Vue normale

Ferrari électrique : elle s’appelle « Luce »…et son cockpit est trop clinique

9 février 2026 à 22:04
Ferrari

Ferrari a dévoilé aujourd’hui le design intérieur et annoncé le nom de sa nouvelle voiture de sport 100 % électrique : Ferrari Luce, marquant le début d’un nouveau chapitre dans l’histoire de Ferrari. Un tournant délicat, avec une voiture dont la sortie a été décalée à 2026.  Votre humble serviteur est profondément sceptique et déçu par le résultat, même si ce jugement est subjectif et n’engage que moi… 

Ferrari Luce ou Apple Car ?

Oui, on ne s’est pas contenté du nom “Elettrica” qui a circulé un temps. Ce sera finalement « Luce » qui doit, selon Ferrari, incarner une nouvelle philosophie « Simple, pure et évocatrice”. Le reste du communiqué officiel utilise d’ailleurs un vocable qui fait penser à un communiqué d’une keynote de la Silicon Valley, et vous allez comprendre pourquoi. 

Le lancement a été organisé à San Francisco par Ferrari et LoveFrom, un collectif créatif fondé par Sir Jony Ive et le designer Marc Newson, qui collabore avec Ferrari depuis cinq ans sur tous les aspects de la conception de la nouvelle voiture. Et Sir Jony Ive est tout simplement…le designer de l’IPhone. Tout se tient ! LoveFrom a bénéficié d’une totale liberté créative pour définir dès le départ l’orientation du design, afin de traduire un “nouveau langage stylistique”

Un “volume unique et épuré, aux formes simplifiées et rationalisées” au service de la conduite, « créant un environnement à la fois calme, propice à la concentration et spacieux”. C’est la description d’un open space de Mountain View ? Non, un cockpit Ferrari. Mais Ferrari n’est pas Tesla, à priori ?  On se demande où est passée l’émotion quasi charnelle…

épure high-tech et inspiration F1

Les éléments essentiels, tels que le combiné d’instruments, le panneau de commande et la console centrale, sont autonomes et clairement organisés autour des entrées (commandes) et des sorties (affichages), tandis que les matériaux ont été choisis pour leur durabilité et leur intégrité. Les concepteurs ont privilégié l’aluminium pour son aptitude à l’usinage de précision. 

Bon point : on a privilégié les commandes physiques, à contre-courant des idées reçues selon lesquelles les voitures électriques doivent être dominées par de grands écrans tactiles. Les nombreuses commandes de la Ferrari Luce sont mécaniques et conçues avec précision pour être intuitives et agréables, en simplifiant et en optimisant chaque interaction. Inspirée des voitures de sport classiques et des monoplaces de Formule 1, l’interface est clairement organisée et réduite à l’essentiel.  

Clin d’oeils au classicisme

Comme il se doit, les designers, tout en célébrant le design clinique high-tech tendance depuis une dizaine d’années, parsèment leurs créations de clins d’oeils au passé, histoire de montrer qu’ils ont révisé un catalogue Pininfarina. Le volant de la Ferrari Luce adopte une forme épurée à trois branches, réinterprétant l’emblématique volant Nardi en bois des années 1950 et 1960.  Fabriqué à partir d’aluminium 100 % recyclé, l’alliage a été développé spécifiquement pour la Ferrari Luce afin de garantir une résistance mécanique optimale .

 Les commandes au volant sont organisées en deux modules analogiques, avec une disposition rappellant celle des monoplaces de Formule 1. Chaque bouton a été développé pour offrir une combinaison optimale de retours mécaniques et acoustiques, fruit de plus de 20 tests réalisés avec les pilotes d’essai Ferrari.  

Les commandes s’inspirent à la fois des codes esthétiques de l’automobile historique et de l’ergonomie aéronautique, notamment celle des hélicoptères et des avions. Le design du cadran s’inspire des cadrans d’instruments historiques, notamment ceux de Veglia et Jaeger des années 1950 et 1960.  

Ergonomie

Les trois écrans de la Ferrari Luce – combiné d’instruments, panneau de commande et panneau de commande arrière – ont été conçus afin de rendre l’expérience utilisateur intuitive et facile à parcourir. Une nouvelle police de caractères personnalisée et sobre confère à l’interface et à l’identité visuelle une cohérence typographique, inspirée des caractères historiques de Ferrari et de l’ingénierie italienne.   Le combiné d’instruments se déplace avec le volant, optimisant ainsi la visibilité du conducteur et améliorant ses performances.

Une première pour une Ferrari : le combiné d’instruments monté sur la colonne de direction. Il intègre deux écrans OLED superposés offrant des graphismes nets, des couleurs éclatantes et un contraste infini pour une expérience visuelle inédite. Le panneau de commande est monté sur une rotule, permettant d’orienter l’écran vers le conducteur ou le passager.

Les puristes vont détester

Au final, qu’en penser ? Ce design épuré l’est, à notre avis, bien trop pour une Ferrari qui doit véhiculer de l’émotion et une chaleur latine. Ou alors, quitte à pousser le concept cyberpunk plus loin comme l’ont initié les dernières supercars du cheval cabré, pourquoi ne pas avoir imaginé un cockpit vraiment futuriste, délirant et audacieux ? l’effet « wouah » est inexistant ici.

L’ergonomie certes est utile, mais pas l’épure clinique des produits tech de la Silicon Valley. Au premier regard, l’ensemble ferait même penser ironiquement aux simulateurs pour enfants des années 80 comme le Tomy Turbo. Cela manque de premium, d’exclusivité et de caractère. Le design rétro-futuriste adopté depuis quelques temps par l’équipe de Flavio Manzoni avait de quoi dérouter, comme pour les récentes F80 et 849 Testarossa, mais là, la patte « smartphone » est un peu visible à notre goût.

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Le nouveau Suzuki Across se démarque du Toyota Rav4

9 février 2026 à 20:08

Suzuki dévoile le nouveau (facelift) Across, son SUV hybride rechargeable avec transmission intégrale et technologies de sécurité avancées. Ce modèle combine motorisation hybride compacte, conduite assistée et équipements numériques. Il propose également un intérieur repensé pour l’ergonomie et le confort.

Design extérieur et intérieur

Le Suzuki Across affiche un style SUV robuste, avec une calandre haute et une face avant distinctive. Ses grandes roues et passages de roues généreux renforcent ses capacités tout-terrain. Le SUV sera proposé en quatre couleurs : Massive Gray, Ever Rest, Super White et Attitude Black.

On le sait, ce Suzuki est un Toyota Rav4 repensé par le design Suzuki. Concrètement, c’est la calandre qui est totalement différente. Et on peut dire que cela change la personnalité du véhicule. Là où Toyota met une calandre couleur carrosserie ajourée sur les versions de base, Suzuki joue la carte de la calandre noire simple. Cet Across cache mieux sa filiation que sur la phase 1. A l’arrière, en revanche, c’est le RAV4.

Du Toyota avec un logo Suzuki

À l’intérieur, le concept « island architecture » regroupe les commandes essentielles (écrans, audio, boîte de vitesses) pour une utilisation intuitive. C’est, là aussi du 100 % Toyota. Le tableau de bord abaissé améliore la visibilité. Les sièges avant offrent jusqu’à 10 réglages électriques et fonction mémoire pour le conducteur, tandis que le passager dispose de 8 réglages. Chauffage à trois niveaux et revêtement mixte cuir synthétique/tissu complètent l’équipement.

Le coffre a un volume de 446 litres selon la norme VDA et intègre un hayon mains libres. Les sièges arrière se rabattent presque à plat pour faciliter le transport d’objets volumineux.

Motorisation hybride et thermique

Le Suzuki Across utilise un système hybride rechargeable de nouvelle génération. L’unité de contrôle de puissance et le convertisseur DC/DC sont intégrés dans l’eAxle avant. La batterie dispose d’une capacité supérieure pour augmenter l’autonomie en mode électrique et total. Les semi-conducteurs en carbure de silicium réduisent les pertes de puissance et améliorent l’efficience.

Le moteur thermique 4 cylindres 2,5 L combine injection directe et indirecte selon les conditions de conduite. Sa conception optimise le rendement thermique et la consommation.

Là encore, c’est la même chose que chez Toyota. Sauf que, comme pour la phase 1, le Suzuki Across est la version PHEV du Toyota RAV4. Il a donc quatre roues motrices et deux moteurs électriques pour 304 chevaux cumulés. La batterie lithium passe de 18,1 à 22,7 kWh ce qui lui permet de passer de 75 km à 100 km WLTP en tout électrique. Sur de longs trajets, cela permet de baisser sérieusement la consommation si on, s’arrête pour une recharge rapide de la batterie (30 minutes pour 10 à 80 % sous 50 kW DC).

Transmission et modes de conduite

La transmission intégrale E-Four ajuste électroniquement la répartition du couple entre les roues avant et arrière. Elle corrige sous-virage et survirage. Le conducteur peut choisir les modes NORMAL, ECO, SPORT et E-Four TRAIL, ce dernier fixant un ratio prédéterminé de couple pour certaines conditions tout-terrain.

Cockpit numérique et équipements connectés

Le combiné d’instruments numérique de 12,3 pouces et l’écran central tactile de 12,9 pouces permettent de gérer navigation, audio, climatisation et widgets personnalisables. L’affichage tête haute projette informations de conduite et navigation sur le pare-brise. Un chargeur sans fil et cinq ports USB-C sont présents pour smartphones et autres équipements électroniques.

Technologies de sécurité

Le Suzuki Across intègre de nombreux systèmes d’assistance et de sécurité :

  • Pré-collision (PCS) : radar et caméra détectent piétons, cyclistes et véhicules. Assistance au freinage et à la direction.
  • Correction de trajectoire d’urgence (ESA) : ajuste la trajectoire et réduit la puissance moteur pour éviter un accident.
  • Régulateur adaptatif (DRCC) : ajuste la vitesse en fonction des véhicules précédents et des données cartographiques, avec un mode Eco.

D’autres aides comprennent : maintien de voie, freinage d’urgence, alerte de franchissement de ligne, aide au changement de voie, détection de somnolence et caméra 360°.

Notre avis, par leblogauto.com

Le Suzuki Across de première phase était déjà intéressant pour ceux qui voulaient un Toyota RAV4 PHEV tout équipé. La seule concession était le GPS Toyota qui n’était pas reporté sur le Suzuki, mais tout le monde ou presque a un téléphone qui fait office de GPS désormais.

Niveau consommation, il est plutôt frugal vu la puissance. En revanche, il n’est pas à mettre entre toutes les mains car malgré un poids important (plus de 1,9 tonne DIN), les 300 et quelques chevaux combinés et surtout le couple instantané des moteurs électriques « arrachent ». Le 0 à 100 km/h est fait en six secondes et on a vite fait de se faire déborder par la puissance si on n’est pas attentif. L’électronique veille au grain mais la physique est têtue.

PRINCIPALES CARACTERISTIQUES TECHNIQUES

SUZUKI ACROSS

 

2,5 l. Hybride Rechargeable

MOTORISATION THERMIQUE

 

 

Type

 

A25A-FXS

Nombre de cylindres

 

4

Nombre de soupapes

 

16

Cylindrée

cm³

2 487

Alésage x Course

mm

87,5 x 103,4

Taux de compression

 

14,0:1

Puissance maxi

kW / tr/mn

105 / 4 800

Couple maxi

Nm / tr/mn

227 / 3 200

Alimentation

 

Injection directe et indirecte

MOTEUR ELECTRIQUE

 

 

Avant : puissance maxi

kW

150

Avant : couple maxi

Nm

271

Arrière : puissance maxi

kW

40

Arrière : couple maxi

Nm

123

TRANSMISSION

 

 

Boite de vitesses

 

E-CVT (Automatique)

Transmission intégrale

 

E-Four

CHASSIS

 

 

Direction

 

Crémaillère & Pignon

Freins avant

 

Disques ventilés

Freins arrière

 

Disques ventilés

Suspension avant

 

MacPherson avec ressorts hélicoïdaux

Suspension arrière

 

Doubles triangulation avec barre stabilisatrice

Pneus

 

235/55R18

DIMENSIONS EXTERIEURES

 

 

Longueur

mm

4 600

Largeur

mm

1 855

Hauteur

mm

1 685

Empattement

mm

2 690

Voie avant

mm

1 595

Voie arrière

mm

1 615

Rayon de braquage minimum

m

5,7

Garde au sol minimum

mm

En attente d’homologation

CAPACITES

 

 

Nombre de places

 

5

Volume du coffre, sièges arrière en place (VDA)

litres

446

Volume du coffre, sièges arrière rabattus (VDA)

litres

En attente d’homologation

Volume maxi du coffre

litres

En attente d’homologation

Réservoir de carburant

litres

55

Batterie

kWh

22,7

POIDS

 

 

Poids à vide

kg

En attente d’homologation

Poids total autorisé en charge

kg

2 570

PERFORMANCES

 

 

Vitesse maxi

km/h

180

0-100 km/h

s.

6,1

Autonomie en mode 100% électrique

km

En attente d’homologation

PERFORMANCES ENVIRONNEMENTALES

 

 

Norme d’émissions

 

Euro 6e – bis

Emissions de CO2 (WLTP)

g/km

En attente d’homologation

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Polestar sécurise 400 millions de dollars pour renforcer sa trésorerie

9 février 2026 à 15:12

Polestar obtient 400 millions de dollars en financement en actions pour consolider sa liquidité dans un contexte difficile pour le marché des véhicules électriques.

Polestar, spécialisé dans les véhicules électriques, a annoncé avoir obtenu un financement en actions de 400 millions de dollars. Cette opération financière marque une nouvelle étape dans les efforts du fabricant pour renforcer sa situation de trésorerie et stabiliser son bilan, alors que le marché mondial de l’automobile électrique traverse une période de ralentissement de la demande.

Un nouvel apport en capital pour Polestar

Cet investissement de 400 millions de dollars provient de Feathertop Funding Limited, une entité à vocation spéciale consolidée par deux grandes institutions bancaires internationales : Sumitomo Mitsui Banking Corporation et Standard Chartered Bank. Polestar a précisé que, une fois la transaction finalisée, aucune de ces deux banques ne détiendra plus de 10 % des actions en circulation du constructeur automobile.

Ce nouveau financement intervient dans un contexte de forte pression financière pour le fabricant de voitures électriques. L’entreprise a en effet multiplié les opérations de financement afin de soutenir ses activités industrielles et commerciales, dans un environnement où les besoins en capitaux restent élevés pour atteindre une échelle de production suffisante et maintenir la compétitivité de ses modèles électriques.

Une série d’opérations financières rapprochées

L’annonce de ce nouvel apport en capital fait suite à plusieurs opérations conclues en décembre. Polestar avait alors obtenu un investissement en actions de 300 millions de dollars auprès de deux établissements bancaires européens, l’espagnol BBVA et le français Natixis. Dans le même temps, le constructeur avait également conclu un accord de prêt pouvant atteindre 600 millions de dollars avec Geely Holding, son actionnaire majoritaire chinois.

Selon le directeur général de Polestar, Michael Lohscheller, ces différentes annonces s’inscrivent dans une stratégie globale visant à améliorer la position de liquidité du groupe et à renforcer son bilan. Le dirigeant souligne également le rôle central joué par le soutien de Geely Holding dans la poursuite de ces objectifs financiers.

L’enchaînement de ces financements met en lumière la dépendance de nombreux acteurs du secteur automobile électrique à des apports de capitaux réguliers, notamment pour absorber les coûts élevés liés au développement technologique, à l’industrialisation et à la commercialisation de véhicules zéro émission.

Des tensions de trésorerie dans un marché plus lent

Polestar traverse actuellement une crise de trésorerie, dans un contexte où la demande mondiale de véhicules électriques a globalement ralenti. Comme d’autres startups spécialisées dans l’électromobilité, le constructeur suédois a consommé d’importantes liquidités dans sa tentative d’atteindre un volume de production suffisant pour améliorer sa rentabilité.

Cette situation a régulièrement mis l’entreprise sous pression vis-à-vis de ses engagements financiers. Polestar a longtemps risqué de ne pas respecter certaines clauses de sa dette, ce qui l’a conduite à négocier à plusieurs reprises des amendements avec ses prêteurs. La société a ainsi conclu des accords avec ses créanciers afin de réviser certaines clauses et de rester en conformité tout au long de l’année.

Ces difficultés illustrent les défis structurels auxquels sont confrontés de nombreux constructeurs automobiles électriques, pris entre des investissements massifs, des marges encore fragiles et une évolution plus lente que prévu du marché.

Notre avis, par leblogauto.com

Ce nouveau financement en actions confirme que Polestar reste fortement dépendant de soutiens financiers externes pour assurer sa continuité opérationnelle. L’implication d’acteurs bancaires internationaux et du groupe Geely témoigne néanmoins d’une confiance persistante dans le constructeur. La multiplication des opérations de financement souligne aussi les tensions actuelles sur le modèle économique des fabricants de véhicules électriques. Polestar dispose désormais de marges de manœuvre accrues à court terme, mais reste confronté aux mêmes défis structurels que l’ensemble du secteur.

Crédit illustration : leblogauto.

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Hyundai renonce définitivement à son usine automobile en Russie

9 février 2026 à 13:12

Hyundai renonce au rachat de son usine russe, fermée depuis 2022, tout en maintenant le service après-vente des véhicules.

Hyundai Motor a confirmé ne pas avoir exercé son option de rachat concernant son ancienne usine automobile située en Russie. Cette décision intervient dans un contexte géopolitique toujours marqué par la guerre en Ukraine et par les conséquences industrielles et économiques qui en découlent pour les constructeurs automobiles internationaux.

Le constructeur sud-coréen, qui opérait en Russie avec sa filiale Kia, avait pourtant longtemps occupé une place stratégique sur ce marché, au point de devenir le premier constructeur automobile étranger du pays avant le conflit. L’expiration de cette option de rachat, intervenue en janvier, marque une étape supplémentaire dans le désengagement progressif de Hyundai du paysage industriel automobile russe.

Une usine à l’arrêt depuis le début du conflit ukrainien

Les activités de l’usine ont été suspendues dès mars 2022, soit environ un mois après l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Ce déclenchement des hostilités a rapidement entraîné une vague de sanctions occidentales, affectant directement le secteur automobile. Les chaînes d’approvisionnement ont été perturbées, les flux logistiques désorganisés et les paiements internationaux compliqués, rendant la poursuite de la production industrielle extrêmement difficile pour les groupes étrangers.

Dans ce contexte, Hyundai Motor, à l’image de nombreux autres constructeurs automobiles internationaux, a choisi de mettre à l’arrêt ses installations de production en Russie. L’usine concernée, qui assurait l’assemblage de véhicules pour le marché local, est restée inactive depuis cette date, sans perspective de reprise à court terme.

Cette suspension prolongée a progressivement conduit Hyundai à revoir sa stratégie industrielle dans la région, face à un environnement économique incertain et à une visibilité réduite sur l’évolution du conflit.

Une cession stratégique assortie d’une option de retour

En 2024, Hyundai a finalement procédé à la vente de son usine russe à une entreprise locale. La transaction s’est faite à un prix avantageux, reflétant à la fois les contraintes du marché et la volonté du constructeur de limiter ses pertes tout en conservant une certaine flexibilité stratégique.

Comme plusieurs autres groupes automobiles présents en Russie avant la guerre, Hyundai avait toutefois intégré une option de rachat dans l’accord de cession. Cette clause permettait, dans un délai fixé à l’avance, d’envisager un retour industriel si la situation géopolitique et économique venait à s’améliorer. Cette option est désormais arrivée à expiration en janvier, sans avoir été exercée par le constructeur sud-coréen.

Le choix de ne pas activer cette possibilité confirme la prudence de Hyundai face à un marché devenu difficilement prévisible, tant sur le plan industriel que réglementaire.

Un engagement maintenu auprès des clients existants

Malgré ce retrait industriel, Hyundai Motor a tenu à rappeler qu’il continue d’assurer le service après-vente pour les véhicules déjà vendus en Russie. Dans un communiqué transmis à Reuters, le constructeur précise qu’il poursuit les réparations sous garantie ainsi que les services à la clientèle, et qu’il reste engagé à maintenir ces prestations à l’avenir.

Cette position souligne la volonté de Hyundai de préserver sa relation avec les automobilistes existants, même en l’absence de production locale. Le maintien du service après-vente, des opérations de maintenance et de la prise en charge sous garantie constitue un élément clé pour l’image de marque du constructeur et pour la fiabilité perçue de ses véhicules sur le long terme.

Avant la suspension de ses activités, Hyundai et Kia formaient ensemble un acteur majeur du marché automobile russe, bénéficiant d’un réseau de distribution étendu et d’une gamme de modèles adaptée aux attentes locales. Le retrait progressif du groupe illustre l’impact durable du conflit sur l’industrie automobile mondiale et sur les stratégies d’implantation des constructeurs internationaux.

L’abandon de l’option de rachat ne signifie pas nécessairement une rupture totale, mais il confirme que, à ce stade, Hyundai ne considère plus un retour industriel en Russie comme une priorité immédiate.

Notre avis, par leblogauto.com

La décision de Hyundai de ne pas exercer son option de rachat confirme un désengagement pragmatique face à une situation géopolitique toujours instable. Le constructeur limite ainsi ses risques industriels tout en préservant son image grâce au maintien du service après-vente. Cette stratégie s’inscrit dans une tendance plus large observée chez de nombreux acteurs de l’automobile confrontés aux conséquences du conflit. Elle illustre enfin la difficulté de planifier à long terme sur des marchés fortement impactés par les tensions internationales.

Crédit illustration : Hyundai.

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Renault va-t-il tourner la page de Viry-Châtillon ? Le maire dénonce un renoncement

9 février 2026 à 12:39

À Viry-Châtillon, l’avenir du site historique Alpine de Renault Sport apparaît incertain. Le maire de la commune affirme que le constructeur renoncerait aux engagements pris après l’arrêt du développement du moteur de Formule 1. Un comité social d’entreprise est prévu le 12 février.

Un site historique dans le flou

Dans un communiqué publié le 8 février, Jean-Marie Vilain, maire de Viry-Châtillon (Essonne) et conseiller régional d’Île-de-France, indique avoir appris que Renault renoncerait à ses engagements concernant le site Alpine.

Selon lui, le constructeur devrait faire une annonce à ce sujet lors d’un comité social d’entreprise (CSE) prévu le 12 février.

Le site de Viry-Châtillon est présenté comme l’usine historique des moteurs de Renault Sport. Cependant, il a été créé par le pilote et constructeur Amédée Gordini. Il constitue depuis un lieu emblématique du sport automobile en Essonne. Avec Alpine (Dieppe) il est le symbole de la prise de contrôle par Renault des artisans de l’époque.

Des engagements remis en cause

Après l’annonce, en 2024, de l’arrêt du développement d’un moteur de Formule 1, Renault s’était engagé à relancer des activités sur le site. Il était notamment question d’un centre d’ingénierie d’excellence.

D’après les échanges évoqués par le maire avec un responsable du groupe, ce centre ne poursuivrait finalement aucun des programmes initialement annoncés, dont un projet de moteur à hydrogène. L’arrêt évoqué du programme WEC (endurance) plane également sur le site.

Jean-Marie Vilain dénonce un abandon des engagements pris par le constructeur et s’inquiète des conséquences pour l’avenir du site.

Un CSE confirmé, mais sans ordre du jour public

Contactée par l’AFP, une porte-parole d’Alpine n’a ni confirmé ni infirmé ces informations. Elle a en revanche confirmé la tenue d’un CSE le 12 février. Mais, tout en précisant qu’aucun ordre du jour n’avait été rendu public à ce stade.

Un représentant de la CGT Renault a indiqué ne pas avoir encore été informé de la tenue de ce CSE. Selon lui, depuis l’abandon du moteur de F1, de nombreux salariés auraient quitté le site ou rejoint d’autres écuries.

Un contexte sportif contrasté

Le maire souligne que les salariés seraient inquiets. Et ce, malgré plusieurs victoires récentes de Renault en endurance (WEC 2025) et au Rallye Paris-Dakar. En effet, Dacia et l’engagement en W2RC (rallye-raid) serait aussi dans le panier des coupes budgétaires de François Provost, le Directeur général de Renault.

Jean-Marie Vilain rappelle également l’importance symbolique du site pour la commune et pour l’histoire du sport automobile français. Affaire à suivre.

Amédée Gordini et la naissance du site de Viry

Le site de Viry-Châtillon trouve son origine dans l’histoire d’Amédée Gordini, pilote et constructeur d’origine italienne naturalisé français. Installé en région parisienne, il développe dès l’après-guerre des moteurs et des voitures de compétition qui marqueront le sport automobile français. L’usine de Viry devient progressivement un lieu stratégique pour la conception et la préparation de mécaniques destinées à la compétition.

Renault Sport, cœur moteur de la compétition

Intégré par la suite dans l’organisation de Renault Sport, le site de Viry-Châtillon s’impose comme un centre majeur de développement moteur, notamment en Formule 1. Il participe pendant plusieurs décennies aux programmes moteurs du constructeur en compétition. Au fil du temps, Viry devient l’un des symboles industriels et techniques de l’engagement de Renault dans le sport automobile.

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BYD entraîne le secteur électrique chinois dans la tourmente

9 février 2026 à 07:18

La chute des ventes de janvier secoue les constructeurs chinois de véhicules électriques, BYD en tête, sur fond de fin de subventions.

Le marché chinois du véhicule électrique a connu un net accès de faiblesse en janvier, illustré par une forte correction boursière touchant plusieurs constructeurs automobiles majeurs. En tête de ce mouvement, BYD Co. a entraîné l’ensemble du secteur dans une vente massive à la Bourse de Hong Kong, après la publication de chiffres de ventes en recul. Ces données ont ravivé les craintes d’un ralentissement de la demande sur le plus grand marché automobile mondial, alors que la transition vers l’électromobilité semblait jusqu’ici soutenue par des volumes en forte croissance.

Des ventes de janvier en net recul

BYD, désormais premier constructeur mondial de véhicules électriques, a annoncé une baisse de 30 % de ses ventes en janvier par rapport à la même période de l’année précédente. Cette contre-performance a immédiatement été sanctionnée par les marchés financiers : le titre BYD a perdu jusqu’à 5,1 % en début de séance, enregistrant ainsi son plus fort repli en trois mois. Cette chute n’a pas été un cas isolé. D’autres acteurs chinois spécialisés dans les voitures électriques, comme Xpeng Inc. et Nio Inc., ont également publié des résultats décevants pour le mois de janvier, entraînant des baisses de plus de 6 % de leurs actions respectives.

La correction boursière s’est étendue à l’ensemble du secteur automobile chinois, y compris à des groupes dont les volumes de ventes ont pourtant été supérieurs. Geely Automobile Holdings Ltd., qui a écoulé environ 60 000 véhicules de plus que BYD sur le mois, a vu son titre reculer de 2,6 %. Cette réaction montre que les investisseurs ne se focalisent pas uniquement sur les performances individuelles, mais sur la dynamique globale du marché des véhicules électriques et hybrides rechargeables en Chine.

Fin des subventions et effet d’anticipation

Le ralentissement observé en janvier s’inscrit dans un contexte plus large décrit par les analystes comme une « gueule de bois de livraison ». La fin de plusieurs subventions locales en faveur des voitures dites vertes à la fin du mois de décembre a incité de nombreux consommateurs à avancer leurs achats. Cette anticipation de la demande a mécaniquement vidé les carnets de commandes au début de l’année suivante, laissant les constructeurs automobiles face à un mois de janvier particulièrement faible.

À ce phénomène s’est ajoutée l’introduction d’une nouvelle taxe d’achat de 5 % sur les véhicules électriques. Cette mesure a pesé sur l’appétit des consommateurs, notamment pour les modèles de milieu de gamme, segment clé du marché chinois. L’environnement réglementaire et fiscal a ainsi contribué à freiner les immatriculations, malgré une offre toujours plus large de berlines électriques, SUV zéro émission et modèles à batteries de dernière génération.

Une stratégie internationale sous pression

Dans ce contexte de marché intérieur plus tendu, BYD s’appuie de plus en plus sur son expansion internationale pour soutenir sa valorisation et ses perspectives de croissance. Toutefois, cette stratégie a également montré des signes de fragilité en début d’année. Les expéditions du constructeur vers l’étranger ont chuté de 25 % d’un mois sur l’autre en janvier. Selon l’analyste Tim Hsiao de Morgan Stanley, cette baisse serait « probablement due à un chargement anticipé », suggérant que des livraisons ont été avancées sur les mois précédents.

Malgré ce recul ponctuel, BYD affiche des objectifs ambitieux pour l’année en cours. Le constructeur a indiqué vouloir augmenter ses livraisons hors de Chine de près de 25 %, afin d’atteindre un volume de 1,3 million de véhicules exportés. À l’échelle globale, les analystes anticipent une progression des ventes totales à plus de 5 millions d’unités cette année, contre 4,6 millions l’an passé. Ces prévisions témoignent d’une confiance persistante dans la capacité de BYD à maintenir sa trajectoire de croissance, malgré un début d’année chahuté pour l’ensemble du secteur automobile électrique chinois.

Notre avis, par leblogauto.com

Les chiffres de janvier mettent en lumière la forte dépendance du marché chinois des véhicules électriques aux incitations publiques et au calendrier réglementaire. La baisse simultanée des ventes et des cours boursiers souligne un ajustement conjoncturel plus qu’un retournement structurel. Pour BYD, la diversification géographique reste un levier clé, même si les exportations peuvent elles aussi subir des effets de calendrier. Le début d’année rappelle enfin la volatilité persistante d’un secteur automobile en pleine mutation.

Crédit illustration : leblogauto.

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L’industrie asiatique portée par la demande mondiale

9 février 2026 à 05:12

La demande mondiale soutient l’activité manufacturière en Asie, dopant les exportations et améliorant les perspectives économiques début 2026.

L’activité manufacturière en Asie a enregistré une progression notable au début de l’année, portée par une demande mondiale jugée solide et par un regain des commandes à l’exportation. Les enquêtes du secteur privé publiées début février montrent que plusieurs grandes économies industrielles de la région ont renoué avec une dynamique de croissance, offrant un signal rassurant aux décideurs économiques. Dans un contexte international marqué par les inquiétudes liées aux droits de douane américains, ces résultats suggèrent que l’essentiel de l’impact négatif de ces mesures a déjà été absorbé par les chaînes de production et d’approvisionnement.

Une reprise manufacturière soutenue par les exportations

Selon les données disponibles, la vigueur de la demande extérieure a joué un rôle déterminant dans l’amélioration de l’activité des usines asiatiques. Les commandes à l’exportation ont été stimulées par le maintien de l’élan de grands marchés internationaux, notamment les États-Unis, qui demeurent un débouché majeur pour de nombreux secteurs industriels. Cette tendance est particulièrement importante pour les économies fortement orientées vers l’export, dont une part significative de la production concerne des biens manufacturés à forte valeur ajoutée, comme les équipements industriels, l’électronique ou encore les composants destinés à l’industrie automobile mondiale.

Les enquêtes soulignent que cette demande extérieure a permis de soutenir les volumes de production et de nouvelles commandes, contribuant à replacer certains pays en territoire de croissance après des périodes d’activité plus hésitantes. Dans un environnement où la consommation intérieure reste parfois fragile, l’exportation apparaît ainsi comme un moteur essentiel pour l’industrie asiatique.

Le Japon et la Corée du Sud en tête de la dynamique

Le Japon et la Corée du Sud se distinguent par une accélération marquée de leur activité manufacturière. Au Japon, l’indice PMI manufacturier calculé par S&P Global est passé de 50 en décembre à 51,5 en janvier, atteignant son plus haut niveau depuis août 2022. Cette progression traduit une reprise claire de la production industrielle et des nouvelles commandes, alimentée par une forte demande en provenance de marchés clés tels que les États-Unis et Taïwan.

Selon les analystes, cette évolution reflète un retour plus durable de la croissance industrielle japonaise, avec des entreprises signalant leurs meilleures performances depuis près de quatre ans. Pour un pays dont l’industrie reste un pilier économique, notamment dans les secteurs de la mécanique, de l’automobile et des technologies avancées, ce signal est particulièrement significatif.

En Corée du Sud, l’indice PMI est également en hausse, passant de 50,1 en décembre à 51,2 en janvier, soit son niveau le plus élevé depuis août 2024. Cette amélioration confirme la solidité du tissu industriel sud-coréen, fortement intégré aux chaînes de valeur mondiales et sensible aux évolutions de la demande internationale.

La Chine entre reprise industrielle et contrastes internes

En Chine, l’activité manufacturière a progressé à un rythme plus soutenu en janvier, selon une enquête privée, contrastant avec des données officielles antérieures qui faisaient état d’un recul. L’indice PMI manufacturier général de RatingDog, compilé par S&P Global, est passé de 50,1 à 50,3, franchissant plus nettement le seuil de 50 qui sépare croissance et contraction, et atteignant son niveau le plus élevé depuis octobre.

Cette amélioration est attribuée à un rebond des commandes à l’exportation, lesquelles ont compensé une consommation intérieure décrite comme plus faible. Cette dynamique exportatrice a contribué à soutenir la croissance économique de la Chine, qui a atteint 5 % l’an dernier. Pour la deuxième économie mondiale, cette capacité à s’appuyer sur la demande extérieure demeure un facteur clé de stabilité, notamment pour les secteurs industriels tournés vers l’international, comme la fabrication de véhicules, de pièces détachées et d’équipements industriels.

Enfin, le contexte macroéconomique mondial apparaît légèrement plus favorable. Le Fonds monétaire international a récemment relevé sa prévision de croissance mondiale pour 2026, invoquant la diminution des craintes liées aux tarifs américains et la poursuite des investissements dans l’intelligence artificielle, facteurs susceptibles de soutenir la productivité et la valeur des actifs à l’échelle mondiale.

Notre avis, par leblogauto.com

Ces indicateurs confirment que la demande mondiale reste un levier essentiel pour l’industrie asiatique, y compris pour les filières liées à l’automobile et aux équipements industriels. La reprise observée au Japon, en Corée du Sud et en Chine souligne l’importance des exportations dans un contexte de consommation intérieure inégale. Toutefois, la dépendance persistante aux marchés extérieurs rappelle la sensibilité de ces économies aux évolions commerciales internationales. La solidité actuelle constitue un signal positif, mais elle reste étroitement liée à la stabilité de la conjoncture mondiale.

Crédit illustration : Visual China.

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