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[TEST] Resident Evil Requiem : un orchestre symphonique avec des solos de kazoo

Par : Mathmoite
17 mars 2026 à 19:40

Cinq années se sont écoulées depuis la sortie de Resident Evil Village, un titre « plus orienté action et bien moins effrayant ». Afin de fêter trois décennies d’existence de l’une des plus grandes licences des survival horror, Capcom se devait de revenir aux fondamentaux avec ce nouveau Resident Evil Requiem. Avec un RE Engine en pleine forme et cette vue FPS qu’on aime tant, on a pu découvrir un malin mélange de gameplay qui, malgré les clins d’œil abusifs et l’absence de prise de risque, nous offre de bonnes sensations.

Genre : Survival Horror | Développeur : Capcom | Éditeur : Capcom | Plateforme : Steam | Prix : 69,99 € | Langues : Anglais et français | Configuration recommandée :  i7-8700 / Ryzen 5 5500, RTX 2060 Super 8GB / Radeon RX 6600 8GB, 16 GB de RAM | Date de sortie : 27/02/2026 | Durée : Environ 12 heures pour une première partie.

Test effectué sur la version Steam.

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Vous en reprendrez bien une louche ?

Soyons franc, Capcom ne s’est pas trituré les méninges pour ce trentième anniversaire. On suit les destins croisés de Grace Ashcroft, une jeune analyste du FBI envoyée seule par sa hiérarchie – quelle idée de con – dans un hôtel abandonné où une énième mort mystérieuse a été signalée, et de ce bon vieux Leon S. Kennedy, qui enquêtait lui aussi en tant qu’agent de la Division des Opérations de Sécurité (DSO), une agence anti bioterrorisme sous la juridiction du gouvernement fédéral des États-Unis. Tous les deux vont se retrouver au beau milieu d’un bordel biologique où le Virus T continue de faire parler de lui. Et c’est au travers de cette histoire que l’on explorera différents lieux dont certains bien connus de la licence. Un manoir qui ressemble à celui de Spencer ou encore celui de Village, mais en plus moderne, des labos souterrains, des égouts et bien entendu, le grand retour à Raccoon city. On a l’impression que l’équipe du studio a vraiment eu cette volonté de brosser les fans dans le sens du poil sans trop prendre de risques. Si la narration s’avère franchement intéressante les premières heures avec une tension d’horreur psychologique très présente, celle-ci s’estompe peu à peu avec un Leon armé jusqu’aux dents qui fera disparaitre cette ambiance horrifique au détriment du bourrinage pur et dur. C’est dommage, car il y avait matière à ne pas laisser l’action effacer le coté survival de la franchise, mais Capcom a préféré la sécurité du fan service avec parfois trop de clins d’œil et de répliques de série B.

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Un gameplay à deux vitesses

Malgré ses défauts, l’alchimie de nos deux héros fonctionne plutôt bien et c’est au travers de ce duo que le gameplay se montre intéressant. D’un coté, nous avons Grace qui tremble au moindre bruit et qui n’est pas taillée pour affronter l’horreur que propose Resident Evil Requiem, et de l’autre, Leon, qui est uniquement là pour repeindre les murs à coups de cervelle de monstre. Le fait de pouvoir traverser le jeu intégralement à la première personne accentue l’immersion, renforçant le côté étriqué des nombreux couloirs que composent les différents niveaux. Avec notre héroïne, ça fonctionne merveilleusement bien. Elle tremble quand elle tient une arme et on peut clairement ressentir son manque d’expérience. Du coté de l’ancien flic de Raccoon city, le feeling est également très réussi. Les armes ont du punch et sa hache permet des finish plutôt brutaux. Dommage que le FOV soit extrêmement serré. Heureusement, il existe déjà des mods qui règlent cela.

Les connaisseurs de la saga ne seront pas dépaysés par la progression des personnages ni par le craft. On retrouve un gameplay très axé survival avec un espace d’inventaire assez limité, mais qui peut s’étendre par la suite, et un système pour confectionner les soins et les munitions. La vraie nouveauté de cet épisode, c’est la récolte de sang de zombie exclusive aux phases avec Grace. Elle doit collecter des échantillons contaminés directement au sol ou sur les dépouilles pour concocter ses propres sérums et stimulants. C’est original, mais comme pour les munitions, le jeu s’avère beaucoup trop généreux. Cette mécanique disparaît totalement quand on passe avec Leon, qui préfère vider ses chargeurs sur tout ce qui bouge pour gagner des points de crédit. À chaque élimination, plus le frag est propre (headshot, exécution au couteau, éliminations multiples), plus le compteur grimpe, permettant de débloquer, via des terminaux, des munitions, des armes, et des modules d’amélioration pour celles-ci.

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Les couloirs de la mort qui tue

Si l’ambiance visuelle est franchement une réussite, le level design, lui, sent clairement le réchauffé et la paresse. En dehors d’un passage plus ouvert dans les rues et bâtiments de Raccoon City – qui permet de respirer un peu et jouer avec la verticalité –, le reste se résume à d’interminables couloirs et des classiques allers-retours pour récupérer les différents objets nécessaires à l’ouverture du prochain passage. Le plus frustrant reste sans doute la présence de quelques murs invisibles. Même un agent de la DSO comme monsieur Kennedy se retrouve bloqué par un tas de cartons ou une table basse. Capcom reste prisonnier de ses vieilles mécaniques et de sa structure globalement rigide, nous rappelant que derrière la beauté du RE Engine, on est toujours dans un jeu de 1996 déguisé en FPS moderne. Où est la prise de risque ? Certainement pas pendant cette poursuite à moto à la troisième personne ou l’on doit tirer sur des putains de barils rouge pour libérer le chemin et vider une quinzaine de chargeurs sur des chiens mutants. Ce passage a été le point de rupture, faisant basculer le jeu du survial au nanar plus ou moins assumé.

Concernant l’audio, on appréciera l’attention aux détails renforçant la tension avec Grace. Le sol qui craque, la pluie qui tombe, les hurlements des monstres, tout est vraiment bien géré. Le son des armes aussi est vraiment bien retranscrit, renforçant un gunfeel très propre. Les doublages en français tiennent globalement la route, même s’ils sont ternis par les interminables punchlines de Leon qui rappellent les films d’action des années 90. Leon est badass, les répliques fonctionnent bien, mais à petite dose.

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God bless RE Engine

S’il y a bien un domaine où Capcom n’a pas à rougir, c’est la technique. Le RE Engine est juste impressionnant. Visuellement, Resident Evil Requiem propose une atmosphère assez incroyable. C’est beau et fluide. Les technologies du Ray-tracing et Path-tracing rendent chaque scène ultra réaliste sans mettre à genoux les configurations moyennes. Grâce à une optimisation franchement correcte, on atteint facilement les 144 FPS en 1440p. On notera également une absence de temps de chargement (merci les cinématiques), rendant le titre super plaisant à jouer. Certes, on peut lui reprocher des visages parfois trop luisants ou quelques textures qui bavent quand on s’en approche, mais globalement c’est vraiment très beau et stable. La gestion du gore et les démembrements localisés sont aussi superbement efficaces. La hache et le fusil à pompe peuvent en témoigner. La physique des impacts est toujours aussi chouette. Si parfois, le fond manque un peu d’originalité, la direction artistique de ce Requiem s’en sort à merveille. Les artistes du studio ont fait un superbe travail. Chaque lieu est extrêmement bien représenté et le bestiaire a vraiment de la gueule. Le fait d’y jouer à la première personne permet d’apprécier d’autant plus ce niveau de détail. On profite alors au mieux de la variété dans les zombies, qui ont plusieurs sortes d’archétypes reflétant leur vie passée, à l’image de ces chanteuses d’opéra qui nous cassent les oreilles ou ces bébés avec un « léger » embonpoint.

Le chant des morts qui sonne pas si faux que ça

Resident Evil: Requiem offre ici une aventure complète en rassemblant les ingrédients nécessaires au genre. De l’horreur viscérale, de l’action nerveuse et du gore à foison. L’équilibre est finalement bien ajusté et ce Requiem ne sonne pas faux. On pourra cependant lui reprocher un scenario parfois incrédule et un gameplay qui manque de prise de risque, restant parfois prisonnier de ses vieilles mécaniques de jeu. Le duo Grace et Léon se complète pourtant à merveille, permettant de se défouler après des passages oppressants et brillamment mis en scène. Si le titre ne se démarque pas franchement par son originalité, il reste très appréciable à faire et à refaire pour débloquer les nombreux bonus et caméos que propose Capcom. Un bel hommage pour un trentième anniversaire.

Si vous êtes intéressé par Resident Evil Requiem, notre partenaire Gamesplanet propose une réduction de 10 %, ce qui fait le jeu à 63 €.

Vous vous perdez dans l’immensité du catalogue Steam ? Alors suivez le groupe de curation NoFrag pour vous aider à séparer le bon grain de l’ivraie.

[TEST] Starship Troopers: Ultimate Bug War! : un très bon feeling, mais un jeu court et répétitif

Par : Loulou
16 mars 2026 à 23:53

Dévoilé en fin d’année dernière, Starship Troopers: Ultimate Bug War!, développé par Auroch Digital (Warhammer 40 000: Boltgun et Warhammer 40 000: Boltgun 2), se présente comme un rétro-FPS d’action solo se déroulant dans l’univers de la licence Starship Troopers. On avait pu jouer à la démo et nous en étions ressortis convaincus. Le gunplay était plutôt réussi et le niveau proposé, Zegema Beach, proposait une grande carte avec des objectifs éparpillés, et peuplée de soldats et bugs disposés par-ci, par-là. Sorti ce 16 mars, Starship Troopers: Ultimate Bug War!, est une expérience réussie et respectueuse de son matériau de base, mais qui montre vite ses limites avec une campagne répétitive et pourtant un peu courte.

Genre : Rétro-FPS action | Développeur : Auroch Digital | Éditeur : Dotemu et Game Source Entertainment | Plateforme : Steam, GoG | Prix : 24,99 € | Langues : Anglais, français | Configuration recommandée : Core i5-8600K / Ryzen 5 2500X, 16 Go de RAM, GTX 1060 / RX 5600 | Date de sortie : 16/03/2026 | Durée : entre quatre et cinq heures

Test réalisé avec une clé Steam fournie par l’éditeur.

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Engagez-vous pour obtenir la citoyenneté !

Starship Troopers: Ultimate Bug War! nous narre l’histoire de Samantha « Sammy » Dietz via une simulation développée par la FedDev. Afin d’immerger le joueur, le studio Auroch Digital a eu la bonne idée de reprendre les spots de propagande en prises de vue réelles avec l’appui de Casper Van Dien alias Johnny Rico (l’un des personnages principaux du film Starship Troopers), et bien d’autres personnages qui brisent le quatrième mur. En effet, dès le départ, le commandant Rico et le major Samantha Dietz s’adressent directement à vous et proposent d’obtenir votre citoyenneté en participant à un module de formation expérimentale retraçant les faits d’armes du major. Me concernant, je suis plutôt partagé. D’un côté, j’ai bien aimé l’implication des acteurs et le respect accordé à l’univers de Starsphip Troopers. De l’autre côté, briser le quatrième mur en nous considérant toujours comme « un joueur » au lieu d’être vraiment « une recrue » à part entière m’a complétement sorti de la trame principale. Est-ce un moyen pour la Fédération de convaincre notre jeunesse des bienfaits de la citoyenneté et suis-je passé à côté du propos ? J’aurais préféré que les missions à effectuer soient uniquement des témoignages de Samantha que nous revivions afin de nous convaincre de nous joindre à la cause.

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STARSHIP TROOPERS ULTIMATE BUG WAR SOLDIER 1

Bon, laissons de côté le défaut d’immersion, il est grand temps de débuter votre service pour obtenir votre citoyenneté. La campagne principale, offrant la possibilité d’incarner un soldat et un bug, se découpe en treize missions sur de grandes cartes. À chaque fois, il faudra rejoindre les points d’intérêt pour déclencher l’objectif associé et vos actions vous permettront d’engranger des points pour le score final. En soi, les missions restent toujours identiques que ce soit du côté humain (placer des bombes, détruire des ennemis spécifiques, activer des mécanismes, défendre une position…) ou bug (tout détruire sans réfléchir) et elles deviennent vites répétitives. Heureusement, cette lassitude est contrebalancée par la courte durée de la campagne. En effet, en difficulté « Soldat » (normal), vous risquez de rouler sur le jeu aussi vite qu’une invasion de bugs sur Zegema Beach, soit entre quatre et cinq heures de jeu. Je vous conseille donc plutôt de sélectionner le cran d’au-dessus si vous recherchez un minimum de challenge.

Une campagne, deux visions, mais un même objectif

En tant que soldat de la Fédération, vous aurez accès un arsenal varié, des armes spéciales puissantes et un peu d’aide des vaisseaux en orbite. Chaque pétoire a un bon feeling et dispose d’un tir secondaire. Par contre, vos munitions fondront comme neige au soleil, mais vous pourrez compter sur les caisses d’approvisionnement disséminées sur la carte ou demander un tir orbital vous offrant quelques munitions et armes au hasard, ce qui sera très utile. Vous pourrez compter sur les PNJ en les recrutant, mais vu qu’ils sont cons comme leurs pieds, ces derniers feront le piquet de grève en se positionnant devant votre ligne de mire, et au mieux, serviront d’appâts lors de vagues d’ennemis. Les balises (bombardements, tirs lourds depuis notre navette, largage de robot de combat…) quant à elles, vous permettront d’effectuer principalement des tirs de barrage, mais je trouve bien dommage que l’on n’ait pas une prévisualisation de la zone impactée avant de lancer ladite balise. Dans l’ensemble, j’ai plutôt apprécié les combats nerveux, surtout les phases de défense avec des vagues de bugs. En revanche, il ne faut pas s’attendre à un déferlement, mais plutôt une dizaine d’ennemis avec la présence de spéciaux.

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Du côté de nos amis les arachnides, le bestiaire est assez varié. Vous aurez les classiques arachnides, sa version tigre, le cuirassé, les volants, les lanceurs d’acides, les lanceurs de plasma, les soldats corrompus, le cerveau et le fameux assassin, seule nouveauté, que l’on pourra incarner. Les comportements des adversaires sont identiques, à savoir que dès qu’ils vous voient, ils vous foncent dessus pour vous faire la peau. Pour l’assassin, j’ai trouvé dommage qu’il n’y ait pas d’interaction à proprement parler durant la campagne du soldat, sauf à la toute fin. Ce nouvel insecte est aussi anecdotique que sa propre campagne. Bien que ce dernier dispose de trois transformations, vous procéderez de la même façon en débutant avec sa forme criquet pour atteindre votre objectif, puis vous passerez en guerrier pour massacrer tout le monde, et enfin, pour ne pas finir comme un moustique sur un pare-brise, vous vous transformerez en cuirassé afin de recouvrer votre vie et armure, ou abattre les ennemis les plus coriaces. Peu importe la mission, ce sera toujours le même objectif (pour rappel, tout détruire) sur les cartes déjà visitées par votre alter ego humain et vous trouverez donc peu d’intérêt à faire ou à refaire les missions, sauf pour la difficulté et le scoring. Je pense que ce nouvel insecte aurait pu être intéressant sur un jeu axé sur la stratégie, car c’est ici purement du massacre bête et méchant.

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Une simulation réussie sans grande prétention

Visuellement, Starship Troopers: Ultimate Bug War! propose un aspect retro qui tient la route, et j’ai franchement bien aimé. Les gros pixels se mêlent à des effets plus modernes, comme les développeurs l’avaient déjà fait sur leur précédent jeu. Il n’y a donc pas de surprise côté direction artistique, mais j’ai été tout de même déçu : où sont les gros moments épiques avec des milliers d’ennemis à l’écran ? Quitte à faire un jeu rétro en 2026, j’aurais bien aimé qu’ils utilisent un peu plus de ressources de mon CPU et qu’ils augmentent le nombre d’arachnides, pour éviter cette sensation de vide dans les grandes maps. D’autant que je n’ai pas rencontré de « bugs » – hormis ceux prévus –, ni de problèmes de performances. Enfin, la musique n’est pas aussi marquante que la bande originale du film, malgré un effort fait pour conserver l’esprit de la licence.

Un défouloir amusant, toute proportion gardée

Starship Troopers: Ultimate Bug War! est un rétro-FPS correct, mais sa durée de vie est plutôt courte et ses missions sont répétitives. Vous pourrez trouver votre compte en tant que soldat de la Fédération, mais il faudra aller sur les difficultés les plus élevées. Le feeling des armes est plutôt bon et voir aussi bien vos alliés stupides que vos ennemis voraces servir de chair à canon pour la réussite de votre mission, est assez plaisant. Du côté des arachnides, le gameplay de l’assassin n’est pas inintéressant, mais on ne peut pas dire que sa « campagne » (si on peut appeler ça comme ça) soit particulièrement marquante. Elle permet surtout de gonfler artificiellement la durée de vie du jeu, qui reste tout de même un peu famélique. Ainsi, Starship Troopers: Ultimate Bug War! n’est pourtant pas désagréable, mais ne restera pas dans les annales de la Fédération.

Si Starship Troopers: Ultimate Bug War! vous intéresse, vous pouvez profiter de la promotion de lancement à -20 % sur Steam jusqu’au 23 mars, soit environ 20 €.

Vous vous perdez dans l’immensité du catalogue Steam ? Alors, suivez le groupe de curation NoFrag pour vous aider à séparer le bon grain de l’ivraie.

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