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Reçu — 21 mai 2026 Actualités numériques

Bien optimisé Forza Horizon 6 ? Regardons ce qu'il donne sur les vieilles charrues pour savoir !

Probablement un des derniers billets faits sur ce jeu. Mais il faut dire que Forza Horizon 6 est un jeu important dans le catalogue et dans le cœur des joueurs, il doit donc être scruté sous tous les angles possibles. Nous avons vu qu'il était bien optimisé pour son niveau de performance, mais il lu...

La carte graphique chinoise Lisuan LX 7G100 arrive enfin, et elle a même été testée !

Le 28 juillet 2025, nous vous faisions part d'une présentation en grande pompe organisée par la société chinoise Lisuan Tech. Elle annonçait alors l'arrivée prochaine d'une nouvelle série de cartes graphiques à son catalogue : les Lisuan eXtreme 7G100 Series. Il aura finalement fallu attendre 10 moi...

Consommation des datacenters en France : +38 % sur l’électricité et +16 % sur l’eau, en trois ans

21 mai 2026 à 15:42
Vaut mieux les avoir en photo qu’à manger
Consommation des datacenters en France : +38 % sur l’électricité et +16 % sur l’eau, en trois ans

L’Arcep dresse le bilan de l’empreinte écologique des datacenters et de son évolution au fil des années. En France, les datacenters ont consommé 2,7 TWh d’électricité en 2024, et 575 000 m³ d’eau. C’est en même temps beaucoup et peu, question de point de vue. Pour vous situer, nous avons comparé ces chiffres à ceux de Google sur la même année.

Cela fait maintenant plusieurs années que le régulateur des télécoms, l’Arcep, publie une enquête sur l’évolution et l’impact environnemental du numérique en France. La 5ᵉ édition vient de paraître, avec des données chiffrées sur les datacenters. Elles sont remontées par les opérateurs eux-mêmes, puis agrégées. Elles permettent d’avoir une vue globale de la situation en France.

Un mot sur la méthodologie. Les entreprises doivent remonter des données quand leur chiffre d’affaires annuel dépasse les 10 millions d’euros (HT) ou quand la puissance totale dépasse les 100 kW, avec pour activité principale la mise à disposition d’infrastructures dans des datacenters (opérateurs de colocation et de co-hébergement).

Toutefois, les organismes qui disposent de leurs propres datacenters pour un usage interne sont exclus du périmètre. Au total, 23 opérateurs ont répondu en 2024, ce qui représente un total de 160 datacenters en exploitation en France. L’Arcep indique que l’âge moyen des centres de données était de 14 ans en 2024.

Plus d’électricité et plus d’émissions de gaz à effet de serre

Cela ne surprendra personne : la consommation électrique est en augmentation soutenue depuis un moment déjà : 12 % de plus en un an en 2024, après des hausses de 8 et 12 % les deux années précédentes. En trois ans, elle a grimpé de 38 %, passant de 2,0 à 2,7 TWh.

À titre de comparaison, la consommation des datacenters de Google en 2024 était de… 30,8 TWh (en hausse de 29 % sur un an, de 50 % sur deux ans). Google consomme plus de 10 fois plus que l’ensemble des datacenters concernés par l’étude de l’Arcep pour la France.

Le régulateur reconnait lui-même qu’il y a des manques : « les centres de données étudiés dans le cadre de la présente publication représentent environ 50 % de l’ensemble des centres de données de colocation en service en France en 2020 ». Il n’en reste pas moins que l’écart entre les DC en France et ceux de Google est immense.

Les émissions de gaz à effet de serre suivent la même tendance, mais avec une hausse plus importante :+ 44 % en trois ans. La tendance est à l’accélération au cours des dernières années, avec 23 % de plus en 2024 par rapport à 2023, contre 13 et 4 % les deux années précédentes. En 2024, les datacenters ont ainsi générés 178 000 tonnes équivalent CO₂.

Pour l’Arcep, la majeure partie de l’augmentation de la consommation électrique vient des datacenters « nouvellement mis en service (entre 2021 et 2023) ». Pour les émissions de gaz à effet de serre, deux facteurs se mélangent : la hausse brute de la consommation électrique et des « facteurs d’émissions (énergie plus carbonée) ».

En France, le PUE baisse

L’Arcep a la bonne idée de décomposer la consommation électrique des datacenters : les équipements informatiques d’un côté et le reste (refroidissement, tertiaire…) de l’autre. Cela permet d’obtenir le PUE moyen des datacenters en France. PUE pour Power Usage Effectiveness, un indicateur dont nous avons longuement détaillé le fonctionnement et les limites.

Il est en baisse depuis plusieurs années car si la consommation des équipements IT augmente, celle du reste du datacenter reste relativement stable. De fait, la proportion de la consommation des serveurs prend plus d’importance.

Notez que les PUE indiqués ci-dessous sont issus du rapport complet de l’Arcep qui annonce des baisses de 0,04 point depuis deux ans. Le calcul direct à partir des consommations totales est moins précis à cause des approximations au dixième de TWh.

  • 2022 : PUE de 1,51
  • 2023 : PUE de 1,46
  • 2024 : PUE de 1,42

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AMD dévoile les Ryzen AI Max Pro 400 et vise totalement l’IA

21 mai 2026 à 13:57

Sans surprise par rapport aux fuites de début mai, les Ryzen AI Max Pro 400 sont donc bien des évolutions techniques très légères des fondamentaux de ces puces par rapport aux précédents Ryzen AI Max Pro 300. Le gros de l’attention de la marque a été porté sur sa capacité à gérer de la mémoire vive.

Cela peut paraître paradoxal au moment où les prix des composants mémoire explosent, mais il faut comprendre qu’ici l’enjeu n’est plus du tout le client particulier qui chercherait une puce mobile pour un ordinateur personnel. 

La gamme Ryzen AI Max Pro 400

La gamme Ryzen AI Max Pro 400

L’architecture globale entre les deux générations de puces est identique. On reste sur un maximum de 16 cœurs Zen 5 et 32 Threads pour le haut de gamme, un circuit graphique Radeon 8065S avec encore 40 Compute Units. La différence tient à de légères évolutions de fréquences. Le processeur passe de 5.1 GHz pour les séries 300 à 5.2 GHz pour les nouvelles séries 400. Le circuit graphique grimpe à 3 GHz max contre 2.9 GHz auparavant. Des « bonds » de 100 MHz donc, sans autre évolution technique à part un NPU qui passe de 50 à 55 TOPS…

Les Ryzen AI Max Pro 400 supporte surtout plus de mémoire vive

La vraie nuance entre ces Ryzen AI Max Pro 400 est dans la mémoire vive supportée par la puce. Si les séries 300 pouvaient gérer 128 Go de RAM LPDDR5x, les nouvelles puces pourront accueillir 192 Go. Une nuance qui ne coûte pas cher à AMD qui ne va pas porter le poids financier de cette évolution. Cela permet juste de promettre que ces machines équipées de cette génération de puces pourront embarquer de plus gros modèles de données pour des usages d’IA locaux. 

Si la majorité du public ne réagira pas vraiment à cette annonce, les professionnels qui cherchent activement des machines pour des usages de ce type seront évidemment ravis. Et pour eux, la dépense actuelle dans des cartes mères avec 192 Go de mémoire ne sera pas forcément un gros problème. Cela même si le prix moyen du gigaoctet de LPDDR5 frise aujourd’hui les 22 à 23$. 192 Go x 22 $ donnent 4224$ en sortie d’usine, un prix à considérer avant montage, marge du fabricant et TVA. On comprend assez vite que ces puces et ces cartes ne seront pas pour nous.

La seule bonne nouvelle pour le grand public serait peut-être de voir que des puces de la génération Strix Halo soient enfin proposées sur des cartes mères ou des MiniPC  plus « classiques ». Des solutions Strix Halo avec des slots SODIMM ? Des modèles en LPDDR5 équipés de 32 Go seulement ? Pour faire un peu autre chose que de l’IA. Ce n’est franchement pas gagné. Aux dernières nouvelles, le marché en est même à acheter les puces jugées normalement défectueuses au sortir des waffers d’usine. A enjoindre Intel et AMD de leur vendre malgré leurs défaillances que les serveurs compenseront en désactivant des fonctions. Personne ne va cracher sur une puce valide, même si elle ne peut piloter « que » 128 Go de ram.

  Archi Cœurs / Threads Fréq. Max Cache GPU TDP
Ryzen AI Max+ 495 Zen 5 / RDNA 3.5 16 / 32 5,2 GHz 80 Mo Radeon 8065S – 40 CU @ 3.0GHz 45-120W
Ryzen AI Max+ 395 Zen 5 / RDNA 3.5 16 / 32 5,1 GHz 80 Mo Radeon 8060S – 40 CU @ 2.9GHz 45-120W
Ryzen AI Max 490 Zen 5 / RDNA 3.5 12 / 24 5,0 GHz 76 Mo Radeon 8050S – 32 CU 45-120W
Ryzen AI Max 485 Zen 5 / RDNA 3.5 8 / 16 5,0 GHz 40 Mo Radeon 8050S – 32 CU 45-120W

Pourquoi les puces AMD Strix Halo ont fait dérailler leur propre marché

AMD dévoile les Ryzen AI Max Pro 400 et vise totalement l’IA © MiniMachines.net. 2026

Au tour de Team Group d'accepter de payer 1,1M de $ pour mettre fin à une classe action sur ses barrettes de RAM

Et de trois ! Au rythme où vont les choses, ce ne sera d'ailleurs sans doute pas le dernier... Si vous lisez régulièrement H&Co, peut-être vous souvenez-vous de deux de nos actualités sur le même thème que celle que vous commencez à lire en ce moment même. En septembre 2025, CORSAIR acceptait de...

THERMALTAKE View 370 TG ARGB : du View comme on aime

21 mai 2026 à 14:19
Nous reparlons de boîtier PC ce jour, avec le test du View 370 TG ARGB, un modèle de chez THERMALTAKE que nous avons reçu dans sa déclinaison noire. Nous sommes sur une base de boîtier panoramique de type ATX moyen tour, qui reprend donc le design des View, avec une face avant composée de différents panneaux en verre trempé et en mesh. Ce modèle propose une compatibilité BTF et PZ, un rack de ventilateurs de 360 mm sur le côté et un module de 120 mm à l'arrière, le tout en ARGB. Il sera possible de monter deux radiateurs de 360 mm dans ce dernier et on pourra également passer tous les slots à destination des cartes graphiques et cartes filles à 90° en deux temps trois mouvements. Disponible à partir de 110 euros dans le commerce, que vaut ce View ? Réponse dans ces quelques pages avec nous.

Tout savoir sur la consommation électrique des datacenters : PUE, ses pièges et angles morts

21 mai 2026 à 12:38
Ça PUE grave !
Tout savoir sur la consommation électrique des datacenters : PUE, ses pièges et angles morts

Dans une série d’articles, nous allons vous donner les clés pour comprendre l’empreinte environnementale des datacenters, un vaste sujet bien plus complexe que simplement parler des litres d’eau et des watts d’électricité. Après l’eau, passons à l’électricité et son indicateur d’efficacité : le PUE. Il doit lui aussi s’apprécier dans toute sa complexité.

Après l’eau dans le premier article de notre dossier, passons à l’électricité avec le PUE (Power Usage Effectiveness). Une définition : c’est le rapport entre la consommation totale du datacenter et celle dédiée aux équipements informatiques (IT).

Plus le PUE est proche de 1, plus l’infrastructure du datacenter consomme peu d’énergie par rapport à celle des équipements IT (dont les serveurs). Le minimum théorique est 1, mais c’est une chimère impossible à atteindre en pratique car cela voudrait dire que l’ensemble de la consommation électrique est utilisé par les seuls équipements informatiques, or il en faut aussi pour faire tourner le bâtiment (éclairage, onduleurs, pompes, pertes…).

Un ordre de grandeur, rappelé par l’Ademe : « Le PUE moyen est de 1,7 en France et de 1,6 dans l’Union européenne, alors que le PUE doit tendre vers 1,2, valeur maximale acceptable pour les nouvelles installations ». Des datacenters descendent aussi en dessous de 1,2 et atteignent 1,1.

Attention à ne pas tomber dans un piège : un bon PUE ne signifie pas une faible consommation électrique, cela n’a vraiment rien à voir. Le PUE est un rapport (sans unité) et ne mesure pas une consommation en tant que telle. Un datacenter avec un PUE de 1,1 peut consommer largement plus d’électricité qu’un autre avec un PUE de 1,6, et vice-versa. De plus, deux datacenters peuvent consommer respectivement 1 MW ou 10 GW et avoir rigoureusement le même PUE.

Ajoutons que le PUE ne donne pas la moindre indication sur la puissance électrique maximale utilisée par le datacenter. Or, son implémentation peut créer une contrainte locale importante s’il demande plusieurs dizaines ou centaines de MW en continu ; on parle même de GW pour les plus gros datacenters qui peuvent alors absorber une partie non négligeable de la puissance disponible dans une zone.

Maintenant que les présentations et les mises en garde sont faites, passons aux choses sérieuses. Comme nous allons le voir, il y a PUE et… PUE.

1…2 et 3 PUE, suivant les points de mesure de la consommation


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☕️ Navigateurs : Vivaldi 8.0 adopte un design « unifié » et de nouveaux thèmes

21 mai 2026 à 12:08


Comme lors du précédent changement de version, c’est autour de l’interface que se concentrent les nouveautés de Vivaldi 8.0, publié jeudi 21 mai par l’éditeur norvégien. Il en parle comme de sa « plus grande refonte de design à ce jour » et promet des éléments désormais « unifiés » au sein d’un même ensemble plus lisse.

« Nous avons abordé l’interface de Vivaldi moins comme une collection de composants que comme un système en couches. Auparavant, ces couches (onglets, barres d’outils, panneaux et contenu) présentaient des séparations subtiles. C’était utile, mais aussi un peu fragmenté. Avec l’unification de l’interface, ces frontières sont supprimées », explique Jon von Tetzchner, CEO de Vivaldi, dans un billet d’annonce.

C’est au travers des nouveaux thèmes (au nombre de six, sans compter les contributions de la communauté) que s’incarne le mieux ce changement. L’habillage graphique englobe en effet l’intégralité des éléments d’interface, là où la version précédente laissait effectivement apparaître une forme de zonage, ou des démarcations, entre les éléments de navigation, les onglets, les actions contextuelles, etc.

Vivaldi 8.0 et son thème SunForest – crédit Vivaldi

« Les fonds d’écran ressemblent moins à de la décoration qu’à une partie de l’environnement, surtout lorsqu’ils sont combinés avec la translucidité et le flou. Du point de vue du système, cela réduit la complexité. Moins de couches, moins d’exceptions et une base plus cohérente sur laquelle s’appuyer », fait remarquer Jon von Tetzchner.

Cette dimension liée à la personnalisation transparait également dans les nouvelles options d’agencement proposées au premier lancement du navigateur puis accessibles depuis les options (Réglages / Apparence / Dispositions prédéfinies). L’utilisateur se voit ainsi proposer six configurations par défaut qui régissent l’emplacement des onglets et de la barre d’adresse, ainsi qu’un mode « Masquage automatique » qui fait disparaître les éléments d’interface dès que la souris les quitte pour obtenir un rendu plein écran. Sur le plan fonctionnel, Vivaldi conserve sans surprise toutes les options de gestion des onglets qui font son succès.

Vivaldi 8.0 est dès à présent disponible au téléchargement pour Windows, MacOS et Linux. Les utilisateurs d’une version antérieure devraient rapidement basculer vers la nouvelle version si l’option de mise à jour automatique est activée dans leurs réglages.

☕️ Navigateurs : Vivaldi 8.0 adopte un design « unifié » et de nouveaux thèmes

21 mai 2026 à 12:08


Comme lors du précédent changement de version, c’est autour de l’interface que se concentrent les nouveautés de Vivaldi 8.0, publié jeudi 21 mai par l’éditeur norvégien. Il en parle comme de sa « plus grande refonte de design à ce jour » et promet des éléments désormais « unifiés » au sein d’un même ensemble plus lisse.

« Nous avons abordé l’interface de Vivaldi moins comme une collection de composants que comme un système en couches. Auparavant, ces couches (onglets, barres d’outils, panneaux et contenu) présentaient des séparations subtiles. C’était utile, mais aussi un peu fragmenté. Avec l’unification de l’interface, ces frontières sont supprimées », explique Jon von Tetzchner, CEO de Vivaldi, dans un billet d’annonce.

C’est au travers des nouveaux thèmes (au nombre de six, sans compter les contributions de la communauté) que s’incarne le mieux ce changement. L’habillage graphique englobe en effet l’intégralité des éléments d’interface, là où la version précédente laissait effectivement apparaître une forme de zonage, ou des démarcations, entre les éléments de navigation, les onglets, les actions contextuelles, etc.

Vivaldi 8.0 et son thème SunForest – crédit Vivaldi

« Les fonds d’écran ressemblent moins à de la décoration qu’à une partie de l’environnement, surtout lorsqu’ils sont combinés avec la translucidité et le flou. Du point de vue du système, cela réduit la complexité. Moins de couches, moins d’exceptions et une base plus cohérente sur laquelle s’appuyer », fait remarquer Jon von Tetzchner.

Cette dimension liée à la personnalisation transparait également dans les nouvelles options d’agencement proposées au premier lancement du navigateur puis accessibles depuis les options (Réglages / Apparence / Dispositions prédéfinies). L’utilisateur se voit ainsi proposer six configurations par défaut qui régissent l’emplacement des onglets et de la barre d’adresse, ainsi qu’un mode « Masquage automatique » qui fait disparaître les éléments d’interface dès que la souris les quitte pour obtenir un rendu plein écran. Sur le plan fonctionnel, Vivaldi conserve sans surprise toutes les options de gestion des onglets qui font son succès.

Vivaldi 8.0 est dès à présent disponible au téléchargement pour Windows, MacOS et Linux. Les utilisateurs d’une version antérieure devraient rapidement basculer vers la nouvelle version si l’option de mise à jour automatique est activée dans leurs réglages.

Gigafactory IA en France : Scaleway, Bull, Orange, EDF… unis pour l’appel d’offres de l’UE

21 mai 2026 à 11:37
Des promesses qui tardent à se concrétiser
Gigafactory IA en France : Scaleway, Bull, Orange, EDF… unis pour l’appel d’offres de l’UE

Les industriels français du secteur se réunissent pour pousser la Commission européenne à réaliser sa promesse d’investissement de 20 milliards d’euros dans cinq gigafactories IA à travers l’Europe.

Scaleway voit Orange, EDF, Ardian et Capgemini la rejoindre dans son consortium AION lancé en juin 2025 pour répondre à un futur appel d’offres de l’UE sur une gigafactory IA. AION prétendait réunir des « partenaires publics, privés et académiques pour bâtir une infrastructure IA puissante et souveraine en Europe ».

À l’époque, Bull (anciennement Eviden, qui a repris son nom d’origine en parallèle de son rachat par l’État français), VSORA, Kyutai (filiale aussi d’iliad et de CMA CGM), Sopra Steria, SiPearl, Artefact, ZML, Hugging Face et H company faisaient déjà partie du projet, avec le soutien de l’infrastructure publique de recherche GENCI et de l’Inria. Mais AION semble montrer les muscles alors qu’il attend impatiemment la publication de l’appel d’offres de l’UE.

L’idée est surtout de répondre à un futur appel d’offres de l’UE sur les 20 milliards d’euros dédiés à des « gigafactories » de l’IA que la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, avait annoncés en février 2025 à l’occasion du Sommet pour l’action sur l’IA.

Un financement européen qui se fait attendre

Elle avait promis le financement de quatre futures giga-usines d’IA dans l’ensemble de l’UE. La Commission et EuroHPC avaient lancé une consultation publique sur le sujet en avril 2025 et Scaleway avait créé AION pour y répondre. Depuis, la Commission parle plutôt de financer cinq projets sur le territoire de l’Union européenne en évoquant toujours le même investissement. Finalement, l’institution européenne expliquait avoir reçu « 76 manifestations d’intérêt proposant la création de gigafactories d’IA dans 16 États membres, sur 60 sites différents » et promettait « de lancer, au quatrième trimestre 2025, un appel à projets officiel pour la création de « gigafactories » d’IA dans l’UE ».

Mais, depuis, les 76 potentiels candidats n’ont toujours rien vu venir. L’annonce de l’arrivée d’Orange, EDF, Ardian et Capgemini dans AION a tout d’un appel du pied du secteur français à la Commission pour qu’elle n’oublie pas sa promesse faite à un moment où les annonces d’investissements fleurissaient. Scaleway et ses partenaires veulent montrer leurs ambitions et leur détermination, d’autant qu’un pays ne pourrait accueillir qu’un lauréat.

L’affichage d’un besoin de souveraineté aussi pour l’IA

« Il n’y en aura pas 27 [dans chaque pays membre], il faut qu’il y en ait une en France », a déclaré Damien Lucas, le directeur général de Scaleway. Les entreprises évoquent un investissement de 10 milliards d’euros (dont 4 milliards environ pour le groupe iliad) pour un projet qui devrait d’abord demander une puissance de 100 mégawatts à l’ouverture et affiche un besoin de 1 gigawatts à terme. De fait, il pourrait être réparti sur plusieurs sites comme celui de Montereau-Fault-Yonne, en Seine-et-Marne, où la filiale d’iliad, Opcore, développe un data center ou chez Orange et Verne, la filiale d’Ardian.

Benoît Gaillochet, responsable des infrastructures Europe chez Ardian, s’appuie aussi, dans le communiqué commun, sur le nucléaire français pour en faire une force du consortium : « Il est temps de bâtir ensemble une Europe de l’IA basée sur des infrastructures européennes de classe mondiale ancrée sur nos formidables capacités énergétiques décarbonées ».

Et les porteurs du projet surfent sur le sujet de la souveraineté : « Il est important de maîtriser l’IA en Europe. Des opérations critiques seront faites par des agents d’IA, il faudra pour les réaliser un endroit souverain et de confiance, immunisé contre les lois extraterritoriales américaines », affirme Jérôme Berger, directeur de la stratégie et du capital-investissement d’Orange.

Les partenaires espèrent que l’appel d’offres arrive à la fin du printemps et être le seul consortium à se présenter côté français. « L’équipe de France est prête », assure Jérôme Berger même si le consortium reste ouvert à d’autres ralliements.

Quand la souveraineté « s’exporte »

S’il est question d’une « équipe de France » avec une forte connotation de souveraineté, d’autres acteurs français ne sont pas aussi chauvins, C’est le cas de Thales qui s’est associé à Google pour monter S3ns, une offre désormais qualifiée SecNumCloud par l’ANSSI. Ce même Thales continue sur sa lancée et annonce un partenariat stratégique avec Google Cloud pour lancer un « nouveau cloud souverain en Allemagne ».

Le groupe français s’appuie dans sa communication sur « le succès de S3NS, la filiale de cloud de confiance de Thales en France et opératrice de sa première région de cloud souverain en Europe ».

« Pour répondre à la demande du marché allemand en solutions souveraines protégeant les données sensibles des lois extraterritoriales » et sa vision originale de la « souveraineté ». Une approche qui n’est pas sans rappeler celle d’OVHcloud qui met aussi en avant sa qualification SecNumCloud pour proposer des offres « qui peuvent être certifiables SecNumCloud » (sans l’être).

Gigafactory IA en France : Scaleway, Bull, Orange, EDF… unis pour l’appel d’offres de l’UE

21 mai 2026 à 11:37
Des promesses qui tardent à se concrétiser
Gigafactory IA en France : Scaleway, Bull, Orange, EDF… unis pour l’appel d’offres de l’UE

Les industriels français du secteur se réunissent pour pousser la Commission européenne à réaliser sa promesse d’investissement de 20 milliards d’euros dans cinq gigafactories IA à travers l’Europe.

Scaleway voit Orange, EDF, Ardian et Capgemini la rejoindre dans son consortium AION lancé en juin 2025 pour répondre à un futur appel d’offres de l’UE sur une gigafactory IA. AION prétendait réunir des « partenaires publics, privés et académiques pour bâtir une infrastructure IA puissante et souveraine en Europe ».

À l’époque, Bull (anciennement Eviden, qui a repris son nom d’origine en parallèle de son rachat par l’État français), VSORA, Kyutai (filiale aussi d’iliad et de CMA CGM), Sopra Steria, SiPearl, Artefact, ZML, Hugging Face et H company faisaient déjà partie du projet, avec le soutien de l’infrastructure publique de recherche GENCI et de l’Inria. Mais AION semble montrer les muscles alors qu’il attend impatiemment la publication de l’appel d’offres de l’UE.

L’idée est surtout de répondre à un futur appel d’offres de l’UE sur les 20 milliards d’euros dédiés à des « gigafactories » de l’IA que la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, avait annoncés en février 2025 à l’occasion du Sommet pour l’action sur l’IA.

Un financement européen qui se fait attendre

Elle avait promis le financement de quatre futures giga-usines d’IA dans l’ensemble de l’UE. La Commission et EuroHPC avaient lancé une consultation publique sur le sujet en avril 2025 et Scaleway avait créé AION pour y répondre. Depuis, la Commission parle plutôt de financer cinq projets sur le territoire de l’Union européenne en évoquant toujours le même investissement. Finalement, l’institution européenne expliquait avoir reçu « 76 manifestations d’intérêt proposant la création de gigafactories d’IA dans 16 États membres, sur 60 sites différents » et promettait « de lancer, au quatrième trimestre 2025, un appel à projets officiel pour la création de « gigafactories » d’IA dans l’UE ».

Mais, depuis, les 76 potentiels candidats n’ont toujours rien vu venir. L’annonce de l’arrivée d’Orange, EDF, Ardian et Capgemini dans AION a tout d’un appel du pied du secteur français à la Commission pour qu’elle n’oublie pas sa promesse faite à un moment où les annonces d’investissements fleurissaient. Scaleway et ses partenaires veulent montrer leurs ambitions et leur détermination, d’autant qu’un pays ne pourrait accueillir qu’un lauréat.

L’affichage d’un besoin de souveraineté aussi pour l’IA

« Il n’y en aura pas 27 [dans chaque pays membre], il faut qu’il y en ait une en France », a déclaré Damien Lucas, le directeur général de Scaleway. Les entreprises évoquent un investissement de 10 milliards d’euros (dont 4 milliards environ pour le groupe iliad) pour un projet qui devrait d’abord demander une puissance de 100 mégawatts à l’ouverture et affiche un besoin de 1 gigawatts à terme. De fait, il pourrait être réparti sur plusieurs sites comme celui de Montereau-Fault-Yonne, en Seine-et-Marne, où la filiale d’iliad, Opcore, développe un data center ou chez Orange et Verne, la filiale d’Ardian.

Benoît Gaillochet, responsable des infrastructures Europe chez Ardian, s’appuie aussi, dans le communiqué commun, sur le nucléaire français pour en faire une force du consortium : « Il est temps de bâtir ensemble une Europe de l’IA basée sur des infrastructures européennes de classe mondiale ancrée sur nos formidables capacités énergétiques décarbonées ».

Et les porteurs du projet surfent sur le sujet de la souveraineté : « Il est important de maîtriser l’IA en Europe. Des opérations critiques seront faites par des agents d’IA, il faudra pour les réaliser un endroit souverain et de confiance, immunisé contre les lois extraterritoriales américaines », affirme Jérôme Berger, directeur de la stratégie et du capital-investissement d’Orange.

Les partenaires espèrent que l’appel d’offres arrive à la fin du printemps et être le seul consortium à se présenter côté français. « L’équipe de France est prête », assure Jérôme Berger même si le consortium reste ouvert à d’autres ralliements.

Quand la souveraineté « s’exporte »

S’il est question d’une « équipe de France » avec une forte connotation de souveraineté, d’autres acteurs français ne sont pas aussi chauvins, C’est le cas de Thales qui s’est associé à Google pour monter S3ns, une offre désormais qualifiée SecNumCloud par l’ANSSI. Ce même Thales continue sur sa lancée et annonce un partenariat stratégique avec Google Cloud pour lancer un « nouveau cloud souverain en Allemagne ».

Le groupe français s’appuie dans sa communication sur « le succès de S3NS, la filiale de cloud de confiance de Thales en France et opératrice de sa première région de cloud souverain en Europe ».

« Pour répondre à la demande du marché allemand en solutions souveraines protégeant les données sensibles des lois extraterritoriales » et sa vision originale de la « souveraineté ». Une approche qui n’est pas sans rappeler celle d’OVHcloud qui met aussi en avant sa qualification SecNumCloud pour proposer des offres « qui peuvent être certifiables SecNumCloud » (sans l’être).

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