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Honda Civic Type R HRC : la sportive arrive en 2027

15 septembre 2026 à 14:12

La Honda Civic Type R HRC pourrait arriver en 2027 avec plus de performances, une aérodynamique revue et des composants HRC.

La Honda Civic Type R HRC pourrait voir le jour en 2027. Alors que la génération FL5 de la Civic Type R semble approcher de la fin de son parcours, Honda préparerait une ultime évolution de sa compacte sportive avec le projet HRC. Dévoilé au Salon de l’Auto de Tokyo en janvier 2026, le concept Civic Type R HRC n’est pas présenté comme un simple exercice de style. Honda l’a développé en s’appuyant sur les technologies et l’expertise de sa branche compétition, la Honda Racing Corporation, avec l’objectif de pousser encore plus loin la philosophie de performance de la marque japonaise.

Le concept Civic Type R HRC s’inscrit dans une future gamme de modèles Sport Line, aux côtés du concept Prelude HRC. Cette famille doit être complétée par une Trail Line davantage orientée vers la route. Dans le cadre de cette future Sport Line, la Civic Type R développée avec HRC devrait donner naissance à un modèle destiné à la circulation routière. Honda n’a pas encore officiellement fixé de date de lancement ou de production pour cette version, mais des informations en provenance du Japon évoquent désormais 2027 comme année d’arrivée de la déclinaison HRC.

Une Civic Type R revue sur le plan aérodynamique

Selon la publication japonaise Response, qui cite des sources internes, une commercialisation en 2027 aurait été confirmée. Si cette échéance reste à considérer avec prudence tant que Honda n’a pas communiqué officiellement, la direction technique du projet apparaît plus clairement. La Civic Type R HRC doit notamment bénéficier d’un traitement aérodynamique nettement plus agressif à l’avant.

Le travail sur l’aérodynamique ne devrait toutefois pas se limiter à la face avant. Le projet prévoit également un diffuseur de plus grande taille ainsi que des plaques terminales plus imposantes pour l’aileron arrière. L’objectif est d’améliorer la gestion des flux d’air autour de la carrosserie et d’optimiser le comportement de la voiture à haute vitesse.

Le refroidissement constitue également un axe important du développement. Un radiateur portant le logo HRC est visible derrière la grille inférieure du pare-chocs avant sur le concept. Cette évolution laisse envisager une version plus performante du moteur quatre cylindres en ligne 2,0 litres turbo équipant la Civic Type R.

Les modifications pourraient également concerner le châssis et les organes mécaniques. La suspension, le système de freinage et le transaxe font partie des éléments susceptibles d’évoluer sur cette version HRC. Un système d’échappement moins restrictif développé avec Akrapovic est également évoqué.

Un moteur 2.0 turbo qui pourrait gagner en puissance

La Civic Type R actuelle dispose d’un quatre cylindres turbo de 2,0 litres développant 315 chevaux sur le marché américain et 326 chevaux au Japon. La déclinaison HRC devrait aller plus loin, mais Honda n’a pas encore communiqué le niveau de puissance définitif de cette future sportive.

L’une des possibilités les plus intéressantes évoquées autour du projet concerne l’utilisation de composants issus du moteur de compétition HRC-K20C. Ce bloc est employé dans le programme Super Taikyu de Honda et a été développé spécifiquement pour la compétition.

Une telle évolution donnerait à la Civic Type R HRC une portée plus importante qu’une simple optimisation électronique ou qu’une modification du système d’échappement. Le texte source évoque notamment la possibilité d’améliorations significatives de l’admission et d’un logiciel de gestion moteur optimisé. Ces pistes restent toutefois à considérer comme des possibilités, et non comme des caractéristiques officiellement annoncées par Honda.

Le développement de cette Civic Type R doit par ailleurs respecter la philosophie défendue par Hideki Kakinuma, responsable du développement de la Type R. Celui-ci a souligné l’importance de rechercher des gains de performance équilibrés plutôt que de concentrer les efforts sur un seul domaine. Le projet HRC ne serait donc pas nécessairement destiné à devenir une série spéciale radicale conçue exclusivement pour établir des chronos sur des circuits réputés.

Cette approche pourrait conduire à une évolution globale du comportement de la compacte sportive. Une Civic Type R HRC plus aboutie pourrait notamment recevoir des freins plus performants, des jantes plus légères et différents éléments en matériaux composites afin de réduire le poids et d’améliorer encore le comportement dynamique.

Une évolution basée sur la Civic Type R 2027

Le calendrier du projet est également lié à l’évolution de la Civic Type R. Honda doit révéler une Civic Type R mise à jour d’ici la fin de l’année 2026. La future déclinaison HRC devrait donc s’appuyer sur cette évolution et devenir un modèle de l’année 2027.

Le projet apparaît ainsi comme une nouvelle étape pour la génération FL5. L’objectif ne serait pas uniquement d’augmenter la puissance du moteur quatre cylindres turbo, mais de travailler sur l’ensemble du véhicule : aérodynamique, refroidissement, suspension, freinage, transmission, échappement et masse.

Cette philosophie correspond à l’approche globale mise en avant par Honda pour le développement des modèles Type R. L’amélioration des performances devrait ainsi passer par plusieurs domaines complémentaires plutôt que par une seule augmentation de la puissance maximale.

La question du prix pourrait cependant constituer un point sensible. Response évoque un tarif de 7 millions de yens, soit environ 45 600 dollars aux taux de change indiqués dans la source. À titre de comparaison, la Civic Type R actuelle est affichée à 6 178 800 yens sur son marché.

La différence de prix serait donc significative entre la Civic Type R actuelle et cette potentielle version HRC. Elle s’expliquerait par les évolutions envisagées sur le moteur, le refroidissement, le châssis, les freins, l’aérodynamique et les composants allégés.

Dans l’ensemble, le concept Civic Type R HRC apparaît comme une évolution particulièrement ambitieuse de la FL5. Son développement bénéficie de l’expertise de Honda Racing Corporation et pourrait donner naissance à une version routière plus performante et plus aboutie de la compacte sportive japonaise. Si le calendrier évoqué se confirme, 2027 pourrait ainsi marquer l’arrivée de cette déclinaison HRC, qui deviendrait la version FL5 d’usine la plus sérieuse produite à ce jour.

Notre avis, par leblogauto.com

Le projet Civic Type R HRC s’inscrit dans une logique d’amélioration globale plutôt que dans une simple course à la puissance. Les évolutions annoncées ou évoquées concernent notamment l’aérodynamique, le refroidissement, le freinage, la suspension, l’échappement et certains composants mécaniques. Le niveau de puissance et le recours éventuel à des éléments du moteur de compétition HRC-K20C restent toutefois à confirmer. Le prix évoqué de 7 millions de yens placerait cette version nettement au-dessus de la Civic Type R actuellement affichée à 6 178 800 yens au Japon.

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Le dernier Ford Escape a enfin trouvé preneur

15 septembre 2026 à 12:12

Le dernier Ford Escape vient d’être vendu après huit mois en concession, alors que Ford prépare un crossover électrique pour 2029.

Ford a enfin vendu le dernier exemplaire de l’Escape, plusieurs mois après son arrivée sur le parking d’un concessionnaire. Le constructeur automobile américain avait produit l’ultime Escape en décembre dernier, avant de mettre officiellement fin à la production de ce SUV. Après une carrière de 25 ans et quatre générations, le modèle disparaît ainsi de la gamme Ford, sans qu’un successeur immédiat équipé d’un moteur à combustion interne soit prévu.

Le dernier Ford Escape était un modèle ST-Line 2026 sorti de la chaîne de production de l’usine d’assemblage de Louisville, dans le Kentucky, le 17 décembre 2025. Cette usine fait désormais l’objet d’un important rééquipement afin de préparer la production des futurs véhicules électriques abordables de Ford. Le pickup Fathom doit notamment y voir le jour.

Les exemplaires restants de l’Escape millésime 2026 se sont progressivement écoulés dans les concessions jusqu’à la mi-2026. L’ultime véhicule produit a cependant connu un destin différent, puisqu’il est resté plusieurs mois en stock avant de trouver finalement un acheteur.

Huit mois d’attente pour le dernier Escape

Le dernier Ford Escape jamais construit a été retrouvé dans l’inventaire de Van Horn Ford de Sheboygan, dans le Wisconsin. Selon Ford Authority, le véhicule y a passé environ huit mois. Il n’est désormais plus présent sur le parking de la concession, ce qui indique qu’il a finalement trouvé un propriétaire.

Les conditions financières précises de la transaction ne sont pas connues. Le véhicule était toutefois affiché à 42 037 dollars en juillet, après une remise de 5 983 dollars. Il est ensuite apparu avec une réduction supérieure à 7 000 dollars, pour atteindre un prix final de 30 999 dollars.

Le dernier Escape vendu est un modèle ST-Line doté d’une peinture Star White Metallic Tri-Coat et d’un intérieur Ébène. Il reçoit également le toit panoramique Vista et le pack météo. Cette dotation comprend notamment des sièges chauffants, des rétroviseurs chauffants et un volant chauffant.

Sous le capot, cet ultime SUV Ford embarque le moteur trois cylindres turbo EcoBoost de 1,5 litre. Ce bloc développe 180 chevaux et 199 livres-pieds de couple. Il est associé à une transmission automatique à huit rapports qui transmet la puissance aux quatre roues.

L’acheteur repart donc avec l’un des derniers représentants d’une gamme qui aura accompagné Ford pendant un quart de siècle. Le modèle a été produit durant quatre générations avant que le constructeur décide d’arrêter définitivement sa fabrication.

Pourquoi Ford arrête la production de l’Escape

La décision de Ford intervient notamment après une baisse des ventes annuelles de l’Escape sous le seuil de 150 000 unités. Le modèle ne parvenait plus à rivaliser avec plusieurs concurrents importants du segment des SUV et crossovers, notamment le Toyota RAV4 et le Honda CR-V.

Les chiffres cités dans la source illustrent cet écart. Ford a vendu 129 396 Escape l’année dernière, tandis que Toyota a livré 239 451 RAV4 et Honda 212 561 CR-V.

Les performances commerciales ne constituent toutefois pas la seule raison de l’arrêt du modèle. Ford devait également libérer la chaîne de montage de son usine de Louisville afin de permettre la production de véhicules électriques abordables. Le Fathom doit être le premier de ces modèles à sortir de cette installation réorganisée.

Cette évolution industrielle entraîne la disparition de l’Escape à moteur thermique sans remplacement direct immédiat. Ford n’a pas de projet à court terme visant à proposer un nouveau modèle équipé d’un moteur à combustion interne pour prendre sa place.

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Renault 5 Alpine 1977 : un exemplaire préparé Groupe II à vendre aux enchères

15 septembre 2026 à 11:58
Renault 5 Alpine 1977 : un exemplaire préparé Groupe II à vendre aux enchères
Renault 5 Alpine 1977 : un exemplaire préparé Groupe II à vendre aux enchères

Pourquoi ce modèle fait rêver

Avant la Golf GTi, avant le mythe allemand, il y avait la Renault 5 Alpine. Arrivée deux mois avant la Volkswagen sur le marché européen, la petite française a posé les fondations du genre que l’on appellera plus tard la « hot hatch ». La Régie Renault avait compris quelque chose d’essentiel : pour rendre une voiture rapide, il n’est pas indispensable d’augmenter la puissance. Il suffit, parfois, de réduire le poids. C’est précisément la philosophie héritée d’Alpine que Renault a appliquée à sa citadine populaire.

La version « Atmospheric » (ou atmosphérique, par opposition à la version turbo qui suivra) embarquait un quatre-cylindres essence de 1 397 cm³ dans un format compact et léger. Elle était moins puissante que sa rivale d’Ingolstadt, mais elle compensait largement par son agilité, son naturel et un comportement qui récompensait vraiment le pilote. Sur les routes sinueuses, les spéciales de rallye et les cols alpins, la R5 Alpine s’est taillé une réputation solide.

Aujourd’hui, les exemplaires en bon état se font rares. La rouille, les accidents, les préparations sauvages et le temps ont décimé le parc survivant. C’est précisément ce qui rend l’exemplaire actuellement proposé à la vente si intéressant : il a survécu, a été préservé, et a même été perfectionné dans le respect de l’esprit originel de la voiture.

Renault 5 Alpine 1977 : un exemplaire préparé Groupe II à vendre aux enchères

Ce qui rend ce modèle vraiment spécial

Design et identité

La Renault 5 Alpine ne cherche pas à séduire par l’excès. Ses extensions d’ailes, ses phares auxiliaires et ses jantes alliage constituent un vocabulaire visuel sobre, presque austère, que les amateurs de voitures sportives des années 1970 reconnaissent immédiatement. La teinte bleue métallisée dite « Bleu Alpine », associée au capot noir, est l’une des combinaisons chromatiques les plus emblématiques de la production Renault de cette époque. Elle rappelle à la fois les livrées de compétition et l’esthétique tranchante de la marque Alpine, partenaire technique de Renault.

Ce n’est pas une voiture qui cherche à en imposer dans un parking. C’est une voiture qui parle à ceux qui savent. Et c’est exactement ce qui lui confère ce statut particulier parmi les collectionneurs : une discrétion qui cache une réalité mécanique bien plus engagée que l’apparence ne le laisse supposer.

Renault 5 Alpine 1977 : un exemplaire préparé Groupe II à vendre aux enchères

Témoignages

La place de la R5 Alpine dans l’histoire de l’automobile n’est pas contestée. La revue Autocar, qui l’a essayée à sa sortie, la décrivait comme « une petite voiture avec un caractère de grande routière sportive ». Du côté des propriétaires, le sentiment dominant est celui d’une complicité rare. Un possesseur de longue date, interrogé sur un forum spécialisé français consacré aux Renault de collection, résumait ainsi son expérience : « Elle fait tout ce qu’on lui demande, elle pardonne peu mais elle récompense beaucoup. C’est une voiture honnête. » Cette honnêteté mécanique, conjuguée à un châssis qui communique en permanence avec le conducteur, est ce qui fidélise les amateurs depuis près de cinquante ans.

Renault 5 Alpine 1977 : un exemplaire préparé Groupe II à vendre aux enchères

Mécanique et fiche technique en clair

Moteur et caractère

Dans sa version d’origine, le quatre-cylindres atmosphérique de 1 397 cm³ de la R5 Alpine développait une puissance modeste mais suffisante pour animer les 730 kg de la voiture avec conviction. Sur l’exemplaire proposé ici, ce moteur a été profondément modifié. L’arbre à cames a été remplacé par une pièce à profil sportif, le vilebrequin et les bielles ont été renforcés, la culasse a été retravaillée, et le système d’alimentation en carburant a été amélioré. L’échappement a également été revu. Le résultat : une puissance annoncée de 130 chevaux, soit une augmentation très significative par rapport à la définition d’origine.

Ce niveau de préparation place clairement la voiture hors du cadre de la collection pure. Elle est construite pour rouler, pour attaquer des spéciales chronométrées, pour chauffer des freins. Son moteur est un outil de travail, pas un objet de musée.

Châssis et tenue de route

La suspension et les freins ont été portés aux spécifications du Groupe II, ce qui correspond aux exigences techniques des compétitions de rallye historique. Concrètement, cela signifie des débattements adaptés aux revêtements irréguliers, des réglages qui tolèrent les variations de charge en virage serré, et un freinage capable d’encaisser les descentes répétées à vitesse élevée. La R5 Alpine d’origine était déjà réputée pour son comportement sain et prévisible ; cette préparation l’a amplifiée dans cette direction sans transformer la voiture en quelque chose d’inconduisible sur route ouverte.

Le contrôle technique, valide jusqu’au 24 février 2028 avec quelques remarques, confirme que la voiture est légalement utilisable sur route en France. Les remarques notées concernent une légère déformation d’un longeron de châssis (code 6.1.1.a.1) et une légère corrosion de châssis (code 6.1.1.c.1). Ces points sont à surveiller mais ne mettent pas en cause l’aptitude à circuler.

Renault 5 Alpine 1977 : un exemplaire préparé Groupe II à vendre aux enchères

Vie à bord aujourd’hui

L’habitacle ne trompe pas sur les intentions de la voiture. Les sièges baquets ont remplacé les sièges d’origine, les ceintures de sécurité ont cédé la place à des harnais, et les panneaux de portes ont été refaits en fibre de carbone. Les vitres latérales sont en polycarbonate Makrolon, matériau léger utilisé en compétition automobile. La banquette arrière a disparu, remplacée par un casier à casques et un logement pour la roue de secours. Le tableau de bord a été enrichi d’un compte-tours et d’un manomètre de pression d’huile, deux instruments indispensables en usage sportif.

Il ne faut pas s’attendre au confort d’une berline familiale. La R5 Alpine préparée est bruyante, ferme, et demande un engagement physique. Mais pour un pilote de régularité historique ou simplement pour quelqu’un qui veut conduire une voiture qui répond vraiment, c’est précisément ce que recherche l’acheteur de ce type d’objet.

Renault 5 Alpine 1977 : un exemplaire préparé Groupe II à vendre aux enchères

Les raisons de s’y intéresser aujourd’hui

La R5 Alpine traverse une période de réévaluation sérieuse sur le marché des voitures anciennes. Le cinquantième anniversaire du modèle approche, et la nouvelle Renault 5 électrique a remis en lumière la carrière de l’ancienne. Les amateurs qui ignoraient ou négligeaient la version Alpine se montrent aujourd’hui nettement plus attentifs. Les exemplaires bien conservés ou préparés de manière cohérente partent plus rapidement qu’il y a cinq ans, et à des prix en progression.

La préparation Groupe II de cet exemplaire lui confère une double utilité : elle peut participer aux rallyes de régularité historique VHR et VHRS, deux cadres compétitifs en plein développement en France et en Europe. Pour un acheteur qui souhaite rouler et non simplement exposer, c’est un atout considérable.

Renault 5 Alpine 1977 : un exemplaire préparé Groupe II à vendre aux enchères

Les points à connaître avant d’acheter

Faiblesses connues

La R5 Alpine de cette génération est vulnérable à la corrosion, notamment dans les soubassements, les bas de caisse et les passages de roues. C’est une caractéristique commune à toutes les petites françaises de la fin des années 1970, construites sans protection anticorrosion élaborée. Sur cet exemplaire, le contrôle technique signale une légère corrosion de châssis et une légère déformation de longeron. Ces points doivent être inspectés de visu par un spécialiste avant toute décision d’achat. Par ailleurs, le vendeur précise que les numéros de série signalés ne correspondent pas, ce qui mérite une vérification approfondie de l’historique administratif du véhicule.

Renault 5 Alpine 1977 : un exemplaire préparé Groupe II à vendre aux enchères

Coûts d’entretien réalistes

Une R5 Alpine préparée à ce niveau n’est pas un objet bon marché à entretenir. Les pièces d’origine se trouvent encore, mais les délais peuvent être longs et les prix ont augmenté avec la demande croissante. Un moteur modifié avec arbre à cames sportif et bielles renforcées demande un suivi régulier et des réglages que seul un mécanicien connaissant ce type de préparation peut réaliser correctement. Prévoir également un budget pour les consommables de compétition (plaquettes, fluides, pneumatiques adaptés) si la voiture participe à des événements VHR.

Points à vérifier avant achat

En dehors de la corrosion et de la déformation de longeron déjà mentionnées, l’acheteur potentiel devra vérifier la cohérence de la préparation mécanique avec les spécifications annoncées, examiner l’état des soudures et renforts de châssis, contrôler le bon fonctionnement du freinage Groupe II, et s’assurer que la documentation de compétition (palmarès, carnets de bord d’événements) est disponible et exploitable. Le kilométrage affiché de 50 000 km n’est pas garanti par le vendeur, l’odomètre ayant potentiellement fait le tour ou été remplacé.

Renault 5 Alpine 1977 : un exemplaire préparé Groupe II à vendre aux enchères

Cote actuelle et tendances de marché

Selon les données observées sur les plateformes spécialisées comme lesAnciennes et Collecting Cars, ainsi que les résultats des ventes Artcurial et RM Sotheby’s Europe des dernières saisons, la R5 Alpine atmosphérique connaît une progression régulière de sa cote. Les exemplaires d’origine bien conservés atteignent des niveaux que peu d’observateurs anticipaient il y a dix ans. Les voitures préparées pour la compétition historique constituent un sous-marché à part, dont la valeur dépend largement de la cohérence et de la qualité de la préparation.

Génération / ÉtatFourchette basseFourchette hauteTendance
R5 Alpine Atmospheric (1976-1981), état courant6 000 €12 000 €↗ Hausse modérée
R5 Alpine Atmospheric, très bon état d’origine12 000 €22 000 €↗↗ Hausse marquée
R5 Alpine préparée compétition historique15 000 €30 000 €↗ Variable selon préparation
R5 Turbo (1980-1985), référence du marché R5 sportive40 000 €90 000 €↗↗ Forte demande

Sources : lesAnciennes, Collecting Cars, observations de marché 2025-2026.

Renault 5 Alpine 1977 : un exemplaire préparé Groupe II à vendre aux enchères
Renault 5 Alpine 1977 : un exemplaire préparé Groupe II à vendre aux enchères

L’exemplaire actuellement à vendre

Cette R5 Alpine de 1977 se présente dans sa robe bleue métallisée d’époque, avec le capot noir caractéristique, les extensions d’ailes et les phares auxiliaires qui signent immédiatement la version sportive. Les jantes alliage sont peintes en gris Alpine, un détail de cohérence visuelle qui témoigne du soin apporté à la préparation. Les décalcomanies et écussons sont en bon état pour une voiture de cet âge et de cet usage.

La voiture appartient à son propriétaire actuel depuis plus de onze ans. Elle a été achetée à Malte, pays au climat sec, ce qui explique en partie l’état de conservation général jugé très bon par le vendeur, malgré les légères traces de corrosion et le point de rouille relevés sur une porte lors du dernier contrôle technique.

À l’intérieur, la transformation est complète et assumée. Les sièges baquets, les harnais, les panneaux en fibre de carbone et les vitres en polycarbonate Makrolon témoignent d’une préparation pensée pour l’usage en compétition. La suppression de la banquette arrière, remplacée par un casier à casques, place définitivement la voiture dans la catégorie des outils de pilotage plutôt que des voitures de promenade.

Le moteur modifié développe 130 chevaux et la transmission est assurée par une boîte manuelle cinq vitesses. La suspension et les freins sont aux normes du Groupe II. Le vendeur précise que la voiture a un « palmarès éprouvé » en rallyes de régularité historiques et qu’elle est prête à participer aux événements VHR et VHRS. Le contrôle technique est valide jusqu’au 24 février 2028.

Un point administratif important : les numéros de série sont signalés comme ne correspondant pas. Cette anomalie ne disqualifie pas la voiture de facto, mais elle impose une vérification juridique et historique sérieuse avant toute transaction. C’est une condition non négociable pour sécuriser l’achat.

Les enchères se déroulent jusqu’au 17 septembre 2026. Au moment où nous écrivions cet article, le prix atteignait 6 500 €, le prix de réserve n’étant pas encore atteint.

Renault 5 Alpine 1977 : un exemplaire préparé Groupe II à vendre aux enchères

Notre avis

Cette R5 Alpine 1977 ne s’adresse pas à tout le monde, et c’est précisément ce qui en fait un objet pertinent. Pour un amateur de rallyes historiques disposant des compétences techniques pour exploiter une voiture à ce niveau de préparation, elle représente un point d’entrée cohérent dans la compétition VHR/VHRS, avec une préparation déjà réalisée et un palmarès existant. Pour un collectionneur pur, en revanche, les modifications apportées à l’habitacle et à la mécanique l’éloignent de l’état d’origine, et l’anomalie sur les numéros de série devra impérativement être élucidée.

La transparence du vendeur sur les points faibles, notamment la déformation de longeron et la corrosion notées au contrôle technique, est appréciable et contribue à la lisibilité de l’annonce. Une inspection physique par un expert spécialisé en véhicules de compétition historiques reste indispensable avant d’enchérir.

Lien vers l’annonce de cette Renault 5 Alpine 1977 sur lesAnciennes

Renault 5 Alpine 1977 : un exemplaire préparé Groupe II à vendre aux enchères
Renault 5 Alpine 1977 : un exemplaire préparé Groupe II à vendre aux enchères

En résumé

La Renault 5 Alpine ‘Atmospheric’ de 1977 est l’une des premières hot hatches de l’histoire, née d’une philosophie sportive fondée sur la légèreté plutôt que sur la puissance brute. L’exemplaire proposé aux enchères sur lesAnciennes a été profondément préparé pour les rallyes de régularité historiques, avec un moteur porté à 130 chevaux, des freins et une suspension aux normes Groupe II, et un habitacle entièrement orienté vers l’usage sportif. Son propriétaire l’a conservée plus de onze ans après l’avoir achetée à Malte, dans un pays au climat favorable à la préservation des carrosseries. L’anomalie sur les numéros de série et les remarques du contrôle technique imposent une diligence raisonnable avant achat, mais la voiture est légalement circulable jusqu’en février 2028. Pour un pilote de régularité en quête d’une machine prête à l’emploi avec un historique de compétition, cette R5 Alpine mérite une attention sérieuse.

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Volkswagen Mission Efficiency : Cx de 0,158 et une consommation record

15 septembre 2026 à 07:30

Volkswagen présente Mission Efficiency, un concept-car électrique « proche de la série » qui revendique trois records mondiaux. Son principal atout repose sur une aérodynamique poussée, avec un Cx de 0,158 et une consommation mesurée à 7,51 kWh/100 km sur un long trajet.
C’est le successeur du VW XL1 de 2013, thermique, qui n’avait que deux places, lui.

Trois records pour un véhicule électrique

Mission Efficiency établit trois références selon la classification communiquée par Volkswagen. Son coefficient de traînée de 0,158 constitue le premier record, présenté comme la meilleure performance aérodynamique atteinte par un véhicule homologué pour la circulation routière.

Le deuxième record concerne un parcours réalisé dans des conditions optimisées. À vitesse constante, à 68 km/h, sans dénivelé positif et avec certains consommateurs auxiliaires désactivés, le véhicule a affiché une consommation de 6,48 kWh/100 km. Evidemment, c’est comme réaliser 936 km avec un Skoda Peaq en choisissant le parcourse.

Le troisième record porte sur son efficience lors d’un trajet réel. Mission Efficiency a parcouru 1 278,36 km entre Wolfsburg et Vienne, en passant par Poznań et Olomouc. La consommation moyenne s’est établie à 7,51 kWh/100 km, pertes de recharge comprises, soit 6,89 kWh/100 km hors pertes.

Le trajet a été effectué à 67,72 km/h de moyenne, avec une vitesse maximale de 138 km/h. La batterie de 54,9 kWh nets n’a été rechargée qu’une seule fois. À l’arrivée, 164 km d’autonomie restaient disponibles. Là déjà c’est plus intéressant comme record.

Une base technique issue de l’ID. Polo

Mission Efficiency repose sur la plateforme MEB+ à traction avant et reprend plusieurs éléments de l’ID. Polo. Le concept utilise notamment son moteur électrique de 99 kW, soit 135 ch, ainsi que sa batterie haute tension. Pour VW l’idée est de communiquer sur l’efficience de l’ID.Polo à travers ce véhicule.

Le véhicule dispose d’une batterie de 54,9 kWh nets et accepte une puissance de recharge en courant continu allant jusqu’à 105 kW. Sa consommation WLTP annoncée est de 8,4 kWh/100 km. On remarquera que le record est plus bas que le WLTP niveau consommation. Le trajet a dû comporter moins de portions à haute vitesse que le cycle d’homologation.

Une carrosserie conçue autour de l’aérodynamique

L’efficience de Mission Efficiency repose notamment sur son Cx de 0,158 associé à une surface frontale de 2,08 m². Bizarrement, VW n’a pas décidé de faire un gros SUV pour ses records…

Volkswagen a aussi travaillé sur plusieurs éléments pour limiter la résistance à l’air.

À l’avant, trois volets actifs de refroidissement peuvent s’ouvrir selon les besoins. En se refermant, ils améliorent la pénétration dans l’air. La carrosserie adopte ensuite une silhouette qui se resserre vers l’arrière, avec des roues arrière carénées et un soubassement entièrement caréné.

Le toit particulièrement étiré et les poignées de portes affleurantes participent également à cette recherche aérodynamique. Les rétroviseurs restent conventionnels, les essais ayant montré que leur remplacement par des caméras n’apportait qu’un gain marginal en efficacité globale.

A l’arrière, on est sur une forme tronquée. Cela permet de faire décoller précisément le flux d’air et limiter la création de vortex néfaste à l’efficience (cela génère de la traînée). Le toit rejoint un diffuseur qui participe également à limiter les vortex.

Un coupé 2+2 de près de 4,8 mètres

Mission Efficiency mesure 4 775 mm de long, 1 744 mm de large et 1 392 mm de haut. Son empattement atteint 2 700 mm. Sa vitesse maximale est donnée pour 160 km/h et le 0 à 100 km/h est annoncé en 9 secondes.

Le concept adopte une carrosserie de coach (et non coupé !) deux portes avec un large hayon. L’habitacle est configuré en 2+2 places et le coffre offre 481 litres. Les places arrière sont destinées à des passagers mesurant jusqu’à environ 1,60 mètre…

La carrosserie associe la structure de l’ID. Polo à une architecture autoporteuse en aluminium. Plusieurs éléments extérieurs, dont les portes, le capot, le hayon et les ailes, utilisent un composite aramide renforcé de fibres de carbone. VW ne communique pas sur le poids, mais un effort particulier a dû aussi être fait de ce côté là.

Le prototype bénéficie par ailleurs d’une homologation routière européenne et répond aux exigences mentionnées en matière de sécurité, de résistance structurelle et de protection en cas de collision.

Un frein arrière électromécanique

Mission Efficiency inaugure un système de freinage semi-sec. Le freinage hydraulique de l’ID. Polo est conservé à l’avant, tandis qu’un frein électromécanique inédit est installé à l’arrière.

Cette solution vise à réduire les pertes par frottement sur l’essieu arrière. Elle supprime également les conduites hydrauliques et le liquide de frein à cet endroit.

Le système permet une répartition variable de la force de freinage entre les roues. Volkswagen indique que cette gestion contribue à la récupération d’énergie au freinage et à la stabilité en virage. VW a développé le dispositif avec AUMOVIO.

Des panneaux solaires sur le toit et le hayon

Pour réduire la sollicitation de la batterie haute tension, Volkswagen a intégré un système photovoltaïque de 370 W au toit vitré et au hayon arrière.

Les panneaux alimentent différents consommateurs électriques du véhicule. Selon la saison, la région et les conditions météorologiques, Volkswagen indique que le dispositif peut apporter jusqu’à 30 km d’autonomie supplémentaire par jour. Du gadget !

Un écran remplacé par le smartphone

L’habitacle adopte également une approche différente de celle de l’ID. Polo. Mission Efficiency ne possède pas d’écran d’infodivertissement intégré de façon permanente.

Le concept « Bring Your Own Device » utilise à la place le smartphone ou la tablette du conducteur, sous Android ou Apple. L’appareil est maintenu par un système de fixation et connecté sans fil au véhicule. L’écran du téléphone affiche alors directement les fonctions d’infodivertissement. Comme dans un Citroën AMI en fait…

Notre avis, par leblogauto.com

Avec son moteur de 99 kW, sa batterie de 54,9 kWh nets et son aérodynamique travaillée, Mission Efficiency affiche une consommation de 6,89 kWh/100 km hors pertes de recharge lors du trajet record.

Mais, au final, à quoi sert ce genre de démonstrateur qui tient plus du concept qu’autre chose ? Eh bien, cela introduit plusieurs notions qui seront sans doute en série « prochainement » ou que l’on trouve déjà. C’est le cas des panneaux en aramide (*) renforcé de carbone. Ou bien cet intéressant remplacement des freins hydrauliques arrière par le système de récupération d’énergie.

Pas une nouveauté en soit d’avoir déjà ce genre de récupération, mais de carrément remplacer le freinage arrière est intéressant puisqu’il supprime le circuit arrière mais aussi de la masse non suspendue.

Pour le reste, sous la volonté du Président de VW, le XL1 avait été produit à 250 exemplaires. Est-ce que sans Piëch ce « Mission Efficiency » sera produit ? VW indique un peu partout que tout est homologué pour la route…

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Hyundai veut des voitures autonomes à essence

15 septembre 2026 à 06:16

Hyundai veut étendre la conduite autonome aux voitures hybrides et à essence après un premier modèle électrique prévu en 2028.

Hyundai envisage d’étendre sa technologie de conduite autonome au-delà des véhicules électriques. Le constructeur automobile coréen prévoit d’utiliser à terme ses systèmes d’aide à la conduite et de conduite autonome sur des modèles hybrides et équipés d’un moteur à combustion interne. Une orientation qui tranche avec la tendance actuelle du secteur, puisque les véhicules autonomes et les robotaxis fonctionnant aux États-Unis sont aujourd’hui presque exclusivement électriques à batterie. Hyundai estime néanmoins que les technologies anciennes et nouvelles peuvent fonctionner ensemble sans entraîner de pénalité d’efficacité significative.

Depuis le retrait de la flotte de Chrysler Pacifica de Waymo en 2023, les robotaxis opérant aux États-Unis sont à batterie électrique. Cette situation s’explique notamment par les caractéristiques des véhicules électriques, qui se prêtent particulièrement bien à l’intégration de systèmes de conduite pilotés par logiciel. La conduite autonome repose en effet sur une architecture logicielle avancée, ainsi que sur de nombreux capteurs, ordinateurs et dispositifs capables d’agir directement sur les commandes du véhicule.

Hyundai ne considère toutefois pas que la motorisation thermique constitue un obstacle à l’autonomie. Le constructeur souhaite développer sa propre pile logicielle de conduite autonome destinée aux véhicules de ses clients et envisage donc plusieurs types de motorisations.

Pourquoi les voitures électriques dominent l’autonomie

Les véhicules autonomes sont actuellement presque exclusivement associés à la propulsion électrique. Cette domination tient notamment à la conception des véhicules électriques, développés dès l’origine autour d’une architecture fortement pilotée par logiciel. Il est ainsi plus simple d’y intégrer les systèmes nécessaires à la conduite autonome.

Les constructeurs automobiles traditionnels ont par ailleurs rencontré des difficultés pour développer des logiciels suffisamment performants dans ce domaine. La conduite autonome nécessite une combinaison complexe de logiciels, de capteurs, d’ordinateurs et de commandes du véhicule. Les voitures électriques ont donc bénéficié d’un avantage lié à leur architecture et à leur intégration électronique.

Cela ne signifie toutefois pas qu’un véhicule à moteur thermique soit incapable de fonctionner de manière autonome. Waymo en a fourni un exemple avec ses Chrysler Pacifica. Avant leur retrait en 2023, ces monospaces étaient largement utilisés dans les rues américaines dans le cadre des activités de conduite autonome de Waymo.

La technologie avait été installée sur ces véhicules de manière comparable à celle utilisée sur les Jaguar I-Pace électriques. Les équipements comprenaient notamment les capteurs, les ordinateurs et les commandes nécessaires à la conduite autonome.

Le choix d’un véhicule électrique pour un robotaxi présente néanmoins d’autres avantages que la seule question logicielle. Les coûts d’exploitation d’une voiture à moteur à combustion sont nettement plus élevés que ceux d’un véhicule électrique. Or, la technologie de conduite autonome représente elle-même un investissement considérable. Le coût d’un système destiné à un robotaxi Waymo est ainsi estimé à plusieurs dizaines de milliers de dollars.

L’association de coûts d’exploitation élevés et d’une technologie autonome très coûteuse peut donc rapidement rendre un service de robotaxi à essence non rentable.

Hyundai veut proposer l’autonomie sur plusieurs motorisations

Hyundai ne souhaite cependant pas nécessairement limiter la conduite autonome aux services de covoiturage ou aux robotaxis. Le constructeur fait partie des entreprises automobiles qui développent leur propre pile de conduite autonome pour les véhicules destinés aux particuliers.

La technologie doit naturellement être déployée en premier lieu sur les véhicules électriques de la marque. Hyundai n’exclut toutefois pas son utilisation sur des modèles à essence ou hybrides. Le constructeur estime que la même technologie pourrait fonctionner sur des véhicules électriques, hybrides et équipés d’un moteur à combustion interne.

Hyundai prévoit de lancer un véhicule entièrement électrique et autonome en 2028. Dans un second temps, la technologie doit être utilisée sur des véhicules autonomes disposant de motorisations hybrides ou à essence.

Le constructeur coréen estime que son expérience dans le développement et la fabrication de moteurs à combustion interne pourrait permettre d’intégrer ces technologies sans pénalité d’efficacité significative. L’objectif serait ainsi de proposer des fonctions de conduite autonome sans contraindre les clients à passer immédiatement à un choix unique.

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Tesla Cybercab : la promesse à 30 000 $ a un piège

15 septembre 2026 à 04:12

Le Tesla Cybercab n’aura pas de chargeur AC embarqué, compliquant son achat par les particuliers malgré les promesses de Tesla.

Présenté par Elon Musk en 2024 comme le futur robotaxi du constructeur américain, le Tesla Cybercab devait, selon les déclarations initiales, être accessible à tous les acheteurs privés pour moins de 30 000 dollars d’ici la fin de 2026. Un nouveau détail technique vient toutefois rappeler que ce véhicule n’a jamais été pensé comme une voiture particulière classique : l’absence de chargeur AC embarqué, qui complique sérieusement toute recharge à domicile.

Une promesse réaffirmée mais des conditions floues

Le Cybercab a été dévoilé le 10 octobre 2024, après que des informations relayées par Reuters eurent indiqué que Tesla avait abandonné le projet de compacte électrique Gen 3. Lors de la présentation officielle, organisée dans les studios Warner, Elon Musk avait annoncé un tarif inférieur à 30 000 dollars pour ce véhicule autonome dépourvu de volant et de pédales. Deux semaines plus tard, lors de la publication des résultats financiers du troisième trimestre 2024, le dirigeant de Tesla avait revu ce chiffre à la baisse, évoquant un prix d’environ 25 000 dollars, tout en confirmant la possibilité d’un achat individuel.

En février dernier, sur le réseau social X, Musk a de nouveau confirmé qu’un Cybercab serait vendu à un client privé pour 30 000 dollars ou moins avant 2027. Cette déclaration fait écho à un pari conclu avec le YouTuber Marques Brownlee lors du lancement du véhicule : si Tesla ne tient pas parole, Brownlee s’est engagé à se raser la tête. Rien n’indique cependant que la livraison annoncée concernera un particulier plutôt qu’un client professionnel exploitant une flotte de robotaxis.

Un véhicule pensé pour l’exploitation en flotte, pas pour la possession privée

Plusieurs éléments confirment que le Cybercab n’a pas été conçu comme une voiture personnelle traditionnelle. L’absence totale de commandes de conduite, la configuration à deux places seulement, et désormais l’absence de chargeur AC embarqué, en sont les principaux indices. Concrètement, recharger un Cybercab sur une prise domestique classique ou une borne murale standard n’est pour l’instant pas envisageable sans matériel additionnel.

Deux alternatives existent : la recharge DC rapide ou la recharge par induction, technologie que Tesla avait démontrée en 2024 avec un système capable de délivrer jusqu’à 25 kW à un rendement supérieur à 90 %. Aucun modèle de borne inductive n’est toutefois commercialisé à ce jour, et rien n’indique que les Cybercabs actuellement en service à Austin, dans le cadre du programme Robotaxi de Tesla, soient équipés de cette technologie. Le fait que ces véhicules soient rechargés directement sur les stations Superchargeur publiques laisse même penser que l’option inductive n’est pas activée.

Tesla a par ailleurs mis en ligne une page dédiée à la collecte des demandes d’achat, individuelles ou en flotte. Selon des communications récentes de dirigeants du constructeur, plusieurs dizaines de milliers de demandes auraient déjà été enregistrées.

Posséder un Cybercab ou simplement l’utiliser via l’application Robotaxi

Rien n’exclut définitivement qu’un Cybercab puisse un jour être rechargé à domicile, ni que Tesla fasse évoluer sa configuration matérielle pour intégrer un chargeur AC si la commercialisation aux particuliers se concrétise. La vraie limite ne serait donc pas tant technique qu’opérationnelle : un Cybercab reste aujourd’hui cantonné à la zone géofencée de service autour d’Austin, ce qui réduit fortement son intérêt en tant que véhicule personnel, sauf usage strictement local. Pour un simple déplacement urbain, l’application Tesla Robotaxi permettant de héler un trajet reste, pour l’instant, l’option la plus réaliste. Un achat en vue d’une exploitation commerciale, en revanche, impliquerait d’autres investissements en infrastructure de recharge avant même de se heurter aux limites actuelles.

Notre avis, par leblogauto.com

Le Tesla Cybercab illustre une nouvelle fois l’écart entre la communication d’Elon Musk et la réalité industrielle du produit. L’absence de chargeur AC embarqué n’est pas un simple oubli technique : elle confirme que le véhicule a été conçu dès l’origine pour une exploitation en flotte de robotaxis, et non pour une clientèle privée. La promesse d’un Cybercab vendu sous les 30 000 dollars pourrait techniquement être tenue via un client professionnel, sans pour autant répondre à l’attente initiale d’une voiture accessible au grand public. Tant que le véhicule ne sera pas homologué pour une conduite autonome de niveau 5 à l’échelle des États-Unis, la possession individuelle d’un Cybercab restera, dans les faits, largement symbolique.

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