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Reçu — 5 juillet 2026 De tout et de rien

Électroscope #34 : vie artificielle, peau synthétique et fusion nucléaire

5 juillet 2026 à 20:42

Réinventer le vivant, simplifier l’implantation cérébrale, imprimer la peau… et les batteries en 3D, et assembler le cœur d’ITER… C’est parti pour Électroscope #34 !

Quand la science réinvente la « recette du vivant »

Et si, dans un jour pas si lointain, concevoir la vie devenait aussi simple que d’assembler un meuble en kit ou de coder un logiciel ? Deux percées scientifiques bousculent aujourd’hui nos certitudes sur les frontières du vivant…

D’un côté, imaginez une cellule créée à partir de rien, assemblée en laboratoire (à l’Université du Minnesota) à l’aide d’ingrédients chimiques totalement inertes. C’est le pari réussi de « SpudCell ». Des chercheurs ont glissé un mini-génome de seulement 90 000 paires de bases (contre 3 milliards chez l’être humain), réparti sur sept morceaux d’ADN indépendants, dans une minuscule bulle de gras, et ont ajouté un cocktail enzymatique contenant des protéines et des molécules indispensables aux réactions chimiques.

Contre toute attente, et c’est une première mondiale, cette cellule synthétique peut « accomplir un cycle de vie complet ». Elle s’alimente et grandit en absorbant des nutriments et en fusionnant avec des bulles « nourricières » grâce à l’ajout de protéines programmées à sa surface. Elle est aussi capable de répliquer son ADN et de se multiplier, sans machinerie interne complexe : elle accumule des protéines sur sa membrane, ce qui crée une tension physique qui la scinde naturellement en deux. Elle s’offre même le luxe d’évoluer et de s’adapter selon les lois de la sélection naturelle : les variantes absorbant le mieux les nutriments ont fini par supplanter les autres au fil des générations !

« C’est sans doute le projet le plus passionnant sur lequel j’ai jamais travaillé. Nous avons reproduit en chimie ce qui n’était possible qu’en biologie : l’ensemble des comportements d’une cellule. Cela prouve que les fonctions vitales les plus fondamentales, comme la croissance et la reproduction, ne nécessitent pas d’étincelle magique mystérieuse », souligne la professeure Kate Adamala.

Pendant ce temps, à Berkeley, la start-up Conception.bio utilise sa maîtrise de la bio-ingénierie pour bouleverser notre manière de naître. Sa promesse ? Transformer une simple prise de sang en cellules souches pluripotentes induites, puis en ovocytes humains fonctionnels, balayant les limites de l’âge, de la génétique ou de la stérilité. En produisant et en combinant des cellules souches et des cellules de soutien dans une structure en 3D, les scientifiques ont réussi à fabriquer ce qu’ils appellent des « mini-ovaires » artificiels, sur la base des travaux précurseurs (2016) sur des souris menés par Katsuhiko Hayashi.

« Nous sommes ravis de vous annoncer que nous avons généré les premiers ovocytes primaires humains à partir de cellules souches. Après un simple prélèvement sanguin, nous avons transformé des cellules sanguines en cellules souches, puis nous avons induit la différenciation de ces cellules souches en mini-ovaires humains contenant les ovocytes primaires », annonce l’équipe.

Une IA dédiée surveille ensuite la croissance de ces cellules pour s’assurer qu’elles suivent fidèlement le « modèle naturel ». L’équipe vient d’ailleurs de franchir un cap important : ses ovocytes de synthèse ont réussi leur entrée en méiose, soit l’étape cruciale où la cellule divise par deux ses chromosomes pour pouvoir être fécondée ultérieurement !

Certes, les lignées de SpudCell, encore incapables de fabriquer leurs propres ribosomes, s’éteignent après 5 à 10 générations, et Conception.bio doit encore amener ses ovocytes à pleine maturité pour qu’ils deviennent véritablement « fonctionnels ». Mais la trajectoire reste fascinante : en apprenant à fabriquer des structures autonomes et à révolutionner les bases de la fertilité, la science commence à réécrire les règles du vivant !

Évidemment, manipuler ainsi les briques élémentaires de l’existence soulève d’immenses questions éthiques. Pour SpudCell, la crainte des chercheurs résidait dans une éventuelle « privatisation du vivant » : c’est pourquoi l’organisation Biotic (qui détient le brevet) a choisi de partager cette technologie en « open-source ». Et concernant la reproduction humaine, le fait de s’affranchir finalement des limites physiologiques et génétiques naturelles va ouvrir d’intenses débats sur le contrôle et la redéfinition de la procréation…

Neuralink : la procédure d’implantation nettement simplifiée

Et si la « télépathie » et restaurer la vision ne tenaient plus qu’à un geste chirurgical si parfait qu’il s’infiltre dans le cortex sans même entailler son enveloppe protectrice ?

Permettre aux personnes handicapées de « piloter par la pensée » des objets, restaurer la vision ou la parole, traiter certains troubles neurologiques, voici les objectifs de Neuralink avec sa puce cérébrale ! Mais jusqu’ici, l’accès au cortex exigeait une découpe chirurgicale invasive de la dure-mère, soit la membrane protectrice crânienne. Désormais, tout change grâce à un protocole opératoire radicalement simplifié qui vient d’être dévoilé.

Les neurochirurgiens employés par l’entreprise vont, à l’avenir, pouvoir s’appuyer sur le robot de haute précision R1 pour insérer les électrodes directement à travers la dure-mère, sans jamais ni la couper ni la retirer. Guidé par une aiguille micrométrique en carbure de tungstène, cet automate implante les filaments dans le cortex avec une précision de l’ordre du micron. Sa force ? Le robot cartographie en temps réel la zone et évite ainsi le moindre micro-vaisseau sanguin visible en surface pour écarter tout risque de saignement. 

Une fois les fils posés, la micro-perforation résiduelle est scellée à l’aide d’une colle biologique spécifique (bioglue). Ce scellement préserve l’étanchéité du compartiment céphalo-rachidien et réduit drastiquement les risques infectieux post-opératoires.

« Pour la première fois dans le cadre de nos essais cliniques, nous avons inséré les fils d’électrode de notre implant directement à travers la dure-mère jusqu’au cortex, en la laissant intacte. Le participant contrôlait un curseur par la pensée moins d’une heure après, et sa convalescence se déroule comme prévu », assure Neuralink.

Cette simplification médicale va contribuer à lever le principal verrou à l’industrialisation de la puce N1. En effet, ce boîtier en titane de 23 mm, qui déploie 1 024 électrodes, devient ainsi bien moins risqué à poser ! Parallèlement à cette avancée, l’entreprise s’affaire à une « production en grande série » avec l’objectif d’équiper plus de 1 000 patients d’ici la fin de l’année 2026. L’interface cerveau-machine change définitivement de dimension…

Bientôt de la peau humaine imprimée en 3D à la demande ?

Et si la médecine pouvait réparer la peau humaine, directement dans la salle d’opération, au bénéfice des grands brûlés ? C’est le défi de la biotech lyonnaise Labskin Création, dirigée par Amélie Thépot.

Après neuf années de recherche, l’entreprise se prépare à introduire la bio-impression 3D de peau humaine directement dans les blocs opératoires. Pour rappel, soigner un grand brûlé avec sa propre peau exige soit de prélever de la peau saine sur une partie du corps pour la greffer ailleurs, soit de faire de la culture cellulaire (une technique qui demande beaucoup de temps). L’approche de Labskin Création veut changer cela !

En partenariat avec la plateforme 3d.FAB, les Hôpitaux civils de Lyon et le laboratoire IMoPA, la start-up a développé un protocole automatisé. Des fibroblastes et kératinocytes sont prélevés lors d’une biopsie du blessé, puis suspendus dans des hydrogels pour former des bio-encres. Au bloc, un bras robotisé BioAssemblyBot dépose ces encres de peau, couche par couche, sur la plaie. Le robot applique le derme, puis l’épiderme. Les deux couches fusionnent alors pour reconstituer une « peau fonctionnelle ».

« Grâce à cette technique, on va pouvoir greffer, exactement sur la zone brûlée, avec la bonne forme, la bonne profondeur, et en un seul temps opératoire. On peut greffer cette peau n’importe où », explique la co-fondatrice Amélie Thépot.

Ce projet, qui a bénéficié d’un financement de la Direction générale de l’armement (DGA) dans l’idée de déployer des unités mobiles sur les théâtres d’opérations, s’appuie sur un brevet fondateur déposé en 2015. Après des essais précliniques porcins prometteurs, la technologie va prochainement entamer ses premiers essais cliniques humains !

Les travaux de Labskin Création ont par ailleurs mené à la création d’une seconde biotech, Healshape, développant une technologie dérivée de prothèses mammaires imprimées en 3D pour les femmes ayant subi une mastectomie suite à un cancer du sein.

L’énergie sur mesure : l’impression 3D libère les batteries

Et si la forme de nos futurs objets technologiques n’était plus dictée par la rigidité géométrique de leurs batteries, en les rendant imprimables sur n’importe quel produit ? C’est l’innovation proposée par l’Université du Texas à El Paso (UTEP).

En collaboration avec les Laboratoires nationaux Sandia, des chercheurs ont développé une formulation d’électrolyte de gel polymère (GPE) entièrement imprimable en 3D. Publiés dans la revue Communications Engineering, ces travaux lèvent un verrou industriel majeur. 

Traditionnellement, la fabrication de composants au lithium exige des boîtes hermétiques sous atmosphère d’argon pour éviter toute réaction violente avec l’humidité. L’encre active développée au sein de l’UTEP élimine cette contrainte : elle s’imprime à l’air libre, dans des conditions ambiantes, par « stéréolithographie laser ». Ce mélange associe une résine acrylique photosensible et un électrolyte liquide à base de sel de lithium selon un ratio volumétrique de 1 pour 4, garantissant la viscosité idéale pour l’impression.

Ce gel solide affiche une conductivité ionique élevée, annoncée comme « comparable aux électrolytes liquides classiques », mais sans les inconvénients d’inflammabilité ou de fuites corrosives. L’équipe a validé cette liberté de conception en fabriquant des disques minces, des cubes d’un centimètre et des structures complexes en nid d’abeille ouvert.

« Pendant des années, la forme d’une batterie a dicté celle de l’appareil qu’elle alimentait. Nous démontrons qu’il est possible d’imprimer un composant de batterie à électrolyte haute performance de n’importe quelle forme et de le placer quasiment n’importe où. Cela ouvre de nouvelles perspectives aux concepteurs », selon Alexis Maurel, docteur en sciences et chercheur principal de l’étude.

Soutenue par la National Science Foundation, cette avancée ouvre la voie à des batteries structurelles innovantes, qui pourront un jour épouser directement la forme des boîtiers d’appareils portables, de capteurs médicaux implantés ou d’équipements aérospatiaux.

ITER : le cœur magnétique de la fusion prend forme 

Et si l’humanité devenait enfin capable de « mettre le Soleil en boîte » ? Cette image, presque poétique, résume le plus grand défi technique du XXIe siècle : reproduire sur Terre la physique des plasmas qui fait briller les étoiles.

À Cadarache, ce rêve fou a franchi une étape historique le 23 juin 2026 avec l’achèvement de l’empilement du solénoïde central d’ITER. Véritable cœur électromagnétique du réacteur, ce colosse a pour mission d’induire le courant initial au sein d’un plasma d’isotopes d’hydrogène et de stabiliser sa trajectoire afin de démarrer la fusion nucléaire.

Les chiffres donnent le vertige. Haut de 18 mètres et pesant près de 1 000 tonnes, cet aimant supraconducteur générera en son centre un champ magnétique de crête de 13 teslas. Une force colossale capable, en théorie, de « soulever un porte-avions militaire hors de l’eau ». Fruit d’une odyssée industrielle de quinze ans, il intègre plus de 43 km de câbles en niobium-étain qui ont été produits au Japon et refroidis à 4,5 K, puis façonnés ensuite par l’américain General Atomics pour former les modules. L’installation du sixième et dernier élément de 110 tonnes s’est jouée au millimètre près.

« Ce projet montre que, malgré les tensions politiques, on peut encore construire ensemble quelque chose de positif pour l’humanité », se réjouit Pietro Barabaschi, le directeur général d’ITER.

Rendez-vous en 2034 pour les premiers pas opérationnels de la machine, prélude au premier plasma de test l’année suivante. Le compte à rebours est lancé pour savoir si l’humanité parviendra enfin à dompter durablement l’énergie des étoiles !

Et aussi dans l’actu : la présence d’un gisement d’hydrogène naturel en Moselle a été confirmée avec des taux de concentration exceptionnels, atteignant 50 % à 2 400 mètres de profondeur. Plus on descend, plus elle s’accroît ! La ressource estimée est de 35 millions de tonnes. Mieux encore : le coût d’extraction est estimé à moins d’un euro le kilo d’hydrogène.

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Reçu — 28 juin 2026 De tout et de rien

Électroscope #33 : un vaccin universel, une chirurgie par ultrasons et des puces miniatures

28 juin 2026 à 18:54

Se repérer sans GPS, soigner les cœurs sans chirurgie, miniaturiser les puces jusqu’aux frontières de l’atome, explorer le cœur de la Voie lactée, stopper les pandémies avant même qu’elles ne débutent… C’est parti pour Électroscope #33.

Avec le LocIndoor, l’armée de terre veut s’affranchir du GPS

Et si nos soldats pouvaient se repérer avec une haute précision dans une zone brouillée, sans le moindre signal GPS ? C’est l’exploit visé par une entreprise française qui veut améliorer l’équipement du fantassin français.

Depuis le retour des conflits de haute intensité, notamment en Ukraine, une chose est claire : les systèmes de positionnement (GPS, Galileo) ne sont plus infaillibles. En rendant la géolocalisation inopérante, le brouillage électromagnétique menace de rendre nos soldats « aveugles » et empêche la coordination des troupes sur le terrain. Pour contrer ce danger, l’armée française teste la technologie « LocIndoor », de la PME normande Sysnav.

Oubliez la dépendance aux satellites et aux centrales à inertie classiques ! Ce prototype, dont la version finale devrait faire la « taille d’une boîte d’allumettes de 50 g » et qui se fixe à la cheville du militaire, intègre une technologie de « tachymètre magnéto-inertiel » qui repose sur divers capteurs (accéléromètres, gyroscopes, magnétomètres…). Concrètement, le système capte en continu les infimes variations du champ magnétique terrestre et les fusionne, via une IA, à une reconnaissance précise des pas du soldat porteur.

Le boîtier est ainsi en mesure de calculer une position en 3D avec une dérive inférieure à 1 % de la distance parcourue, sans nécessiter de recalibrage. Dit autrement, la marge d’erreur de positionnement est « inférieure à 10 mètres après un kilomètre de marche à l’aveugle », de jour comme de nuit, en extérieur brouillé comme à l’intérieur d’un bâtiment !

« Nous cherchons une précision de classe métrique dans des situations de perte complète des informations, en sachant qu’un fantassin ne parcourra pas plus de quelques kilomètres en opération et qu’un kilomètre dans un bâtiment, c’est déjà beaucoup ! », souligne son fondateur David Vissière.

Présentée récemment au salon Eurosatory et intégrée au programme militaire Centurion, cette technologie souveraine ne sert pas qu’à déterminer la position d’un militaire sur une carte. Elle permet d’infuser des alertes critiques, de détecter de manière fiable si le soldat est à terre ou encore d’éviter les tirs fratricides. Mais son potentiel va bien au-delà du seul champ de bataille : le LocIndoor peut aussi équiper les pompiers intervenant dans des situations complexes ou encore sécuriser les travailleurs isolés…

Des ultrasons pour réparer les cœurs sans chirurgie ?

Et si une simple séance d’ultrasons suffisait à réparer certains cœurs défaillants, sans la moindre incision ni anesthésie générale ?

C’est la promesse désormais bien réelle de la deeptech française Cardiawave, qui annonce la commercialisation de sa solution « Valvosoft » après l’obtention de son marquage CE fin 2025. L’ennemi visé ? La sténose aortique sévère, une maladie liée au vieillissement qui calcifie la valve du cœur, l’empêchant de pomper le sang correctement. Jusqu’ici, la seule issue était le remplacement de la valve par une prothèse, une procédure inéligible pour des centaines de milliers de patients jugés trop âgés ou trop fragiles (et donc condamnés).

Grâce à dix ans de recherche associant l’Institut Langevin et l’Hôpital européen Georges-Pompidou, une alternative d’ingénierie acoustique non invasive a vu le jour. Le principe repose sur la cavitation ultrasonore : un appareil posé sur le thorax envoie des ondes sonores précises vers le cœur, en ciblant le tissu calcifié de la valve par imagerie échographique.

Ces ultrasons génèrent alors des « microbulles de cavitation éphémères ». En implosant, celles-ci libèrent une énergie mécanique microscopique qui fragmente le calcium interstitiel et redonne instantanément de la souplesse à la valve. L’avantage de ce procédé ? Il n’induit aucune lésion thermique et préserve les tissus sains environnants. De plus, cette procédure purement ambulatoire ne nécessite ni incision, ni cathéter, ni anesthésie générale…

Les résultats cliniques de l’étude pivot sont spectaculaires : chez les patients traités, la surface d’ouverture de la valve augmente de 43 % (par rapport à la progression naturelle de la maladie), avec un risque d’accident vasculaire cérébral lié à la procédure de… 0 % ! Ce traitement innovant marque donc le début d’une nouvelle ère pour la cardiologie mondiale, transformant une intervention redoutée en un soin de routine sécurisé.

Bienvenue dans l’ère de l’angström avec la nouvelle puce IBM

Et si la puissance des plus grands ordinateurs du monde pouvait tenir sur un composant 10 000 fois plus petit qu’un globule rouge ? Préparez-vous à plonger dans l’ère de l’angström, qui repousse les limites de la physique de la matière !

Pendant des décennies, l’informatique a suivi une règle simple : réduire la taille des puces à plat pour y tasser toujours plus de composants. Mais face aux limites de la miniaturisation spatiale bidimensionnelle, l’industrie a dû basculer vers des architectures 3D au cours de la dernière décennie. Dans cette logique, le géant IBM vient (à nouveau) de marquer l’histoire en dévoilant la première puce au monde gravée au nœud de 0,7 nm (soit 7 angströms) !

Ici, il convient de préciser que, dans ce domaine, un chiffre comme « 0,7 nm » ne désigne plus la dimension physique des pièces de la puce. Il fonctionne plutôt comme un label servant à prouver que l’on a réussi à concentrer encore plus d’efficacité et de transistors dans un même espace par rapport aux anciens modèles. La recette utilisée ? L’architecture « Nanostack ». Au lieu d’étaler les composants, IBM empile verticalement et décale les transistors de polarités différentes en 3D, grâce à une méthode d’intégration qui permet de coller deux tranches de silicium (wafers) avec une précision inouïe.

L’échelle est insaisissable pour l’esprit humain : un seul nœud Nanostack est environ 10 000 fois plus petit qu’un globule rouge humain. Et sur une surface de silicium équivalente à la taille d’un ongle, il est possible d’intégrer près de 100 milliards de transistors avec cette technologie ! Par rapport à la version 2 nm dévoilée par IBM il y a cinq ans, elle permet de « booster les performances brutes de la puce de 50 % à consommation égale, ou de réduire sa consommation d’énergie de 70 % à performance égale ».

« Cette puce marque un tournant décisif, propulsant la technologie au-delà de l’ère nanométrique pour atteindre l’échelle atomique. Grâce à notre nouvelle architecture Nanostack, nous ne nous contentons pas de fabriquer des transistors plus petits : nous réinventons la conception des puces pour apporter une puissance et une efficacité énergétique considérablement accrues. Cette innovation, une première dans l’industrie, pose les fondements de la prochaine ère de l’informatique », explique Jay Gambetta, directeur de la recherche chez IBM.

Une grande bénéficiaire sera l’intelligence artificielle générative, en permettant de lever un goulet d’étranglement pour les accélérateurs d’IA, à savoir les processeurs spéciaux conçus pour traiter les calculs complexes de l’intelligence artificielle de manière ultra-rapide et économe en énergie. Les projections estiment qu’ils pourraient atteindre, avec cette puce, une puissance inférentielle colossale de 9 000 TOPS (trillions of operations per second).

À cette échelle, l’entraînement des gigantesques modèles d’IA, qui requiert aujourd’hui des mois de calcul intensif, pourrait être réduit à « seulement deux ou trois semaines » ! IBM se donne cinq ans pour la commercialisation, avec l’aide du géant néerlandais ASML.

Le satellite européen Euclid dévoile le cœur de la Voie lactée

Et si la traque de la matière noire nous aidait à débusquer de nouveaux mondes cachés à des milliers d’années-lumière ? C’est la belle promesse du télescope spatial européen Euclid : initialement conçu pour sonder l’Univers sombre, il vient de livrer le panorama le plus vaste et détaillé du centre de notre galaxie en lumière visible.

Lancé à 1,5 million de kilomètres de la Terre, Euclid a pour mission originelle de traquer la structure cosmique de la matière noire. Mais en braquant son regard optique grand champ vers le « bulbe », le cœur hyper-dense de la Voie lactée, il a capturé une image historique de 324 mégapixels. En l’espace de 26 heures seulement, il a pu immortaliser 60 millions d’étoiles, là où un observatoire terrestre de pointe comme le célèbre observatoire Keck aurait nécessité environ 2 000 heures de temps d’observation.

Pour restituer la splendeur visuelle et l’information spectrale de cette région, l’astronome français Jean-Charles Cuillandre (CEA) a superposé ces données haute résolution avec les informations colorimétriques issues de la caméra MegaCam du télescope terrestre CFHT. Le résultat est une toile cosmique révélant la structure intime du bulbe : les vastes nébuleuses obscures chargées de poussière interstellaire qui absorbent la lumière, les amas de jeunes étoiles massives trahis par l’émission rougissante d’hydrogène ionisé, et la toile de fond dorée des milliards de vieilles étoiles froides qui composent le cœur de notre galaxie !

« L’industrie européenne a produit une merveille de technologie. On a créé un télescope qui était principalement conçu pour traquer l’Univers sombre, la matière noire, en observant des galaxies extrêmement lointaines et peu lumineuses. Et là, on a décidé de pointer Euclid sur la zone la plus brillante du ciel. Et ça marche, c’est extraordinaire ! », s’enthousiasme Jean-Charles Cuillandre.

Pourtant, la splendeur scientifique de ce panorama sert un autre impératif : le vrai but des chercheurs est de découvrir des exoplanètes grâce à un phénomène physique prédit par la relativité générale d’Einstein : la microlentille gravitationnelle. Lorsqu’une étoile passe devant un astre plus lointain, sa gravité courbe et amplifie la lumière. Si cette étoile-lentille possède des planètes, leur masse déforme subtilement ce signal lumineux, révélant leur présence.

En cartographiant avec une telle précision la position de ces 60 millions d’étoiles, Euclid pose les jalons d’une base de données inestimable. Une prouesse qui facilitera grandement le travail du futur télescope américain Nancy-Grace-Roman de la Nasa, lui-même spécialisé dans la détection en microlentillage, et qui pourra ainsi calculer avec une précision sans précédent la masse et la vitesse des étoiles-lentilles et des exoplanètes qui les entourent.

Un vaccin contre de multiples virus, même lorsqu’ils mutent !

Et si la prochaine pandémie mondiale était stoppée net avant même d’avoir pu commencer ? Grâce à la puissance de la biologie computationnelle, ce scénario d’anticipation pourrait devenir une réalité clinique porteuse d’un immense espoir.

Nous l’avons appris à nos dépens : la production d’un vaccin efficace prend du temps ! Il faut isoler une souche pathogène en circulation, concevoir un antigène spécifique, avant de le déployer. Et souvent, quand l’antigène est enfin prêt, le virus a déjà muté…

Pour sortir de cette impasse, des chercheurs de l’Université de Cambridge (via leur start-up essaimée nommée DIOSynVax) ont utilisé des algorithmes d’apprentissage automatique (machine learning) afin d’analyser l’intégralité des génomes de la famille des sarbecovirus (qui inclut le SARS-CoV-2). L’IA n’était pas ici chargée de rechercher les zones mutagènes, mais plutôt d’identifier les « régions hautement conservées » des virus : c’est-à-dire les « points de défaillance structurels » partagés par toute la famille virale et indispensables à la survie du pathogène.

À partir de ces données, l’algorithme a synthétisé numériquement un « super-antigène » conçu pour éduquer notre système immunitaire contre toute variation génétique future des sarbecovirus. Les premiers essais cliniques de phase I ont permis de prouver l’innocuité du dispositif. Celui-ci a été très bien toléré à toutes les doses testées, générant peu d’effets secondaires. Si la mesure de la réponse immunitaire a été rendue complexe par la forte immunité préexistante des volontaires (liée aux vagues Omicron), les analyses sanguines confirment que les cellules reconnaissent parfaitement les épitopes de ce super-antigène.

« Nous avons surmonté le problème des vaccins traditionnels, dont la protection est limitée. Nos vaccins universels continuent à protéger contre les virus même lorsqu’ils mutent en de nouvelles souches. Ils protègent non seulement contre de nombreuses variantes simultanément, mais aussi potentiellement contre des virus apparentés qui n’ont pas encore émergé et ne se sont pas encore transmis à l’homme », déclare Jonathan Heeney, responsable scientifique de la recherche.

Mieux encore, ce candidat-vaccin repose sur un vecteur ADN dit « thermostable », idéal pour les pays en développement, et pouvant s’administrer par injection intradermique. La preuve de concept étant validée, l’équipe prépare des essais de phase II à plus grande échelle. Par ailleurs, les chercheurs appliquent désormais la même méthode pour concevoir des super-antigènes ciblant la grippe aviaire et les virus des fièvres hémorragiques (comme Ebola). De quoi envisager un jour la création de banques mondiales de vaccins « prêts à être déployés » avant même l’émergence d’une nouvelle pandémie !

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Reçu — 21 juin 2026 De tout et de rien

Électroscope #32 : Scanner le corps et la terre, détruire les parasites et augmenter l’hôpital

21 juin 2026 à 17:42

Scanner l’intégralité de son corps, remplacer les pesticides par des UV, inventer le premier hôpital IA, lancer un satellite hyperspectral et célébrer l’IA souveraine… C’est parti pour Électroscope #32.

Midjourney présente son « alternative » à l’IRM et au scanner

Et si un simple bain d’une minute suffisait à cartographier l’intégralité de votre corps en 3D avec finesse ? C’est le pari fou de la célèbre intelligence artificielle, Midjourney, qui s’invite désormais dans le monde médical !

Seriez-vous prêt à troquer votre examen médical classique contre un passage régulier dans une sorte de scanner aquatique intelligent ? Midjourney, startup californienne mondialement connue pour générer des images époustouflantes à partir de requêtes textuelles, se lance dans la conception de matériel médical. Son ambition ? Créer une cartographie tridimensionnelle complète du corps en moins de 60 secondes.

Plutôt que d’utiliser les champs magnétiques d’une IRM ou les rayons X d’un scanner classique, le « Midjourney Scanner » s’inspire de l’écholocalisation des dauphins. Le patient est immergé à vitesse contrôlée dans un bassin d’eau. Il traverse alors un anneau incrusté d’un demi-million de micro-capteurs de la taille d’un grain de sable. En émettant des ondes ultrasonores sous une multitude d’angles et en analysant leur réverbération sur nos fluides et organes, le système acquiert des téraoctets de données acoustiques brutes. C’est ici que l’IA de Midjourney intervient : propulsée par une puissance de calcul de deux pétaflops par appareil, elle génère une modélisation 3D d’une précision au « dixième de millimètre ».

La stratégie commerciale se veut tout aussi disruptive. En partenariat avec Butterfly Network, spécialiste des dispositifs échographiques, Midjourney entend contourner les hôpitaux pour ouvrir des « Midjourney Spas », dont le premier verra le jour à San Francisco. Les deux entreprises visent une flotte mondiale de 50 000 scanners d’ici 2031. L’idée est d’encourager la prévention par des scans hebdomadaires ou mensuels…

« Nous pensons qu’il est tout à fait possible pour le monde, avec suffisamment d’imagerie précoce, d’éviter à l’avenir 30 % de tous les décès et 50 % de tous les coûts des soins de santé », assure l’entreprise.

L’idée est technologiquement séduisante, mais la prudence clinique reste de mise. La communauté médicale, et en premier lieu les radiologues, rappelle que la physique des ultrasons les rend incapables de traverser efficacement les structures osseuses comme le crâne ou les milieux gazeux (poumons, intestins), et n’apportent pas la texture détaillée d’une IRM. De plus, confier le diagnostic à une IA générative soulève bien sûr la crainte des « hallucinations » : le système pourrait-il inventer ou effacer une lésion pour rendre l’image visuellement cohérente ? Cette seconde critique relève toutefois d’une mauvaise interprétation de la technologie réellement employée (pas d’IA générative ici). Si la prouesse architecturale fascine, la validation scientifique par les autorités de santé (la FDA) sera le véritable juge de paix…

L’offensive des robots agricoles contre les parasites

Et si l’on remplaçait, au moins en partie, les pesticides par des tracteurs émetteurs de flashs de lumière mortels pour les nuisibles ? Une nouvelle génération de robots agricoles géants arpente déjà les champs californiens à la nuit tombée…

Face à la résistance des insectes aux produits phytosanitaires, une startup californienne nommée TRIC Robotics propose une alternative intéressante : abandonner « la chimie », trop souvent conspuée, au profit d’une approche photonique et robotisée.

Leur dernière création, la plateforme autonome « Luna », a été pensée pour se fondre dans le quotidien des agriculteurs. Semblable à un enjambeur agricole classique, elle cache en réalité un arsenal de haute technologie. Équipé de puissantes lampes à ultraviolets (UV-C), d’aspirateurs pneumatiques et de caméras haute résolution, ce robot parcourt les cultures durant la nuit. TRIC Robotics a choisi de cibler dans un premier temps les champs de fraises, l’une des cultures les plus dépendantes aux pesticides.

L’action de la lumière UV-C est foudroyante : celle-ci détruit directement l’ADN des nuisibles, empêchant la réplication cellulaire des microbes comme la reproduction des acariens. Les aspirateurs font le reste. Les robots sont en outre conçus pour opérer exclusivement de nuit. L’absence de lumière solaire privant certains pathogènes de leur capacité à utiliser les UV naturels pour réparer leur ADN, afin de maximiser la létalité du traitement. Mieux encore, une telle méthode épargne les insectes pollinisateurs diurnes, comme les abeilles.

Pour le moment hélas, ces mastodontes d’acier utilisent des générateurs diesel plutôt que des batteries (c’était le projet initial), afin de pallier le manque de bornes de recharge au milieu des immenses plaines agricoles américaines, et ont un coût de fabrication élevé. Ces robots sont donc proposés sous forme d’abonnement (« Robotics-as-a-Service »), pour alléger les frais initiaux des exploitants. Ils auraient déjà permis de réduire l’usage de pesticides « jusqu’à 70 % » lors des tests effectués sur la côte californienne…

L’hôpital augmenté : une IA française au chevet des malades

Et si l’intelligence artificielle servait de copilote aux médecins lors de vos futures consultations hospitalières ? Le CHU de Montpellier ouvre la voie avec une technologie d’avant-garde, une première en France et en Europe.

Dans les couloirs des hôpitaux, la surcharge administrative et la vétusté des systèmes informatiques épuisent les soignants, volant un temps précieux qui devrait être réservé aux patients. Pour briser ce cercle vicieux, le CHU de Montpellier vient de lancer un programme ambitieux : « Alliance Santé IA ». Soutenu par l’État à hauteur de 15 millions d’euros via le plan France 2030, l’objectif est de créer le premier « hôpital augmenté » d’Europe.

La singularité de ce projet, mené en partenariat avec la deeptech française ADLIN Science, réside dans son architecture. Contrairement à de nombreuses expérimentations qui confient l’analyse des données aux géants du cloud américain, le CHU de Montpellier a fait le choix de la souveraineté. Les dossiers médicaux, les imageries et les conversations ne quittent jamais l’enceinte numérique de l’hôpital. L’IA générative fonctionne ici « sur site », sur des serveurs locaux sécurisés, plaçant l’hôpital comme unique garant du secret médical.

L’équipe du CHU a développé cinq outils pour transformer le quotidien. L’outil star, « Erios », est un assistant vocal intelligent qui écoute les consultations, transcrit les comptes rendus et prépare les ordonnances, réduisant la charge de travail liée à la documentation. D’autres outils, comme « Aptitudes », utilisent l’IA pour simuler des patients virtuels afin de former les étudiants en médecine. Lors des premiers essais menés aux urgences pédiatriques, le temps gagné sur la paperasse a pu être réinvesti dans l’écoute et l’échange avec les familles. L’IA corrige même ses propres hallucinations grâce à un garde-fou médical.

« Imaginez que vous soyez admis aux urgences. Tous les examens que vous allez faire dans la journée, mais aussi vos anciennes analyses, les recommandations, les traitements que vous suivez, vont être vérifiés et synthétisés. Sont automatiquement rédigés les comptes rendus, les ordonnances ou synthèses médicales en quelques secondes. L’IA ne remplace pas notre travail, elle l’améliore. Elle nous assiste lors des consultations et nous aide à affiner nos pratiques et à renforcer la que la prise en charge », expliquent les médecins ayant participé aux tests.

Le satellite hyperspectral le plus précis au monde sera français

Et si nos satellites ne se contentaient plus de photographier la Terre, mais parvenaient à analyser sa composition chimique intime depuis l’espace ? Une pépite française s’apprête à bouleverser notre compréhension du monde !

Jusqu’ici, l’observation spatiale a reposé essentiellement sur l’imagerie radar pour acquérir des données topographiques, et sur l’imagerie optique, avec des capteurs limités à un nombre restreint de bandes spectrales pour analyser la surface. Mais la startup française Orus, pépite du New Space soutenue par le CNES, ambitionne de provoquer un saut technologique grâce à la « télédétection hyperspectrale ».

Leur constellation de microsatellites, dont le premier lancement est prévu pour 2027, va décomposer la lumière réfléchie par la Terre en centaines de bandes spectrales ultra-fines, allant de l’ultraviolet à l’infrarouge. Le niveau de détail est tel qu’il révélera la « signature spectrale » unique de chaque matériau, soit sa composition chimique, physique et moléculaire, sur chaque pixel d’une image.

« Nous allons détecter et identifier de manière extrêmement précise toutes les signatures spectrales qui existent dans chacun des pixels de l’image, que ce soient du gaz, des minéraux, des métaux, ou de la végétation. Nos produits et services s’adressent, de ce fait, à une grande variété de secteurs et d’applications, de l’agriculture à la défense, en passant par l’environnement, la sécurité ou les marchés financiers », indique Laurent Escarrat, cofondateur de l’entreprise.

Dans un contexte de tensions géopolitiques, les implications militaires sont colossales : face à des stratégies de camouflage, l’œil d’Orus pourra par exemple faire la différence chimique entre un véritable avion de chasse en aluminium rempli de kérosène, et un simple leurre en plastique posé sur une piste ennemie, évitant ainsi le gaspillage de missiles coûteux. De même, il pourra déterminer à l’avance l’humidité des sols pour éviter les risques d’embourbement des divisions blindées, en cas de conflit majeur.

Les applications civiles promettent également une révolution, commercialisée sous l’offre « HYP4Uses ». En agriculture, cette technologie permettra de détecter le stress hydrique dans les champs, ou une carence nutritionnelle, bien avant l’apparition de symptômes visibles sur les feuilles. Elle autorisera aussi le suivi de pollutions maritimes complexes ou l’identification de gisements minéraux sans devoir faire de forages préalables.

Le seul obstacle ? Ces données hyperspectrales génèrent des fichiers si lourds qu’ils satureraient les réseaux spatiaux. Pour y remédier, Orus a l’intention d’intégrer des modèles d’IA directement à bord des satellites : ces cerveaux internes seront chargés de trier et d’analyser les données en orbite, ne renvoyant sur Terre que l’information « utile ».

VivaTech 2026 : le salon fête son 10e anniversaire

Et si, pour fêter ses 10 ans, le salon VivaTech marquait le tournant décisif de l’Europe vers la souveraineté technologique face à la dépendance américaine ? En tout cas, l’État français entend bien tourner la page…

Au cours des derniers jours, la Porte de Versailles à Paris est devenue l’épicentre mondial de l’innovation lors de la dixième édition du salon VivaTech. Accueillant plus de 15 000 startups sur 70 000 mètres carrés, l’événement désire marké une rupture résumée par son slogan : « L’IA : l’impact, pas l’illusion ». Finie l’effervescence autour des simples générateurs de textes : l’IA européenne s’industrialise et s’ancre dans la vie réelle.

La startup française ShiftElec a ainsi présenté des « capteurs virtuels » pilotés par l’IA permettant de mesurer et d’optimiser en direct la consommation électrique des sites de production. Engie, avec ses solutions Raptor Maps et Aerones, s’en sert pour inspecter les fermes photovoltaïques par drones et proposer une réparation robotisée des éoliennes. Et en matière de santé, plusieurs outils opérationnels dédiés au diagnostic prédictif en oncologie et à la prévention de la récidive ont également été dévoilés.

Au-delà de la prouesse technologique, la souveraineté fut le maître-mot. L’Europe organise sa riposte technologique face à la dépendance américaine. L’annonce la plus retentissante est venue de l’État français : le remplacement des systèmes de la firme américaine Palantir par la solution souveraine de ChapsVision au sein de la DGSI. Le gouvernement français a aussi annoncé un plan d’investissement, qui inclut l’arrivée d’un chatbot sur le portail Ameli et l’accès à un « Assistant IA souverain » pour l’ensemble des agents publics.

L’article Électroscope #32 : Scanner le corps et la terre, détruire les parasites et augmenter l’hôpital est apparu en premier sur Les Électrons Libres.

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