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Reçu — 19 août 2026 Actualités numériques

☕️ OpenAI va ouvrir la publicité dans ChatGPT en France et en Europe

19 août 2026 à 15:42


La semaine prochaine, la version gratuite de ChatGPT et la déclinaison Go à 8 euros par mois afficheront de la publicité en France, en Belgique, en Allemagne, en Italie et dans 31 pays européens. Les abonnés Plus, Pro et Enterprise seront épargnés. Le programme, lancé début février, a débuté par les États-Unis puis s’est étendu au Canada, au Royaume-Uni, au Brésil et au Japon.

OpenAI, qui a donné à Adweek quelques détails sur l’ouverture européenne du programme, affirme que 20 % du milliard d’utilisateurs hebdomadaires de ChatGPT ont une « intention commerciale ». Un argument qui fait mouche auprès des annonceurs. Depuis le mois d’août, les revenus tirés de cette activité publicitaire ont progressé de 25 %, a aussi indiqué Colin Fleming, directeur marketing B2B de l’entreprise depuis trois mois.

Image : OpenAI

Évidemment, on ne connait pas le montant de départ, ce qui relativise la performance. Néanmoins, Sarah Friar, la directrice financière d’OpenAI, aurait déclaré à des investisseurs que la publicité approcherait désormais un rythme annualisé de 1 milliard de dollars. C’est beaucoup dans l’absolu, moins quand on compare ce chiffre aux quelque 40 milliards de revenus annualisés auxquels tournerait actuellement OpenAI. Mais il faut bien commencer quelque part.

Toujours dans le registre de la publicité, OpenAI veut s’appuyer sur ses propres technologies pour personnaliser les campagnes marketing en fonction des marchés et de la clientèle visée. « La possibilité de créer des publicités différentes en fonction de la localisation n’est, selon nous, qu’un aperçu de ce que cette technologie peut permettre », a précisé Colin Fleming.

L’entreprise aurait généré un chiffre d’affaires de 6,7 milliards de dollars durant le second trimestre, d’après des indiscrétions du Wall Street Journal. C’est 1 milliard de plus qu’au premier trimestre (+ 18 %). À comparer avec les 11,6 milliards réalisés par Anthropic sur la même période, une première. Le rival aurait même enregistré un bénéfice d’exploitation de 559 millions.

De son côté, OpenAI serait très loin du vert ; la marge opérationnelle se serait même dégradée, repoussant l’hypothèse de rentabilité en mirage lointain, alors que l’introduction en Bourse se profile pour les deux entreprises IA.

☕️ OpenAI va ouvrir la publicité dans ChatGPT en France et en Europe

19 août 2026 à 15:42


La semaine prochaine, la version gratuite de ChatGPT et la déclinaison Go à 8 euros par mois afficheront de la publicité en France, en Belgique, en Allemagne, en Italie et dans 31 pays européens. Les abonnés Plus, Pro et Enterprise seront épargnés. Le programme, lancé début février, a débuté par les États-Unis puis s’est étendu au Canada, au Royaume-Uni, au Brésil et au Japon.

OpenAI, qui a donné à Adweek quelques détails sur l’ouverture européenne du programme, affirme que 20 % du milliard d’utilisateurs hebdomadaires de ChatGPT ont une « intention commerciale ». Un argument qui fait mouche auprès des annonceurs. Depuis le mois d’août, les revenus tirés de cette activité publicitaire ont progressé de 25 %, a aussi indiqué Colin Fleming, directeur marketing B2B de l’entreprise depuis trois mois.

Image : OpenAI

Évidemment, on ne connait pas le montant de départ, ce qui relativise la performance. Néanmoins, Sarah Friar, la directrice financière d’OpenAI, aurait déclaré à des investisseurs que la publicité approcherait désormais un rythme annualisé de 1 milliard de dollars. C’est beaucoup dans l’absolu, moins quand on compare ce chiffre aux quelque 40 milliards de revenus annualisés auxquels tournerait actuellement OpenAI. Mais il faut bien commencer quelque part.

Toujours dans le registre de la publicité, OpenAI veut s’appuyer sur ses propres technologies pour personnaliser les campagnes marketing en fonction des marchés et de la clientèle visée. « La possibilité de créer des publicités différentes en fonction de la localisation n’est, selon nous, qu’un aperçu de ce que cette technologie peut permettre », a précisé Colin Fleming.

L’entreprise aurait généré un chiffre d’affaires de 6,7 milliards de dollars durant le second trimestre, d’après des indiscrétions du Wall Street Journal. C’est 1 milliard de plus qu’au premier trimestre (+ 18 %). À comparer avec les 11,6 milliards réalisés par Anthropic sur la même période, une première. Le rival aurait même enregistré un bénéfice d’exploitation de 559 millions.

De son côté, OpenAI serait très loin du vert ; la marge opérationnelle se serait même dégradée, repoussant l’hypothèse de rentabilité en mirage lointain, alors que l’introduction en Bourse se profile pour les deux entreprises IA.

GTA 6 : derrière la fuite, un groupe qui dit vouloir « protéger » les joueurs

19 août 2026 à 14:43
Grand Theft Arnaque
GTA 6 : derrière la fuite, un groupe qui dit vouloir « protéger » les joueurs

Le « large aperçu » de GTA 6 qui sera diffusé en exclusivité sur Netflix le 27 août marquera le lancement de la campagne marketing du plus grand événement vidéo-ludique de l’année auprès du grand public (les joueurs sont sur le qui-vive depuis des mois !). Hélas pour le studio Rockstar et son éditeur Take-Two, une partie de la surprise a été gâchée par la fuite de plusieurs vidéos. Le groupe à l’origine de cette fuite dénonce les éditeurs qui « tuent » les jeux. Le mouvement Stop Killing Games ne veut pas être mêlé, de près ou de loin, à ce piratage.

Branle-bas de combat chez les joueurs curieux. Depuis ce mardi 18 août circulent deux vidéos supposées de gameplay de GTA 6, ainsi que la carte du jeu. Ces documents n’ont pas été authentifiés par Rockstar ou Take-Two, mais les deux entreprises font activement la chasse aux fuites, en réclamant la suppression des vidéos partout où elles peuvent apparaitre. Internet n’oubliant jamais, il est toujours possible de les visionner en fouillant un peu.

La « guerre » aux éditeurs

Cette fuite tombe bien mal, puisque Netflix diffusera le 27 août un large aperçu du jeu qui devrait être consacré, en bonne partie, à son gameplay. Les deux bandes-annonces proposées ces derniers mois ne disent rien de la manière dont le jeu fonctionne – même si la formule est désormais bien connue. La vidéo sera proposée en exclusivité aux abonnés de la plateforme, mais elle sera mise en ligne six heures plus tard sur YouTube. Le jeu sortira le 19 novembre sur PS5 et Xbox Series S/X.

Rockstar n’avait certainement aucune envie de voir sa surprise gâchée par des fuites intempestives. Le groupe à l’origine de la diffusion de ces documents, CyberLeek, n’a pas manqué d’intégrer aux vidéos son logo, des URL et une pub pour une crypto maison. L’argent collecté par ce biais servira à un « projet secret ». « Que les choses soient parfaitement claires », expliquent les pirates dans leur manifeste, « il ne s’agit pas d’une opération destinée à soutirer de l’argent. » On respire, ce n’est donc pas une escroquerie (ou peut-être bien que si !).

« Les fonds servent à financer l’infrastructure nécessaire pour frapper, ainsi que les mesures de sécurité et de protection indispensables pour résister aux inévitables contre-attaques des entreprises. » CyberLeek dit en effet mener une « guerre » contre les éditeurs qui « vendent des licences et appellent cela des achats » : ces derniers sont accusés de vendre des jeux inachevés, de verrouiller du contenu présent sur les supports physiques (« [ils] appellent cela des DLC »), et d’avoir des pratiques hostiles envers les consommateurs.

Le groupe promet de s’attaquer à tous les éditeurs qui ne respecteraient pas des engagements sur la vente de « faux DLC », sur les précommandes numériques jugées nuisibles, et sur la préservation du contenu solo. La majeure partie des éditeurs sont concernés. « Si CyberLeek peut atteindre Rockstar, personne n’est à l’abri », menace t-il.

Stop Killing Games ne veut pas être impliqué

GTA 6 sera vendu en dématérialisé évidemment, mais il y aura aussi une version « boîte »… qui ne contiendra qu’un code à saisir dans la boutique de sa console. Le petit monde du jeu vidéo est aussi toujours secoué par la décision de Sony d’abandonner les supports physiques pour les jeux PlayStation en janvier 2028.

La colère est toujours vive chez de nombreux joueurs, mais pour autant faut-il en venir à de telles extrémités ? Ce d’autant que cette fuite pourrait bien n’être qu’une bête arnaque à la crypto maquillée derrière une cause autrement plus sérieuse : celle de la préservation des jeux et des droits des consommateurs. Mais les militants qui travaillent depuis des années sur le sujet n’ont aucune envie de voir leur combat associé aux méthodes de CyberLeek.

C’est le cas de Stop Killing Games (SKG), qui n’est pas cité nommément dans le manifeste, mais qui est le mouvement le plus visible sur le sujet. Il a posté sur Reddit un message pour prendre clairement ses distances avec CyberLeek. « Le groupe [CyberLeek] utilise cette fuite pour promouvoir un memecoin, en ajoutant aux vidéos des liens et des QR codes vers une cryptomonnaie et en demandant aux internautes de payer pour en voir davantage. »

SKG recommande de « ne pas envoyer d’argent à ces gens » : « C’est illégal et, très franchement, nous compatissons avec toutes les personnes chez Rockstar qui doivent une nouvelle fois traverser ce genre d’épreuve ». GTA 6 avait déjà fait l’objet d’une fuite majeure en 2022, « la personne (…) a fait l’objet d’un placement à durée indéterminée dans un établissement hospitalier », rappelle le mouvement.

Les joueurs devraient plutôt canaliser leur frustration vers « quelque chose de constructif », car aider ces pirates est « destructeur et n’aide personne ; pire encore, cela risque de ternir la réputation de nos communautés et de réduire nos chances d’obtenir des changements ». Rockstar ou Take-Two n’ont pas commenté.

GTA 6 : derrière la fuite, un groupe qui dit vouloir « protéger » les joueurs

19 août 2026 à 14:43
Grand Theft Arnaque
GTA 6 : derrière la fuite, un groupe qui dit vouloir « protéger » les joueurs

Le « large aperçu » de GTA 6 qui sera diffusé en exclusivité sur Netflix le 27 août marquera le lancement de la campagne marketing du plus grand événement vidéo-ludique de l’année auprès du grand public (les joueurs sont sur le qui-vive depuis des mois !). Hélas pour le studio Rockstar et son éditeur Take-Two, une partie de la surprise a été gâchée par la fuite de plusieurs vidéos. Le groupe à l’origine de cette fuite dénonce les éditeurs qui « tuent » les jeux. Le mouvement Stop Killing Games ne veut pas être mêlé, de près ou de loin, à ce piratage.

Branle-bas de combat chez les joueurs curieux. Depuis ce mardi 18 août circulent deux vidéos supposées de gameplay de GTA 6, ainsi que la carte du jeu. Ces documents n’ont pas été authentifiés par Rockstar ou Take-Two, mais les deux entreprises font activement la chasse aux fuites, en réclamant la suppression des vidéos partout où elles peuvent apparaitre. Internet n’oubliant jamais, il est toujours possible de les visionner en fouillant un peu.

La « guerre » aux éditeurs

Cette fuite tombe bien mal, puisque Netflix diffusera le 27 août un large aperçu du jeu qui devrait être consacré, en bonne partie, à son gameplay. Les deux bandes-annonces proposées ces derniers mois ne disent rien de la manière dont le jeu fonctionne – même si la formule est désormais bien connue. La vidéo sera proposée en exclusivité aux abonnés de la plateforme, mais elle sera mise en ligne six heures plus tard sur YouTube. Le jeu sortira le 19 novembre sur PS5 et Xbox Series S/X.

Rockstar n’avait certainement aucune envie de voir sa surprise gâchée par des fuites intempestives. Le groupe à l’origine de la diffusion de ces documents, CyberLeek, n’a pas manqué d’intégrer aux vidéos son logo, des URL et une pub pour une crypto maison. L’argent collecté par ce biais servira à un « projet secret ». « Que les choses soient parfaitement claires », expliquent les pirates dans leur manifeste, « il ne s’agit pas d’une opération destinée à soutirer de l’argent. » On respire, ce n’est donc pas une escroquerie (ou peut-être bien que si !).

« Les fonds servent à financer l’infrastructure nécessaire pour frapper, ainsi que les mesures de sécurité et de protection indispensables pour résister aux inévitables contre-attaques des entreprises. » CyberLeek dit en effet mener une « guerre » contre les éditeurs qui « vendent des licences et appellent cela des achats » : ces derniers sont accusés de vendre des jeux inachevés, de verrouiller du contenu présent sur les supports physiques (« [ils] appellent cela des DLC »), et d’avoir des pratiques hostiles envers les consommateurs.

Le groupe promet de s’attaquer à tous les éditeurs qui ne respecteraient pas des engagements sur la vente de « faux DLC », sur les précommandes numériques jugées nuisibles, et sur la préservation du contenu solo. La majeure partie des éditeurs sont concernés. « Si CyberLeek peut atteindre Rockstar, personne n’est à l’abri », menace t-il.

Stop Killing Games ne veut pas être impliqué

GTA 6 sera vendu en dématérialisé évidemment, mais il y aura aussi une version « boîte »… qui ne contiendra qu’un code à saisir dans la boutique de sa console. Le petit monde du jeu vidéo est aussi toujours secoué par la décision de Sony d’abandonner les supports physiques pour les jeux PlayStation en janvier 2028.

La colère est toujours vive chez de nombreux joueurs, mais pour autant faut-il en venir à de telles extrémités ? Ce d’autant que cette fuite pourrait bien n’être qu’une bête arnaque à la crypto maquillée derrière une cause autrement plus sérieuse : celle de la préservation des jeux et des droits des consommateurs. Mais les militants qui travaillent depuis des années sur le sujet n’ont aucune envie de voir leur combat associé aux méthodes de CyberLeek.

C’est le cas de Stop Killing Games (SKG), qui n’est pas cité nommément dans le manifeste, mais qui est le mouvement le plus visible sur le sujet. Il a posté sur Reddit un message pour prendre clairement ses distances avec CyberLeek. « Le groupe [CyberLeek] utilise cette fuite pour promouvoir un memecoin, en ajoutant aux vidéos des liens et des QR codes vers une cryptomonnaie et en demandant aux internautes de payer pour en voir davantage. »

SKG recommande de « ne pas envoyer d’argent à ces gens » : « C’est illégal et, très franchement, nous compatissons avec toutes les personnes chez Rockstar qui doivent une nouvelle fois traverser ce genre d’épreuve ». GTA 6 avait déjà fait l’objet d’une fuite majeure en 2022, « la personne (…) a fait l’objet d’un placement à durée indéterminée dans un établissement hospitalier », rappelle le mouvement.

Les joueurs devraient plutôt canaliser leur frustration vers « quelque chose de constructif », car aider ces pirates est « destructeur et n’aide personne ; pire encore, cela risque de ternir la réputation de nos communautés et de réduire nos chances d’obtenir des changements ». Rockstar ou Take-Two n’ont pas commenté.

Apple baisse ses commissions dans l’UE et fait la paix avec Bruxelles

19 août 2026 à 08:59
Finie la pomme de discorde
Apple baisse ses commissions dans l’UE et fait la paix avec Bruxelles

Après des années de dispute, Apple et la Commission européenne pourraient bien avoir enterré la hache de guerre sur une partie importante du dossier houleux du DMA. Le constructeur a en effet revu, une fois encore, les conditions commerciales applicables aux apps distribuées dans l’Union européenne. Et cette fois, c’est (semble-t-il) la bonne.

Après des circonvolutions dignes de la maison des fous des 12 Travaux d’Astérix, les conditions commerciales d’Apple pour les apps dans l’Union européenne ont fait l’objet d’un nouveau toilettage annoncé ce mardi 18 août par le constructeur. Les derniers changements, qui remontaient à juin 2025, n’avaient pas convaincu grand monde avec un système byzantin de commissions empilant frais d’acquisition, frais de service et Core Technology Commission (CTC).

La petite commission

Dans le détail, le nouveau modèle conserve une CTC de 5 % qui s’appliquera aux apps distribuées dans les boutiques alternative ou directement sur le web (jailbreak). Les développeurs et les boutiques auront la responsabilité de comptabiliser toutes les transactions réalisées avec un moyen de paiement alternatif et transmettre ces informations chaque mois à Apple.

Pour les applications qui envoient les utilisateurs vers un site ou une boutique externe pour finaliser un achat, la commission prélevée par Apple sera de 15 %. Les développeurs participants aux programmes (Small Business, Mini Apps Partner, Video Partner) devront verser 10 % de commission.

La commission sur les achats intégrés se montera à 20 % pour les transactions dans les applications qui utilisent des système de paiement alternatif à celui de l’App Store. Elle sera de 10 % pour les développeurs membres d’un des programmes ci-dessus. Enfin, pour les apps qui continuent d’utiliser uniquement le système de paiement de l’App Store, la commission est abaissée à 26 % (au lieu de 30 %), ou 15 % pour les développeurs des programmes de réduction.

Les applications pourront proposer des achats avec le système de l’App Store et/ou avec leur propre service. Une certaine marge de manœuvre est donnée aux développeurs pour intégrer les boutons d’achats, mais ils ne pourront pas faire n’importe quoi pour autant :

Les boutons d’achats alternatifs doivent être de la couleur principale de la marque ou de l’app.

Apple recommande d’utiliser des boutons et badges spécifiques pour les achats in-app qui passent par l’App Store. La créativité est même autorisée :

Les développeurs qui le souhaitent pourront donc n’être soumis qu’à une commission minimale de 5 % à verser à Apple. Ils devront ensuite payer les frais de transaction et gérer tout ce qui est TVA. C’est une des concessions importantes du constructeur, tout comme la possibilité de proposer des achats intégrés de l’App Store et alternatifs en même temps.

La paix des braves (?)

Apple et la Commission européenne ont également travaillé sur des mesures de protection des mineurs. Pour réduire les risques d’escroquerie, les apps de la catégorie Enfants et pour les moins de 13 ans ne devront pas contenir de liens vers des sites web pour finaliser une transaction. Les applications utilisées par les moins de 18 ans qui intègrent un système de paiement alternatif (ou renvoyant vers un site web pour effectuer une transaction) intégreront un contrôle parental : le parent ou le tuteur devra valider tout achat.

Enfin, Apple assouplit les critères pour opérer une boutique alternative dans l’Union européenne.

Ces nouvelles (nouvelles) modifications ont l’avantage de mettre fin aux « désaccords entre Apple et la Commission concernant les conditions commerciales et les modes de distribution alternatifs », explique l’entreprise. Les changements qui seront en vigueur le 1er octobre (les développeurs peuvent néanmoins accepter les conditions dès à présent) permettent enfin aux deux parties de fumer le calumet de la paix sur ce dossier.

La Commission se félicite ainsi des modifications apportées par Apple, « qui font suite à un dialogue étroit », indique un porte-parole à Bloomberg. Toutefois, le régulateur annonce aussi qu’il surveillera la mise en œuvre effective de ces changements.

Hasard du calendrier peut-être, ces nouvelles conditions interviennent à moins de deux semaines du remplacement de Tim Cook par John Ternus à la tête d’Apple. L’entreprise prépare les esprits à un recul des revenus de l’App Store, soumis à la pression des régulateurs partout dans le monde. Ces baisses de commission, également proposées aux États-Unis sur les achats externes, témoignent du changement forcé de modèle de la boutique.

Est-ce que pour autant tout est bien qui finit bien entre Apple et Bruxelles ? Cela reste à voir. Il n’est ainsi toujours pas question de proposer Siri AI sur iPhone et iPad dans l’UE dès cet automne, toujours à cause du DMA mais cette fois sur des questions d’interopérabilité…

Epic ne se satisfait pas des changements annoncés

Epic Games, engagé dans un long bras de fer juridique avec Apple, a rapidement réagi pour dénoncer l’accord annoncé :

« La loi dispose clairement qu’Apple doit autoriser les développeurs à proposer des liens vers des sites web pour les achats « gratuitement » et permettre une « utilisation effective » des plateformes concurrentes. Les conditions d’Apple violent délibérément la loi sur les marchés numériques. Si la Commission accepte ces conditions et abandonne les poursuites en cours, la loi sera vidée de sa substance et les consommateurs comme les développeurs ne bénéficieront pas des avantages qu’elle visait à apporter. »


Apple baisse ses commissions dans l’UE et fait la paix avec Bruxelles

19 août 2026 à 08:59
Finie la pomme de discorde
Apple baisse ses commissions dans l’UE et fait la paix avec Bruxelles

Après des années de dispute, Apple et la Commission européenne pourraient bien avoir enterré la hache de guerre sur une partie importante du dossier houleux du DMA. Le constructeur a en effet revu, une fois encore, les conditions commerciales applicables aux apps distribuées dans l’Union européenne. Et cette fois, c’est (semble-t-il) la bonne.

Après des circonvolutions dignes de la maison des fous des 12 Travaux d’Astérix, les conditions commerciales d’Apple pour les apps dans l’Union européenne ont fait l’objet d’un nouveau toilettage annoncé ce mardi 18 août par le constructeur. Les derniers changements, qui remontaient à juin 2025, n’avaient pas convaincu grand monde avec un système byzantin de commissions empilant frais d’acquisition, frais de service et Core Technology Commission (CTC).

La petite commission

Dans le détail, le nouveau modèle conserve une CTC de 5 % qui s’appliquera aux apps distribuées dans les boutiques alternative ou directement sur le web (jailbreak). Les développeurs et les boutiques auront la responsabilité de comptabiliser toutes les transactions réalisées avec un moyen de paiement alternatif et transmettre ces informations chaque mois à Apple.

Pour les applications qui envoient les utilisateurs vers un site ou une boutique externe pour finaliser un achat, la commission prélevée par Apple sera de 15 %. Les développeurs participants aux programmes (Small Business, Mini Apps Partner, Video Partner) devront verser 10 % de commission.

La commission sur les achats intégrés se montera à 20 % pour les transactions dans les applications qui utilisent des système de paiement alternatif à celui de l’App Store. Elle sera de 10 % pour les développeurs membres d’un des programmes ci-dessus. Enfin, pour les apps qui continuent d’utiliser uniquement le système de paiement de l’App Store, la commission est abaissée à 26 % (au lieu de 30 %), ou 15 % pour les développeurs des programmes de réduction.

Les applications pourront proposer des achats avec le système de l’App Store et/ou avec leur propre service. Une certaine marge de manœuvre est donnée aux développeurs pour intégrer les boutons d’achats, mais ils ne pourront pas faire n’importe quoi pour autant :

Les boutons d’achats alternatifs doivent être de la couleur principale de la marque ou de l’app.

Apple recommande d’utiliser des boutons et badges spécifiques pour les achats in-app qui passent par l’App Store. La créativité est même autorisée :

Les développeurs qui le souhaitent pourront donc n’être soumis qu’à une commission minimale de 5 % à verser à Apple. Ils devront ensuite payer les frais de transaction et gérer tout ce qui est TVA. C’est une des concessions importantes du constructeur, tout comme la possibilité de proposer des achats intégrés de l’App Store et alternatifs en même temps.

La paix des braves (?)

Apple et la Commission européenne ont également travaillé sur des mesures de protection des mineurs. Pour réduire les risques d’escroquerie, les apps de la catégorie Enfants et pour les moins de 13 ans ne devront pas contenir de liens vers des sites web pour finaliser une transaction. Les applications utilisées par les moins de 18 ans qui intègrent un système de paiement alternatif (ou renvoyant vers un site web pour effectuer une transaction) intégreront un contrôle parental : le parent ou le tuteur devra valider tout achat.

Enfin, Apple assouplit les critères pour opérer une boutique alternative dans l’Union européenne.

Ces nouvelles (nouvelles) modifications ont l’avantage de mettre fin aux « désaccords entre Apple et la Commission concernant les conditions commerciales et les modes de distribution alternatifs », explique l’entreprise. Les changements qui seront en vigueur le 1er octobre (les développeurs peuvent néanmoins accepter les conditions dès à présent) permettent enfin aux deux parties de fumer le calumet de la paix sur ce dossier.

La Commission se félicite ainsi des modifications apportées par Apple, « qui font suite à un dialogue étroit », indique un porte-parole à Bloomberg. Toutefois, le régulateur annonce aussi qu’il surveillera la mise en œuvre effective de ces changements.

Hasard du calendrier peut-être, ces nouvelles conditions interviennent à moins de deux semaines du remplacement de Tim Cook par John Ternus à la tête d’Apple. L’entreprise prépare les esprits à un recul des revenus de l’App Store, soumis à la pression des régulateurs partout dans le monde. Ces baisses de commission, également proposées aux États-Unis sur les achats externes, témoignent du changement forcé de modèle de la boutique.

Est-ce que pour autant tout est bien qui finit bien entre Apple et Bruxelles ? Cela reste à voir. Il n’est ainsi toujours pas question de proposer Siri AI sur iPhone et iPad dans l’UE dès cet automne, toujours à cause du DMA mais cette fois sur des questions d’interopérabilité…

Epic ne se satisfait pas des changements annoncés

Epic Games, engagé dans un long bras de fer juridique avec Apple, a rapidement réagi pour dénoncer l’accord annoncé :

« La loi dispose clairement qu’Apple doit autoriser les développeurs à proposer des liens vers des sites web pour les achats « gratuitement » et permettre une « utilisation effective » des plateformes concurrentes. Les conditions d’Apple violent délibérément la loi sur les marchés numériques. Si la Commission accepte ces conditions et abandonne les poursuites en cours, la loi sera vidée de sa substance et les consommateurs comme les développeurs ne bénéficieront pas des avantages qu’elle visait à apporter. »


Google entraîne son IA avec les données d’une compagnie aérienne en faillite

19 août 2026 à 07:07
Spirit es-tu là ?
Google entraîne son IA avec les données d’une compagnie aérienne en faillite

L’IA mène à tout, y compris à des opérations pour le moins originales. Google a ainsi acheté une énorme partie des données internes de Spirit Airlines, une compagnie aérienne qui a fait faillite aux États-Unis. Le géant du web a confirmé que cette montagne de données servira à entraîner ses modèles d’IA.

Tout est bon manifestement pour l’entraînement des modèles d’intelligence artificielle générative. Les grands acteurs du secteur ont, pour certains, consciencieusement pillé les données disponibles sur le web sans faire trop de cas des droits d’auteur. D’autres se sont jetés comme des morts de faim sur les livres d’occasion et les livres rares.

De son côté, Google n’hésite pas à passer à la caisse pour s’offrir le coffre aux trésors de Spirit Airlines : 10 millions de dollars pour un impressionnant volume de documents en tout genre. Il y a là 100 millions d’emails, 500 millions d’éléments Teams, 17 millions d’éléments OneDrive et 20,6 millions pour SharePoint, 516 dépôts et environ 30 millions de lignes de code, les données de vol et d’exploitation, des milliards d’observations liées aux prix et aux réservations, des informations sur les ressources humaines, de paie et de formation, ou encore des contrats et des dossiers juridiques.

Nourrir la machine

Le document judiciaire de la transaction – la compagnie aérienne est en faillite – est très explicite sur un point (PDF) : les données personnelles des clients ne font pas partie de la vente. La liste des clients, les 97 millions de profils passagers, les 50 millions de membres Free Spirit, les adresses email, numéros de téléphone, enregistrements d’appels, chats clients, enquêtes et plaintes ne sont pas inclus.

Avant le transfert de ces informations, les données doivent passer par un intermédiaire pour les « nettoyer », c’est-à-dire retirer ou transformer les éléments qui permettent d’associer des données à un individu. Google prend en charge cette procédure. Attention, l’affaire n’est pas encore tout à fait dans le sac pour l’entreprise puisqu’un juge doit encore approuver l’opération.

Sur le plan de la confidentialité des données, un porte-parole de Google a assuré à Axios que l’entreprise ne recevra « aucune information personnelle provenant de cet ensemble de données ». Et que la finalité de la transaction est d’« aider à améliorer nos produits et nos modèles d’IA ». Rien à voir donc avec un projet de créer une compagnie aérienne…

En revanche, comme le subodore The Register, Google pourrait entraîner un modèle spécialisé pour le secteur de l’aviation. Le corpus est suffisamment large (finance, opérations, RH, tarification, code…) pour avoir bien d’autres usages.

La compagnie aérienne à bas coût Spirit Airlines a fermé le rideau début mai, après plusieurs années de turbulences post-Covid. L’administration Trump a même tenté de prendre une participation pour sauver l’entreprise, mais ça n’a pas aidé.

Mise à jour 20/08 — Google n’a pas encore mis la main sur le grisbi. Le tribunal des faillites à Manhattan, en charge du dossier Spirit Airlines, a reporté l’approbation du rachat des données de la compagnie aérienne. Un syndicat du personnel navigant commercial a demandé au tribunal de rejeter la transaction à moins de recevoir l’assurance que toutes les informations confidentielles concernant les hôtesses et les stewards soient exclues de la vente. À tout le moins, ils devraient bénéficier des mêmes protections que les données des consommateurs.

Google entraîne son IA avec les données d’une compagnie aérienne en faillite

19 août 2026 à 07:07
Spirit es-tu là ?
Google entraîne son IA avec les données d’une compagnie aérienne en faillite

L’IA mène à tout, y compris à des opérations pour le moins originales. Google a ainsi acheté une énorme partie des données internes de Spirit Airlines, une compagnie aérienne qui a fait faillite aux États-Unis. Le géant du web a confirmé que cette montagne de données servira à entraîner ses modèles d’IA.

Tout est bon manifestement pour l’entraînement des modèles d’intelligence artificielle générative. Les grands acteurs du secteur ont, pour certains, consciencieusement pillé les données disponibles sur le web sans faire trop de cas des droits d’auteur. D’autres se sont jetés comme des morts de faim sur les livres d’occasion et les livres rares.

De son côté, Google n’hésite pas à passer à la caisse pour s’offrir le coffre aux trésors de Spirit Airlines : 10 millions de dollars pour un impressionnant volume de documents en tout genre. Il y a là 100 millions d’emails, 500 millions d’éléments Teams, 17 millions d’éléments OneDrive et 20,6 millions pour SharePoint, 516 dépôts et environ 30 millions de lignes de code, les données de vol et d’exploitation, des milliards d’observations liées aux prix et aux réservations, des informations sur les ressources humaines, de paie et de formation, ou encore des contrats et des dossiers juridiques.

Nourrir la machine

Le document judiciaire de la transaction – la compagnie aérienne est en faillite – est très explicite sur un point (PDF) : les données personnelles des clients ne font pas partie de la vente. La liste des clients, les 97 millions de profils passagers, les 50 millions de membres Free Spirit, les adresses email, numéros de téléphone, enregistrements d’appels, chats clients, enquêtes et plaintes ne sont pas inclus.

Avant le transfert de ces informations, les données doivent passer par un intermédiaire pour les « nettoyer », c’est-à-dire retirer ou transformer les éléments qui permettent d’associer des données à un individu. Google prend en charge cette procédure. Attention, l’affaire n’est pas encore tout à fait dans le sac pour l’entreprise puisqu’un juge doit encore approuver l’opération.

Sur le plan de la confidentialité des données, un porte-parole de Google a assuré à Axios que l’entreprise ne recevra « aucune information personnelle provenant de cet ensemble de données ». Et que la finalité de la transaction est d’« aider à améliorer nos produits et nos modèles d’IA ». Rien à voir donc avec un projet de créer une compagnie aérienne…

En revanche, comme le subodore The Register, Google pourrait entraîner un modèle spécialisé pour le secteur de l’aviation. Le corpus est suffisamment large (finance, opérations, RH, tarification, code…) pour avoir bien d’autres usages.

La compagnie aérienne à bas coût Spirit Airlines a fermé le rideau début mai, après plusieurs années de turbulences post-Covid. L’administration Trump a même tenté de prendre une participation pour sauver l’entreprise, mais ça n’a pas aidé.

Mise à jour 20/08 — Google n’a pas encore mis la main sur le grisbi. Le tribunal des faillites à Manhattan, en charge du dossier Spirit Airlines, a reporté l’approbation du rachat des données de la compagnie aérienne. Un syndicat du personnel navigant commercial a demandé au tribunal de rejeter la transaction à moins de recevoir l’assurance que toutes les informations confidentielles concernant les hôtesses et les stewards soient exclues de la vente. À tout le moins, ils devraient bénéficier des mêmes protections que les données des consommateurs.

☕️ Le Fairphone (Gen. 6+) est plus puissant et plus cher

19 août 2026 à 06:33


On ne change pas une équipe qui gagne chez Fairphone. Pour son tout nouveau Fairphone (Gen. 6 +), le constructeur néerlandais s’appuie sur le précédent modèle qui reste d’ailleurs au catalogue. Les différences sont légères, mais elles n’en sont pas moins significatives.

La puce est désormais une Snapdragon 7 s Gen 4 (contre une Gen 3 sur le modèle de l’an dernier) gravée à 4 nm. Surtout, le smartphone intègre 12 Go de RAM DDR5. Soit 4 Go de plus : en cette période de crise de la mémoire, c’est presque un miracle.

Malheureusement, ce miracle se paie, puisqu’à 649 euros, le Fairphone (Gen. 6 +) est 50 euros plus cher que son prédécesseur (599 euros). On y gagnera cependant, et logiquement, jusqu’à 24 % de performances dans le lancement des applications et le passage de l’une à l’autre d’après le constructeur. Le multitâche devrait se montrer plus réactif.

Le reste de la fiche technique ne change pas : 256 Go de stockage avec un slot microSD (jusqu’à 2 To), jusqu’à 53 heures d’autonomie sur une seule charge avec la batterie de 17,26 Wh (4 415 mAh), un système photo 3 capteurs (dont le principal signé Sony de 50 mégapixels qui ouvre à ƒ/1.88), un écran OLED LTPO de 6,3 pouces (120 Hz), et la certification IP55 pour la résistance à l’eau.

Fairphone ajoute l’habituel mais bienvenu support logiciel : six mises à jour majeures pour Android à partir d’Android 16, « garanti jusqu’en 2032 ». Et bien sûr, on retrouve la possibilité de remplacer jusqu’à 12 composants facilement : batterie, écran, port USB-C, les capteurs photos, les coques supérieure et inférieure, le tiroir pour carte SIM, l’unité supérieure, le haut-parleur… Comme les générations précédentes, le Fairphone (Gen. 6 +) repart de chez iFixit avec une note parfaite de réparabilité de 10 sur 10.

Enfin, et c’est une grande première pour le constructeur, Fairphone commercialise son smartphone Gen. 6 + aux États-Unis (au prix de 649 dollars), ainsi que ses écouteurs Fairbuds.

Pour ceux qui souhaiteraient combiner les atouts réparabilité du Fairphone à une expérience logicielle décorrélée des outils marketing de Google, le Fairphone 6 + est également distribué, dès le lancement, par Murena, avec son environnement logiciel /e/OS 4, récemment passé sur AOSP (Android Open Source Project) 16. Murena l’affiche à 700 euros, avec deux accessoires offerts, et un an de services optionnels (stockage cloud, MDM) offert.

☕️ Le Fairphone (Gen. 6+) est plus puissant et plus cher

19 août 2026 à 06:33


On ne change pas une équipe qui gagne chez Fairphone. Pour son tout nouveau Fairphone (Gen. 6 +), le constructeur néerlandais s’appuie sur le précédent modèle qui reste d’ailleurs au catalogue. Les différences sont légères, mais elles n’en sont pas moins significatives.

La puce est désormais une Snapdragon 7 s Gen 4 (contre une Gen 3 sur le modèle de l’an dernier) gravée à 4 nm. Surtout, le smartphone intègre 12 Go de RAM DDR5. Soit 4 Go de plus : en cette période de crise de la mémoire, c’est presque un miracle.

Malheureusement, ce miracle se paie, puisqu’à 649 euros, le Fairphone (Gen. 6 +) est 50 euros plus cher que son prédécesseur (599 euros). On y gagnera cependant, et logiquement, jusqu’à 24 % de performances dans le lancement des applications et le passage de l’une à l’autre d’après le constructeur. Le multitâche devrait se montrer plus réactif.

Le reste de la fiche technique ne change pas : 256 Go de stockage avec un slot microSD (jusqu’à 2 To), jusqu’à 53 heures d’autonomie sur une seule charge avec la batterie de 17,26 Wh (4 415 mAh), un système photo 3 capteurs (dont le principal signé Sony de 50 mégapixels qui ouvre à ƒ/1.88), un écran OLED LTPO de 6,3 pouces (120 Hz), et la certification IP55 pour la résistance à l’eau.

Fairphone ajoute l’habituel mais bienvenu support logiciel : six mises à jour majeures pour Android à partir d’Android 16, « garanti jusqu’en 2032 ». Et bien sûr, on retrouve la possibilité de remplacer jusqu’à 12 composants facilement : batterie, écran, port USB-C, les capteurs photos, les coques supérieure et inférieure, le tiroir pour carte SIM, l’unité supérieure, le haut-parleur… Comme les générations précédentes, le Fairphone (Gen. 6 +) repart de chez iFixit avec une note parfaite de réparabilité de 10 sur 10.

Enfin, et c’est une grande première pour le constructeur, Fairphone commercialise son smartphone Gen. 6 + aux États-Unis (au prix de 649 dollars), ainsi que ses écouteurs Fairbuds.

Pour ceux qui souhaiteraient combiner les atouts réparabilité du Fairphone à une expérience logicielle décorrélée des outils marketing de Google, le Fairphone 6 + est également distribué, dès le lancement, par Murena, avec son environnement logiciel /e/OS 4, récemment passé sur AOSP (Android Open Source Project) 16. Murena l’affiche à 700 euros, avec deux accessoires offerts, et un an de services optionnels (stockage cloud, MDM) offert.

Reçu — 18 août 2026 Actualités numériques

L’App Store rapporte toujours gros, mais le modèle d’Apple se fissure

18 août 2026 à 14:49
Le tiroir caisse ne déborde plus
L’App Store rapporte toujours gros, mais le modèle d’Apple se fissure

Apple reconnait que la pression des régulateurs partout dans le monde pèse désormais sur les performances financières de l’App Store. Entre le DMA européen, les textes équivalents au Brésil et au Japon, et les décisions de justice défavorables aux États-Unis, le constructeur doit faire des concessions, ouvrir sa boutique à la concurrence et partager le gâteau des applications.

Avec 30,7 milliards de dollars de revenus au second trimestre calendaire, l’activité « Services » d’Apple n’est pas la plus à plaindre : elle affiche en effet une progression de 12 % d’une année sur l’autre. Il s’agit de la deuxième source de revenus de l’entreprise (28,1 %), derrière l’iPhone (49,6 %). La marge brute des services est sans commune mesure avec celle, déjà conséquente, sur le matériel : 75,6 %, contre 40,1 %.

Nuages à l’horizon

Mais alors, qu’est-ce qui coince ? D’une part, le consensus des analystes pour ce troisième trimestre fiscal d’Apple était plus élevé pour les services : 31,4 milliards de dollars. Et puis l’entreprise a admis que l’App Store, le joyau de son activité de services, était sous pression.

Illustration : Flock

Dans le formulaire 10-Q envoyé à la SEC, le gendarme de la Bourse américain, Apple explique que « si les développeurs tiers utilisent d’autres méthodes de distribution et de paiement pour leurs applications et leurs contenus numériques, notamment des modèles de distribution directe aux consommateurs, Apple peut percevoir une commission moins élevée sur ces ventes, voire ne percevoir aucune commission ».

Ces modèles de « distribution directe » lui sont de plus en plus imposés par les régulateurs. C’est le cas dans l’Union européenne, où Apple est forcée (pas de gaieté de cœur) d’accepter les services de paiement tiers et les boutiques alternatives, mais aussi au Brésil et au Japon.

Aux États-Unis, suite à une décision de justice dans le dossier Epic Games, Apple autorise l’achat de contenus depuis les apps iOS dans des boutiques en ligne sans toucher une seule commission. Le groupe tente de rétablir cette dîme externe, et en appelle même à la Cour suprême américaine qui a accepté d’examiner une partie de l’affaire.

L’hypothèse du zéro commission

Une des propositions d’Apple est de prélever 15 % de commission sur les achats externes, au lieu de 30 % sur les achats réalisés dans l’App Store. C’est toujours mieux que les 0 % actuels, même si c’est aussi la reconnaissance que les taux standards sont trop élevés.

Apple a aussi demandé à la justice d’organiser des discussions avec Epic afin de trouver un terrain d’entente. L’éditeur de Fortnite est disposé à examiner une proposition sérieuse de règlement, mais à une condition essentielle : un accord doit introduire davantage de concurrence et bénéficier à l’ensemble des développeurs (PDF). Pas seulement Epic, donc.

Epic Games estime cependant que des discussions auraient peu de chances d’aboutir à un accord. La société s’oppose donc à la demande d’Apple de passer par une telle procédure.

La maison d’analyses Sensor Tower citée par le Financial Times rapporte que les dépenses des consommateurs américains dans l’App Store ont reculé de 6 % au deuxième trimestre, contre une progression de 9 % l’an dernier sur la même période. Depuis le début de l’année, Appfigures estime que le chiffre d’affaires d’Apple tiré des commissions s’est contracté de 18 %.

Le constructeur informatique joue une partition très délicate, car l’histoire pourrait se terminer sur pas de commission du tout sur les achats externes, comme c’est le cas actuellement aux États-Unis. Une perspective potentiellement très coûteuse pour Apple : pourquoi un développeur ou un éditeur choisirait-il de verser une commission au constructeur lorsqu’il peut proposer un autre moyen de paiement et conserver une plus grande part du montant de la transaction ?

L’App Store rapporte toujours gros, mais le modèle d’Apple se fissure

18 août 2026 à 14:49
Le tiroir caisse ne déborde plus
L’App Store rapporte toujours gros, mais le modèle d’Apple se fissure

Apple reconnait que la pression des régulateurs partout dans le monde pèse désormais sur les performances financières de l’App Store. Entre le DMA européen, les textes équivalents au Brésil et au Japon, et les décisions de justice défavorables aux États-Unis, le constructeur doit faire des concessions, ouvrir sa boutique à la concurrence et partager le gâteau des applications.

Avec 30,7 milliards de dollars de revenus au second trimestre calendaire, l’activité « Services » d’Apple n’est pas la plus à plaindre : elle affiche en effet une progression de 12 % d’une année sur l’autre. Il s’agit de la deuxième source de revenus de l’entreprise (28,1 %), derrière l’iPhone (49,6 %). La marge brute des services est sans commune mesure avec celle, déjà conséquente, sur le matériel : 75,6 %, contre 40,1 %.

Nuages à l’horizon

Mais alors, qu’est-ce qui coince ? D’une part, le consensus des analystes pour ce troisième trimestre fiscal d’Apple était plus élevé pour les services : 31,4 milliards de dollars. Et puis l’entreprise a admis que l’App Store, le joyau de son activité de services, était sous pression.

Illustration : Flock

Dans le formulaire 10-Q envoyé à la SEC, le gendarme de la Bourse américain, Apple explique que « si les développeurs tiers utilisent d’autres méthodes de distribution et de paiement pour leurs applications et leurs contenus numériques, notamment des modèles de distribution directe aux consommateurs, Apple peut percevoir une commission moins élevée sur ces ventes, voire ne percevoir aucune commission ».

Ces modèles de « distribution directe » lui sont de plus en plus imposés par les régulateurs. C’est le cas dans l’Union européenne, où Apple est forcée (pas de gaieté de cœur) d’accepter les services de paiement tiers et les boutiques alternatives, mais aussi au Brésil et au Japon.

Aux États-Unis, suite à une décision de justice dans le dossier Epic Games, Apple autorise l’achat de contenus depuis les apps iOS dans des boutiques en ligne sans toucher une seule commission. Le groupe tente de rétablir cette dîme externe, et en appelle même à la Cour suprême américaine qui a accepté d’examiner une partie de l’affaire.

L’hypothèse du zéro commission

Une des propositions d’Apple est de prélever 15 % de commission sur les achats externes, au lieu de 30 % sur les achats réalisés dans l’App Store. C’est toujours mieux que les 0 % actuels, même si c’est aussi la reconnaissance que les taux standards sont trop élevés.

Apple a aussi demandé à la justice d’organiser des discussions avec Epic afin de trouver un terrain d’entente. L’éditeur de Fortnite est disposé à examiner une proposition sérieuse de règlement, mais à une condition essentielle : un accord doit introduire davantage de concurrence et bénéficier à l’ensemble des développeurs (PDF). Pas seulement Epic, donc.

Epic Games estime cependant que des discussions auraient peu de chances d’aboutir à un accord. La société s’oppose donc à la demande d’Apple de passer par une telle procédure.

La maison d’analyses Sensor Tower citée par le Financial Times rapporte que les dépenses des consommateurs américains dans l’App Store ont reculé de 6 % au deuxième trimestre, contre une progression de 9 % l’an dernier sur la même période. Depuis le début de l’année, Appfigures estime que le chiffre d’affaires d’Apple tiré des commissions s’est contracté de 18 %.

Le constructeur informatique joue une partition très délicate, car l’histoire pourrait se terminer sur pas de commission du tout sur les achats externes, comme c’est le cas actuellement aux États-Unis. Une perspective potentiellement très coûteuse pour Apple : pourquoi un développeur ou un éditeur choisirait-il de verser une commission au constructeur lorsqu’il peut proposer un autre moyen de paiement et conserver une plus grande part du montant de la transaction ?

☕️ Apple laisse échapper une vidéo d’AirPods avec caméras

18 août 2026 à 13:49


Oups. La dernière bêta de macOS Tahoe 26.7 livrée ce lundi 17 août référence de nombreux produits encore inconnus, et elle révèle surtout une vidéo d’AirPods équipés de caméras. Mais pour faire quoi ?

La vidéo en question, repérée par MacRumors, est courte mais explicite. On y voit un utilisateur d’AirPods prendre un livre dans sa main et lever la couverture devant son visage. Une voix — qui ressemble à celle de Siri – se fait alors entendre : « Avec Visual Intelligence, vous pouvez garder une trace de ce qui vous entoure. Vous voyez quelque chose qui vous plaît ? Demandez-moi simplement de le conserver pour plus tard. »

Here is your first look at AirPods with Cameras in action using Visual Intelligence.

This video file came from macOS 26.7 RC pic.twitter.com/yo7RI4MCeu

— Aaron (@aaronp613) August 18, 2026

La vidéo n’explique pas comment Visual Intelligence – une des fonctions d’Apple Intelligence – peut garder en mémoire ce que l’utilisateur peut voir, mais on peut émettre l’hypothèse que l’enregistrement est réalisé par une ou des caméras intégrées dans les AirPods. Cela fait des années maintenant que des rumeurs rapportent la présence de tels capteurs dans des écouteurs d’Apple.

Si des cheveux occultent les caméras, la release candidate (ultime mouture avant la version finale) de macOS 26.7 fait référence à une alerte disant « Pour obtenir les informations les plus précises possible sur ce qui vous entoure, assurez-vous que les AirPods ne sont pas couverts ». Ces révélations semblent confirmer d’une part qu’un lancement est proche (sans doute dans la foulée de la présentation attendue de la nouvelle gamme d’iPhone cet automne), et d’autre part que Siri AI devrait gagner ici de nouveaux signaux pour répondre aux questions de l’utilisateur.

Apple devra néanmoins soigner son discours marketing autour de ces caméras intégrées aux écouteurs. Le constructeur aura tout intérêt à rappeler qu’il ne s’agira pas (a priori) de transformer les AirPods en appareil photo ou en caméra discrète, mais d’alimenter Siri et Visual Intelligence en informations sur l’environnement. Une nuance importante, surtout au moment où les lunettes connectées de Meta suscitent déjà de vives inquiétudes sur la vie privée.

Cette version de macOS Tahoe 26.7 contient aussi une référence à de nouveaux AirPods 5, les modèles de base de la gamme d’écouteurs sans fil. Il y a là deux noms de code (B868M et B868E) qui pourraient correspondre aux versions standard et avec réduction active du bruit. Les AirPods 4 ont été lancés en septembre 2024.

MacRumors publie également la liste complète (et impressionnante) des produits Apple dont les noms de code apparaissent dans cette release candidate. Outre ces nouveaux AirPods, on y trouve aussi des accessoires pour la maison, des iPhone inconnus au compteur (dont le fameux « Ultra » pliant), des Mac et iPad inédits, et même à un casque de réalité mixte à l’avenir très flou.

☕️ Apple laisse échapper une vidéo d’AirPods avec caméras

18 août 2026 à 13:49


Oups. La dernière bêta de macOS Tahoe 26.7 livrée ce lundi 17 août référence de nombreux produits encore inconnus, et elle révèle surtout une vidéo d’AirPods équipés de caméras. Mais pour faire quoi ?

La vidéo en question, repérée par MacRumors, est courte mais explicite. On y voit un utilisateur d’AirPods prendre un livre dans sa main et lever la couverture devant son visage. Une voix — qui ressemble à celle de Siri – se fait alors entendre : « Avec Visual Intelligence, vous pouvez garder une trace de ce qui vous entoure. Vous voyez quelque chose qui vous plaît ? Demandez-moi simplement de le conserver pour plus tard. »

Here is your first look at AirPods with Cameras in action using Visual Intelligence.

This video file came from macOS 26.7 RC pic.twitter.com/yo7RI4MCeu

— Aaron (@aaronp613) August 18, 2026

La vidéo n’explique pas comment Visual Intelligence – une des fonctions d’Apple Intelligence – peut garder en mémoire ce que l’utilisateur peut voir, mais on peut émettre l’hypothèse que l’enregistrement est réalisé par une ou des caméras intégrées dans les AirPods. Cela fait des années maintenant que des rumeurs rapportent la présence de tels capteurs dans des écouteurs d’Apple.

Si des cheveux occultent les caméras, la release candidate (ultime mouture avant la version finale) de macOS 26.7 fait référence à une alerte disant « Pour obtenir les informations les plus précises possible sur ce qui vous entoure, assurez-vous que les AirPods ne sont pas couverts ». Ces révélations semblent confirmer d’une part qu’un lancement est proche (sans doute dans la foulée de la présentation attendue de la nouvelle gamme d’iPhone cet automne), et d’autre part que Siri AI devrait gagner ici de nouveaux signaux pour répondre aux questions de l’utilisateur.

Apple devra néanmoins soigner son discours marketing autour de ces caméras intégrées aux écouteurs. Le constructeur aura tout intérêt à rappeler qu’il ne s’agira pas (a priori) de transformer les AirPods en appareil photo ou en caméra discrète, mais d’alimenter Siri et Visual Intelligence en informations sur l’environnement. Une nuance importante, surtout au moment où les lunettes connectées de Meta suscitent déjà de vives inquiétudes sur la vie privée.

Cette version de macOS Tahoe 26.7 contient aussi une référence à de nouveaux AirPods 5, les modèles de base de la gamme d’écouteurs sans fil. Il y a là deux noms de code (B868M et B868E) qui pourraient correspondre aux versions standard et avec réduction active du bruit. Les AirPods 4 ont été lancés en septembre 2024.

MacRumors publie également la liste complète (et impressionnante) des produits Apple dont les noms de code apparaissent dans cette release candidate. Outre ces nouveaux AirPods, on y trouve aussi des accessoires pour la maison, des iPhone inconnus au compteur (dont le fameux « Ultra » pliant), des Mac et iPad inédits, et même à un casque de réalité mixte à l’avenir très flou.

Suivi publicitaire : Apple va revoir sa fenêtre de consentement en Allemagne

18 août 2026 à 07:07
Deux fenêtres, deux ambiances
Suivi publicitaire : Apple va revoir sa fenêtre de consentement en Allemagne

Apple s’engage à modifier la demande de consentement de suivi publicitaire dans les applications iOS et iPadOS en Allemagne, et possiblement aussi partout dans l’Union européenne. Selon l’autorité de la concurrence allemande, le système du constructeur a été conçu pour décourager le suivi publicitaire dans les apps tierces, alors que ses propres publicités sont relativement épargnées.

La décision de la Bundeskartellamt sur le dossier App Tracking Transparency (ATT) d’Apple, a fini par tomber. L’autorité allemande de la concurrence a ouvert sa procédure en juin 2022. En février 2025, elle livrait ses conclusions préliminaires ; le constructeur informatique a proposé des changements en décembre dernier, puis effectué des modifications qui ont permis de clore la procédure le 13 août, avant une communication ce lundi 17.

Trop de consentement tue le consentement

Il était principalement reproché à Apple un effet deux poids deux mesures. Une application voulant utiliser l’IDFA de l’utilisateur (« Identifier for Advertisers », un numéro utilisé pour le suivi publicitaire) et croiser les données avec d’autres apps et sites web devait afficher la fameuse fenêtre ATT de consentement, celle qui demande à l’utilisateur s’il accepte que l’application suive son activité à l’extérieur de son propre périmètre.

Le hic, c’est qu’Apple exploite les données collectées dans son écosystème, ce qui lui permet de se passer de l’IDFA et donc, de la fenêtre ATT. À la place, l’entreprise affiche une autre fenêtre pour accepter ou refuser les « publicités personnalisées ». Le Bundeskartellamt considère que les deux interfaces ne sont pas neutres.

Les éditeurs d’apps ont très peu de flexibilité pour personnaliser la fenêtre de consentement ATT. C’est tout juste s’ils peuvent modifier la ligne centrale pour expliquer à quoi va leur servir le suivi publicitaire. Le reste, c’est Apple qui gère : le message principal, les libellés des boutons et leur position susceptible de pousser l’utilisateur à refuser le suivi.

Image : Bundeskartellamt

En comparaison, la fenêtre de consentement des « publicités personnalisées » d’Apple livre bien plus d’informations, présentées dans un ton neutre voire positif. Il y a un lien vers une page web contenant plus de détails (ce qu’il n’y a pas dans la fenêtre ATT), et une position des boutons qui peut pousser l’utilisateur à accepter le suivi.

« Il est essentiel que les données personnelles et la vie privée soient efficacement protégées lors de l’utilisation d’applications. Apple est en droit d’offrir à ses utilisateurs un niveau de protection supérieur aux exigences légales minimales », explique Andreas Mundt, président du Bundeskartellamt. « Toutefois, si Apple instaure au sein de son écosystème des règles supplémentaires concernant l’utilisation des données, celles-ci ne doivent pas (…) favoriser ses propres offres par rapport à celles de ses concurrents. »

Moins de suivi, plus d’explications

Apple a donc pris plusieurs engagements qui seront mis en œuvre dans les quatre mois à venir à compter de la décision de l’Autorité. Les deux fenêtres de consentement vont être revues. La requête ATT cessera d’employer certains éléments jugés dissuasifs, comme le terme « suivi » ou l’icône d’avertissement bleue. Les différentes formulations, l’ordre des boutons et les explications données par Apple et les développeurs seront harmonisés et plus proches de ce que l’on voit dans la fenêtre de consentement pour les services publicitaires du constructeur.

Le texte personnalisable de l’ATT pourra atteindre 4 000 caractères, contre une ou deux phrases aujourd’hui. Il faudra voir ce que ça donne graphiquement parlant, car cela fait beaucoup de caractères pour une petite fenêtre. Un bouton menant vers une seconde page sera possible.

L’autre changement important concerne le double consentement. Une application peut ainsi demander une première autorisation à l’utilisateur au titre du RGPD via la CMP (plateforme de gestion des cookies), puis une seconde fois l’autorisation ATT d’Apple. Une double peine pour de nombreux éditeurs d’apps. L’entreprise propose de fusionner la demande ATT avec celle de consentement réglementaire dans une seule interface. Seule condition : cette demande devra respecter toutes les exigences du droit de la protection des données. Cela permettra un seul choix pour les deux mécanismes : accepter ou refuser.

Les éditeurs pourront aussi garder les deux systèmes distincts s’ils le souhaitent. Cette nouveauté apparaitra sur le marché allemand, et probablement aussi dans le reste de l’Europe, mais il n’y a pas d’engagement d’Apple sur ce point.

C’est un changement très important pour la politique ATT et aussi pour Apple qui jusqu’à présent, avait surtout empilé les amendes des régulateurs ces dernières années sur le sujet. De ce côté-ci du Rhin, l’Autorité de la concurrence a infligé à Apple une amende de 150 millions d’euros en mars 2025. Le régulateur italien a ajouté 98,6 millions d’euros en décembre de la même année.

Et le constructeur n’est pas au bout de ses peines : en France, plusieurs groupes de presse comme L’Équipe et Le Figaro veulent obtenir une indemnisation à hauteur de 131,5 millions. Cette fonction de demande de suivi publicitaire ATT a été implémenté dans iOS 14.5, en avril 2021.

Suivi publicitaire : Apple va revoir sa fenêtre de consentement en Allemagne

18 août 2026 à 07:07
Deux fenêtres, deux ambiances
Suivi publicitaire : Apple va revoir sa fenêtre de consentement en Allemagne

Apple s’engage à modifier la demande de consentement de suivi publicitaire dans les applications iOS et iPadOS en Allemagne, et possiblement aussi partout dans l’Union européenne. Selon l’autorité de la concurrence allemande, le système du constructeur a été conçu pour décourager le suivi publicitaire dans les apps tierces, alors que ses propres publicités sont relativement épargnées.

La décision de la Bundeskartellamt sur le dossier App Tracking Transparency (ATT) d’Apple, a fini par tomber. L’autorité allemande de la concurrence a ouvert sa procédure en juin 2022. En février 2025, elle livrait ses conclusions préliminaires ; le constructeur informatique a proposé des changements en décembre dernier, puis effectué des modifications qui ont permis de clore la procédure le 13 août, avant une communication ce lundi 17.

Trop de consentement tue le consentement

Il était principalement reproché à Apple un effet deux poids deux mesures. Une application voulant utiliser l’IDFA de l’utilisateur (« Identifier for Advertisers », un numéro utilisé pour le suivi publicitaire) et croiser les données avec d’autres apps et sites web devait afficher la fameuse fenêtre ATT de consentement, celle qui demande à l’utilisateur s’il accepte que l’application suive son activité à l’extérieur de son propre périmètre.

Le hic, c’est qu’Apple exploite les données collectées dans son écosystème, ce qui lui permet de se passer de l’IDFA et donc, de la fenêtre ATT. À la place, l’entreprise affiche une autre fenêtre pour accepter ou refuser les « publicités personnalisées ». Le Bundeskartellamt considère que les deux interfaces ne sont pas neutres.

Les éditeurs d’apps ont très peu de flexibilité pour personnaliser la fenêtre de consentement ATT. C’est tout juste s’ils peuvent modifier la ligne centrale pour expliquer à quoi va leur servir le suivi publicitaire. Le reste, c’est Apple qui gère : le message principal, les libellés des boutons et leur position susceptible de pousser l’utilisateur à refuser le suivi.

Image : Bundeskartellamt

En comparaison, la fenêtre de consentement des « publicités personnalisées » d’Apple livre bien plus d’informations, présentées dans un ton neutre voire positif. Il y a un lien vers une page web contenant plus de détails (ce qu’il n’y a pas dans la fenêtre ATT), et une position des boutons qui peut pousser l’utilisateur à accepter le suivi.

« Il est essentiel que les données personnelles et la vie privée soient efficacement protégées lors de l’utilisation d’applications. Apple est en droit d’offrir à ses utilisateurs un niveau de protection supérieur aux exigences légales minimales », explique Andreas Mundt, président du Bundeskartellamt. « Toutefois, si Apple instaure au sein de son écosystème des règles supplémentaires concernant l’utilisation des données, celles-ci ne doivent pas (…) favoriser ses propres offres par rapport à celles de ses concurrents. »

Moins de suivi, plus d’explications

Apple a donc pris plusieurs engagements qui seront mis en œuvre dans les quatre mois à venir à compter de la décision de l’Autorité. Les deux fenêtres de consentement vont être revues. La requête ATT cessera d’employer certains éléments jugés dissuasifs, comme le terme « suivi » ou l’icône d’avertissement bleue. Les différentes formulations, l’ordre des boutons et les explications données par Apple et les développeurs seront harmonisés et plus proches de ce que l’on voit dans la fenêtre de consentement pour les services publicitaires du constructeur.

Le texte personnalisable de l’ATT pourra atteindre 4 000 caractères, contre une ou deux phrases aujourd’hui. Il faudra voir ce que ça donne graphiquement parlant, car cela fait beaucoup de caractères pour une petite fenêtre. Un bouton menant vers une seconde page sera possible.

L’autre changement important concerne le double consentement. Une application peut ainsi demander une première autorisation à l’utilisateur au titre du RGPD via la CMP (plateforme de gestion des cookies), puis une seconde fois l’autorisation ATT d’Apple. Une double peine pour de nombreux éditeurs d’apps. L’entreprise propose de fusionner la demande ATT avec celle de consentement réglementaire dans une seule interface. Seule condition : cette demande devra respecter toutes les exigences du droit de la protection des données. Cela permettra un seul choix pour les deux mécanismes : accepter ou refuser.

Les éditeurs pourront aussi garder les deux systèmes distincts s’ils le souhaitent. Cette nouveauté apparaitra sur le marché allemand, et probablement aussi dans le reste de l’Europe, mais il n’y a pas d’engagement d’Apple sur ce point.

C’est un changement très important pour la politique ATT et aussi pour Apple qui jusqu’à présent, avait surtout empilé les amendes des régulateurs ces dernières années sur le sujet. De ce côté-ci du Rhin, l’Autorité de la concurrence a infligé à Apple une amende de 150 millions d’euros en mars 2025. Le régulateur italien a ajouté 98,6 millions d’euros en décembre de la même année.

Et le constructeur n’est pas au bout de ses peines : en France, plusieurs groupes de presse comme L’Équipe et Le Figaro veulent obtenir une indemnisation à hauteur de 131,5 millions. Cette fonction de demande de suivi publicitaire ATT a été implémenté dans iOS 14.5, en avril 2021.

☕️ Apple corrige des dizaines de failles, après une vulnérabilité critique exploitée sur Mac

18 août 2026 à 05:20


Apple continue de livrer les mises à jour de sécurité à un rythme trépidant. iOS 26.6.1 et macOS Tahoe 26.6.2, disponibles depuis ce lundi 17 août, contiennent ainsi une trentaine de correctifs. Ces mises à jour sont nécessaires : macOS 26.6.1 fournie il y a dix jours corrigeait ainsi une faille critique.

Apple avait prévenu fin juin : la cadence de distribution des mises à jour de sécurité pour ses systèmes d’exploitation allaient s’accélérer. On y est. Depuis quelques semaines, le constructeur bombarde ses utilisateurs de nouvelles versions d’iOS et de macOS, chacune charriant un lot impressionnant de correctifs.

Illustration : Flock

C’est aussi le cas d’iOS 26.6.1 et iPadOS 26.6.1, disponibles depuis hier soir. Apple documente ainsi 29 failles de sécurité corrigées. La grosse majorité d’entre elles concerne WebKit, le moteur de rendu de Safari (21 CVE). Le reste se répartit entre le noyau, ImageIO, Audio, IOGPUFamily et Telephony. Une des failles les plus sérieuses concerne ImageIO : la CVE-2026-65346 permet d’exécuter du code arbitraire via le traitement d’une image spécialement trafiquée.

macOS Tahoe 26.6.2 corrige de son côté 28 CVE. C’est quasiment le même lot que pour iOS 26.6.1, exception faite de la vulnérabilité liée au composant Telephony. Signe des temps, neuf CVE sont crédités à l’équipe OpenAI Codex Security.

macOS 26.6.1 a été fournie le 6 août, une mise à jour qui elle même intervenait une semaine après macOS 26.6. Elle contient un correctif pour une faille critique dont les détails ont été révélés par le Nationaal Cyber Security Centrum (NCSC), l’équivalent néerlandais du CERT. La faille CVE-2026-65400 touche la fonction de partage d’écran de macOS qui repose sur le port 5900.

Un problème de gestion d’état permettait à un attaquant, sous certaines conditions, d’accéder à distance à un Mac sans posséder les identifiants normalement nécessaires. Le NCSC a indiqué que la vulnérabilité a été exploitée sur plusieurs machines dont le port 5900 était accessible depuis internet ; les pirates avaient obtenu un accès root leur permettant de miner du Monero. La CVE a été publiée le 7 août, et mise à jour le 12 août pour signaler une exploitation active.

Apple a bouché cette faille dans Tahoe (avec macOS 26.6.1, donc), ainsi que macOS Sonoma (macOS 14.8.9) et Séquoia (macOS 15.7.9).

☕️ Apple corrige des dizaines de failles, après une vulnérabilité critique exploitée sur Mac

18 août 2026 à 05:20


Apple continue de livrer les mises à jour de sécurité à un rythme trépidant. iOS 26.6.1 et macOS Tahoe 26.6.2, disponibles depuis ce lundi 17 août, contiennent ainsi une trentaine de correctifs. Ces mises à jour sont nécessaires : macOS 26.6.1 fournie il y a dix jours corrigeait ainsi une faille critique.

Apple avait prévenu fin juin : la cadence de distribution des mises à jour de sécurité pour ses systèmes d’exploitation allaient s’accélérer. On y est. Depuis quelques semaines, le constructeur bombarde ses utilisateurs de nouvelles versions d’iOS et de macOS, chacune charriant un lot impressionnant de correctifs.

Illustration : Flock

C’est aussi le cas d’iOS 26.6.1 et iPadOS 26.6.1, disponibles depuis hier soir. Apple documente ainsi 29 failles de sécurité corrigées. La grosse majorité d’entre elles concerne WebKit, le moteur de rendu de Safari (21 CVE). Le reste se répartit entre le noyau, ImageIO, Audio, IOGPUFamily et Telephony. Une des failles les plus sérieuses concerne ImageIO : la CVE-2026-65346 permet d’exécuter du code arbitraire via le traitement d’une image spécialement trafiquée.

macOS Tahoe 26.6.2 corrige de son côté 28 CVE. C’est quasiment le même lot que pour iOS 26.6.1, exception faite de la vulnérabilité liée au composant Telephony. Signe des temps, neuf CVE sont crédités à l’équipe OpenAI Codex Security.

macOS 26.6.1 a été fournie le 6 août, une mise à jour qui elle même intervenait une semaine après macOS 26.6. Elle contient un correctif pour une faille critique dont les détails ont été révélés par le Nationaal Cyber Security Centrum (NCSC), l’équivalent néerlandais du CERT. La faille CVE-2026-65400 touche la fonction de partage d’écran de macOS qui repose sur le port 5900.

Un problème de gestion d’état permettait à un attaquant, sous certaines conditions, d’accéder à distance à un Mac sans posséder les identifiants normalement nécessaires. Le NCSC a indiqué que la vulnérabilité a été exploitée sur plusieurs machines dont le port 5900 était accessible depuis internet ; les pirates avaient obtenu un accès root leur permettant de miner du Monero. La CVE a été publiée le 7 août, et mise à jour le 12 août pour signaler une exploitation active.

Apple a bouché cette faille dans Tahoe (avec macOS 26.6.1, donc), ainsi que macOS Sonoma (macOS 14.8.9) et Séquoia (macOS 15.7.9).

Reçu — 17 août 2026 Actualités numériques

Anthropic : le tatouage de Claude se niche dans le choix des mots

17 août 2026 à 14:53
Au hasard des mots
Anthropic : le tatouage de Claude se niche dans le choix des mots

Anthropic a annoncé mercredi dernier comment il allait répondre à l’exigence de l’AI Act européen de « tatouer » les contenus générés par Claude, images comme texte. L’entreprise en était restée aux grandes lignes sans entrer dans les détails techniques pour ce qui concerne les textes. C’est désormais chose faite.

Comment Anthropic va-t-elle se débrouiller pour intégrer un filigrane dans les textes générés par Claude ? C’est une des obligations de l’AI Act mises en œuvre le 2 août, et la page d’assistance publiée le 11 août était chiche en détails. On en sait un peu plus après la publication, en fin de semaine dernière, d’un billet de blog. Et comme on le pressentait, le modèle va insérer dans le texte généré une sorte de signature statistique, sans ajouter le moindre caractère caché.

Quand Claude est confronté à plusieurs mots pour dire la même chose, il ne choisit plus complètement au hasard : le choix sera influencé par une clé secrète et par les mots qui précèdent. Cette mécanique, basée sur SynthID-Text de Google DeepMind, crée un motif invisible pour le lecteur, mais détectable par Anthropic avec la bonne clé.

Pas de caractères cachés

L’entreprise donne cet exemple : « Aujourd’hui, il faisait froid et… ». Il est très peu probable que le mot suivant soit « sucré », en revanche, il pourrait être « gris » ou « couvert ». Dans la plupart des cas, le lecteur ne verra guère de différence entre les deux mots, le sens de la phrase restant globalement le même. Pour Anthropic, ce choix « sans grande conséquence » peut laisser un « motif » qui, répété de nombreuses fois dans les réponses de Claude, reste indétectable pour le lecteur. Par contre, « il peut être repéré par quiconque possède la clé qui permet de l’identifier ».

Dans ce cas de figure, jusque-là, Claude utilisait un générateur de nombres aléatoires pour choisir le prochain mot, ça n’est plus le cas : il se sert maintenant de cette clé et des mots précédents. Le modèle ne privilégiera pas systématiquement le mot « couvert » ou « gris » pour autant : l’un ou l’autre pourra être choisi dans une phrase en fonction des mots qui précèdent.

En examinant la succession de ces mots, il devient possible de vérifier si cela correspond aux choix que Claude aurait effectués en se servant de cette clé. Résultat : « on peut alors estimer la probabilité que le texte ait été généré par Claude ».

Anthropic l’affirme : cette technique n’affectera pas la qualité du texte généré par Claude. Un lecteur ne devrait voir aucune différence entre un texte « normal » de Claude et un autre qui contient le tatouage numérique. Lors de tests internes, aucun effet « sur le contenu, le niveau de créativité ou la lisibilité des textes » n’aurait été constaté.

Les limites de la méthode

Ce système a ses limites, reconnues par Anthropic dans son billet. D’une, ce tatouage ne permet pas de prouver à 100 % qu’un texte a été écrit par Claude : il ne sert qu’à estimer la probabilité que le modèle a rédigé le texte, ou l’a modifié. Dans le sens inverse, il n’est pas non plus possible de conclure que le texte a été entièrement rédigé par un humain, ni identifier si le texte a été généré par une autre IA (chaque entreprise utilisant ses propres clés, ou une autre méthode).

Autre faiblesse : la détection d’IA dans les textes courts est plus difficile, voire impossible. Le système repose sur une accumulation de nombreux choix de vocabulaire ; plus le texte est long, plus le signal statistique se renforce. En quelques phrases, il est difficile de parvenir à une conclusion fiable. Dans le même ordre d’idée, les passages très factuels, ou encore des calculs, du code ou une simple correction ne renverront pas de réponse certaine.

Une réécriture peut également dégrader, voire supprimer, un tatouage. Quelques modifications ne devraient pas changer fondamentalement les choses, mais une réécriture complète peut l’effacer. La popularité d’outils « gags » comme Declaude, qui réécrit un texte IA pour en générer une version en « prose naturelle » (en le moulinant dans plusieurs modèles IA), pourrait se renforcer…

L’application du filigrane ne ralentit pas la génération de texte, promet Anthropic qui parle d’« impact négligeable » ; le système ne produit pas de tokens supplémentaires. La société assure aussi qu’il est impossible de tracer l’utilisateur ni de remonter à son organisation. Une API de détection sera bientôt disponible.

Quant aux images, on sait déjà qu’elles intègrent un filigrane « content credential », un standard C2PA. De fait, tout outil compatible peut détecter une image générée par Claude (comme celui-ci), mais Anthropic proposera également une version maison.

Anthropic : le tatouage de Claude se niche dans le choix des mots

17 août 2026 à 14:53
Au hasard des mots
Anthropic : le tatouage de Claude se niche dans le choix des mots

Anthropic a annoncé mercredi dernier comment il allait répondre à l’exigence de l’AI Act européen de « tatouer » les contenus générés par Claude, images comme texte. L’entreprise en était restée aux grandes lignes sans entrer dans les détails techniques pour ce qui concerne les textes. C’est désormais chose faite.

Comment Anthropic va-t-elle se débrouiller pour intégrer un filigrane dans les textes générés par Claude ? C’est une des obligations de l’AI Act mises en œuvre le 2 août, et la page d’assistance publiée le 11 août était chiche en détails. On en sait un peu plus après la publication, en fin de semaine dernière, d’un billet de blog. Et comme on le pressentait, le modèle va insérer dans le texte généré une sorte de signature statistique, sans ajouter le moindre caractère caché.

Quand Claude est confronté à plusieurs mots pour dire la même chose, il ne choisit plus complètement au hasard : le choix sera influencé par une clé secrète et par les mots qui précèdent. Cette mécanique, basée sur SynthID-Text de Google DeepMind, crée un motif invisible pour le lecteur, mais détectable par Anthropic avec la bonne clé.

Pas de caractères cachés

L’entreprise donne cet exemple : « Aujourd’hui, il faisait froid et… ». Il est très peu probable que le mot suivant soit « sucré », en revanche, il pourrait être « gris » ou « couvert ». Dans la plupart des cas, le lecteur ne verra guère de différence entre les deux mots, le sens de la phrase restant globalement le même. Pour Anthropic, ce choix « sans grande conséquence » peut laisser un « motif » qui, répété de nombreuses fois dans les réponses de Claude, reste indétectable pour le lecteur. Par contre, « il peut être repéré par quiconque possède la clé qui permet de l’identifier ».

Dans ce cas de figure, jusque-là, Claude utilisait un générateur de nombres aléatoires pour choisir le prochain mot, ça n’est plus le cas : il se sert maintenant de cette clé et des mots précédents. Le modèle ne privilégiera pas systématiquement le mot « couvert » ou « gris » pour autant : l’un ou l’autre pourra être choisi dans une phrase en fonction des mots qui précèdent.

En examinant la succession de ces mots, il devient possible de vérifier si cela correspond aux choix que Claude aurait effectués en se servant de cette clé. Résultat : « on peut alors estimer la probabilité que le texte ait été généré par Claude ».

Anthropic l’affirme : cette technique n’affectera pas la qualité du texte généré par Claude. Un lecteur ne devrait voir aucune différence entre un texte « normal » de Claude et un autre qui contient le tatouage numérique. Lors de tests internes, aucun effet « sur le contenu, le niveau de créativité ou la lisibilité des textes » n’aurait été constaté.

Les limites de la méthode

Ce système a ses limites, reconnues par Anthropic dans son billet. D’une, ce tatouage ne permet pas de prouver à 100 % qu’un texte a été écrit par Claude : il ne sert qu’à estimer la probabilité que le modèle a rédigé le texte, ou l’a modifié. Dans le sens inverse, il n’est pas non plus possible de conclure que le texte a été entièrement rédigé par un humain, ni identifier si le texte a été généré par une autre IA (chaque entreprise utilisant ses propres clés, ou une autre méthode).

Autre faiblesse : la détection d’IA dans les textes courts est plus difficile, voire impossible. Le système repose sur une accumulation de nombreux choix de vocabulaire ; plus le texte est long, plus le signal statistique se renforce. En quelques phrases, il est difficile de parvenir à une conclusion fiable. Dans le même ordre d’idée, les passages très factuels, ou encore des calculs, du code ou une simple correction ne renverront pas de réponse certaine.

Une réécriture peut également dégrader, voire supprimer, un tatouage. Quelques modifications ne devraient pas changer fondamentalement les choses, mais une réécriture complète peut l’effacer. La popularité d’outils « gags » comme Declaude, qui réécrit un texte IA pour en générer une version en « prose naturelle » (en le moulinant dans plusieurs modèles IA), pourrait se renforcer…

L’application du filigrane ne ralentit pas la génération de texte, promet Anthropic qui parle d’« impact négligeable » ; le système ne produit pas de tokens supplémentaires. La société assure aussi qu’il est impossible de tracer l’utilisateur ni de remonter à son organisation. Une API de détection sera bientôt disponible.

Quant aux images, on sait déjà qu’elles intègrent un filigrane « content credential », un standard C2PA. De fait, tout outil compatible peut détecter une image générée par Claude (comme celui-ci), mais Anthropic proposera également une version maison.

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