L’ancien premier ministre, dans la continuité des principaux leaders politiques, a condamné dans un long texte publié sur X les propos tenus jeudi soir à Lyon par le chef de file des Insoumis.
À Lyon, en jouant sur la prononciation d’«Epstein», le leader insoumis s’inscrit dans une séquence déjà engagée par certains membres de son parti : l’idée selon laquelle un cadrage médiatique servirait à en masquer un autre.
Ce qui frappe, dans cette affaire, c’est que Lyon n’est pas un accident isolé, mais l’aboutissement d’une séquence déjà lancée début février sur les réseaux sociaux.
CONTRE-POINT - L’effet de manches de l’insoumis sur la prononciation d’Epstein dans son meeting de jeudi soir à Lyon montre bien qu’il sait et même souhaite déclencher l’indignation.
RÉCIT - Malgré les condamnations et indignations provoquées par ses sorties polémiques, Jean-Luc Mélenchon et LFI restent perçus comme un refuge anti-RN par leurs camarades des autres partis.
RÉCIT - Engagé dans une pente extrémiste à l’aube de 2027, le leader Insoumis est ciblé de toutes parts depuis sa diatribe empruntant certains codes chers aux antisémites.
ENTRETIEN - Le parti de Jean-Luc Mélenchon « a érigé la violence politique et l’antisémitisme en stratégie électorale », accuse la nouvelle ministre déléguée à l’Énergie, toujours partisane d’une ligne « ni RN, ni LFI » après la nouvelle polémique provoquée par le dirigeant Insoumis.
« Nous n’avons jamais eu de connivence avec LFI, ni sur les projets, ni sur les valeurs », assure Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement (ici dans son ministère, à Paris, en janvier 2026).
Le Conseil d’État a également confirmé la classification de l’UDR, le parti d’Éric Ciotti, à «l’extrême droite» pour les élections municipales de mars 2026.
Dans la tourmente après le lynchage mortel de Quentin Deranque, La France Insoumise s’enfonce désormais chaque jour un peu plus dans la critique des médias.
Kobili Traoré, déclaré pénalement irresponsable en 2019, est suspecté dans une affaire de vol à main armée et de séquestration, alors qu’il est hospitalisé en psychiatrie. Marine Le Pen condamne une «impunité révoltante», tandis que Nathalie Goulet dénonce une «récidive annoncée».
VIDÉO - Le leader de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon est accusé d’avoir tenu des propos antisémites lors d’un meeting à Lyon. «Dire Epstine, pas Epstein...», a-t-il scandé au sujet du pédocriminel américain, Jeffrey Epstein.
Le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon a réveillé le procès latent en antisémitisme qui lui est fait, après avoir ironisé sur la prononciation du nom «Epstein» jeudi à Lyon.
Accusé d’antisémitisme après ses propos sur Jeffrey Epstein lors d’une conférence à Lyon jeudi soir, les responsables politiques se soulèvent contre les déclarations du leader de La France Insoumise.
Accusé d’antisémitisme dans l’affaire du pédocriminel américain, Jeffrey Epstein, Jean-Luc Mélenchon estime que la toile a une «consternante réaction». Et ne regrette en rien, une nouvelle fois, ses propos.
En meeting ce jeudi à Lyon dans le cadre des élections municipales, le leader insoumis a de nouveau ciblé la presse, avec qui ses relations se sont envenimées depuis la mort de Quentin Deranque.
S’érigeant contre la «vieille presse indignée», le triple candidat à l’Élysée s’en est pris, pendant plus d’une heure ce jeudi, aux médias traditionnels, au premier rang desquels BFMTV, l’AFP, France Info et Le Figaro.
RÉCIT - Pour son retour dans l’arène politique après les réquisitions du parquet, la triple candidate à la présidentielle a fait le déplacement aux côtés du chef du parti. Ils y ont affiché leur complémentarité.
CONTRE-POINT - Marine Le Pen veut conserver la liberté d’organiser politiquement la campagne voire l’accession au pouvoir du parti qu’elle a repris il y a quinze ans.