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Reçu — 31 mars 2026 Actualités numériques

Minisforum M1 Lite : un Barebone sous Core Ultra 5 125U

31 mars 2026 à 16:47

Le Minisforum M1 Lite ressemble à une branche de réalité alternative qu’on n’aurait jamais aimé parcourir. On aurait préféré l’autre branche, celle où la mémoire vive et le stockage n’auraient pas explosé. Celle où les constructeurs auraient pu continuer à proposer des machines complètes à un prix raisonnable. Malheureusement, notre destin s’est trompé de chemin et nous voilà face à un Barebone.

Minisforum M1 Lite

Minisforum M1 Lite

Le Minisforum M1 Lite est annoncé en deux déclinaisons sur le site français de la marque. Le premier est à 329€, il s’agit d’un engin assez classique dans son format. Equipé d’un Core Ultra 5 125U, il est donc livré sans mémoire vive, sans stockage et donc, sans système d’exploitation. Une version complète avec 16 Go de DDR5 double canal, 512 Go de stockage et une licence de Windows 11 Pro, est proposée à… 659€. On double donc quasiment le prix de la machine. Pour vous donner une idée, une option de ce type il y a un an, pour passer d’une machine au format Barebone à un engin en 16/512 Go avec Windows, était souvent facturée moins de 120€ chez une marque comme Minisforum.

Le constructeur sait pertinemment que proposer le Minisforum M1 Lite uniquement en version classique, prêt à l’emploi, ne générerait pas suffisamment de ventes. Pour amortir son design, il a donc décidé de proposer un modèle nu afin que chacun puisse l’équiper au mieux de ses besoins. Ce n’est pas nouveau, de nombreux constructeurs font ça depuis des années. Mais la tendance va grandement s’accentuer dans les mois à venir.

Le Minisforum M1 Lite s’architecture donc autour d’un Core Ultra 5 125U. une puce Meteor Lake mobile lancée à la fin de l’année 2023 et gravée en Intel 4. C’est une puce intéressante dans sa construction avec 2 cœurs Performance, 8 cœurs Efficients et 2 cœurs LPE pour un total de 12 cœurs et de 14 Threads puisque seuls les cœurs P le proposent. Leur fréquence Turbo peut atteindre 4.3 GHz quand, à l’autre bout du spectre, les cœurs à basse consommation peuvent atteindre 700 MHz. La puce tourne entre 15 Watts de TDP avec un mode Turbo de 57 Watts, offre 12 Mo de Smart Cache et embarque un circuit graphique Intel proposant 4 cœurs Xe à 1.85 GHz. 

 

Cela donne une puce solide, capable de la très grande majorité des usages avec un recul confortable de puissance. Il faudra évidemment l’accompagner de suffisamment de mémoire vive pour en tirer toute la puissance. Avec deux slots SODIMM pilotant jusqu’à 96 Go de mémoire vive en DDR5-5600, la minimachine proposera de quoi respirer à de nombreux programmes. Avec 16 à 32 Go de mémoire, cet engin pourra venir à bout de tout type de travaux bureautique, de programmation, de retouche d’image, de modélisation 3D, de montage vidéo et autres travaux musicaux. Le seul bémol sera comme toujours le jeu vidéo, même si les cœurs Xe de la puce Intel se débrouillent fort admirablement sur beaucoup de titres.

En FullHD avec des détails sur des configurations de graphismes allant de moyen à haut, la puce graphique se débrouille très bien pour peu que 16 Go de mémoire soient disponibles 4. Un Fortnite titrera 80 ips en moyenne. Toujours en FullHD, un jeu comme Rocket League tous détails activés, proposera de 70 à 90 ips. Le jeu de course GRID Legends dans les mêmes conditions tournera à 60 ips de manière stable. DOTA 2 en 1080P et détails haut restera au-dessus de 70 ips. Counter Strike 2 frôle les 100 ips. Forza Horizon 5 tournera entre 45 et 50 ips en 1080P et dépassera les 60-65 ips avec certains détails réglés sur bas. Fallout 4 en détails élevés et en FullHD tremble à atteindre les 30 images par seconde en extérieur. Il passe à 60 ips en intérieur. En dégradant certains postes, le jeu arrive à rester sur un 40 ips stable en extérieur. Rise of the Tomb Raider en 1080P et High dépasse toujours les 30 ips même dans les scènes complexes. Même chose pour un Witcher III qui se comporte de manière satisfaisante. GTA V, qui commence à prendre de l’âge, tourne très correctement en 1080P et détails haut avec un framerate au-dessus de 60 ips. 

Des titres plus gourmands peuvent devenir jouables mais avec de grosses concessions graphiques. Trop pour que cela ait du sens. Cyberpunk 2077, par exemple, demande une telle dégradation de qualité pour atteindre péniblement 50 ips en 720P que le jeu n’en vaut pas la chandelle. Pour le jeu, il faut prendre le Minisforum M1 Lite pour ce qu’il est, un MiniPC débrouillard sur des titres assez anciens et qui apportera du confort en jeu moyennant quelques concessions. Ce n’est clairement pas sa destination mais il saura remplir ce rôle sans trop de problème à condition de ne pas trop lui en demander. Ce MiniPC pourra lancer des jeux mais n’est pas pensé pour être une machine de jeu, dans cette optique seule, ce serait un mauvais investissement.

Pour la partie stockage, on retrouve simplement deux ports M.2 2280 NVMe PCIe 4.0 assez classiques. De quoi monter facilement un stockage suffisant pour la majorité des usages. L’accès aux composants se fera sous le châssis avec une plaque amovible permettant de découvrir l’ensemble des composants. La carte réseau, également montée en M.2 au format 2230 pourra évoluer même si la solution Wi-Fi6E et Bluetooth 5.2 semble suffisante. 

Le refroidissement est double avec un premier module pour dissiper la chaleur des composants secondaires que sont la mémoire et le stockage. Et une ventilation de base pour évacuer la chaleur du processeur. Celle-ci est classique avec un jeu d’ailettes qui vont être traversées par un flux d’air frais aspiré de l’extérieur. La chaleur sera collectée au niveau du processeur par un caloduc qui la transportera vers cette surface d’échange. Le positionnement de la carte mère permet une large prise d’air par les deux côtés de l’engin et un rejet vers l’arrière, au-dessus de sa connectique.  Minisforum indique une ventilation 5000 tours que l’on adapte au niveau de puissance désiré. Le BIOS de la machine permettant de pousser le processeur de 15 à 35 W de TDP. Dans ces conditions, l’engin n’atteint pas 45 dB. En mode plus calme et moins performant, il devrait être plus silencieux.

La connectique est sobre mais complète avec sur la face avant un double port USB 3.2 Type-A, un jack audio combo 3.5 mm, un bouton de démarrage avec une LED témoin d’activité et l’accès à un bouton Reset en plus d’un petit micro basique.

Sur la partie arrière, on note deux ports USB 2.0 Type-A, un USB4, deux sorties vidéo en HDMI 2.1 et DisplayPort 1.4 et un Ethernet 2.5 Gigabit sous Intel i226-V. Le tout est alimenté par un boitier externe en 19V au format jack très classique. L’USB4 propose un signal DisplayPort mais également une alimentation en entrée (65W) et en sortie (15W). Au final, le MiniPC pourra piloter trois affichages en UltraHD simultanément.

Le tout entre dans un châssis de 13 cm de large pour 12.6 cm de profondeur et 5.04 cm d’épaisseur et de 600 grammes. La coque n’est pas détaillée et il est difficile de savoir s’il s’agit de plastique ou d’aluminium. Dans le premier cas, la partie extérieure serait montée sur un châssis en acier. Je penche pour une coque plastique avec une seconde peau métallique et le positionnement des antennes Wi-Fi entre les deux. Un support VESA livré avec la machine permettra de le fixer au dois d’un écran ou sur un meuble assez facilement. 

Proposé à 329€ en Barebone, le Minisforum M1 Lite n’a de sens que si vous avez un peu de mémoire vive DDR5 et un SSD dans vos placards. L’achat d’un appareil complet apparaît délicat au double du prix. Si vous êtes à la recherche d’un PC classique, cela peut avoir du sens. Le stock des commandes sera expédié d’ici quelques jours de Hong-Kong et transitera d’abord via un entrepôt local de la marque avant d’être distribué dans toute l’Europe.

Voir l’offre sur Minisforum

 

Minisforum M1 Lite : Format Barebone
Mini-Score : B

Mini-Score : B

+ conception originale
+ distribution certifiée
+ garantie 2 ans
+ larges évolutions techniques possibles
+ performances très correctes
+ accès simple aux composants
+ connectique USB4

– format Barebone
– SAV et support en Europe
– audible en calculs lourds (45 Db)
– Boîtier en plastique ?

 

Minisforum M1 Lite : un Barebone sous Core Ultra 5 125U © MiniMachines.net. 2026

Une stabilisation de la mémoire vive plutôt qu’une baisse

31 mars 2026 à 11:42

Si vous avez été attentifs aux prix sur les mois de février et mars, le marché est arrivé à une certaine stabilisation de la mémoire vive. Le prix des références les plus classiques semble ne plus trop bouger. Certains types de mémoire ont reculé, d’autres n’ont pas augmenté. Le site 3DCenter annonce une moyenne de prix inchangée ces derniers mois. Ce qui fait dire à certains que la mémoire est en baisse.

C’est peut être faire preuve d’un peu d’optimisme. Si une stabilisation de la mémoire vive est nette, déclarer des prix en baisse c’est aller un peu vite en besogne. D’abord 3DCenter analyse uniquement les tarifs des revendeurs en Allemagne, ce qui n’est pas du tout une analyse générale du secteur. Les revendeurs allemands sont, comme nous, un petit marché sur la planète mémoire vive.

Une stabilisation de la mémoire vive plutôt qu'une baisse

Et surtout, si on regarde le tableau des prix mis en avant, on se rend compte qu’il s’agit plus d’une correction de tarifs qu’autre chose. Ici la baisse la plus spectaculaire est un -15% sur le kit de 2×32 Go de DDR5/6000. Soit un des kits les plus haut de gamme du tableau et surtout un kit qui est passé de 158€ à 596€ entre juillet et mars… Le reste des baisses est situé entre -2 et -5%, des chiffres qui sont compen,sés par des +5, +7 et mêm +17% sur d’autres modules.

Cela peut se traduire facilement. Les revendeurs allemands ont augmenté leurs prix autant que possible jusqu’à un maximum et, quand un ralentissement trop net des achats s’est fait sentir, ils ont juste réduit la voilure et ajusté légèrement leurs prix. Il arrive toujours un moment où le public bloque, même lorsqu’il n’a pas vraiment le choix. Le problème lorsque le public boude une référence de ce type, c’est que vous avez des milliers et des milliers d’euros qui dorment sur une étagère. La réaction classique est donc de baisser les prix pour que le stock bouge et que vous retrouviez des liquidités.

En agrégeant les prix de différents revendeurs, on ne peut pas obtenir de tendance. Certains ont peut-être fait des promotions, d’autres mis en avant un kit de mémoire noname particulier qui est, ici, mis dans le même panier qu’un kit haut de gamme. L’évolution des tarifs est donc à prendre avec des pincettes.

+0.1% des prix ce n’est pas une baisse, c’est une stabilisation de la mémoire vive

On remarque également que la hausse continue encore sur les références les plus vendues du marché. Les barrettes de DDR5-5600 ont encore gagné 10% Les 16 Go ont soit perdu 2% pour la 5600, soit gagné 3% sur la 6400. Le kit le plus populaire à l’été 2025, soit le 2 x 16 Go de DDR5 est quasi stable. Au final, le tableau ne dit absolument pas que la mémoire baisse mais qu’une stabilisation de la mémoire vive semble être atteinte au global avec une toute petite hausse de 0.1%. Un équilibre qui se fait après une hausse moyenne de 440% par rapport aux prix de juillet 2025.

Il y a énormément de biais possibles dans les relevés de prix des revendeurs. Le marché des pièces détachées est un mauvais témoin des tendances de tarifs. Ce que je crois comprendre de ce tableau est assez simple. Si cela s’est passé comme en France, les revendeurs comme les grossistes et les marques ont tous tendu le fil pour essayer de monter les prix au maximum parce que les marques augmentaient sans cesse les leurs tout en baissant les disponibilités. Les grossistes en amont ont donc proposé des prix de plus en plus élevés et les revendeurs ont suivi. Affichant à leur tour ces tarifs à leurs clients. Semaine après semaine, la mémoire a ainsi augmenté pour tous ceux qui n’avaient pas de contrat spécifique, ce qui concerne probablement la grande majorité des distributeurs.

Les revendeurs n’ont pas vraiment d’autres choix que d’accepter ces hausses car, sans mémoire, ils ne peuvent plus monter de machines. Ce qui est souvent une grosse partie de leur activité. Et pour éviter de se faire dépouiller de leur mémoire vive en pièces détachées sur leur catalogue, certains ont augmenté encore plus haut la mémoire vive sur leur catalogue de manière à ce qu’elle ne soit pas accessible sans débourser une fortune. Ce qui permet de vendre des configurations apparemment moins chères ensuite au global.

Mais il arrive toujours un moment où même cette stratégie ne tient plus la route. Le tarif demandé atteint un point que personne ne veut plus franchir et les ventes s’écroulent totalement. Il faut alors rectifier le tir. C’est pour cela que l’on voit des prix en légère baisse. Soit parce qu’un autre revendeur a mis la main sur un stock moins onéreux, ce qui stoppe la hausse, soit parce que les références en stock ne partent plus du tout.

Il est possible, enfin, qu’en l’absence de tout stock, certains revendeurs jouent à la guerre des faux prix. Loin d’une stabilisation de la mémoire vive, c’est une pratique classique qui permet de mettre des bâtons dans les roues de la concurrence. Quand vous n’avez plus de visibilité à court ou moyen terme sur un produit, vous le passez en « indisponible » et vous le baissez de manière importante tout en demandant aux clients de laisser un e-mail pour être prévenus en cas de retour de stock. Cela permet de « bloquer » les ventes des concurrents et d’être présent sur les listings des sites de comparaison de tarifs. Problème, cela fausse aussi toute la mécanique d’analyse de ce genre de relevé.

Le site PCPartPicker fait le même travail de remontée des prix sur les revendeurs US. On remarque également une stabilisation de la mémoire vive ces dernières semaines sur quelques références et une hausse continue sur d’autres. Ainsi le kit hyper standard et toujours demandé de 2 x 8 Go de DDR4-3200 gagne encore quelques points entre janvier et mars. Les autres références de DDR4 sont majoritairement sur une hausse début janvier puis une stagnation voire un très léger décrochage.

Sur la DDR5, le kit classique de 2 x 16Go est également très stable après une dernière grosse phase de hausse à la mi-janvier. Les autres références suivent la même tendance, à la différence notable du kit de 2×32 Go de DDR5-5600 qui semble décroître après une même augmentation jusqu’à début février.

Il s’agit là encore d’un décrochage lié, à mon sens, plus à une autocorrection que les revendeurs se sont appliquée eux-mêmes après une dernière phase de gourmandise tarifaire. À partir d’un certain prix et peut-être face également à une certaine conjecture économico-politique, les prix ont été jugés trop élevés.

Ces kits en baisse sont toujours des solutions haut de gamme en 2 x 32 Go de DDR5. En Allemagne sur la DDR5-6000, aux US sur la DDR5-5600. Qui achète 64 Go de mémoire vive aujourd’hui ? Des kits à 700€ en Europe et 900$ aux US ? Ce sont les pros. C’est sur ces références, en général très liées à un usage intensif des machines, que les prix décrochent. S’agit-il vraiment d’un retournement de marché ou plutôt que la situation globale actuelle donne moins envie aux pros de renouveler leur parc ou de s’équiper ?

La raréfaction des pièces disponibles a également tendance à figer les prix. Quand un revendeur n’a pas de visibilité précise sur ses disponibilités, il va augmenter son prix de vente pour se « couvrir ». Et les relevés peuvent donc partir à la hausse. Quand il reçoit enfin les pièces commandées, il réajuste son tarif vers un prix plus logique, ce qui fait baisser le relevé qui avait été gonflé artificiellement. Avec des disponibilités de plus en plus compliquées, les relevés jouent ainsi au yoyo ces dernières semaines.

La stabilisation de la mémoire vive se voit nettement en amont

Si on regarde en amont des revendeurs, en examinant le prix des modules de mémoire vive sur le marché avant qu’ils ne soient intégrés dans des barrettes de mémoire vive, la tendance est également à une certaine stabilité ces dernières semaines. Je n’ai pas le droit de vous partager les graphes de DRAMeXchange mais sur les modules mémoire chez Samsung et SK Hynix c’est très net.

Je pense que nous avons atteint le point haut de ce que les datacenters IA ont accepté de payer. Et cela se voit nettement sur les références en baisse. Les barrettes de mémoire les plus denses en quantité, celles les plus prisées par les serveurs, vont à la baisse car les prix ont dû dépasser un certain seuil qui correspondait à ce qu’acceptaient de payer les géants de l’IA. Les barrettes plus classiques, destinées au marché grand public, continuent de monter parce que les chaines tournent en continu pour fabriquer les modèles les plus demandés en densité.

Parler d’une baisse me parait donc inapproprié, on est dans une phase de correction et je doute qu’elle se poursuive sans de meilleures mauvaises nouvelles contre les géants de l’intelligence artificielle. Les évènements actuels en Iran pouvant à tout moment impacter à nouveau à la hausse l’ensemble des composants.

Google TurboQuant ou l’espoir d’être sauvé par ceux qui ont tout déréglé

Vous avez sans doute vu passer des articles concernant Google Research qui a annoncé un algorithme miracle baptisé TurboQuant. Ce nouveau venu est lancé avec un objectif en tête, mieux compresser la mémoire vive nécessaire aux IA pour garder leur cohérence. Cet algorithme n’a qu’un seul travail, augmenter les capacités de compression des données en mémoire pour les modèles d’IA. Avec l’idée d’avoir besoin de moins de RAM pour faire tourner des modèles gourmands tout en gardant la même précision d’exécution. 

La raison pour laquelle les centres de données des acteurs majeurs de l’IA mondiale sont si voraces en mémoire vive est simple. Elle tient en deux éléments. Pour que leurs modèles soient le plus efficaces, il faut que leurs processeurs puissent accéder le plus rapidement possible à leurs modèles de données. Passer par un stockage classique, même en SSD, est souvent trop lent. L’idéal est d’agglomérer suffisamment de gigaoctets de mémoire vive pour piloter la totalité du modèle déployé. C’est pour cela que les différents LLM sont en général proposés avec des « poids » différents. Avec DeepSeek par exemple, on peut télécharger un modèle avec 7 milliards de paramètres et un autre de 67 milliards de paramètres. La mémoire nécessaire pour les deux modèles n’est pas du tout la même.

Mais l’autre élément important est la mémoire de « session ». Un espace de mémoire temporaire qui sert à agglomérer les questions et réponses d’un sujet posé. Histoire de ne pas trop tout mélanger au fur et aà mesure de l’avancée d’une session. Si vous engagez une IA pour la questionner sur un sujet, vous comptez sur le fait qu’elle restera focalisée sur celui-ci quand la conversation avance.

La promesse de TurboQuant est donc de réduire l’impact de cette seconde mémoire de session tout en augmentant la performance d’accès. C’est énorme mais cela ne touche en rien au besoin fondamental de la mémoire centrale qui va charger le LLM de base. L’annonce a évidemment fait grand bruit parce qu’en théorie, un serveur aurait besoin de moins de RAM pour un meilleur résultat avec le « simple ajout » de TurboQuant dans l’équation. Cela pourrait changer la donne et ralentir les besoins des centres d’IA  sur le marché. Avec, comme espoir, une baisse tendancielle des tarifs pour tout le monde, y compris les entreprises classiques et les particuliers.

En pratique, je doute. TurboQuant va probablement changer certaines choses et modifier le comportement des centres IA qui seront compatibles avec cette technologie. Mais un retour de bâton est également possible. Si cela amène une stabilisation de la mémoire vive, cela n’entrainera pas de baisse et surtout, cela pourrait impacter fortement les marchés des processeurs, des circuits graphiques, du stockage et même de la mémoire à nouveau.

Ce type de « techno solutionnisme » a toujours un revers d’optimisation. Que va faire un centre de données avec une mémoire de session mieux compressée ? Réduire ses investissements ou augmenter ses capacités de calcul ? Vous savez probablement que la course en avant menée par les différentes IA actuellement en compétition est assez classique. Le but est d’être le premier pour rafler la mise et obtenir une situation de quasi-monopole. Seul moyen de dégager une rentabilité à terme. Ralentir ne fait donc pas partie du vocabulaire de ces entreprises et tout ce que ce nouvel algorithme de compression va faire est de leur donner envie d’investir encore plus. Si la mémoire de session est divisée par six, alors autant coller plus de processeurs pour augmenter la capacité de calcul et remplir l’espace libéré par TurboQuant. Histoire de tirer un avantage concurrentiel immédiat face aux autres IA.

Ces entreprises ont sécurisé des téraoctets de mémoire vive au prix fort et ont désormais la possibilité d’y accoler plus de stockage et de processeurs, mon humble avis est que c’est ce qu’elles vont faire. Non pas chercher à réduire la voilure en consommant moins de mémoire vive de session mais bien augmenter celle-ci en déployant plus de serveurs. Et qui dit plus de sessions et de serveurs dit également plus de besoins en mémoire globale…

Les autres sujets de Minimachines autour de la crise de la mémoire vive.

En illustration, un kit de mémoire vive de 2 x 64 Go de DDR5-8000 G.Skill Trident Z5 Royal NEO  avec une finition dorée et de faux cristaux illuminés de LEDS RGB…

Une stabilisation de la mémoire vive plutôt qu’une baisse © MiniMachines.net. 2026

ETOE présente un kit d’émission vidéo FullHD sans fil (MAJ)

1 avril 2026 à 10:24

Mise à jour : Nouveau code ajouté. voir en fin de billet.

L’idée est toujours assez simple. On branche l’émetteur ETOE sur une sortie USB Type-C avec DisplayPort d’un côté, on connecte le récepteur de l’autre sur un port HDMI et le signal transite d’un poste à l’autre, sans aucun fil.

ETOE met en avant son produit pour tout type d’usages, du smartphone au portable en passant par certaines caméras qui diffusent nativement du DisplayPort. Mais on se doute que l’idée qui trotte derrière la tête de la marque est de proposer une solution sans fil pour ses propres projecteurs. Avec ce petit appareil, il est possible de diffuser un signal d’un MiniPC ou un portable très simplement vers un écran de télé, un écran de PC ou un vidéoprojecteur. Et cela sans avoir besoin d’aucun câble HDMI. 

L’émetteur s’autoalimente via son port USB Type-C. Le récepteur a besoin de son côté d’une alimentation séparée, en USB Type-C, qui peut être sur secteur ou sur batterie. On peut donc raisonnablement penser que la prise qui servira à alimenter le vidéoprojecteur ou l’écran avec une entrée HDMI pourra également alimenter le boîtier. S’il s’agit d’un montage spécifique, type plafond, le recours à une batterie peut être une solution alternative.

Le transfert du signal prend en charge le son et l’image avec du FullHD. La marque indique un comportement sans ralentissement ni désynchronisation du son. Je ne sais pas dans quelle mesure cela permettrait de jouer sans latence visible, mais le signal d’un film semble en tout cas bien géré. Les formats Miracast et AirPlay sont également pris en charge nativement.

A noter que l’adaptateur ETOE ne se base pas sur le Wi-Fi mais sur un protocole direct, il est donc utilisable en environnement éloigné de tout signal Wi-Fi ou dans un lieu dans lequel vous n’avez pas accès au réseau. Le constructeur indique une portée élevée de 50 mètres. Je doute que cela soit possible en conditions classiques. Je pense que le moindre bout de mur en béton doit largement altérer la transmission. Si l’appareil peut transmettre sur 10 ou 15 mètres en intérieur, ce sera, je pense, le bout du monde.

ETOE

Le système peut transmettre un signal vidéo en UltraHD mais il sera automatiquement adapté en FullHD au moment de la projection. La puce intégrée fera ce travail de transcodage nativement avant la diffusion vers le récepteur de telle sorte qu’il ne sera pas nécessaire de préparer ses fichiers. Le seul travail effectué par la machine émettrice est de diriger le flux vers la sortie USB Type-C / DisplayPort qui est identifiée comme un affichage classique. Pas de réglages ni de pilote, le simple branchement des appareils sera nécessaire.

J’ai trouvé le dispositif intéressant, je vais essayer d’en avoir un en test. L’idée d’avoir une prise HDMI facile d’emploi avec un récepteur qui reste fixé sur un écran ou un projecteur peut être pratique dans de multiples scénarios. Aussi bien pour une entreprise que chez des particuliers. Si la qualité de la transmission est au rendez-vous, cela ferait de cet appareil un allié sympathique autant pour les salons multimédia qui se battent avec des câbles HDMI que pour les salles de réunion.

C’est aussi une solution pour que les « soirées cinéma » rendues populaires par les vidéoprojecteurs mobiles apparus ces dernières années, ne se transforment plus en une installation de câbles partant dans tous les sens. Pas besoin de faire courir un HDMI d’un poste vers le projecteur par-dessus la table basse ou derrière le canapé. Ici on est en sans fil léger et pratique.

L’adaptateur ETOE est en vente sur Geekbuying à 59.99€ depuis son stock en Pologne. La livraison est gratuite et le code NNNPFG permet de baisser son prix de 10€. Cela peut en faire un produit intéressant pour certains scénarios d’usages. Je vais essayer d’en tester un rapidement.

Voir l’offre sur Geekbuying

ETOE présente un kit d’émission vidéo FullHD sans fil (MAJ) © MiniMachines.net. 2026

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