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Steam Controller : une pénurie immédiate chez Valve

5 mai 2026 à 10:35

Impossible de savoir si le stock du Steam Controller était important ou non, seule certitude, entre le moment de sa mise en vente et le moment où il est passé en rupture, ça n’aura pas duré longtemps.

Steam Controller

Cela ne veut pas dire que le stock de la manette était trop limité, les chiffres de Steam sont régulièrement colossaux, avec très souvent des millions de joueurs simultanés sur la plateforme. La marque a ici employé tout son savoir-faire marketing pour mettre en avant son produit et si les taux de transformation mis en place pour les alertes de sorties de jeu fonctionnent aussi bien avec son matériel, ce sont probablement des centaines de milliers de clients potentiels qui ont reçu un message les prévenant de la disponibilité du Steam Controller au même moment.

Il est possible que la quantité de manettes écoulées en quelques minutes corresponde à la totalité du nombre de manettes d’une marque classique en un trimestre. Début janvier, plus de 40 millions de joueurs étaient connectés en simultané sur Steam. Des millions de Steam Decks ont été vendus et de nombreux utilisateurs ont installé des systèmes comme Bazzite sur des PC de salon pour retrouver l’écosystème de SteamOS. Si un très faible pourcentage de ces clients potentiels ont décidé de passer commande, les ventes ont un potentiel colossal.

Le stock a donc immédiatement fondu, avec la patience d’un flocon de neige sur une poêle bien chaude. Valve avait annoncé un stock « conséquent », ce qui ne veut pas dire grand-chose. Mais si un million de personnes se connectent pour acheter une manette, ou juste pour voir si le stock est bien réel, aucun entrepôt rempli à ras-bord n’aurait pu faire face à un tel appétit.

Cette vidéo hypnotisante présentait comment Valve avait géré la production de sa première manette Steam. Impossible de savoir si aujourd’hui la marque a décidé de fabriquer ses manettes ou a confié la production à un sous-traitant. Rassuré sur ses ventes, la production pourrait repartir à la hausse et les stocks revenir dans le vert assez rapidement. L’éditeur communiquera peut être, avec des chiffres sur ses ventes pour ce bref moment de commercialisation. C’est en tout cas un excellent ballon d’essai pour Valve qui va sans doute être rassuré sur l’appétit actuel de sa plateforme. Un bon moyen de prendre la température avant la toujours très hypothétique sortie de sa Steam Machine. C’est également un excellent moyen marketing. La première salve a disparu d’un claquement de doigt, si vous tenez a obtenir une manette, il ne faudra pas trop traîner lors de sa remise en stock.

Steam Controller

Le Steam Controller fantôme

Le Steam Controller montre que le marché ne sera pas tendre en 2026-2027

C’est un point important à prendre en compte, il me semble. La manette a été jugée trop chère par de nombreux commentateurs qui ne voyaient pas là un investissement intéressant. C’est un point de vue parfaitement défendable et qui a du sens pour beaucoup de monde. A 99€ pièce, la manette est plus de quatre fois plus chère qu’une solution sans fil très correcte comme la Gamesir Nova 2 que j’utilise et qui fonctionne admirablement bien. Et pourtant, la manette de Valve est partie sans problème.

C’est un élément assez clair désormais sur le marché informatique. Les prix élevés ne font plus fuir tout le monde. On l’a vu lors de la crise des cartes graphiques avec le COVID, les prix avaient beau avoir totalement explosé sur les puces les plus puissantes, des acheteurs faisaient toujours la queue pour se les procurer. Aujourd’hui plusieurs constructeurs m’indiquent que le seul frein sur les ventes n’est pas lié au tarif mais à la disponibilité des composants. Malgré des prix en nette hausse, quasiment tout ce qui est proposé est vendu.

À 99€ pièce, la manette Steam Controller paraissait trop chère pour certains, tout comme la mémoire vive ou le stockage paraissent excessivement onéreux pour d’autres. Pourtant les produits se vendent sans problème. Les « tièdes », ceux qui n’arrivent pas à sauter le pas d’un investissement sont en réalité « ceux qui ont le choix de ne pas le faire » m’explique un commercial d’une grande marque de PC. Les autres, les entreprises, les industriels, mais aussi les particuliers qui subissent une panne ou qui ont le jeu comme loisir principal, ne regardent finalement pas trop à la dépense. Ce qui, évidemment, n’incitera pas les constructeurs à baisser leurs tarifs quand ils le pourront.

Steam Controller : une pénurie immédiate chez Valve © MiniMachines.net. 2026

Bon Flan : Vidéoprojecteur ETOE Seal Pro certifié Netflix à 299€ ?

5 mai 2026 à 09:44

Mise à jour de prix : passage de 349€ à 299€.

Billet original : La mode est aux vidéoprojecteurs compacts et mobiles, des outils que l’on va balader de pièce en pièce suivant ses besoins. Le ETOE Seal Pro propose ce type d’usage avec une belle luminosité, un décodage UltraHD et une image 1920 x 1080 pixels.

 ETOE Seal Pro

ETOE Seal Pro

Salon, chambre ou salle de jeu, les vidéoprojecteurs mobiles sont devenus des alliés plus courants au fur et à mesure que leurs tarifs ont baissé. Le ETOE Seal Pro rejoint ce mouvement avec un prix plus élevé que des solutions entrées de gamme, mais des atouts intéressants dans son fonctionnement. D’abord sur la forme, l’objet est pensé pour être mobile avec une anse de transport qui servira à le déplacer de pièce en pièce facilement. Le cœur de l’appareil comme son optique sont également scellés pour ne pas être sensibles à la poussière. Le ETOE Seal Pro propose par ailleurs des enceintes intégrées Dolby Audio en 2 x 10 watts pour une prise en charge du son totalement autonome. 

S’ajoutent à cela des fonctions de lecture multimédia complètes avec une certification Android TV 11.0 et une prise en charge des DRM lui ouvrant la porte à des programmes variés : Netflix, Prime Vidéo, Youtube, Disney+, HBOmax ou Hulu sont lus sans souci. Une compatibilité avec les fonctions Chromecast et Google Assistant est aussi de la partie et il sera possible de télécharger des applications présentes sur le magasin Google : VLC, Plex, Kodi, Molotov ou autres.

L’image projetée est en FullHD mais la lecture de programmes UltraHD est possible, ils seront simplement adaptés à la bonne définition. Les contenus HDR sont pris en charge et la projection est assurée avec une riche luminosité de 1000 nits. La marque annonce une diagonale maximale de 200 pouces ce qui est par expérience la limite extrême de ce type de solution. En réalité, pour une image nette et efficace, il vaut mieux rester dans des diagonales plus sobres de 150 à 160 pouces au maximum et la marque indique proposer la meilleure image en 100″ ce qui est déjà énorme par rapport à un téléviseur classique.

Des fonctions de zoom permettent par ailleurs d’ajuster l’image à 50% de sa taille au besoin pour adapter facilement le positionnement du projecteur sans avoir à le reculer ou le rapprocher de la surface de projection. Le réglage du focus et de la correction trapézoïdale sont automatiques avec un réglage manuel au besoin. La correction des angles peut se faire automatiquement jusqu’à 40°. L’usage d’un écran de projection est évidemment recommandé, mais avec 1000 ANSI Lumens, la projection est suffisamment lumineuse pour ne pas en avoir systématiquement besoin.

L’objet en lui-même embarque un SoC Mediatek 9630 avec un circuit Mali G52. Une puce pensée pour ce type de dispositif vidéo avec quatre cœurs Cortex A53 à 1.5 GHz et des capacités de décodage complètes : les formats AV1, AVS2, HEVC, VP9 et H.264 sont gérés nativement. Le SoC est accompagné par 2 Go de mémoire et 16 Go de stockage de base et il est intégré dans un châssis qui mesure 25.7 cm de haut sur 19.2 cm de large et 17.8 cm de profondeur. Son poids est de 4.7 Kg.

Une connexion sans fil Wi-Fi6 et Bluetooth 5.1 est disponible et différents connecteurs sont visibles à l’arrière du châssis : Un jack d’alimentation, un USB 2.0 pour embarquer des clés ou autres avec vos propres contenus, une entrée HDMI 2.1 pour lui brancher une console, un PC ou autre. Un port Jack audio 3.5 mm pour déporter le signal vers des enceintes ou un ampli, mais qui fait également office d’entrée A/V pour un vieil appareil (limité en 480p si mes souvenirs sont bons). La télécommande livrée exploite le Bluetooth afin de dicter des ordres à la machine ou de faire des recherches plus facilement.

L’utilisation directe via une interface située au-dessus du projecteur est aussi possible. Bref, on retrouve un petit vidéoprojecteur facile à balader, facile à installer, lumineux et autonome pour la gestion d’un son spatialisé. Parfait pour venir squatter une chambre, projeter un film dans le salon ou servir d’écran de jeu géant pour une soirée entre amis. Connecté à un PC portable, une console ou même en direct à un smartphone avec ses fonctions de partage Chromecast ou sa lecture autonome sur USB, c’est un engin aux multiples possibilités.

Il est sorti à 349€ et baisse aujourd’hui à 299€ chez Geekbuying. Stocké dans des entrepôts Français, il sera chez vous très rapidement après votre commande sans frais de port. La marque ETOE n’est pas très connue en Europe mais propose de nombreux projecteurs de ce type avec de très bons retours.

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Bon Flan : Vidéoprojecteur ETOE Seal Pro certifié Netflix à 299€ 🍮 © MiniMachines.net. 2026

Phoenix Technologies passe aux mains de Lenovo

5 mai 2026 à 09:27

On ne connait pas le montant du rachat de Phoenix Technologies par Lenovo mais le changement est stratégique pour le constructeur. La marque Phoenix est l’un des rares développeurs de BIOS/UEFI du marché avec AMI et Insyde. Ce groupe restreint détient les clés du dialogue initial des PC avec les systèmes d’exploitation. Le BIOS étant, en quelque sorte, la « cartographie » du matériel embarqué dans votre PC qui se dévoile au démarrage.

Phoenix Technologies, c’est un vieil acteur du monde PC. La marque existe depuis la fin des années 70 et a développé de nombreuses innovations  indispensables aujourd’hui. Avec des dizaines de brevets en poche, des marques fortes et des développements majeurs comme SecureBoot qui pilote la sécuité des solutions UEFI, mais aussi des fonctionnalités de pilotage de serveur (ServerBMC) ou la sécurité du code même des BIOS/UEFI (FirmCare). C’est également un acteur majeur dans le développement et la gestion et la certification de l’UEFI.

Enfin, ces dernières années, la société a mis son savoir faire au service d’industriels du monde de l’IA. Développant les BIOS de solutions embarquées dans des datacenters autour de puces à faible coût énergétique pour l’IA tout en gardant un pied dans le monde industriel en proposant des adaptations de ses technologies à des solutions embarquées.

Phoenix Technologies

Lenovo, premier client de la marque ?

Pour Lenovo, acheter Phoenix Technologies est un moyen de concentrer un peu plus son savoir-faire. La marque ne coupera probablement pas les ponts avec ses autres clients mais en rachetant les brevets et les hommes, le constructeur s’offre les moyens de développements sur mesure tout en évitant de devoir passer à la caisse pour chaque machine vendue.

Phoenix Technologies gagne de l’argent sur chaque BIOS installé, une somme dérisoire mais multipliée par des millions d’unités chaque année pour le numéro un mondial de cette industrie. Chaque trimestre, des dizaines de millions de PC Lenovo ne paieront plus leur dîme pour simplement pouvoir démarrer. C’est également un moyen intéressant pour développer des outils pour le futur. Et la marque en a le potentiel.

Luca Rossi, président de la section « Intelligent Devices » de Lenovo indique que cette internalisation va permettre au constructeur de proposer un meilleur contrôle sur son matériel. Proposer une sécurité accrue et affiner les capacités de ses machines. La marque Phoenix Technologies est partenaire de Lenovo depuis plus de vingt années. Les deux entreprises se connaissent bien et on imagine que le scénario de ce rapprochement dans la même structure a été pesé sous tous ses aspects.

Outre la possibilité de proposer des BIOS adaptés aux enjeux de l’IA locale, on imagine des développements permettant d’allouer un maximum de mémoire vive pour les circuits graphiques par exemple, au delà des actuelles propositions des développeurs. 

Phoenix Technologies est le premier… et le dernier ?

Difficile de faire de même pour les concurrents dorénavant. Phoenix Technologies a été le premier de ces développeurs sur lesquels comptent les industriels du monde informatique à se faire racheter, mais il est quasi impossible qu’un autre suive la même voie. On imagine assez mal qu’un développeur de BIOS comme AMI ou Insyde puisse tomber désormais dans l’escarcelle de Dell ou HP. Et c’est un élément majeur de ce rachat.

C’est un excellent moyen pour le fabricant et le gouvernement Chinois de récupérer une entité qui lui est absolument indispensable. Entité qui pourrait faire partie d’une salve de restrictions techniques ou commerciales imposée par son grand rival de l’autre côté du Pacifique. On a vu en octobre dernier que le gouvernement Chinois poussait sa propre solution de gestion en remplacement de l’UEFI avec la technologie UBIOS. En empochant Phoenix Technologies, Lenovo dispose d’une alternative complète à ce premier mouvement. On imagine facilement que l’administration Américaine pourrait faire pression sur ce type de point névralgique, en mettant des restrictions sur les exportations de BIOS et les partenariats, pour paralyser Lenovo et toute l’économie informatique Chinoise. C’est désormais chose impossible.

On aurait eu du mal à imaginer qu’après 20 ans de partenariat, Lenovo rachète AMI. La marque, dont le nom est littéralement American Megatrends, restera donc américaine. Et restera absolument neutre. Et puis, l’image du phoenix correspond sans doute beaucoup mieux à l’imaginaire et à la culture chinoise. L’idée de cet oiseau qui renait de ses cendres est, littéralement, née en Asie.

Source : Lenovo

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