Vue normale

Kdenlive 26.04 est dispo, montez vos vidéos en Open source

27 avril 2026 à 13:54

Kdenlive 26.04 c’est l’aboutissement d’un gros chantier visant à stabiliser le logiciel, lui apporter des évolutions techniques, une interface plus lisible et améliorer son utilisation. C’est l’occasion de découvrir cet outil disponible aussi bien sur Windows, Linux ou MacOS, totalement gratuit et probablement suffisant pour la majorité des utilisateurs.

Kdenlive est un produit très complet, capable de prendre en charge de nombreux codecs sur du multipistes audio et vidéo. Il propose de nombreux effets et transitions, permet de configurer celles-ci et donc de sauvegarder les vôtres. Il propose la génération de titres, l’insertion d’images et même l’automatisation de montage à partir de répertoires. Toute l’interface peut s’adapter à vos besoins, des raccourcis clavier pour correspondre à d’autres habitudes jusqu’à la gestion de l’habillage et des barres d’outils. Le logiciel sait même travailler pendant que vous effectuez un rendu ou utiliser une machine différente pour calculer des éléments très lourds en UltraHD par exemple. De la documentation, des guides et des forums sont disponibles pour appréhender l’outil en profondeur.

Kdenlive

Kdenlive permet dans cette version 26.04 d’utiliser un second moniteur pour passer l’image sur laquelle vous travaillez en plein écran. Il offre de nouveaux effets et de nouvelles transitions avec la prise en charge du glisser-déposer.

Les transitions proposent désormais de petites animations qui permettent de voir exactement à quoi elles correspondent. Un détail qui fait gagner du temps à l’utilisateur qui n’aura plus forcément à se souvenir précisément de la différence entre des fonctions aux noms très proches. Le logiciel sait également ajuster automatiquement la longueur des transitions en fonction de chaque clip dans la timeline ou agrandir la durée de clips sélectionnés ensemble.

Une meilleure gestion de la partie montage avec la prise en charge de fonctions de navigation avancées est désormais proposée. La sélection à la souris, le zoom ou le déplacement en utilisant la molette peuvent désormais être effectués à la volée. Des éléments assez standards que l’on retrouve dans les outils majeurs du secteur mais qui n’étaient pas forcément la priorité de Kdenlive jusqu’alors. Un autre gros chantier a été une meilleure prise en charge de système de capture audio externe avec une adaptation des options proposées aux possibilités réelles offertes par le matériel. Enfin, une meilleure gestion des sous-titres et de leur ajustement est proposée.

Enfin une série de détails ont été mis à jour : la gestion de la fonction undo est plus claire, les montages en 1366 × 768 pixels sont disponibles dans les profils de projets, une meilleure gestion de la file d’attente des projets a rendre est proposée, des fonctionnalités supplémentaires de gestion de marqueurs d’aide au montage sont proposées et beaucoup d’autres détails comme la disparition du curseur sur le rendu d’une vidéo plein écran après 2 secondes d’inactivité.

Kdenlive pour les petites configurations et les grands projets

Bref, si vous êtes à la recherche d’un logiciel de montage vidéo gratuit, complet, ouvert et peu gourmand, Kdenlive vaut le coup d’être essayé. Le logiciel peut être téléchargé de manière classique avec une installation sur le système, mais également de manière « portable » ce qui autorise une exploitation directe, sans installation. Il est également fort peu gourmand avec la possibilité de monter des vidéos en 480P dès 4 Go de mémoire vive, une carte graphique OpenGL 2.0 ou DirectX 9 ou 11 et un processeur un cœur à 2 GHz. Pour des vidéos de plus grande définition, ces éléments changent évidemment mais restent légers : 16 Go de mémoire et une puce 8 cœurs suffisent pour monter en UltraHD. C’est le cas de nombreux MiniPC.

Le téléchargement se passe ici vous pouvez faire un don pour le développement du logiciel par là.

Kdenlive 26.04 est dispo, montez vos vidéos en Open source © MiniMachines.net. 2026

GPD investit dans le MCIO et l’USB4 V2.0 pour un nouveau MiniPC

27 avril 2026 à 12:37

C’est pour le moment anecdotique, le format MCIO mis en avant dans le GPD Box et le GPD G2 est issu du monde professionnel, et c’est justement pour cela qu’il a été choisi par le constructeur.

Garder une certaine avance technique est un moyen pour GPD de faire parler de lui et d’intéresser une petite frange de la population sans avoir de grosse concurrence. On a connu le même mouvement avec l’OCuLink avant qu’il ne devienne plus « grand public ». Le MCIO gomme les divers problèmes de ce précédent format et vise un peu plus vers le futur. Cela reste néanmoins un engagement assez lourd car la norme est exigeante et peu accessible au grand public. GPD le sait et annonce donc deux produits MCIO, le premier est un MiniPC, le GPD Box et le second est un dock graphique, le GPD G2.

GPD Box : un MiniPC Panther Lake sous MCIO 8i

On ne connait rien des caractéristiques de ce GPD Box pour le moment. La marque indique qu’il s’agit d’une minimachine sous Intel Panther Lake qu’elle sortira cette année sans autre détail si ce n’est qu’elle embarquera un connecteur au format MCIO 8i. De quoi piloter une connexion PCI-E Gen5 8x sans quasiment aucune perte. De quoi piloter des cartes graphiques externes quasiment avec la même vitesse qu’une solution interne classique. Le constructeur annonce une perte de 2% de la performance sur les cartes graphiques les plus gourmandes. S’il faut prendre cette annonce avec les pincettes de rigueur, la possibilité technique est bien là et pas uniquement théorique. Le MCIO 8i propose l’agrégation de 8 canaux PCIe 5.0 pour une bande passante de 128 GT/s. Cette norme a été pensée pour connecter des stockages haute performance à destination de serveurs de données. Elle est donc ici employée pour piloter un débit de carte graphique dans les meilleures conditions possibles.

Le MiniPC fait également confiance à un port USB4 V2.0 qui est capable de gérer un débit de 160 Gbps bidirectionnel. Un port finalement bien plus pérenne que le MCIO puisque le format USB4 V.2 devrait commencer à émerger sur des machines de fin d’année et pour le début 2027.

Le GPD G2 comme élément complémentaire

Le format MCIO n’étant pas du tout développé pour le grand public, il faut lui fournir un accessoire pour l’exploiter. Pour GPD c’est évidemment l’occasion de proposer un dock graphique adapté qui permettra de tirer pleinement parti de toute carte graphique.

Le dock proposera un port USB4, du Power Delivery 3.0 en 100 watts et même un emplacement M.2 NVMe PCIe dont le format n’est pas connu mais probablement en 2280. Un Ethernet Gigabit et deux ports USB 3.2 Type-A seront également proposés pour chainer des accessoires.

Une nappe MCIO de serveur

Une nappe MCIO de serveur

Le MCIO règle pas mal de soucis techniques mais reste très marginal

Le format MCIO1 8i employé ici est intéressant techniquement mais ne doit aveugler personne. Il est surtout employé dans des salles serveurs et s’il a de gros avantages par rapport à l’OCuLink, il n’est pas la panacée pour un particulier. Premier souci, son coût. Les puces capables de le prendre en charge ne sont pas données et leur implantation n’est pas simple. Ajoutez à cela une connectique particulière et pas du tout pensée pour les budgets de monsieur et madame tout le monde, vous avez dès le départ une combinaison aux prix forcément assez élevés.

Si le MCIO autorise le hot-swap contrairement à l’OCuLink, ce qui pourrait donc éviter pas mal de déboires aux utilisateurs, son principal intérêt est sa grande compatibilité PCI qui grimpe jusqu’au PCIe 6.0. 

Le MiniPC TOPC en MCIo

Le MiniPC TOPC en MCIO

GPD n’est pas le seul à tenter de capitaliser sur ce format et le « constructeur » TOPC annonce également un dock et un MiniPC à cette norme MCIO. Le TOPC TA255 fera appel à un processeur AMD Hawk Point, un Ryzen 7 H 255, associé à 16 ou 24 Go de mémoire vive en LPDDR5. Annoncée à 2699 et 2999 Yuans suivant les versions, cette machine semble intéressante sur le papier. Cela nous donne respectivement 336 et 373€ HT. Mais il ne faut pas perdre de vue que le connecteur MCIO n’a ici quasiment aucun intérêt. La puce AMD choisie ne prend en charge que le PCIe 4.0 ce qui limite par défaut les débits. Difficile de comprendre ce choix de connecteur autrement que comme une opportunité de faire parler de la marque.

Le MiniPC TOPC en MCIo vers un dock "noname"

Le MiniPC TOPC en MCIO vers un dock « noname »

La connexion se fait ensuite vers un dock « noname » tout aussi classique qui propose une alimentation de PC pour alimenter la carte graphique. Le câble MCIO livré permet donc ici une gestion au même titre qu’un OCuLink d’un point de vue débit, avec l’avantage du Hot-Swap en plus.

Au final je retiens que cette arrivée de solutions MCIO est probablement hyper conjoncturelle. Outre le fait que cela enferme l’utilisateur dans un format fort peu utilisé, il n’est absolument pas certain que l’offre se poursuive dans la durée. L’arrivée de l’USB4 V2.0 devrait rapidement éteindre les formats de ce type pour le grand public. Simplement parce qu’il devrait être déployé par les grandes marques internationales sur toute la production informatique haut de gamme dès le début 2027. Il descendra ensuite à plus de matériel au fil des trimestres avant de prendre la place de l’actuel USB4 « classique ».

Sans informations précises sur les puces MCIO employées, je ne peux pas être catégorique, mais à mon sens ce « débarquement » de solutions à cette norme signifie la mise à disposition d’un stock de composants qui ont été remplacés pour les pros par des solutions plus efficaces ou moins chères. Comme souvent, cette étrange arrivée dans les circuits grand public chinois est sans doute le signe d’une simple opportunité de recyclage.

Source : Notebookcheck

GPD investit dans le MCIO et l’USB4 V2.0 pour un nouveau MiniPC © MiniMachines.net. 2026

Shuttle XB860G2 : un barebone de moins de 5 litres sous Socket LGA1851

27 avril 2026 à 10:14

Le Shuttle XB860G2 est annoncé, la marque emblématique de solutions de bureau compactes lance un modèle destiné à l’intégration de puces Intel Core Ultra 200.

XB860G2

Le Shuttle XB860G2

4.5 litres, c’est le volume de ce Shuttle XB860G2 qui se comportera pour l’essentiel comme un boîtier et une carte mère de PC de bureau. L’engin propose un Socket LGA 1851 pour accueillir la puce Intel compatible de votre choix, donc toute la gamme Core Ultra 200 avec un chipset B860 dans la limite d’un TDP de 65 watts. Avec 20 cm de large, 23.6 cm de profondeur et 9.5 cm de haut, il propose une carte mère au format Mini-ITX qui peut accepter une carte graphique.

Une limitation toutefois, si le boîtier offre un port PCIe 5.0 x16 compatible avec des cartes de 20.5 cm de long, 12 cm de haut et 4.5 cm d’épaisseur, il le fait avec certaines contraintes. D’abord, l’utilisation d’un Riser va positionner la carte à la verticale, par-dessus la carte mère. Ensuite l’alimentation externe va limiter les possibilités d’alimentation de cette carte fille à 225 watts maximum. Attention, cela n’est possible qu’avec des équipements supplémentaires, par défaut le boîtier est livré avec une alimentation qui n’autorise au mieux qu’une carte de 75 watts. Des alimentations supplémentaires sont proposées avec des connecteurs graphiques adaptés afin de monter en gamme.

Pour le reste, le XB860G2 propose deux emplacements SODIMM de DDR5-5600 pour un maximum de 96 Go de mémoire vive. Un premier est placé au recto de la carte mère, le second au verso accessible via une trappe. Trois ports M.2 2280 sont disponibles au total pour ajouter du stockage. Le premier étant un NVMe PCIe Gen4 x4 compatible SATA, le second un NVMe PCIe Gen4 x4 et compatible USB 3.2 Gen2.Ces deux là, ainsi que le port M.2 2230E pour une carte réseau sans fil, sont au recto de la cate mère à côté du processeur. Le troisième, présent sous la carte mère et accessible via la même trappe, est au format NVMe PCIe Gen5 x4. Un second port PCIeGen4 x1 est présent pour ajouter une seconde carte d’extension à l’ensemble, sous la carte graphique.

Le XB860G2 propose une ventilation très aboutie.

Comme d’habitude chez Shuttle, la gestion de la chaleur est assurée par un système de caloducs et de ventilateurs. La marque a été un des pionniers dans l’utilisation de ce type de produit pour des machines grand public. 

Elle utilise ici un double caloduc qui dirige la température vers des ailettes collées au côté, largement ouvert, de l’engin. Deux petits ventuilateurs vont extraire la chaleur du châssis, je n’ai aucune idée de la nuisance sonore dégagée mais les ventilateurs sont contrôlés en fonction de la température relevée afin de ne pas monter dans les tours inutilement. La partie supérieure est également très ajourée, elle fera face à la ventilation de la carte graphique, tout est pensé pour permettre à l’ensemble de respirer. 

La connectique est complète, le XB860G2 propose suffisamment d’espace pour tout type de connecteurs. En façade on découvre deux USB 2.0 Type-A, un USB 3.2 Type-A, un autre de Type-C, des ports jack audio séparés et le bouton de démarrage à côté d’une LED témoin du stockage.

À l’arrière, un DisplayPort 1.4, un HDMI 2.0, un HDMI 2.1, un Ethernet 2.5 Gigabit, un autre en Gigabit, deux USB 3.2 Gen2 Type-A, deux USB 3.2 Type-A et le Jack d’alimentation de base. Le petit carré avec quatre broches visibles pour brancher un bouton externe et un reset de BIOS. En haut du châssis on trouve un Antivol type Kensington Lock qui empêchera l’ouverture du boîtier.

Enfin, on distingue quelques ports techniques non ouverts : les deux ronds en haut à gauche et en bas à droite servent à laisser passer des antennes pour un signal sans fil. Le port à la verticale à gauche permettra de monter un port VGA via un accessoire supplémentaire de Shuttle. Enfin, le percement rond plus large en bas à droite devra être dégagé pour installer les accessoires d’alimentation nécessaires à l’installation d’une alimentation secondaire en cas d’usage de carte graphique gourmande en watts.

Le XB860G2 prend en charge le Wake On LAN, le redémarrage à la reprise de courant et pourra aussi bien s’utiliser comme un PC de travail que comme une solution industrielle. Il propose une accroche VESA en standard et peut donc également se fixer facilement. Le boitier pesant 1.9 Kg net, il faudra cependant éviter de le positionner au dos d’un écran, une fois totalement équipé, il nécessitera une fixation très stable et solide.

Question tarif, le Shuttle XB860G2 est encore assez flou, je n’ai pas trouvé de prix public. Certains « pro » le vendent à plus de 700€ HT ce qui me parait trop élevé. Le Barebone XH610G2 sous Intel H610 Express et LGA 1700 qui lui ressemble beaucoup, est commercialisé à 399.99€, ce qui me semble beaucoup plus raisonnable.

Source : Shuttle

Shuttle XB860G2 : un barebone de moins de 5 litres sous Socket LGA1851 © MiniMachines.net. 2026

❌