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SpaceX prévoit de créer une base de lancement gigantesque en Louisiane pour Starship

27 août 2026 à 12:02
Toujours plus
SpaceX prévoit de créer une base de lancement gigantesque en Louisiane pour Starship

L’entreprise d’Elon Musk a promis d’investir 100 milliards de dollars dans une nouvelle base pour Starship située en Louisiane. Le gouverneur républicain de l’État s’en félicite mais l’entreprise doit encore obtenir certains permis pour lancer son projet qui inquiète des associations environnementales locales.

« Aujourd’hui est un moment décisif pour la Louisiane », s’est réjoui mardi 25 août, Jeff Landry, le gouverneur républicain du deuxième État le plus pauvre du pays. Il a annoncé dans un communiqué de presse que SpaceX s’était engagé à investir 100 milliards de dollars pour construire « sa plus grande base de lancement, située dans la paroisse de Vermilion, une base spatiale conçue pour accueillir des milliers de lancements par an et ouvrir la voie à des vols spatiaux d’une ampleur sans précédent ». Le projet n’a, pour l’instant, pas encore obtenu toutes les autorisations.

L’annonce a été faite en présence de la présidente et COO de SpaceX, Gwynne Shotwell. Celle-ci a affirmé que le projet doit devenir « un port spatial autonome, doté de ses propres installations de production de propergol, de production d’électricité, de capacités de transport maritime en eaux profondes, d’installations de traitement des véhicules et, probablement, d’un aéroport ».

Une base de 50,6 mille hectares proche du golfe du Mexique

Elon Musk a, quant à lui, promis qu’il accueillerait « à terme plus d’une douzaine de tours de lancement, ce qui permettra d’effectuer plus de 30 vols Starship par jour et en fera le plus grand site de lancement de la planète ! ». Reste à savoir si cette affirmation se concrétisera, ou si elle viendra s’ajouter au stock de promesses non tenues par le milliardaire.

En tout cas, la création d’une base plus importante est nécessaire à SpaceX pour tenir la cadence de lancement qu’elle veut atteindre. En effet, sa base située au Texas et celle en construction en Floride n’ont pas les capacités de terrain pour accueillir le nombre de rampes de lancement nécessaires.

Le site visé par SpaceX en Louisiane se situe proche du golfe du Mexique, à La Pacanière, et doit s’étendre sur 50,6 mille hectares. L’entreprise espère pouvoir commencer la construction l’année prochaine et y lancer ses premières fusées dès 2029, selon le Financial Times. Son emplacement a un autre avantage, fait remarquer ArsTechnica : orienté vers le sud, il donne à SpaceX un potentiel accès vers les orbites polaires.

C’est un ancien site d’ExxonMobil. Dans son communiqué, Jeff Landry s’est félicité que celui-ci reprenne « sa vocation commerciale ». ArsTechnica souligne qu’il a récemment été débloqué dans le cadre d’un accord à l’amiable « mettant fin à des dizaines de poursuites judiciaires qui reprochaient à ExxonMobil d’être responsable de la pollution et de la perte de terres côtières ».

Une modification des règles pour éviter les exigences de treize lois sur l’environnement

Et le sujet de la pollution du nouveau projet suscite aussi des inquiétudes. La Louisiana Wildlife Federation, la National Wildlife Federation et la Pontchartrain Conservancy tirent le signal d’alarme : les barrières légales pourraient être abaissées pour laisser passer le projet. Jeff Landry a déjà assuré à Fox 8 que le projet obtiendrait certaines autorisations dans les mois qui viennent. Et la Federal Aviation Administration (l’agence fédérale chargée des réglementations sur les vols et lancements sur le sol états-unien) a publié une proposition de modification de ses règles, explique le Louisiana Illuminator.

Selon le commentaire des trois associations, ce texte « autoriserait l’agence à déroger à certaines exigences prévues par treize lois fédérales relatives à l’environnement et aux ressources naturelles lorsqu’elle statue sur les licences, les autorisations et les agréments de site concernant les lancements et les retours atmosphériques spatiaux à des fins commerciales ».

Elles y assurent ne pas s’opposer au secteur spatial commercial, mais elles ajoutent : « Notre préoccupation est précise et ciblée : le projet de règlement supprimerait, au stade de l’octroi des autorisations, les exigences en matière d’évaluation environnementale qui garantissent que les lancements et le développement des ports spatiaux tiennent compte de leurs effets sur la faune, les habitats, les ressources en eau et les ressources côtières ».

De son côté, Jeff Landry a répondu à CBS News ne pas être « préoccupé par l’impact environnemental » du projet et s’intéresser plutôt au « manque de perspectives économiques sur le littoral » de son État. Dans son communiqué, il indique que SpaceX promet d’y créer 3 000 emplois directs dans les dix prochaines années.

☕️ La Norvège pourrait durcir sa législation sur les lunettes connectées

27 août 2026 à 07:09


Le gouvernement norvégien vient d’annoncer sa volonté d’encadrer plus strictement les lunettes connectées. Cette volonté arrive alors que la grogne s’amplifie contre les lunettes Meta un peu partout.

« Nous constatons que la vie privée et la protection des données des citoyens sont mises à mal par les nouvelles technologies ; c’est pourquoi je souhaite réglementer plus strictement les lunettes connectées et autres appareils similaires. Cela pourrait par exemple impliquer l’interdiction de certaines fonctionnalités, telles que la reconnaissance faciale d’autres personnes dans l’espace public », a affirmé la ministre norvégienne chargée du numérique, Karianne Tung dans un communiqué.

« Nous nous réjouissons que le gouvernement norvégien ait annoncé son intention de renforcer la réglementation concernant les lunettes IA de Meta et d’étudier la possibilité d’une interdiction nationale de la reconnaissance faciale dans les espaces publics », a réagi le responsable de la politique numérique au Conseil norvégien des consommateurs, Finn Lutzow-Holm Myrstad. « Nous savons que Meta dispose d’une technologie de reconnaissance faciale pouvant être intégrée à ces lunettes, et il est important de ne pas lui permettre de le faire ».

Les discussions sur le sujet semblent avoir fait changer d’avis le gouvernement norvégien. En effet, le 9 juillet dernier, Karianne Tung déclarait encore « on ne peut pas interdire tout ce qu’on n’aime pas » au journal norvégien Klass Kampen. Mais sa position a beaucoup été critiquée pendant l’été. « Ces lunettes nous rapprochent d’une société de surveillance qui menace la démocratie », affirmait, par exemple, la juriste Ida Thorsrud dans une chronique sur le média public NRK.

Line Coll, la directrice de la Datatilsynet, l’autorité de protection des données norvégienne, s’était prononcée pour une régulation. « Nous devons au moins mener un débat et obtenir rapidement une étude approfondie. En attendant, on pourrait peut-être envisager de suspendre la vente si l’on dispose des fondements juridiques pour le faire », affirmait-elle au média Juristen.

Meta : un plan de Zuckerberg pour licencier 60 % du personnel abandonné suite à une fronde

27 août 2026 à 06:35
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Meta : un plan de Zuckerberg pour licencier 60 % du personnel abandonné suite à une fronde

Pendant tout le premier trimestre 2026, la direction de Meta, emmenée par Mark Zuckerberg, a imaginé un plan de restructuration dans lequel elle profitait de l’IA pour se débarrasser de 60 % de ses salariés. Face à la fronde des salariés, la direction a réduit son ambition pour ne licencier « que » 10 % de ses effectifs.

« Le futur est pour tout le monde », clamait récemment Mark Zuckerberg dans un manifeste assez foutraque. Il y ajoutait qu’ « il y a plusieurs raisons d’être optimiste quant à l’abondance des emplois à l’avenir. Quelle que soit l’intelligence atteinte par l’IA, les ressources informatiques resteront toujours limitées et il y aura donc toujours un coût d’opportunité lié à la manière dont nous les utilisons ».

Pourtant, le CEO de Meta a, pendant plusieurs mois, imaginé se passer de 60 % des effectifs de son entreprise. Mais la fronde interne était telle que, quelques heures avant d’annoncer son plan, Mark Zuckerberg a finalement renoncé à sa version maximaliste, a appris Reuters.

L’entreprise a, in fine, annoncé une vague de licenciements de 8 000 salariés, environ 10 % des effectifs quand même, dans une ambiance restée électrique. Nous rappelions déjà à l’époque que l’entreprise devait combler 70 milliards de dollars de pertes dans le métavers. Et Meta avait déjà décidé de licencier 1 500 personnes de son Reality Labs et projetait de le réorienter vers l’intelligence artificielle et les équipements mobiles.

Selon l’agence de presse britannique, l’équipe dirigeante de Meta a passé l’année dernière à imaginer le management à l’ère de l’IA. Puis, en janvier, lors de son traditionnel séminaire à Hawaï, la direction a imaginé son plan « radical », comme le qualifie Reuters, pour réinventer l’entreprise.

Une réorganisation « AI native » avortée

Appelé projet « Transformation organisationnelle », ce plan visait quasiment une renaissance de l’entreprise, puisque l’équipe se projetait dans le futur d’un groupe « AI native ». Un des documents de travail imagine que « les outils et agents compatibles avec l’IA [AI-ready dans le texte] interagissent, les flux de travail sont automatisés, et les nouvelles versions sont conçues en privilégiant l’IA [AI-first dans le texte] ».

Le projet allait plus loin dans l’élaboration d’une organisation tournée autour de l’usage intensif de l’IA. Et l’équipe du vice-président chargé de la gestion des produits, Ime Archibong, a même été utilisée comme pilote sur le sujet. Un document, montré par son équipe aux autres pour les inciter à suivre la même voie, présentait la nouvelle organisation (débarrassée d’un nombre important de salariés, donc) composée d’équipes plus petites avec des salariés aux rôles plus « fluides ».

Ainsi, les traditionnels postes de concepteurs produits et d’ingénieurs avaient disparu et les employés étaient présentés sous un nouveau titre générique de « builder ». Et la structure organisationnelle était présentée comme plus horizontale et moins « hiérarchique ».

La direction de Meta avait aussi imaginé un changement important dans l’évaluation des performances et les promotions. Si les responsables d’équipes et les ressources humaines restaient dans la boucle, ils devaient être assistés par des « systèmes d’IA ».

Une fronde contre l’éléphant dans la pièce qu’était le plan de licenciement

Mais dans cette ambiance, l’annonce du lancement d’un projet interne surveillant les mouvements de curseur de leurs souris, leurs clics et les frappes sur leurs claviers a rendu furieux certains salariés.

Imaginant facilement que ce projet pourrait être une façon d’entrainer des IA qui seraient leurs propres remplaçants, ils ont inondé les messageries internes de posts ironiques illustrant la rumeur du plan de licenciement que la direction ne voulait pas évoquer officiellement. Ainsi des images d’éléphants sont devenues le symbole de « l’éléphant dans la pièce » que Mark Zuckerberg et son équipe faisaient semblant de ne pas voir.

Selon les informations de Reuters, l’indicateur interne de satisfaction des employés est passé de 74 % à 55 % d’opinions favorables et le taux de syndicalisation a augmenté.

La fronde a été soutenue par d’autres indicateurs internes. Ainsi, si l’utilisation de l’IA au sein de Meta a fortement augmenté pendant la période, son impact sur la productivité n’était pas établi. La production de code a fait un bond de 220 % mais les changements qui ont apporté des améliorations ou des nouvelles fonctionnalités n’ont augmenté que de 36 %.

Finalement, Mark Zuckerberg a cédé à la pression le 20 mai. Alors qu’il devait annoncer son plan, il a convoqué son équipe de direction et annulé la deuxième vague de licenciement qu’ils avaient prévue pour novembre prochain. Après l’annonce officielle des 10 % de licenciements, il a informé les employés restants que l’entreprise ne prévoyait pas d’autre vague cette année.

Contactée par Reuters, Meta a confirmé à l’existence du projet « Transformation organisationnelle », elle a expliqué que les équipes « ont expérimenté différentes méthodes pour gagner en agilité ». Elle a affirmé que l’évaluation des performances et des promotions était faite par des personnes et non par des IA mais a refusé de commenter ses données internes sur les changements provoqués par l’IA.

Cowork et Claude font maintenant mémoire commune

26 août 2026 à 10:08
Données, données, données
Cowork et Claude font maintenant mémoire commune

Anthropic annonce que Cowork peut maintenant utiliser la mémoire de son chatbot. Les deux outils peuvent, par défaut, y enregistrer des informations automatiquement et les réutiliser.

« À partir d’aujourd’hui, la mémoire utilisée dans le chat est la même que celle de Claude Cowork. Désormais, quel que soit l’endroit où vous travaillez avec Claude, il part de ce qu’il sait déjà de vous », annonce d’emblée Anthropic dans un billet de blog publié ce mardi 25 aout.

Anthropic fusionne les mémoires de son chatbot et de son outil d’automatisation de tâches, Cowork : ce que vous faites dans l’un des outils peut être utilisé par l’autre pour adapter ses réponses. Mais cela ne concerne pas seulement les prochaines actions et discussions des utilisateurs de Claude.

« Cowork dispose désormais d’une mémoire, et il s’agit de celle que vous utilisez dans le chat, ce qui vous évite d’avoir à tout réexpliquer et vous permet de reprendre plus facilement là où vous vous étiez arrêté. Lorsque Cowork exécute une tâche dans le cloud, les informations dont Claude se souvient à partir de vos discussions y sont disponibles, et inversement », explique l’entreprise. Cela veut dire que toutes les actions et discussions passées peuvent être utilisées par l’un ou l’autre des outils.

L’entreprise donne un exemple de ce que pourra faire Cowork avec l’accès à vos conversations dans son chat : « Demandez à Cowork de rédiger un compte-rendu à l’intention de votre responsable : l’outil sait déjà de qui il s’agit et connaît ses préférences en matière de rédaction. Discutez de l’ordre du jour dans le chat pour une conférence que vous organisez ; lorsque Cowork établit le budget et le document logistique, il connaît déjà le nombre de participants, la ville et les intervenants ».

Ainsi, Anthropic rejoint Microsoft et OpenAI dans la course à la construction d’un outil qui récupèrera le plus de données possibles sur ce que nous faisons sur nos ordinateurs. Si Microsoft essaye d’imposer sa fonction Recall dans Windows depuis quelque temps, OpenAI a lancé plus récemment son « Computer History » qui agit comme un super keylogger pour récupérer le plus de données.

Néanmoins, l’entreprise de Dario Amodei semble y aller plus doucement, peut-être en imaginant que les grenouilles ne s’enfuient pas si on augmente progressivement la température de l’eau. Ainsi Anthropic assure à ses utilisateurs qu’ils peuvent désactiver la mémorisation.

Une mémorisation au fil de l’eau par défaut, sauf sur les sujets jugés « sensibles » par Anthropic

Mais celle-ci, si elle est activée comme c’est le cas par défaut, se fait maintenant au fil de l’eau. « Claude enregistre désormais les sujets dans sa mémoire au fur et à mesure de la conversation, au lieu de résumer les échanges une fois ceux-ci terminés », explique Anthropic. La mémorisation se fait sans que l’utilisateur tape « souviens-toi de ça » dans le chat.

L’entreprise ajoute que, « par défaut, Claude ne conserve pas d’informations relatives à des sujets personnels ou sensibles, tels que votre santé, votre origine ethnique, vos convictions religieuses, vos opinions politiques, votre identité de genre et d’autres domaines similaires ». Sur ces sujets-là, l’utilisateur doit activer lui-même la mémorisation s’il veut que les outils d’Anthropic les gardent dans leur mémoire collective :

Précisons qu’Anthropic ne donne pas beaucoup de granularité : l’option ne permet que d’activer ou non le fait d’inclure les sujets considérés comme « sensibles » par l’entreprise elle-même.

Anthropic fournit aussi un accès aux données enregistrées par son outil avec lequel il est possible de les lire mais aussi de les modifier ou de les supprimer : « Les fichiers sont courts, et une correction porte ses fruits partout : il suffit de corriger l’ancien nom de votre entreprise dans un seul fichier pour que toutes les conversations ultérieures l’indiquent correctement », affirme Anthropic.

Remarquons qu’Anthropic ne prévoit pas (pour l’instant ?) la fusion de cette mémoire avec celle utilisée par Claude Code.

gTLD : de nouvelles extensions arrivent : .gram, .coin, .agent ou peut-être .meta ?

26 août 2026 à 08:25
.pwned aussi ?
gTLD : de nouvelles extensions arrivent : .gram, .coin, .agent ou peut-être .meta ?

Après 14 ans d’attente, de nouvelles extensions, ou plutôt de nouveaux domaines génériques de premier niveau (gTLD), vont bientôt voir le jour. L’ICANN a fermé les inscriptions au nouveau round de demandes. On devrait connaître officiellement toutes les candidatures en octobre, mais certains, comme Telegram, ont déjà révélé avoir demandé des extensions. Next vous explique les enjeux.

Après le .xyz, le .amazon ou le .alsace, verra-t-on arriver des URL se finissant par .agent, .coin, .slides, .gram, .socialmedia, .meta ou d’autres terminaisons encore plus spécifiques ? C’est l’enjeu du nouveau round des nouveaux domaines génériques de premier niveau (gTLD) qui a lieu cette année.

L’ICANN a ouvert les candidatures pour la délégation de nouveaux gTLD en avril et les a fermées le 12 août dernier. Le lendemain, l’autorité de régulation d’Internet en charge de l’affectation des noms de domaine de premier niveau annonçait 1 600 candidatures, tout en précisant que ce ne serait pas forcément le nombre final de candidatures puisque les candidats avaient jusqu’au 19 août pour payer la facture du dossier : 227 000 dollars par demande minimum, à quoi s’ajoutent parfois des frais supplémentaires. L’ICANN prévoit de dévoiler toutes les candidatures mi-octobre.

Six mois avant l’ouverture des candidatures, le PDG de l’ICANN, Kurtis Lindqvist, évoquait sur Next un certain « frémissement » dans la communauté. Mais cette fois-ci, elle en aura reçu un peu moins qu’en 2012 : à l’époque, l’autorité avait communiqué sur 2 091 candidatures. Au final, au gré des refus de l’ICANN et des éventuels désistements, il ne pourrait rester qu’une liste d’un millier de nouveaux gTLD.

Les demandes de gTLD peuvent être faites pour une marque comme le .bnpparibas, le .sncf ou le .google, pour une région géographique comme le .alsace ou le .paris ou encore pour un terme générique comme le .lol ou le .guru ou le .xyz (tous ces exemples de gTLD ont été validés lors du round précédent).

Précisons que les TLD de marques ne peuvent être utilisés pour revendre des domaines de deuxième niveau. Ainsi, Google ne peut utiliser le .google que pour ses services et ne peut pas vendre des noms de domaine en nom.google, par exemple.

Pourquoi l’ICANN a-t-elle lancé des rounds de création de nouveaux gTLD en 2012 et vient de le faire de nouveau en 2026 ? « C’était pour amener du choix et de la concurrence », nous explique Benjamin Louis, créateur du .alsace. « L’espace de nommage .com, .net, .fr, qui est ancien, commençait à saturer, ce qui avait comme effet de doper un second marché à des prix qui devenaient loufoques. L’ICANN a décidé de laisser à peu près n’importe qui créer son extension ».

Telegram sur la liste de départ, peut-être aussi Meta et beaucoup d’autres acteurs du secteurs


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Des chercheurs listent les centaines de jeux de données menacés par l’administration Trump

25 août 2026 à 10:17
Sans collecte, pas de problème de fuite
Des chercheurs listent les centaines de jeux de données menacés par l’administration Trump

375 jeux de données ont été touchés par les décisions de l’administration Trump depuis son retour. La collecte de certains a été arrêtée, d’autres ont été altérés ou même tout simplement supprimés. Des chercheurs essayent de recenser les jeux de données concernés.

Un an et demi après le retour de Donald Trump au pouvoir aux États-Unis, l’altération, la suppression de données ou l’arrêt de leur collecte par son administration n’est plus seulement une menace, mais bien une réalité.

Dès sa nouvelle prise de fonction, les chercheuses et chercheurs du pays lançaient l’alarme à propos des données sur le climat mais aussi à propos de sites web d’information dédiés à la contraception et à l’avortement. Il est, de fait, difficile de suivre toutes les décisions de l’administration de Donald Trump. Ainsi, Next vous annonçait en juin dernier qu’elle avait décidé de démanteler le réseau de recueil de données climatiques dans l’océan le plus avancé au monde. Mais 10 jours après, elle revenait en arrière.

Des données invisibles… jusqu’à ce que nous en ayons besoin

Des chercheuses, chercheurs et ingénieurs ont lancé le projet dataindex.us qui répertorie toutes ces modifications depuis le début de l’année 2025. Menés par Denice Ross, ancienne responsable des data scientifiques à la Maison-Blanche sous Joe Biden, ils essayent de donner le plus d’informations possible sur ce qui est arrivé aux données.

« Comme ces données sont pour la plupart invisibles, leur disparition passe également inaperçue — jusqu’à ce que nous en ayons besoin et qu’elles ne soient plus là », expliquent l’ingénieur Chris Dick et Denice Ross, qui est aussi responsable de l’ONG Federation of American Scientists.

À la question « Quelle quantité de données l’administration actuelle a-t-elle supprimée ? », ils expliquent avoir du mal à répondre : « cela dépend de ce que l’on considère comme des « données » ET de ce que l’on considère comme une suppression ».

Et, en effet, cette petite équipe d’une dizaine de personnes a, jusqu’à maintenant, recensé 375 jeux de données touchés par les décisions de l’administration de Donald Trump. Sur ces 375 jeux de données, 38 ont été purement et simplement arrêtés. Mais, pour le reste, les agences, sur lesquelles Donald Trump a mis énormément de pression depuis le début de son mandat, ont « seulement » supprimé certains éléments des bases de données.

On pourrait penser que ce n’est pas très grave puisque les bases sont toujours actives, mais cela veut dire que certaines des données, souvent précieuses pour l’analyse d’un phénomène, ne sont plus collectées. Très souvent, le dataindex indique : « les éléments relatifs à l’identité de genre ont été supprimés ».

Tous les champs sont touchés, mais l’éducation et la santé particulièrement

Lorsqu’on navigue dans cette base de données, on peut se rendre compte que tous les champs sont touchés, de l’énergie à la justice en passant par l’agriculture ou même les vétérans. Mais l’éducation et la santé restent les sujets sur lesquels l’administration Trump a arrêté le plus de projets : respectivement 10 et 4 jeux de données ne sont plus maintenus par l’administration fédérale états-unienne.

Ainsi, par exemple, les États-Unis ont décidé de ne plus participer à l’enquête du Programme international de recherche en lecture scolaire qui évalue l’apprentissage de la lecture dans laquelle ils figuraient depuis ses débuts en 2001.

Du côté de la santé, c’est le système de suivi et d’évaluation des risques liés à la grossesse que l’administration Trump a abandonné. « La collecte de données se poursuit dans la mesure où les États la financent, mais la pondération normalisée et la publication au niveau national ont cessé », précise le dataindex.

« Notre pays se trouve actuellement dans une situation très vulnérable », déplore Denice Ross au Guardian. « Nous sommes confrontés à un avenir où nous ne disposerons pas des informations nécessaires pour prendre les décisions qui permettront de sauver des vies et de servir les intérêts des communautés américaines ».

Uber : 825 millions d’euros d’amende pour la suspension automatique de chauffeurs

24 août 2026 à 09:45
RGPD pour tous
Uber : 825 millions d’euros d’amende pour la suspension automatique de chauffeurs

L’autorité de protection des données néerlandaise a infligé à Uber une amende de 825 millions d’euros pour avoir enfreint le RGPD. Uber avait mis en place un système qui suspendait automatiquement les chauffeurs sans aucune décision humaine.

L’Autoriteit Persoonsgegevens (AP, l’équivalent de la CNIL néerlandaise) a infligé à Uber l’une des plus importantes amendes s’appuyant sur le RGPD.

En effet, AP a confirmé ce vendredi 21 août avoir prononcé une amende d’un montant exact de 824 990 000 euros à Uber, car la multinationale « a pris des décisions entièrement automatisées concernant ses chauffeurs ».

« Uber a commis de graves infractions », estime Monique Verdier, responsable de l’autorité. « Des chauffeurs ont été désactivés sans aucune clémence, ajoute-t-elle. « Du jour au lendemain, ils se sont retrouvés sans aucun revenu provenant d’Uber. C’est interdit. Un ordinateur ne devrait pas prendre de lui-même des décisions qui ont des conséquences majeures pour vous. Ces décisions auraient dû être examinées au préalable par un être humain ».

Décision suite à une plainte de la LDH en France

Cette affaire remonte à 2021, lorsque la Ligue des droits de l’Homme (LDH) a déposé plainte auprès de la CNIL contre l’entreprise, mandatée par 171 chauffeurs VTC. L’ONG accusait Uber de bannir les chauffeurs de son application après « l’envoi de messages automatiques et strictement identiques, tous établis sur le même modèle », expliquait la plainte qu’avait pu consulter l’AFP à l’époque.

La LDH avait pris cette décision en soutien aux chauffeurs VTC du syndicat FO-INV qui, aidés par l’association suisse PersonalData.IO, avaient établi qu’une partie d’entre eux avait été déconnectée de façon temporaire ou définitive.

Cinq chauffeurs VTC représentés par ce syndicat ont récemment déposé une nouvelle plainte contre Uber.

Dans le message automatique envoyé aux chauffeurs, l’entreprise justifiait la plupart du temps la déconnexion par une « violation de l’un des principes de la charte de la communauté Uber » ou une « anomalie », sans ajouter d’information sur le cas spécifique.

L’avocat de la LDH, Jérôme Giusti, suspectait l’entreprise de vouloir faire le ménage alors que le gouvernement venait de signer une ordonnance organisant le dialogue social de secteur, et notamment des élections professionnelles.

« Aucune évaluation humaine n’intervenait dans ce processus »

Le siège social d’Uber pour l’Europe étant à Amsterdam, la CNIL a transmis le dossier à son homologue néerlandaise tout en expliquant avoir « étroitement coopéré » avec elle. L’AP avait déjà infligé une première amende de 10 millions d’euros à Uber en 2023 pour des manquements à l’information des chauffeurs ainsi qu’une deuxième dans ce dossier en 2024, cette fois-ci pour 290 millions d’euros pour avoir transféré les données personnelles des conducteurs européens vers des serveurs installés aux États-Unis.

Pour cette troisième amende, encore plus salée, l’autorité néerlandaise a constaté qu’Uber utilisait un logiciel pour surveiller le comportement des chauffeurs au volant et analyser les avis des clients. « Si ce logiciel détectait un soupçon de fraude ou si les avis des clients étaient trop négatifs, les comptes des chauffeurs concernés étaient automatiquement désactivés », explique-t-elle. « Aucune évaluation humaine n’intervenait dans ce processus » de 2018 à 2022, ajoute l’autorité.

Elle s’appuie (sans le dire explicitement dans son communiqué de presse) sur l’article 22 du RGPD pour justifier sa décision. Cet article affirme que « la personne concernée a le droit de ne pas faire l’objet d’une décision fondée exclusivement sur un traitement automatisé, y compris le profilage, produisant des effets juridiques la concernant ou l’affectant de manière significative de façon similaire ».

Dans sa décision formelle, que l’autorité n’a pas encore rendue publique mais à laquelle le Financial Times a eu accès, l’AP ajoute aussi qu’ « Uber a également porté atteinte au droit d’être pleinement informé de ces décisions automatisées ». À nos confrères, Uber a affirmé sa volonté de faire appel de cette amende qu’elle qualifie de « disproportionnée » sur « des politiques anciennes qui avaient été abandonnées il y a des années ».

L’entreprise ajoute : « Nous prenons très au sérieux les décisions qui affectent la capacité des chauffeurs à gagner leur vie et nous nous engageons pleinement à leur garantir un traitement équitable. Cela inclut des contrôles effectués par des humains, des mesures de protection solides et la possibilité pour les chauffeurs de faire appel de nos décisions s’ils estiment que nous avons commis une erreur ».

Les États-Unis abandonnent l’objectif d’un Internet à 1 Gbit/s pour tous

24 août 2026 à 06:04
Une neutralité toute relative
Les États-Unis abandonnent l’objectif d’un Internet à 1 Gbit/s pour tous

La FCC a finalement abandonné l’objectif d’un Internet à 1 Gbit/s qu’elle avait elle-même donné à son pays en 2024. Officiellement dans le but d’être « technologiquement neutre », cette décision enlève une épine dans le pied de Starlink.

Le très haut débit pour tous aux États-Unis, c’est pas encore gagné. Et l’administration Trump vient d’abandonner l’objectif d’avoir, à long terme, un Internet à 1 Gbit/s pour tous.

En France, tous les internautes n’ont pas une connexion fixe très haut débit, mais en octobre dernier, l’Arcep annonçait que 93 % des locaux étaient éligibles à la fibre. Cela ne veut pas dire un Internet à 1 Gbit/s pour tous, mais on peut se projeter raisonnablement dans un avenir dans lequel cela sera possible.

De l’autre côté de l’Atlantique, on en est encore loin de cet objectif. Pourtant, comme l’a repéré ArsTechnica, la Federal Communications Commission (l’agence de régulation américaine des télécommunications) a rayé d’un trait de plume l’objectif d’un haut débit de 1 Gbit/s en descente, associé à un débit de 500 Mbps en upload. Cet objectif avait été fixé par la même agence. Mais la directive avait été prise en 2024, sous l’administration de Joe Biden.

Supprimer sans remplacer l’objectif

Depuis le retour de Donald Trump, le républicain Brendan Carr est à la tête de la FCC. Celui-ci avait fait la proposition [PDF] de supprimer cet objectif en juillet 2025. « Nous proposons de supprimer sans le remplacer l’objectif à long terme de 1 000/500 Mbps fixé dans le rapport de 2024 », affirmait-il. « Non seulement l’article 706 ne fait aucune mention d’un objectif à long terme, mais le maintien d’un tel objectif risque de fausser le marché en désignant inutilement des gagnants et des perdants sur le plan technologique ».

Et, en effet, l’objectif fixé sous l’administration Biden ne comportait aucune date butoir à laquelle le pays devait l’atteindre. Mais la FCC aurait simplement pu en fixer une. Quant au deuxième argument, il semble étonnant. Mais il est confirmé dans le document officiel publié par la FCC la semaine dernière.

Ainsi, celui-ci affirme que cet objectif pourrait violer les obligations de l’agence de « rester technologiquement neutre », ajoutant étonnamment qu’« abaisser les normes pour garantir que certaines technologies puissent atteindre un niveau de référence va à l’encontre de la neutralité technologique ».

Pas de preuve qu’un objectif soit nécessaire, selon la FCC

On pourrait imaginer que cet objectif servirait plutôt, aux États-Unis, à pousser les débits vers le haut. Mais la FCC assume son désaccord avec de nombreux commentaires à ce sujet : « Nous ne partageons pas l’avis des commentateurs qui affirment, sans apporter de preuves, que la définition d’un objectif à long terme est nécessaire pour encourager l’innovation et renforcer la compétitivité américaine », indique le document. Une note de bas de page ajoute : « À l’heure actuelle, nous ne connaissons pas la nature des préférences futures des consommateurs et, étant donné que cet objectif n’est pas imposé par la loi et ne sert aucun objectif utile (comme expliqué dans le présent document), nous estimons qu’il est prudent de le supprimer ».

Ciblant, en creux, le lobbying de certains industriels, la commissaire démocrate Anna Gomez a apporté un point de vue différent dans le document officiel : « Abaisser les normes pour permettre à certaines technologies d’atteindre un seuil de référence va à l’encontre de la neutralité technologique », commente-t-elle.

« La neutralité technologique exige l’évaluation de toutes les technologies selon la même norme et le soutien de celles qui offrent les meilleures performances. Nous n’avons pas besoin d’abaisser les normes ni de les supprimer complètement pour permettre à certaines technologies de prospérer malgré leurs lacunes », a ajouté Anna Gomez.

Starlink, qui est à la peine face à ses concurrents concernant le débit ascendant mais aussi descendant selon Speedgeo, peut souffler : la FCC ne lui mettra pas de bâton dans les roues avec cet objectif maintenant abandonné.

☕️ L’IRD confirme un piratage, les données de 7 500 personnes exposées

21 août 2026 à 08:46


L’Institut de recherche pour le développement (IRD) a annoncé ce mardi 18 aout à son personnel, via une lettre en PDF que Next a pu se procurer, qu’une « intrusion d’origine externe dans son système d’information » a eu lieu cet été. Ce piratage a conduit, selon la PDG de l’institut, Valérie Verdier, qui signe ce courrier, « à l’exposition des données de 7 500 personnes ».

Ce chiffre est particulièrement frappant lorsqu’on le compare au nombre d’agents travaillant pour l’organisme. En effet, le rapport d’activité de l’IRD de 2025 publié en juin dernier indique que l’organisme compte 2 249 agents.

Dans ce courrier, la responsable fait la liste des données qui ont été exposées :

  • « vos données d’identification : nom, prénom(s), sexe, nationalité, date et lieu de naissance ;
  • vos données relatives à la vie personnelle : adresse postale et numéro de téléphone personnels ;
  • vos données relatives à la vie professionnelle : matricule agent, rattachement administratif, affectation géographique, statut, corps, grade, poste, niveau, échelon, emploi, discipline, adresse
    électronique professionnelle, numéro de téléphone pofessionnel ;
  • votre numéro de sécurité sociale ».

Toujours selon le document, l’incident aurait été détecté par l’IRD le 24 juillet. C’est le 6 aout que l’enquête menée en interne a permis d’établir que ces données ont été exposées. Néanmoins, « à ce stade, nous ne sommes pas en mesure de confirmer que ces données aient été exfiltrées », précise la lettre.

Valérie Verdier ajoute que son organisme de recherche a « immédiatement engagé des investigations afin d’en déterminer l’origine, l’étendue et les conséquences. Elle assure que « les mesures nécessaires pour contenir l’incident, sécuriser les systèmes concernés et rétablir progressivement les services ont été appliquées depuis cette date ».

La direction explique que la « situation est susceptible d’entraîner notamment des risques de piratage de compte, d’usurpation d’identité ou de fraude ».

Elle assure aussi avoir signalé l’incident aux autorités compétentes, porté plainte et mis en place une cellule de crise. De façon pratique, elle signale avoir mis à l’isolement des serveurs informatiques concernés afin de limiter les risques et travailler en coopération avec l’ANSSI, le CERT RENATER, le Centre opérationnel de la sécurité des systèmes d’information (COSSI) et le fonctionnaire de sécurité des systèmes d’information (FSSI).

L’IRD vient aussi de publier un communiqué plus succinct.

Ce n’est pas la première institution de recherche française à subir un incident de ce genre cette année. En effet, le CNRS a fait part en février dernier d’une fuite de données concernant les personnels recrutés avant le 1/1/2007.

Snobés par leurs parents devant leur smartphone, les adolescents en insécurité affective

21 août 2026 à 07:55
Lâche pose ton phone, les psys font pas d'ultimatum
Snobés par leurs parents devant leur smartphone, les adolescents en insécurité affective

Les conséquences de l’usage du smartphone devant les enfants sont sources d’inquiétudes. Des psychologues ont mis en place une échelle d’évaluation des interférences liées aux appareils permettant de mesurer à quels points les pratiques des parents dérangent leurs relations avec leurs enfants.

Lorsqu’on fait une pause, on est nombreux à avoir très facilement le réflexe de sortir le smartphone et de scroller sur notre application favorite. Mais, en présence de quelqu’un, ce comportement devient rapidement un acte qualifié de « phubbing » (contraction de phone et snubbing ou « télésnobage », contraction de téléphone et de snober en français).

La dénonciation de cette pratique n’est pas nouvelle, des chercheurs viennent d’ailleurs de publier une revue systématique des études qui traitent de ce sujet. Mais beaucoup d’enfants se plaignent toujours du comportement de leurs parents concernant leurs smartphones et peu d’études listées dans cette revue systématique s’intéressent à cette situation en famille.

Une relation parents enfants altérée

On a donc encore du mal à quantifier les conséquences sur leurs affects, mais pourtant, 70 % des enfants interrogés par des chercheurs considèrent que l’utilisation des appareils par la personne qui s’occupe principalement d’eux a un impact au moins partiellement négatif sur leur relation.

Cette réponse, les enfants l’ont donnée dans le cadre d’une étude mise en place par le chercheur en psychologie du Newport Healthcare (à Nashville), Don Grant et ses collègues, publiée récemment dans la revue Frontiers in Psychology.

Ces chercheurs ont mis en place un test, appelé Device Attachment Interference Scale (DAIS), qui veut mesurer, comme son nom l’indique, les interférences des smartphones dans la relation d’attachement entre parents et enfants.

Ainsi, ils ont interrogé 575 enfants de 12 à 17 ans, en les recrutant sur la plateforme Qualtrics. Ils les ont interrogés sur les perceptions des effets de l’utilisation de leurs smartphones par l’adulte qui s’occupe principalement d’eux. Cet adulte était en majorité (450) une figure maternelle (une mère, belle-mère, grand-mère) et pour 125 d’entre eux, une figure paternelle. Les chercheurs ont demandé aux enfants la fréquence (0 = jamais, 1 = rarement, 2 = parfois, 3 = souvent, 4 = presque toujours) de chaque élément du questionnaire.

Ainsi, l’affirmation « la personne qui s’occupe principalement de moi passe son temps sur ses appareils alors qu’elle devrait faire autre chose », recueille 67 % d’accord au moins partiel auprès des enfants interrogés.

Une corrélation entre des scores élevés et un attachement plus précaire

Dans leur étude, les chercheurs expliquent avoir « observé une tendance à l’association entre des scores DAIS plus élevés et un attachement plus précaire (à la fois anxieux et évitant) envers les figures maternelles et paternelles ». Cependant, ils admettent volontiers que leurs résultats sont bien des corrélations et qu’ils ne permettent pas de conclure à une causalité. Ils ajoutent que plusieurs affirmations contenues dans leur test « évaluent des réactions émotionnelles, ce qui pourrait, d’un point de vue conceptuel, recouper l’attachement anxieux » et que leur échantillon n’est pas encore suffisamment important pour en tirer des conclusions définitives.

Ajoutons que le fait de s’être focalisé sur la perception d’une seule des personnes qui s’occupent d’eux oublie la responsabilité des adultes qui ne sont pas considérés par les enfants comme s’occupant principalement d’eux, souvent une figure paternelle.

Dans leur communiqué, les chercheurs affirment que « si de nombreux facteurs influençant l’attachement, tels que la séparation des parents ou une mauvaise santé mentale, peuvent être difficiles à modifier, l’utilisation du téléphone est un aspect de la vie familiale sur lequel les parents ont un contrôle plus direct ». Ils ajoutent que « jeter un coup d’œil rapide à un écran peut sembler anodin, mais cette étude suggère que des moments répétés d’attention partagée pourraient progressivement influencer le sentiment de disponibilité affective d’un parent, avec des conséquences potentielles sur l’attachement qui peuvent s’étendre bien au-delà de l’enfance ».

La FCC a approuvé le premier satellite d’une constellation pour éclairer sur Terre la nuit

20 août 2026 à 11:17
Pollution lumineuse as a Service
La FCC a approuvé le premier satellite d’une constellation pour éclairer sur Terre la nuit

L’agence de régulation américaine a autorisé la startup Reflect Orbital à lancer son premier satellite. L’entreprise projette de lancer des milliers de satellites capables d’éclairer des parcelles de Terre pour rendre possibles la nuit des activités qui sont normalement diurnes. Des associations et l’European Southern Observatory alertent sur la pollution lumineuse que ce projet engendrera.

Cet été, la Federal Communications Commission, l’agence américaine qui régule les telecommunications, a autorisé Reflect Orbital à « construire, lancer et exploiter » un satellite miroir en orbite terrestre basse.

Reflect Orbital est une startup créée par deux Américains, Ben Nowack (CEO) et Tristan Semmelhack, en 2021 pour mettre en place ce projet. Elle n’a donc pour l’instant pas grand-chose à mettre à son actif mais elle a le soutien financier de plusieurs entreprises de capital risque connues dans la Silicon Valley comme Sequoia, lui permettant des levées de 6,5 puis 20 millions de dollars en 2024 et 2025.

Le projet d’éclairer des parcelles de Terre pendant la nuit

Quel est le projet de Reflect Orbital ? Ce satellite doit être le premier d’une constellation qui prévoir d’en réunir 50 000 à horizon 2035 pour éclairer, la nuit, des parcelles de terre en réfléchissant la lumière du soleil. Ce genre de projets n’est pas inédit. Ainsi, dans les années 90, les Russes ont lancé le projet Znamia, prévu notamment pour éclairer des villes de l’Arctique russe l’hiver, saison pendant laquelle le Soleil ne les éclaire jamais.


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Microsoft 365 : de nombreuses données perdues après l’arrêt d’une offre gratuite

19 août 2026 à 16:06
À la va-vite
Microsoft 365 : de nombreuses données perdues après l’arrêt d’une offre gratuite

Après l’arrêt de l’offre gratuite à 365 Business Premium et Office 365 E1 pour les organismes sans but lucratif, nombre d’entre eux ont perdu leurs données. Microsoft avait prévenu, mais la communication de l’entreprise a été bien confuse et les données non récupérables.

Pendant des années, Microsoft a offert un accès gratuit à son offre 365 Business Premium aux organismes sans but lucratif qui le demandaient. L’année dernière, l’entreprise a décidé d’arrêter ce programme de « subvention » et l’a fait savoir. Mais elle a ensuite validé les renouvellements annuels de licences des associations, laissant ainsi penser que les comptes seraient maintenus. Résultat : de nombreuses associations ont perdu leurs données.

L’abandon annoncé il y a un an mais des renouvellements qui laissent les utilisateurs dans le flou

En mai 2025, Microsoft annonçait qu’elle supprimait, pour les organismes à but non lucratif, la gratuité des offres MS 365 Business Premium et Office 365 E1 « afin de rationaliser [son] offre d’aides et de simplifier [son] portefeuille d’aides ». Elle poussait ces organisations à passer à d’autres offres, notamment MS 365 Business Basic pour laquelle elle promettait d’offrir 300 licences. Elle ajoutait qu’elle mettrait quand même en place, pour les anciens bénéficiaires des offres gratuites, un programme de remises « pouvant atteindre 75 % » visant notamment les produits MS 365 Business Premium et Office 365 E1.

Bref, après avoir attiré de nombreuses organisations à but non lucratif, Microsoft voulait qu’une bonne partie d’entre elles passe à la caisse. Mais un an après, beaucoup de responsables de ces organisations se plaignent d’avoir perdu leurs données, comme on peut le lire sur le forum de Microsoft. Ainsi, l’un d’eux écrit : « Nous sommes une association à but non lucratif qui a reçu 10 licences gratuites de Microsoft 365 Business Premium. Depuis le 21 mai 2026, nous ne parvenons plus à accéder aux logiciels Microsoft. Plus grave encore, nous ne pouvons plus accéder à OneDrive, où sont stockés tous nos fichiers ».

Un autre signale que l’abonnement à l’offre a été arrêté alors qu’un email envoyé par Microsoft lui indiquait que la date d’expiration de l’abonnement était le 5 mai 2027. Sur Facebook, encore un autre explique que, pour l’abonnement de son organisation, cette date était prévue le 12 septembre 2026 : « J’apprécie énormément ce qu’ils ont fait pour nous grâce à cette subvention ces deux dernières années. Je leur en suis très reconnaissant ! Mais on ne dit pas aux gens, il y a 10 jours, qu’ils ont jusqu’au 12 septembre 2026 pour ensuite mettre fin à la subvention sans aucun préavis. Ils pourraient vraiment faire beaucoup mieux, surtout envers les associations à but non lucratif… ».

Des données supprimées alors que l’abonnement a bien été renouvelé

C’est aussi arrivé à Ronald Khosla, le responsable d’un petit organisme à but non lucratif nommé Canopy. Celui-ci propose d’aider des startups dont le but est de protéger l’environnement. Interrogé par Slate, Ronald Khosla a expliqué à nos confrères que, depuis des années, Canopy dépend des licences de ce genre offertes par Microsoft. Mais le 11 juin dernier, il s’est aperçu que toutes les données de l’organisme stockées dans OneDrive avaient été supprimées. Au téléphone, un représentant du service client lui aurait affirmé qu’environ 171 000 organisations de ce type ont « tout perdu » sur leurs comptes OneDrive.

En octobre 2025, il avait pu renouveler sa licence, recevant un email lui confirmant le maintien de son accès jusqu’au 4 octobre 2026. Et l’email de confirmation ne donnait aucune information complémentaire sur le processus progressif de suppression de ces offres. Il n’a reçu aucun rappel ensuite, a-t-il expliqué à la publication.

Dans un communiqué envoyé en réponse à Slate, Microsoft a répondu : « Nous avons vivement conseillé à nos clients et partenaires à but non lucratif de passer à une autre offre Microsoft 365 destinée aux organisations à but non lucratif avant la date de renouvellement de leur abonnement, afin d’éviter toute interruption de service et toute perte de données ».

Des alternatives dans l’associatif

Rappelons qu’en dehors des offres de ce genre d’entreprises comme Microsoft, le milieu associatif peut bénéficier de services hébergés par des associations comme Framasoft. L’année dernière, Pierre-Yves Gosset, coordinateur des services numérique de Framasoft, nous annonçait le chiffre de 2 100 associations qui ont un espace sur Framaspace, l’environnement de travail collaboratif proposé exclusivement aux associations par Framasoft depuis 2023.

Il nous expliquait alors : « on s’est dit qu’il y a plein d’associations qui n’ont pas les moyens de développer leurs propres outils et donc c’est peut-être à nous, association 1901, de faciliter la première marche pour que ces associations puissent agir et amener la société vers plus de progrès social et de justice sociale, ce qui est un des objectifs de Framasoft ».

Des chercheurs ont fait « revivre » des cartes VISA sans contact après expiration

19 août 2026 à 13:17
Oups
Des chercheurs ont fait « revivre » des cartes VISA sans contact après expiration

Grâce à des failles dans le protocole de paiement sans contact et à son implémentation par VISA, il est possible d’effectuer des paiements sans contact alors que les cartes ont expiré.

Des cartes de crédits « zombies », c’est ainsi que des chercheurs de l’Université du Massachusetts Amherst qualifient certaines cartes de crédits VISA qui permettent de payer en mode sans contact alors qu’elles sont périmées.

Lorsqu’une carte de crédit arrive à péremption et qu’elle est remplacée par une nouvelle, on peut avoir tendance à se dire qu’elle est définitivement inutilisable par quiconque et s’en défaire sans trop de soucis. Mais ce n’est pas forcément le cas.

Raja Hasnain Anwar, Gerard DeCunha et Muhammad Taqi Raza ont expliqué comment ils ont réussi à passer outre cette date de péremption sur certaines cartes à la conférence Usenix qui s’est tenue à Baltimore la semaine dernière. Leur article, relu par des pairs, est en ligne sur le site de Usenix.

Ils y expliquent que les cartes qu’ils ont pu faire « revivre » ont bien toutes des dates de péremption mais que le protocole sans contact EMV créé par Europay, Mastercard et Visa (d’où son nom) et surtout son implémentation par VISA permettent de passer outre.

L’implémentation de VISA laisse particulièrement à désirer


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Après avoir mis sur pause la version adulte de ChatGPT, OpenAI lance sa version ado

18 août 2026 à 15:26
Ça dépend du point de vue où on se place
Après avoir mis sur pause la version adulte de ChatGPT, OpenAI lance sa version ado

Alors que sa responsabilité a été plusieurs fois mise en cause concernant l’utilisation de son chatbot par des adolescents, l’entreprise de Sam Altman met en place une version réservée aux ados, qui s’active si l’utilisateur déclare avoir moins de 18 ans ou si l’outil considère que son expression est celle d’un adolescent.

Sam Altman affirmait en octobre dernier vouloir « traiter les utilisateurs adultes comme des adultes » en mettant en chantier un mode pornographique qualifié d’« adulte » pour ChatGPT, mis sur pause en mars dernier. Finalement, l’entreprise pivote sa communication et sort une version « adolescent » du chatbot.

L’année dernière, OpenAI a été attaquée en justice dans plusieurs affaires concernant notamment le suicide de plusieurs adolescents. En novembre dernier, devant l’un des tribunaux, l’entreprise plaidait que les dommages causés à la victime sont le fait du « mésusage, de l’usage non autorisé, non voulu, imprévisible et impropre de ChatGPT ». Si devant la justice, l’entreprise de Sam Altman veut prendre le moins de responsabilités possible, ces cas ont dû infléchir la politique d’OpenAI concernant les adolescents.

Sécurité, études et contrôle parental

Et pour éviter toute interdiction de son outil aux mineurs, rien de mieux que de proposer une version qui leur est destinée. Ainsi, OpenAI présente ce mode comme une version qui « donne la priorité à la sécurité des adolescents, favorise un accompagnement concret, traite les adolescents comme tels et fait preuve de transparence quant au fonctionnement de nos systèmes ». Notamment, l’entreprise met en avant un mode « étude » pour accompagner les ados dans leurs devoirs, mais aussi « des mesures de protection adaptées à leur âge, conçues pour limiter leur exposition à des contenus susceptibles d’être préjudiciables ».

OpenAI y ajoute un contrôle parental qui permet de régler certains paramètres sans pour autant permettre aux parents d’accéder aux discussions de leurs enfants.

Basé sur un système de prédiction d’âge

Pour déterminer si un utilisateur est mineur, OpenAI se basera sur la date de naissance, si elle a été renseignée ou sur l’analyse des discussions de l’utilisateur faite par son système de prédiction d’âge. Au New York Times, OpenAI affirme utiliser plus de 2 000 indicateurs pour détecter si un utilisateur a moins de 18 ans. Si c’est le cas, le compte bascule automatiquement en mode « adolescent ».

En début d’année, lorsqu’elle pensait encore s’appuyer sur ce système pour lancer son mode « adulte », selon des informations du Wall Street Journal, il classait à tort 12 % des mineurs comme des adultes. Si tel est encore le cas, cela permettrait à des millions d’utilisateurs de moins de 18 ans d’accéder à des services qui ne leur sont pas adaptés. La page d’explication concernant le système sur le site de l’entreprise n’a pas été mise à jour depuis janvier et n’indique donc pas le nombre de faux négatifs actuel de ce système.

Si la communication d’OpenAI a fait un volte-face important, la mise en place du mode « adolescent » n’hypothèque en rien celle d’un mode pornographique qualifié d’« adulte » plus tard. Au contraire, après avoir testé et ajusté la fiabilité de son système, il sera d’autant plus facile pour OpenAI d’activer un mode pornographique pour les adultes. Rappelons néanmoins qu’en allant sur ce terrain, son concurrent SpaceXAI a massivement poussé à la génération de deepfakes et a été utilisé pour créer des images pédocriminelles.

☕️ Une enquête lancée suite aux ingérences contre Gabriel Attal et Édouard Philippe

18 août 2026 à 13:14


Le parquet de Paris vient d’annoncer l’ouverture d’une enquête à propos des soupçons d’ingérences numériques visant les campagnes de Gabriel Attal et Édouard Philippe.

À l’AFP, la section protection des libertés fondamentales du parquet a expliqué s’être « saisie d’initiative ». Début août, plusieurs candidats, dont Gabriel Attal et Édouard Philippe, mais aussi Raphaël Glucksmann ont signalé avoir été ciblés par ce genre d’attaques. Le parquet parisien avait déjà communiqué sur l’ouverture d’une enquête sur les faits concernant Raphaël Glucksmann. Les ingérences concernant les deux autres candidats concernés font donc aussi l’objet d’une enquête.

Le parquet a voulu préciser que, « pour les trois personnalités évoquées », sa section protection des libertés fondamentales s’était « saisie d’initiative (…) avant même réception des plaintes adressées au parquet ».

Illustration : Flock

Si ces ingérences, une fois détectées, font beaucoup de bruit, il est difficile de savoir si elles ont une réelle portée avant, puisqu’elles sont souvent très relayées sur les réseaux sociaux, mais par des comptes qui n’ont que très peu d’audience.

Pour Israël, des agences de com’ créent un faux think tank pour influencer les chatbots

18 août 2026 à 12:36
Bullshit Institute
Pour Israël, des agences de com’ créent un faux think tank pour influencer les chatbots

Par l’intermédiaire de l’agence de publicité Piro, Havas a monté de toutes pièces le site d’un faux « think tank » pour le compte d’Israël. Toutes les soi-disant études sont rédigées de manière à influencer les chatbots sur certaines questions concernant notamment Israël ou Gaza. Une autre agence de communication gérée par l’ancien directeur de la campagne numérique de Donald Trump, Clock Tower X, aide Havas à diffuser la propagande israélienne dans les chatbots IA.

Des agences de communication qui ont pignon sur rue commencent à organiser des campagnes d’influence visant les chatbots pour le compte d’États.

Le Hanover Institute qui n’existait pas

Et en l’occurrence, l’agence n’est pas n’importe laquelle. Puis qu’avec l’aide de l’agence Piro, Havas a confectionné le site d’un faux think tank pour Israël. Sous le nom de Hanover Institute for public policy, ces deux agences publient de nombreux textes présentés comme des « data reports », leur contenu est pensé pour diffuser largement les éléments de langage du pays dirigé par Benyamin Nétanyahou.

Avec son nom qui semble porter un discours académique, la reprise de ses contenus peut passer inaperçue dans la restitution d’un sujet généré par un chatbot comme Perplexity, ChatGPT ou Claude dont certains ont commencé à le citer.

Une campagne déclarée aux autorités états-uniennes

Politico a repéré que l’agence Piro a déclaré cette campagne aux autorités américaines. En effet, aux États-Unis, le Foreign Agents Registration Act (FARA) impose aux personnes physiques et morales qui exercent des activités de lobbying pour un autre pays de se déclarer au Département de la Justice (DOJ) en détaillant ces activités ainsi que les rémunérations liées.

Piro a ainsi signalé, dans le document obtenu par Politico, avoir été mandaté par la filiale allemande d’Havas (Havas Media Germany GmbH), « pour le compte de l’Agence de publicité du gouvernement israélien » afin de « fournir des services de stratégie, de recherche, de développement éditorial, de création, de production, de planification de la diffusion et autres services connexes dans le cadre d’une initiative de contenu d’information publique fondée sur des faits, menée pour le compte du ministère israélien des Affaires étrangères ». Un deuxième document transmis aux autorités américaines liste des dizaines d’articles publiés sur le site du Hanover Institute for public policy.

Selon le premier document, cette campagne, pour laquelle Piro doit toucher 100 000 dollars, fait partie d’une mission plus large de communication numérique commandée par Havas dont le montant total est d’un million de dollars.

Outre de la communication numérique « classique », le site de Piro met en avant une nouvelle section nommée « AI story optimization » dans laquelle l’entreprise se targue de créer du storytelling visant les agents IA.

Une influence efficace notamment sur Perplexity

Concernant le faux site de think tank Hanover Institute for public policy, les résultats ne sont pas nécessairement au rendez-vous. Politico indique que ChatGPT et Perplexity ont cité la propagande du site créé par Piro et Havas, en réponse à certains de leurs tests.

De notre côté, après quelques tests, ChatGPT et Claude n’ont pas cité ce faux think tank. Par contre, Perplexity l’a référencé à plusieurs reprises lorsque nous avons repris des questions (en anglais) qui servent de titres aux articles publiés sur ce site :

Quand on navigue sur le site du Hanover Institute, tout le design est fait pour le présenter comme celui d’un think tank étudiant « les facteurs qui alimentent l’antisémitisme aux États-Unis ». Aucun article n’est signé et ne fait référence à une commande du gouvernement israélien. L’agence de communication indique par contre dans le pied de page : « Ce document est diffusé par Piro, Inc. pour le compte de Havas Media Germany GmbH, agissant pour le compte de l’Agence de publicité du gouvernement israélien (LaPam) ». La page « about » mentionne aussi ces trois entités.

L’ancien directeur de la campagne de Trump fait de même avec une fausse association pour la paix

Le partenariat d’Israël avec Havas concernant l’influence des chatbots IA ne s’arrête pas là. Comme l’avait révélé le Time mi-juillet, l’ancien directeur de la campagne numérique de Donald Trump, Brad Parcale et son entreprise Clock Tower X ont créé un site nommé Pax Point. Celui-ci ressemble à celui d’une organisation humanitaire israélienne qui serait engagée pour la paix.

De la même façon que pour le site du faux Hanover Institute, dans le pied de page est indiqué : « Ce document est diffusé par Clock Tower X LLC pour le compte de l’État d’Israël » sans pour autant mentionner Havas. Pour retrouver les traces de la multinationale de la communication, il faut aussi passer par l’enregistrement FARA déposé par Clock Tower X. Cet enregistrement, daté de décembre 2025, (mis en ligne ensuite par Politico) explique que l’entreprise de l’ancien conseiller de Donald Trump a passé un contrat avec la filiale allemande d’Havas, encore, pour mener des opérations d’influence numérique. Ainsi, l’entreprise doit assurer la mise en ligne de sites web et de contenus destinés à influencer les conversations des modèles IA.

Le contrat comporte aussi un volet réseaux sociaux dans lequel Clock Tower X s’engage à produire 100 contenus originaux chaque mois, dont au moins 80 % destinés à la Gen Z sur TikTok, Instagram, YouTube et dans des podcasts.

Contactées par Next, Havas, Clock Tower X et Piro ne nous ont pas encore répondu. Nous ne manquerons pas de mettre à jour cet article le cas échéant.

Grok aurait généré 7 000 deepfakes pédocriminels d’une mineure pour son beau-père

17 août 2026 à 12:41
🤢️
Grok aurait généré 7 000 deepfakes pédocriminels d’une mineure pour son beau-père

Après la vague de deepfakes sur Grok fin 2025-début 2026, des enquêtes ont été lancées et plusieurs adolescentes et jeunes femmes ont porté plainte contre SpaceXAI mais aussi Stability AI. Cinq plaignantes, toutes mineures au moment des faits, les accusent d’avoir produit des contenus pédocriminels pour leurs utilisateurs. L’un d’entre eux était le beau-père d’une des victimes, un autre l’un de ses amis.

Attention : le sujet de cet article est particulièrement difficile et certains détails évoqués peuvent heurter.

Pendant plus de six mois, Elon Musk et son entreprise d’IA générative ont incité leurs utilisateurs à générer avec Grok des images de femmes mises à nu et/ou dans des positions sexuelles. SpaceXAI (le nouveau nom de xAI) est maintenant accusée, aux États-Unis, d’avoir laissé Grok générer des milliers de photos pédocriminelles de cinq plaignantes, à la demande de ses utilisateurs.

« Les puissants outils de l’intelligence artificielle peuvent produire des résultats stupéfiants », commence la plainte de ces cinq jeunes femmes :

« Imaginez : la vidéo d’une véritable enfant transformée par une plateforme d’IA pour représenter une scène entièrement nouvelle. Le visage de l’enfant reste le même ; ses membres bougent comme ceux de l’enfant réel ; même son rire conserve la même intonation. »

« Telle une poupée de chiffon à qui la magie noire aurait donné vie, cette enfant peut être manipulée pour prendre n’importe quelle posture, aussi malsaine, fétichiste ou illégale soit-elle », continue la plainte. « Pour le spectateur, la vidéo qui en résulte semble tout à fait réelle. Quant à l’enfant, ses traits distinctifs seront désormais à jamais associés à une vidéo montrant les abus sexuels dont elle a été victime ».

Grok et d’autres IA génératives peuvent ainsi créer des images très réalistes (même si complètement irréelles) d’enfants existants dans des positions lascives, les dénuder ou même les inclure dans des images sur lesquelles ils (et très souvent elles) subissent des violences sexuelles.

Trois jeunes femmes, toutes mineures au moment des faits (une d’entre elles l’est encore), ont porté plainte aux États-Unis en mars dernier. Elles ont été rejointes par deux autres (mineures aussi au moment des faits) en juillet dernier. Le document [PDF] décrit la génération de milliers de contenus pédocriminels (CSAM).

L’utilisation d’une photo d’une victime prise lorsqu’elle avait 11 ans

L’une d’entre elles accuse notamment SpaceXAI d’avoir généré plus de 7 000 fausses images la représentant dans des scènes de viol pour son beau-père. Celui-ci a utilisé le chatbot Grok de l’entreprise pour les obtenir en uploadant une photo d’elle prise lorsqu’elle avait 11 ans. La plainte détaille des images très explicites, le sous-titre d’une d’entre elles décrit le viol par le beau-père.

« Ma vie était tout à fait normale », explique la plaignante de manière anonyme auprès du Washington Post, « moins de 48 heures plus tard, c’était devenu un véritable cauchemar ». « L’accès illimité à ces outils se généralise à une vitesse fulgurante », ajoute-t-elle : « Cela transforme la vie quotidienne en une situation d’abus sexuel sur mineur ».

Ce cas a été découvert par les autorités américaines qui ont lancé une enquête contre le beau-père pour détention de contenus pédocriminels. Mais deux jours après les investigations sur les disques durs utilisés par le beau-père, celui-ci s’est suicidé. La plainte explique qu’à la suite de ce suicide, la victime a traversé une période de crise personnelle très grave : « Elle a dû faire face au traumatisme lié à sa propre exploitation sexuelle tout en aidant sa mère à surmonter la perte de son beau-père ».

De plus, selon son témoignage auprès de nos confrères, il n’a pas été inculpé car, si SpaceXAI a fait un signalement, l’entreprise n’a pas fourni aux autorités les deepfakes en question. L’entreprise aurait même, dans un premier temps, transmis l’information à la cellule de lutte contre la cybercriminalité du mauvais État.

Selon le Washington Post, le beau-père aurait uploadé la première photo de sa belle-fille quelques semaines après qu’Elon Musk a, mi-janvier, certifié que son outil « refuserait de produire quoi que ce soit d’illégal ». SpaceXAI n’a pas voulu répondre à nos confrères.

Stability AI ajoutée à la plainte

Les deepfakes concernant les autres plaignantes sont aussi décrits, dans la plainte, comme des contenus pédocriminels. Pour l’une d’entre elles, c’est aussi un proche qui a utilisé l’IA générative pour créer des images d’elle : « L’auteur des faits avait accès aux photos de [la jeune fille] car il entretenait une relation étroite et amicale avec elle, profitant de la confiance qu’elle lui accordait pour l’inciter à lui envoyer des photos d’elle-même », explique la plainte.

Dans la nouvelle version de la plainte, les avocats des plaignantes ont ajouté une autre entreprise au banc des accusés : Stability AI, qui diffuse son modèle en « open-weight » (on parle de modèle à poids ouverts quand ses paramètres internes – les « poids » – calculés lors de l’apprentissage sont partagés publiquement). Les applications installées sur le téléphone de plusieurs auteurs des faits, utilisées pour créer les contenus pédocriminels générés par IA représentant les plaignantes, s’appuyaient « sur les outils de génération d’images de Stability AI pour produire ces contenus illicites », affirment les avocats des plaignantes.

« La capacité d’un modèle à poids ouvert à générer du contenu CSAM, que ce soit « tel quel » ou après un ajustement par l’utilisateur, dépend fortement de la familiarité du modèle avec les contenus de nudité présents dans ses données d’entraînement initiales », expliquent-ils. Et ils ajoutent que les modèles Stable Diffusion SD 1.0 et 1.5 ont été entrainés sur les données de LAION-5B, une base de données qui a pendant, un certain temps, listé des contenus pédocriminels.

« Les modèles Stable Diffusion SD 1.0 et 1.5 ayant été entraînés sur du contenu pédocriminels, ils étaient capables de générer ce type de contenu », commentent les avocats. « Lorsqu’un modèle à poids ouverts a été entraîné sur du contenu pédopornographique, comme ce fut le cas pour Stable Diffusion, ces barrières s’avèrent faciles à contourner ».

Les deux entreprises n’ont pas encore été entendues par la justice. D’abord prévues le 13 aout dernier, l’audience préliminaire concernant ce procès a été reportée [PDF] au 15 octobre.

[Édito] Classement de Shanghai des universités : poudre aux yeux et pseudo-science

15 août 2026 à 06:03
Quel est le comble pour une université ?
[Édito] Classement de Shanghai des universités : poudre aux yeux et pseudo-science

Depuis 20 ans, le 15 aout signifie, dans le milieu universitaire, l’élévation (et la dégringolade aussi parfois) de certaines universités dans le fameux classement de Shanghai. Tous les ans, nous voyons fleurir les communiqués satisfaits du rang des universités françaises. Pourtant, ce classement, commandé par le Parti communiste chinois pour établir sa propre politique scientifique, ne signifie pas grand-chose sur la qualité de l’enseignement supérieur et la recherche en France. La Chine, elle-même, n’en tient plus vraiment compte.

Cet article a été publié en août 2024. Il est toujours d’actualité alors que le classement de Shanghai fait, comme tous les ans, l’objet de communiqués des universités françaises qui y sont classées.


Article publié originellement le 26 août 2024 :

Le 15 aout 2024, comme depuis plus de 20 ans, les résultats du classement de Shanghai 2024 étaient publiés, provoquant une ribambelle de communiqués des universités françaises, satisfaites de leur rang, comme l’Université de Paris-Saclay qui y apparait en douzième position. Les responsables politiques étaient aussi de la partie avec, en tête, Emmanuel Macron et Sylvie Retailleau, ministre démissionnaire de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (ESR).

Alors que l’université est actuellement victime d’une cyberattaque, le président de la République a même twitté « Paris-Saclay est magique ! », ajoutant après un résumé du classement des universités françaises, « c’est la confirmation du succès des nouveaux modèles d’universités françaises et de l’impact des financements de la loi de programmation de la recherche et de France 2030 qui contribuent à transformer les établissements, à enrichir leur offre de formation et à définir leur signature scientifique. C’est la France ! Nous pouvons être fiers ».

Mais ce classement était-il pertinent pour mesurer l’évolution de la qualité de l’enseignement supérieur français ou sa recherche ? On remarquera au passage qu’un flou est entretenu sur ce point : est-ce un indicateur d’un bon enseignement supérieur, d’une bonne qualité de la recherche effectuée dans ces universités, ou des deux ?


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Le chaos permanent : nouveaux départs à la direction d’OpenAI

14 août 2026 à 14:05
Portes Ouvertes
Le chaos permanent : nouveaux départs à la direction d’OpenAI

Alors que l’entreprise de Sam Altman prépare toujours son entrée en Bourse, OpenAI voit encore plusieurs personnes de sa direction partir vers d’autres horizons. C’est le cas notamment de sa Chief Revenue Officer (directrice des revenus), Denise Dresser.

Seulement huit mois après son arrivée à OpenAI, Denise Dresser prépare ses valises. Après avoir dirigé Slack, elle avait été nommée responsable des sources de revenus (Chief Revenue Officer, CRO) d’OpenAI en décembre dernier. Dans un post publié sur son site, l’entreprise affirme qu’elle part « afin de se consacrer à d’autres projets à l’issue d’une période de transition, durant laquelle elle travaillera en étroite collaboration avec l’équipe commerciale pour accompagner nos clients ».

OpenAI est allée chercher l’ancien responsable de l’entreprise de cybersécurité Wiz (rachetée l’an dernier par Google), Dali Rajic. « Denise a dirigé notre division commerciale pendant une période décisive pour l’entreprise et a travaillé sans relâche pour amener l’équipe là où elle en est aujourd’hui », déclare le président et cofondateur d’OpenAI, Greg Brockman, dans le communiqué. « La manière dont nous déployons cette technologie évolue rapidement, et Dali saura transformer les enseignements tirés en une approche reproductible à mesure que nous développons le système complet visant à rendre l’IA largement utile aux particuliers et aux entreprises ».

En perpétuelle réorganisation

Mais ce départ donne l’impression qu’OpenAI est en perpétuelle réorganisation. Il y a cinq mois seulement, l’entreprise se réorganisait après l’annonce du congé maladie de la « CEO des applications » et numéro 2 de l’entreprise, Fidji Simo. À l’époque, les discussions étaient aussi tendues en interne concernant le calendrier de l’introduction en bourse (IPO) d’OpenAI. En juillet, Fidji Simo a annoncé quitter ses fonctions exécutives en invoquant toujours des raisons médicales.

Cette semaine, OpenAI a vu le départ d’un autre salarié important dans la hiérarchie de l’entreprise. Ainsi Brad Lightcap a expliqué lundi qu’il allait partir de l’entreprise et « commencer quelque chose de nouveau ». Venant de Dropbox mais aussi de Y Incubator, il était proche de Sam Altman et a occupé le poste de Chief Financial Officer en arrivant en 2018 avant d’être nommé Chief Operating Officer en 2022. Depuis l’absence de Fidji Simo, il avait aussi repris sous sa responsabilité les « projets spéciaux » de l’entreprise. « Je me sens incroyablement chanceux d’avoir pu passer une bonne partie de la dernière décennie à poursuivre notre mission et à construire cette entreprise », affirme-t-il.

Greg Brockman, en patron

Selon le New York Times, ces changements arrivent alors que Greg Brockman prend plus de place dans la direction de l’entreprise. Ça serait lui qui aurait contacté Dali Rajic pour développer plus fortement l’activité d’OpenAI tournée vers les entreprises. OpenAI veut maintenant booster son offre alors que son principal concurrent Anthropic a pris quelques longueurs d’avance.

Dans la note interne envoyée par Greg Brockman aux salariés d’OpenAI annonçant ces changements, il leur a aussi indiqué que le chiffre d’affaires annuel prévisionnel d’OpenAI avait augmenté de plus de 20 % d’un mois à l’autre en juillet, avec une croissance de 32 % pour les clients professionnels, explique de son côté Bloomberg.

OpenAI sort sa fonction « recall » s’appuyant sur l’historique du clavier, des clics, etc.

14 août 2026 à 09:43
Un keylogger plutôt que des captures d'écran 🤔
OpenAI sort sa fonction « recall » s’appuyant sur l’historique du clavier, des clics, etc.

L’entreprise de Sam Altman a mis en place une fonction qu’elle appelle « Computer History » mais qui a le même but que le Recall de Microsoft : enregistrer toutes les actions de l’utilisateur pour pouvoir ensuite les lui rappeler plus facilement. Au lieu de se baser sur des captures d’écran, cette fonctionnalité loggue toutes les actions de l’utilisateur puis les résume.

« ChatGPT est désormais capable de mémoriser votre activité sur les applications et les sites web de votre ordinateur », se vante OpenAI dans un tweet présentant son système, appelé « Computer History », qui permet à ChatGPT de s’appuyer sur toutes les actions de l’utilisateur pour lui rappeler ce qu’il a fait sur son ordinateur.

ChatGPT can now remember your activity across the apps and websites on your computer.

With Computer History in the desktop app, future interactions feel more personalized and require less explanation. pic.twitter.com/WHZPxPp31R

— OpenAI (@OpenAI) August 13, 2026

Il y a deux ans, Microsoft a dévoilé Windows Recall, une fonction chargée d’enregistrer tout ce qui se passe sur l’ordinateur pour le régurgiter en cas de recherche. Basée sur une multitude de captures d’écran, elle est décriée quasiment depuis son annonce en 2024 pour les nombreuses questions sur la vie privée qu’elle pose, notamment sur les données sensibles. Activée au départ par défaut, Microsoft a relancé son projet en avril dernier en revoyant l’architecture de sécurité de la fonction et en la laissant maintenant éteinte par défaut.

Un recall pour macOS désactivé par défaut

L’entreprise de Sam Altman semble vouloir suivre les pas de Microsoft en lançant son « Computer History ». Cette fonctionnalité « transforme votre activité sur les applications et les sites web en souvenirs et en une chronologie que ChatGPT et Codex peuvent consulter », explique OpenAI. « Vous pouvez poser des questions en langage naturel sur vos travaux récents, reprendre là où vous vous êtes arrêté, identifier des tendances dans votre façon de travailler et transformer des processus récurrents en compétences ou en automatisations », ajoute l’entreprise.

Mais elle s’appuie sur l’expérience de son concurrent en espérant ne pas (trop) subir de critiques. D’abord, OpenAI ne marche pas sur les platebandes de Microsoft pour l’instant et propose son « Computer History » pour les seuls utilisateurs de macOS (ceux qui sont situés dans l’Espace économique européen, en Suisse ou au Royaume-Uni ne sont pas encore concernés). Computer History est disponible pour les utilisateurs de ChatGPT Pro, Business et Enterprise, mais est désactivée par défaut.

Pas de capture d’écran, mais de la surveillance des clics, de la saisie de clavier, etc.

Ensuite, Computer History ne s’appuie pas sur des captures d’écran. OpenAI avait bien sorti en avril une fonction pour Codex nommée « Chronicle Research Preview » qui, elle, utilisait des captures d’écran, mais celle-ci a été abandonnée. La page du site web d’OpenAI expliquant cette fonction redirige maintenant l’utilisateur vers celle de « Computer History ». « Computer History remplace l’ancienne fonctionnalité Chronicle Research Preview, mais il s’agit d’un système entièrement repensé et non d’un simple changement de nom », précise d’ailleurs l’entreprise.

Mais alors, sur quoi s’appuie la nouvelle fonction de ChatGPT ? OpenAI explique qu’elle « génère un flux d’événements d’interaction à partir des applications et des sites web autorisés ». « Ces événements peuvent inclure les clics, la saisie au clavier, les raccourcis clavier, les changements d’application et le contexte que macOS met à disposition via son système d’accessibilité », ajoute-t-elle. Bref, Computer History enregistre toutes les activités de l’utilisateur effectuées via les applications et sites qu’il a lui-même listés. Il n’est pas sûr que ça rassure vraiment les utilisateurs. La fonction « transforme périodiquement ces événements en résumés textuels et en fichiers stockés en mémoire locale ».

OpenAI précise que les fichiers de logs temporaires bruts sont conservés pendant 48 h maximum, mais les fichiers générés ensuite restent sur l’ordinateur « jusqu’à ce que vous les supprimiez ou les effaciez, et vous pouvez les consulter dans la chronologie de l’historique ».

Des données traitées sur les serveurs d’OpenAI

Mais l’entreprise ajoute aussi que les fichiers de logs sont traités « sur ses serveurs afin de générer des souvenirs ». Ainsi, les données de toutes les interactions de l’utilisateur ne restent pas en local.

« OpenAI ne conserve pas ces fichiers d’événements après leur traitement, sauf si la loi l’exige, et ne les utilise pas à des fins d’entraînement », explique encore l’entreprise. Il faudra faire particulièrement attention, par contre, lors de l’utilisation de la fonctionnalité dans le chat. Puisque les résultats peuvent, eux, être utilisés par OpenAI pour l’entrainement de ses modèles si vous l’autorisez dans les options de contrôle de données.

Enfin, OpenAI précise que cette fonctionnalité augmente les risques d’injection de prompt provenant du contenu des applications et des sites web et qu’elle consomme des tokens lorsqu’elle résume l’activité de l’utilisateur et génère les fichiers qu’elle utilise ensuite.

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