garantir une forme de redistribution de la valeur générée par l’IA en direction des contribuables états-uniens.

L’administration Trump a déjà manifesté des velléités d’investissement direct dans les grandes entreprises de la tech. En 2025, elle est ainsi entrée au capital d’Intel à hauteur de 10 %, une opération dont ne manque d’ailleurs pas de s’enorgueillir Donald Trump puisque le cours en bourse de l’entreprise est depuis largement reparti à la hausse.

Du côté d’OpenAI, difficile de ne pas imaginer qu’une telle proposition recouvre des enjeux autres que le simple partage de la valeur. Une participation financière au capital serait une façon de consolider les relations entre l’entreprise et l’administration. Un entregent particulièrement utile lorsqu’on sait que les États-Unis réfléchissent à encadrer le développement et la distribution des modèles d’IA de pointe, après des mois de polémique liées aux capacités offensives de ces derniers en matière de cybersécurité, sur fond de concurrence accrue avec la Chine.

Donald Trump a en effet signé le 2 juin dernier un executive order qui ordonne aux grandes agences fédérales, dont la NSA, de construire un « processus d’évaluation comparative classifié visant à évaluer les capacités cyber avancées des modèles d’IA ». Selon le Financial Times, le cadre en question pourrait être annoncé dès la semaine prochaine, et il pourrait fortement contraindre la façon dont les laboratoires IA sont autorisés à distribuer leurs modèles les plus avancés.

Rassurer les investisseurs

L’appel du pied d’OpenAI à la Maison-Blanche peut également être interprété comme une recherche de garanties sur le plan financier, alors que la course aux investissements dans l’IA ne cesse de raviver les craintes d’une possible bulle. Disposer de l’État à son capital confèrerait en effet à OpenAI une forme de statut « too big to fail » (trop gros pour faire faillite), c’est-à-dire d’entreprise dont le poids et le caractère systémique sont devenus trop importants pour que l’administration puisse la laisser tomber, même en cas de retournement de marché.

L’argument n’est pas anodin pour OpenAI, qui a déposé début juin le premier formulaire préparatoire à son introduction en bourse mais hésite encore, d’après les rumeurs, sur le calendrier exact de l’opération, notamment parce que le grand concurrent Anthropic affiche une croissance supérieure à la sienne, et lorgne lui aussi vers Wall Street.

Les partenaires d’OpenAI lui réclament peut-être par ailleurs ce genre de garanties. Oracle, très impliqué dans le projet Stargate, a admis dans son dernier bilan financier annuel que son engagement dans l’IA était désormais tellement massif qu’il semblait difficile de faire marche arrière. Alors qu’il s’était envolé en bourse, le groupe de Larry Ellison suscite désormais la défiance des marchés. Il a ainsi perdu 40 % de sa valeur en seulement un mois avec une action passé de 250 à 142 dollars, alors même qu’il vient de procéder à une vague de 21 000 licenciements en seulement un an.

Softbank, bras armé historique d’OpenAI sur le plan financier, semble lui aussi avoir besoin de gages de confiance. Reuters a ainsi révélé mercredi que le groupe japonais devait renégocier les modalités d’un prêt de 10 milliards de dollars destiné à financer ses investissements dans OpenAI, précisément parce que les créanciers émettaient des doutes sur la valorisation réelle de l’entreprise.

Une idée qui fait son chemin

Sam Altman a déjà publiquement défendu l’hypothèse d’une prise de participation publique dans OpenAI au nom du bien commun en avril dernier, dans un manifeste (PDF) qui développe l’idée d’une prospérité partagée et heureuse rendue possible grâce aux apports de l’intelligence artificielle. Bien que les bénéfices réels de cette dernière pour l’économie états-unienne soient régulièrement remis en question, y compris par des banques qui financent le développement de l’IA, l’idée revient régulièrement depuis dans le débat public. Elle a notamment été relancée par le sénateur démocrate Bernie Sanders début juin, lequel propose que les États-Unis créent un fonds souverain destiné à accueillir 50 % des actions des sociétés liées à l’IA.

OpenAI souhaiterait que les États-Unis rentrent à son capital à hauteur de 5 %

2 juillet 2026 à 12:00
Capitammunist
OpenAI souhaiterait que les États-Unis rentrent à son capital à hauteur de 5 %

OpenAI aurait proposé à l’administration Trump d’entrer à son capital, avec une prise de participation publique à hauteur de 5 %. La manœuvre est présentée comme une façon de permettre une forme de redistribution de la valeur générée par l’IA vers le public américain. Difficile toutefois de ne pas y voir, aussi, une forme de précaution face aux possibles évolutions du cadre réglementaire, voire un garde-fou face au risque d’explosion de la bulle IA…

À contre-courant des processus habituels de nationalisation, la proposition aurait cette fois émané directement d’OpenAI. D’après le Financial Times, l’éditeur des modèles ChatGPT aurait proposé à l’administration Trump d’entrer à son capital à hauteur de 5 %. La prise de participation représenterait ainsi quelque 43 milliards de dollars, si l’on se base sur la valorisation de l’entreprise estimée à 852 milliards de dollars lors de son dernier tour de table, début avril.

Capital contre influence ?

D’après deux sources proches du dossier mentionnées par le FT, Sam Altman aurait lui même porté ce message auprès de Washington, en arguant qu’une prise de participation publique était le meilleur moyen de garantir une forme de redistribution de la valeur générée par l’IA en direction des contribuables états-uniens.

L’administration Trump a déjà manifesté des velléités d’investissement direct dans les grandes entreprises de la tech. En 2025, elle est ainsi entrée au capital d’Intel à hauteur de 10 %, une opération dont ne manque d’ailleurs pas de s’enorgueillir Donald Trump puisque le cours en bourse de l’entreprise est depuis largement reparti à la hausse.

Du côté d’OpenAI, difficile de ne pas imaginer qu’une telle proposition recouvre des enjeux autres que le simple partage de la valeur. Une participation financière au capital serait une façon de consolider les relations entre l’entreprise et l’administration. Un entregent particulièrement utile lorsqu’on sait que les États-Unis réfléchissent à encadrer le développement et la distribution des modèles d’IA de pointe, après des mois de polémique liées aux capacités offensives de ces derniers en matière de cybersécurité, sur fond de concurrence accrue avec la Chine.

Donald Trump a en effet signé le 2 juin dernier un executive order qui ordonne aux grandes agences fédérales, dont la NSA, de construire un « processus d’évaluation comparative classifié visant à évaluer les capacités cyber avancées des modèles d’IA ». Selon le Financial Times, le cadre en question pourrait être annoncé dès la semaine prochaine, et il pourrait fortement contraindre la façon dont les laboratoires IA sont autorisés à distribuer leurs modèles les plus avancés.

Rassurer les investisseurs

L’appel du pied d’OpenAI à la Maison-Blanche peut également être interprété comme une recherche de garanties sur le plan financier, alors que la course aux investissements dans l’IA ne cesse de raviver les craintes d’une possible bulle. Disposer de l’État à son capital confèrerait en effet à OpenAI une forme de statut « too big to fail » (trop gros pour faire faillite), c’est-à-dire d’entreprise dont le poids et le caractère systémique sont devenus trop importants pour que l’administration puisse la laisser tomber, même en cas de retournement de marché.

L’argument n’est pas anodin pour OpenAI, qui a déposé début juin le premier formulaire préparatoire à son introduction en bourse mais hésite encore, d’après les rumeurs, sur le calendrier exact de l’opération, notamment parce que le grand concurrent Anthropic affiche une croissance supérieure à la sienne, et lorgne lui aussi vers Wall Street.

Les partenaires d’OpenAI lui réclament peut-être par ailleurs ce genre de garanties. Oracle, très impliqué dans le projet Stargate, a admis dans son dernier bilan financier annuel que son engagement dans l’IA était désormais tellement massif qu’il semblait difficile de faire marche arrière. Alors qu’il s’était envolé en bourse, le groupe de Larry Ellison suscite désormais la défiance des marchés. Il a ainsi perdu 40 % de sa valeur en seulement un mois avec une action passé de 250 à 142 dollars, alors même qu’il vient de procéder à une vague de 21 000 licenciements en seulement un an.

Softbank, bras armé historique d’OpenAI sur le plan financier, semble lui aussi avoir besoin de gages de confiance. Reuters a ainsi révélé mercredi que le groupe japonais devait renégocier les modalités d’un prêt de 10 milliards de dollars destiné à financer ses investissements dans OpenAI, précisément parce que les créanciers émettaient des doutes sur la valorisation réelle de l’entreprise.

Une idée qui fait son chemin

Sam Altman a déjà publiquement défendu l’hypothèse d’une prise de participation publique dans OpenAI au nom du bien commun en avril dernier, dans un manifeste (PDF) qui développe l’idée d’une prospérité partagée et heureuse rendue possible grâce aux apports de l’intelligence artificielle. Bien que les bénéfices réels de cette dernière pour l’économie états-unienne soient régulièrement remis en question, y compris par des banques qui financent le développement de l’IA, l’idée revient régulièrement depuis dans le débat public. Elle a notamment été relancée par le sénateur démocrate Bernie Sanders début juin, lequel propose que les États-Unis créent un fonds souverain destiné à accueillir 50 % des actions des sociétés liées à l’IA.

☕️ Sony annonce la fermeture du PlayStation Store pour PS3 et PS Vita

2 juillet 2026 à 06:34


La PS3 et la PS Vita vont symboliquement tirer leur révérence : les appareils et leurs jeux physiques restent en théorie fonctionnels, mais les deux consoles vont perdre leur PlayStation Store et donc la capacité à télécharger de nouveaux jeux de façon dématérialisée. L’annonce a été formulée par Sony le 1ᵉʳ juillet et elle est présentée comme une nécessité, face à l’évolution des habitudes des joueurs.

« À mesure que le PlayStation Store évolue pour prendre en charge les systèmes de commerce modernes, notamment les normes de traitement des paiements mises à jour, les PS3 et PS Vita ne sont plus en mesure de prendre en charge ces mises à jour au niveau requis. »

En pratique, le PlayStation Store fermera pour ces deux consoles selon un calendrier en trois temps, avec deux étapes en 2026 pour la plupart des pays d’Amérique latine et d’Europe de l’Est, avant une extinction généralisée programmée à juillet 2027.

La première version de la PS3 de Sony est sortie en 2007 – crédit PlayStation

« Cela signifie qu’il ne sera plus possible d’acheter de nouveaux contenus sur ces appareils après la fermeture du PlayStation Store. Pour faciliter la transition, les joueurs pourront continuer à télécharger les contenus achetés précédemment après la date de fermeture, et ce pour une durée indéterminée », indique encore Sony.

Cette durée indéterminée fera sans doute tiquer les joueurs déjà échaudés par l’annonce, formulée le même jour, de la fin des jeux sur support physique pour la famille PlayStation à compter du mois de janvier 2028. Elle souligne en effet que le passage au tout dématérialisé soumet les collections personnelles au bon vouloir du constructeur, qui peut décider de mettre un terme à son service commercial et donc couper l’accès aux jeux.

De quoi, sans doute, donner du grain à moudre à ceux qui militent pour que les studios et éditeurs soient tenus à une forme d’obligation de pérennité des jeux vidéo qu’ils distribuent…

☕️ Sony annonce la fermeture du PlayStation Store pour PS3 et PS Vita

2 juillet 2026 à 06:34


La PS3 et la PS Vita vont symboliquement tirer leur révérence : les appareils et leurs jeux physiques restent en théorie fonctionnels, mais les deux consoles vont perdre leur PlayStation Store et donc la capacité à télécharger de nouveaux jeux de façon dématérialisée. L’annonce a été formulée par Sony le 1ᵉʳ juillet et elle est présentée comme une nécessité, face à l’évolution des habitudes des joueurs.

« À mesure que le PlayStation Store évolue pour prendre en charge les systèmes de commerce modernes, notamment les normes de traitement des paiements mises à jour, les PS3 et PS Vita ne sont plus en mesure de prendre en charge ces mises à jour au niveau requis. »

En pratique, le PlayStation Store fermera pour ces deux consoles selon un calendrier en trois temps, avec deux étapes en 2026 pour la plupart des pays d’Amérique latine et d’Europe de l’Est, avant une extinction généralisée programmée à juillet 2027.

La première version de la PS3 de Sony est sortie en 2007 – crédit PlayStation

« Cela signifie qu’il ne sera plus possible d’acheter de nouveaux contenus sur ces appareils après la fermeture du PlayStation Store. Pour faciliter la transition, les joueurs pourront continuer à télécharger les contenus achetés précédemment après la date de fermeture, et ce pour une durée indéterminée », indique encore Sony.

Cette durée indéterminée fera sans doute tiquer les joueurs déjà échaudés par l’annonce, formulée le même jour, de la fin des jeux sur support physique pour la famille PlayStation à compter du mois de janvier 2028. Elle souligne en effet que le passage au tout dématérialisé soumet les collections personnelles au bon vouloir du constructeur, qui peut décider de mettre un terme à son service commercial et donc couper l’accès aux jeux.

De quoi, sans doute, donner du grain à moudre à ceux qui militent pour que les studios et éditeurs soient tenus à une forme d’obligation de pérennité des jeux vidéo qu’ils distribuent…

Reçu — 1 juillet 2026 Actualités numériques

SFR active par défaut sa « navigation protégée » basée sur un filtrage DNS

1 juillet 2026 à 14:55
Puisqu'on te dit que c'est pour ton bien
SFR active par défaut sa « navigation protégée » basée sur un filtrage DNS

SFR communique en direction de ses clients pour annoncer la mise en place d’un nouveau service de « navigation protégée », censé bloquer l’accès aux sites problématiques. Il prend la forme d’un filtrage DNS, opéré à partir des données d’un prestataire français, EfficientIP, en passe d’être racheté par un fonds américain. Le dispositif est activé par défaut, alors même que l’opérateur ne donne aucune information précise sur son fonctionnement.

Annoncé par voie de communiqué de presse le 2 juin dernier (PDF), « SFR Navigation Protégée » est un nouveau service offert par l’opérateur au carré rouge à tous ses clients fibre, SFR ou Red by SFR. Il est présenté comme une « solution de protection intégrée, automatique et efficace directement au niveau du réseau » qui permet de bloquer de façon préventive l’accès aux sites frauduleux ou dangereux, dès lors que l’internaute surfe par l’intermédiaire de sa box.

Un filtrage DNS en forme de boîte noire

Depuis quelques jours, SFR communique plus directement auprès de ses clients fibre pour les informer de l’intégration de ce service à leur forfait. « Avec SFR Navigation Protégée, vous naviguez plus sereinement. Les sites dangereux identifiés par notre partenaire EfficientIP sont automatiquement bloqués et vous en êtes averti en temps réel. Vous n’avez rien à faire : pas d’installation, pas de réglage, le service est inclus et activé automatiquement », écrit l’opérateur dans un email dédié, expédié fin juin.

Les sites considérés comme frauduleux ou dangereux sont bloqués et le navigateur affiche un écran dédié – crédit SFR

EfficientIP, fondée en 2004 et installée en région parisienne, se présente comme un spécialiste de la gestion des aspects liés au DNS (qui traduit les adresses IP en noms de domaine), au DHCP (qui attribue les adresses IP au sein d’un réseau) et à l’IPAM (gestion des adresses IP). Outre une plateforme de gestion centralisée de ces différents aspects, la société vend plusieurs briques spécialisées, destinées notamment à la sécurité des réseaux télécom d’entreprise.

L’une d’elles, baptisée DNS Threat Pulse, prend justement la forme d’une liste de domaines malveillants que le client peut intégrer à ses propres serveurs DNS pour en bloquer préventivement l’accès. D’autres font appel à un moteur d’inspection, à l’image de DNS Guardian, qui tourne sur le serveur DNS et fait de l’inspection de trafic en temps réel pour, par exemple, détecter une tentative d’exfiltration de données.

Dans le lot, quelle est la solution mise en œuvre par SFR ? S’il insiste sur la simplicité inhérente à cette protection, l’opérateur ne donne aucun détail technique dans son email. La question n’est cependant pas triviale dans la mesure où le service est activé par défaut pour tous les clients, sans qu’ils aient à en faire la demande.

Son communiqué de début juin se veut légèrement plus disert : « Fort de plus de 10 ans d’expérience, EfficientIP s’appuie sur l’Intelligence Artificielle pour fournir à SFR une base de données de menaces constamment mise à jour et enrichie par la collecte et l’analyse de données à l’échelle d’Internet, assurant ainsi une défense de pointe contre les menaces émergentes ».

Présenté de la sorte, le service ressemble à une liste opérée par SFR au niveau de ses propres serveurs DNS, mais impossible de l’affirmer de façon catégorique. Contacté pour vérification, le FAI n’a pas répondu à nos questions.

Une protection activée par défaut chez tous les clients fibre

L’une des pages de FAQ de la marque Red by SFR accrédite la thèse d’un simple filtrage DNS. Elle explique en effet que l’on peut désactiver SFR Navigation Protégée « en paramétrant le service DNS tiers de son choix » au niveau de l’interface d’administration de sa box. La mesure ne sera cependant valable que de façon limitée. « En cas de désactivation, le service SFR Navigation Protégée sera réactiver [sic] lors de la prochaine réinitialisation de votre RED Box Fibre », indique en effet l’opérateur.

Pour procéder à une désactivation définitive, il n’y a pas d’autre choix que de formuler une demande explicite. « Le filtrage est actif par défaut sur votre ligne. Vous pouvez demander son retrait à tout moment auprès de notre Service Client », précise la FAQ hébergée cette fois sur le site principal SFR. Elle précise au passage que son filtrage « ne bloque pas l’accès aux sites illégaux (exemple : peer-to-peer) ».

Complaisamment relayée dans les médias en ligne début juin, l’annonce de ce nouveau service a tout de même fait quelques mécontents, comme cet internaute très remonté parce que sa box lui coupe l’accès à des sites « d’opinion en géopolitique » d’obédience pro-russe.

Plusieurs lecteurs de Next nous ont également signalé l’email reçu de leur opérateur, en s’émouvant que ce dernier s’arroge, même si c’est via un intermédiaire technique, une forme de contrôle sur les sites qu’ils visitent. Dans le lot, certains ont fait remonter l’information selon laquelle « l’entreprise française » sur laquelle s’appuie SFR n’était plus tout à fait française. Comme l’a révélé l’Informé mi-avril, EfficientIP vient en effet d’être racheté par un fonds californien, Francisco Partners.

Rappelons que les internautes qui souhaitent se protéger des sites malveillants sans en déléguer la gestion à leur opérateur peuvent tout à fait mettre en place leur propre filtrage DNS, en s’appuyant par exemple sur les listes proposées par DNS4EU, celles-là même que Free met en œuvre dans l’offre mVPN intégrée à ses forfaits mobiles.

SFR active par défaut sa « navigation protégée » basée sur un filtrage DNS

1 juillet 2026 à 14:55
Puisqu'on te dit que c'est pour ton bien
SFR active par défaut sa « navigation protégée » basée sur un filtrage DNS

SFR communique en direction de ses clients pour annoncer la mise en place d’un nouveau service de « navigation protégée », censé bloquer l’accès aux sites problématiques. Il prend la forme d’un filtrage DNS, opéré à partir des données d’un prestataire français, EfficientIP, en passe d’être racheté par un fonds américain. Le dispositif est activé par défaut, alors même que l’opérateur ne donne aucune information précise sur son fonctionnement.

Annoncé par voie de communiqué de presse le 2 juin dernier (PDF), « SFR Navigation Protégée » est un nouveau service offert par l’opérateur au carré rouge à tous ses clients fibre, SFR ou Red by SFR. Il est présenté comme une « solution de protection intégrée, automatique et efficace directement au niveau du réseau » qui permet de bloquer de façon préventive l’accès aux sites frauduleux ou dangereux, dès lors que l’internaute surfe par l’intermédiaire de sa box.

Un filtrage DNS en forme de boîte noire

Depuis quelques jours, SFR communique plus directement auprès de ses clients fibre pour les informer de l’intégration de ce service à leur forfait. « Avec SFR Navigation Protégée, vous naviguez plus sereinement. Les sites dangereux identifiés par notre partenaire EfficientIP sont automatiquement bloqués et vous en êtes averti en temps réel. Vous n’avez rien à faire : pas d’installation, pas de réglage, le service est inclus et activé automatiquement », écrit l’opérateur dans un email dédié, expédié fin juin.

Les sites considérés comme frauduleux ou dangereux sont bloqués et le navigateur affiche un écran dédié – crédit SFR

EfficientIP, fondée en 2004 et installée en région parisienne, se présente comme un spécialiste de la gestion des aspects liés au DNS (qui traduit les adresses IP en noms de domaine), au DHCP (qui attribue les adresses IP au sein d’un réseau) et à l’IPAM (gestion des adresses IP). Outre une plateforme de gestion centralisée de ces différents aspects, la société vend plusieurs briques spécialisées, destinées notamment à la sécurité des réseaux télécom d’entreprise.

L’une d’elles, baptisée DNS Threat Pulse, prend justement la forme d’une liste de domaines malveillants que le client peut intégrer à ses propres serveurs DNS pour en bloquer préventivement l’accès. D’autres font appel à un moteur d’inspection, à l’image de DNS Guardian, qui tourne sur le serveur DNS et fait de l’inspection de trafic en temps réel pour, par exemple, détecter une tentative d’exfiltration de données.

Dans le lot, quelle est la solution mise en œuvre par SFR ? S’il insiste sur la simplicité inhérente à cette protection, l’opérateur ne donne aucun détail technique dans son email. La question n’est cependant pas triviale dans la mesure où le service est activé par défaut pour tous les clients, sans qu’ils aient à en faire la demande.

Son communiqué de début juin se veut légèrement plus disert : « Fort de plus de 10 ans d’expérience, EfficientIP s’appuie sur l’Intelligence Artificielle pour fournir à SFR une base de données de menaces constamment mise à jour et enrichie par la collecte et l’analyse de données à l’échelle d’Internet, assurant ainsi une défense de pointe contre les menaces émergentes ».

Présenté de la sorte, le service ressemble à une liste opérée par SFR au niveau de ses propres serveurs DNS, mais impossible de l’affirmer de façon catégorique. Contacté pour vérification, le FAI n’a pas répondu à nos questions.

Une protection activée par défaut chez tous les clients fibre

L’une des pages de FAQ de la marque Red by SFR accrédite la thèse d’un simple filtrage DNS. Elle explique en effet que l’on peut désactiver SFR Navigation Protégée « en paramétrant le service DNS tiers de son choix » au niveau de l’interface d’administration de sa box. La mesure ne sera cependant valable que de façon limitée. « En cas de désactivation, le service SFR Navigation Protégée sera réactiver [sic] lors de la prochaine réinitialisation de votre RED Box Fibre », indique en effet l’opérateur.

Pour procéder à une désactivation définitive, il n’y a pas d’autre choix que de formuler une demande explicite. « Le filtrage est actif par défaut sur votre ligne. Vous pouvez demander son retrait à tout moment auprès de notre Service Client », précise la FAQ hébergée cette fois sur le site principal SFR. Elle précise au passage que son filtrage « ne bloque pas l’accès aux sites illégaux (exemple : peer-to-peer) ».

Complaisamment relayée dans les médias en ligne début juin, l’annonce de ce nouveau service a tout de même fait quelques mécontents, comme cet internaute très remonté parce que sa box lui coupe l’accès à des sites « d’opinion en géopolitique » d’obédience pro-russe.

Plusieurs lecteurs de Next nous ont également signalé l’email reçu de leur opérateur, en s’émouvant que ce dernier s’arroge, même si c’est via un intermédiaire technique, une forme de contrôle sur les sites qu’ils visitent. Dans le lot, certains ont fait remonter l’information selon laquelle « l’entreprise française » sur laquelle s’appuie SFR n’était plus tout à fait française. Comme l’a révélé l’Informé mi-avril, EfficientIP vient en effet d’être racheté par un fonds californien, Francisco Partners.

Rappelons que les internautes qui souhaitent se protéger des sites malveillants sans en déléguer la gestion à leur opérateur peuvent tout à fait mettre en place leur propre filtrage DNS, en s’appuyant par exemple sur les listes proposées par DNS4EU, celles-là même que Free met en œuvre dans l’offre mVPN intégrée à ses forfaits mobiles.

Sony met fin aux supports physiques pour les jeux PlayStation à partir de janvier 2028

1 juillet 2026 à 12:52
Les boutiques JV vont devoir vendre beaucoup de figurines pour survivre
Sony met fin aux supports physiques pour les jeux PlayStation à partir de janvier 2028

Sony a annoncé mercredi 1ᵉʳ juillet que les jeux PlayStation ne seraient plus distribués sur des supports physiques à compter de janvier 2028. Après cette date, les jeux ne seront donc disponibles qu’en version numérique, que ce soit sur le PlayStation Store ou les revendeurs tiers.

Que restera-t-il aux boutiques de jeux vidéo et à la grande distribution spécialisée ? Sony a scellé mercredi le sort des supports physiques pour tout ce qui touche aux consoles PlayStation, avec une date de fin fixée à janvier 2028.

Une « suite logique » selon Sony

« Face à l’évolution constante des préférences des consommateurs et du secteur du divertissement, qui délaissent les disques physiques au profit du numérique, la production de disques pour tous les nouveaux jeux sur consoles PlayStation sera arrêtée à partir de janvier 2028, écrit le groupe. Après cette date, les nouveaux jeux seront disponibles uniquement en format numérique sur le PlayStation Store et chez les revendeurs ».

PlayStation précise que cette décision ne concerne pas les jeux déjà sortis ou à paraître avant janvier 2028, et la justifie par l’évolution des habitudes de consommation. « Cette transition nous permettra de mieux répondre aux préférences de notre communauté en matière d’accès et de jeu », affirme Sony, qui prend soin de mentionner qu’il restera possible d’acheter les jeux « chez les revendeurs », en parallèle des services de son PlayStation Store.

Les détaillants en seront-ils réduits à distribuer de simples boîtes de jeu contenant un code de téléchargement ? C’est en tout cas le chemin qu’a dessiné Rockstar avec son très attendu GTA VI, qui tire lui aussi un trait sur le disque Blu-ray physique dès sa sortie sur console (PS5 et Xbox Series S/X) prévue le 19 novembre prochain.

« Cette évolution est une suite logique pour Sony Interactive Entertainment, qui s’adapte aux tendances de consommation, la préférence générale pour les supports numériques dépassant largement celle pour les disques physiques », justifie une nouvelle fois Sony, qui s’apprête donc à catalyser encore le phénomène.

Les supports physiques console pèsent 7 % du marché du jeu vidéo en France

En France, le syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (SELL) remarquait justement dans son rapport 2025, publié en avril dernier (PDF), que la galette à insérer dans sa console n’avait pas dit son dernier mot. « Si les ventes physiques sont en recul, à l’image des autres marchés européens, la France se distingue toujours par le dynamisme de son réseau de distribution et l’attachement de ses joueurs au format physique », faisait valoir son président, James Rebours.

Dans ce même rapport, le SELL estimait que les ventes de « software physique console », c’est-à-dire les jeux vendus par l’intermédiaire d’un disque, représentaient encore 7 % d’un marché global annuel du jeu vidéo estimé à 5,8 milliards d’euros. Chez Sony, les téléchargements ont pesé pour 78 % des ventes de jeux sur PS4 et PS5 sur le dernier exercice fiscal de Sony, clos le 31 mars dernier (PDF).

Le jeu vidéo console sur support physique représente 7 % du marché total du jeu vidéo français en 2025, contre 18 % pour les jeux dématérialisés – source rapport annuel du SELL, capture d’écran Next

Outre la question de l’impact sur le commerce en boutique, le passage au tout numérique soulève également la question de la revente des jeux dématérialisés, mais aussi celle de la conservation, à plus forte raison quand l’actualité récente montre que Sony peut supprimer à distance un catalogue de films pour des raisons de droits expirés

Sony met fin aux supports physiques pour les jeux PlayStation à partir de janvier 2028

1 juillet 2026 à 12:52
Les boutiques JV vont devoir vendre beaucoup de figurines pour survivre
Sony met fin aux supports physiques pour les jeux PlayStation à partir de janvier 2028

Sony a annoncé mercredi 1ᵉʳ juillet que les jeux PlayStation ne seraient plus distribués sur des supports physiques à compter de janvier 2028. Après cette date, les jeux ne seront donc disponibles qu’en version numérique, que ce soit sur le PlayStation Store ou les revendeurs tiers.

Que restera-t-il aux boutiques de jeux vidéo et à la grande distribution spécialisée ? Sony a scellé mercredi le sort des supports physiques pour tout ce qui touche aux consoles PlayStation, avec une date de fin fixée à janvier 2028.

Une « suite logique » selon Sony

« Face à l’évolution constante des préférences des consommateurs et du secteur du divertissement, qui délaissent les disques physiques au profit du numérique, la production de disques pour tous les nouveaux jeux sur consoles PlayStation sera arrêtée à partir de janvier 2028, écrit le groupe. Après cette date, les nouveaux jeux seront disponibles uniquement en format numérique sur le PlayStation Store et chez les revendeurs ».

PlayStation précise que cette décision ne concerne pas les jeux déjà sortis ou à paraître avant janvier 2028, et la justifie par l’évolution des habitudes de consommation. « Cette transition nous permettra de mieux répondre aux préférences de notre communauté en matière d’accès et de jeu », affirme Sony, qui prend soin de mentionner qu’il restera possible d’acheter les jeux « chez les revendeurs », en parallèle des services de son PlayStation Store.

Les détaillants en seront-ils réduits à distribuer de simples boîtes de jeu contenant un code de téléchargement ? C’est en tout cas le chemin qu’a dessiné Rockstar avec son très attendu GTA VI, qui tire lui aussi un trait sur le disque Blu-ray physique dès sa sortie sur console (PS5 et Xbox Series S/X) prévue le 19 novembre prochain.

« Cette évolution est une suite logique pour Sony Interactive Entertainment, qui s’adapte aux tendances de consommation, la préférence générale pour les supports numériques dépassant largement celle pour les disques physiques », justifie une nouvelle fois Sony, qui s’apprête donc à catalyser encore le phénomène.

Les supports physiques console pèsent 7 % du marché du jeu vidéo en France

En France, le syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (SELL) remarquait justement dans son rapport 2025, publié en avril dernier (PDF), que la galette à insérer dans sa console n’avait pas dit son dernier mot. « Si les ventes physiques sont en recul, à l’image des autres marchés européens, la France se distingue toujours par le dynamisme de son réseau de distribution et l’attachement de ses joueurs au format physique », faisait valoir son président, James Rebours.

Dans ce même rapport, le SELL estimait que les ventes de « software physique console », c’est-à-dire les jeux vendus par l’intermédiaire d’un disque, représentaient encore 7 % d’un marché global annuel du jeu vidéo estimé à 5,8 milliards d’euros. Chez Sony, les téléchargements ont pesé pour 78 % des ventes de jeux sur PS4 et PS5 sur le dernier exercice fiscal de Sony, clos le 31 mars dernier (PDF).

Le jeu vidéo console sur support physique représente 7 % du marché total du jeu vidéo français en 2025, contre 18 % pour les jeux dématérialisés – source rapport annuel du SELL, capture d’écran Next

Outre la question de l’impact sur le commerce en boutique, le passage au tout numérique soulève également la question de la revente des jeux dématérialisés, mais aussi celle de la conservation, à plus forte raison quand l’actualité récente montre que Sony peut supprimer à distance un catalogue de films pour des raisons de droits expirés

Reçu — 30 juin 2026 Actualités numériques

Comment la Corée du Sud veut doubler sa capacité de production de RAM d’ici cinq ans

30 juin 2026 à 12:56
Le pays du matin vénère
Comment la Corée du Sud veut doubler sa capacité de production de RAM d’ici cinq ans

Entouré des représentants de Samsung et de SK hynix, le président sud-coréen Lee Jae Myung a annoncé lundi un plan d’investissement public privé sans précédent. Il doit permettre de doubler la capacité de production de mémoire vive du pays d’ici cinq ans, mais aussi de positionner le pays comme un leader en matière de datacenters et de robotique. Les différentes enveloppes évoquées dépassent allègrement la barre des 1 000 milliards d’euros, mais risquent de se heurter à quelques contingences matérielles…

C’est lors d’une allocution télévisée, et entouré des patrons de Samsung Electronics et de SK hynix, que le président sud-coréen Lee Jae Myung a dévoilé, lundi 29 juin, les trois « méga projets » qui permettront, selon lui, de positionner le pays en première position dans la course au progrès technologique. La démarche est présentée non pas comme un objectif de développement économique, mais comme une question de survie, selon ses propos rapportés par le Korea Herald :

« Seule une course contre la montre nous permettra de survivre. Nous devons sécuriser les éléments fondamentaux de l’intelligence artificielle plus rapidement que n’importe quel autre pays. Les semi-conducteurs, l’IA physique et les centres de données d’IA constituent les trois piliers d’un grand bond en avant. »

Le gouvernement sud-coréen justifie cette déclaration alarmante par un rappel du déclin que connaitrait l’économie nationale, avec un taux de croissance potentielle passé de 3,4 % en 2013 à 1,9 % en 2025 (données OCDE de février 2026), sous l’effet du vieillissement et de la baisse de la population active.

Le gouvernement sud-coréen justifie son plan massif par le ralentissement structurel de sa croissance potentielle – capture d’écran Next

Les trois méga projets englobent donc trois domaines de pointe connexes : les semiconducteurs, incarnés principalement en Corée du Sud par la fabrication de mémoire vive, dont Samsung et SK hynix sont les leaders mondiaux, la robotique et les infrastructures dédiées à l’intelligence artificielle, autrement dit les datacenters.

Doubler la production de RAM d’ici cinq ans

La fabrication de mémoire vive, et plus particulièrement des mémoires HBM exploitées dans les GPU ou les puces spécialisées dédiées à l’intelligence artificielle, figure déjà au centre des préoccupations industrielles de la Corée du Sud. Fin 2024, le pays avait ainsi déjà encouragé (financièrement et au moyen de facilités réglementaires) les projets d’investissement portés par Samsung et SK hynix, qui doivent donner naissance à d’immenses complexes dans la région de Yongin, au sud de Séoul.

La crise de la mémoire vive et les trajectoires d’investissements dans l’IA (plus de 700 milliards de dollars promis en 2026 par les seuls hyperscalers) semblent avoir aiguisé les appétits sud-coréens. « Nous vivons un moment véritablement décisif, car le paysage de l’économie mondiale est en pleine mutation, a encore déclaré le président sud-coréen. Les grandes puissances, dont les États-Unis et la Chine, sont engagées dans une concurrence acharnée aux enjeux colossaux ».

Résultat des courses : Lee Jae Myung aligne des chiffres qui donnent le tournis. La ventilation exacte entre financements publics et fonds privés n’est pas précisée, mais il est question de 400 billions de wons (environ 225 milliards d’euros) d’investissements supplémentaires portés par SK hynix, tandis que Samsung investirait une somme équivalente, pour un nouveau complexe industriel dédié à la mémoire HBM situé dans la banlieue de Gwangju, plus au sud-ouest. Ce dernier bénéficierait donc d’une enveloppe totale de près de 500 milliards de dollars.


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Rocket Lab s’offre Iridium et sa constellation pour accélérer dans les services spatiaux

30 juin 2026 à 07:46
À quand la fusion ArianeGroup Eutelsat ?
Rocket Lab s’offre Iridium et sa constellation pour accélérer dans les services spatiaux

Le fabricant de fusées Rocket Lab vient d’annoncer l’acquisition d’Iridium et de sa constellation de satellites pour environ 8 milliards de dollars. Rocket Lab entre ainsi de plain pied dans le monde des services de connectivité par satellite et se dote d’une activité rentable, qui la positionne comme une alternative aux acteurs déjà intégrés que sont SpaceX (avec Starlink et Echostar) et Amazon (via Globalstar).

Accéder à l’espace, c’est bien. Y déployer des services commerciaux, c’est plus rentable : telle est en substance la promesse formulée par Rocket Lab, qui a annoncé, lundi 29 juin, l’acquisition d’Iridium et de sa constellation de satellites en orbite basse. L’opération, soumise à l’approbation des autorités compétentes, dont la FCC aux États-Unis, sera réalisée moitié en cash, moitié en actions Rocket Lab, sur la base d’une valeur d’entreprise fixée à approximativement 8 milliards de dollars. La conclusion de la transaction est attendue mi-2027.

Rocket Lab s’offre une activité rentable

Un pied en Nouvelle-Zélande et l’autre aux États-Unis, Rocket Lab dispose pour mémoire d’un lanceur léger réutilisable déjà opérationnel, Electron. La société développe également depuis 2021 un lanceur de moyenne puissance, Neutron, qui devrait pouvoir emmener jusqu’à 13 tonnes de chargement en orbite basse et jusqu’à 1,5 tonne sur des vols longue distance vers Mars ou Vénus. Elle développe aussi Haste, un lanceur de test hypersonique.

En 2025, l’entreprise a affiché 602 millions de dollars de chiffre d’affaires, notamment grâce à onze missions Electron réussies. Le vol inaugural de Neutron est quant à lui programmé pour le dernier trimestre 2026. Soutenue par plusieurs grands contrats auprès d’agences états-uniennes, notamment dans la défense, Rocket Lab affiche un carnet de commandes de plus de 2 milliards de dollars.

L’entreprise reste toutefois structurellement déficitaire, par ses très importantes dépenses d’investissement requises pour le programme Neutron, entaché fin janvier par l’échec du test du réservoir destiné au premier étage de la fusée. Acquérir une activité déjà installée, à la rentabilité éprouvée, offre dans ce contexte des gages de confiance au marché.

Iridium a de son côté un profil radicalement différent : l’entreprise enregistre 872 millions de dollars de chiffre d’affaires en 2025. Sa croissance se révèle modérée (+ 5 % sur un an), mais son bilan est largement positif, avec une marge opérationnelle de 27 % et un résultat net de 114 millions de dollars sur l’année. L’entreprise exploite 66 satellites en opération, avec des services (IoT, voix et data, Direct-to-Device) distribués en direction de 2,55 millions de clients, notamment institutionnels. Elle dispose de revenus récurrents garantis, là où Rocket Lab dépend des campagnes de lancement décidées par ses clients et de la réussite de ses nouveaux programmes.

Un modèle intégré dans la foulée de Starlink

Rocket Lab ne cache pas son ambition de construire un modèle intégré d’accès à l’espace et de services associés, à l’image de ce que proposent Starlink et Amazon.

Outre sa propre constellation Starlink, l’entreprise d’Elon Musk a récemment acquis les fréquences d’Echostar avec le soutien de l’administration Trump, ce qui lui permet maintenant d’envisager de se lancer comme opérateur mobile aux États-Unis, tandis que le groupe de Jeff Bezos se prépare de son côté à mettre la main sur GlobalStar pour 11,57 milliards de dollars.

Rocket Lab se positionne dans le sillage de SpaceX et Amazon – capture d’écran extraite de sa présentation aux investisseurs

Avec Iridium, Rocket Lab s’offre à la fois une constellation en activité, mais aussi une bande de fréquences attribuée, grâce à laquelle l’entreprise estime être en mesure d’accélérer le déploiement de nouveaux services.

« En associant le riche héritage d’Iridium, son infrastructure fiable et son spectre très recherché aux vastes capacités de lancement et de fabrication éprouvées de Rocket Lab, nous sommes en mesure d’ouvrir des marchés entièrement nouveaux. Nous irons bien au-delà de la simple préservation de cet héritage ; nous allons le développer pour créer des applications spatiales de nouvelle génération et offrir des solutions très demandées à nos clients actuels et futurs », déclare Peter Beck, fondateur et CEO de Rocket Lab.

L’acquéreur indique avoir sécurisé les financements nécessaires à la réalisation de cet investissement, notamment via une ligne de crédit de 3,6 milliards de dollars souscrite chez Deutsche Bank et Wells Fargo.

« Il s’agit de notre entrée dans le marché des revenus récurrents des applications spatiales, mais ce n’est pas la ligne d’arrivée. Plutôt que de simplement poursuivre le développement du réseau Iridium, nous allons l’étendre pour conquérir des marchés inexploités et innover dans le domaine des services spatiaux », promet encore l’entreprise.

Rocket Lab s’offre Iridium et sa constellation pour accélérer dans les services spatiaux

30 juin 2026 à 07:46
À quand la fusion ArianeGroup Eutelsat ?
Rocket Lab s’offre Iridium et sa constellation pour accélérer dans les services spatiaux

Le fabricant de fusées Rocket Lab vient d’annoncer l’acquisition d’Iridium et de sa constellation de satellites pour environ 8 milliards de dollars. Rocket Lab entre ainsi de plain pied dans le monde des services de connectivité par satellite et se dote d’une activité rentable, qui la positionne comme une alternative aux acteurs déjà intégrés que sont SpaceX (avec Starlink et Echostar) et Amazon (via Globalstar).

Accéder à l’espace, c’est bien. Y déployer des services commerciaux, c’est plus rentable : telle est en substance la promesse formulée par Rocket Lab, qui a annoncé, lundi 29 juin, l’acquisition d’Iridium et de sa constellation de satellites en orbite basse. L’opération, soumise à l’approbation des autorités compétentes, dont la FCC aux États-Unis, sera réalisée moitié en cash, moitié en actions Rocket Lab, sur la base d’une valeur d’entreprise fixée à approximativement 8 milliards de dollars. La conclusion de la transaction est attendue mi-2027.

Rocket Lab s’offre une activité rentable

Un pied en Nouvelle-Zélande et l’autre aux États-Unis, Rocket Lab dispose pour mémoire d’un lanceur léger réutilisable déjà opérationnel, Electron. La société développe également depuis 2021 un lanceur de moyenne puissance, Neutron, qui devrait pouvoir emmener jusqu’à 13 tonnes de chargement en orbite basse et jusqu’à 1,5 tonne sur des vols longue distance vers Mars ou Vénus. Elle développe aussi Haste, un lanceur de test hypersonique.

En 2025, l’entreprise a affiché 602 millions de dollars de chiffre d’affaires, notamment grâce à onze missions Electron réussies. Le vol inaugural de Neutron est quant à lui programmé pour le dernier trimestre 2026. Soutenue par plusieurs grands contrats auprès d’agences états-uniennes, notamment dans la défense, Rocket Lab affiche un carnet de commandes de plus de 2 milliards de dollars.

L’entreprise reste toutefois structurellement déficitaire, par ses très importantes dépenses d’investissement requises pour le programme Neutron, entaché fin janvier par l’échec du test du réservoir destiné au premier étage de la fusée. Acquérir une activité déjà installée, à la rentabilité éprouvée, offre dans ce contexte des gages de confiance au marché.

Iridium a de son côté un profil radicalement différent : l’entreprise enregistre 872 millions de dollars de chiffre d’affaires en 2025. Sa croissance se révèle modérée (+ 5 % sur un an), mais son bilan est largement positif, avec une marge opérationnelle de 27 % et un résultat net de 114 millions de dollars sur l’année. L’entreprise exploite 66 satellites en opération, avec des services (IoT, voix et data, Direct-to-Device) distribués en direction de 2,55 millions de clients, notamment institutionnels. Elle dispose de revenus récurrents garantis, là où Rocket Lab dépend des campagnes de lancement décidées par ses clients et de la réussite de ses nouveaux programmes.

Un modèle intégré dans la foulée de Starlink

Rocket Lab ne cache pas son ambition de construire un modèle intégré d’accès à l’espace et de services associés, à l’image de ce que proposent Starlink et Amazon.

Outre sa propre constellation Starlink, l’entreprise d’Elon Musk a récemment acquis les fréquences d’Echostar avec le soutien de l’administration Trump, ce qui lui permet maintenant d’envisager de se lancer comme opérateur mobile aux États-Unis, tandis que le groupe de Jeff Bezos se prépare de son côté à mettre la main sur GlobalStar pour 11,57 milliards de dollars.

Rocket Lab se positionne dans le sillage de SpaceX et Amazon – capture d’écran extraite de sa présentation aux investisseurs

Avec Iridium, Rocket Lab s’offre à la fois une constellation en activité, mais aussi une bande de fréquences attribuée, grâce à laquelle l’entreprise estime être en mesure d’accélérer le déploiement de nouveaux services.

« En associant le riche héritage d’Iridium, son infrastructure fiable et son spectre très recherché aux vastes capacités de lancement et de fabrication éprouvées de Rocket Lab, nous sommes en mesure d’ouvrir des marchés entièrement nouveaux. Nous irons bien au-delà de la simple préservation de cet héritage ; nous allons le développer pour créer des applications spatiales de nouvelle génération et offrir des solutions très demandées à nos clients actuels et futurs », déclare Peter Beck, fondateur et CEO de Rocket Lab.

L’acquéreur indique avoir sécurisé les financements nécessaires à la réalisation de cet investissement, notamment via une ligne de crédit de 3,6 milliards de dollars souscrite chez Deutsche Bank et Wells Fargo.

« Il s’agit de notre entrée dans le marché des revenus récurrents des applications spatiales, mais ce n’est pas la ligne d’arrivée. Plutôt que de simplement poursuivre le développement du réseau Iridium, nous allons l’étendre pour conquérir des marchés inexploités et innover dans le domaine des services spatiaux », promet encore l’entreprise.

☕️ Apple corrige 32 failles de sécurité avec iOS 26.5.2

30 juin 2026 à 05:59


Apple a publié lundi 29 juin une mise à jour de sécurité destinée à ses iPhone et iPad. Estampillée 26.5.2, cette nouvelle mouture d’iOS et d’iPadOS intervient pour corriger un total de 32 failles de sécurité.

Dans le lot, 25 sont relatives à Webkit, le moteur qui sous-tend le fonctionnement du navigateur Safari, avec des risques de confusion de type, d’écriture/accès hors limites, et plusieurs problèmes de cross-origin permettant l’exfiltration de données.

Trois des CVE (Common Vulnerability and Exposure) publiées concernent le noyau, avec des vulnérabilités présentées comme capables d’entraîner une corruption de la mémoire vive ou un plantage pur et simple de l’appareil. Deux autres affectent l’implémentation de la bibliothèque libxslt au sein d’iOS, avec là aussi la possibilité de provoquer un crash du système grâce à l’injection de contenu malveillant.

Apple a publié iOS 26.5.2 le lundi 29 juin

Les différentes vulnérabilités corrigées concernent la majorité des appareils compatibles avec iOS 26.5, soit les terminaux commercialisés à partir des iPhone 11, iPad Pro 12,9 pouces de troisième génération et iPad Pro 11 pouces, iPad 8, iPad mini 5, ou iPad Air 3.

Apple ne précise pas, dans son bulletin de sécurité, si certaines de ces vulnérabilités ont donné lieu à des attaques identifiées. L’entreprise souligne cependant que plusieurs de ces CVE ont été découvertes à l’aide d’outils d’IA générative. Trois d’entre elles mentionnent ainsi OpenAI Codex Security dans leurs crédits, tandis que deux autres ont impliqué respectivement Claude (Anthropic) et GLM (Z.AI).

Alors qu’Apple travaille actuellement à iOS 26.6, sa prochaine mise à jour fonctionnelle, les possibilités liées à l’IA générative semblent avoir contribué à accélérer la publication de cette mise à jour. « L’entreprise a déclaré à Reuters lundi qu’elle s’adaptait à une réalité : compte tenu de la capacité de l’intelligence artificielle à accélérer la création d’outils de piratage malveillants, elle devait réduire le délai entre la publication initiale des mises à jour et leur mise à disposition des clients », rapporte l’agence de presse.

☕️ Apple corrige 32 failles de sécurité avec iOS 26.5.2

30 juin 2026 à 05:59


Apple a publié lundi 29 juin une mise à jour de sécurité destinée à ses iPhone et iPad. Estampillée 26.5.2, cette nouvelle mouture d’iOS et d’iPadOS intervient pour corriger un total de 32 failles de sécurité.

Dans le lot, 25 sont relatives à Webkit, le moteur qui sous-tend le fonctionnement du navigateur Safari, avec des risques de confusion de type, d’écriture/accès hors limites, et plusieurs problèmes de cross-origin permettant l’exfiltration de données.

Trois des CVE (Common Vulnerability and Exposure) publiées concernent le noyau, avec des vulnérabilités présentées comme capables d’entraîner une corruption de la mémoire vive ou un plantage pur et simple de l’appareil. Deux autres affectent l’implémentation de la bibliothèque libxslt au sein d’iOS, avec là aussi la possibilité de provoquer un crash du système grâce à l’injection de contenu malveillant.

Apple a publié iOS 26.5.2 le lundi 29 juin

Les différentes vulnérabilités corrigées concernent la majorité des appareils compatibles avec iOS 26.5, soit les terminaux commercialisés à partir des iPhone 11, iPad Pro 12,9 pouces de troisième génération et iPad Pro 11 pouces, iPad 8, iPad mini 5, ou iPad Air 3.

Apple ne précise pas, dans son bulletin de sécurité, si certaines de ces vulnérabilités ont donné lieu à des attaques identifiées. L’entreprise souligne cependant que plusieurs de ces CVE ont été découvertes à l’aide d’outils d’IA générative. Trois d’entre elles mentionnent ainsi OpenAI Codex Security dans leurs crédits, tandis que deux autres ont impliqué respectivement Claude (Anthropic) et GLM (Z.AI).

Alors qu’Apple travaille actuellement à iOS 26.6, sa prochaine mise à jour fonctionnelle, les possibilités liées à l’IA générative semblent avoir contribué à accélérer la publication de cette mise à jour. « L’entreprise a déclaré à Reuters lundi qu’elle s’adaptait à une réalité : compte tenu de la capacité de l’intelligence artificielle à accélérer la création d’outils de piratage malveillants, elle devait réduire le délai entre la publication initiale des mises à jour et leur mise à disposition des clients », rapporte l’agence de presse.

Reçu — 29 juin 2026 Actualités numériques

☕️ Panne de grande ampleur sur le réseau mobile Orange [MàJ]

29 juin 2026 à 12:01


[Mise à jour, lundi 29 juin, 14 heures] Orange a signalé le rétablissement progressif de son réseau mobile à 12h37. « Les réseaux 4G et 5G pour certains clients grand public et entreprise ont été perturbés, avec des difficultés ponctuelles de connexion, sans coupure totale de service. La situation sur la 4G et la 5G est désormais revenue à la normale depuis 11 h », a annoncé l’opérateur sur X. Orange n’a pour l’instant donné aucune information précise ou à caractère technique sur la nature de cet incident.

[Publication initiale, lundi 29 juin, 9h11] De nombreux clients mobiles d’Orange et de sa marque Sosh signalent des difficultés d’accès au réseau mobile lundi matin. Des témoignages affluent de toute la France sur les réseaux sociaux. L’opérateur a confirmé un incident technique peu avant 9 heures par l’intermédiaire de son compte X.

« Depuis ce matin, un incident technique affecte une partie des services mobiles d’Orange, avec des perturbations sur la 4G, la 5G, le roaming ainsi que certains services destinés aux entreprises. Les équipes techniques sont pleinement mobilisées pour analyser la situation et rétablir le service au plus vite. Orange présente ses excuses auprès des clients concernés ».

Le marché entreprises semble effectivement ne pas avoir été épargné. Sur une liste de diffusion spécialisée, le DSI d’une grande entreprise signale ainsi une indisponibilité à l’échelle des 3 500 lignes mobiles de son parc. Nous avons de notre côté observé une coupure totale de l’accès mobile à partir de 8h10 dans la région de Bordeaux sur deux lignes, avec un retour de la 3G peu avant 9 heures. Une autre ligne située aux alentours de Grenoble disposait quant à elle d’un accès 5G fonctionnel sur la période. L’incident semble donc avoir une portée nationale, mais sans affecter l’intégralité du réseau de l’opérateur.

Orange a confirmé un incident technique à 8h51 lundi matin

La carte dédiée au suivi des incidents réseau chez Orange retournait elle aussi un message d’erreur vers 9 heures, conséquence possible d’un afflux inhabituel de requête.

Message d’erreur rencontré sur iOS alors que l’appareil affiche une connexion 3G – capture d’écran Next

Nous mettrons à jour cette actu si de nouveaux éléments font surface.

☕️ Panne de grande ampleur sur le réseau mobile Orange [MàJ]

29 juin 2026 à 12:01


[Mise à jour, lundi 29 juin, 14 heures] Orange a signalé le rétablissement progressif de son réseau mobile à 12h37. « Les réseaux 4G et 5G pour certains clients grand public et entreprise ont été perturbés, avec des difficultés ponctuelles de connexion, sans coupure totale de service. La situation sur la 4G et la 5G est désormais revenue à la normale depuis 11 h », a annoncé l’opérateur sur X. Orange n’a pour l’instant donné aucune information précise ou à caractère technique sur la nature de cet incident.

[Publication initiale, lundi 29 juin, 9h11] De nombreux clients mobiles d’Orange et de sa marque Sosh signalent des difficultés d’accès au réseau mobile lundi matin. Des témoignages affluent de toute la France sur les réseaux sociaux. L’opérateur a confirmé un incident technique peu avant 9 heures par l’intermédiaire de son compte X.

« Depuis ce matin, un incident technique affecte une partie des services mobiles d’Orange, avec des perturbations sur la 4G, la 5G, le roaming ainsi que certains services destinés aux entreprises. Les équipes techniques sont pleinement mobilisées pour analyser la situation et rétablir le service au plus vite. Orange présente ses excuses auprès des clients concernés ».

Le marché entreprises semble effectivement ne pas avoir été épargné. Sur une liste de diffusion spécialisée, le DSI d’une grande entreprise signale ainsi une indisponibilité à l’échelle des 3 500 lignes mobiles de son parc. Nous avons de notre côté observé une coupure totale de l’accès mobile à partir de 8h10 dans la région de Bordeaux sur deux lignes, avec un retour de la 3G peu avant 9 heures. Une autre ligne située aux alentours de Grenoble disposait quant à elle d’un accès 5G fonctionnel sur la période. L’incident semble donc avoir une portée nationale, mais sans affecter l’intégralité du réseau de l’opérateur.

Orange a confirmé un incident technique à 8h51 lundi matin

La carte dédiée au suivi des incidents réseau chez Orange retournait elle aussi un message d’erreur vers 9 heures, conséquence possible d’un afflux inhabituel de requête.

Message d’erreur rencontré sur iOS alors que l’appareil affiche une connexion 3G – capture d’écran Next

Nous mettrons à jour cette actu si de nouveaux éléments font surface.

Reçu — 26 juin 2026 Actualités numériques

☕️ SpaceX envisagerait de se lancer comme opérateur mobile aux États-Unis

26 juin 2026 à 08:53


SpaceX aurait dans ses cartons le projet de lancer une offre de téléphonie mobile grand public aux États-Unis. Cette dernière s’appuierait en partie sur les constellations de satellites déjà déployées pour les services de connectivité Starlink, mais elle devrait aussi motiver la création (ou l’acquisition) d’une infrastructure dédiée au sol. La mise en place d’une telle offre positionnerait l’entreprise d’Elon Musk comme un concurrent direct d’opérateurs tels que T-Mobile, qui fait aujourd’hui appel à ses services pour la partie satellite.

Le lancement de cette offre de téléphonie mobile aurait été évoqué par Gwynne Shotwell, la présidente de SpaceX, lors de certaines rencontres avec les investisseurs organisées pendant la tournée de préparation de l’introduction en bourse du 12 juin dernier. L’information, révélée vendredi 26 juin par le Financial Times, n’a pas été confirmée par l’entreprise, mais le quotidien britannique affirme avoir eu confirmation de ces déclarations par quatre personnes proches du dossier.

L’hypothèse n’est pas anodine, particulièrement dans le contexte d’une introduction en bourse. Starlink représente déjà une part significative de l’activité totale de SpaceX, avec 11,387 milliards de dollars de chiffre d’affaires, 7,168 milliards de dollars d’EBITDA et 4,423 milliards de dollars de résultat opérationnel sur l’année 2025.

Illustration : Flock

Mais cette activité, réalisée à l’échelle de 150 pays, pèse encore bien peu par rapport au marché états-unien des communications mobiles. Les trois grands opérateurs du secteur (AT&T, Verizon et T-Mobile) totalisent en effet près de 352 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2025, auxquels s’ajoutent les revenus réalisés par les opérateurs virtuels (MVNO). Bien que le marché soit considéré comme saturé, une offre accueillie comme agressive ou innovante permettrait sans doute à SpaceX de conquérir des clients.

Renforcer les possibilités offertes par Starlink fait effectivement partie des promesses formulées par SpaceX dans son prospectus boursier, mais les allusions au sujet ont sans doute été éclipsées par les déclarations relatives aux datacenters dans l’espace ou à la conquête de Mars.

« Bien que nous nous attendions à ce que le service Starlink Mobile ait aujourd’hui un impact particulier sur les clients des zones reculées non couvertes par les réseaux mobiles terrestres (…) nous nous efforcerons d’offrir l’expérience de connectivité privilégiée à nos clients, quel que soit leur emplacement, en zone rurale, périurbaine ou urbaine », écrit notamment Starlink.

« La nouvelle génération de satellites Starlink Mobile, associée à notre récent achat de spectre sans fil auprès d’EchoStar, est conçue pour fournir une connectivité à haut débit et à faible latence directement aux appareils des utilisateurs finaux, offrant ainsi une solution de connectivité équivalente aux réseaux mobiles terrestres », poursuit l’entreprise.

L’occasion a peut-être fait le larron : rappelons en effet que SpaceX a pu mettre la main, fin 2025, sur un lot de fréquences dans la bande des 2 GHz auprès de l’opérateur Echostar pour environ 17 milliards de dollars. L’entreprise d’Elon Musk avait été bien aidée, à l’époque, par la FCC et par Donald Trump, qui avait lui-même exhorté Echostar à vendre une partie du spectre qui lui avait été alloué. Une nouvelle plage de fréquences avait d’ailleurs été cédée à SpaceX quelques semaines plus tard, pour 2,6 milliards de dollars supplémentaires.

☕️ SpaceX envisagerait de se lancer comme opérateur mobile aux États-Unis

26 juin 2026 à 08:53


SpaceX aurait dans ses cartons le projet de lancer une offre de téléphonie mobile grand public aux États-Unis. Cette dernière s’appuierait en partie sur les constellations de satellites déjà déployées pour les services de connectivité Starlink, mais elle devrait aussi motiver la création (ou l’acquisition) d’une infrastructure dédiée au sol. La mise en place d’une telle offre positionnerait l’entreprise d’Elon Musk comme un concurrent direct d’opérateurs tels que T-Mobile, qui fait aujourd’hui appel à ses services pour la partie satellite.

Le lancement de cette offre de téléphonie mobile aurait été évoqué par Gwynne Shotwell, la présidente de SpaceX, lors de certaines rencontres avec les investisseurs organisées pendant la tournée de préparation de l’introduction en bourse du 12 juin dernier. L’information, révélée vendredi 26 juin par le Financial Times, n’a pas été confirmée par l’entreprise, mais le quotidien britannique affirme avoir eu confirmation de ces déclarations par quatre personnes proches du dossier.

L’hypothèse n’est pas anodine, particulièrement dans le contexte d’une introduction en bourse. Starlink représente déjà une part significative de l’activité totale de SpaceX, avec 11,387 milliards de dollars de chiffre d’affaires, 7,168 milliards de dollars d’EBITDA et 4,423 milliards de dollars de résultat opérationnel sur l’année 2025.

Illustration : Flock

Mais cette activité, réalisée à l’échelle de 150 pays, pèse encore bien peu par rapport au marché états-unien des communications mobiles. Les trois grands opérateurs du secteur (AT&T, Verizon et T-Mobile) totalisent en effet près de 352 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2025, auxquels s’ajoutent les revenus réalisés par les opérateurs virtuels (MVNO). Bien que le marché soit considéré comme saturé, une offre accueillie comme agressive ou innovante permettrait sans doute à SpaceX de conquérir des clients.

Renforcer les possibilités offertes par Starlink fait effectivement partie des promesses formulées par SpaceX dans son prospectus boursier, mais les allusions au sujet ont sans doute été éclipsées par les déclarations relatives aux datacenters dans l’espace ou à la conquête de Mars.

« Bien que nous nous attendions à ce que le service Starlink Mobile ait aujourd’hui un impact particulier sur les clients des zones reculées non couvertes par les réseaux mobiles terrestres (…) nous nous efforcerons d’offrir l’expérience de connectivité privilégiée à nos clients, quel que soit leur emplacement, en zone rurale, périurbaine ou urbaine », écrit notamment Starlink.

« La nouvelle génération de satellites Starlink Mobile, associée à notre récent achat de spectre sans fil auprès d’EchoStar, est conçue pour fournir une connectivité à haut débit et à faible latence directement aux appareils des utilisateurs finaux, offrant ainsi une solution de connectivité équivalente aux réseaux mobiles terrestres », poursuit l’entreprise.

L’occasion a peut-être fait le larron : rappelons en effet que SpaceX a pu mettre la main, fin 2025, sur un lot de fréquences dans la bande des 2 GHz auprès de l’opérateur Echostar pour environ 17 milliards de dollars. L’entreprise d’Elon Musk avait été bien aidée, à l’époque, par la FCC et par Donald Trump, qui avait lui-même exhorté Echostar à vendre une partie du spectre qui lui avait été alloué. Une nouvelle plage de fréquences avait d’ailleurs été cédée à SpaceX quelques semaines plus tard, pour 2,6 milliards de dollars supplémentaires.

☕️ Google Finance se dote enfin d’une app mobile, nourrie à l’IA générative

26 juin 2026 à 06:32


Vingt ans après l’ouverture du service Google Finance, le moteur de recherche annonce coup sur coup le déploiement d’une nouvelle interface de gestion des portefeuilles boursiers et l’arrivée d’une application mobile dédiée. Celle-ci n’est pour l’instant proposée que sur Android, mais le moteur de recherche indique qu’une déclinaison iOS sortira d’ici la fin 2026. Le service Web comme l’application, conçus pour fonctionner en adéquation, s’appuient (sans surprise) sur de nouvelles fonctionnalités exploitant les IA génératives maison.

À l’instar de son grand concurrent Yahoo Finance, le service de Google propose pour mémoire un outil de suivi des marchés avec création de listes personnalisées, et suggestions de corrélations entre l’actualité du moment et l’évolution des cours. La firme de Mountain View y ajoute désormais la constitution d’un portefeuille boursier personnel, soit en entrant chacune des valeurs et sa date d’achat, soit en important un PDF ou un CSV issu du fournisseur de services boursiers de l’utilisateur. Contrairement à des applications spécialisées payantes comme Finary, Google ne va donc pas jusqu’à proposer une actualisation automatique du portefeuille via API.

Elle s’engage sur la confidentialité des données ainsi confiées : « Les données de votre portfolio restent confidentielles. Veuillez noter que Google ne conserve aucun fichier ni aucune image que vous téléversez. Vous gardez le contrôle total et pouvez modifier ou supprimer les données de votre portfolio à tout moment ».

Le tout a vocation à être enrichi de conseils personnalisés. « Une fois votre portefeuille mis en place, il est facile d’approfondir l’analyse grâce à l’outil de recherche. Essayez de poser des questions telles que : « Quels secteurs sont actuellement sous-représentés dans mon portefeuille ? » ou « Quel est l’impact de ma répartition en titres à revenu fixe sur mon potentiel de croissance à long terme ? » », illustre Google.


Google Finance peut également être programmé pour la génération d’analyses récurrentes (une veille quotidienne sur une liste de valeurs ou sur les dernières évolutions du marché des cryptomonnaies par exemple). Les contenus ainsi générés par IA seront ensuite poussés sous forme de notifications dans l’application mobile associée.

Dans son billet d’annonce, Google décrit simplement ces nouvelles possibilités, sans évoquer les limitations inhérentes à l’IA générative. Il faut se tourner vers les pages de documentation pour trouver les avertissements de rigueur. « L’IA peut commettre des erreurs. Vérifiez toujours les données financières de manière indépendante et consultez un conseiller financier agréé ou un professionnel avant de prendre toute décision d’investissement », y écrit par exemple l’entreprise.

Outre ces fonctions de gestion des finances personnelles, le service devrait également s’enrichir d’un système d’alerte permettant de suivre en direct ou de retrouver les présentations des résultats financiers d’entreprises cotées, à l’image de ce que propose l’application Quartr.

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