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[TEST] Dimhaven – The Lost Source : un joli puzzle game avec une pointe de frustration

Par : Estyaah
19 juillet 2026 à 14:07

Découvert grâce à sa démo il y a un peu plus d’un an, Dimhaven: The Lost Source nous avait fait forte impression : un puzzle game exigeant, une très jolie direction artistique rétro avec des effets modernes, et de l’humour. On s’est donc empressé de tester le jeu complet dès sa sortie, pour s’assurer que les promesses tenaient tout au long de l’aventure. Et si l’expérience est globalement réussie, certains défauts viennent tout de même un peu gâcher la fête.

Genre : Puzzle game | Développeur : Zadbox Entertainment | Éditeur : Blue Brain Games, Zadbox Entertainment Plateforme : Steam | Prix : 26 € | Langues : Anglais, sous-titres en français | Configuration minimale : i5 2,5 GHz, GTX 1060 / RX 580, 4 Go de RAM | Date de sortie : 23/06/2026 | Durée : 8 à 9 heures

Test réalisé avec une version Steam fournie par le développeur.

Dimhaven: The Lost Source

Un léger syndrome Netflix

Le pitch de départ est assez simple : on incarne une conservatrice de musée qui part à la recherche de son oncle disparu à Dimhaven, une étrange île dont le seul accès se fait en parachute. Si ce détail peut paraître absurde, le reste du monde est finalement assez terre-à-terre. On n’est clairement pas dans un point & click LucasArts. Cependant, s’il n’est pas difficile de suivre la trame au début, le scénario part progressivement dans tous les sens, et on finit par s’en tamponner sévèrement sur la fin. L’humour, bien présent dès l’arrivée sur l’île – notamment dans la séquence de la démo –, s’étiole au fur et à mesure pour presque disparaître dans le dernier tiers. C’est franchement dommage, parce qu’il était plutôt subtil et bien amené. Mais pas de quoi en faire un drame : il faudra se contenter d’un ton un peu plus sérieux.

Quand la malice devient de la frustration

On dispose d’un appareil photo et de la possibilité d’annoter ses œuvres, ce qui est plutôt malin pour éviter de sortir du jeu pour gérer ses notes.

Dimhaven: The Lost Source est un puzzle game difficile. S’il peut parfois faire penser à Myst ou Riven, il se montre nettement plus exigeant. Il ne prend pas par la main, et il faut trouver soi-même le lien entre les maigres indices disséminés dans l’environnement. Si le sentiment de satisfaction est excellent quand on parvient à résoudre les énigmes, on reste parfois comme une poule devant un couteau avec certains puzzles. Et contrairement aux mythiques jeux de Cyan, impossible d’aller faire autre chose pour tenter de se débloquer plus tard : la progression est ici parfaitement linéaire. Pour contourner le problème, les développeurs ont inclus un système d’indices progressifs pour mettre les joueurs sur la bonne voie. Malheureusement, il arrive qu’on comprenne tout à fait ce qu’on doit faire, sans pour autant saisir la manière de le faire. Et c’est particulièrement frustrant. Cela ne m’est arrivé qu’une seule fois, plutôt vers la fin, mais comme il n’y a pas tant de puzzles différents, c’est tout de même à noter. Dans le même sens, il faudra bien se méfier de la traduction française, globalement correcte, exceptée sur l’une des énigmes (celle avec les convertisseurs), qui contient des erreurs et un contresens, laissant croire qu’une énigme pouvait être résolue de plusieurs façons, alors qu’une seule solution était réellement prise en compte. Malgré ces défauts, l’expérience globale est très bonne : il faut simplement insister sur chaque solution, car il est parfois compliqué de savoir si on est sur la bonne voie.

Dimhaven: The Lost Source : environnement
Dimhaven: The Lost Source : environnement
Dimhaven: The Lost Source
Dimhaven: The Lost Source : environnement

Une superbe direction artistique

On l’avait déjà remarqué dans la démo, Dimhaven: The Lost Source possède une direction artistique très réussie. Les visuels mêlent un filtre rétro aux pixels presque grossiers à des effets de lumière modernes qui subliment l’ensemble. C’est vraiment beau, et la bande-son renforce parfaitement l’ambiance à la fois mystérieuse et mélancolique. Le tout est accompagné d’un doublage en anglais de grande qualité, offrant une très bonne l’immersion. Côté perf, rien à signaler, le jeu pourra tourner sur une patate sans trop de problèmes. À noter que j’ai rencontré quelques bugs gênants, comme la disparition de l’inventaire des objets que je venais de récupérer. Cela m’est arrivé à plusieurs reprises, m’obligeant à refaire quelques séquences. Comme il est possible de sauvegarder à tout moment, j’ai pris l’habitude de faire un quick save avant d’attraper la moindre merdouille qui traîne. Mais l’équipe de dev semble assez réactive, il est possible que le problème soit déjà réglé.

Une belle expérience pour utilisateur averti

Dimhaven: The Lost Source est un très joli puzzle game plutôt réussi. Si son scénario perd un peu en intérêt – et d’humour – au fil de l’aventure, l’ambiance reste excellente, grâce à une magnifique direction artistique, un sound design convaincant et un doublage solide. Les énigmes sont difficiles et très satisfaisantes à résoudre, mais elles manquent parfois un peu d’indices diégétiques pour éviter la frustration, qui peut survenir malgré les aides intégrées par les développeurs. Quelques bugs et de mauvaises traductions viennent parfois assombrir le tableau, mais l’équipe semble assez dynamique, et pourrait les corriger dans les prochains mois. Au final, cela reste une très bonne expérience, mais elle s’adresse avant tout aux connaisseurs du genre. Dans le doute, testez la démo.

Vous vous perdez dans l’immensité du catalogue Steam ? Alors, suivez le groupe de curation NoFrag pour vous aider à séparer le bon grain de l’ivraie.

#Mise à jour 6# Vague de 3 200 licenciements chez Xbox : id Software décapité, Arkane en mauvaise voie

Par : Estyaah
6 juillet 2026 à 21:09

La nouvelle est tombée un peu plus tôt dans l’après-midi : Microsoft va se séparer de 3 200 postes côté jeu vidéo d’ici à mi-2027 (environ 20 % de la masse salariale), dont 1 600 immédiatement. C’est Asha Sharma, actuelle CEO de la branche Xbox, qui l’a annoncé via un mémo partagé à tous les salariés (et au monde entier en même temps, a priori). On savait déjà que des licenciements étaient prévus, mais on ne savait pas qu’ils allaient être d’une telle ampleur. Par ailleurs, cela intervient dans un plan encore plus global de « rationalisation » au sein du groupe, puisque c’est un total de 6 400 personnes qui finiront à la porte de la firme de Redmond dans moins d’un an.

Bon nombre de studios sont salement touchés, notamment id Software, d’après Jason Schreier, malgré la sortie imminente du premier – et probablement dernier – DLC pour DOOM: The Dark Ages : Revelations. Pareil chez Obsidian, selon Gautoz d’Origami, qui serait l’un des studios les plus charcutés, et dont les salariés restant seraient regroupés autour de Grounded 2. La situation est différente pour Arkane à Lyon, puisque contrairement à certains de ses copains qui sont en passe d’être revendus ou de redevenir indépendants, la direction est entrée en consultation avec les partenaires sociaux pour « examiner les options stratégiques possibles ». En effet, grâce à un droit du travail français décrit comme « plus rigoureux » par nos amis américains, ils ne peuvent pas se débarrasser des gens en un claquement de doigts. Cela promet de longs mois d’hésitation entre revente, découpage et licenciements, mais ça ne sent pas très bon pour leur projet d’immersive sim en TPS, Marvel’s Blade.

On ne va pas vous mentir : ça nous ferait franchement chier qu’un studio aussi mythique qu’Arkane ferme ses portes, et on souhaite bon courage à toute l’équipe pour traverser cette nouvelle épreuve.

Édit du 07/07 : Nos confrères de Gamekult rapportaient ce matin qu’id Software aurait perdu plus de la moitié de ses effectifs (136, a priori), en particulier les personnes de l’équipe technique. Comme ils le soulignent, cette décision serait d’une bêtise crasse, car l’id Tech 8 (qui anime notamment DOOM: The Dark Ages ou Indiana Jones et le Cercle Ancien) rivalise largement avec l’Unreal Engine 5, tout en étant bien mieux optimisé. Microsoft aurait tout au contraire plutôt intérêt à le développer pour ne pas être dépendant d’un autre moteur et ainsi l’utiliser dans ses autres studios, comme ils l’avaient initié chez MachineGames.

Édit du 08/07 : Jason Schreier a publié un article ce matin à propos d’Obsidian : un quart du staff s’est fait dégager, la suite d’Avowed a été annulée tout comme d’autres projets non annoncés, et le studio se concentrera sur un nouvel épisode de Fallout aux côtés des équipes de Bethesda Game Studios.

Édit du 09/07 : Gamesbeat et Video Games Chronicle ont publié des articles sur les réactions des ex-employés d’id Software, franchement choqués par la décision. On apprend que le studio travaillait sur un jeu inspiré de John Wick, sur un nouveau Perfect Dark et sur une proposition multi/coop sur la licence DOOM. Aucune information ne permet pour l’instant de dire si tout part à la benne. En revanche, on sait dorénavant que le studio comptait 185 employés avant le départ des 136 annoncés hier. Il ne reste donc qu’une cinquantaine de personnes chez id Software, qui deviendrait un studio de support, et ils abandonneraient donc l’id Tech au profit de l’Unreal Engine (comme Halo Studios) pour rationaliser les coûts. Sans doute la pire décision possible jamais entreprise par Microsoft.

Édit du 10/07 : Dans un article publié hier, nos confrères de This Week in Videogames infirment l’abandon de l’id Tech et la bascule à l’Unreal Engine. Selon eux, ce sont des spéculations faites par d’anciens membres du studio qui n’auraient pas la vue globale du sujet. Même si des profils très techniques liés à l’id Tech ont été supprimés aux États-Unis, il s’avère que le studio de Frankfort, dont le rôle est uniquement de travailler sur le moteur, n’a pas du tout été affecté par les licenciements, probablement grâce à la protection des emplois proche de celle du droit français. Il y a donc un espoir de voir perdurer le mythique moteur, notamment dans la prochaine production de MachineGames, le troisième volet de la série Wolfestein, et pourquoi pas sur d’autres « licences phares », telles que décrites par la direction de Bethesda.

Édit du 11/07 : Les développeurs restants chez id Software tentent de faire du damage control en publiant un communiqué sur X. Ils expliquent que, malgré les 136 licenciements, leur équipe est désormais de taille comparable à celle qui avait développé DOOM 2016, et qu’ils continuent à travailler sur « les jeux et la technologie qui ont défini le studio depuis 35 ans ». Ils nous donnent rendez-vous à la Quakecon en août prochain.

Édit du 11/07 (bis) : Dans une vidéo publiée le 10 juillet, Jason Schreier indique que malgré l’annulation d’Avowed 2, un petit groupe de développeurs continuerait tout de même à travailler dessus, en attendant d’être réaffecté au prochain jeu Fallout. L’hypothèse du journaliste est qu’ils espèrent peut-être avoir suffisamment avancé pour que Microsoft accepte d’achever le projet à moindre coût.

Steam Néo Fest de juin 2026 : pas si mal, cette fois-ci

Par : Estyaah
17 juin 2026 à 20:28

Ça y est, le Steam Néo Fest de juin s’est lancé le 15 juin et s’achèvera le 22 juin. Comme d’habitude, on n’a pas pu tout tester, mais on essaye de vous donner nos impressions sur un maximum de démos qu’on a pu essayer. Et pour les autres, on compte sur vous pour avoir des retours !

Si vous êtes en phase terminale d’un cancer du bras droit et que vous n’avez plus que quelques heures à vivre, on vous conseille de jeter un œil à SPRAWL Zero pour le solo et à The Mound: Omen of Cthulhu pour la coop.


Les bonnes démos

SPRAWL Zero

Genre : fast-FPS

Suite du plutôt sympathique SPRAWL, un fast-FPS plus ou moins acrobatique, SPRAWL Zero avait été révélé en mars dernier. Il nous promettait des combats nerveux, ainsi qu’un gant gravitationnel pour varier un peu les situations. Le contrat semble rempli, avec une démo franchement viscérale et très agréable. Les combats sont courts et violents, les mouvements de base sont assez lents, mais le dash et le bullet time dynamisent le tout d’une très bonne manière. C’est excellent.

SPRAWL Zero sur NoFrag // Steam // Date de sortie : inconnue

The Mound: Omen of Cthulhu

Genre : extraction shooter horrifique PvE

En mai dernier, on vous faisait part de nos inquiétudes sur The Mound: Omen of Cthulhu, un FPS horrifique coopératif avec des notions d’extraction shooter. Mais pour le Steam Néo Fest, on s’est lancés à la recherche d’icônes maudites à quatre pour tester tout ça. Et on doit dire qu’on a été très agréablement surpris : l’ambiance est finalement excellente, et la direction artistique très réussie. Les armes à feu (arquebuses, pistolets à un coup) ont un très bon feeling, mais malheureusement, les combats au corps-à-corps sont encore très brouillons. On ne sait pas trop quand on touche, les ennemis ont une portée énorme et difficile à gérer. Un peu étonnant pour un studio qui a développé les Zeno Clash. En plus, les armes s’abîment très vite, ce qui fait qu’on peut se retrouver à poil au bout d’un moment, ce qui est un peu frustrant. Mais comme le reste est franchement bon, on croise les doigts pour que les devs ajustent tout ça avant la sortie prévue pour le 15 juillet prochain.

The Mound: Omen of Cthulhu sur NoFrag // Steam // Date de sortie : 15/07/2026

RetroSpace

Genre : immersive sim

Avec son univers discopunk et son gameplay très bien réalisé, RetroSpace est un hommage franchement appuyé à System Shock 2. Au point qu’on est comme à la maison avec des couloirs à explorer peuplés de monstres, une clef à molette, des interfaces à pirater ou des audiologs à écouter. On a trouvé ça plutôt cool pendant la petite demi-heure qu’on y a passé. Si vous aimez les immersive sim, il y a de bonnes chances que vous appréciez. On a néanmoins eu un son de cloche différent sur le Discord de NoFrag : Ravenz estime que la direction artistique n’a pas d’âme, que les animations sont très rigides et que la difficulté est mal dosée. Dites-nous qui a raison en commentaires.

RetroSpace sur NoFrag // Steam // Date de sortie : Q2 2026

Project P.I.T.T.

Genre : simulateur de canards en plastique

Alors qu’on n’était pas spécialement prédisposés à s’intéresser à Project P.I.T.T., la direction artistique rétro et le concept nébuleux nous ont fait installer sa démo. Et on a bien fait, car la mécanique est hypnotique. Le but du jeu est de mettre des canards en plastique dans un trou. En fonction du nombre que l’on met, on fait grimper une jauge de combos, permettant de gagner de l’argent pour débloquer de nouvelles possibilités de fabriquer ou transporter les canards jusqu’au trou. Une sorte de mélange entre un jeu incrémental à la Universal Paperclips et un walking simulator aux desseins plus ou moins sombres. Le sound design est travaillé pour récompenser chaque canard, pour aller jusqu’à une orgie de sons et d’effets visuels quand on parvient à en balancer un grand nombre d’un coup. En plus, c’est développé en solo par un Breton.

Project P.I.T.T. sur NoFrag // Steam // Date de sortie : inconnue

SiN Reloaded

Genre : rétro-FPS / Remaster

On pensait SiN Reloaded perdu dans les limbes, mais en mars dernier, Nightdive Studios nous a surpris en annonçant une sortie pour cette année. Et voilà même une démo pour le Steam Néo Fest. À la rédac’, personne n’avait joué au jeu d’origine, mais on doit avouer que ce petit remaster est sympathique. Ok, visuellement, ça ne casse pas trois pattes à un canard, mais le feeling est vraiment bon. Du rétro-FPS comme on les aime, avec la qualité de vie habituelle de Nightdive.

SiN Reloaded sur NoFrag // Steam // Date de sortie : 2026

Divine Frequency

Genre : rétro-FPS horrifique

Même si certains membres de l’équipe n’aiment pas les jeux d’horreur, on est tous d’accord pour dire que Divine Frequency est excellemment bien réalisé. Tournant sous GZDoom, il propose une aventure très oppressante, mais avec des armes au feeling exagérément violent. C’est un survival horror, donc il faudra compter ses munitions, et faire des allers-retours pour ouvrir des portes, trouver des clefs et tout le toutim. Il y a aussi un aspect RPG permettant d’obtenir certaines capacités et ainsi varier un peu le gameplay. Prévoyez un slip de rechange.

Divine Frequency sur NoFrag // Steam // Date de sortie : inconnue

Washington Prime

Genre : rétro-FPS

On ne l’avait pas vu passer lors de son annonce il y a quelques mois, Washington Prime est un rétro-FPS pur jus développé sous GZDoom. On n’a pas trop suivi le scénario, mais on se retrouve dans un grand immeuble et on défonce les gardes avec son pistolet, puis un MP5. C’est très difficile, et on y va plutôt en mode tactique qu’en bourrinant. Le feeling est très bon.

Washington Prime sur NoFrag // Steam // Date de sortie : inconnue

Dreadline Express

Genre : walking sim narratif

Clairement le jeu le plus original de la sélection, Dreadline Express est un walking sim narratif horrifique qui se déroule dans un train voguant dans un univers étrange. Mais c’est surtout sa mécanique de deck building pour gérer les conversations qui le font se démarquer. Ça, et la direction artistique PSOne un peu crado donnant une ambiance vraiment réussie. Une très bonne expérience. On notera en revanche l’utilisation de l’IA pour la traduction, qui n’est franchement pas heureuse dans l’interface, puisqu’on devra cliquer sur « C.V. » pour reprendre la partie ou sur « DOS » pour aller au menu précédent.

Dreadline Express sur NoFrag // Steam // Date de sortie : inconnue

Empulse

Genre : multijoueur

On ne pensait vraiment pas qu’on allait mettre Empulse dans les bonnes démos, mais au final, on n’a pas de réels reproches à lui faire du côté du gameplay. Ils voulaient faire un mix entre leur précédent jeu et Titanfall et ça semble cocher toutes les cases. C’est nerveux, très aérien et plutôt gratifiant. On voit qu’ils ont recyclé beaucoup d’éléments de Splitgate, ce qui est une rationalisation plutôt maligne, mais c’est probablement un point qui sera critiqué par quelques débiles. En revanche, la direction artistique est très pauvre : celle de Splitgate était mieux. Il y a sans doute de la marge pour faire en sorte que les robots soient sympas à jouer, mais globalement, le titre est correct. Cela suffira-t-il pour en faire un succès ? Réponse dans moins de deux semaines.

Empulse sur NoFrag // Steam // Date de sortie : 24/06/2026

VHOLUME

Genre : parkour

VHOLUME est un jeu de parkour dans un univers dystopique, réalisé par trois développeurs, dont Léonard Lemaître, l’un des deux frères de BABDDI et STRAFTAT. La démo propose une sorte de circuit à boucler le plus rapidement possible en glissant, en courant sur les murs et en sautant, et il y a un leaderboard pour vous remettre les pieds sur terre. Les mouvements sont très satisfaisants, et on peut aussi se balader un peu partout dans le niveau pour explorer et découvrir tout le panel de possibilité de notre personnage. C’est franchement cool.

VHOLUME sur NoFrag // Steam // Date de sortie : inconnue

Les autres démos qu’on n’a pas relancées, mais qu’on avait bien aimées lorsqu’on les avait testées :


Les démos OK, mais sans plus

THANKS, LIGHT.

Genre : puzzle game

Une sorte de mélange entre Portal et Viewfinder. Le jeu se base principalement sur des formes à faire apparaître pour les insérer dans la bonne silhouette, comme pour les jeux de bébés. Là, c’est évidemment un peu plus compliqué, mais veut-on vraiment voir ça pendant plusieurs heures ? Dans tous les cas, ça fonctionne bien et c’est plutôt bien réalisé.

THANKS, LIGHT. sur NoFrag // Steam // Date de sortie : septembre 2026

Necrofane

Genre : King’s Field-like

Clairement inspiré de King’s Field, la série de jeux antérieure à Dark Souls, Necrofane propose un dungeon crawler RPG aux graphismes rétro assez réussis. L’ambiance est sombre et fonctionne plutôt bien, mais les combats ne sont pas terribles. Ils manquent clairement de feedback, ce qui donne une impression globale mitigée. Mais comme il n’est pas prévu avant 2027, les devs vont avoir le temps d’améliorer ça. À noter qu’ils ont lancé une campagne Kickstarter il y a deux semaines, et qu’elle s’achève dans 14 jours. Pour l’instant, ils n’ont récolté que la moitié de la somme demandée.

Necrofane sur NoFrag // Steam // Date de sortie : 2027

Gunstoppable

Genre : fast-FPS

C’est rapide et nerveux, mais on n’a pas réussi à mettre le doigt sur l’élément qui nous laisse un sentiment mitigé. Peut-être le manque de feeling ? Il n’est pas mauvais, mais pas mémorable.

Gunstoppable sur NoFrag // Steam // Date de sortie : 05/08/2026

Fossilfuel 3

Genre : survival horror

Un pur nanard dont chaque opus de la série est un peu moins merdique que le précédent. Fossilfuel 3 est dirigiste et fait un peu penser à un Resident Evil du pauvre avec une horreur un peu téléphonée, mais ce n’est pas si mal, au final. Ne vous attendez tout de même pas à grand-chose.

Fossilfuel 3 sur NoFrag // Steam // Date de sortie : inconnue

Time To Wake Up

Genre : walking sim

Time To Wake Up est décrit comme un thriller psychologique, mais il correspond plutôt à ce qu’on pourrait appeler un walking sim narratif. La mécanique principale, c’est de pouvoir basculer d’un clic de souris entre deux univers parallèles finalement assez proches, et ça marche plutôt bien. On navigue dans des environnements surréalistes et le thème est intéressant, mais on n’a pas spécialement accroché.

Time To Wake Up sur NoFrag // Steam // Date de sortie : Q3 2026


Les démos nazes

DIESELDOME: Ultraviolent Gladiator Shooter

Genre : roguelite

On avait déjà testé une démo de DIESELDOME: Ultraviolent Gladiator Shooter il y a un moment, et on s’était dit que c’était mieux pour tout le monde qu’on n’en parle pas. Mais il y a quelques jours, les développeurs nous ont contactés pour se rappeler à nous, avec comme argument qu’on avait parlé de WRATH: Aeon of Ruin. Rien à voir. Mais vraiment rien du tout. DIESELDOME est un roguelite avec une direction artistique franchement ratée, et des ennemis qui se déplacent comme des robots vers vous. Les sensations sont vraiment pauvres, malgré un feeling correct de la mitrailleuse. On a vraiment l’impression de perdre notre temps, et les perks à débloquer ne donnent même pas de sentiment de progression, ce qui est quand même un comble pour ce genre de jeu.

DIESELDOME: Ultraviolent Gladiator Shooter sur NoFrag // Steam // Date de sortie : inconnue

GUTTED: Infested Crypts

Genre : horreur

Un jeu d’horreur assez classique qui n’est vraiment pas terrible. Ce n’est pas très joli, le level design renvoie 20 ans en arrière et il y a des jumpscares. Autant vous dire qu’on n’a pas trop aimé. C’est dommage, le gunfeel est OK et c’est exagérément sanglant au point de masquer une bonne partie de l’écran à chaque coup. Ah, et le FOV est un peu trop étroit.

GUTTED: Infested Crypts sur NoFrag // Steam // Date de sortie : inconnue

Enginefall

Genre : survie / extraction shooter

Pas de miracle, la démo n’est que la suite des playtests dont on a parlé au début du mois. Évidemment, c’est toujours nul, et comme par hasard, les développeurs n’ont pas fait de page dédiée pour la démo, afin d’éviter d’avoir des commentaires négatifs. Il suffit néanmoins de faire un tour sur la page des discussions pour voir quelques retours fleuris.

Enginefall sur NoFrag // Steam // Date de sortie : 2026

C’est tellement nul que ça ne mérite pas qu’on s’y attarde :

Les autres démos qu’on a mises là, parce qu’elles ne marchaient même pas :

  • Method of Entry, un jeu tactique à la SWAT 4, mais en 5v5 uniquement. On est restés bloqués dans le tuto, impossible de trouver la partie multi.
  • Protocol: Terminate, un jeu coop contre des robots nuls sans possibilité de régler les contrôles, ni la sensibilité bloquée sur cent millions. On n’a pas réussi à se retrouver dans le lobby malgré de très nombreuses tentatives.

[TEST] Luna Abyss : un FPS bullet-hell intriguant qui manque de challenge

Par : Loulou
2 juin 2026 à 23:26

En 2023, le studio Kwalee Labs (anciennement Bonsai Collective) dévoilait son FPS bullet-hell et de plateforme, Luna Abyss, qui nous avait intrigué par sa direction artistique et son gameplay. Tellement qu’on avait hâte de mettre les mains dessus, afin de découvrir s’il y avait un peu plus que ces visuels aguicheurs et ces boulettes en surnombre. Alors qu’on craignait une prise en main un peu compliquée, il s’avère finalement plutôt simple à appréhender, malgré des combats bien nerveux.

Genre : Bullet-Hell et de Plateforme | Développeur : Kwalee Labs | Éditeur : Kwalee | Plateforme : Steam | Prix : 30 € | Langues : Anglais, sous-titres en français (textes) |Configuration recommandée : i5-10600K/Ryzen 5 3600, GTX 1660/RX 590, 8 Go de RAM | Date de sortie : 21/05/2026 | Durée : Environ 9 heures en difficulté moyenne

Test réalisé sur une version Steam fournie par le développeur.

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Une histoire à la fois confuse et intrigante

Sur une lune rouge bien mystérieuse, vous incarnez une prisonnière condamnée à purger une peine de prison d’un nombre d’années absurde. Pour réduire votre peine, une seule solution : remplir diverses missions données par une geôlière ayant l’apparence d’une tête géante. On ne peut pas nier l’originalité de la proposition, et je dois admettre que j’ai bien aimé, malgré des retournements plutôt prévisibles et des portions d’intrigue pour le moins nébuleuses. Bien qu’il y ait un système de dialogue à choix multiple lors de la rencontre avec certains protagonistes, j’ai été déçu que les choix n’aient aucune influence sur la narration ou les relations avec les PNJ. Dans Luna Abyss, la progression est linéaire : il faudra avancer en utilisant les divers pouvoirs et armes acquises tout en évitant les pièges pour atteindre les différentes arènes où débuteront vos combats. Néanmoins, pour essayer de briser ce sentiment d’avancer bêtement en ligne droite, vous pourrez améliorer votre santé en dénichant des coffres planqués par ici, par là, ou des cristaux rouges dont je n’ai toujours pas compris l’utilité. De mon côté, je n’ai pas ressenti de lassitude et le tout étant scripté, vous obtiendrez vos pouvoirs ou armes en temps voulu. Étant un peu complétiste sur les bords et vu qu’il n’est pas possible de revenir sur mes pas, j’ai apprécié le fait de pouvoir refaire les niveaux terminés, afin de trouver un secret qui m’aurait échappé.

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Des combats nerveux parfois trop simples

Pour mener à bien votre périple dans cette lune inhospitalière, vous déloquerez quatre armes améliorables (fusil éclaireur, brise-bouclier, lance du monarque et broyeur atomique) ayant une portée et une puissance qui leurs sont propres, pour combattre et débloquer des accès. Contrairement aux armes conventionnelles, cet arsenal fonctionne à l’énergie, ce qui provoque une surchauffe avec un délai de refroidissement plus ou moins long en fonction de l’utilisation. Durant les combats, vous devrez donc apprendre les patterns et les faiblesses de vos adversaires pour jongler habilement avec vos différentes pétoires. À l’instar de DOOM ETERNAL, il sera nécessaire de prioriser vos cibles pour ne pas vous retrouver constamment sous une pluie de projectiles. Pour ma part, j’ai trouvé le feeling correct, même si le brise-bouclier et la lance du monarque sont deux atouts majeurs contre la plupart du bestiaire. Mais si jusque-là, vous imaginiez un FPS classique, je vous arrête tout de suite : notre personnage dispose d’un verrouillage sur les ennemis. Attendez, ne partez pas tout de suite ! Moi aussi, je pensais que c’était une idée de merde pour un jeu qui se fait au clavier/souris. Mais avec le nombre de projectiles qu’on vous balancera à la gueule, vous serez bien content d’avoir cette ancre virtuelle pour les éviter, tout en tirant. En revanche, si ne pas l’utiliser est sans doute une très mauvaise idée pour vos nerfs, j’ai trouvé que son usage facilitait un peu trop les combats, au point d’en gâcher leur intensité. Un difficile équilibrage que les développeurs n’ont manifestement pas tout à fait réussi.

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De plus, vous obtiendrez des capacités telles que le dash, le double saut, le grappin, l’exécution pérégrine, la possession et le bouclier. Les trois premiers seront utiles pour les phases de plateforme et pour éviter les projectiles, car votre personnage est loin d’être véloce de base. Les deux derniers sont ceux que j’ai le plus apprécié. Par exemple, j’ai pu prendre le contrôle du Goliath, une créature avec une gatling montée sur son dos, pour défourailler des vagues d’ennemis ; dommage que cette phase soit unique dans le jeu. Pour le bouclier, ce dernier m’a permis de survivre plus d’une fois contre des bestioles, surtout les kamikazes. Enfin, l’exécution pérégrine vous servira uniquement à recouvrer de la santé en effectuant une action sur un ennemi à l’article de la mort. Pour ma part, j’ai trouvé que la difficulté ne résidait pas dans les combats, mais dans la partie plateforme qui demandait d’être précis tout jaugeant la puissance de la course et des sauts. J’ai trouvé les affrontements en eux-mêmes assez équilibrés et mes quelques défaites ont surtout été dues à l’effet de surprise en découvrant un nouvel ennemi et ses patterns spécifiques.

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Du côté du bestiaire, vous rencontrerez et affronterez plus d’une dizaine de créatures comprenant quelques variants puissants. Chacune d’entre elles dispose d’attaques distinctes et certaines possèdent même des boucliers à détruire. Vous serez constamment sous le feu des bullets, mais vu l’absence de mobilité de vos adversaires et la présence de couvertures indestructibles dans l’arène, la pression redescendra rapidement. Après quelques confrontations, vous constaterez très vite que la stratégie à adopter sera la même, à savoir se couvrir puis tirer. En revanche, j’ai réellement ressenti toute la nervosité et le stress du bullet-hell durant mes combats avec les boss massifs dans des arènes circulaires sans couverture.

Une direction artistique et une ambiance musicale somptueuses

Du côté des environnements à explorer, hormis quelques rares excursions en extérieur, votre quête vous conduira en grande partie dans des réseaux souterrains et industriels d’un monde corrompu, teinté de rouge et de noir. Dit comme ça, ça peut paraître un peu glauque et morose, mais j’ai au contraire totalement adhéré à la direction artistique et l’ambiance musicale. Elles sont sublimes et contribuent grandement à l’atmosphère mystique du jeu. Le design des lieux et des personnages (alliés ou ennemis) bien qu’étrange, est plutôt réussi. Les musiques, surtout celles du style ecclésiastique, sont de bonne facture. Sur l’aspect technique, je n’ai pas rencontré de problèmes particuliers ni de bugs.

Une très belle aventure qui manque de challenge

Luna Abyss brille avant tout pour sa direction artistique et ses musiques, bien plus que ses combats nerveux, mais plutôt simples à appréhender. En effet, certaines capacités contribuent grandement à diminuer la difficulté et l’intensité des affrontements. Heureusement, l’arsenal procure un bon feeling et les boss offrent un peu plus de challenge. Pour le reste, on se consolera avec un bestiaire varié, et l’obligation de pousser le curseur de difficulté un peu plus haut pour tenter d’équilibrer les choses tant bien que mal.

Vous vous perdez dans l’immensité du catalogue Steam ? Alors, suivez le groupe de curation NoFrag pour vous aider à séparer le bon grain de l’ivraie.

[TEST] The Adventures of Sir Kicksalot : simple, brutal et étonnamment efficace

19 mai 2026 à 18:33

Un immersive sim développé par une seule personne et avec un style qui n’est pas sans rappeler l’œuvre de Mojang ? C’est avec un peu d’appréhension que nous avions découvert il y a plus d’un an, The Adventures of Sir Kicksalot. Et à notre grande surprise, celui-ci était développé par un français : Stéphane Le Roy, alias eldidou. Une fois le jeu en main, le constat est simple : une très bonne surprise mêlant habilement l’absurde à l’immersion.

Genre : Immersive Sim | Développeur : Stéphane Le Roy | Éditeur : Stéphane Le Roy Plateforme : Steam | Prix : 9,75 € | Langues : Sous-titres en français, anglais | Configuration recommandée : Intel Core i7-7700HQ 2.8GHz, carte graphique,  2 Go de RAM  | Date de sortie : 15/05/2026 | Durée : 5 à 6 heures pour l’histoire principale, mais beaucoup plus pour tester toutes les possibilités.

Test effectué sur une version fournie par le développeur.

20260514152702 1 scaledPaf, coup de pied dans ta gueule !

Dans The Adventures of Sir Kicksalot, vous incarnez un chevalier qui se lance à l’aventure pour sauver une princesse des mains de ses ravisseurs, sauf que tout ne se passe pas comme prévu. Sans en dire plus, et bien que le scénario ne soit là que pour apporter un prétexte, le développeur réussit à nous plonger dans cette improbable histoire et son univers complètement barré. Le principe du jeu est plutôt simple : vous êtes lâchés dans un niveau, et il faudra atteindre la sortie en accomplissant des objectifs, tout en essayant de jouer l’infiltration, ou en utilisant tout ce qui est à portée de main pour vous débarrasser des ennemis sur votre chemin. Pour cela, le jeu a été  plutôt bien pensé. On commence souvent avec des armes simples, épée ou bâton, puis on s’équipe en fouillant les lieux ou en dépouillant les cadavres. Mais Sir Kicksalot ne porterait pas ce nom si l’arme la plus importante n’était pas… le coup de pied.

Et ça tombe bien : tout est pensé pour vous pousser à utiliser le kick. Comme pour les armes de mêlée, les sensations sont bien là, c’est très brutal, c’est vif, et on apprécie enchaîner coups de pied, coups de massue et sortilège de glace pour se débarrasser le plus rapidement possible de tout ce qui croise notre chemin. L’arsenal repose principalement sur les armes tranchantes et les armes de trait. Le combat en mêlée est soigné, permettant de porter des coups directs ou déportés, une petite touche parfaite pour décapiter un mage avant de lui voler sa tête et sa baguette magique pour aller s’occuper ensuite des novices à l’école de sorcellerie (tout le monde va très bien, évidemment). Néanmoins, le système a ses limites, et on se retrouve parfois dans l’impossibilité de porter un coup déporté à cause de l’environnement (un mur, un objet), ce qui s’avère un peu embêtant.

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À la manière de Dark Messiah of Might & Magic, The Adventures of Sir Kicksalot est un immersive sim. Une bonne partie de votre environnement est potentiellement une arme : meubles, objets de décoration, presque tout peut être très mortel à partir du moment où la situation s’y prête. On se retrouve très vite à réfléchir à deux fois avant de dégainer son arme, en préférant un coup de pied dans la gueule d’un ennemi pour l’empaler sur un mur hérissé de pics ou l’écraser sous un lustre médiéval. Le jeu propose aussi un système de progression qui offre trois branches : le combat, la furtivité et la magie, avec des pouvoirs élémentaires (feu, vent, glace). D’autres améliorations enrichissent le gameplay, comme par exemple enflammer son épée une fois le pouvoir du feu débloqué. L’ensemble offre un gameplay bien dosé, des combats exigeants et des animations qui retranscrivent efficacement les impacts. L’infiltration fonctionne correctement, permettant de parcourir certains niveaux dans l’obscurité, à la manière de Garret dans la série Thief: The Dark Project. Les ennemis utilisent eux aussi l’environnement : ils peuvent vous pousser dans le vide, ramasser des armes au sol ou se soigner avec des potions proches. Techniquement, rien à signaler, le jeu tourne sur n’importe quelle machine, mais j’ai rencontré quelques soucis mineurs comme des ennemis coincés ou des problèmes de pathfinding. C’était heureusement anecdotique et bien souvent résolu en quelques secondes.

Un level design très simple, bla bla bla

Les 16 niveaux de la campagne ne sont pas très grands et oscillent entre le très bon et le passable. Certains sont très linéaires, d’autres plus ouverts. La direction artistique ne plaira pas à tout le monde, mais elle est cohérente, travaillée, et offre une belle verticalité. La campagne permet de visiter des forteresses, des châteaux, une cité dans le ciel, des grottes, et ainsi que différents lieux qu’on vous laisse découvrir. On regrette toutefois une approche immersive parfois inégale : le jeu est parfois directif et aurait gagné à offrir davantage de liberté. Au‑delà de la simple exploration, chaque niveau regorge de petites trouvailles : messages oubliés, livres mystérieux, rencontres étranges, secrets et énigmes qui apportent leur dose d’humour et de bizarrerie. Le développeur en a clairement à revendre, et derrière chaque absurdité se cache souvent un message bien dissimulé.

Exigeant, agréable, drôle, et avec une réalisation exemplaire

Stephane Le Roy propose ici un immersive à la fois exigeant, agréable, drôle, et avec une réalisation exemplaire pour un jeu indépendant.  Les niveaux, sans être trop courts, se terminent assez rapidement. Et même si l’on regrette la durée de vie de l’histoire principale, la variété des approches et la personnalisation des compétences offrent une vraie rejouabilité. The Adventures of Sir Kicksalot est une excellente surprise, une expérience originale, et un jeu que l’on recommande sans hésiter, d’autant plus que le développeur envisage un éditeur de niveaux et le support du Steam Workshop.

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[TEST] Call of the Elder Gods : on ne regrette pas d’avoir décroché

Par : Estyaah
17 mai 2026 à 09:44

Sorti fin 2020, Call of the Sea, le premier jeu du studio madrilène Out of the Blue Games, avait conquis les joueurs : les visuels en cel shading plutôt colorés contrastaient habilement avec le thème, inspiré de l’univers de Lovecraft avec ses cultistes fanatiques et ses Grands Anciens tentaculaires. À la rédaction, le testeur de l’époque n’avait pas trouvé le challenge suffisant pour le qualifier autrement que comme un simple walking sim saupoudré de puzzles, et n’avait pas été complètement séduit par la narration. Cinq ans plus tard, les développeurs espagnols remettent le couvert pour la suite, Call of the Elder Gods et on le voyait tout de même arriver d’un bon œil. La démo nous avait conquis, alors on était assez impatients de mettre les mains dessus. Au final, l’équipe a repris exactement la même recette en l’améliorant légèrement, offrant une expérience courte, mais très agréable.

Genre : Puzzle game narratif | Développeur : Out of the Blue Games | Éditeur : Kwalee Plateforme : Steam | Prix : 22 € | Langues : Anglais, sous-titres en français | Configuration recommandée : i5-11600K / Ryzen 5 5600X, GTX 1650 / RX 580, 8 Go de RAM | Date de sortie : 12/05/2026 | Durée : 6 à 7 heures

Test effectué sur version Steam fournie par l’éditeur.

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Une bien belle tonalité

Je dois bien reconnaître que je suis assez friand de la direction artistique de Call of the Elder Gods. Le jeu se pare régulièrement de couleurs vives et éclatantes, et certains panoramas sont impressionnants. D’autre part, les environnements relativement restreints et le cel shading permettent d’obtenir d’excellentes performances malgré l’utilisation de l’Unreal Engine 5, même sur mon PC portable avec une RTX 4060 et 16 Go de RAM. Cette particularité visuelle vient appuyer une narration plutôt convaincante, notamment grâce à un très bon doublage (en anglais uniquement). Cependant, on incarne deux protagonistes alternativement, ce qui a pu me faire parfois « sortir des personnages ». La première partie de l’aventure se déroule exclusivement dans la peau d’Evangeline, et on finit naturellement par s’y attacher. La première bascule est donc un peu étrange, mais cela s’atténue à mesure que l’on découvre le professeur Everhart. On retrouve également Norah, le personnage principal du précédent opus, en qualité de narrateur omniscient, ce qui forme, avec les deux autres, un trio assez original. Côté scénario, en revanche, peu de surprises. L’univers est toujours très inspiré de Lovecraft, mais version pour enfant : comprendre qu’il n’y a pas vraiment d’horreur cosmique, c’est plutôt le monde des Bisounours, avec de gentils Grands Anciens. On notera tout de même la présence de quelques nazis pour la forme. Cela reste néanmoins fascinant et j’ai beaucoup apprécié l’histoire, même si l’aventure est un peu courte. Les niveaux sont entrecoupés de cinématiques composées de dessins fixes qui font un peu cheap, mais toujours moins que si les développeurs avaient mal animé des modèles 3D.

Un numéro bien rôdé

Du côté du gameplay, Out of the Blue a repris les mécaniques de Call of the Sea sans dévier d’un poil. On explore toujours les niveaux pour collecter des indices, qui viennent s’inscrire dans notre carnet – optionnel, si vous préférez le faire à la main –, permettant ensuite de résoudre des énigmes plus ou moins difficiles. Celles-ci se divisent en deux catégories : les petits puzzles de logique assez simples, et les problèmes de déduction franchement plus retors, mais accessibles. On est loin d’un Blue Prince ou d’un The Witness, et on ne sera jamais réellement bloqué : toutes les informations sont disponibles facilement – notamment si on se sert du carnet. Le jeu réussit cependant à rendre chaque déclic assez gratifiant, ce qui est le principal pour ce type de jeu.

Répondre à l’appel

Call of the Elder Gods est un très bon petit puzzle game narratif. La direction artistique, avec son cel shading, est très réussie, offrant des scènes franchement superbes. Côté narration, l’imaginaire lovecraftien reste toujours aussi accrocheur, même si on peut oublier la terreur et l’horreur cosmique. Ici, tout est plus lumineux, presque feel good, mais avec un peu de nostalgie. Quelques énigmes nécessitent de se creuser un peu les méninges, mais la plupart se résolvent sans trop forcer. Pour autant, les résoudre est toujours satisfaisant. Une très bonne aventure de 6 ou 7 heures à faire après (ou avant) Call of the Sea, qui proposait déjà les mêmes mécaniques.

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[PREVIEW] Better Than Dead, la vengeance va devoir attendre

Par : Mathmoite
16 mai 2026 à 08:21

Quand on a découvert le trailer de Better Than Dead en août 2025, on était dubitatif sur le projet. Encore un bodycam FPS qui ne sera pas terminé. Sorti en accès anticipé depuis le 12 mai, l’unique développeur MONTE GALLO nous propose une expérience très courte dans un Hong Kong des années 90, et malgré un gunfeel plutôt réussi, le reste de l’aventure est malheureusement bien trop pauvre en tout point pour qu’on s’y attarde davantage.

Genre : Bodycam FPS | Développeur : MONTE GALLO | Éditeur : MicroProse Software | Plateforme : Steam | Prix : 15,49 € | Langues : Anglais | Configuration recommandée : i7-12700 / Ryzen 7 5800X, RTX 3070 (8 GB) / AMD Radeon RX 6800, 16 Go de RAM | Date de sortie : 12/05/2026 en accès anticipé | Durée : 2 heures

Preview réalisée sur une version Steam fournie par le développeur.

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La vengeance dans la peau

Dans Better Than Dead, vous incarnez une fille dont l’intimité a été violée. C’est dans une petite pièce, avec pour seule compagnie une arme de poing et votre caméra que le jeu commence. On y découvre des sous-sols lugubres faisant office de studio porno clandestin qui feraient pâlir d’envie Jeffrey Epstein. Vous l’aurez deviné, vous êtes là pour vous venger et venir à bout de cette organisation criminelle. C’est au travers de divers endroits comme des restaurants, des hôtels, des chantiers que vous devrez effectuer souvent le même objectif : sauver une fille ou encore tuer un chef. La progression est linéaire et les missions durent en moyenne une à quatre minutes. Un récapitulatif de votre performance fera son apparition en fin de raid, affichant le temps écoulé et le nombre d’ennemis et civils tués. Il n’y a, pour le moment, aucun niveau de difficulté. Seul le nombre d’ennemis augmentera au fur et à mesure de cette courte aventure. Le côté challenge n’est pas assez mis en avant. On aurait aimé des récompenses en fin de mission pour apporter de la rejouabilité, mais à ce stade d’avancement, rien n’est mis en place. Imaginez jouer à Hotline Miami avec une seule arme et sans aucune compétence. Oui, c’est ennuyeux.

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T’AIM ou t’AIM pas

Qu’on se le dise, Better Than Dead n’est pas un FPS comme les autres. Ici, vous n’aurez qu’une seule arme et comme votre personnage est une pauvre fille fragile, vous ne savez pas viser. Fort heureusement, vos munitions étant illimitées, vous arriverez par la force des choses à faire mouche. Du côté des mouvements, il y aura une certaine adaptation avec la vue bodycam, mais le reste est très classique. On notera quand même l’ajout d’un bullet time qui se déclenche en faisant une glissade, mais qui n’apporte vraiment pas grand-chose. Le développeur a voulu implémenter une mécanique de jeu basée sur le rythme. En gros, rester immobile et échanger des tirs vous fera tuer. Par contre, si vous êtes en mouvement, vous aurez plus de chances de rester en vie. Tuer des civils vous pénalisera également, mais je n’ai pas vu de différence sur ces aspects tellement le gameplay est vide à ce stade du développement.

Malgré cela, le gunfeel est plutôt chouette. Malheureusement, ça ne suffit pas pour prendre un quelconque plaisir, puisque l’expérience manque cruellement d’équilibre et de finition. Les maps ne sont pas terminées, les IA sont d’une débilité déconcertante et pour le sound design, on repassera. Graphiquement, je n’ai pas retrouvé la même qualité que dans les trailers et les textures sont beaucoup trop cheap. En terme de photoréalisme, on a vu mieux.

Une sortie Prématué ?

Better Than Dead est-il sympa ? Il peut le devenir, mais à ce stade de développement, ne vous attendez pas à grand-chose. Les idées sont là, le fond aussi, mais pour la forme ce n’est pas pour aujourd’hui. Avec une durée de vie ridicule, un manque de finition et des choix de gameplay douteux, le tarif de 15 € semble un peu élevé. Pour autant, on espère que sa sortie précipitée ne va pas plomber la poursuite du développement, car le concept est tout de même intéressant et le gunfeel plutôt viscéral.

Vous vous perdez dans l’immensité du catalogue Steam ? Alors, suivez le groupe de curation NoFrag pour vous aider à séparer le bon grain de l’ivraie.

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