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Renault Group : comment expliquer un bénéfice hors Nissan mais une perte nette record en 2025 ?

22 février 2026 à 16:08

Malgré une activité en croissance et un free cash-flow positif, Renault Group affiche une perte nette de 10,9 milliards d’euros en 2025. En cause : l’impact comptable lié à Nissan.
Le constructeur maintient toutefois ses objectifs pour 2026 et vise une amélioration progressive de sa rentabilité à moyen terme.

Une activité en hausse dans un marché difficile

En 2025, Renault Group a vendu 2 336 807 véhicules dans le monde, soit une hausse de 3,2 % dans un marché en progression de 1,6 %. En cela, c’est un bon exercice.

Le chiffre d’affaires atteint 57,9 milliards d’euros, en croissance de 3,0 % (+4,5 % à taux de change constants). Les trois marques du groupe — Renault, Dacia et Alpine — progressent toutes.

Selon le communiqué, en Europe, Renault se positionne comme première marque française dans le monde et deuxième sur le marché VP + VU. Dacia atteint la deuxième place des ventes à particuliers. La Sandero devient le véhicule particulier le plus vendu en Europe tous canaux confondus. Ce n’est pas une première pour Dacia, c’est la confirmation d’un marché automobile à deux vitesses.

À l’international, la marque Renault enregistre une hausse de 11,7 %, notamment en Amérique latine, en Corée du Sud et au Maroc.

Une électrification en forte accélération

Le groupe poursuit son offensive sur les motorisations électrifiées. Attention, on parle de véhicules électrifiés et pas uniquement des 100 % électriques. Ainsi :

  • Ventes de véhicules électriques : +77,3 %
  • Ventes de véhicules hybrides : +35,2 %
  • Mix électrique : 14 % des ventes totales
  • Mix hybride : 30 %

La marque Renault atteint un mix électrique de 20,3 %. La Renault 5 a porté ce segment 100 % électrique.
Chez Dacia, les ventes d’hybrides progressent de 122 %.

Parmi les lancements récents cités figurent notamment la Renault 5 (leader du segment B électrique en Europe), la Renault Symbioz, la Dacia Bigster ou encore l’Alpine A290.

Une marge solide, mais un résultat net plombé par Nissan

La marge opérationnelle du groupe s’établit à 3,6 milliards d’euros, soit 6,3 % du chiffre d’affaires (contre 7,6 % en 2024). Une marge en recul, symptôme d’efforts consentis pour baisser les prix tout en augmentant les dotations des véhicules, a priori.

En revanche, le résultat net part du groupe ressort à -10,9 milliards d’euros. Un chiffre qui fait forcément peur. Cependant, il faut relativiser.

En effet, cette perte s’explique principalement par :

  • Une perte non cash de -9,3 milliards d’euros liée à l’évolution du traitement comptable de la participation dans Nissan
  • Une contribution négative de -2,3 milliards d’euros des entreprises associées

Hors impacts de Nissan, le résultat net s’élève à 715 millions d’euros. Ce n’est pas Byzance, mais c’est positif. Renault continue de payer la réorganisation de l’Alliance et le retraitement de la participation dans le constructeur japonais.

Un free cash-flow élevé et une trésorerie record

Le free cash-flow de l’Automobile atteint 1,5 milliard d’euros en 2025. Il inclut 300 millions d’euros de dividendes versés par Mobilize Financial Services.

La position financière nette de l’Automobile atteint un niveau record de 7,4 milliards d’euros au 31 décembre 2025.

Les stocks totaux s’établissent à 539 000 véhicules, considérés comme équilibrés par le groupe.

Objectifs 2026 : marge attendue à 5,5 %

Pour 2026, Renault Group vise :

  • Une marge opérationnelle d’environ 5,5 % traduisant un marché mondial compliqué
  • Un free cash-flow d’environ 1 milliard d’euros

Le groupe prévoit une croissance du chiffre d’affaires, portée par :

  • L’international
  • Les ventes à partenaires
  • La hausse du mix électrique
  • L’intégration complète de RNAIPL (Inde)

À moyen terme, Renault Group cible :

  • Une marge opérationnelle comprise entre 5 % et 7 %
  • Un free cash-flow moyen d’au moins 1,5 milliard d’euros par an

Une note de crédit relevée

Le 18 décembre 2025, S&P Global Ratings a relevé la note long terme de Renault SA au statut « BBB- » (investment grade), avec perspective stable.

Un dividende de 2,20 euros par action sera soumis à l’assemblée générale du 30 avril 2026.

Notre avis, par leblogauto.com

Le bilan 2025 peut paraître très mauvais à première vue. Mais, si on ôte le poids négatif de Nissan, ce bilan n’est pas si mauvais. Toutefois, il semble demander quelques « ajustements » de la part de la direction et de François Provost. Ces ajustements risquent de « piquer » un peu avec des coupes budgétaires.

Du côté d’Alpine, l’avenir est – pour le moment – toujours 100 % électrique. La prochaine A110 sera un VEB et partagera sa plateforme avec la Renault 5 Turbo 3E. De la puissance, mais hélas du poids. Est-ce que ce sera la bonne équation ? Sans parler de survie de la marque, on ne peut s’empêcher de penser qu’il faudra que les ventes suivent sous peine de prises de décision radicales éventuelles.

Pour Dacia, la transformation d’une marque low cost en « achat malin » semble fonctionner. De quoi se dire qu’il y a de la place pour une déclinaison « entry » ou une nouvelle / ancienne marque pour remplacer les Logan et Sandero à moins de 8 000 € à l’époque.

Glossaire

Marge opérationnelle
Indicateur de rentabilité. Elle correspond au résultat d’exploitation rapporté au chiffre d’affaires.

Free cash-flow
Flux de trésorerie disponible après investissements. Il mesure la capacité d’une entreprise à générer du cash.

Taux de change constants
Comparaison financière neutralisant l’impact des variations de devises.

Mix produit / mix électrique
Répartition des ventes par type de véhicules (segments, motorisations).

Besoin en fonds de roulement (BFR)
Montant nécessaire pour financer le cycle d’exploitation (stocks, créances, dettes fournisseurs).

Investment grade
Notation financière indiquant qu’une entreprise présente un risque de crédit modéré.

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Podcast 369: L’essentiel de la semaine 8

22 février 2026 à 06:41

Bonjour à toutes et à tous !
Bienvenue dans votre rendez-vous hebdomadaire avec l’actualité automobile. Cette semaine : géopolitique et importations détournées, retour des modèles abordables, révolution des interfaces, bras de fer industriels et grands plans d’économies. Le monde auto est en pleine recomposition… et on vous décrypte tout ça !

Russie : les voitures passent par la Chine

Sous l’effet des sanctions, la Russie réorganise ses importations automobiles en transitant massivement par la Chine. Les flux commerciaux se redessinent, favorisant les constructeurs chinois. Ce contournement illustre la nouvelle géographie industrielle du secteur. Un bouleversement durable pour le marché russe.

La Chine interdit le volant yoke et met fin au tout tactile

La Chine durcit sa réglementation en interdisant les volants type “yoke” et en limitant le tout tactile. Pékin privilégie des commandes physiques pour des raisons de sécurité. Un signal fort envoyé aux constructeurs adeptes d’intérieurs minimalistes. L’ergonomie redevient un enjeu réglementaire majeur.

USA : retour en force des modèles de base

Aux États-Unis, les versions d’entrée de gamme retrouvent la faveur des consommateurs. Inflation et taux élevés poussent à la rationalité budgétaire. Les constructeurs réintroduisent des finitions plus simples et abordables. Le low-cost redevient stratégique sur le premier marché mondial.

L’État utilise enfin les radars pour traquer les non-assurés… mais seulement dans certains cas

En France, l’État exploite désormais certains radars pour identifier les véhicules non assurés. Le dispositif reste toutefois limité à des situations précises. Objectif : lutter contre un phénomène en hausse. Une évolution technologique au service de la sécurité routière.

Ford dépassé par BYD : un tournant mondial

Le constructeur américain Ford est dépassé en volumes par le géant chinois BYD. Un symbole fort du basculement industriel mondial vers l’Asie. L’électrique redistribue les cartes. La hiérarchie historique du secteur est en pleine mutation.

Bilan Volkswagen Group 2025 : nos entretiens exclusifs avec les dirigeants

Le Volkswagen Group dresse le bilan 2025 dans une série d’entretiens exclusifs. Entre transition électrique, pression concurrentielle et enjeux de rentabilité, les défis sont nombreux. Les dirigeants détaillent leur feuille de route stratégique. Un moment clé pour le premier groupe européen.

De la citadine à la familiale : Nissan propose une gamme électrique complète

Nissan déploie une offre électrique couvrant tous les segments, de la citadine à la familiale. La marque japonaise renforce sa position sur un marché ultra concurrentiel. L’objectif : capter un public élargi en quête d’alternatives thermiques. Une stratégie de couverture totale pour rester dans la course.

Entre recomposition géopolitique, montée en puissance chinoise, retour au pragmatisme budgétaire et grands plans d’économies européens, l’automobile vit une période charnière. Les équilibres historiques vacillent et de nouveaux лидeurs émergent.

C’était La semaine automobile par Leblogauto.com.
Merci de votre écoute, et à très vite pour une nouvelle plongée au cœur de l’actualité automobile ! 

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Un nouvel élan pour Polestar avec 3 nouveaux modèles avant 2028

21 février 2026 à 09:19

L’Europe est très clairement devenue le premier marché de Polestar. Le développement de la marque s’y fera avec l’arrivée de trois nouveaux modèles en trois ans, de versions sportives. Mais pas d’hybrides.

Entre les difficultés de toutes les marques étrangères sur le marché chinois et la fermeture du marché étasunien aux véhicules électriques, l’Europe est donc devenue de facto le marché prioritaire pour Polestar. Les prochaines nouveautés ne prendront donc pas la forme d’énormes SUV, mais de modèles plus adaptés à nos contrées.

Dans la foulée de la Polestar 5 qui doit être commercialisée très bientôt, le constructeur apportera une solution aux clients intéressés par la Polestar 4, mais rebutés par l’absence de vitre arrière… La prochaine nouveauté est un effet un break dérivé du crossover. En l’absence de break chez Volvo, les amateurs du genre pourront donc se rabattre sur la marque sœur.

Nous assisterons en 2027 au premier renouvellement de modèle dans la gamme avec l’arrivée d’une nouvelle génération de Polestar 2. Soit le modèle le plus vendu pour le moment. Bien entendu, les images communiquées ne laissent pas voir grand-chose. Mais outre un style qui s’aligne sur les autres modèles de la marque, le véhicule semble plus bas que l’actuel. La Polestar 2 pourrait ainsi abandonner son aspect de berline surélevée pour devenir une « vraie » berline ».

Une Polestar 5 en réduction qui sera suivie en 2028 par un SUV de taille moyenne. Ce probable cousin du prochain Volvo EX40 se nommera Polestar 7. Ici, le constructeur conserve ses appellations en fonction de l’ordre de sortie de ses véhicules. La Polestar 6 n’est pas abandonnée, mais reportée. Le coupé dérivé de la Polestar 5 n’arrivera qu’en 2029.

Performances, sans essence

Mais Polestar n’oublie pas son positionnement censé être plus sportif que celui de Volvo. Après tout, il s’agissait initialement de la griffe sportive du constructeur suédois. L’appellation BST, raccourci pour BEAST, sera donc de nouveau d’actualité pour donner naissance à de nouvelles variantes sportives. L’ambition est de rivaliser avec les BMW M, Audi RS ou Mercedes AMG. Sans doute en priorité sur les Polestar 2, 4 ou 5.

Mais une chose est sûre. Michael Lohsheller a été particulièrement clair sur l’arrivée de versions hybrides ou de prolongateur d’autonomie. Le patron de la marque a bien confirmé que Polestar resterait fidèle à ses principes et ses précédentes déclarations. Pas de marche arrière ou de demi-tour pour l’Étoile polaire, Polestar est une marque à zéro émission. La Polestar 1 restera comme le seul et unique modèle avec moteur à combustion de la marque.

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Droits de douane Trump annulés : quel impact réel pour les voitures importées ?

21 février 2026 à 07:48

La Cour suprême des États-Unis vient d’infliger un revers majeur à Donald Trump en annulant une large partie des droits de douane qu’il avait imposés via une loi d’urgence. Une décision à forte portée politique et économique.
Mais pour le secteur automobile, la réalité est plus nuancée : les voitures et pièces détachées sont-elles réellement concernées ?

Une annulation… partielle

La Cour a estimé que l’exécutif ne pouvait pas utiliser l’International Emergency Economic Powers Act (IEEPA) pour imposer des droits de douane généralisés sans validation claire du Congrès.

Résultat : les droits de douane “globaux” ou “réciproques” sont invalidés.
Mais les droits sectoriels, notamment ceux qui touchent l’automobile, ne reposaient pas sur ce même fondement juridique.

Pourquoi l’automobile est (pour l’instant) peu affectée

Les droits de douane visant les véhicules et pièces importés avaient été instaurés sous d’autres bases légales, notamment les mesures liées à la sécurité nationale (Section 232 du Trade Expansion Act). Ces annonces avaient créé pas mal d’émoi dans l’industrie automobile mondiale, surtout au Canada et au Mexique qui exportent énormément vers les USA.

Certains constructeurs ont alors lancé des programmes pour voir si une production aux USA était envisageable, d’autres préférant le bras de fer, quitte à prendre en charge la surtaxe.

Concrètement :

  • Les 25 % appliqués sur certains véhicules importés restent en vigueur.
  • Les pièces détachées et composants continuent d’être taxés.
  • Les chaînes d’approvisionnement ne bénéficient pas d’un allègement immédiat.

Cependant, le Président Trump a immédiatement réagit en prenant un nouveau décret instaurant 10 % de droits de douane applicable à tous les pays [Mise à jour : le Président Trump a même remonté le taux à 15 %]. Pas de droits réciproques, mais un droit pour tout le monde. Sauf que la loi sur laquelle s’appuie Trump cette fois, limite la décision à 150 jours. Passé ce délai, il faudra demander au Congrès, ce que se refuse de faire le Président. En effet, il est incertain d’avoir un vote favorable.

Ce que cela change quand même

Même si les droits auto restent en place, la décision pourrait :

  • Limiter la capacité future d’un président à imposer rapidement de nouveaux tarifs douaniers globaux.
  • Réduire l’incertitude réglementaire pour les industriels.
  • Influencer les négociations commerciales internationales.

Pour les consommateurs américains, cela ne signifie pas une baisse immédiate du prix des véhicules importés.

En revanche, pour les sociétés qui ont vu leurs biens être surtaxés par la décision jugée illégale de Trump, elles vont pouvoir réclamer le remboursement de centaines de millions, voire milliards de dollars. Une claque.

Notre avis, par leblogauto.com

La décision est spectaculaire sur le plan politique, mais dans les concessions automobiles américaines, le changement ne sera ni immédiat ni radical. Pour l’industrie automobile mondiale qui exporte vers les USA, il est urgent d’attendre. Surtout qu’en novembre prochain, il y a les « midterms ». Ces élections de mi-mandat promettent, pour le moment, un revers pour Trump.

Il pourrait perdre la main mise sur certaines parties de l’Etat et être plus muselé dans ces décisions bravaches.

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Singer mis à l’honneur au Festival of Speed de Goodwood 2026

20 février 2026 à 15:45
Singer à Goodwood

Comme chaque année depuis 1997, le Festival of Speed mettra à l’honneur une marque ou un personnage. Pour l’édition 2026, ce temple de la passion automobile consacrera le travail de Singer.

Créé en 1993, le Festival of Speed de Goodwood est devenu une institution. Un haut lieu de la passion automobile, qui depuis 2017 a choisi de célébrer chaque année un constructeur différent. À l’exception de l’édition 2017 qui a mis à l’honneur Bernie Ecclestone, figure emblématique du sport automobile, puis de l’édition 2025 dont la figure emblématique était celle de Gordon Murray.

L’édition 2026 sera une nouvelle exception. Car pour la première fois, ce n’est pas un grand constructeur international qui sera la tête d’affiche. C’est en effet Singer qui a été sélectionné. Le « pape du restomod »est présent depuis 2015 au sein de l’événement. Il y a d’ailleurs présenté ses dernières créations comme les DLS, DLS Turbo ou Carrera Reminagined.

Comme chaque année, Singer fera l’objet d’une sculpture monumentale Gerry Judah, qui sera installée sur les pelouses du château du Duc de Richmond.

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La location de voiture courte durée en France : usages, mutations et perspectives

20 février 2026 à 15:33
La location de voiture courte durée en France : usages, mutations et perspectives

En France, la location de voiture de courte durée s’est imposée comme une solution de mobilité souple pour les particuliers comme pour les professionnels. Utilisée pour les déplacements ponctuels, les séjours touristiques ou les besoins temporaires, elle s’inscrit dans un contexte de transformation des usages de l’automobile et de développement des mobilités à la demande. Ce modèle accompagne l’évolution des pratiques de déplacement, entre intermodalité, digitalisation et adaptation aux contraintes environnementales.

Comprendre la location de voiture courte durée en France

La location de voiture courte durée désigne la mise à disposition d’un véhicule pour une période allant de quelques heures à plusieurs jours, voire quelques semaines. Ce modèle se distingue de la location longue durée (LLD) et du leasing, davantage orientés vers les particuliers ou entreprises souhaitant disposer d’un véhicule sur plusieurs mois ou années.

En France, ce segment de marché repose sur un réseau dense d’agences situées dans les gares, aéroports, centres-villes et zones périurbaines. Il s’adresse à des profils variés : voyageurs en déplacement ponctuel, touristes, professionnels en mission ou particuliers ayant besoin d’un véhicule de remplacement. Les grandes métropoles et les pôles de transport constituent des points d’ancrage essentiels pour ces services.

Dans ce paysage, certaines agences implantées dans les principaux hubs ferroviaires jouent un rôle structurant pour les déplacements combinant train et voiture. À Nantes, par exemple, les voyageurs peuvent se tourner vers l’expert de la location voiture à Nantes Europcar, situé à proximité immédiate de la gare, afin de poursuivre leur trajet en véhicule individuel après une arrivée en train.

Un marché structuré par la mobilité occasionnelle

Des usages diversifiés

La location courte durée répond à plusieurs logiques d’usage. Pour les particuliers, elle constitue souvent une solution de remplacement lors de la panne d’un véhicule, d’un déménagement ou d’un départ en vacances. Elle permet également d’accéder ponctuellement à des modèles spécifiques (utilitaire, véhicule familial, électrique) sans en supporter les coûts permanents.

Du côté des entreprises, la location de courte durée est fréquemment utilisée pour des déplacements professionnels ponctuels, la gestion de flottes flexibles ou l’accueil de collaborateurs en mission. Elle offre une alternative à l’achat ou à la location longue durée, notamment pour les besoins temporaires.

Le développement du télétravail et des déplacements hybrides a également modifié les usages. De nombreux actifs n’ont plus besoin d’un véhicule au quotidien mais souhaitent en disposer de manière ponctuelle. La location courte durée s’inscrit ainsi dans une logique de consommation à la demande.

Le rôle des gares et des pôles de transport

Les gares ferroviaires sont devenues des points stratégiques pour la location de véhicules. Elles permettent d’articuler les différents modes de transport et d’assurer la continuité des déplacements sur le territoire. Cette intermodalité s’observe particulièrement dans les grandes villes régionales, où l’arrivée en train est suivie d’un trajet local ou régional en voiture.

À Nantes, la présence d’agences comme celles opérées par Europcar Atlantique illustre cette logique. L’implantation à proximité immédiate de la gare facilite la prise en charge rapide d’un véhicule et permet d’adapter les déplacements à des besoins ponctuels, qu’ils soient touristiques ou professionnels.

La location de voiture courte durée en France : usages, mutations et perspectives
Crédit : Europcar

Les enjeux économiques et environnementaux du secteur

Une alternative à la possession de véhicule

La location courte durée s’inscrit dans une tendance plus large de remise en question de la propriété automobile. Dans les zones urbaines, les coûts liés à l’achat, à l’entretien et au stationnement d’un véhicule peuvent inciter certains ménages à privilégier des solutions d’usage ponctuel.

Cette évolution s’accompagne d’une diversification de l’offre : véhicules thermiques, hybrides, électriques ou utilitaires. Les acteurs du secteur cherchent à adapter leur flotte aux nouvelles attentes en matière de transition énergétique et de réduction des émissions.

Europcar Atlantique, par exemple, propose dans certaines agences une gamme incluant des motorisations variées, afin de répondre aux contraintes réglementaires et environnementales des grandes agglomérations. Ce type d’offre reflète les ajustements en cours dans l’ensemble du secteur.

Des contraintes opérationnelles

Le modèle économique de la location courte durée repose sur la gestion de flottes importantes et sur l’optimisation des taux d’utilisation des véhicules. Les périodes de forte demande, notamment pendant les vacances ou les week-ends prolongés, nécessitent une organisation logistique précise.

Les acteurs du marché doivent également composer avec l’évolution des réglementations, notamment celles liées aux zones à faibles émissions (ZFE) dans les grandes villes françaises. L’adaptation des flottes et la transition vers des véhicules moins polluants représentent un enjeu central pour les prochaines années.

Numérisation et transformation des services

Digitalisation des parcours clients

La réservation en ligne, la gestion des contrats dématérialisés et l’essor des applications mobiles ont transformé l’expérience utilisateur. Les clients peuvent désormais réserver un véhicule en quelques minutes, comparer les offres et accéder à des informations détaillées sur les modèles disponibles.

Cette digitalisation s’accompagne d’une automatisation progressive des agences : bornes de retrait, états des lieux numériques, signature électronique. Elle vise à réduire les temps d’attente et à fluidifier les parcours de location.

Dans certaines agences, notamment dans les grandes villes, des solutions d’accès autonome aux véhicules sont testées. Elles permettent de récupérer un véhicule en dehors des horaires d’ouverture traditionnels, répondant ainsi à des besoins de flexibilité accrus.

Intermodalité et services complémentaires

La location courte durée s’intègre de plus en plus dans des parcours multimodaux associant train, transports en commun, covoiturage ou mobilité douce. Les plateformes de mobilité cherchent à centraliser l’accès à ces différents services afin de simplifier l’organisation des déplacements.

Les agences situées dans les hubs de transport, comme celles d’Europcar Atlantique à Nantes, participent à cette logique en facilitant la transition entre les modes de transport. Elles constituent un maillon intermédiaire entre la mobilité longue distance et les déplacements locaux.

Limites et défis du modèle

Malgré sa croissance, la location courte durée fait face à plusieurs défis. Le coût de la location peut représenter un frein pour certains utilisateurs, notamment sur les périodes de forte demande. La disponibilité des véhicules dans certaines zones rurales ou peu desservies reste également limitée.

Par ailleurs, la concurrence des nouvelles formes de mobilité, telles que l’autopartage ou les plateformes de location entre particuliers, modifie l’équilibre du marché. Ces solutions offrent parfois des tarifs plus accessibles ou une plus grande proximité géographique.

Les acteurs traditionnels doivent donc adapter leur offre, en misant sur la qualité de service, la diversité des véhicules et l’implantation stratégique des agences. Europcar Atlantique, comme d’autres opérateurs, s’inscrit dans cette dynamique d’adaptation en renforçant sa présence dans les pôles de transport et en ajustant son offre aux nouveaux usages.

La location courte durée s’inscrit durablement dans le paysage de la mobilité française. Portée par la flexibilité qu’elle offre et par l’évolution des modes de déplacement, elle accompagne la transition vers des usages plus ponctuels de l’automobile. Entre digitalisation des services, diversification des flottes et articulation avec les transports collectifs, ce secteur devrait continuer à évoluer au rythme des transformations du marché de la mobilité.

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Ford face au défi des voitures chinoises

20 février 2026 à 15:12

Jim Farley échange avec l’administration Trump sur l’entrée des constructeurs chinois aux États-Unis et l’avenir du marché auto.

Le débat sur l’entrée des constructeurs automobiles chinois aux États-Unis prend une nouvelle dimension. Jim Farley, PDG de Ford Motor Co., a récemment échangé avec des membres de l’administration Trump sur un scénario visant à protéger l’industrie automobile américaine tout en encadrant l’arrivée potentielle de véhicules fabriqués en Chine. Cette discussion stratégique intervient alors que la montée en puissance des véhicules électriques chinois suscite des inquiétudes croissantes chez les constructeurs historiques.

Depuis plusieurs années, Farley alerte publiquement sur la menace que représentent les modèles chinois à bas prix et à haute technologie pour la part de marché des fabricants automobiles américains. Selon une source citée par le Detroit Free Press, le dirigeant aurait évoqué la possibilité d’autoriser les groupes chinois à produire des voitures sur le sol américain via des coentreprises, avec une participation majoritaire américaine et un partage des bénéfices ainsi que des technologies.

Un marché américain protégé par des droits de douane

À ce stade, un tarif douanier de 100 % sur les voitures chinoises importées constitue le principal frein à leur implantation directe aux États-Unis. Cette mesure, mise en place par l’ancien président Joe Biden et maintenue par le président Donald Trump, bloque de facto l’accès au marché américain pour les constructeurs chinois.

Pourtant, la pression concurrentielle s’intensifie. La Chine, confrontée à une saturation de son marché domestique, cherche à exporter davantage pour soutenir sa croissance. Les véhicules électriques chinois sont déjà commercialisés au Mexique depuis plusieurs années et devraient représenter environ 20 % des ventes de voitures neuves dans ce pays d’ici début 2026. Le Canada prévoit également d’autoriser la vente de certains modèles électriques chinois.

Dans ce contexte, de nombreux experts estiment qu’il ne s’agit que d’une question de temps avant que les marques chinoises ne trouvent un moyen d’accéder au marché nord-américain, notamment grâce à leur compétitivité tarifaire et à leurs technologies embarquées avancées.

L’option des coentreprises discutée à Detroit

Les échanges entre Jim Farley et l’administration Trump se seraient déroulés en marge du Salon de l’auto de Detroit. Le dirigeant de Ford aurait abordé cette hypothèse avec le représentant commercial américain Jamieson Greer, le secrétaire aux Transports Sean Duffy et l’administrateur de l’EPA Lee Zeldin.

Quelques jours auparavant, Donald Trump avait déclaré lors d’un discours au Detroit Economic Club qu’il serait ouvert à l’idée de laisser les constructeurs automobiles chinois entrer aux États-Unis à condition qu’ils construisent des usines et embauchent des travailleurs américains.

Selon Bloomberg, l’option de la coentreprise n’aurait pas été activement défendue par Farley, mais évoquée comme un mécanisme de protection des intérêts nationaux en cas d’ouverture du marché. Toutefois, l’idée aurait reçu un accueil réservé de la part de responsables de l’administration, qui redouteraient une opposition politique à Washington.

Le porte-parole de Ford, Dave Tovar, a rappelé que l’entreprise restait attachée à la protection du marché intérieur contre une « inondation de véhicules subventionnés construits en Chine », tout en soulignant les enjeux de confidentialité et de sécurité nationale associés aux véhicules chinois.

Une menace technologique jugée existentielle

Jim Farley n’a jamais caché son admiration prudente pour les avancées technologiques des constructeurs chinois. Ford étudie leurs modèles depuis plusieurs années et a intensifié ses analyses récemment. Dès 2023, le PDG a emmené régulièrement son équipe de direction à Shanghai et dans d’autres grands marchés chinois afin d’examiner les véhicules électriques locaux, leurs systèmes numériques, leurs plateformes et leurs services connectés.

Farley conduit lui-même une Xiaomi SU7, qu’il a qualifiée de « haute qualité » avec « une excellente expérience numérique ». Selon lui, comprendre ces véhicules est indispensable pour mieux les affronter sur le terrain concurrentiel.

À l’automne dernier, le dirigeant a franchi un cap dans son discours en qualifiant les voitures chinoises de « menace existentielle » pour l’industrie automobile américaine. Il a souligné que les capacités de production existantes en Chine suffiraient à alimenter l’ensemble du marché nord-américain, mettant potentiellement en difficulté les constructeurs locaux.

Cette inquiétude est partagée par plusieurs membres de l’administration Trump, qui évoquent des risques économiques et des enjeux de sécurité nationale en cas d’implantation industrielle chinoise sur le territoire américain.

L’industrie automobile américaine se trouve ainsi à un carrefour stratégique. Entre protection du marché domestique, compétitivité technologique et transition vers l’électrification, les décisions à venir pourraient redéfinir l’équilibre des forces sur le marché nord-américain des véhicules électriques et thermiques.

Notre avis, par leblogauto.com

Les discussions autour d’éventuelles coentreprises montrent que le sujet dépasse la simple question tarifaire. Ford semble chercher un compromis entre protection industrielle et anticipation de la concurrence chinoise. La reconnaissance par Jim Farley du niveau technologique des véhicules électriques chinois illustre la réalité du défi. L’inconnue demeure si une ouverture encadrée du marché américain sera politiquement acceptable et économiquement viable.

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Nissan renforce son identité japonaise

20 février 2026 à 13:23

Nissan veut affirmer son identité japonaise via son design européen, face à l’uniformisation des véhicules électriques.

Dans un contexte de transformation profonde du secteur automobile, Nissan affiche une volonté claire : renouer avec ses racines japonaises pour affirmer une identité visuelle forte et différenciante. À l’heure où de nombreux véhicules électriques tendent à adopter des silhouettes similaires dictées par l’aérodynamique et l’architecture batterie, le constructeur entend se distinguer par un design plus expressif, ancré dans sa culture d’origine.

Au cœur de cette stratégie se trouve le studio Nissan Design Europe, installé dans le quartier de Paddington à Londres. Ce centre de design joue un rôle structurant dans la définition du futur langage stylistique de la marque. L’objectif n’est pas de rendre Nissan moins mondial, mais de rendre ses futurs modèles plus immédiatement reconnaissables sur un marché automobile ultra-concurrentiel, notamment en Europe.

Depuis avril 2025, le studio est dirigé par Giovanny Arroba, designer expérimenté ayant travaillé au sein des centres de design de Nissan au Japon et aux États-Unis avant de prendre la tête de l’entité européenne. Sa mission : renforcer la cohérence visuelle des véhicules tout en intégrant une signature japonaise affirmée.

L’Europe, laboratoire stratégique du design

Le choix de renforcer la direction artistique en Europe n’est pas anodin. Le marché européen est considéré comme particulièrement exigeant, tant en matière de volumes que de goût automobile. Les consommateurs y scrutent attentivement les proportions, la qualité d’exécution, le traitement des surfaces et l’authenticité du style.

Dans ce contexte, les studios régionaux ne peuvent se contenter de reproduire des tendances globales. Ils doivent proposer une vision claire, capable de séduire un public habitué à des standards élevés en matière de design automobile, de finition et d’identité de marque.

Le fonctionnement interne de Nissan repose toutefois sur un réseau mondial de studios de design. Les idées circulent entre le Japon, les États-Unis et l’Europe grâce à des ateliers collaboratifs et des propositions internes. Même lorsqu’un projet cible un marché spécifique, il bénéficie de contributions internationales. Cette organisation permet d’éviter des résultats trop prévisibles ou uniformisés.

Le studio de Londres occupe ainsi une position stratégique dans ce dispositif global. Nissan le décrit comme un pôle clé, chargé d’apporter une sensibilité européenne tout en participant à la construction d’une identité mondiale cohérente.

Résister à l’uniformisation des véhicules électriques

L’un des défis majeurs du design automobile contemporain réside dans l’homogénéisation croissante des véhicules électriques. Les contraintes techniques influencent fortement les silhouettes et les architectures. L’intégration des batteries dans le plancher, les normes de sécurité liées aux chocs piétons ou encore les impératifs d’aérodynamique limitent la liberté formelle.

Ces paramètres conduisent souvent à des proportions similaires : empattement allongé, porte-à-faux réduits, surfaces lissées et signatures lumineuses minimalistes. Face à cette standardisation, Nissan estime que la différenciation peut s’exprimer à travers les détails, la posture générale du véhicule et le ton émotionnel du design.

Giovanny Arroba défend l’idée que l’identité japonaise doit être activement exprimée. Là où le design allemand est fréquemment associé au rationalisme fonctionnel, influencé par le Bauhaus, et où le design italien évoque la sculpture et l’émotion, Nissan souhaite mettre en avant un mélange spécifiquement japonais de précision, d’innovation, de charme et d’esprit.

Cette approche vise à conférer aux futurs modèles une signature stylistique reconnaissable, même dans un environnement technique contraint par l’électrification.

Héritage et modernité : l’exemple de la Micra électrique

Un exemple concret de cette orientation est la nouvelle Micra électrique destinée au marché européen. Conçue par le studio Nissan Design Europe, elle adopte un style qualifié de mignon et référentiel, suscitant des comparaisons avec l’ère des voitures Pike de Nissan à la fin des années 1980 et au début des années 1990.

À l’époque, Nissan avait commercialisé au Japon plusieurs modèles en série limitée, parmi lesquels la Figaro, le Be-1, le Pao et le S-Cargo. Ces véhicules s’appuyaient sur une base technique issue de la March — connue en Europe sous le nom de Micra — et se distinguaient par un style rétro, des teintes ludiques et une approche presque fashion du design automobile.

Sans être présentée comme un hommage direct, la nouvelle Micra électrique semble s’inscrire dans cet esprit : proposer une citadine électrique au caractère affirmé, capable de susciter une connexion émotionnelle. Le défi pour Nissan est double. Il s’agit de répondre aux exigences de l’ère électrique — efficacité énergétique, intégration des batteries, habitacles numériques — tout en conservant un attrait émotionnel fort.

Si les orientations prises à Paddington se confirment, le prochain chapitre stylistique de Nissan s’appuiera sur un patrimoine japonais assumé comme fondation visuelle et philosophique. L’ambition est de créer une signature reconnaissable, associant tradition et innovation, dans un marché automobile en pleine mutation technologique.

Notre avis, par leblogauto.com

La stratégie de Nissan traduit une prise de conscience face à l’uniformisation croissante des véhicules électriques. Miser sur une identité japonaise forte peut constituer un levier pertinent de différenciation dans un segment saturé. Le rôle central confié au studio européen montre également l’importance du marché européen dans la définition du design global. A voir si cette orientation stylistique se traduira par une reconnaissance accrue auprès des clients.

Crédit illustration : Nissan.

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Porsche C88 : la voiture du peuple… jamais née

20 février 2026 à 10:58

En 1994, Porsche sort des sentiers battus. La marque allemande développe la C88, une petite berline familiale pensée pour le marché chinois. L’objectif ? Créer une voiture accessible, pratique et confortable, très différente des sportives que l’on connaît. Le projet devait répondre à une commande directe du gouvernement chinois, soucieux de proposer une voiture nationale pour les familles.

Un nom et un logo symboliques

  • C : Cheap, Chinese, Comfort, Clean
  • 88 : chiffre porte-bonheur en Chine

Le capot affiche un logo unique : deux parents et un enfant, clin d’œil discret à la politique de l’enfant unique. Même le style extérieur était pensé pour plaire au marché local, avec des lignes simples et modernes. A l’intérieur, il n’y avait la possibilité que d’un siège enfant.

Porsche aurait pu capitaliser sur son logo connu mondialement. Cependant, la voiture était tellement éloignée de sa production d’alors qu’il a été préféré un nouveau logo inédit.

Une fiche technique qui fait envie (non)

  • Moteur : 1,1 L 4‑cylindres (~65 ch)
  • Transmission : boîte manuelle 5 vitesses
  • Dimensions : compacte, 4 portes
  • Conçue pour être fiable, économique et facile à entretenir

Porsche a développé le prototype en seulement 4 mois, un rythme éclair pour une marque de luxe habituée aux sportives haut de gamme. Le constructeur a fait appel à l’Italien Stola, bien connu dans le monde des prototypes automobiles.

Pour la présentation de la Porsche C88 en grande pompe, ce n’est ni plus ni moins que le CEO du constructeur, Wendelin Wiedeking, qui fait la retape. Il apprend même son discours en mandarin pour le coup. Porsche présente le modèle à Pékin en trois versions : une variante deux portes à bas prix, un modèle standard et une berline de luxe quatre-portes tricorps.

Pourquoi elle n’a jamais vu le jour en série ?

Malgré l’accueil positif, le gouvernement chinois annule le projet en 1995. Porsche propose ensuite le concept à d’autres marchés émergents comme l’Inde, mais sans succès. La C88 restera un prototype unique.

Porsche reconnaîtra également que les coûts de production l’aurait sans doute mise un peu trop cher pour le marché de l’époque.

Aujourd’hui

Contrairement à d’autres constructeurs qui envoient au pilon leurs concepts échoués (Citroën M35, BX 4TC, etc.) Porsche de son côté est fier de cela.

Ainsi, le seul exemplaire est exposé au Musée Porsche à Stuttgart, témoin d’une curiosité historique : quand le constructeur de sport a imaginé la voiture du peuple. Le style aurait pu donner une Dacia Logan, et l’intérieur était dans la mouvance biodesign des généralistes. Posez la question du constructeur de cet intérieur, on vous répondra sans doute Ford ou Nissan. Les plus observateurs remarqueront que les écran à cristaux liquides de l’autoradio sont en fait des autocollants.

Ce qui la rend fascinante

Porsche a un très long passé (c’est même la base du constructeur) de « bureau d’étude » ou d’aide technique. Cette Porsche C88 était à mi-chemin car Porsche comptait sur elle pour renflouer la marque dans une mauvaise passe. Cependant, elle est vue désormais comme une étude qui aurait pu être confiée à un autre constructeur.

  • Une Porsche hors du registre sportif, pensée pour le quotidien.
  • Un design atypique et un logo symbolique unique.
  • Une anecdote historique mêlant culture, politique et automobile.

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BMW M signe l’arrêt de mort de la boîte manuelle : fin d’une époque

20 février 2026 à 10:56
BMW M signe l'arrêt de mort de la boîte manuelle : fin d'une époque

La fin programmée d’un mythe automobile

L’annonce fait l’effet d’une bombe dans l’univers des passionnés de conduite : BMW M s’apprête à abandonner définitivement la boîte de vitesses manuelle. Frank van Meel, directeur général de la division M, ne mâche pas ses mots en déclarant que « d’un point de vue ingénierie, la boîte manuelle n’a plus vraiment de sens ». Cette prise de position marque un tournant historique pour une marque qui a bâti sa réputation sur le plaisir de conduire à l’état pur.

Actuellement, BMW propose encore quatre modèles équipés d’une transmission manuelle : les M2, M3, M4 et Z4 (avec le pack Handschalter). Mais cette offre se réduit comme peau de chagrin. La Z4 disparaîtra du catalogue dès la fin 2026, et l’avenir des autres modèles reste incertain avec l’arrivée de la nouvelle génération de Série 3 et M3.

Cette évolution s’inscrit dans un contexte plus large de transformation de l’industrie automobile. En France, par exemple, les acheteurs d’une M2 à moteur thermique doivent désormais s’acquitter d’une taxe CO2 de 18 000 euros, rendant les alternatives électrifiées soudainement très attractives sur le plan financier.

Les contraintes techniques qui condamnent la boîte manuelle

Au-delà des considérations émotionnelles, les réalités techniques imposent leurs lois. La boîte manuelle six rapports actuelle de BMW M atteint ses limites avec un couple maximal de 440 Nm (environ 324 lb-ft). Cette restriction exclut de facto tous les modèles les plus puissants de la gamme, notamment les variantes CS qui développent des puissances et des couples bien supérieurs.

Le défi de la montée en puissance constitue l’obstacle majeur. Les motorisations BMW M évoluent vers des niveaux de performance toujours plus élevés, notamment avec l’hybridation progressive de la gamme. Développer une nouvelle boîte manuelle capable d’encaisser 600 Nm ou plus représenterait un investissement colossal pour un marché de niche.

Frank van Meel le reconnaît sans détour : « Il sera très difficile à l’avenir de développer des boîtes de vitesses entièrement nouvelles car le segment de marché est assez restreint, et les fournisseurs ne sont pas très enthousiastes à l’idée de faire quelque chose comme ça. » Cette réalité économique scelle le sort de la transmission manuelle chez BMW M.

Du côté de la consommation, la boîte manuelle pénalise également les constructeurs dans leur course aux normes environnementales. Les transmissions automatiques modernes, avec leurs huit, neuf ou dix rapports, offrent une gestion bien plus fine de la consommation de carburant, un avantage décisif dans le contexte réglementaire actuel.

Une demande qui s’effrite malgré les passionnés

Paradoxalement, la boîte manuelle conserve encore une base de fidèles chez BMW M. Selon les données internes du constructeur, environ 40% des clients M ont opté pour la transmission manuelle en 2025, un chiffre qui peut sembler encourageant mais qui masque une tendance de fond à la baisse.

Cette proportion varie considérablement selon les marchés. Aux États-Unis, traditionnellement acquis aux boîtes automatiques, le pourcentage tombe bien en dessous de la moyenne mondiale. En Europe, et particulièrement en Allemagne, les amateurs de conduite « pure » résistent encore, mais leur nombre diminue d’année en année.

L’évolution des habitudes de conduite joue également un rôle déterminant. La nouvelle génération d’acheteurs, habituée aux aides électroniques et à la connectivité avancée, considère souvent la boîte manuelle comme une contrainte plutôt qu’un plaisir. Les systèmes de gestion de trajectoire, les modes de conduite adaptatifs et les fonctions semi-autonomes s’accommodent mal de la transmission manuelle.

Les constructeurs concurrents suivent d’ailleurs la même voie. Porsche a déjà abandonné la boîte manuelle sur la quasi-totalité de sa gamme, à l’exception de quelques modèles confidentiels comme la 911 GT3. Mercedes-AMG a franchi le pas il y a plusieurs années, ne proposant plus que des boîtes automatiques à double embrayage.

L’offensive électrique de BMW M redessine la donne

L’abandon programmé de la boîte manuelle s’inscrit dans la stratégie d’électrification massive de BMW M. Frank van Meel annonce pas moins de 30 nouveaux modèles d’ici 2029, incluant des versions M et M Performance. Cette offensive produit comprend notamment la très attendue i3 M, première BMW M 100% électrique de série.

La i3 M inaugurera la technologie quad-moteur, avec un moteur électrique par roue, promettant des performances et une précision de pilotage inédites. « C’est exactement la technologie que tout le monde attend dans une voiture électrique haute performance », affirme van Meel, même s’il reconnaît une certaine incertitude quant à l’accueil réservé par la clientèle traditionnelle de la marque.

Cette transition vers l’électrique s’accompagne d’une montée en gamme des modèles M Performance électrifiés. Des modèles comme la i4 M60 rencontrent déjà un succès notable, particulièrement dans les pays où la fiscalité pénalise lourdement les moteurs thermiques. Cette réussite commerciale conforte BMW dans sa stratégie de diversification énergétique.

Parallèlement, le constructeur maintient son engagement envers les motorisations thermiques six et huit cylindres, reconnaissant que tous les marchés ne sont pas prêts pour la transition électrique. Cette approche pragmatique permet de satisfaire une clientèle mondiale aux attentes variées.

Les dernières cartouches de la transmission manuelle

Malgré ce constat implacable, BMW M ne compte pas précipiter l’abandon de la boîte manuelle. « D’un point de vue émotionnel et client, beaucoup de gens aiment encore les boîtes manuelles, c’est pourquoi nous les avons conservées, et nous avons l’intention de les garder aussi longtemps que possible », nuance Frank van Meel.

Cette approche mesurée laisse un sursis de quelques années aux amateurs de conduite traditionnelle. La M2 actuelle, lancée récemment, devrait conserver sa boîte manuelle pendant tout son cycle de vie commercial. Pour la M3 et la M4, l’avenir dépendra largement de l’accueil réservé à la nouvelle génération et de la capacité de BMW à adapter l’actuelle transmission aux nouveaux blocs moteur.

Les collectionneurs et investisseurs l’ont bien compris : les BMW M à boîte manuelle prennent déjà de la valeur sur le marché de l’occasion. Les dernières M3 CS manuelles ou les M2 de première génération voient leurs cotes s’envoler, anticipant leur statut de « dernières mohicanes » d’une époque révolue.

L’héritage technique de ces transmissions ne disparaîtra pas totalement. BMW développe des solutions de simulation de boîte manuelle pour ses modèles électriques, avec palettes au volant et points de patinage programmés pour recréer les sensations d’antan. Mais ces artifices technologiques peineront à remplacer l’authenticité mécanique du rapport de vitesse manuel.

Cette évolution marque ainsi la fin d’une époque pour BMW M, qui devra réinventer son identité autour de nouvelles valeurs technologiques tout en préservant son ADN de performance et de plaisir de conduire.

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Audi RS5 – Performances sans malus CO₂ : l’hybride rechargeable est-il devenu le passage obligé ?

20 février 2026 à 10:15

Avec 639 ch, la nouvelle Audi RS 5 adopte l’hybride rechargeable.
En France, ce choix technique lui permet d’échapper au malus CO₂, aujourd’hui très pénalisant pour les sportives thermiques.

639 ch et une motorisation hybride rechargeable

La nouvelle Audi RS 5 marque l’entrée d’Audi Sport dans l’hybride rechargeable.
Elle associe un V6 bi-turbo 2,9 litres de 375 kW (510 ch) à un moteur électrique de 130 kW (177 ch). La puissance cumulée atteint 470 kW, soit 639 ch, pour un couple total de 825 Nm.

Selon le constructeur aux anneaux, le 0 à 100 km/h s’effectue en 3,6 secondes. La vitesse maximale peut atteindre 285 km/h avec le pack optionnel Audi Sport.

La batterie affiche une capacité brute de 25,9 kWh (22 kWh nets). En courant alternatif, la recharge peut atteindre 11 kW, avec un temps annoncé de 2 h 30 pour une charge complète. La RS 5 peut rouler en mode 100 % électrique.

En France, pas de malus CO₂ grâce au statut PHEV

Le choix d’une motorisation hybride rechargeable n’est pas anodin.
En France, ce type d’homologation permet à la RS5 d’échapper au malus CO₂ appliqué aux modèles fortement émetteurs.

Dans un contexte où les sportives thermiques sont lourdement taxées, l’hybridation rechargeable apparaît comme une solution pour conserver un haut niveau de performances tout en évitant cette pénalité fiscale.

La RS 5 illustre ainsi une évolution du segment des modèles hautes performances, contraint par la réglementation. De plus, techniquement, cela permet des accélérations fulgurantes. Ca pousse ! Selon les premiers chiffres donnés par Audi, l’homologation de ce PHEV est à 4.5-3.8 l/100 km (WLTP mixte) soit 102-86 g de CO2/km. Magie. Batterie déchargée, la consommation s’établierait à 10.2-9.5 l/100 km.

Par contre, comptez plus de 2 300 kg ! Pas de malus CO2 mais un joli malus au poids, sans compter l’agilité d’un hippopotame. Light is no longer right…

Une transmission quattro entièrement repensée

La RS 5 inaugure une nouvelle transmission quattro avec Dynamic Torque Control.
Le système intègre une vectorisation du couple électromécanique sur l’essieu arrière. Un moteur électrique dédié (8 kW, 40 Nm) agit comme actionneur pour répartir le couple entre les roues arrière en 15 millisecondes.

Un différentiel central avec précharge assure la répartition longitudinale du couple entre les essieux. La distribution peut varier de 70/30 à 15/85 (avant/arrière) selon les conditions.

L’ensemble est piloté par un calculateur central qui ajuste la répartition toutes les 5 millisecondes (200 Hz).

Châssis : rigidité accrue et suspension à double valve

Audi annonce que la structure de caisse est 10 % plus rigide que celle du modèle de base.
La RS 5 reçoit une suspension sport spécifique avec amortisseurs à double valve, capables de contrôler indépendamment compression et détente.

Le freinage repose sur des disques acier de 420 mm à l’avant (400 mm à l’arrière). En option, des freins céramiques de 440 mm à l’avant et 410 mm à l’arrière sont proposés. Avec ces derniers, l’arrêt depuis 100 km/h est annoncé en 30,6 mètres.

Le poids à vide est indiqué à 2 355 kg pour la berline et 2 370 kg pour l’Avant (données en cours d’homologation).

Modes de conduite et gestion énergétique

Deux modes principaux sont disponibles : EV (électrique) et Hybrid.
En mode Hybrid, le conducteur peut définir un niveau de charge cible de la batterie.

En mode dynamic, la batterie ne descend pas sous 20 %. Enfin en modes RS sport et RS torque rear, elle reste à environ 90 % afin de garantir une assistance électrique maximale.

Une fonction boost permet de libérer la puissance maximale pendant dix secondes, quel que soit le mode sélectionné.

Design : carrosserie élargie et signature lumineuse spécifique

Evidemment, chacun jugera du dessin de cette nouvelle RS5 et RS5 Avant. Cependant, d’un style plutôt discret, on a basculé depuis quelques années, et là encore plus, vers un style trop « m’as-tu vu ? ».

La carrosserie s’élargit d’environ quatre centimètres de chaque côté par rapport au modèle standard A5.
La face avant reçoit une calandre Singleframe à motif nid d’abeilles et des projecteurs Matrix LED assombris.

À l’arrière, un diffuseur sculpté et des sorties d’échappement ovales mates caractérisent la version RS. Les feux arrière OLED numériques de deuxième génération intègrent une fonction de communication lumineuse.

L’habitacle comprend un affichage panoramique avec un Audi virtual cockpit de 11,9 pouces et un écran tactile MMI de 14,5 pouces. Un écran passager de 10,9 pouces est proposé de série.

Prix et commercialisation

En France, la RS 5 Berline débute à 118 000 €.
La RS 5 Avant de son côté commence à partir de 119 500 €.

La production aura lieu à Neckarsulm, en Allemagne. Les commandes en Europe ouvrent au premier trimestre 2026, pour des livraisons prévues à l’été 2026.

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Genesis vise Lincoln après avoir dépassé Infiniti

20 février 2026 à 07:13

Genesis dépasse Infiniti aux États-Unis et cible Lincoln, portée par une forte croissance et une gamme électrifiée ambitieuse.

Au sein du groupe Hyundai Kia, Genesis a progressivement consolidé sa position sur le marché automobile premium américain. Longtemps perçue comme un nouveau constructeur de luxe cherchant à s’imposer face aux références établies, la marque sud-coréenne affiche désormais une trajectoire claire, structurée et soutenue par des volumes de ventes en forte progression. En 2025, Genesis a franchi un cap symbolique en dépassant les 82 000 véhicules écoulés aux États-Unis, confirmant son changement de statut dans le segment haut de gamme.

Ce seuil marque une évolution stratégique majeure. Genesis ne se contente plus d’être un challenger ambitieux : la marque menace désormais directement des acteurs historiques du luxe automobile. Après avoir pris l’ascendant sur Infiniti, elle a désormais Lincoln dans son viseur, tout en réduisant progressivement l’écart avec Acura. Dans un univers premium où l’image de marque, la qualité perçue et la fidélité client jouent un rôle déterminant, cette dynamique témoigne d’une montée en puissance solide et structurée.

Une croissance continue depuis 2020

Depuis le recul des ventes observé en 2020 en raison des perturbations mondiales, Genesis a suivi une tendance haussière régulière. En 2021, la marque a écoulé 49 621 véhicules. Les volumes ont ensuite progressé en 2022 et 2023, avant de dépasser les 75 000 livraisons en 2024. L’année 2025 a confirmé cette dynamique avec plus de 82 000 unités vendues.

Cette croissance s’appuie sur une stratégie produit équilibrée entre berlines, SUV et modèles électrifiés. Genesis propose aujourd’hui une gamme cohérente qui combine motorisations thermiques, véhicules électriques et, prochainement, des hybrides. La réputation de sécurité, la qualité de fabrication et le positionnement tarifaire compétitif ont constitué des leviers essentiels dans un segment où les acheteurs recherchent un véhicule premium tout en restant attentifs au rapport qualité-prix.

Le constructeur a ainsi réussi à transformer la reconnaissance de son design et la perception de valeur en un élan commercial durable. Dans un marché automobile américain fortement concurrentiel, où les alternatives sont nombreuses, cette constance dans la progression des volumes traduit une stratégie efficace et une exécution maîtrisée.

Infiniti dépassé, Lincoln en ligne de mire

L’année 2025 n’a pas été favorable à toutes les marques premium. Infiniti, division luxe de Nissan, a terminé l’exercice avec 52 846 véhicules vendus. Genesis dispose donc d’une avance d’environ 30 000 unités, un écart significatif dans le segment des véhicules haut de gamme.

Dépasser Infiniti constitue un tournant stratégique. Franchir le seuil des 80 000 ventes renforce la crédibilité de Genesis et consolide son positionnement parmi les constructeurs de luxe établis. La prochaine cible apparaît clairement : Lincoln, qui a écoulé 106 868 véhicules en 2025, enregistrant une croissance modeste de 2 %.

Si Genesis maintient un rythme annuel proche de 10 %, l’écart pourrait se réduire rapidement. Au-dessus de Lincoln, Acura affiche un peu plus de 133 000 véhicules vendus, un objectif qui semble atteignable à moyen terme si la marque conserve son dynamisme actuel.

En revanche, les poids lourds du segment restent hors d’atteinte à court terme. Lexus a livré plus de 370 000 véhicules en 2025, tandis que BMW a atteint 388 897 unités. Malgré une baisse de 16 %, Audi conserve également un avantage significatif avec plus de 164 000 ventes. La différence réside toutefois dans l’élan : Genesis apparaît comme une marque en phase d’expansion offensive, quand d’autres cherchent avant tout à préserver leur position.

Électrification et offensive produit

Genesis commercialise actuellement huit modèles : deux véhicules 100 % électriques et six dotés de moteurs à combustion interne. La berline G70 constitue le point d’entrée de la gamme, tandis que le GV60 est le modèle électrique le plus accessible. Après l’arrêt de la production du G80 EV, l’offre électrique repose désormais sur le GV60 et le GV70 entièrement électrique.

À partir de 2026, des modèles hybrides Genesis devraient rejoindre le catalogue, avec des applications potentielles sur les SUV GV70 et GV80. La marque a également évoqué une technologie électrique à autonomie prolongée, sans calendrier précis à ce stade.

Dans le cadre de sa stratégie d’électrification, Genesis a présenté le GV60 Magma, première déclinaison issue de son programme de performance Magma. En parallèle, le constructeur développe un grand SUV électrique inspiré du concept Genesis Neolun, appelé à devenir le GV90. Ce futur vaisseau amiral devrait proposer trois rangées de sièges, un habitacle haut de gamme et une forte orientation vers le confort premium.

S’il partage sa plateforme avec le Hyundai Ioniq 7 et le Kia EV9, le GV90 pourrait disposer d’une configuration à double moteur développant près de 500 chevaux, avec une autonomie estimée à environ 310 miles par charge.

Une décennie validée par les chiffres

En 2025, Genesis a célébré son dixième anniversaire avec des résultats concrets sur le marché américain. La marque affiche une progression régulière de ses ventes, une gamme de véhicules structurée et une stratégie d’électrification clairement définie. Si la distance avec les leaders allemands et japonais demeure importante, la trajectoire engagée démontre une ambition crédible.

La question n’est plus de savoir si Genesis peut rivaliser dans l’arène du luxe automobile, mais à quelle vitesse elle parviendra à réduire l’écart avec les acteurs historiques du segment premium.

Notre avis, par leblogauto.com

Genesis confirme sa montée en puissance sur le marché premium américain grâce à une croissance régulière et structurée. Le dépassement d’Infiniti constitue un jalon stratégique important, tandis que Lincoln apparaît désormais comme un objectif réaliste. La diversification vers l’électrique et l’hybride renforce la cohérence de sa gamme. Reste à vérifier si cette dynamique pourra s’inscrire durablement face aux leaders établis du segment haut de gamme.

Crédit illustration : Genesis.

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Maextro S800 : la Chine défie le luxe européen

20 février 2026 à 05:12

Maextro S800 : la berline de luxe électrique chinoise qui rivalise avec Rolls-Royce et domine le marché premium.

Le marché automobile du très haut de gamme est réputé impitoyable. Rares sont les nouveaux constructeurs capables de s’imposer face aux marques historiques du luxe automobile. Pourtant, un acteur chinois vient de créer la surprise. Le constructeur JAC, en partenariat avec Huawei, a lancé la Maextro S800, une berline de luxe qui s’est rapidement imposée comme le véhicule le plus vendu en Chine au-delà de 100 000 dollars dès sa première année de commercialisation, selon CarScoops.

Un exploit notable dans un segment dominé par des références prestigieuses comme Rolls-Royce ou Maybach. L’ambition affichée de la Maextro S800 est claire : rivaliser avec les icônes européennes de la berline statutaire, tout en proposant une alternative électrifiée adaptée aux nouvelles attentes du marché automobile premium.

Une offensive stratégique sur le segment ultra-luxe

Le positionnement de la Maextro S800 est frontal. Disponible en version 100 % électrique ou hybride, cette grande berline vise directement des modèles emblématiques tels que la Rolls-Royce, les modèles Maybach, mais aussi des références établies comme la BMW Série 7, la Porsche Panamera ou encore la Mercedes Classe S.

Contre toute attente, la S800 s’est mieux vendue en Chine que la BMW Série 7 et la Porsche Panamera réunies, ainsi que la Mercedes Classe S. Une performance commerciale qui illustre l’évolution du marché automobile chinois, désormais moteur dans le segment des véhicules électriques et hybrides haut de gamme.

Le facteur prix joue un rôle déterminant dans cette dynamique. La Maextro S800 est commercialisée entre 100 000 et 145 000 dollars. En comparaison, ses concurrentes évoluent dans une fourchette allant de 130 000 dollars à plus d’un million de dollars pour certaines déclinaisons ultra-exclusives. Ce différentiel tarifaire positionne la berline chinoise comme une alternative compétitive dans le paysage des voitures de luxe.

Selon Richard Yu, PDG de Huawei, la S800 est également plus grande que 99,9 % des voitures en circulation en Chine. Un argument de poids sur un marché où l’espace à bord, l’empattement généreux et le confort des passagers arrière constituent des critères essentiels dans le segment premium.

Luxe technologique et électrification

Au-delà de son gabarit imposant, la Maextro S800 mise sur une dotation technologique et un raffinement intérieur dignes des standards du luxe automobile. L’habitacle se distingue par un tableau de bord à triple écran, des boutons à effet cristal, un plafond étoilé et une finition mêlant bois et cuir. L’accent est clairement mis sur l’expérience à bord et le confort des passagers.

À l’arrière, un projecteur de 40 pouces transforme la banquette en véritable espace de divertissement, évoquant un cinéma embarqué. Cette approche s’inscrit dans une tendance forte du marché : faire de la berline haut de gamme un salon roulant, notamment pour une clientèle qui privilégie le transport avec chauffeur.

La motorisation électrique et hybride répond quant à elle à une évolution plus large du secteur automobile. Les véhicules thermiques, gourmands en essence, perdent progressivement du terrain face aux modèles électrifiés. Selon l’Agence de protection de l’environnement des États-Unis et l’Agence d’information sur l’énergie, un véhicule particulier moyen émet 4,6 tonnes métriques de CO₂ par an. Par ailleurs, les automobilistes américains dépensent en moyenne 2 148 dollars par an en carburant, soit davantage que leurs dépenses combinées en électricité, gaz et fioul.

Dans ce contexte, l’essor des véhicules électriques de luxe comme la Maextro S800 s’inscrit dans une logique économique et environnementale. Les conducteurs qui optent pour une voiture électrique peuvent économiser des milliers de dollars en carburant. Ces économies peuvent être accrues grâce à l’installation de solutions de recharge à domicile ou à l’adoption de panneaux solaires, permettant de réduire le coût global d’utilisation.

Des entreprises spécialisées proposent des estimations gratuites pour l’installation de chargeurs de niveau 2 destinés aux véhicules électriques. D’autres outils facilitent la recherche d’installateurs vérifiés pour des panneaux solaires résidentiels, avec des économies potentielles significatives sur le long terme.

Un symbole de la montée en puissance chinoise

La réussite commerciale de la Maextro S800 illustre plus largement la montée en puissance des constructeurs chinois dans le segment premium. Longtemps perçus comme des acteurs positionnés sur l’entrée ou le milieu de gamme, certains fabricants chinois investissent désormais le terrain du luxe automobile, avec des produits combinant technologies embarquées avancées, électrification et tarification compétitive.

En s’attaquant frontalement à des références telles que Rolls-Royce ou Maybach, JAC et Huawei envoient un signal clair au marché international : la concurrence sur le segment des berlines de prestige ne se limite plus aux marques européennes traditionnelles.

Le succès de la S800, notamment face à des modèles établis comme la BMW Série 7, la Porsche Panamera ou la Mercedes Classe S, confirme que le marché chinois est désormais capable de soutenir et de plébisciter ses propres véhicules haut de gamme. Une dynamique qui pourrait redessiner les équilibres du secteur automobile mondial dans les années à venir.

Notre avis, par leblogauto.com

La Maextro S800 s’impose comme un signal fort de l’ambition chinoise sur le segment du luxe automobile. Son positionnement tarifaire agressif face à des références établies constitue un levier déterminant de son succès commercial. L’association entre JAC et Huawei démontre également l’importance croissante des technologies embarquées dans la compétition premium. Reste à observer si cette réussite en Chine pourra se traduire par une percée durable sur les marchés internationaux.

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Russie : les voitures passent par la Chine

19 février 2026 à 15:04

Malgré les sanctions, des milliers de voitures étrangères arrivent en Russie via la Chine grâce à des circuits parallèles et au marché gris.

Les voitures étrangères continuent d’affluer sur le marché automobile russe, malgré les sanctions internationales imposées après l’invasion de l’Ukraine en 2022. Selon des données d’immatriculation examinées par Reuters et des entretiens menés avec plusieurs acteurs du commerce automobile, des dizaines de milliers de véhicules transitent par la Chine avant d’être exportés vers la Russie. Ce flux s’appuie sur des circuits parallèles et des schémas de « marché gris » permettant de contourner les restrictions gouvernementales et les engagements des constructeurs automobiles à quitter le marché russe.

Ce commerce concerne un large éventail de modèles, allant des berlines japonaises aux SUV premium allemands. Les données de la société de recherche russe Autostat confirment l’ampleur du phénomène, mettant en lumière l’émergence de la Chine comme principal canal d’exportation indirecte vers la Russie.

Des circuits parallèles bien organisés

Depuis le retrait officiel de nombreuses marques occidentales, des réseaux informels se sont structurés. Des concessionnaires russes passent commande auprès de courtiers chinois, lesquels organisent l’achat, l’enregistrement et l’exportation des véhicules. Cette logistique alternative permet d’alimenter le parc automobile russe en modèles de marques étrangères, malgré les embargos commerciaux.

Des constructeurs tels que Mercedes-Benz, BMW et Volkswagen ont déclaré interdire toute vente vers la Russie et affirment mettre en place des clauses contractuelles et des formations pour empêcher les exportations non autorisées. Toutefois, ils reconnaissent la complexité des enquêtes visant à identifier d’éventuelles violations. Selon Mercedes, ces investigations sont chronophages, complexes et nécessitent souvent l’assistance de tiers.

Malgré ces mesures, les véhicules continuent de circuler via des canaux parallèles. À Moscou, Dmitry Zazulin, directeur des ventes chez Panavto Zapad, explique que de nombreux clients souhaitent exclusivement des modèles occidentaux. Faute d’importation officielle, ces voitures sont désormais acheminées par des circuits alternatifs.

Le rôle clé du marché chinois

La majorité des véhicules exportés vers la Russie sont fabriqués en Chine, où de nombreuses marques internationales produisent des voitures en partenariat avec des acteurs locaux. D’autres modèles, assemblés ailleurs, transitent par la Chine avant leur réexpédition. Ce rôle de plateforme logistique et industrielle renforce la position stratégique du marché automobile chinois.

Un phénomène spécifique contribue à alimenter ces flux : les voitures dites « d’occasion » à zéro kilomètre. Il s’agit de véhicules neufs, enregistrés comme vendus en Chine par des concessionnaires ou des négociants, puis reclassés comme véhicules d’occasion afin d’être exportés. Cette pratique permet d’éviter la nécessité d’obtenir l’approbation formelle du constructeur pour une vente en Russie.

Zhang Ai Jun, ancienne exportatrice pour un négociant basé au Sichuan, indique que cette méthode facilite considérablement les exportations. En classant les voitures neuves comme d’occasion, les intermédiaires contournent les restrictions contractuelles liées aux ventes internationales.

Ce mécanisme s’inscrit dans un contexte de forte concurrence sur le marché automobile chinois, largement subventionné. Les constructeurs et distributeurs peuvent ainsi gonfler leurs chiffres de ventes domestiques, bénéficier de subventions publiques et écouler des stocks excédentaires à l’export.

Des véhicules remisés en Chine, valorisés en Russie

En Chine, ces véhicules « zéro kilomètre » sont souvent proposés avec des remises importantes. En revanche, sur le marché russe, ils se vendent à des prix comparables à ceux de voitures neuves jamais immatriculées, selon un concessionnaire russe et des documents d’expédition examinés par Reuters. Cette différence de valorisation crée une opportunité commerciale attractive pour les intermédiaires.

Le commerce concerne aussi bien des marques japonaises comme Toyota et Mazda que des modèles allemands haut de gamme. Malgré les sanctions occidentales et asiatiques, ainsi que les engagements publics de retrait, ces véhicules continuent donc d’être disponibles sur le marché russe via des importations parallèles.

Ce système illustre la résilience des réseaux commerciaux mondiaux dans le secteur automobile. La combinaison de chaînes d’approvisionnement internationales, de plateformes industrielles en Chine et de mécanismes d’enregistrement permet de maintenir un flux régulier de voitures étrangères vers la Russie.

Dans un contexte de sanctions prolongées, la structuration de ces circuits parallèles pourrait durablement transformer les canaux de distribution automobile dans la région. Les constructeurs restent confrontés à la difficulté de contrôler la destination finale de leurs véhicules une fois sortis du réseau officiel.

Notre avis, par leblogauto.com

Le contournement des sanctions via la Chine démontre la complexité du contrôle des flux automobiles mondiaux. La pratique des véhicules « zéro kilomètre » reclassés en occasion illustre les failles des dispositifs contractuels des constructeurs. Malgré les engagements publics de retrait, la demande russe pour des marques occidentales demeure forte. Cette situation met en lumière la difficulté d’imposer des barrières étanches dans un secteur automobile mondialisé.

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JSW MG Motor accélère en Inde avec 440 M$

19 février 2026 à 13:12

JSW MG Motor investit jusqu’à 440 M$ en Inde pour lancer de nouveaux modèles hybrides et électriques et porter sa capacité à 300 000 unités.

La coentreprise indienne de SAIC Motor s’apprête à franchir une nouvelle étape stratégique. JSW MG Motor, alliance entre le constructeur chinois et le conglomérat indien JSW Group, prévoit d’investir entre 30 et 40 milliards de roupies, soit jusqu’à 440 millions de dollars, afin d’augmenter sa capacité de production automobile et d’élargir sa gamme de véhicules hybrides et électriques.

Cet investissement vise à agrandir l’usine existante et à lancer trois à quatre nouveaux modèles dès cette année. L’objectif industriel est clair : porter la capacité annuelle du site à 300 000 unités, contre environ 120 000 véhicules actuellement. Dans un marché automobile indien en pleine mutation, la montée en puissance des véhicules à nouvelle énergie (NEV) constitue un axe de développement prioritaire.

Une expansion industrielle ambitieuse

Selon le directeur général Anurag Mehrotra, les fonds nécessaires proviendront de plusieurs sources, incluant les ressources internes, la dette et éventuellement des capitaux propres. À court terme, l’entreprise estime disposer de liquidités suffisantes pour soutenir ses projets produits.

La stratégie repose sur un équilibre entre volumes de vente, part de marché et rentabilité. JSW MG Motor entend bâtir un avantage concurrentiel grâce à un portefeuille axé sur les motorisations hybrides et électriques, segment identifié comme moteur de croissance du marché automobile indien.

Les ventes de la coentreprise ont progressé, atteignant 70 500 voitures en 2025 contre 61 000 unités en 2024. Cette hausse est principalement attribuée au succès du véhicule électrique Windsor. Malgré cette dynamique commerciale, l’entreprise reste déficitaire : ses pertes ont doublé pour atteindre 121 millions de dollars sur l’exercice clos le 31 mars 2025. À cette date, elle disposait d’environ 60 millions de dollars en trésorerie et de 344 millions de dollars d’emprunts.

Un contexte géopolitique complexe

La croissance de JSW MG Motor a été freinée par les tensions diplomatiques entre l’Inde et la Chine. Depuis 2020, New Delhi a cherché à limiter les investissements en provenance de Pékin, compliquant l’expansion des constructeurs chinois sur le territoire indien.

Pour lever des fonds et sécuriser son implantation, SAIC a cédé en 2024 une participation minoritaire dans son unité indienne à JSW. Ce dernier détient aujourd’hui 35 % du capital, tandis que SAIC envisageait de réduire sa participation de 49 %. Des discussions ont eu lieu afin que JSW acquière une part majoritaire, mais aucun accord n’a été trouvé sur la valorisation.

L’Inde, troisième marché automobile mondial, attire néanmoins d’importants investissements industriels. Des constructeurs japonais comme Toyota et Suzuki injectent des milliards de dollars dans leurs capacités de production locales, tandis que des groupes européens tels que Renault renforcent leur présence. Les acteurs chinois, en revanche, demeurent largement contraints par les restrictions réglementaires.

Les relations politiques entre New Delhi et Pékin montrent toutefois des signes d’amélioration. Selon Anurag Mehrotra, des progrès sont perceptibles, notamment en matière de visas et de liaisons aériennes, même si le risque demeure.

Pari stratégique sur les véhicules à nouvelle énergie

La coentreprise mise clairement sur l’électrification du parc automobile indien. Mehrotra estime que les véhicules électriques légers pourraient représenter 30 % des ventes annuelles totales en Inde d’ici 2030, soit jusqu’à 6 millions d’unités. Aujourd’hui, ils ne constituent qu’environ 5 % d’un marché total de 4 millions de véhicules par an.

Dans ses projections internes, JSW MG Motor prévoit que les véhicules électriques ne tomberont pas en dessous de 75 % de son mix produit. Cette orientation vers les NEV s’inscrit dans une stratégie de différenciation, alors que la concurrence s’intensifie sur les segments thermiques traditionnels.

Pour améliorer sa rentabilité, l’entreprise entend également renforcer la localisation de sa chaîne d’approvisionnement. En augmentant la part de composants produits localement plutôt qu’importés, elle vise à réduire son exposition aux fluctuations des devises et aux coûts du fret maritime. Cette optimisation industrielle constitue un levier majeur pour contenir les coûts de production et améliorer la marge opérationnelle.

Dans un environnement marqué par des pertes financières persistantes mais une croissance des volumes, JSW MG Motor cherche à consolider sa position sur un marché stratégique. L’extension de capacité, le lancement de nouveaux modèles hybrides et électriques et la localisation accrue des composants dessinent les contours d’un repositionnement industriel ambitieux.

Notre avis, par leblogauto.com

L’investissement annoncé par JSW MG Motor confirme la volonté de renforcer son ancrage industriel en Inde malgré un contexte géopolitique délicat. La priorité donnée aux véhicules hybrides et électriques reflète l’évolution attendue du marché local. Toutefois, la rentabilité reste un défi majeur, avec des pertes en hausse et un endettement significatif. La réussite du plan dépendra de la montée en cadence industrielle et de la capacité à maîtriser les coûts grâce à une localisation accrue.

Crédit illustration : JSW.

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650 chevaux dans une Golf : la création la plus folle de Volkswagen

19 février 2026 à 07:56
650 chevaux dans une Golf : la création la plus folle de Volkswagen

En 2007, Volkswagen frappe un grand coup au GTI Treffen de Wörthersee avec un projet aussi fou qu’inattendu : la Golf GTI W12-650. Cette création unique pousse le concept de la compacte sportive dans ses derniers retranchements, transformant une Golf V GTI en véritable laboratoire roulant. Avec son moteur W12 biturbo emprunté à Bentley et ses 650 chevaux, cette machine défie toute logique automobile conventionnelle.

650 chevaux dans une Golf : la création la plus folle de Volkswagen

Un moteur de prestige dans une carrosserie compacte

Le défi technique de la Golf GTI W12-650 réside dans l’intégration d’un moteur W12 6,0 litres biturbo dans une carrosserie de 4,2 mètres. Face à l’impossibilité de loger ce mastodonte sous le capot avant, les ingénieurs de Volkswagen optent pour une solution radicale : l’installation à l’arrière, à la place de la banquette. Cette configuration transforme la Golf en stricte biplace et modifie fondamentalement son architecture.

Le bloc W12, directement issu de la Bentley Continental, développe 650 chevaux et 750 Nm de couple. Cette puissance colossale nécessite une transmission entièrement repensée, avec un passage à la propulsion. La boîte automatique Tiptronic, empruntée à la Volkswagen Phaeton et spécialement modifiée, bride la puissance à 60 % sur les deux premiers rapports pour préserver la mécanique.

650 chevaux dans une Golf : la création la plus folle de Volkswagen

Des performances de supercar dans un format compact

Les chiffres de la Golf GTI W12-650 défient l’entendement pour une compacte : 0 à 100 km/h en 3,7 secondes et une vitesse maximale annoncée de 325 km/h. Ces performances placent cette création unique au niveau des supercars de l’époque, tout en conservant les dimensions extérieures d’une Golf.

Pour gérer cette puissance phénoménale, Volkswagen puise dans les meilleures technologies du groupe. Les freins avant proviennent de l’Audi RS4, tandis que l’essieu arrière et les freins arrière sont directement empruntés à la Lamborghini Gallardo. Cette hybridation technique illustre parfaitement les synergies possibles au sein du groupe Volkswagen.

650 chevaux dans une Golf : la création la plus folle de Volkswagen

Une esthétique transformée pour une fonction extrême

L’apparence de la Golf GTI W12-650 traduit immédiatement sa vocation exceptionnelle. Le châssis rabaissé, les éléments aérodynamiques spécifiques et le diffuseur arrière signalent une machine sortant de l’ordinaire. Les montants arrière redessinés optimisent l’alimentation en air du moteur, tandis que les prises d’air supplémentaires et les quatre sorties d’échappement fonctionnelles complètent cette transformation.

L’élargissement de 16 centimètres à l’arrière permet de loger des pneumatiques de 295 millimètres de largeur, nécessaires pour transmettre la puissance au sol. À l’intérieur, des sièges baquets remplacent la configuration d’origine, transformant l’habitacle en cockpit de course.

Initialement présentée en livrée blanche, cette Golf unique a récemment reçu un covering rouge Tornado pour célébrer les 50 ans de la Golf GTI en 2026. Cette couleur emblématique rend hommage à la première GTI de 1976 et souligne le lien entre cette création extrême et l’héritage sportif de la marque.

650 chevaux dans une Golf : la création la plus folle de Volkswagen

  • Moteur : W12 6,0 litres biturbo (Bentley Continental)
  • Puissance : 650 chevaux et 750 Nm de couple
  • Transmission : Propulsion, boîte Tiptronic modifiée
  • Performances : 0-100 km/h en 3,7s, 325 km/h en pointe
  • Freinage : Avant Audi RS4, arrière Lamborghini Gallardo
  • Configuration : 2 places, moteur en position centrale arrière
  • Année : 2007, concept unique fonctionnel

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L’EPA supprime les normes auto d’émissions

19 février 2026 à 07:12

L’EPA abroge les normes fédérales d’émissions automobiles. Constructeurs et États se préparent à des batailles juridiques.

L’administration de Donald Trump franchit une nouvelle étape dans sa politique de déréglementation environnementale. L’Agence de protection de l’environnement, l’Environmental Protection Agency (EPA), a finalisé l’abrogation des « constats de mise en danger » concernant les véhicules à moteur. Cette décision supprime la base juridique qui permettait au gouvernement fédéral de réglementer les émissions de gaz à effet de serre issues des voitures, pick-up, SUV et autres véhicules thermiques.

Adoptée en 2009, cette détermination établissait que les émissions polluantes mettaient en danger la santé publique, ouvrant la voie à des normes d’émissions à l’échappement plus strictes pour les constructeurs automobiles. Sa suppression marque un tournant majeur pour l’industrie automobile américaine, en particulier pour les fabricants de moteurs à combustion interne.

Une déréglementation aux effets larges

Selon l’administration Trump, cette « plus grande action de déréglementation » permettrait aux entreprises d’économiser plus de 1 000 milliards de dollars en coûts de conformité. Les constructeurs automobiles, confrontés à des investissements massifs dans l’électrification, les batteries et les technologies embarquées, pourraient ainsi bénéficier d’un allègement significatif des contraintes réglementaires.

Toutefois, la portée de cette décision dépasse largement le secteur automobile. Le constat de mise en danger constituait le fondement juridique de la régulation des gaz à effet de serre dans plusieurs secteurs, notamment les centrales électriques, les opérations pétrolières et gazières ainsi que la production énergétique. Environ la moitié des émissions américaines proviennent des transports et de l’énergie, deux piliers clés de l’économie.

Matthew Leopold, avocat spécialisé en environnement chez Holland & Knight et ancien conseiller juridique général de l’EPA lors du premier mandat de Trump, souligne que cette abrogation aura des répercussions sur l’ensemble des programmes climatiques de l’agence. Il estime que les stratégies des entreprises dépendront en grande partie de la rapidité avec laquelle les contestations judiciaires seront portées devant la Cour suprême des États-Unis et tranchées.

Risque de contentieux et patchwork réglementaire

La décision de l’EPA pourrait déclencher une vague de poursuites judiciaires. Rob Bonta, procureur général de Californie, envisage déjà une action en justice. Plusieurs experts juridiques interrogés estiment que le secteur devra naviguer dans un environnement incertain, entre contentieux fédéraux et éventuelles règles étatiques ou régionales.

Le scénario d’un « patchwork » réglementaire inquiète particulièrement les constructeurs automobiles. En l’absence de norme fédérale unique, certains États pourraient imposer leurs propres standards d’émissions, compliquant la planification industrielle, la production et la commercialisation des véhicules neufs. L’harmonisation des gammes, des motorisations et des technologies antipollution pourrait s’en trouver affectée.

Cette prudence se retrouve dans les réactions du secteur. L’Alliance for Automotive Innovation a indiqué ne pas soutenir l’abrogation, tout en soulignant que les réglementations finalisées sous l’administration précédente étaient extrêmement difficiles à respecter au regard de la demande actuelle pour les véhicules électriques.

Ford a salué les efforts visant à corriger un déséquilibre entre normes d’émissions et choix des consommateurs, tout en rappelant sa préférence pour une norme nationale unique plutôt que des réglementations différenciées par État. Honda, cité pour avoir précédemment soutenu le maintien d’un cadre réglementaire stable, n’a pas commenté la décision.

Des réactions contrastées dans l’industrie

Les positions au sein des organisations industrielles apparaissent nuancées. Certaines associations du secteur pétrolier et énergétique ont salué la décision de l’EPA, y voyant un assouplissement favorable à la production et à l’investissement. D’autres, comme l’American Petroleum Institute, ont indiqué ne pas soutenir l’abrogation des constats de mise en danger tout en appuyant la fin des mandats liés aux véhicules électriques.

Dustin Meyer, vice-président senior des affaires politiques et réglementaires de l’API, a précisé que l’association soutient une réglementation fédérale sur les émissions, y compris celles liées au méthane dans les opérations pétrolières et gazières. L’objectif affiché reste de développer des politiques capables de réduire les émissions tout en répondant à la demande énergétique croissante.

Les groupes environnementaux, pour leur part, ont fermement condamné la décision. Ils rappellent que les États-Unis demeurent le plus grand émetteur historique de gaz à effet de serre et redoutent un affaiblissement durable des politiques climatiques.

Dans ce contexte, l’industrie automobile américaine entre dans une phase d’incertitude stratégique. Entre allègement réglementaire potentiel, risques de contentieux et possible fragmentation des normes d’émissions, les constructeurs devront ajuster leurs plans produits, leurs investissements technologiques et leurs stratégies de conformité.

Notre avis, par leblogauto.com

L’abrogation des constats de mise en danger par l’EPA constitue un tournant majeur pour la réglementation automobile américaine. Si elle promet un allègement des coûts de conformité, elle ouvre aussi la voie à des batailles judiciaires et à un risque de fragmentation réglementaire. Les constructeurs semblent partagés entre soulagement et prudence stratégique. L’évolution des contentieux et des règles étatiques sera déterminante pour la stabilité du marché automobile américain.

Crédit illustration : EPA.

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Volkswagen lance un plan d’économies massif

19 février 2026 à 05:21

Volkswagen vise une réduction de 20 % des coûts d’ici 2028 pour restaurer ses marges face au recul en Chine et aux tarifs américains.

Le constructeur automobile allemand Volkswagen prépare une vaste offensive pour restaurer sa rentabilité. Selon le magazine économique Manager Magazin, le groupe prévoit de réduire ses coûts de 20 % pour l’ensemble de ses marques d’ici la fin de l’année 2028. Cette stratégie de rationalisation vise à renforcer les marges et à adapter l’organisation industrielle du géant automobile à un environnement de marché plus complexe.

D’après les informations relayées, le plan d’économies aurait été présenté à la mi-janvier lors d’une réunion à huis clos à Berlin. Le directeur général Oliver Blume et le directeur financier Arno Antlitz auraient détaillé une initiative qualifiée de « massive » devant les principaux cadres dirigeants du constructeur. Si les contours précis des mesures restent flous, l’objectif affiché est clair : restaurer des rendements jugés durables dans un contexte de pressions multiples sur l’industrie automobile mondiale.

Une rentabilité sous pression

La décision de lancer un programme de réduction des coûts s’inscrit dans un environnement économique tendu pour le secteur automobile. Le groupe fait face à un recul de ses performances en Chine, marché stratégique pour les constructeurs européens, ainsi qu’à l’impact des tarifs douaniers américains. À cela s’ajoute un environnement concurrentiel accru, marqué par une intensification de la rivalité sur les segments thermiques et électrifiés.

Dans un marché mondial où les volumes de production, les investissements technologiques et la transition vers l’électrification mobilisent d’importantes ressources financières, la maîtrise des coûts devient un levier stratégique. Pour un groupe multimarques comme Volkswagen, qui regroupe plusieurs entités industrielles et commerciales, l’optimisation des plateformes, la mutualisation des composants et la rationalisation des processus industriels constituent des axes potentiels d’amélioration.

Le plan présenté par Oliver Blume et Arno Antlitz viserait ainsi à restaurer des niveaux de marge opérationnelle plus robustes, alors que les performances sont affectées par la conjoncture internationale. Les détails chiffrés n’ont pas été rendus publics, mais la cible d’une réduction globale de 20 % des coûts illustre l’ampleur des ajustements envisagés.

Coopération accrue entre les marques

Selon les informations rapportées, la question de la coopération entre les différentes marques du groupe aurait été évoquée lors de la réunion stratégique. La recherche de synergies industrielles, qu’il s’agisse de plateformes communes, de chaînes d’approvisionnement partagées ou d’optimisation des capacités de production, pourrait jouer un rôle central dans l’atteinte des objectifs fixés.

Cependant, les modalités concrètes de mise en œuvre restent incertaines. Le magazine indique que les zones exactes où les économies seront réalisées n’ont pas été précisées lors de la rencontre. Cette absence de détails laisse ouverte la question des leviers prioritaires : réduction des coûts fixes, ajustement des investissements, rationalisation des gammes ou optimisation logistique.

Dans l’industrie automobile, une stratégie de réduction des dépenses peut passer par la standardisation des architectures techniques, la simplification des processus de fabrication ou encore une meilleure coordination entre les centres de développement. Pour un groupe de l’envergure de Volkswagen, l’équilibre entre identité de marque et économies d’échelle constitue un enjeu stratégique majeur.

Des fermetures d’usines possibles

Parmi les pistes évoquées, des fermetures d’usines pourraient également être à l’ordre du jour. Bien qu’aucune décision précise n’ait été confirmée, cette hypothèse souligne la profondeur des ajustements envisagés. La restructuration d’un appareil industriel représente une mesure lourde de conséquences, tant sur le plan social que sur la capacité de production.

Dans un contexte de transition technologique et de mutation des marchés géographiques, la gestion des capacités industrielles devient déterminante. Adapter les volumes de production aux niveaux de demande, tout en préservant la compétitivité des sites, fait partie des arbitrages auxquels sont confrontés les grands constructeurs.

L’objectif affiché par Volkswagen est de garantir un retour à des rendements jugés durables d’ici 2028. La trajectoire fixée s’inscrit dans une stratégie à moyen terme, laissant au groupe plusieurs années pour déployer progressivement ses mesures d’optimisation et ajuster son organisation.

Face aux défis posés par la baisse en Chine, les tensions commerciales internationales et la concurrence accrue, le constructeur entend ainsi renforcer sa solidité financière et sa compétitivité industrielle. La mise en œuvre concrète de ce plan d’économies sera déterminante pour mesurer sa capacité à atteindre la cible ambitieuse annoncée.

Notre avis, par leblogauto.com

Le plan de réduction des coûts annoncé par Volkswagen reflète la pression croissante sur les marges des grands constructeurs automobiles. L’objectif de 20 % d’économies d’ici 2028 traduit une volonté d’adaptation structurelle face à un environnement international complexe. L’absence de détails sur les leviers précis entretient toutefois des interrogations, notamment concernant d’éventuelles fermetures d’usines. La réussite de cette stratégie dépendra de l’équilibre entre rationalisation industrielle et préservation de la compétitivité des marques du groupe.

Crédit illustration : leblogauto.

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Pourquoi cette Volvo iconique des années 70 coûte-t-elle 300 000 euros ?

18 février 2026 à 16:25
Pourquoi cette Volvo iconique des années 70 coûte-t-elle 300 000 euros ?

Le programme Norrsken se décline en trois versions distinctes, chacune explorant une approche créative différente de la Volvo P1800 ES. Heritage Heaven représente l’interprétation la plus fidèle, privilégiant les couleurs d’époque et les matériaux authentiques. Les améliorations techniques restent discrètes, concentrées sur la fiabilité et la finition plutôt que sur les performances pures.

Modern Marvel adopte une vision plus épurée et minimaliste, intégrant des technologies d’éclairage contemporaines, des composants de suspension améliorés et une puissance accrue. Cette déclinaison conserve l’élégance calme caractéristique du design scandinave tout en offrant des solutions modernes.

La version Forward Fashionista pousse l’exercice le plus loin, avec des coloris audacieux, des matériaux distinctifs et une présence plus affirmée. Cette variante intègre le légendaire moteur cinq cylindres Volvo T-5, une transmission révisée, des systèmes de freinage renforcés et des composants extérieurs en fibre de carbone sélectionnés.

Pourquoi cette Volvo iconique des années 70 coûte-t-elle 300 000 euros ?

Mécanique moderne pour plaisir authentique

Sous le capot de la Forward Fashionista, le moteur T-5 turbocompressé développe sa signature sonore caractéristique grâce à un système d’échappement double sortie sur mesure. L’approche privilégie l’engagement et l’équilibre plutôt que les chiffres spectaculaires, avec une suspension révisée, des freins améliorés avec refroidissement optimisé et une direction modernisée offrant un rapport plus direct.

La transmission et les composants de transmission ont été modernisés pour garantir une utilisation quotidienne sans compromettre l’expérience de conduite analogique. L’ensemble des systèmes est conçu pour préserver le caractère authentique de la voiture tout en apportant fiabilité et performances contemporaines.

Pourquoi cette Volvo iconique des années 70 coûte-t-elle 300 000 euros ?

Artisanat intérieur et finitions sur mesure

L’habitacle conserve l’architecture de tableau de bord originale tout en l’élevant par un artisanat sur mesure. Chaque surface est retapissée et soigneusement affinée, les finitions de planche de bord étant disponibles en couleur carrosserie, aluminium brossé ou placages de bois fins. Les instruments chromés arrondis maintiennent le caractère iconique Volvo.

Les sièges ont été redessinés avec une mousse premium et une ergonomie améliorée. La console centrale s’intègre harmonieusement depuis le tableau de bord jusqu’aux sièges arrière divisés, tandis que le ciel de toit et les montants sont habillés de cuir, Alcantara ou mélanges de laine scandinave.

Même le compartiment bagages bénéficie d’un traitement particulier avec sangles en cuir ou rails en aluminium poli, complétés par des bagages ajustés optionnels assortis à l’intérieur.

Pourquoi cette Volvo iconique des années 70 coûte-t-elle 300 000 euros ?
  • Prix de départ : 300 000 euros
  • Production : Strictement limitée, quelques unités par an
  • Moteur : Volvo T-5 cinq cylindres turbo (Forward Fashionista)
  • Équipements : Éclairage LED, système audio intégré, climatisation
  • Options : Finitions personnalisées, bagages sur mesure, système de galerie de toit
  • Matériaux : Cuirs haute qualité, Alcantara, tissus techniques, fibre de carbon
Pourquoi cette Volvo iconique des années 70 coûte-t-elle 300 000 euros ?

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USA : retour en force des modèles de base

18 février 2026 à 15:12

Face aux prix élevés des voitures neuves, les Américains privilégient les modèles d’entrée de gamme au détriment des finitions premium.

Les consommateurs américains redéfinissent leurs priorités automobiles. Confrontés à une accessibilité financière de plus en plus compromise, ils délaissent les finitions haut de gamme pour se tourner vers des voitures d’entrée de gamme. Un mouvement qui rappelle le début des années 1990, lorsque la guerre du Golfe avait provoqué une flambée des prix du carburant et favorisé l’essor de constructeurs japonais misant sur la sobriété et la fiabilité mécanique.

Aujourd’hui, la dynamique est différente, mais le constat demeure : les prix élevés des véhicules neufs poussent de nombreux acheteurs à renoncer aux équipements premium, aux motorisations les plus puissantes et aux options coûteuses. Les ventes de versions de base progressent, tandis que certains constructeurs automobiles ajustent leur production pour répondre à cette nouvelle demande.

Des prix élevés qui freinent l’accessibilité

Le marché automobile américain reste dominé par les pick-up et les crossovers, des segments très prisés malgré des tarifs soutenus. Toutefois, selon Cox Automotive, les prix de transaction moyens stagnent autour de 50 000 dollars depuis près d’un an. À ce niveau, de nombreux modèles entièrement équipés deviennent inaccessibles pour une part croissante des ménages.

La pression financière dépasse largement le cadre de la concession automobile. L’écart de richesse aux États-Unis continue de se creuser, tandis que les coûts du logement, de l’assurance et des soins de santé progressent fortement. À cela s’ajoutent les tarifs imposés par le président Donald Trump, qui accentuent la tension sur le pouvoir d’achat.

Dans ce contexte, l’arbitrage des consommateurs est clair : privilégier la fonctionnalité à l’apparat. Sam Fiorani, vice-président d’AutoForecast Solutions, résume cette logique en soulignant que si un automobiliste prévoit de conserver son véhicule pendant une décennie, il peut se contenter du strict minimum d’options utiles pour ses trajets quotidiens. Inutile, selon lui, d’opter pour la motorisation la plus performante si l’usage principal se limite aux déplacements domicile-travail.

Les constructeurs adaptent leur stratégie

Ce changement de comportement se reflète directement dans les chiffres de vente. Ford a indiqué une baisse globale de ses ventes aux États-Unis en janvier, mais a mis en avant une hausse de 33,5 % des livraisons de la version de base de son pick-up compact Maverick. Un signal clair de l’intérêt croissant pour les finitions d’entrée de gamme.

De son côté, Honda a également observé un recentrage vers ses modèles les plus accessibles en janvier. Selon David Whiston, analyste automobile chez Morningstar, l’accessibilité reste une préoccupation majeure pour l’industrie, poussant des groupes comme Honda et General Motors à accorder davantage d’attention à leurs offres à bas prix.

Chez Toyota, la demande pour des modèles abordables tels que la Corolla et la Camry a fortement progressé en janvier. À l’inverse, les ventes de véhicules comparables sous la marque premium Lexus ont reculé, illustrant un transfert net vers des segments plus accessibles.

Même tendance chez Stellantis, qui affirme avoir réduit ses prix au cours des deux dernières années afin d’améliorer l’accessibilité. Le groupe met en avant des tarifs de départ plus bas pour les SUV Jeep, des pick-up Ram sous la barre des 50 000 dollars et certains modèles d’entrée de gamme Dodge et Chrysler.

Des équipements désormais suffisants

L’écart entre les niveaux de finition les plus bas et les plus élevés atteint désormais environ 5 000 dollars pour plusieurs modèles parmi les meilleures ventes, selon un calcul de Reuters basé sur des données du fournisseur CarEdge. Cette différence tarifaire peut peser lourd dans la décision d’achat, notamment dans un contexte de financement automobile plus contraint.

Pour autant, choisir une version d’entrée de gamme ne signifie plus sacrifier l’essentiel. Les modèles de base actuels intègrent désormais une dotation technologique significative : système d’infodivertissement avancé, aides à la conduite essentielles, connectivité embarquée. Les équipements autrefois réservés aux finitions supérieures se généralisent progressivement.

Sam Fiorani souligne qu’il fut un temps où les versions de base ciblaient principalement les flottes professionnelles, comme les véhicules de police ou de taxi. Aujourd’hui, même les configurations d’accès offrent un niveau d’équipement jugé satisfaisant pour la majorité des automobilistes. Les caractéristiques typiques des anciennes versions dépouillées — transmission manuelle, vitres à manivelle, sièges en vinyle — sont devenues rares.

Le témoignage de Chris Smith, 30 ans, propriétaire d’un Toyota Tacoma SR5 de 2020 dans le Colorado, illustre cette tendance. Il affirme privilégier systématiquement l’intérieur le plus basique, mettant en avant la fiabilité et des coûts de possession plus faibles. Pour lui, payer davantage n’apporte pas nécessairement un gain proportionnel en durabilité.

Dans un marché automobile marqué par la hausse des prix catalogue, le coût total de possession — incluant financement, assurance, entretien et consommation de carburant — devient un critère déterminant. Les constructeurs, confrontés à une demande plus sélective, doivent désormais trouver l’équilibre entre marges unitaires et volumes de production.

Notre avis, par leblogauto.com

Le recentrage des acheteurs vers les modèles d’entrée de gamme traduit une adaptation rationnelle à un contexte économique tendu. Les constructeurs semblent réagir en ajustant leur offre et leurs politiques tarifaires. La montée en équipement des versions de base limite la perception de compromis pour les consommateurs. Reste à voir si cette tendance s’inscrira durablement ou si elle évoluera avec l’amélioration du pouvoir d’achat.

Crédit illustration : Toyota.

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