Vue normale

BYD en F1 ? Un projet loin d’être Bydon…

11 mars 2026 à 17:58

Pour paraphraser le président de la FIA Mohamed Ben Sulayem, ce serait “une étape suivante logique”. Selon des informations rapportées par le média Bloomberg, le géant chinois de la voiture électrique, BYD, étudierait une arrivée de taille en sport automobile, avec dans le viseur le WEC et surtout la F1. 

Après le retour en force des Etats-Unis, qui ont longtemps résisté à la F1, et qui maintenant sont au cœur du sport avec 3 courses et un constructeur (Cadillac), la FIA rêve évidemment de voir le pays du plus grand marché mondial s’engager sur la piste.

BYD, le nouveau géant

Jusqu’à présent, la présence des marques chinoises en sport auto a été discrète. Le cas le plus notable est celui de Lynk & Co qui s’est engagé et a gagné en WTCR. Mais les choses s’accélèrent : Xiaomi puis Yangwang ont lancé des supercars qui ont battu des records sur le Nürburgring, signe d’ambitions nouvelles. Le groupe Chery de son côté s’est tourné vers l’ACO et projette l’arrivée d’Exceed à l’horizon 2029.  

BYD, qui a pris le leadership du marché électrique à l’échelle mondiale devant Tesla, veut doper sa visibilité et surtout défier les grands constructeurs européens, américains et japonais, qui ont encore l’apanage de l’exposition en sports mécaniques.  « BYD examine plusieurs options à la suite de sa croissance rapide en dehors de son marché domestique et de l’évolution continue de la compétition automobile vers les moteurs hybrides » peut-on lire.

Reste à savoir quelle motorisation serait utilisée. Le géant chinois ferait-il le choix d’un bloc thermique déjà existant d’un autre constructeur ? Ou alors prendrait-il le risque de développer son propre moteur thermique ?

Une place chère à acquérir

La F1, en donnant encore plus de place à l’électrique, est évidemment une discipline qui intéresse BYD à la fois pour sa notoriété internationale et la vitrine technologique qu’elle propose. Reste que l’inscription d’une nouvelle écurie n’est pas une mince affaire, autant sur le plan financier (le ticket d’entrée qui dépasse les 500 millions plus le coût des investissements en infrastructures) que sur le plan politique (on l’a vu avec l’affaire Andretti).  

Racheter une écurie pourrait être une solution à la fois moins coûteuse et plus facilement adoubée par le paddock. A ce titre, les rumeurs pourraient rapidement se tourner vers Alpine, puisque l’écurie “française” est au centre de manœuvres d’actionnariat : Otro Capital a mis ses parts en vente, tandis que Christian Horner et Toto Wolff semblent prêt à poursuivre leur rivalité en tant que nouveaux actionnaires potentiels. Et dans tout cela, la présence de Renault est sujette à caution, étant donné le désengagement sportif qui a été amorcé par le groupe, avec l’arrêt du moteur F1 et le retrait du WEC fin 2026. 

Une nouvelle ère ?

Quoi qu’il en soit, l’arrivée de marques chinoises est logique, puisque le sport automobile a toujours reflté, d’une certaine façon, les nouveaux rapports de force de l’industrie. Au tournant des années 60/70, le renouveau industriel et technologique de la France s’est traduit par l’épopée Matra puis celle d’Alpine en rallye et de Renault en F1 avec le turbo.

Dans les années 70 et au début des années 80, la montée en gamme et en puissance de l’Allemagne se traduit par les succès de BMW en tourisme et en F1 ainsi que d’Audi en rallye. Puis, dans la seconde moitié des années 80, l’offensive était japonaise avec Honda en F1 et Toyota au Mans. La Chine, premier marché automobile du monde, a retrouvé sa place au calendrier de la F1 et veut désormais exister comme puissance du sport automobile.  

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Forum sur la sécurité des voitures autonomes aux États-Unis

11 mars 2026 à 15:12

La NHTSA réunit Waymo, Zoox et Aurora pour discuter de la sécurité et du déploiement des véhicules autonomes aux États-Unis.

La National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) organise un forum national sur la sécurité des véhicules autonomes ce mardi, réunissant les dirigeants de Waymo, Zoox et Aurora. L’objectif : examiner les avancées des robotaxis tout en évaluant les risques et les obstacles réglementaires. Ce forum s’inscrit dans une démarche visant à accélérer le déploiement des véhicules autonomes tout en garantissant la sécurité des usagers.

Rencontre avec les leaders des robotaxis

La réunion réunira Tekedra Mawakana, co-PDG de l’unité d’Alphabet, Aicha Evans, PDG de Zoox, et Chris Urmson, PDG d’Aurora. La discussion portera sur l’avenir des véhicules autonomes et sur les actions potentielles de la NHTSA, notamment l’élaboration de directives sur le développement, les tests et le déploiement sécurisés de ces technologies aux États-Unis. La session d’une journée abordera également l’assistance à distance dans les robotaxis et la manière dont les régulateurs devraient évaluer leur performance par rapport aux véhicules conduits par des humains.

Le directeur de la NHTSA, Jonathan Morrison, a déclaré que l’agence souhaitait soutenir l’innovation dans les véhicules autonomes en raison de leurs avantages potentiels : réduire le nombre d’accidents et étendre la mobilité pour les personnes âgées et handicapées. « Nous adoptons une approche mesurée – en supprimant les barrières inutiles à cette technologie tout en maintenant une surveillance stricte de la sécurité », a-t-il précisé.

Sécurité et enquêtes en cours

Malgré l’enthousiasme pour les véhicules autonomes, la NHTSA reste vigilante. L’agence a ouvert plusieurs enquêtes sur des incidents impliquant des robotaxis, notamment les véhicules Waymo qui ont dépassé illégalement des bus scolaires à l’arrêt. « La technologie n’est pas parfaite. Nous ne serons pas timides lorsque nous détecterons un risque pour le public », a averti Jonathan Morrison.

Le National Transportation Safety Board collabore également aux investigations pour garantir que les véhicules autonomes respectent les normes de sécurité. Parallèlement, le Congrès américain discute d’une législation visant à faciliter le déploiement des véhicules autonomes sans contrôles humains, reflétant les divergences entre législateurs sur la régulation de cette technologie émergente.

Expansion des robotaxis sur les routes américaines

Les États-Unis atteignent un point de bascule pour la mobilité automatisée. L’industrie a dépassé l’ère des tests isolés et des programmes pilotes pour entrer dans une phase où les robotaxis et véhicules commerciaux circulent quotidiennement sur le réseau routier américain. Waymo, par exemple, opère dans plusieurs villes, dont Phoenix, San Francisco, Los Angeles, Austin, Atlanta et Miami. La société a parcouru plus de 200 millions de miles entièrement autonomes sur routes publiques, offrant 400 000 trajets hebdomadaires.

Tesla a également lancé des trajets en robotaxi à Austin en janvier, sans moniteurs de sécurité, renforçant les débats sur la régulation et la supervision de cette nouvelle génération de véhicules autonomes.

La NHTSA souligne l’importance de trouver un équilibre entre innovation technologique et protection des usagers. Les discussions du forum devraient permettre de clarifier les directives futures et d’identifier les bonnes pratiques pour le développement et le déploiement des véhicules autonomes, tout en examinant les technologies d’assistance à distance et les systèmes de sécurité embarqués.

Notre avis, par leblogauto.com

Le forum de la NHTSA illustre la volonté des autorités américaines de combiner innovation et sécurité dans le secteur des véhicules autonomes. Les PDG de Waymo, Zoox et Aurora apportent un retour direct sur les défis opérationnels et réglementaires. L’expansion rapide des robotaxis sur les routes américaines souligne l’urgence d’une législation claire et cohérente. Ce rendez-vous pourrait marquer un tournant dans la normalisation et l’évaluation des technologies de conduite autonome.

Crédit illustration : Zoox.

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Semi-conducteurs : la Chine alerte sur un risque de pénurie pour l’automobile

11 mars 2026 à 13:16

Le conflit entre Nexperia et sa filiale chinoise ravive le spectre d’une pénurie mondiale de semi-conducteurs, essentielle à l’industrie automobile.

La Chine a mis en garde contre un risque de nouvelle crise mondiale dans l’approvisionnement en semi-conducteurs, un composant crucial pour l’industrie automobile moderne. Selon le ministère chinois du Commerce, l’escalade du différend entre le fabricant de puces néerlandais Nexperia et sa filiale basée en Chine pourrait perturber la production mondiale, notamment celle des constructeurs automobiles qui dépendent fortement de ces composants électroniques.

Un différend industriel aux conséquences mondiales

L’alerte de Pékin intervient dans un contexte de tensions croissantes entre le siège néerlandais de Nexperia et son entité chinoise. Les autorités chinoises évoquent la possibilité de “nouveaux conflits” susceptibles d’affecter la chaîne d’approvisionnement mondiale en semi-conducteurs. Ces composants électroniques sont indispensables dans l’industrie automobile contemporaine, où ils pilotent une multitude de systèmes embarqués, depuis la gestion du moteur jusqu’aux aides à la conduite, en passant par l’infodivertissement et les capteurs de sécurité.

La production automobile mondiale avait déjà été perturbée en octobre dernier lorsque la Chine avait imposé des contrôles à l’exportation sur les puces Nexperia fabriquées sur son territoire. Cette décision faisait suite à la saisie de l’entreprise par les autorités néerlandaises à sa société mère chinoise Wingtech. Les semi-conducteurs produits par Nexperia sont en effet largement utilisés dans les systèmes électroniques des véhicules, ce qui signifie qu’une perturbation dans leur fabrication ou leur distribution peut rapidement affecter l’ensemble de la filière automobile, des équipementiers aux constructeurs.

Même si la pénurie mondiale de puces électroniques s’est quelque peu atténuée après des discussions diplomatiques, les tensions internes à l’entreprise se sont intensifiées. Le siège de Nexperia aux Pays-Bas soutient la suppression du contrôle de Wingtech, tandis que l’unité chinoise réclame au contraire le rétablissement de cette gouvernance.

Tensions entre le siège néerlandais et la filiale chinoise

La situation s’est encore compliquée lorsque la branche chinoise chargée de l’assemblage et du conditionnement des puces a accusé le siège néerlandais d’avoir désactivé les comptes informatiques de tous les employés en Chine. Selon Pékin, cette décision aurait déclenché de nouveaux désaccords et rendu plus difficiles les négociations entre les différentes parties.

Dans un communiqué officiel, le ministère chinois du Commerce a estimé que ces actions avaient perturbé le fonctionnement normal de l’entreprise. Les autorités chinoises ont également averti que si cette situation devait conduire à une nouvelle crise mondiale de production de semi-conducteurs, la responsabilité incomberait aux Pays-Bas.

De son côté, l’entité néerlandaise de Nexperia n’a pas démenti la désactivation des comptes informatiques. Elle conteste toutefois l’affirmation selon laquelle cette décision aurait affecté la production dans l’usine d’assemblage et de test située dans la province du Guangdong, un site stratégique pour la fabrication et le conditionnement de ces composants électroniques utilisés dans l’électronique automobile.

Une impasse malgré les tentatives de médiation

Le différend s’inscrit dans une crise plus large entre les deux branches de l’entreprise. Après le retrait du contrôle de Wingtech en septembre, la filiale chinoise de Nexperia s’est déclarée indépendante de sa maison mère néerlandaise. Depuis lors, les deux entités se sont accusées mutuellement de mener des négociations de mauvaise foi.

Dans ce climat de défiance, le siège néerlandais a également suspendu l’approvisionnement en wafers – les plaquettes de silicium servant de base à la fabrication des semi-conducteurs – vers l’usine du Guangdong. Cette décision accentue les inquiétudes concernant l’équilibre de la chaîne d’approvisionnement mondiale.

Plusieurs gouvernements ont tenté de favoriser une résolution du conflit. Pékin, La Haye et Bruxelles ont ainsi engagé des démarches pour encourager une médiation entre les différentes parties. Toutefois, ces efforts n’ont pas permis pour l’instant de débloquer la situation.

La Chine estime notamment que les autorités néerlandaises n’ont pas fait suffisamment pour encourager un compromis. Pékin critique également les procédures judiciaires engagées à Amsterdam qui ont conduit au transfert des actions de Wingtech à un avocat néerlandais en octobre. Tant que ces procédures restent en cours, les tensions entre les deux camps risquent de persister.

Dans un secteur aussi stratégique que celui des semi-conducteurs, une telle impasse pourrait avoir des conséquences directes sur l’industrie automobile mondiale. Les constructeurs dépendent en effet de plus en plus de l’électronique embarquée pour leurs modèles, qu’il s’agisse de véhicules thermiques, hybrides ou électriques.

Notre avis, par leblogauto.com

La crise entre Nexperia et sa filiale chinoise rappelle à quel point la chaîne d’approvisionnement des semi-conducteurs reste fragile. L’industrie automobile dépend fortement de ces composants pour ses systèmes électroniques et ses technologies embarquées. Une perturbation durable pourrait rapidement se traduire par des ralentissements de production chez les constructeurs. Le dossier illustre aussi la dimension géopolitique croissante des technologies liées à l’automobile.

Crédit illustration : Reuters.

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Un trailer et une démo pour confirmer que WILL: Follow the Light sent toujours bon

11 mars 2026 à 09:33

WILL: Follow the Light, c’est ce walking sim développé par le petit studio TomorrowHead, qui promet de nous emmener sur les mers nordiques pour un beau voyage rempli de petites énigmes environnementales. On vous en avait parlé il n’y a pas si longtemps, lors du Steam Néo Fest, le mois dernier. Entre temps, une nouvelle démo d’une durée d’un peu moins d’une heure et un court trailer de gameplay ont été révélés. Et si ce dernier est un peu décevant, puisqu’il ne propose que des séquences issues de la démo, poser les mains sur le jeu à nouveau s’est avéré plutôt positif.

Capture d'écran nº 0

Fort d’une proposition immersive aux paysages dépaysants et aux graphismes honorables (excluant, avec tout le respect dû aux artistes 3D, les modèles des personnages), WILL: Follow the Light semble trouver ses plus grands atouts dans son ambiance visuelle et sonore. Se retrouver seul en mer sur son petit bateau à moteur a son charme, et ce notamment grâce à une soundtrack d’excellente facture. En ce qui concerne l’exploration terrestre, elle est ponctuée de puzzles, notes à lire ou encore journaux audio à écouter. Une narration classique, mais dont on n’a pas de raison de se plaindre.

Capture d'écran nº 6

En tout cas, si la démo a réussi à faire quelque chose, c’est nous donner envie de reprendre la mer pour y découvrir de nouvelles îles à parcourir. Un bilan donc plutôt encourageant pour le titre, qui livrera sans doute plus d’émotion et un périple moins calme dans sa version finale (ce qui ne le rendra pas moins horrifiant pour tout amateur d’action). Quoi qu’il en soit, vous êtes maintenant prévenus et pouvez, si le jeu vous intéresse, vous rendre sur sa page Steam afin de le mettre en wishlist ou encore de tester la démo par vous-même.

Conflit au Moyen-Orient : les exportations automobiles asiatiques menacées

11 mars 2026 à 07:17

La guerre contre l’Iran pourrait perturber les exportations de voitures asiatiques vers le Moyen-Orient, un marché clé pour la Chine, l’Inde, le Japon et la Corée.

La guerre entre les États-Unis et Israël contre l’Iran, entrée dans son septième jour vendredi, pourrait perturber fortement les exportations automobiles asiatiques vers le Moyen-Orient. Cette région représente un marché stratégique pour de nombreux constructeurs automobiles, notamment en Chine, en Inde, en Corée du Sud et au Japon. Les tensions géopolitiques actuelles menacent le transport maritime via le détroit d’Ormuz, une voie essentielle pour l’acheminement des véhicules vers les pays du Golfe.

Les constructeurs automobiles asiatiques expédient chaque année des voitures d’une valeur de plusieurs milliards de dollars vers le Moyen-Orient. Cependant, face aux craintes d’attaques potentielles de Téhéran, le trafic maritime sur cette route stratégique est fortement perturbé. Cette situation crée des incertitudes logistiques pour les industriels de l’automobile, qui dépendent largement de ces routes commerciales pour exporter leurs véhicules neufs vers des marchés en pleine croissance.

Le Moyen-Orient, marché clé pour la Chine

Le Moyen-Orient est devenu le deuxième plus grand marché étranger pour les véhicules fabriqués en Chine. Cette région prend une importance croissante pour les constructeurs automobiles chinois, qui cherchent à compenser la faiblesse de la demande sur leur marché domestique.

En 2025, les fabricants chinois ont expédié 8,32 millions de voitures à l’étranger. Parmi ces exportations automobiles, 1,39 million d’unités – soit environ un sixième – ont été destinées aux pays du Golfe, notamment l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Ces chiffres proviennent de l’Association chinoise des voitures particulières.

Plusieurs constructeurs automobiles dominent ces flux d’exportations. Parmi les principaux acteurs figurent Chery Automobile, BYD, SAIC Motor, Changan Automobile et Geely. Ces marques représentent une part importante de la production automobile chinoise destinée à l’exportation.

Les coentreprises chinoises de constructeurs étrangers jouent également un rôle majeur dans ce commerce international. Les marques Kia, Hyundai Motor et Toyota figurent ainsi parmi les dix principaux exportateurs de voitures vers le Moyen-Orient, selon les données de l’institut de recherche automobile Gasgoo, spécialisé dans la chaîne d’approvisionnement du secteur automobile en Chine.

L’Inde renforce sa présence automobile

L’Inde constitue également un acteur important dans les exportations de voitures vers les marchés du Moyen-Orient. En 2025, le pays a exporté des véhicules d’une valeur totale de 8,8 milliards de dollars. Selon les données douanières disponibles, environ 25 % de ces exportations automobiles ont été destinées aux pays du Golfe, principalement l’Arabie saoudite.

Parmi les constructeurs les plus exposés à ce marché figure Hyundai Motor. Le constructeur sud-coréen expédie depuis l’Inde une part significative de sa production automobile vers la région. En 2025, la moitié de ses expéditions mondiales depuis l’Inde, soit environ 1,8 milliard de dollars, ont été destinées aux pays du Golfe.

Toyota présente également une forte exposition à ce marché régional. Sur les 470 millions de dollars d’exportations réalisées depuis l’Inde l’année dernière, environ deux tiers – soit plus de 300 millions de dollars – ont été envoyés vers le Moyen-Orient.

D’autres constructeurs automobiles participent à ces flux commerciaux. Maruti Suzuki envoie moins de 15 % de ses exportations en valeur vers la région du Golfe. Sur un total de 3,2 milliards de dollars d’exportations en 2025, les véhicules destinés à cette zone ont représenté environ 457 millions de dollars. Nissan Motor, pour sa part, affiche une exposition d’environ 318 millions de dollars depuis l’Inde, soit 38 % de ses exportations automobiles totales sur la même période.

Corée et Japon également exposés

La Corée du Sud constitue un autre acteur majeur dans le commerce automobile international vers le Moyen-Orient. En 2025, les exportations totales de voitures sud-coréennes ont atteint un niveau record de 72 milliards de dollars. Parmi ce total, 5,3 milliards de dollars de véhicules ont été envoyés vers le Moyen-Orient, soit une progression de 2,8 % par rapport à l’année précédente, selon l’Association coréenne du commerce international.

Les constructeurs Hyundai Motor et Kia sont particulièrement présents sur ces marchés. En 2025, les exportations de Hyundai vers le Moyen-Orient et l’Afrique ont représenté 8 % de ses ventes en gros mondiales, qui ont atteint 4,14 millions d’unités. Cela correspond à environ 317 000 voitures expédiées vers ces régions.

Kia affiche une proportion similaire. Le constructeur a envoyé 8 % de ses ventes en gros mondiales de 2025 vers le Moyen-Orient et l’Afrique, sur un total de 3,1 millions d’unités vendues.

Le Japon reste également très présent dans la région. En 2025, Toyota a exporté 320 699 véhicules depuis le Japon vers le Moyen-Orient, soit une hausse de 5,4 % par rapport à l’année précédente. Ces volumes représentent un peu plus de 15 % des exportations totales du constructeur, qui ont dépassé les deux millions d’unités sur l’année.

Toutefois, les tensions géopolitiques pourraient déjà avoir un impact sur la production et la logistique. Selon des informations rapportées par le Nikkei, Toyota prévoit de produire près de 40 000 véhicules de moins destinés aux marchés du Moyen-Orient en raison des inquiétudes liées à la situation dans la région et aux contraintes logistiques associées.

Notre avis, par leblogauto.com

Les données montrent à quel point le Moyen-Orient est devenu un marché stratégique pour l’industrie automobile asiatique. Les volumes exportés par la Chine, l’Inde, la Corée du Sud et le Japon illustrent l’importance de cette région pour la croissance internationale des constructeurs. La dépendance au transport maritime via le détroit d’Ormuz constitue toutefois un point de fragilité pour la chaîne logistique. Si les tensions géopolitiques se prolongent, elles pourraient perturber durablement les flux d’exportation et les stratégies commerciales des constructeurs.

Crédit illustration : BBC.

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Alpina : une page d’histoire se tourne avec ce XB7 Manufaktur en série limitée

11 mars 2026 à 06:35

Alpina change de philosophie

Constructeur à part entière à partir de 1983, Alpina voit son destin basculer début 2022 quand est conclu un accord d’acquisition par BMW. Le préparateur assure son avenir, mais perd son indépendance, face à une recomposition rapide du monde automobile où les « artisans » sont évidemment en délicatesse.

L’intégration d’Alpina va s’achever en 2026, se traduisant par sa mutation en griffe de luxe de la firme bavaroise, en lieu et place du constructeur historique, qui avait su proposer sa touche si personnelle aux BMW, basée sur la puissance et l’élégance. Depuis 1er janvier 2026, BMW ALPINA opère en tant que sous-marque du groupe BMW, avec pour ambition de concurrencer Mercedes-Maybach. Cela s’est déjà traduit par un changement de logo.

La XB7 Manufaktur, premier modèle Alpina produit hors du site historique de Buchloe, tire sa révérence avec une édition spéciale limitée à 120 exemplaires pour les États-Unis et le Canada, au prix de 181 550 $ – soit 24 000 $ de plus que la XB7 standard. 

Raffinement et badges spéciaux : le combo du modèle spécial

Ce modèle se distingue par ses finitions mates, proposées dans des teintes “historiques” vert Frozen ALPINA ou bleu Frozen ALPINA, clins d’œil vers le passé, au même titre que les jantes forgées de 23 pouces au design “Classic” et l’autocollant de profil, inspiré des années 1980, qui joue aussi son rôle rétro. 

Outre sa peinture mate, cette édition spéciale se distingue également par un logo Manufaktur discret, gravé au laser sur les montants B et un badge supplémentaire sur le hayon. Le style Shadowline complet est appliqué, avec du noir brillant qui va de la calandre jusqu’aux embouts d’échappement. 

Outre les logos exclusifs, l’habitacle est toujours revêtu de cuir Merino intégral Tartufo, avec un logo ALPINA vert et bleu ornant les appuie-têtes avant. Tous les modèles sont équipés d’une suspension pneumatique à deux essieux, de sièges capitaine en deuxième rangée et d’un système audio Bowers & Wilkins Diamond Surround Sound. Cerise sur le gâteau, vous aurez deux sacs week-end en cuir, confectionnés à la main et assortis à l’intérieur. 

Des capacités, et pas que pour accélérer


Sous le capot, le V8 biturbo 4,4 l dérivé du BMW S68 reçoit une hybridation légère 48 V pour délivrer 631 ch et 800 Nm, transmis aux quatre roues par une boîte automatique à huit rapports signée Alpina. BMW annonce un 0 à 100 km/h en 4,2 s, tandis que la suspension pneumatique à deux essieux ajuste la hauteur sur environ 8,1 cm, avec stabilisation active du roulis, direction intégrale et capacité de remorquage proche de 3 400 kg. 

Un peu de patience pour les vraies nouveautés

La production à Spartanburg débutera en septembre, et les premières livraisons sont prévues pour le quatrième trimestre. Une fois le 120e exemplaire assemblé, cette génération sera retirée du catalogue. Pour la première vraie nouveauté Alpina sous l’ère BMW, il faudra attendre encore un peu. 

Un successeur basé sur la deuxième génération du X7 (G67) est attendu plus tard dans la décennie sous le nom de G69. Au lieu d’une unique version V8, comme c’était le cas jusqu’à présent, un moteur six cylindres serait également prévu. Que les puristes soient prévenus : un projet électrifié est également dans les cartons.

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Rappel massif chez Ford : 1,74 million de véhicules concernés

11 mars 2026 à 05:12

Ford rappelle 1,74 million de véhicules aux États-Unis pour un problème de caméra de recul affectant plusieurs SUV et modèles Lincoln.

Ford fait face à une nouvelle campagne de rappel d’ampleur aux États-Unis. Le constructeur automobile américain doit rappeler environ 1,74 million de véhicules en raison d’un problème lié au système de caméra de recul, un équipement devenu indispensable dans les voitures modernes. Selon l’autorité américaine de sécurité routière, la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), deux défauts distincts pourraient entraîner un mauvais affichage de l’image lorsque le véhicule passe en marche arrière.

Un problème technique sur plusieurs modèles Ford

Le premier rappel concerne environ 850 000 véhicules des gammes Ford Bronco et Ford Edge. D’après les informations communiquées par la NHTSA, le problème serait lié à un module informatique intégré au système d’affichage du véhicule.

Ce composant électronique, qui gère notamment la diffusion de l’image de la caméra de recul sur l’écran central du tableau de bord, pourrait surchauffer dans certaines conditions. Lorsque cela se produit, le module peut s’éteindre de manière inattendue. Dans ce cas, l’image de la caméra arrière ne s’affiche plus lorsque le conducteur enclenche la marche arrière.

La caméra de recul est aujourd’hui un élément clé des systèmes d’aide à la conduite et de sécurité active. Elle permet au conducteur de visualiser l’arrière du véhicule lors des manœuvres de stationnement ou lors des déplacements à faible vitesse. Une défaillance de ce dispositif peut donc réduire la visibilité du conducteur et compliquer certaines manœuvres.

Un second rappel pour inversion d’image

Le second rappel annoncé par le régulateur américain concerne environ 890 000 véhicules supplémentaires. Cette campagne touche plusieurs SUV de la marque, notamment les Ford Escape et Ford Explorer, mais aussi deux modèles de la marque premium Lincoln : les Corsair et Aviator.

Dans ces véhicules, le problème identifié est différent. Selon la NHTSA, l’image affichée sur l’écran central du système multimédia peut se retourner ou s’inverser lorsque la marche arrière est engagée. Autrement dit, la caméra fonctionne, mais l’image affichée au conducteur n’est pas correcte.

Une image inversée peut provoquer une confusion lors des manœuvres, car la représentation visuelle de l’environnement arrière ne correspond plus à la réalité. Cela peut rendre plus difficile l’évaluation des distances ou la détection d’obstacles derrière le véhicule.

Ford travaille sur une solution

Pour l’instant, Ford indique travailler à l’élaboration d’une solution technique pour corriger ces deux problèmes. Toutefois, le constructeur n’a pas encore annoncé de correctif définitif pour les véhicules concernés par ces rappels.

Les propriétaires des modèles concernés devraient être informés par le constructeur une fois qu’une solution sera disponible. Comme dans toute campagne de rappel, l’intervention technique sera réalisée par le réseau de concessionnaires de la marque.

Ces nouveaux rappels s’inscrivent dans une série plus large pour le constructeur basé à Dearborn, dans l’État du Michigan. Depuis le début de l’année, Ford a déjà lancé 17 campagnes de rappel aux États-Unis. Selon les données de la NHTSA, ces opérations concernent au total plus de 7,3 millions de véhicules.

À titre de comparaison, le deuxième constructeur ayant enregistré le plus de rappels cette année est Hyundai Motor, avec cinq campagnes touchant environ 700 000 véhicules. L’écart souligne l’ampleur des opérations actuellement menées par Ford pour corriger différents problèmes techniques identifiés sur certains de ses modèles.

Dans un contexte où les véhicules intègrent de plus en plus d’électronique, de capteurs et de systèmes d’aide à la conduite, les rappels liés aux logiciels, aux modules informatiques ou aux systèmes d’affichage deviennent de plus en plus fréquents dans l’industrie automobile.

Notre avis, par leblogauto.com

Ce rappel massif montre l’importance croissante des systèmes électroniques dans les véhicules modernes, notamment pour les aides à la conduite comme la caméra de recul. Les deux défauts identifiés concernent l’affichage de l’image, un élément crucial lors des manœuvres. Le volume de véhicules concernés souligne aussi l’ampleur potentielle d’un problème technique lorsqu’il touche un composant partagé par plusieurs modèles. Reste désormais à voir quelle solution technique Ford mettra en place pour corriger ces anomalies.

Crédit illustration : Ford.

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Tesla Berlin : IG Metall échoue à obtenir la majorité au comité

10 mars 2026 à 15:12

IG Metall échoue au comité d’entreprise de Tesla Berlin, laissant la majorité aux membres non syndiqués.

IG Metall face à un revers historique à Tesla Berlin

Le principal syndicat industriel allemand, IG Metall, a connu mercredi un revers notable lors des élections du comité d’entreprise de l’usine Tesla, située à Grünheide près de Berlin. Depuis le début de ses activités en Allemagne, la gigafactory européenne du constructeur américain est au centre d’une bataille syndicale intense, et ce dernier scrutin confirme les difficultés du syndicat à s’imposer sur le site. IG Metall a obtenu 13 des 37 sièges du comité, laissant la majorité aux membres non syndiqués, ce qui illustre l’influence encore limitée du syndicat sur cette usine spécialisée dans la production de véhicules électriques.

Le scrutin, qui a débuté lundi, concernait l’ensemble du personnel du site, le seul en Europe de Tesla. Le comité d’entreprise précédent était également dominé par des membres non syndiqués, avec IG Metall détenant 16 des 39 sièges, déjà en perte de représentation par rapport aux années précédentes. Cette situation met en lumière la singularité du marché du travail chez Tesla, où les relations sociales diffèrent fortement de celles des constructeurs automobiles allemands traditionnels.

Une campagne marquée par tensions et accusations

La campagne électorale à la gigafactory a été marquée par des attaques personnelles et plusieurs recours juridiques. Selon Laura Arndt, candidate principale d’IG Metall, le syndicat continue de lutter pour améliorer les conditions de travail sur le site. « Malheureusement, cela n’a pas suffi à obtenir une majorité », a-t-elle déclaré, ajoutant que le syndicat poursuivrait ses efforts au sein du nouveau comité.

Le climat au sein de l’usine a été tendu ces derniers mois. IG Metall a accusé la direction de provoquer des sentiments anti-syndicaux parmi les employés, tandis que le directeur de l’usine, Andre Thierig, a estimé que le syndicat était focalisé sur l’augmentation de ses adhésions plutôt que sur les besoins concrets des salariés. Ces tensions ont culminé en février lorsque Tesla a porté plainte pénale contre un syndicaliste accusé d’avoir enregistré secrètement une réunion du comité. IG Metall a immédiatement rejeté cette accusation comme un « mensonge calculé », soulignant l’atmosphère conflictuelle qui entoure les négociations sociales au sein de l’usine.

Le modèle allemand face au géant américain

En Allemagne, les comités d’entreprise sont un pilier des relations de travail, représentant les employés dans les discussions avec la direction. Dans le secteur automobile, IG Metall domine largement les conseils des constructeurs historiques tels que Volkswagen, BMW et Mercedes, jouant un rôle central dans les négociations sur les salaires, la sécurité et les conditions de travail. Tesla, dirigée par Elon Musk, reste cependant une exception notable, l’entreprise américaine affichant depuis ses débuts une posture critique vis-à-vis des syndicats.

La victoire des membres non syndiqués à Berlin souligne la difficulté pour un syndicat traditionnel de s’imposer dans un environnement où le modèle managérial est fortement centralisé et où la culture d’entreprise diffère des standards allemands. Le nouveau comité d’entreprise prendra ses fonctions la semaine prochaine, et IG Metall continuera à y représenter une minorité, avec pour mission de peser sur les décisions concernant la production, la sécurité et le bien-être des employés dans l’usine de véhicules électriques.

Le résultat de cette élection pourrait également avoir des répercussions sur la stratégie syndicale d’IG Metall, qui devra adapter ses méthodes pour tenter d’influencer un constructeur où la culture syndicale n’est pas encore enracinée, malgré la forte présence du syndicat dans le reste de l’industrie automobile allemande.

Notre avis, par leblogauto.com

La défaite d’IG Metall à Tesla Berlin confirme les difficultés d’un syndicat traditionnel face à un constructeur américain implanté en Europe. L’influence du syndicat reste minoritaire, ce qui pourrait limiter son impact sur les décisions opérationnelles. La campagne électorale a mis en lumière les tensions persistantes entre direction et syndicat, avec des accusations juridiques et des conflits sur le terrain. Enfin, ce résultat illustre la singularité du modèle de production de Tesla, qui diffère sensiblement de celui des constructeurs automobiles allemands classiques.

Crédit illustration : Tesla.

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Zeekr 7GT : prix et versions annoncés pour l’Espagne

10 mars 2026 à 13:12

Zeekr dévoile les prix de la 7GT en Espagne pour 2026, avec trois versions électriques compétitives dans le segment premium.

Zeekr a officialisé les prix et les détails techniques de son nouveau fastback électrique 7GT pour le marché espagnol. La marque, filiale du groupe chinois Geely, prévoit un lancement au deuxième trimestre de 2026 avec un prix de départ attractif de 45 990 €. Ce modèle vise directement la concurrence des véhicules électriques premium chinois, notamment la BYD Seal, et s’inscrit dans la stratégie de Zeekr de proposer des véhicules haut de gamme à des tarifs compétitifs pour le marché européen. Cette annonce illustre la montée en puissance des constructeurs chinois dans le secteur des véhicules électriques et leur volonté de concurrencer les marques établies sur le segment des berlines et fastbacks électriques.

Trois versions adaptées à différents profils d’acheteurs

La gamme Zeekr 7GT se décline en trois versions distinctes pour répondre aux attentes variées des consommateurs. La version de base Core Business Edition est équipée d’un moteur électrique arrière de 310 kW (421 ch) et d’une batterie LFP de 75 kWh. Cette configuration permet une autonomie WLTP de 519 km et un 0 à 100 km/h en seulement 5,3 secondes, offrant un équilibre entre performance et efficacité énergétique.

La Long Range Launch Edition conserve le même moteur mais augmente la capacité de la batterie à 100 kWh, ce qui permet d’atteindre jusqu’à 655 km d’autonomie WLTP. Cette version cible les conducteurs souhaitant des trajets longue distance sans compromis sur la performance, tout en maintenant un excellent rapport qualité-prix.

Enfin, la version haut de gamme Privilege Launch Edition est dotée d’un double moteur avec transmission intégrale, développant 475 kW (646 ch) et 710 Nm de couple. Elle accélère de 0 à 100 km/h en 3,3 secondes et propose une autonomie WLTP de 558 km. Cette configuration positionne le 7GT comme un concurrent direct des modèles hautes performances tels que la Tesla Model 3 Long Range, tout en restant compétitif sur le marché européen.

Équipement et technologies embarquées

L’équipement de série du Zeekr 7GT comprend un écran multimédia de 15 pouces, un tableau de bord numérique de 13 pouces, une pompe à chaleur, la capacité V2L, un régulateur de vitesse adaptatif et des systèmes ADAS avancés pour la sécurité et l’assistance à la conduite. Les versions Long Range et Privilege ajoutent des fonctionnalités premium comme un affichage tête haute de 35,5 pouces, un système audio haut de gamme et un intérieur en cuir ventilé et massant, soulignant le positionnement « premium accessible » de la marque.

Cette combinaison de technologies et de performances place la Zeekr 7GT dans une catégorie stratégique, capable de séduire les consommateurs européens à la recherche de véhicules électriques alliant autonomie, puissance et confort intérieur.

Une stratégie tarifaire agressive en Europe

Avec un prix de départ inférieur à 46 000 € pour 421 ch, la 7GT se positionne comme une alternative compétitive face aux modèles chinois importés et aux berlines électriques européennes. La version Long Range avec 655 km d’autonomie met la pression sur des concurrents tels que la BYD Seal et la Tesla Model 3 Long Range, en offrant une proposition de valeur très attractive pour les acheteurs européens.

Si Zeekr maintient cette stratégie tarifaire et continue de proposer des équipements premium à prix compétitif, la 7GT pourrait s’imposer comme un véhicule « premium accessible » et créer une pression significative sur les marques allemandes dans le segment des berlines électriques haut de gamme. Le marché européen pourrait ainsi voir un renforcement de la concurrence et une diversification des offres électriques accessibles aux consommateurs.

Notre avis, par leblogauto.com

La Zeekr 7GT démontre que les constructeurs chinois visent une percée stratégique en Europe avec des modèles électriques premium à prix compétitif. Les trois versions offrent un équilibre entre autonomie, puissance et équipements technologiques, répondant aux attentes des différents profils d’acheteurs. Le positionnement tarifaire agressif pourrait perturber le segment des berlines électriques, mettant la pression sur les marques européennes traditionnelles. Enfin, la combinaison performance, confort et autonomie renforce le potentiel de la 7GT comme modèle phare pour Zeekr sur le marché espagnol et européen.

Crédit illustration : Zeekr.

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Hyundai bat des records de ventes en Amérique du Nord

10 mars 2026 à 07:12

Hyundai enregistre des ventes record en février aux États-Unis et au Canada, portées par les SUV et les modèles électrifiés.

Hyundai Motor confirme sa dynamique commerciale en Amérique du Nord avec des performances de vente exceptionnelles pour le mois de février. Malgré un climat hivernal rigoureux ponctué de tempêtes de neige, le constructeur sud-coréen a enregistré des chiffres records tant au Canada qu’aux États-Unis, soutenus par la popularité de ses SUV et de ses modèles électrifiés. Cette progression illustre la résilience de la marque dans un marché automobile concurrentiel et la confiance croissante des consommateurs envers ses véhicules, qu’il s’agisse de SUV, de berlines ou de modèles hybrides et électriques.

Des ventes record au Canada et aux États-Unis

Au Canada, Hyundai a écoulé 9 531 unités en février, soit une hausse de 4 % par rapport à la même période l’an dernier. Le SUV Tucson a connu une progression spectaculaire de 66 %, tandis que le tout nouveau Palisade a enregistré une hausse de 73 %. Ces résultats démontrent la force de la gamme SUV de Hyundai et son attractivité croissante auprès des clients canadiens, même dans des conditions météorologiques difficiles.

Aux États-Unis, Hyundai Motor America a également connu un mois record avec 65 677 véhicules livrés, soit une augmentation de 6 % par rapport à février 2025. Il s’agit du troisième mois consécutif de ventes totales record pour l’entreprise, marquant une croissance continue de la demande sur le marché nord-américain. Après les deux premiers mois de l’année, HMA a livré plus de 121 000 unités, enregistrant une progression de 4 % par rapport à la même période de l’année précédente. Cette performance solide est portée par une combinaison de SUV populaires et de modèles électrifiés, reflet d’une stratégie industrielle alignée avec la transition vers des véhicules plus durables.

Randy Parker, Président et PDG de Hyundai Motor America, a souligné que ces ventes record reflètent « la force remarquable de notre gamme et la confiance croissante que les clients accordent à notre marque ». Les modèles électrifiés, en particulier, continuent de gagner du terrain : les véhicules électriques purs affichent une croissance de 6 % d’une année sur l’autre, tandis que les ventes totales de véhicules hybrides rechargeables ont bondi de 79 %.

Les SUV et berlines phares soutiennent la croissance

Les modèles emblématiques de Hyundai contribuent largement à ces résultats. Le Tucson demeure en tête avec 32 000 unités vendues, en hausse de 1 %, suivi par le Santa Fe de taille moyenne avec 20 355 unités (+14 %). La compacte Elantra a atteint 19 180 unités, enregistrant également une progression de 1 %. Le tout nouveau Palisade 2026, quant à lui, semble sur la voie de devenir le troisième modèle le plus vendu de Hyundai aux États-Unis, avec déjà 18 629 livraisons, soit une augmentation de 29 % par rapport à l’année précédente.

Cette performance met en évidence la demande soutenue pour les SUV, segment dominant dans l’industrie automobile nord-américaine, et la capacité de Hyundai à aligner sa production avec les attentes des consommateurs. La popularité des SUV contribue également à renforcer l’image de la marque et à soutenir ses ventes globales malgré la concurrence intense sur le marché des véhicules électriques et hybrides.

Signaux d’alerte pour certaines berlines

Toutefois, tous les modèles n’ont pas connu le même succès. La berline entièrement électrique Ioniq 6 a vu ses ventes chuter de 70 %, tandis que la Sonata intermédiaire a enregistré une baisse de 30 %. Le SUV compact crossover Hyundai Santa Cruz a également reculé de 27 %, indiquant qu’il peine à rivaliser avec le Ford Maverick, principal concurrent du segment. Ces chiffres mettent en évidence les défis persistants de certains segments et la nécessité pour Hyundai d’adapter son portefeuille de produits et sa stratégie commerciale aux préférences des consommateurs.

Ces disparités illustrent la complexité du marché automobile nord-américain, où le succès repose autant sur les SUV et les véhicules électrifiés que sur l’adaptabilité aux demandes fluctuantes des segments traditionnels.

Notre avis, par leblogauto.com

Les ventes record de Hyundai en Amérique du Nord démontrent la solidité de la stratégie SUV et électrifiée du constructeur. Le Tucson et le Palisade confirment l’attrait des SUV dans un marché où les utilitaires dominent les ventes. Cependant, la baisse des ventes de l’Ioniq 6, de la Sonata et du Santa Cruz souligne que certaines berlines et crossovers compacts restent vulnérables à la concurrence. Globalement, Hyundai apparaît bien positionné pour consolider sa présence, à condition de renforcer ses modèles électriques et hybrides pour répondre à la demande croissante de mobilité durable.

Crédit illustration : Hyundai.

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Volvo EX60 : une forte demande pousse la production

10 mars 2026 à 05:36

Le SUV électrique Volvo EX60 séduit l’Europe, forçant une augmentation de production en Suède pour répondre à la demande client.

Volvo Cars prépare une montée en production de son nouveau SUV entièrement électrique EX60 pour 2026, en réponse à une demande client très soutenue. Le constructeur suédois souligne que l’accueil réservé à ce modèle sur les marchés domestiques et clés européens, tels que la Suède et l’Allemagne, dépasse largement ses prévisions initiales. Cette dynamique illustre l’essor des véhicules électriques haut de gamme et le rôle stratégique que joue l’EX60 dans la transition énergétique de Volvo, tout en mettant en avant la capacité de l’entreprise à adapter ses volumes de production à la demande réelle.

Une demande européenne exceptionnelle

À peine un mois après la présentation publique du SUV, les carnets de commandes sur les principaux marchés européens affichent des volumes significativement supérieurs aux projections internes. En Suède seulement, plus de 3 000 commandes ont été enregistrées, facilitées par l’offre Care, pensée pour offrir simplicité, transparence et précision, ainsi que trois ans de recharge à domicile gratuite.

Cette première vague de commandes est d’autant plus remarquable que les marchés américains n’ont pas encore ouvert leurs carnets. Les commandes pour les États-Unis sont prévues plus tard ce printemps, ce qui pourrait encore amplifier la demande globale pour le modèle électrique de Volvo. Comparativement au SUV EX30, présenté en 2023, le rythme de commandes pour l’EX60 est nettement plus soutenu, malgré un positionnement prix plus élevé, ce qui démontre l’attractivité des SUV électriques premium auprès des consommateurs européens.

Une production suédoise renforcée

Pour répondre à cette demande inédite, Volvo Cars prévoit d’augmenter la production de l’EX60 dans son usine de Torslanda en Suède. L’entreprise met en place une montée en cadence prudente et progressive afin de garantir une production de haute qualité. Le constructeur est actuellement en discussions avec les syndicats locaux pour maintenir l’usine ouverte une semaine supplémentaire en été, une première dans l’histoire de l’entreprise.

Erik Severinson, directeur commercial de Volvo Cars, a commenté : « Que tant de clients aient commandé l’EX60 dès le premier mois a dépassé nos attentes, et c’est un bon ‘problème’ à avoir. Nous sommes très encouragés par cette demande forte et nous révisons nos plans de production pour 2026, alors que la production pour les clients débutera le mois prochain. »

Cette approche illustre la stratégie industrielle de Volvo, combinant innovation technologique et adaptation flexible des volumes de production pour répondre à la demande sur un marché automobile en rapide évolution.

Performances et technologie de l’EX60

Le SUV électrique EX60 se distingue par son autonomie de premier plan et sa capacité de recharge rapide, comparable à un arrêt traditionnel pour faire le plein ou prendre un café. Son positionnement tarifaire est aligné avec celui du modèle hybride rechargeable XC60 le plus vendu de la marque, renforçant l’accessibilité relative du véhicule tout en offrant des performances électriques avancées.

Volvo précise que les chiffres d’autonomie sont préliminaires et basés sur les standards WLTP, obtenus dans des conditions de test spécifiques. L’autonomie réelle peut varier selon le niveau de charge, les spécifications du véhicule, la température extérieure, l’état de la batterie, les conditions météorologiques, la topographie, le style de conduite et la vitesse. De même, les temps de charge dépendent de la température, de l’état de la batterie et de l’installation de charge, avec des tests réalisés sur des bornes de 400 kW.

Cette transparence sur les performances et la recharge illustre la volonté de Volvo Cars de renforcer la confiance des consommateurs dans ses SUV électriques et d’accompagner la transition vers des véhicules zéro émission sur les marchés européens et internationaux.

Notre avis, par leblogauto.com

La forte demande pour l’EX60 souligne l’attrait croissant des SUV électriques premium en Europe. L’augmentation de production à Torslanda démontre la capacité de Volvo Cars à répondre rapidement aux besoins du marché tout en maintenant la qualité. La comparaison avec l’EX30 confirme que les clients privilégient désormais autonomie, recharge rapide et positionnement tarifaire attractif. Enfin, l’ouverture prochaine des carnets américains pourrait amplifier cette dynamique et renforcer la présence de Volvo sur le segment électrique mondial.

Crédit illustration : Volvo.

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Essai Dacia Spring 2026 de 100 ch

9 mars 2026 à 15:16

Dacia, le champion européen de Renault Group monte en gamme et muscle son jeu. Tout le catalogue s’enrichit de motorisations en phase avec le marché et sa clientèle n’hésite plus désormais à réclamer des équipements toujours plus modernes. La Spring ne fait pas exception, et s’éloigne en 2026 du modèle tout juste acceptable lancé en 2021. Nous l’avons prise en main dans les environs de Nice.

Un style bien plus moderne depuis 2024

On se rappelle de notre essai de la première Spring, nous étions en 2021. La première électrique de la marque n’avait quasiment rien pour elle, à commencer par son dessin. Son usage était pour le moins limité, avec un confort et des équipements qui nous renvoyaient vingt ans en arrière. Depuis, Dacia a revu sa copie, et la nouvelle mouture passe presque inaperçue dans la circulation depuis son gros restylage datant de quelques mois. Pas de surprise ici, le visage n’a pas changé avec une signature lumineuse à LEDs à l’avant, et un design globalement beaucoup plus moderne.

Pour autant, elle a toujours cette position sur la route un peu maladroite, notamment à l’arrière avec une carrosserie semblant surélevée sur des pneus fins. Elle n’a quand même pas l’air d’une voiture sans permis bodybuildée. Qu’on ne s’y trompe pas, on ne la prendra pas pour ce qu’elle n’est pas. Elle a toutefois ce petit quelque chose de rafraîchissant dans un paysage où les voitures sont de plus en plus grosses. Oui, elle semble cantonnée exclusivement à la ville. On note quelques petits détails appartenant à un passé pas si lointain, comme la tige servant d’antenne radio. Avec ses imposants pare-chocs et ses élargisseurs d’ailes en plastique brut, elle paraît parée aux chocs typiques d’une vie urbaine.

Un grand écran connecté

On connaissait déjà ce nouvel habitacle. Il reprend l’ambiance résolument moderne du Duster, avec du style et des technologies, sans trop en faire. On a ici un peu plus que l’essentiel, et des voitures plus chères en donnent même parfois moins. Le design de la planche de bord se montre plutôt valorisant. Bien sûr, il faut composer avec des plastiques durs, qui à défaut d’apporter une touche de luxe, lui confèrent une certaine robustesse. Rien n’est compliqué pour les usagers. Les commandes du bloc de climatisation ? Simples comme bonjour.

Un écran tactile de 10,1 pouces assure toute la connectivité que l’on attend d’une citadine en 2026. Dans cette finition, on peut compter sur Apple CarPlay et Android Auto, histoire de ne pas être dépaysé. Pour recharger ses appareils, on peut se reposer sur des prises USB-C. On adore le support téléphone si nécessaire, et bien sûr les très astucieuses attaches « YouClip », qui permettent d’accrocher ici et là différents accessoires disponibles. Sincèrement, on ne se sent pas si mal dans cette petite voiture. À l’arrière, on peut imaginer non pas voyager, mais emmener deux collègues pour aller au restaurant à 5 minutes du bureau. On est une fois de plus très étonné du coffre de 308 litres (+ frunk) de capacité dans cette Spring qui prend pourtant si peu de place.

100 ch qui changent tout !

On revient de loin ! La première génération de Spring n’avait que 45 chevaux sous le capot, et un couple de vélo électrique. On exagère à peine… Mais Dacia a mis maintenant le turbo, si l’on peut dire, avec désormais 100 chevaux pour le modèle « haut de gamme ». Clairement, ça change tout ! Niveau performances, on descend sous les 10 secondes pour atteindre les 100 km/h. Le constructeur d’origine roumaine aime communiquer sur la reprise 80 à 120 km/h, qui ne prend que 6,9 s. Et pour qu’elle puisse s’aventurer sur les voies express sans se traîner, la vitesse de pointe de 125 km/h suffit bien. On se surprend même à devoir regarder le compteur sur certaines portions de départementales, pour s’assurer de préserver notre permis.

Question autonomie, la fiche technique parle de 225 km. Pour cela, Dacia se repose sur une nouvelle batterie LFP (Lithium Fer Phosphate) de 26,8 kWh au lieu d’une NMC (Nickel Manganese Cobalt) pour une meilleure durée de vie et plus de sécurité. Les plus observateurs l’auront remarqué, ça n’ajoute pas plus de bornes pour autant, mais ça coûte moins cher. Car, on y reviendra, la voiture s’avère moins bon marché qu’auparavant. Sincèrement, on conduit désormais une voiture ayant une réactivité normale, prenant de la vitesse comme la plupart des citadines du moment, dont certaines bien plus grosses qu’elle. Entendons-nous bien, on n’évoque pas là des performances de GTi, mais d’une petite voiture à vocation urbaine, capable sur le papier de s’éloigner des villes.

Bien plus agréable à conduire

Justement, avant de partir, un regard sur les gommes nous surprend de la mauvaise façon. Les pneumatiques Linglong d’origine chinoise sont reconduits. Sauf que Dacia a travaillé sur son châssis, et la voiture n’a plus rien de la patineuse artistique, notamment sur le mouillé. Cette Spring de 100 ch sauce 2026 a droit à ce qui semble être la norme ailleurs, une barre antiroulis avant. S’il n’y avait que ça… On trouve aussi de nouvelles suspensions et plein d’autres petits ajustements. On ne conduit tout simplement pas la même voiture que nous avons connue à ses débuts. Elle ne s’avachit pas exagérément sur ses appuis, et garde raisonnablement bien son cap pour que l’on puisse parler d’une conduite plutôt sûre.

Si elle gagne en stabilité, elle a pris aussi un certain embonpoint, et dépasse désormais la tonne. À date, elle ne paie ainsi toujours pas le stationnement dans la capitale. N’oublions pas non plus qu’au passage, pour être commercialisée chez nous, elle s’équipe d’ADAS sophistiquées, celles tombant sous l’obligation de la norme GSRII. Maintenant, on ne risque pas non plus l’endormissement au volant de cette voiture qui, dans notre réalité n’atteint pas les 200 km, et moins encore si vous prenez l’autoroute. Si c’est nécessaire, la recharge en DC (40 kW) est accessible pour une recharge à 80 % en 30 minutes. Comptez sur moins de 3h30 sur une Wallbox de 7 kW. Petit bonus, le V2L que certains SUV bien plus onéreux ne supportent même pas.

Sans bonus, sa carrière se complique en France

Alors voilà, Dacia a modernisé sa Spring, et c’était plus que nécessaire pour espérer continuer à avoir une carrière commerciale honorable en Europe. Seulement, depuis on a sur le marché une Citroën ë-C3 bien moins chère, et une future nouveauté qui pourrait lui faire beaucoup de mal, la Twingo, elle aussi annoncée à un tarif bien plus compétitif. Le hic de la fabrication en Chine de la Spring pèse plus que jamais sur son prix, lui interdisant tout bonus, à l’exception de la maigre prime CEE. La gamme démarre sous la barre des 17 000 € et atteint les 19 700 € dans notre version huppée.

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Volvo : recul des ventes, l’électrique progresse

9 mars 2026 à 15:12

Volvo voit ses ventes reculer de 10 %, pénalisées par les tarifs douaniers. Les modèles 100 % électriques poursuivent toutefois leur croissance.

Les ventes mondiales du constructeur automobile suédois Volvo Cars ont reculé au cours des trois derniers mois jusqu’à fin février. Le groupe explique cette baisse par un contexte commercial difficile, marqué notamment par des droits de douane plus élevés et certaines évolutions réglementaires sur plusieurs marchés clés. Malgré ce recul global des volumes, les modèles 100 % électriques du constructeur affichent une progression notable, illustrant la transformation en cours du marché automobile et la montée en puissance de la mobilité électrique dans la stratégie industrielle de la marque.

Des ventes en baisse dans un contexte commercial tendu

Sur la période de trois mois qui s’achève en février, Volvo Cars indique avoir vendu 156 965 véhicules dans le monde. Ce volume représente une baisse de 10 % par rapport à la période comparable précédente. Le constructeur, majoritairement détenu par le groupe chinois Geely Holding, évoque plusieurs facteurs expliquant ce ralentissement des ventes automobiles.

Parmi les éléments cités figurent les droits de douane appliqués sur certains marchés, mais aussi des évolutions réglementaires jugées défavorables, notamment aux États-Unis. Ces conditions de marché compliquées ont pesé sur la dynamique commerciale du constructeur, déjà confronté à un environnement concurrentiel intense dans l’industrie automobile mondiale.

La situation commerciale a également été affectée par des facteurs conjoncturels. Volvo Cars souligne par exemple que la période prolongée des vacances du Nouvel An en Chine a contribué à ralentir l’activité, le marché chinois représentant un débouché important pour de nombreux constructeurs automobiles internationaux.

Dans ce contexte, la marque suédoise a reconnu que la période récente s’est déroulée dans un environnement économique et commercial particulièrement exigeant pour l’ensemble du secteur automobile.

Les voitures électriques tirent la croissance

Malgré la baisse globale des volumes de véhicules vendus, Volvo Cars enregistre une progression marquée de ses modèles entièrement électriques. Les ventes de ces véhicules ont augmenté de 18 % sur la période, ce qui représente désormais 25 % de l’ensemble des voitures écoulées par la marque.

Cette performance illustre la montée en puissance de la gamme électrique du constructeur, qui poursuit son repositionnement vers une offre de mobilité plus durable. Le développement des motorisations électriques constitue en effet un axe central de la stratégie industrielle de Volvo Cars, dans un contexte de transition énergétique accélérée dans l’automobile.

Les ventes de véhicules électrifiés au sens large, qui incluent à la fois les modèles 100 % électriques et les hybrides rechargeables, affichent toutefois une évolution plus contrastée. Sur la période, ces modèles ont reculé de 2 %, tout en représentant 49 % du volume total des véhicules vendus.

Cette proportion confirme néanmoins le poids croissant des motorisations électrifiées dans le portefeuille produits du constructeur suédois, alors que les normes environnementales et la demande des consommateurs poussent l’industrie automobile vers une réduction progressive des motorisations thermiques traditionnelles.

Une stratégie industrielle tournée vers l’électrique

Dans cette logique de transformation, Volvo Cars prévoit d’augmenter la production de son nouveau SUV entièrement électrique EX60. La production de ce modèle doit démarrer au printemps en Suède.

Le constructeur justifie cette décision par une demande jugée forte sur plusieurs marchés européens, notamment en Allemagne. L’EX60 doit ainsi renforcer l’offre de SUV électriques de la marque, un segment particulièrement stratégique dans l’industrie automobile actuelle où les véhicules utilitaires sport dominent largement les ventes.

Cette montée en cadence de la production intervient dans un contexte financier plus contrasté pour le constructeur. Le mois précédent, Volvo Cars avait annoncé une chute de 68 % de son bénéfice au quatrième trimestre. Cette baisse était liée notamment à des ajustements de prix réalisés par l’entreprise afin de soutenir la demande dans un contexte de marché jugé plus faible.

Malgré ces difficultés, Volvo Cars anticipe une croissance annuelle de ses volumes de ventes en 2026. Le groupe reconnaît toutefois devoir composer avec un environnement externe qu’il qualifie de durablement difficile.

Les tensions commerciales internationales constituent également un facteur d’incertitude pour le secteur automobile. Les droits de douane appliqués aux voitures en provenance de l’Union européenne vers les États-Unis ont ainsi été relevés à 27,5 % contre 2,5 % auparavant, avant d’être ramenés à 15 %. Cette mesure a été appliquée rétroactivement à partir du 1er août.

Sur les marchés financiers, les actions Volvo Cars sont restées globalement stables lors des échanges du matin après l’annonce de ces chiffres. Toutefois, depuis le début de l’année, le titre affiche une baisse d’environ 25 %. Le constructeur doit publier ses résultats du premier trimestre le 29 avril, un rendez-vous attendu pour évaluer l’évolution de ses performances dans un secteur automobile en pleine mutation.

Notre avis, par leblogauto.com

La baisse des ventes confirme que Volvo Cars n’échappe pas aux tensions commerciales et au ralentissement de la demande sur certains marchés. En revanche, la progression des modèles 100 % électriques montre que la stratégie d’électrification du constructeur commence à produire des effets visibles. La future production du SUV EX60 devrait jouer un rôle clé dans cette dynamique, notamment en Europe. Reste à savoir si cette croissance de l’électrique suffira à compenser les pressions économiques et réglementaires qui pèsent actuellement sur l’ensemble de l’industrie automobile.

Crédit illustration : Volvo.

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Waymo : des robotaxis accusés de dépasser des bus scolaires

9 mars 2026 à 13:17

Le NTSB enquête sur des robotaxis Waymo accusés d’avoir dépassé des bus scolaires à l’arrêt au Texas, en violation de la réglementation routière.

Les véhicules autonomes développés par Waymo, filiale du groupe Alphabet Inc., font à nouveau l’objet d’une enquête aux États-Unis. Le National Transportation Safety Board (NTSB) a indiqué examiner un nouvel incident impliquant un robotaxi qui aurait dépassé un bus scolaire à l’arrêt, une manœuvre interdite par la législation de l’État du Texas lorsque les signaux lumineux du bus sont activés.

Cet événement relance les interrogations autour du comportement des systèmes de conduite autonome face à certaines situations complexes de circulation. Les interactions entre véhicules autonomes, bus scolaires, piétons et autres usagers de la route représentent un enjeu important pour la sécurité routière et pour le déploiement à grande échelle des robotaxis.

Une enquête après un incident à Austin

Selon les informations communiquées par le NTSB, l’incident le plus récent s’est produit le 12 janvier à Austin, au Texas. À ce moment-là, un autobus scolaire était à l’arrêt pour embarquer des passagers, avec ses signaux lumineux activés comme l’exige la réglementation de transport scolaire.

Dans ce type de situation, la loi du Texas impose aux automobilistes et aux conducteurs de s’arrêter derrière le bus afin de protéger les élèves qui montent ou descendent du véhicule. Le dépassement d’un bus scolaire dans ces conditions constitue une infraction routière car il peut mettre en danger les enfants traversant la chaussée.

Le NTSB a précisé que cet incident impliquant un robotaxi de Waymo fait actuellement l’objet d’une enquête approfondie. Les autorités de sécurité des transports cherchent à comprendre comment le système de conduite autonome du véhicule a interprété la situation et pourquoi il a finalement dépassé le bus scolaire.

L’agence fédérale a également indiqué être informée d’un autre événement survenu le 14 janvier, impliquant également un véhicule Waymo et un bus scolaire. Dans ce cas précis, le bus concerné était un modèle International School Bus 2023 utilisé pour un service de transport destiné à des besoins spéciaux.

Ces incidents interviennent dans un contexte où les véhicules autonomes circulent déjà dans plusieurs villes américaines, notamment dans le cadre de services de robotaxi. Les technologies embarquées reposent sur un ensemble de capteurs, de caméras, de radars et d’algorithmes destinés à analyser l’environnement routier et à prendre des décisions de conduite en temps réel.

Une interaction complexe avec le trafic

Dans le cas étudié par les enquêteurs, le véhicule autonome aurait d’abord respecté l’arrêt imposé par la présence du bus scolaire. Le robotaxi de Waymo se serait immobilisé derrière le bus lorsque celui-ci s’est arrêté pour prendre des passagers.

Cependant, la situation s’est ensuite complexifiée lorsque d’autres véhicules présents sur la route ont dépassé le bus scolaire malgré les signaux actifs. Face à ce comportement inattendu du trafic environnant, le système du robotaxi a demandé une confirmation à un opérateur d’assistance à distance.

Selon les informations communiquées par le NTSB, le véhicule autonome a interrogé l’opérateur pour savoir s’il s’agissait d’un bus scolaire avec des signaux actifs. L’agent distant aurait répondu négativement. À la suite de cette réponse, le robotaxi a finalement dépassé le bus scolaire.

Cet enchaînement d’événements met en lumière les défis auxquels sont confrontés les systèmes de conduite autonome lorsqu’ils doivent interpréter des situations routières ambiguës ou lorsque le comportement des autres usagers ne respecte pas strictement les règles du code de la route.

Les véhicules autonomes doivent en effet analyser de nombreuses variables : signalisation routière, marquage au sol, feux lumineux, mouvements des piétons, comportement des autres automobilistes et conditions de circulation. Une mauvaise interprétation de l’environnement peut conduire à une décision de conduite inappropriée.

Des incidents déjà signalés auparavant

Ces nouveaux événements surviennent après un rappel de véhicules autonomes annoncé par Waymo en décembre. À cette période, des responsables de l’État du Texas avaient signalé que les robotaxis de l’entreprise avaient dépassé illégalement des bus scolaires à au moins 19 reprises depuis le début de l’année scolaire.

Face à ces signalements, la filiale d’Alphabet avait procédé au rappel de certains véhicules autonomes afin d’apporter des corrections à son système de conduite automatisée. Les campagnes de rappel dans le domaine des véhicules autonomes visent généralement à mettre à jour les logiciels embarqués ou à modifier certains paramètres de conduite.

L’enquête du NTSB pourrait déboucher sur la publication de recommandations de sécurité. L’agence américaine a indiqué qu’elle prévoit de formuler des propositions afin de prévenir la répétition d’incidents similaires impliquant des véhicules autonomes et des bus scolaires.

Ces recommandations pourraient concerner l’amélioration des algorithmes de détection, la gestion des situations de circulation atypiques ou encore les procédures d’assistance à distance utilisées par les opérateurs humains.

Le développement des robotaxis et des technologies de conduite autonome représente un enjeu majeur pour l’industrie automobile et la mobilité urbaine. Toutefois, la sécurité routière demeure un élément central dans l’évaluation de ces technologies avant leur déploiement à grande échelle sur le réseau routier.

Notre avis, par leblogauto.com

Cet incident illustre les difficultés auxquelles peuvent être confrontés les systèmes de conduite autonome face à des situations routières complexes. L’interaction entre robotaxis, bus scolaires et autres véhicules nécessite une interprétation fiable des règles de circulation. L’intervention d’un opérateur à distance dans la décision finale souligne également que l’autonomie complète reste encadrée par une supervision humaine. Les recommandations du NTSB pourraient contribuer à améliorer la sécurité des véhicules autonomes dans des environnements urbains réels.

Crédit illustration : Waymo.

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Cupra Born 2026: à découvrir avec nous en vidéo

9 mars 2026 à 12:13

La nouvelle CUPRA Born arrive avec une mise à jour importante qui touche autant au design qu’à l’habitacle et à la technique, avec jusqu’à 240 kW 326 ch et environ 600 km d’autonomie annoncée. Produite à Zwickau à partir du deuxième trimestre 2026 et commercialisée à l’été 2026, elle repose toujours sur la plate forme MEB mais avec une gamme de motorisations simplifiée et une dotation technologique renforcée. Découvrez la en exclusivité dans notre reportage vidéo en cliquant sur lire la suite.

Un style encore plus affirmé

La Born est le premier modèle 100 pour cent électrique de CUPRA et occupe une place centrale dans la stratégie de la marque qui revendique plus d’un million de véhicules vendus en sept ans avec une gamme complète comprenant Leon Formentor Born Tavascan et Terramar. Dans cette logique la mise à jour de la Born doit consolider le rôle de compacte EV au caractère plus affirmé que la moyenne sur le marché européen où CUPRA se positionne comme un acteur anticonformiste. Elle s’inscrit aussi dans une chronologie qui verra arriver la Raval en 2026 interprétation radicale de la citadine électrique appelée à élargir encore l’offre.

La Born adopte désormais une face avant dite shark nose avec bouclier redessiné et nouveaux projecteurs Matrix LED triangulaires qui signent la voiture de jour comme de nuit. À l’arrière le bouclier et le hayon évoluent le diffuseur gagne en présence et le logo CUPRA devient lumineux intégré dans une signature arrière en relief avec effet 3D et animation d’accueil coordonnée avec l’avant. Les poignées de portes avant et arrière sont désormais éclairées et cinq types de jantes sont proposés dont de nouvelles 19 pouces et des 20 pouces avec la Firestorm cuivrée montables en 235 mm de large pour optimiser adhérence et efficience aérodynamique. La palette de couleurs est complétée par le Gris Timanfaya qui rejoint le Blanc Nevada le Noir Minuit le Bleu Aurore le Gris Brume et le Vert Esterel pour renforcer les possibilités de personnalisation.

Un intérieur plus fonctionnel et mieux équipé

À bord le combiné numérique passe à 10,25 pouces contre 5,3 auparavant en association avec un écran central de 12,9 pouces doté d’un nouveau système d’exploitation Android et d’une barre tactile rétro éclairée. Le volant redessiné abandonne les commandes sensitives pour des boutons physiques plus intuitifs avec des satellites réservés aux modes de conduite et des palettes de régénération sur les versions 170 et 240 kW. Les sièges baquets de série ou CUPBucket sur VZ les panneaux de portes et les inserts paramétriques 3D ont été revus tandis que l’éclairage d’ambiance se prolonge sur les portes et le tableau de bord en s’adaptant au mode choisi.

CUPRA insiste aussi sur les matériaux avec un tableau de bord moulé intégrant jusqu’à 75 pour cent de matières recyclées et des tissus utilisant du fil SEAQUAL issu de plastiques marins ou du Dinamica contenant 73 pour cent de matière recyclée pour les zones centrales des sièges avant et arrière. La dotation en équipements comprend une clé numérique sur smartphone avec partage possible jusqu’à cinq clés une recharge filaire jusqu’à 90 W en USB C une recharge sans fil 15 W refroidie à l’avant et deux prises 45 W à l’arrière. Un système audio Sennheiser à 10 haut parleurs avec technologie Contrabass est proposé ainsi qu’une signature sonore intérieure spécifique en modes CUPRA et Performance et une fonction Vehicle to Load capable d’alimenter des appareils externes ainsi qu’un crochet d’attelage pour porte vélos.

Trois versions, des ADAS dernier cri

La gamme technique se structure autour de trois versions 140 kW 190 ch avec batterie de 58 kWh pour environ 450 km d’autonomie 170 kW 231 ch avec batterie de 79 kWh et une VZ à 240 kW 326 ch avec la même batterie de 79 kWh ces deux dernières visant environ 600 km. La Born VZ annonce 545 Nm un 0 à 100 km h en 5,6 s et 200 km h en vitesse maximale avec une recharge en courant alternatif jusqu’à 11 kW et en courant continu jusqu’à 185 kW selon les déclinaisons. Le châssis combine direction progressive ESC Sport et amortissement piloté DCC offrant jusqu’à 15 niveaux de réglage associés à cinq modes Range Comfort Performance CUPRA et Individual tandis que le mode One Pedal permet de gérer accélération et décélération avec la seule pédale d’accélérateur y compris jusqu’à l’arrêt complet en usage urbain. Un launch control réservé aux versions VZ et Endurance gère la délivrance du couple pour optimiser les départs arrêtés.

Sur le plan des aides à la conduite la Born reçoit le Travel Assist 3,0 qui exploite des données basées sur le cloud pour gérer ralentisseurs zones de feux passages piétons et vitesses en courbe en coordination avec le régulateur de vitesse adaptatif et le maintien de voie. Un Crossroad Assist surveille les intersections et peut déclencher un freinage automatique en cas de risque de collision et le Front Assist gère plusieurs niveaux d’alerte avec détection jusqu’à deux véhicules en amont avant un freinage d’urgence si nécessaire. Le système Precrash prépare le véhicule en cas de choc imminent en agissant sur les ceintures les vitres le toit ouvrant et les feux de détresse avec désormais une détection intégrant l’arrière tandis que les phares Matrix LED adaptent le faisceau pour préserver la visibilité sans éblouir les autres usagers complétés par des fonctions comme Side and Exit Assist aide au stationnement intelligent et caméra vue panoramique.

À découvrir sur la route

Cette évolution de la CUPRA Born met en avant un style extérieur plus marqué un habitacle modernisé et mieux fini et une offre technique élargie avec une version VZ nettement plus puissante tout en faisant progresser l’arsenal d’aides à la conduite. Reste à mesurer sur route l’effet de ces changements mais sur le papier la compacte électrique de CUPRA corrige plusieurs points faibles de la précédente mouture et renforce sa position sur le segment.

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Ford rappelle plus de 600 000 SUV pour un problème d’essuie-glaces

9 mars 2026 à 07:05

Ford rappelle plus de 600 000 véhicules aux États-Unis pour un défaut de moteur d’essuie-glaces pouvant réduire la visibilité et augmenter le risque d’accident.

Le constructeur automobile Ford Motor Company a annoncé un vaste rappel de véhicules aux États-Unis. Près de 605 000 unités sont concernées par un problème lié au système d’essuie-glaces, susceptible d’affecter la visibilité du conducteur. L’information a été confirmée par l’agence américaine de sécurité routière, la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), qui supervise les campagnes de rappel automobile sur le territoire américain.

Un défaut pouvant affecter la visibilité

Selon les autorités de régulation, le problème concerne le moteur des essuie-glaces avant. Dans certaines conditions, ce composant mécanique peut tomber en panne. Une défaillance de ce type entraîne l’arrêt du fonctionnement des balais d’essuie-glace, un équipement essentiel à la sécurité active du véhicule, notamment en cas de pluie ou de conditions météorologiques difficiles.

La NHTSA souligne que ce dysfonctionnement peut réduire considérablement la visibilité du conducteur. Dans un contexte de circulation dense ou lors de trajets autoroutiers, une perte de visibilité peut accroître le risque d’accident. Les essuie-glaces jouent en effet un rôle clé dans le maintien d’un champ de vision dégagé, en éliminant l’eau, la neige ou les projections de la route sur le pare-brise.

Au total, 604 533 véhicules sont concernés par cette campagne de rappel. Le constructeur automobile a indiqué que les concessionnaires procéderont à une inspection du moteur d’essuie-glaces avant. Si un défaut est constaté, la pièce sera remplacée. L’opération sera réalisée gratuitement pour les propriétaires, conformément aux pratiques habituelles dans l’industrie automobile lors de rappels liés à la sécurité.

Plusieurs SUV et modèles premium concernés

Le rappel touche plusieurs modèles produits entre 2020 et 2022. Parmi eux figurent le SUV Ford Explorer ainsi que le crossover Ford Escape. Du côté de la marque premium du groupe, les modèles Lincoln Aviator et Lincoln Corsair sont également concernés.

Ces véhicules appartiennent à des segments très populaires du marché nord-américain, notamment celui des SUV familiaux et des crossovers compacts. Dotés d’équipements de sécurité avancés et de nombreuses aides à la conduite, ils reposent toutefois toujours sur des composants mécaniques traditionnels, comme les systèmes d’essuie-glaces ou les motorisations électriques dédiées à certains organes.

Dans ce contexte, un défaut sur une pièce relativement simple peut entraîner une campagne de rappel de grande ampleur. Les constructeurs automobiles surveillent en permanence la fiabilité des composants, que ce soit à travers les remontées du réseau de concessionnaires, les signalements des automobilistes ou les analyses techniques internes.

Les campagnes de rappel sont devenues une pratique courante dans l’industrie automobile mondiale. Elles permettent aux constructeurs de corriger rapidement un problème potentiel avant qu’il ne provoque des incidents plus graves sur la route.

Un second rappel pour un problème de transmission

Parallèlement à cette campagne liée aux essuie-glaces, un autre rappel plus limité a été annoncé. Cette fois, il concerne 11 431 véhicules aux États-Unis pour un problème mécanique différent, impliquant la transmission.

Selon la NHTSA, la soudure par friction de l’arbre de transmission pourrait échouer. Une telle défaillance technique peut entraîner la séparation de l’arbre de transmission arrière. Dans ce cas, le véhicule pourrait subir une perte soudaine de puissance de traction, ce qui peut affecter le comportement dynamique du véhicule et sa capacité d’accélération.

La transmission joue un rôle central dans la chaîne cinématique d’un véhicule. Elle assure la transmission de la puissance du moteur vers les roues motrices. Une rupture de l’arbre de transmission peut donc perturber la motricité et compromettre le fonctionnement normal du véhicule.

Comme pour le rappel principal, les interventions nécessaires seront réalisées par le réseau de concessionnaires. Les propriétaires concernés seront invités à se rendre en atelier afin de procéder aux vérifications et réparations éventuelles.

Les rappels automobiles constituent un élément important de la politique de sécurité routière. Les autorités de régulation, comme la NHTSA, surveillent étroitement les campagnes menées par les constructeurs afin de garantir que les défauts identifiés soient corrigés rapidement et efficacement.

Notre avis, par leblogauto.com

Ce rappel illustre l’importance des composants apparemment simples dans la sécurité globale d’un véhicule. Un moteur d’essuie-glaces défaillant peut avoir des conséquences importantes sur la visibilité et donc sur la conduite. Le volume élevé de véhicules concernés montre aussi l’ampleur potentielle des campagnes de rappel dans l’industrie automobile moderne. Enfin, l’annonce simultanée d’un second rappel lié à la transmission rappelle que les constructeurs doivent surveiller l’ensemble de la chaîne mécanique, des équipements de visibilité jusqu’aux organes de transmission.

Crédit illustration : Ford.

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BYD accélère sur la recharge pour relancer ses ventes

9 mars 2026 à 05:12

Face au recul de ses ventes en Chine, BYD mise sur de nouvelles batteries et la recharge ultra-rapide pour soutenir sa croissance mondiale.

Le constructeur automobile chinois BYD, devenu l’un des acteurs majeurs du marché des véhicules électriques, a présenté une nouvelle génération de batteries et de technologies de recharge rapide. Cette annonce intervient alors que les ventes du groupe reculent sur son marché domestique, la Chine, dans un contexte de concurrence accrue et de ralentissement de la demande.

Le fabricant a dévoilé ces innovations lors d’un événement organisé à Shenzhen. L’objectif est clair : améliorer l’autonomie des véhicules électriques, réduire le temps de recharge et rassurer les automobilistes encore hésitants à passer à la mobilité électrique.

Des batteries plus performantes et recharge ultra-rapide

Parmi les principales annonces figure la dernière génération des batteries dites « en lame ». Ce type d’accumulateur, déjà utilisé par la marque, se veut plus performant et compatible avec une architecture de recharge particulièrement rapide.

Selon l’entreprise, cette technologie permettrait de recharger une batterie de 10 % à 70 % en seulement cinq minutes. Une recharge presque complète pourrait être atteinte en neuf minutes. Le constructeur précise également que les performances resteraient élevées même dans des conditions climatiques difficiles, notamment par temps très froid.

Ces améliorations s’inscrivent dans la stratégie de BYD visant à répondre à l’une des principales préoccupations des conducteurs de véhicules électriques : l’autonomie et la durée de recharge. Le groupe privilégie ainsi des avancées concrètes sur la batterie et l’infrastructure plutôt que des fonctionnalités spectaculaires liées à la conduite autonome ou aux logiciels embarqués.

Le président de l’entreprise, Wang Chuanfu, a d’ailleurs souligné l’importance stratégique des véhicules à nouvelle énergie pour la sécurité énergétique. Selon lui, remplacer les véhicules thermiques par des modèles électriques constitue une réponse aux fluctuations du marché pétrolier et aux tensions géopolitiques pouvant affecter l’approvisionnement en carburant.

Un marché chinois en net ralentissement

Malgré sa position dominante dans l’industrie automobile électrique, BYD traverse actuellement une période plus difficile sur son marché domestique. Les ventes ont chuté de 36 % sur les deux premiers mois de l’année par rapport à la même période l’an dernier.

Ce recul a permis à un concurrent, Geely Automobile Holdings, de reprendre la première place des ventes de véhicules en Chine. Parallèlement, le titre BYD coté à Hong Kong a perdu environ 40 % de sa valeur depuis son sommet atteint en mai 2025.

Plusieurs facteurs expliquent cette situation. La fin progressive des incitations gouvernementales en Chine, notamment les exonérations fiscales à l’achat de véhicules électriques et la réduction des primes à la reprise, a freiné la demande. À cela s’ajoute un contexte économique plus incertain marqué par un marché immobilier stagnant.

Dans ce contexte, la stratégie de BYD consiste à renforcer l’attractivité de ses modèles grâce à des évolutions techniques et à un élargissement de sa gamme. Lors de l’événement de Shenzhen, le constructeur a ainsi présenté plusieurs véhicules intégrant ces nouvelles technologies.

Les modèles concernés couvrent l’ensemble du catalogue, depuis les gammes grand public Dynasty et Ocean jusqu’à la marque de luxe Yangwang. Parmi les nouveautés figure notamment un grand SUV baptisé Datang, capable d’atteindre une autonomie annoncée de 950 kilomètres sur une seule charge.

Expansion internationale et réseau de recharge

Les nouvelles cellules de batterie devraient être intégrées dans dix modèles dans un premier temps. Pour soutenir leur adoption, le constructeur prévoit également des mesures destinées à faciliter la recharge.

BYD a ainsi annoncé la construction de 20 000 stations de recharge rapide d’ici la fin de l’année, dont 2 000 sur les autoroutes. L’entreprise souhaite également déployer ce réseau à l’international afin d’accompagner sa croissance hors de Chine.

Pour encourager les conducteurs à utiliser ces infrastructures, la marque promet aussi une année de recharge rapide gratuite pour certains clients. Les bornes de recharge elles-mêmes ont été redessinées afin de réduire leur poids, ce qui pourrait faciliter leur installation.

Cette stratégie s’inscrit dans une ambition mondiale plus large. Les ventes internationales du constructeur restent dynamiques, avec 106 000 véhicules écoulés à l’étranger le mois dernier. BYD vise désormais 1,3 million de voitures vendues hors de Chine d’ici 2026.

Toutefois, certains observateurs estiment que les annonces récentes relèvent en partie d’une opération de communication. Plusieurs technologies similaires avaient déjà été présentées par le passé, mais leur diffusion restait limitée dans la gamme du constructeur.

Par exemple, la première génération de recharge ultra-rapide de BYD, lancée au premier semestre 2025 sous le nom de « recharge mégawatt-flash », n’était disponible que sur deux modèles : les Han L et Tang L. Ces véhicules ne représentaient qu’une faible part des livraisons globales de la marque.

De plus, les infrastructures compatibles avec ce type de recharge restaient encore peu nombreuses, et les performances observées dans les conditions réelles peuvent différer des résultats obtenus lors des tests en laboratoire.

Notre avis, par leblogauto.com

Avec ces annonces, BYD confirme son orientation vers l’amélioration de la batterie et de la recharge, deux éléments centraux de l’expérience des véhicules électriques. L’extension de ces technologies à une plus grande partie de la gamme pourrait renforcer l’attractivité commerciale du constructeur. Toutefois, l’efficacité de cette stratégie dépendra largement du déploiement réel des infrastructures de recharge rapide. Dans un marché chinois plus concurrentiel et moins soutenu par les aides publiques, la capacité de BYD à transformer ces innovations en volumes de ventes restera déterminante.

Crédit illustration : leblogauto.

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F1 2026 – Grand prix d’Australie : Un doublé logique de Mercedes, avec Ferrari en embuscade

8 mars 2026 à 07:26

George Russell remporte le Grand Prix d’Australie devant son coéquipier chez Mercedes Kimi Antonelli et Charles Leclerc. Mercedes a ainsi confirmé son statut de favori, et seule Ferrari semble en mesure de contester cette suprématie.

La première course de la nouvelle ère règlementaire suscitait de nombreuses interrogations au niveau des départs, de la fiabilité, du spectacle, du rapport de forces. 

Un départ remuant

Le départ, comme prévu, a été un moment fort : la procédure a été quelque peu surprenante, puisque le cinquième feu ne s’est pas allumé, le panneau s’éteignant immédiatement après l’allumage du 4e feu. De quoi surprendre certains pilotes, alors que la procédure de départ nécessite cette année plus de temps pour mettre en régime les moteurs.

Résultat, comme on l’avait entraperçu à Bahreïn sur les simulations, Ferrari a été la plus efficace grâce au choix d’un turbo plus petit : Charles Leclerc a bondi pour doubler les Mercedes et prendre la tête, et Lewis Hamilton a lui aussi gagné des places pour pointer 3e, bien aidé aussi par l’absence d’Oscar Piastri, qui s’est mis dans le mur dans le tour de formation ! D’autres voitures sont restées clouées sur place, comme Liam Lawson, qui a peiné à démarrer et qui a failli se faire pulvériser par une Alpine qui l’a évité de justesse au dernier moment.  

Grosse bagarre en début de GP

La première partie de course a donné satisfaction, puisque Charles Leclerc et George Russell ont livré une belle bataille qui a permis d’illustrer parfaitement les nouvelles conditions de course générées par la règlementation : à coup d’aéro active, de déploiement de l’énergie et de gestion de la recharge, le pilote Ferrari et le pilote Mercedes se sont battus sur plusieurs tours, s’attaquant, se doublant et se redoublant à plusieurs reprises, et ce sur différentes portions du circuit. 

On a vu notamment qu’un pilote attaqué peut mieux se défendre qu’à l’époque du DRS s’il dispose d’un peu de charge, puisque Leclerc a réussi à repousser des assauts de Russell. Inversement, un gros déploiement d’énergie peut créer de gros différentiels : au tour 8, en sortant du virage 1, la Mercedes a giclé comme une fusée pour piquer la Ferrari au freinage suivant, alors que Leclerc était en recharge. Leclerc, Russell (qui a sorti quelques freinages chauds !) et même Hamilton à un moment se sont retrouvés en lutte ensemble, et c’était beau à voir.

Ferrari pas inspiré sur la stratégie

Mais après ce premier quart de course animé, les choses se sont décantées. L’abandon d’Isack Hadjar (Red Bull) au 11e tour a été le tournant stratégique, puisque une VSC a été déclenchée au 12e tour. Tout le monde s’est arrêté évidemment pour profiter d’un arrêt sous neutralisation…sauf Ferrari, dont les deux voitures sont restées en piste ! Là encore, de quoi faire jaser car Ferrari va s’en mordre les doigts et a, de plus, mis tous ses œufs dans le même panier stratégique. Fred Vasseur a expliqué après la course que Ferrari ne pensait pas pouvoir tenir avec les pneus sur un seul arrêt si précoce. 

En effet, les Ferrari ont conservé la tête, tablant sans doute sur une autre neutralisation plus tardive pour jouer un seul arrêt, supposant que la concurrence, s’étant arrêtée si tôt, serait de toute façon obligée de repasser une seconde fois aux stands. Or, les chose ne se sont pas passées ainsi : un autre abandon, celui de Bottas au 18e tour, a entraîné un drapeau jaune mais pas de Safety-Car, alors que la voie des stands était fermée ! Une situation étonnante, qui a empêché à Ferrari de s’arrêter à ce moment-là.

La Mercedes va vite et ne mange pas ses gommes

Quand Leclerc passe enfin par les stands, au 25e tour, c’est sous drapeau vert, et il ressort derrière George Russell, qui prend la tête de la course au 28e tour en étant remonté sur Hamilton. L’autre mauvaise surprise pour Ferrari, c’est que les Mercedes ne vont pas s’arrêter une seconde fois. La Mercedes est vraiment bien née et ne bouffe pas ses pneus. Bien connu pour son pilotage propre et sa bonne gestion pneumatique, George Russell pouvait ainsi accomplir un long relais de plus de 40 tours en durs, ce que Pirelli n’avait même pas envisagé ! La Mercedes est donc clairement la voiture de référence, que ce soit en performance pure ou en usure des gommes. 

McLaren semble loin

Ainsi, Mercedes commence la saison par un doublé avec la victoire de George Russell devant son coéquipier Kimi Antonelli. Charles Leclerc complète le podium avec sa Ferrari, à 15 secondes du vainqueur, terminant juste devant Lewis Hamilton, qui semble plus à l’aise et plus proche de son équipier dans cette SF-26. Derrière, c’est le gouffre : Lando Norris (McLaren) termine 5e à 50 secondes de Russell, devançant un Max Verstappen qui aura offert la belle remontée du jour (Red Bull), de la 20e à la 6e place. 

Les deux ont terminé à plus de 30 secondes du top 4 mais se sont arrêtés un fois de plus que leurs adversaires dans cette course. On retiendra surtout des deux grands rivaux de 2025 leurs déclarations fracassantes sur ces nouvelles F1 : le champion du monde en titre a jugé qu’on était passé  » des meilleurs voitures de l’histoire aux pires » et Verstappen a parlé d’un pilotage « sans émotion ». ça promet…

Lindblad et Audi réussissent leurs débuts

Vient ensuite un excellent Oliver Bearman (Haas, 7e) qui devance le surprenant rookie Arvid Lindblad  de Racing Bulls (18 ans). Ce dernier, déjà bien qualifié, a même pointé à la 4e place en début de course et s’est livré à quelques passes d’armes avec Hamilton, Hadjar puis Verstappen. 9e, Gabriel Bortoleto donne deux points à Audi pour ses grands débuts, compensant les ennuis frustrants de Nico Hulkenberg. Pierre Gasly prend la 10e place et le dernier point en jeu. Contrairement à 2025, Alpine ne sera donc pas la dernière équipe à débloquer son compteur. Les Aston Martin n’ont pas disparu au bout de 15 tours comme on le craignait, mais Alonso comme Stroll ont abandonné, soulignant le grand désarroi de l’écurie… 

A voir…

Il est encore bien tôt pour donner un avis définitif sur cette nouvelle règlementation. Une hiérarchie se déssine, avec la crainte d’une domination trop nette de Mercedes. On espère donc que Ferrari pourra leur donner du fil à retordre. Attendons de voir aussi ce que Verstappen peut donner, car son départ en fond de grille et l’abandon précoce de Hadjar n’ont pas permis de jauger le niveau de la Red Bull face aux autres top teams.

On a vu des phases d’action intéressantes, mais pas sûr que le public ait vraiment tout bien suivi au niveau des stratégies de pilotage et de gestion énergétique utilisées (d’autant que l’affichage officiel ne donne pas d’infos particulières là-dessus). Le lift and coast gâche quand même l’intensité de la bagarre, car c’est contre-intuitif avec l’idée que l’on se fait de l’attaque maximale à la limite. Les propos de Verstappen sur l’aspect totalement pas « naturel » de ce pilotage font réflechir. Le DRS était rejeté pour l’artificialité des dépassements qu’il induisait…la bagarre en piste à l’ère de la gestion de charge sera-t-elle davantage plébiscitée ou tout autant jugée “factice”, lorgnant du côté de la Formule E « sous stéroïdes », pour paraphraser Verstappen, et du jeu vidéo ? 

Classement

Pos.PiloteVoitureEcartArrêts
1George RussellMercedes W1758 tours – 1h23m06.801s1
2Kimi AntonelliMercedes W17+2.9741
3Charles LeclercFerrari SF-26+15.5191
4Lewis HamiltonFerrari SF-26+16.1441
5Lando NorrisMcLaren Mercedes MCL40+51.7412
6Max VerstappenRed Bull RBPT Ford RB22+54.6171
7Oliver BearmanHaas Ferrari VF-26+1 tour1
8Arvid LindbladRacing Bulls RBPT Ford VCARB 03+1 tour1
9Gabriel BortoletoAudi F1 R26+1 tour2
10Pierre GaslyAlpine Mercedes A526+1 tour1
11Esteban OconHaas Ferrari VF-26+1 tour1
12Alex AlbonWilliams Mercedes FW48+1 tour2
13Liam LawsonRacing Bulls RBPT Ford VCARB 03+1 tour2
14Franco ColapintoAlpine Mercedes A526+2 tours2
15Carlos SainzWilliams Mercedes FW48+2 tours3
16Sergio PérezCadillac Ferrari MAC-26+3 tours2
17Lance StrollAston Martin Honda AMR26+15 tours4
18Fernando AlonsoAston Martin Honda AMR26DNF3
19Valtteri BottasCadillac Ferrari MAC-26DNF1
20Isack HadjarRed Bull RBPT Ford RB22DNF0
21Nico HülkenbergAudi F1 R26DNS0
22Oscar PiastriMcLaren Mercedes MCL40DNS0

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Podcast 371 — La semaine automobile par Leblogauto.com

8 mars 2026 à 06:34

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans La semaine automobile, le podcast de Leblogauto.com.
Au programme : un marché français qui cale, des constructeurs chinois sous pression, la bataille Geely-BYD, l’Europe qui veut reprendre la main sur les batteries, et Tesla qui cherche son équilibre sur le Vieux Continent.
Voici l’essentiel de l’actualité automobile de la semaine.

 Marché auto février 2026 : Renault décroche, les deux Clio devant la 208

Le marché automobile français poursuit sa baisse en février 2026 avec 120 764 immatriculations, soit -14,7 % sur un an.
La tendance est négative pour la plupart des groupes, dont Volkswagen, Toyota ou BMW.
Le groupe Renault recule fortement lui aussi, notamment à cause de Dacia.
Mais paradoxalement, la Renault Clio domine toujours les ventes, devant la Peugeot 208. 

Les constructeurs chinois marquent le pas en Europe

Après plusieurs années de progression rapide, les marques chinoises rencontrent un ralentissement sur le marché européen.
Entre droits de douane, concurrence accrue et adaptation aux normes locales, la croissance devient plus compliquée.
Certaines marques réorientent leur stratégie vers l’hybride rechargeable ou la production locale pour contourner les barrières commerciales.
La bataille pour l’Europe reste ouverte mais le rythme d’expansion ralentit.

Geely creuse l’écart face à BYD

Le groupe chinois Geely prend l’avantage sur son rival BYD.
Pour le deuxième mois consécutif, Geely vend davantage de véhicules que son concurrent.
Le constructeur profite notamment du ralentissement du marché des véhicules électriques en Chine.
Résultat : l’écart entre les deux groupes atteint son niveau le plus élevé depuis 2022. 

Batteries européennes : l’UE veut réduire l’écart

L’Union européenne accélère pour réduire sa dépendance aux batteries asiatiques.
Un plan industriel pourrait faire passer l’écart de coût avec les batteries chinoises de 90 % à environ 30 % grâce à la montée en puissance de la production locale.
Cette stratégie s’inscrit dans le programme “Made in Europe” destiné à soutenir les industries stratégiques.
Les batteries sont devenues un enjeu clé de la souveraineté automobile européenne. 

Tesla se stabilise sur le marché européen

Après plusieurs années de croissance rapide, Tesla semble atteindre une phase de stabilisation en Europe.
La marque reste un acteur majeur de l’électrique mais doit composer avec une concurrence plus intense, notamment des marques chinoises et européennes.
Les volumes se maintiennent mais la domination n’est plus aussi nette.
Le marché électrique européen entre dans une nouvelle phase de maturité.

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F1 2026 – Qualifs Australie : George Russell et Mercedes électrisent la grille

7 mars 2026 à 06:48
F1 Mercedes Russell

Le spectre de 2014 ? Les craintes de l’hiver confirmées ? La première qualification de la nouvelle ère semble confirmer les hypothèses formulée sur les capacités de l’écurie Mercedes.

Le tracé de Melbourne est critique au niveau de la gestion énergétique, car les 350 kW de puissance électrique désormais disponibles, avec une batterie à la capacité inchangée par rapport à 2025 et plus de MGU-H, rendent cette gestion délicate même sur un seul tour. Ainsi, les pilotes utilisent beaucoup de “lift and coast”, avec des décélérations en bout de ligne droite, peu coûteuses au niveau du chrono mais efficaces pour économiser l’énergie. Cela dit, cela est quand même contre-intuitif et les décélérations peuvent être assez extrêmes. La FIA a ainsi abaissé la limite de recharge de 8.5 à 8 MJ par tour en course et à 7MJ en qualifs pour éviter que la récupération ne soit trop extrême. 

Ça promet à Bakou ! 

Q1

1.19.840 pour George Russell, qui établit ainsi la première référence solide. 

Incroyable ! Max Verstappen part à la faute sur le 1er virage ! Les roues arrière se sont bloquées au freinage, la Red Bull finit sa course dans le mur. Le néerlandais ne peut pas repartir ! 

1.19.811 Ham en mediums puis Piastri 1.19. 664, malgré un mauvais s2. Russell améliore en softs 1.19.507 , tandis que Norris signe 1.20.010  et Hadjar 1.20.013 

Alonso, Perez, Bottas, Verstappen, Sainz et Stroll (le canadien n’a pas pris la  piste) sont éliminés 

Q2 

1.20.088 pour Leclerc , rapidement battu par Antonelli en 1.19.604 . 1.18.934 pour Russell ! L’écart est énorme. 

1.19.7 pour Hadjar P3. Hamilton améliore le S1 mais rentre aux stands.  Leclerc commet des petites fautes, il n’améliore pas 

Piastri s’intercale entre les Mercedes tandis que Hulkenberg est P9 avec l’Audi.

1.19.9 pour Hamilton qui remonte P6, puis1.19.909 pour Norris, 5e. 1.19.357 pour Leclerc P2 

Hulkenberg, Bearman, Ocon, Gasly, Albon et Colapinto sont éliminés. Pas de miracle pour Alpine avec le moteur Mercedes. Par contre, les deux Racing Bulls sont en Q3, avec Arvin Lindblad devant Lawson.   Qualifié 10e, Bortoleto est coincé dans l’entrée des stands. On a frôlé le crash avec Lindblad qui entrait dans la pitlane sans visibilité. 

Q3 (avec 1’ en plus) 

Antonelli a été lâché en piste avec un refroidisseur oublié fiché dans le ponton, et il s’est détaché…Norris a roulé dessus en le pulvérisant ! La séance est interrompue à cause des débris. 

Antonelli est le 1er à partir…et il se rate au virage 2 ! 

1.19.084 pour Russell.

1.19.6 pour Hadjar 

Leclerc, Piastri et Ham bouclent leur premier tour lancé au-delà de 1.20. Norris également en 1.19.6 

Antonelli repart à l’attaque et prend le meilleur temps en 1.18.811, mais Russell réagit aussitôt et améliore en 1.18.518. Personne ne pourra aller le chercher.

Les craintes sur Mercedes se confirment ! George Russell a dominé les qualifs et Antonelli permet à l’étoile de verrouiller la 1ère ligne. L’écart sur la concurrence est assez conséquent, les Ferrari et McLaren sont à quasiment une seconde. Le sourire de Toto Wolff en dut long. Mais l’affolement autour du moteur ne doit pas éclipser aussi les qualités de la monoplace allemande W17, puisque McLaren aussi dispose d’un moteur Mercedes mais avec des résultats plus timorés. Brackley a remis l’étoile à son firmament, en tous cas en performance pure.

Isack Hasjar ne rate pas ses débuts avec Red Bull et décroche une belle P3, devant Charles Leclerc, les Mclaren de Piastri-Norris et Lewis Hamilton. Arvin Lindblad signe une belle P8 pour ses débuts, devant Lawson tandis que Bortoleto n’a pas tourné suite à sa panne en fin de Q2.  

Place à la course demain : comment le départ se déroulera-t-il ? Mercedes va-t-elle confirmer en course sa domination des qualifs ? La fiabilité va-t-elle créer des surprises ?

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