Vue normale

En pleine canicule, l’arnaque au climatiseur prend une nouvelle ampleur

30 juin 2026 à 08:31
Trop beau pour être vrai
En pleine canicule, l’arnaque au climatiseur prend une nouvelle ampleur

Présenté comme « révolutionnaire », le climatiseur Epicooler, qui jouit de nombreuses vidéos YouTube et supposés tests indépendants positifs, cache en fait une arnaque.

Les publicités pour le faux climatiseur tournent depuis des semaines, en ligne. Il s’appelle Epicooler, il est présenté comme « révolutionnaire », « sans installation », affiché autour de 110 euros. Une affaire, pour faire face aux canicules ambiantes. Problème : ce climatiseur n’en est pas un, et souvent, la commande n’est même pas honorée.

Rien que l’affichage du prix est trompeur : sur les publicités, l’Epicooler est annoncé à 110 euros, mais la facture grimpe à 157,97 euros, ou 241,96 euros si vous en achetez deux. Raison avancée : les « frais de port et de douanes ». Sur Signal-Arnaques comme sur Trustpilot, les avis négatifs s’accumulent.

Un climatiseur qui défie les lois de la physique

Surtout, la description du produit lui-même pose problème. L’Epicooler est présenté comme un « climatiseur portable sans installation », théoriquement à même de refroidir une pièce de 51 m² sans compresseur ni tuyau d’évacuation. L’opportunité semble en or, sauf que matériellement, elle décrit un phénomène impossible : sans ces deux éléments, impossible d’évacuer la chaleur.

Comme le remarque Clubic, la foire aux questions du site web d’Epicooler vend (un peu) la mèche. Pour expliquer l’absence de tuyau, elle indique que « l’eau de condensation s’évapore à l’intérieur de l’unité », c’est-à-dire qu’elle n’est pas évacuée, donc que la chaleur reste dans la pièce. De fait, comme le rapportent de multiples utilisateurs mécontents, l’objet n’est qu’un simple ventilateur.

Site d’affiliation et commandes non honorées

Outre la marchandise trompeuse, tout ce qui entoure sa vente relève de l’arnaque. Débités, certains clients n’ont rien reçu du tout. Créé en avril 2026, le site epicooler.fr lui-même n’est qu’une collection de liens affiliés et porte les traces de multiples copies en fonction des marchés visés – l’Australie, notamment, est visée depuis plusieurs mois.

Derrière le nom Epicooler et ses copies Coolizi, Breezo ou Jiubery, Clubic a identifié la société lituanienne UAB Dara Digital. C’est cette dernière qui expédie (ou pas) les engins à ses clients. C’est aussi elle qu’on retrouve derrière d’autres objets vendus comme « miracles », dont la buse à haute pression Jetterix, les écouteurs SonaBuds ou encore les patchs chauffants WellHeat, supposés soulager les tensions musculaires.

Mais revenons à nos climatiseurs qui ne climatisent pas, et sont aussi vendus sous le nom de Coolizi. Sur le site de cette autre marque est référencée la société Dedata International, dont l’adresse juridique se trouve aux États-Unis, et celle physique, dans un immeuble de domiciliation de Hong Kong. Le numéro de TVA, quant à lui, est maltais, ce qui laisse supposer que la société récupère ainsi la TVA européenne.

Pour promouvoir le tout, le réseau d’arnaque semble avoir mis la main sur des chaînes YouTube et divers blogs, via lesquels des heures de reviews et de tests visiblement générés par IA donnent des retours élogieux du produit. De quoi piéger de nombreux internautes : Médiamétrie a constaté qu’un quart des Français visitaient régulièrement des sites entièrement générés par IA, et que les plus de 50 ans étaient les plus exposés à ces contenus de faible qualité, représentant 75 % des internautes attirés par les sites GenAI.

En pleine période de fortes chaleurs (et de soldes prolongées !) attention, donc, aux cyberarnaques. Pour protéger les autres internautes, il est utile de rapporter les escroqueries sur les plateformes Signal Conso et Pharos.

Et pour éviter de tomber soi-même dans le panneau, le ministère de l’Économie propose une série de mesures mêlant vérification de la réputation du site internet et de ses mentions légales à celle des avis consommateurs, en passant par le fait de privilégier des sites français ou européens, ou par un réflexe simple : si l’offre est trop alléchante, méfiance.

En pleine canicule, l’arnaque au climatiseur prend une nouvelle ampleur

30 juin 2026 à 08:31
Trop beau pour être vrai
En pleine canicule, l’arnaque au climatiseur prend une nouvelle ampleur

Présenté comme « révolutionnaire », le climatiseur Epicooler, qui jouit de nombreuses vidéos YouTube et supposés tests indépendants positifs, cache en fait une arnaque.

Les publicités pour le faux climatiseur tournent depuis des semaines, en ligne. Il s’appelle Epicooler, il est présenté comme « révolutionnaire », « sans installation », affiché autour de 110 euros. Une affaire, pour faire face aux canicules ambiantes. Problème : ce climatiseur n’en est pas un, et souvent, la commande n’est même pas honorée.

Rien que l’affichage du prix est trompeur : sur les publicités, l’Epicooler est annoncé à 110 euros, mais la facture grimpe à 157,97 euros, ou 241,96 euros si vous en achetez deux. Raison avancée : les « frais de port et de douanes ». Sur Signal-Arnaques comme sur Trustpilot, les avis négatifs s’accumulent.

Un climatiseur qui défie les lois de la physique

Surtout, la description du produit lui-même pose problème. L’Epicooler est présenté comme un « climatiseur portable sans installation », théoriquement à même de refroidir une pièce de 51 m² sans compresseur ni tuyau d’évacuation. L’opportunité semble en or, sauf que matériellement, elle décrit un phénomène impossible : sans ces deux éléments, impossible d’évacuer la chaleur.

Comme le remarque Clubic, la foire aux questions du site web d’Epicooler vend (un peu) la mèche. Pour expliquer l’absence de tuyau, elle indique que « l’eau de condensation s’évapore à l’intérieur de l’unité », c’est-à-dire qu’elle n’est pas évacuée, donc que la chaleur reste dans la pièce. De fait, comme le rapportent de multiples utilisateurs mécontents, l’objet n’est qu’un simple ventilateur.

Site d’affiliation et commandes non honorées

Outre la marchandise trompeuse, tout ce qui entoure sa vente relève de l’arnaque. Débités, certains clients n’ont rien reçu du tout. Créé en avril 2026, le site epicooler.fr lui-même n’est qu’une collection de liens affiliés et porte les traces de multiples copies en fonction des marchés visés – l’Australie, notamment, est visée depuis plusieurs mois.

Derrière le nom Epicooler et ses copies Coolizi, Breezo ou Jiubery, Clubic a identifié la société lituanienne UAB Dara Digital. C’est cette dernière qui expédie (ou pas) les engins à ses clients. C’est aussi elle qu’on retrouve derrière d’autres objets vendus comme « miracles », dont la buse à haute pression Jetterix, les écouteurs SonaBuds ou encore les patchs chauffants WellHeat, supposés soulager les tensions musculaires.

Mais revenons à nos climatiseurs qui ne climatisent pas, et sont aussi vendus sous le nom de Coolizi. Sur le site de cette autre marque est référencée la société Dedata International, dont l’adresse juridique se trouve aux États-Unis, et celle physique, dans un immeuble de domiciliation de Hong Kong. Le numéro de TVA, quant à lui, est maltais, ce qui laisse supposer que la société récupère ainsi la TVA européenne.

Pour promouvoir le tout, le réseau d’arnaque semble avoir mis la main sur des chaînes YouTube et divers blogs, via lesquels des heures de reviews et de tests visiblement générés par IA donnent des retours élogieux du produit. De quoi piéger de nombreux internautes : Médiamétrie a constaté qu’un quart des Français visitaient régulièrement des sites entièrement générés par IA, et que les plus de 50 ans étaient les plus exposés à ces contenus de faible qualité, représentant 75 % des internautes attirés par les sites GenAI.

En pleine période de fortes chaleurs (et de soldes prolongées !) attention, donc, aux cyberarnaques. Pour protéger les autres internautes, il est utile de rapporter les escroqueries sur les plateformes Signal Conso et Pharos.

Et pour éviter de tomber soi-même dans le panneau, le ministère de l’Économie propose une série de mesures mêlant vérification de la réputation du site internet et de ses mentions légales à celle des avis consommateurs, en passant par le fait de privilégier des sites français ou européens, ou par un réflexe simple : si l’offre est trop alléchante, méfiance.

Après les livres générés par IA, les noms d’auteurs détournés pour promouvoir de l’AI slop

29 juin 2026 à 12:41
DoppelgIAnger
Après les livres générés par IA, les noms d’auteurs détournés pour promouvoir de l’AI slop

L’écrivain Julien Blanc-Gras a vu son nom utilisé pour promouvoir un livre qui n’est pas de lui. L’affaire illustre un phénomène plus large d’usurpations d’identité de personnalités publiques, qui prend un nouveau tour à l’ère de l’IA générative.

Il s’appelle Julien Blanc-Gras, il a écrit des livres comme Gringoland (Au diable Vauvert, 2005), In Utero (Au diable Vauvert, 2015) ou Bungalow (Stock, 2024), mais il n’a pas écrit Guide complet d’aventure : le manuel de survie du voyageur moderne. L’ouvrage, pourtant, était bien disponible à l’achat sur Amazon, pour la somme de 17,05 euros, jusqu’à récemment.

L’écrivain a pris la plume, dans Le Monde, pour raconter cette expérience. Outre produire une jolie chronique, il illustre bien le casse-tête dans lequel se retrouvent artistes, journalistes et autres personnalités présentes en ligne lorsque leur nom est réutilisé, sans consentement, pour donner une forme d’autorité à des contenus générés par intelligence artificielle (IA).

« Novlangue de camelot sous ayahuasca »

L’objet de l’inconfort a été mis en vente le 20 mars, compte 134 pages, et est décrit, dans sa présentation, comme une « méthode redoutable pour retrouver la liberté de voyager intelligemment, hors des sentiers battus », produite par « l’auteur baroudeur et écrivain Julien Blanc-Gras ». Ce dernier conteste. Et raconte la « sidération » qui l’a traversé, lorsqu’il a découvert ce produit sur la page Amazon qui liste ses ouvrages.

Comme lui, plusieurs autrices et auteurs anglophones ont eu au fil des années récentes le déplaisir de voir leur nom utilisé pour vendre des ouvrages qu’ils n’avaient pas produits. Vanessa Fox O’Loughlin a ainsi vu son nom de plume, Sam Blake, réutilisé pour produire les textes du personnage qu’elle qualifie de « Sam Fake ».

En 2023, Jane Friedman, elle, a dû se battre pour obtenir le retrait de cinq ouvrages proposés sur Amazon sous son nom. La plateforme d’e-commerce a commencé par lui déclarer que, dans la mesure où son nom n’était pas déposé comme une marque, donc pas protégé comme tel, elle ne supprimerait pas les produits en question. Après que l’autrice s’en est émue publiquement, cela dit, les ouvrages ont disparu de la page Amazon à son nom.

Le cas de Julien Blanc-Gras, lui, est le premier connu en français. « Dans un geste masochiste », l’auteur raconte avoir acheté le livre pour voir de quoi il retournait. Il décrit la couverture « hideuse », la quatrième de couverture « rédigée avec des bullet points », la mention « publié indépendamment », probable traduction littérale de la formule anglaise « published independently ».

Deux jours plus tard, il a reçu l’objet, dont l’immatriculation ISBN est « bidon ». Dans ses pages, des termes inexistants, comme l’ « inflatrooting ». Des thématiques relativement cohérentes avec l’œuvre de l’auteur, aussi (« immersion culturelle, goût de l’imprévu, souci environnemental »). Sauf qu’elles sont remâchées « dans une novlangue de camelot sous ayahuasca refourguant des investissements en cryptomonnaies sur Instagram ».

Guide complet d’aventure supposément écrit par Julien Blanc-Gras – archive.is

Julien Blanc-Gras est visiblement choqué et déçu de voir son art remixé par une machine, et son nom « estampillé influenceur marketing ». Sur la raison pour laquelle son identité est ainsi réutilisée, le rédacteur en chef adjoint du média l’ADN, David-Julien Rahmil, lui soumet l’hypothèse que des scammeurs aient repéré une « catégorie " niche ", les livres de voyages, en l’occurrence », puis un nom crédible – celui de Julien Blanc-Gras – pour faire remonter leur produit dans les systèmes de recommandations d’Amazon :

« Ça pourrait venir de la communauté des hustle bros, ces influenceurs business qui proposent de devenir riche en cinq minutes sur les réseaux. Ils lancent une arnaque qui rapporte peu, mais ils l’utilisent ensuite comme exemple pour vendre leur méthode. »

Éditeur « abasourdi et démuni »

Hustle bros ou pas, l’auteur usurpé voudrait bien que son nom cesse d’être accolé à du jus d’IA. Et là, les choses se corsent. Son éditeur se déclare « abasourdi et démuni ». Le service juridique de la maison d’édition se déclare incapable d’aider, dans la mesure où c’est le nom de Julien Blanc-Gras qui est visé, et non celui de la maison. Le Syndicat national des auteurs et des compositeurs (SNAC) recommande de son côté de faire des signalements à la répression des fraudes et à Pharos, ce à quoi l’écrivain ajoute un signalement à Amazon.

Côté droit, l’avocat spécialiste du droit d’auteur Benjamin Demange constate que l’usurpation d’identité n’est « pas évidente » : difficile de démontrer devant un juge que le recours au nom de l’artiste « trouble [sa] tranquillité », comme le veut le code pénal. L’escroquerie serait éventuellement plaidable, mais le montant est si faible que la plainte peinerait à être traitée en priorité. Le droit de la propriété intellectuelle (qui refuse les atteintes au droit à la paternité) et celui de la consommation (qui permettrait d’avancer la pratique commerciale trompeuse) pourraient fournir plus de recours, à condition d’identifier les auteurs de l’arnaque. Or, pour cela, il faudrait qu’Amazon consente à partager les informations nécessaires.

C’est devant la relative impasse que Benjamin Demange explique avoir choisi une autre solution : « activer le quatrième pouvoir en racontant cette histoire dans Le Monde ». De fait, partager le phénomène permet de souligner à nouveau la foule de problématiques que le déploiement de l’IA générative crée pour les artistes et autres créateurs de contenu.

Il y a, pour commencer, tout ce qui touche à l’entraînement des modèles par le recours, sans permission, à des œuvres soumises au droit d’auteur : pour pouvoir produire un fac-similé, quand bien même de niveau très médiocre, du travail de Julien Blanc-Gras, il a fallu qu’un modèle ait absorbé tout ou partie de son œuvre en amont.

Il y a, ensuite, cet enjeu émergent des usurpations d’identité. D’ores et déjà visible chez les auteurs, il concerne aussi toutes sortes de personnalités présentes en ligne. L’affaire Grammarly, qui fournissait jusqu’au 11 mars 2025 un outil nommé « révisions expertes », l’a bien illustré. Le correcteur orthographique suggérait en effet de reprendre les textes des internautes « à la manière de » personnalités réelles.

À force de tests, nous avions notamment repéré les noms des autrices françaises Annie Ernaux, Delphine de Vigan et Marie Darrieussecq, des chercheuses Geneviève Pruvost et Valérie Masson-Delmotte, et de la journaliste Florence Aubenas. Aucune de celles que nous avons réussi à joindre n’avait donné son consentement à voir son nom cité, ou son expertise imitée par de la génération par IA.

Dans ce cas-là, c’est l’action collective, aux États-Unis, de multiples personnalités visées qui avait permis la suppression de la fonctionnalité incriminée.

Le débat sur la manière de lutter contre les usurpations d’identité facilitées par IA générative, lui, reste ouvert. Outre le problème de la protection de son nom et de son œuvre, il pose aussi celui de la protection des consommateurs : dans un autre genre, on se rappelle des arnaques diffusées en ligne en capitalisant sur l’image de Brad Pitt, d’Élise Lucet ou de Jamel Debbouze.

Après les livres générés par IA, les noms d’auteurs détournés pour promouvoir de l’AI slop

29 juin 2026 à 12:41
DoppelgIAnger
Après les livres générés par IA, les noms d’auteurs détournés pour promouvoir de l’AI slop

L’écrivain Julien Blanc-Gras a vu son nom utilisé pour promouvoir un livre qui n’est pas de lui. L’affaire illustre un phénomène plus large d’usurpations d’identité de personnalités publiques, qui prend un nouveau tour à l’ère de l’IA générative.

Il s’appelle Julien Blanc-Gras, il a écrit des livres comme Gringoland (Au diable Vauvert, 2005), In Utero (Au diable Vauvert, 2015) ou Bungalow (Stock, 2024), mais il n’a pas écrit Guide complet d’aventure : le manuel de survie du voyageur moderne. L’ouvrage, pourtant, était bien disponible à l’achat sur Amazon, pour la somme de 17,05 euros, jusqu’à récemment.

L’écrivain a pris la plume, dans Le Monde, pour raconter cette expérience. Outre produire une jolie chronique, il illustre bien le casse-tête dans lequel se retrouvent artistes, journalistes et autres personnalités présentes en ligne lorsque leur nom est réutilisé, sans consentement, pour donner une forme d’autorité à des contenus générés par intelligence artificielle (IA).

« Novlangue de camelot sous ayahuasca »

L’objet de l’inconfort a été mis en vente le 20 mars, compte 134 pages, et est décrit, dans sa présentation, comme une « méthode redoutable pour retrouver la liberté de voyager intelligemment, hors des sentiers battus », produite par « l’auteur baroudeur et écrivain Julien Blanc-Gras ». Ce dernier conteste. Et raconte la « sidération » qui l’a traversé, lorsqu’il a découvert ce produit sur la page Amazon qui liste ses ouvrages.

Comme lui, plusieurs autrices et auteurs anglophones ont eu au fil des années récentes le déplaisir de voir leur nom utilisé pour vendre des ouvrages qu’ils n’avaient pas produits. Vanessa Fox O’Loughlin a ainsi vu son nom de plume, Sam Blake, réutilisé pour produire les textes du personnage qu’elle qualifie de « Sam Fake ».

En 2023, Jane Friedman, elle, a dû se battre pour obtenir le retrait de cinq ouvrages proposés sur Amazon sous son nom. La plateforme d’e-commerce a commencé par lui déclarer que, dans la mesure où son nom n’était pas déposé comme une marque, donc pas protégé comme tel, elle ne supprimerait pas les produits en question. Après que l’autrice s’en est émue publiquement, cela dit, les ouvrages ont disparu de la page Amazon à son nom.

Le cas de Julien Blanc-Gras, lui, est le premier connu en français. « Dans un geste masochiste », l’auteur raconte avoir acheté le livre pour voir de quoi il retournait. Il décrit la couverture « hideuse », la quatrième de couverture « rédigée avec des bullet points », la mention « publié indépendamment », probable traduction littérale de la formule anglaise « published independently ».

Deux jours plus tard, il a reçu l’objet, dont l’immatriculation ISBN est « bidon ». Dans ses pages, des termes inexistants, comme l’ « inflatrooting ». Des thématiques relativement cohérentes avec l’œuvre de l’auteur, aussi (« immersion culturelle, goût de l’imprévu, souci environnemental »). Sauf qu’elles sont remâchées « dans une novlangue de camelot sous ayahuasca refourguant des investissements en cryptomonnaies sur Instagram ».

Guide complet d’aventure supposément écrit par Julien Blanc-Gras – archive.is

Julien Blanc-Gras est visiblement choqué et déçu de voir son art remixé par une machine, et son nom « estampillé influenceur marketing ». Sur la raison pour laquelle son identité est ainsi réutilisée, le rédacteur en chef adjoint du média l’ADN, David-Julien Rahmil, lui soumet l’hypothèse que des scammeurs aient repéré une « catégorie " niche ", les livres de voyages, en l’occurrence », puis un nom crédible – celui de Julien Blanc-Gras – pour faire remonter leur produit dans les systèmes de recommandations d’Amazon :

« Ça pourrait venir de la communauté des hustle bros, ces influenceurs business qui proposent de devenir riche en cinq minutes sur les réseaux. Ils lancent une arnaque qui rapporte peu, mais ils l’utilisent ensuite comme exemple pour vendre leur méthode. »

Éditeur « abasourdi et démuni »

Hustle bros ou pas, l’auteur usurpé voudrait bien que son nom cesse d’être accolé à du jus d’IA. Et là, les choses se corsent. Son éditeur se déclare « abasourdi et démuni ». Le service juridique de la maison d’édition se déclare incapable d’aider, dans la mesure où c’est le nom de Julien Blanc-Gras qui est visé, et non celui de la maison. Le Syndicat national des auteurs et des compositeurs (SNAC) recommande de son côté de faire des signalements à la répression des fraudes et à Pharos, ce à quoi l’écrivain ajoute un signalement à Amazon.

Côté droit, l’avocat spécialiste du droit d’auteur Benjamin Demange constate que l’usurpation d’identité n’est « pas évidente » : difficile de démontrer devant un juge que le recours au nom de l’artiste « trouble [sa] tranquillité », comme le veut le code pénal. L’escroquerie serait éventuellement plaidable, mais le montant est si faible que la plainte peinerait à être traitée en priorité. Le droit de la propriété intellectuelle (qui refuse les atteintes au droit à la paternité) et celui de la consommation (qui permettrait d’avancer la pratique commerciale trompeuse) pourraient fournir plus de recours, à condition d’identifier les auteurs de l’arnaque. Or, pour cela, il faudrait qu’Amazon consente à partager les informations nécessaires.

C’est devant la relative impasse que Benjamin Demange explique avoir choisi une autre solution : « activer le quatrième pouvoir en racontant cette histoire dans Le Monde ». De fait, partager le phénomène permet de souligner à nouveau la foule de problématiques que le déploiement de l’IA générative crée pour les artistes et autres créateurs de contenu.

Il y a, pour commencer, tout ce qui touche à l’entraînement des modèles par le recours, sans permission, à des œuvres soumises au droit d’auteur : pour pouvoir produire un fac-similé, quand bien même de niveau très médiocre, du travail de Julien Blanc-Gras, il a fallu qu’un modèle ait absorbé tout ou partie de son œuvre en amont.

Il y a, ensuite, cet enjeu émergent des usurpations d’identité. D’ores et déjà visible chez les auteurs, il concerne aussi toutes sortes de personnalités présentes en ligne. L’affaire Grammarly, qui fournissait jusqu’au 11 mars 2025 un outil nommé « révisions expertes », l’a bien illustré. Le correcteur orthographique suggérait en effet de reprendre les textes des internautes « à la manière de » personnalités réelles.

À force de tests, nous avions notamment repéré les noms des autrices françaises Annie Ernaux, Delphine de Vigan et Marie Darrieussecq, des chercheuses Geneviève Pruvost et Valérie Masson-Delmotte, et de la journaliste Florence Aubenas. Aucune de celles que nous avons réussi à joindre n’avait donné son consentement à voir son nom cité, ou son expertise imitée par de la génération par IA.

Dans ce cas-là, c’est l’action collective, aux États-Unis, de multiples personnalités visées qui avait permis la suppression de la fonctionnalité incriminée.

Le débat sur la manière de lutter contre les usurpations d’identité facilitées par IA générative, lui, reste ouvert. Outre le problème de la protection de son nom et de son œuvre, il pose aussi celui de la protection des consommateurs : dans un autre genre, on se rappelle des arnaques diffusées en ligne en capitalisant sur l’image de Brad Pitt, d’Élise Lucet ou de Jamel Debbouze.

☕️ Quand internet rend le tricot cool 

29 juin 2026 à 08:57


Il y a des milliers de communautés, en ligne, mais connaissez-vous celle du tricot ? Alimentée par des échanges de patrons, des influenceuses qui dépassent les deux millions d’abonnés sur Instagram, des sites communautaires comme Ravelry ou le temple des créations artisanales Etsy, la pratique s’est tissée une nouvelle jeunesse. 

Célébrée lors de la journée mondiale du tricot en public, le 13 juin, l’activité tient aussi bien du rituel que de la recherche de pratiques favorisant la déconnexion, relève l’ADN.

Illustration : Flock

Avant même les débats sur les addictions aux réseaux sociaux, des tricoteuses comme la Néerlandaise Loes Veenstra s’y sont adonnées pour lutter contre l’envie de fumer. Désormais, la pratique est recommandée pour lutter contre toutes sortes d’envies néfastes pour la santé, des troubles alimentaires jusqu’au doomscrolling. 

Outre avoir permis d’alimenter les liens de la communauté au-delà des frontières, le numérique est aussi source d’inspiration : certaines, comme l’artiste et chercheuse Hayley Mortin, tricotent ainsi des motifs inspirés des CAPTCHA. 

Mais le tricot n’est pas épargné par les maux de notre temps : patrons générés par IA, podcast présenté par des voix générées par IA… Dans la laine comme dans de nombreuses autres activités, l’AI slop vient compliquer la navigation. 

☕️ Quand internet rend le tricot cool 

29 juin 2026 à 08:57


Il y a des milliers de communautés, en ligne, mais connaissez-vous celle du tricot ? Alimentée par des échanges de patrons, des influenceuses qui dépassent les deux millions d’abonnés sur Instagram, des sites communautaires comme Ravelry ou le temple des créations artisanales Etsy, la pratique s’est tissée une nouvelle jeunesse. 

Célébrée lors de la journée mondiale du tricot en public, le 13 juin, l’activité tient aussi bien du rituel que de la recherche de pratiques favorisant la déconnexion, relève l’ADN.

Illustration : Flock

Avant même les débats sur les addictions aux réseaux sociaux, des tricoteuses comme la Néerlandaise Loes Veenstra s’y sont adonnées pour lutter contre l’envie de fumer. Désormais, la pratique est recommandée pour lutter contre toutes sortes d’envies néfastes pour la santé, des troubles alimentaires jusqu’au doomscrolling. 

Outre avoir permis d’alimenter les liens de la communauté au-delà des frontières, le numérique est aussi source d’inspiration : certaines, comme l’artiste et chercheuse Hayley Mortin, tricotent ainsi des motifs inspirés des CAPTCHA. 

Mais le tricot n’est pas épargné par les maux de notre temps : patrons générés par IA, podcast présenté par des voix générées par IA… Dans la laine comme dans de nombreuses autres activités, l’AI slop vient compliquer la navigation. 

Supprimé par Trump, le portail états-unien de la recherche sur le climat ressuscité

25 juin 2026 à 08:52
Comment dit-on cheh en anglais ?
Supprimé par Trump, le portail états-unien de la recherche sur le climat ressuscité

Utilisé par le monde de la recherche comme par le public, le site climate.gov a été supprimé l’an dernier au beau milieu des attaques du gouvernement de Trump contre les sciences climatiques. Des bénévoles viennent de lui donner une nouvelle vie à l’adresse climate.us.

Printemps 2025 : de retour au pouvoir depuis quelques mois, Donald Trump met en place une politique d’attaque en règle de la recherche, en particulier celle liée aux enjeux climatiques. Les effets se font ressentir aux États-Unis, mais aussi à l’international : la communauté scientifique recourt à de nombreux outils et bases de données américaines pour mener ses travaux. En France, la paléoclimatologue du CEA Valérie Masson-Delmotte demande aux sénateurs que la France protège les données scientifiques en passe d’être supprimées.

Un outil en particulier illustre la politique appliquée par le gouvernement Trump : climate.gov. Hébergé par l’administration des États-Unis, le site servait de point d’accès à quantité de ressources liées aux enjeux climatiques, que ce soit des jeux de données, des analyses ou de simples articles de vulgarisation destinés au grand public. À la suite du décret « Restoring Gold Standard Science » (Rétablir une science au meilleur standard), pris en juin 2025, le site a été rendu inaccessible.

Un an plus tard, une large part de l’équipe qui avait fabriqué climate.gov dévoile climate.us. Indépendante de l’administration des états-unis, la plateforme rend l’accès à la vaste collection de données hors ligne pendant un an.

D’anciennes équipes de la National Oceanic and Atmospheric Administration

À la manœuvre : une partie des équipes de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), qui avait drastiquement coupé dans ses effectifs dès mars 2025. Ces anciens agents fédéraux ont créé une organisation à but non lucratif et collecté 2 500 « petites donations auprès de personnes qui veulent que l’information relative aux sciences climatiques reste accessible ».

Pour un total de 250 000 dollars environ, ces donations ont constitué le tiers des financements totaux collectés. Grâce à ces moyens, ils ont annoncé ce 24 juin, soit pile un an après la suppression de climate.gov, le lancement de la version complète du site climate.us.

Ce dernier compte devenir un « foyer pour l’information climatique de confiance, soutenu par le public ». L’ONG indique que plus de 80 scientifiques « se sont portés volontaires pour exercer des révisions par les pairs sur leurs sujets ». Au total, la plateforme revendique donner l’accès à 15 ans d’articles, de publications de blogs, de rapports et d’autres indicateurs essentiels liés au climat.

Les attaques du gouvernement Trump contre les régulations environnementales n’ont pas cessé depuis l’an dernier. La semaine dernière, le ministère de la Justice a notamment adressé à la cour du Mississippi une lettre l’intimant de classer l’affaire relative au supercalculateur Colossus de xAI. Ce dernier est accusé d’avoir violé le Clean Air Act en installant des générateurs au gaz non autorisés, et de polluer l’air du voisinage, principalement habité par une population noire qui présente déjà l’espérance de vie la plus faible de Memphis et ses environs.

Supprimé par Trump, le portail états-unien de la recherche sur le climat ressuscité

25 juin 2026 à 08:52
Comment dit-on cheh en anglais ?
Supprimé par Trump, le portail états-unien de la recherche sur le climat ressuscité

Utilisé par le monde de la recherche comme par le public, le site climate.gov a été supprimé l’an dernier au beau milieu des attaques du gouvernement de Trump contre les sciences climatiques. Des bénévoles viennent de lui donner une nouvelle vie à l’adresse climate.us.

Printemps 2025 : de retour au pouvoir depuis quelques mois, Donald Trump met en place une politique d’attaque en règle de la recherche, en particulier celle liée aux enjeux climatiques. Les effets se font ressentir aux États-Unis, mais aussi à l’international : la communauté scientifique recourt à de nombreux outils et bases de données américaines pour mener ses travaux. En France, la paléoclimatologue du CEA Valérie Masson-Delmotte demande aux sénateurs que la France protège les données scientifiques en passe d’être supprimées.

Un outil en particulier illustre la politique appliquée par le gouvernement Trump : climate.gov. Hébergé par l’administration des États-Unis, le site servait de point d’accès à quantité de ressources liées aux enjeux climatiques, que ce soit des jeux de données, des analyses ou de simples articles de vulgarisation destinés au grand public. À la suite du décret « Restoring Gold Standard Science » (Rétablir une science au meilleur standard), pris en juin 2025, le site a été rendu inaccessible.

Un an plus tard, une large part de l’équipe qui avait fabriqué climate.gov dévoile climate.us. Indépendante de l’administration des états-unis, la plateforme rend l’accès à la vaste collection de données hors ligne pendant un an.

D’anciennes équipes de la National Oceanic and Atmospheric Administration

À la manœuvre : une partie des équipes de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), qui avait drastiquement coupé dans ses effectifs dès mars 2025. Ces anciens agents fédéraux ont créé une organisation à but non lucratif et collecté 2 500 « petites donations auprès de personnes qui veulent que l’information relative aux sciences climatiques reste accessible ».

Pour un total de 250 000 dollars environ, ces donations ont constitué le tiers des financements totaux collectés. Grâce à ces moyens, ils ont annoncé ce 24 juin, soit pile un an après la suppression de climate.gov, le lancement de la version complète du site climate.us.

Ce dernier compte devenir un « foyer pour l’information climatique de confiance, soutenu par le public ». L’ONG indique que plus de 80 scientifiques « se sont portés volontaires pour exercer des révisions par les pairs sur leurs sujets ». Au total, la plateforme revendique donner l’accès à 15 ans d’articles, de publications de blogs, de rapports et d’autres indicateurs essentiels liés au climat.

Les attaques du gouvernement Trump contre les régulations environnementales n’ont pas cessé depuis l’an dernier. La semaine dernière, le ministère de la Justice a notamment adressé à la cour du Mississippi une lettre l’intimant de classer l’affaire relative au supercalculateur Colossus de xAI. Ce dernier est accusé d’avoir violé le Clean Air Act en installant des générateurs au gaz non autorisés, et de polluer l’air du voisinage, principalement habité par une population noire qui présente déjà l’espérance de vie la plus faible de Memphis et ses environs.

☕️ Quand une vidéo YouTube permet de prouver l’existence du chat des sables libyen

25 juin 2026 à 07:30


Tout est parti d’une vidéo YouTube de 18 secondes : le photographe animalier Mohammed Almuntasir l’a publiée en 2017, sans plus y penser.

Dessus : un petit chat pâle, creusant un trou dans le sable du désert du sud-ouest de la Libye.

« Personne ne voulait croire que ç’avait été filmé en Libye », explique-t-il au Guardian.

Si Mohammed Almuntasir n’en a pas particulièrement fait la promotion, sa vidéo a attiré l’attention d’un nombre croissant de chercheurs au fil des ans, alors que des preuves de la présence de tout un groupe de chat des sables en Libye émergeaient.

À répétition, ces derniers contactent le photographe. Jusqu’à Firas Hayder, zoologue sud-africain spécialisé dans les petits carnivores.

Ce dernier convainc Mohammed Almuntasir de l’aider à mener une étude sur le retour de cet animal en Libye – la région dans laquelle ce dernier a repéré à plusieurs reprises des chats des sables n’est ni protégée, ni équipée pour repérer les animaux. Théâtre de trafics entre l’Algérie, le Niger et le Tchad, elle est par ailleurs dangereuse pour le travail de terrain.

Après une première rencontre, Mohammed Almuntasir et Firas Hayder se sont donc lancés dans une collaboration de huit ans, le plus souvent menée à distance, dans laquelle le zoologue a appris au photographe les techniques d’enregistrement des coordonnées GPS et de documentation photographique et vidéo des petits animaux.

En se liant aux communautés touareg locales, Mohammed Almuntasir a quadrillé le terrain avec ses appareils, jusqu’à ce que les deux hommes puissent publier une étude revue par les pairs dans le Journal of Arid Environments, en février 2026. Ils y établissent la présence du chat des sables dans 13 sites du Sahara libyen.

☕️ Quand une vidéo YouTube permet de prouver l’existence du chat des sables libyen

25 juin 2026 à 07:30


Tout est parti d’une vidéo YouTube de 18 secondes : le photographe animalier Mohammed Almuntasir l’a publiée en 2017, sans plus y penser.

Dessus : un petit chat pâle, creusant un trou dans le sable du désert du sud-ouest de la Libye.

« Personne ne voulait croire que ç’avait été filmé en Libye », explique-t-il au Guardian.

Si Mohammed Almuntasir n’en a pas particulièrement fait la promotion, sa vidéo a attiré l’attention d’un nombre croissant de chercheurs au fil des ans, alors que des preuves de la présence de tout un groupe de chat des sables en Libye émergeaient.

À répétition, ces derniers contactent le photographe. Jusqu’à Firas Hayder, zoologue sud-africain spécialisé dans les petits carnivores.

Ce dernier convainc Mohammed Almuntasir de l’aider à mener une étude sur le retour de cet animal en Libye – la région dans laquelle ce dernier a repéré à plusieurs reprises des chats des sables n’est ni protégée, ni équipée pour repérer les animaux. Théâtre de trafics entre l’Algérie, le Niger et le Tchad, elle est par ailleurs dangereuse pour le travail de terrain.

Après une première rencontre, Mohammed Almuntasir et Firas Hayder se sont donc lancés dans une collaboration de huit ans, le plus souvent menée à distance, dans laquelle le zoologue a appris au photographe les techniques d’enregistrement des coordonnées GPS et de documentation photographique et vidéo des petits animaux.

En se liant aux communautés touareg locales, Mohammed Almuntasir a quadrillé le terrain avec ses appareils, jusqu’à ce que les deux hommes puissent publier une étude revue par les pairs dans le Journal of Arid Environments, en février 2026. Ils y établissent la présence du chat des sables dans 13 sites du Sahara libyen.

☕️ Oracle a licencié 21 000 personnes en un an après avoir recentré ses activités sur l’IA

25 juin 2026 à 06:02


En un an, Oracle a mis fin à 21 000 postes à travers le monde. En mai 2026, l’entreprise indiquait compter 141 000 employés à temps plein, contre 162 000 l’année précédente, soit une baisse de 13 % de ses effectifs.

Très investie dans le déploiement de l’intelligence artificielle générative (Oracle est au cœur de contrats circulaires avec OpenAI et NVIDIA), l’entreprise lie explicitement ce type de technologie à ses décisions en matière de ressources humaines. 
« Le déploiement des technologies d’IA à travers nos activités a eu pour effet, et pourrait continuer d’avoir pour effet de réduire nos effectifs », indique Oracle dans son rapport annuel.

Illustration : Flock

Si le constat a de quoi rassurer les marchés financiers sur la productivité effective du secteur de l’IA, il peut aussi correspondre à l’économie de la promesse que la présidente de Signal Meredith Whittaker critique régulièrement. Il peut aussi cacher la réalité de l’évolution des tâches demandées aux employés d’Oracle, ou de ceux en charge d’entraîner les modèles qu’elle utilise.

Au total, les réductions d’effectifs ont coûté 1,8 milliard de dollars d’indemnités de départ, beaucoup plus que les 374 millions de dollars déjà engagés l’année précédente pour restructurer la société. L’entreprise prévient par ailleurs que ces coupes pourraient entraîner un manque de main d’œuvre qualifiée sur certains postes, note la BBC, ce qui pourrait réduire sa productivité et impacter ses revenus.

Comme Oracle, Amazon et Meta ont chacune procédé à des licenciements en 2025. Amazon, Google et Meta prévoient d’investir collectivement 650 milliards de dollars dans l’IA en 2026. Oracle, de son côté, prévoit au moins 50 milliards de dollars d’investissement dans ses infrastructures.

☕️ Oracle a licencié 21 000 personnes en un an après avoir recentré ses activités sur l’IA

25 juin 2026 à 06:02


En un an, Oracle a mis fin à 21 000 postes à travers le monde. En mai 2026, l’entreprise indiquait compter 141 000 employés à temps plein, contre 162 000 l’année précédente, soit une baisse de 13 % de ses effectifs.

Très investie dans le déploiement de l’intelligence artificielle générative (Oracle est au cœur de contrats circulaires avec OpenAI et NVIDIA), l’entreprise lie explicitement ce type de technologie à ses décisions en matière de ressources humaines. 
« Le déploiement des technologies d’IA à travers nos activités a eu pour effet, et pourrait continuer d’avoir pour effet de réduire nos effectifs », indique Oracle dans son rapport annuel.

Illustration : Flock

Si le constat a de quoi rassurer les marchés financiers sur la productivité effective du secteur de l’IA, il peut aussi correspondre à l’économie de la promesse que la présidente de Signal Meredith Whittaker critique régulièrement. Il peut aussi cacher la réalité de l’évolution des tâches demandées aux employés d’Oracle, ou de ceux en charge d’entraîner les modèles qu’elle utilise.

Au total, les réductions d’effectifs ont coûté 1,8 milliard de dollars d’indemnités de départ, beaucoup plus que les 374 millions de dollars déjà engagés l’année précédente pour restructurer la société. L’entreprise prévient par ailleurs que ces coupes pourraient entraîner un manque de main d’œuvre qualifiée sur certains postes, note la BBC, ce qui pourrait réduire sa productivité et impacter ses revenus.

Comme Oracle, Amazon et Meta ont chacune procédé à des licenciements en 2025. Amazon, Google et Meta prévoient d’investir collectivement 650 milliards de dollars dans l’IA en 2026. Oracle, de son côté, prévoit au moins 50 milliards de dollars d’investissement dans ses infrastructures.

Impact environnemental de l’IA : le secrétaire général de l’ONU réclame la transparence

24 juin 2026 à 14:04
There might be an alternative
Impact environnemental de l’IA : le secrétaire général de l’ONU réclame la transparence

Le secrétaire général de l’ONU inaugure une initiative sur la transparence environnementale de l’IA et appelle globalement les secteurs polluants et les États à accélérer leurs actions pour faire face au changement climatique.

Alors que l’Europe est frappée d’une canicule historique, le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), António Guterres, appelle l’industrie de l’IA à « dire la vérité » sur ses impacts environnementaux. Il a lancé une AI Environmental Transparency Initiative, dédiée à obtenir ces informations, et a appelé les sociétés du secteur à recourir à des énergies renouvelables.

« Le chaos climatique s’accélère devant nos yeux » a-t-il déclaré à Londres, tandis que la crise énergétique alimentée par la guerre au Moyen-Orient « démontre la folie d’un monde dépendant aux hydrocarbures ». Ces deux crises peuvent « sembler différentes. Mais elles partagent la même origine destructrice : les énergies fossiles. »

Côté data centers, des appels à accroître le recours aux énergies fossiles

Quelques jours plus tôt le représentant du lobby européen des centres de données Lex Coors déclarait qu’il fallait ouvrir le débat du recours aux énergies fossiles pour alimenter les data centers européens. Selon lui, si l’Europe continuait de chercher à remplir ses objectifs climatiques, elle serait nécessairement dépassée par les États-Unis et la Chine en matière d’intelligence artificielle. L’autre alternative serait de passer par le recours au gaz, notamment.

Une étude de l’ONU publiée début juin constate que l’industrie des centres de données consomme plus d’électricité que quasiment tous les pays du monde : seulement dix en consomment plus. Or, dans le monde, l’essentiel de cette consommation repose sur de l’énergie fossile, participant à la fois à aggraver la crise énergétique actuelle et la crise climatique plus globale.

Autant d’eau qu’1,3 milliard de personnes d’ici 2030 ?

En pleine London Climate Action Week, le secrétaire général de l’ONU a inauguré une initiative dédiée à la transparence du secteur. Si plusieurs d’entre elles indiquent, sur des bases de volontariat, travailler à recourir à des solutions solaires ou (le plus souvent) nucléaires pour alimenter leurs infrastructures, l’essentiel utilise pour le moment toutes les solutions qu’elles peuvent trouver. Dans le cas de xAI, cela comprend aussi l’installation non autorisée de générateurs au gaz.

D’ici 2030, les secteurs de l’IA et des data centers qui leur permettent de fonctionner « pourraient utiliser plus d’énergie que tous les pays sauf cinq, et autant d’eau que le volume nécessaire pour répondre aux besoins de base des 1,3 milliard de résidents d’Afrique subsaharienne en un an », a encore alerté António Guterres. Si, en France, le secteur repose assez peu sur l’eau pour refroidir ses serveurs, il en va autrement du reste du monde, comme l’illustrait l’enquête Dirty Data, à laquelle Next a pris part.

L’ONU le déclare désormais clairement : la question de la consommation énergétique ne suffit pas à comprendre les effets concrets de l’expansion des centres de données sur les populations. Selon les régions, celle-ci peut aussi se traduire par des pressions accrues sur les ressources en eau ou encore sur les territoires. Les deux tiers des centres de données que l’industrie prévoyait de construire au premier trimestre 2025 sont par exemple supposés être installés dans des zones subissant déjà des stress hydriques.

L’appel d’António Guterres à l’adresse de l’industrie de l’IA se fait dans un contexte plus global d’urgence à adapter la vie économique pour faire face au changement climatique. Comme de nombreux spécialistes du sujet le rappellent ces derniers jours (et depuis des années, notamment via les travaux du GIEC, le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat), l’adaptation à la situation climatique impose de prendre des décisions politiques de long terme. Quant à inverser le réchauffement climatique, cela implique de passer à de vraies logiques de sobriété, voire de renoncement. À ce titre, Antonio Guterres souligne que « chaque émetteur majeur doit accélérer son action (…) et chaque pays doit surperformer sur ses engagements ».

Impact environnemental de l’IA : le secrétaire général de l’ONU réclame la transparence

24 juin 2026 à 14:04
There might be an alternative
Impact environnemental de l’IA : le secrétaire général de l’ONU réclame la transparence

Le secrétaire général de l’ONU inaugure une initiative sur la transparence environnementale de l’IA et appelle globalement les secteurs polluants et les États à accélérer leurs actions pour faire face au changement climatique.

Alors que l’Europe est frappée d’une canicule historique, le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), António Guterres, appelle l’industrie de l’IA à « dire la vérité » sur ses impacts environnementaux. Il a lancé une AI Environmental Transparency Initiative, dédiée à obtenir ces informations, et a appelé les sociétés du secteur à recourir à des énergies renouvelables.

« Le chaos climatique s’accélère devant nos yeux » a-t-il déclaré à Londres, tandis que la crise énergétique alimentée par la guerre au Moyen-Orient « démontre la folie d’un monde dépendant aux hydrocarbures ». Ces deux crises peuvent « sembler différentes. Mais elles partagent la même origine destructrice : les énergies fossiles. »

Côté data centers, des appels à accroître le recours aux énergies fossiles

Quelques jours plus tôt le représentant du lobby européen des centres de données Lex Coors déclarait qu’il fallait ouvrir le débat du recours aux énergies fossiles pour alimenter les data centers européens. Selon lui, si l’Europe continuait de chercher à remplir ses objectifs climatiques, elle serait nécessairement dépassée par les États-Unis et la Chine en matière d’intelligence artificielle. L’autre alternative serait de passer par le recours au gaz, notamment.

Une étude de l’ONU publiée début juin constate que l’industrie des centres de données consomme plus d’électricité que quasiment tous les pays du monde : seulement dix en consomment plus. Or, dans le monde, l’essentiel de cette consommation repose sur de l’énergie fossile, participant à la fois à aggraver la crise énergétique actuelle et la crise climatique plus globale.

Autant d’eau qu’1,3 milliard de personnes d’ici 2030 ?

En pleine London Climate Action Week, le secrétaire général de l’ONU a inauguré une initiative dédiée à la transparence du secteur. Si plusieurs d’entre elles indiquent, sur des bases de volontariat, travailler à recourir à des solutions solaires ou (le plus souvent) nucléaires pour alimenter leurs infrastructures, l’essentiel utilise pour le moment toutes les solutions qu’elles peuvent trouver. Dans le cas de xAI, cela comprend aussi l’installation non autorisée de générateurs au gaz.

D’ici 2030, les secteurs de l’IA et des data centers qui leur permettent de fonctionner « pourraient utiliser plus d’énergie que tous les pays sauf cinq, et autant d’eau que le volume nécessaire pour répondre aux besoins de base des 1,3 milliard de résidents d’Afrique subsaharienne en un an », a encore alerté António Guterres. Si, en France, le secteur repose assez peu sur l’eau pour refroidir ses serveurs, il en va autrement du reste du monde, comme l’illustrait l’enquête Dirty Data, à laquelle Next a pris part.

L’ONU le déclare désormais clairement : la question de la consommation énergétique ne suffit pas à comprendre les effets concrets de l’expansion des centres de données sur les populations. Selon les régions, celle-ci peut aussi se traduire par des pressions accrues sur les ressources en eau ou encore sur les territoires. Les deux tiers des centres de données que l’industrie prévoyait de construire au premier trimestre 2025 sont par exemple supposés être installés dans des zones subissant déjà des stress hydriques.

L’appel d’António Guterres à l’adresse de l’industrie de l’IA se fait dans un contexte plus global d’urgence à adapter la vie économique pour faire face au changement climatique. Comme de nombreux spécialistes du sujet le rappellent ces derniers jours (et depuis des années, notamment via les travaux du GIEC, le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat), l’adaptation à la situation climatique impose de prendre des décisions politiques de long terme. Quant à inverser le réchauffement climatique, cela implique de passer à de vraies logiques de sobriété, voire de renoncement. À ce titre, Antonio Guterres souligne que « chaque émetteur majeur doit accélérer son action (…) et chaque pays doit surperformer sur ses engagements ».

Les vidéos de gains faramineux sur Polymarket ? Des faux, payés par la plateforme.

24 juin 2026 à 09:01
Fake cote, fake gain, fake respect
Les vidéos de gains faramineux sur Polymarket ? Des faux, payés par la plateforme.

Aux États-Unis, pour promouvoir ses activités, la plateforme de paris en ligne Polymarket aurait payé des influenceurs pour produire du contenu manipulé.

En janvier, George Makihara, un étudiant, a publié une vidéo dans laquelle il gagnait 100 000 dollars. Le pari qui lui a permis de rafler la mise ? Celui que le président Trump dirait publiquement le nom « McDonald’s » au fil du mois suivant. Problème : d’après une analyse du Wall Street Journal, personne n’a gagné un tel pari au mois de janvier 2026 sur la plateforme.

Pire : d’après le journal, l’entreprise qui a défrayé la chronique au point d’être interdite en France et dans plusieurs autres pays a purement et simplement payé des internautes pour mettre en scène de faux gains sur les réseaux sociaux. L’entreprise a construit des « copies quasi-parfaites de son site web », puis leur a demandé de « simuler ces paris sur les faux sites et de cacher le fait qu’ils avaient été payés par Polymarket ».

« Bro, what ? »

La dissimulation a plutôt fonctionné : certaines de ces vidéos sont devenues virales, au point que les 1 105 vidéos étudiées pour l’enquête ont cumulé 140 millions de vues sur YouTube, TikTok et Instagram. Pour les produire, les créateurs de contenu concernés se sont vus envoyer des guides rédigés au format bullet point, ce qui conduit plusieurs d’entre eux à reprendre exactement les mêmes termes.

Ainsi de l’idée selon laquelle, grâce à ces paris, ils gagneraient de « l’argent gratuit », ou des phrases « bro, what ? » et « wait, what ? », dédiées à accrocher l’attention des internautes. Une fois leurs vidéos tournées, ces derniers étaient encore supposés les envoyer à Polymarket qui s’assure de leur aspect crédible. À défaut, l’entreprise demandait aux vidéastes de recommencer.

Surtout, les vidéos s’appuyaient fréquemment sur un faux site Polymarket dont l’URL, poiymarket.com, est difficilement distinguable de la vraie lorsqu’elle est écrite avec un i majuscule. 70 % des paris analysés n’auraient ainsi jamais été vraiment réalisés. Dans certains cas, les vidéos montrent aussi les influenceurs réagir à des éléments d’actualité dépassée.

Dans un des clips, un internaute déclare par exemple avoir parié que Donald Trump dirait les mots « April fools » pendant la première semaine du mois d’avril. L’extrait auquel on le voit réagir devant son écran de télé comme s’il venait de remporter la mise, en revanche, date du mois de mars précédent. En conditions réelles, une personne qui aurait reproduit le même pari aurait perdu. Dans la plupart des cas, les créateurs de contenu ont ajouté des précisions sur le fait qu’ils avaient été payés après avoir été contactés par les médias américains.

Paris perdants

La campagne a particulièrement visé les utilisateurs états-uniens, quand bien même Polymarket n’est accessible que de manière détournée. En 2022, rappelle ArsTechnica, la Commodity Futures Trading Commission (CFTC) a en effet conclu que Polymarket opérait une plateforme d’échanges financiers de manière illégale. Depuis, le site principal de la marque n’est accessible qu’en mode « lecture seule »… sauf si les internautes recourent à un réseau privé virtuel (VPN).

Quoiqu’il en soit, Polymarket s’est tourné vers des influenceurs qui devaient avoir au moins 60 % de leur audience aux États-Unis. Au total, ces derniers montrent avoir placé pour environ 1,9 million de dollars de paris et remporté près de 900 000 dollars. S’ils avaient été placés pour de vrai, selon les calculs du Wall Street Journal, ces paris auraient entraîné des pertes de plus de 166 000 dollars.

L’affaire vient s’ajouter à de multiples critiques qui visent ces plateformes de paris en ligne. En novembre 2025, une étude de la Columbia University estimait déjà qu’au moins un pari sur quatre enregistré sur Polymarket relevait de l’amplification artificielle pour simuler une demande forte.

En janvier, un internaute avait gagné plus de 430 000 dollars en pariant pile au bon moment sur la chute du président vénézuélien Nicolas Maduro. Des aléas qui n’empêchent pas Mark Zuckerberg d’envisager lancer son propre service de paris.

Les vidéos de gains faramineux sur Polymarket ? Des faux, payés par la plateforme.

24 juin 2026 à 09:01
Fake cote, fake gain, fake respect
Les vidéos de gains faramineux sur Polymarket ? Des faux, payés par la plateforme.

Aux États-Unis, pour promouvoir ses activités, la plateforme de paris en ligne Polymarket aurait payé des influenceurs pour produire du contenu manipulé.

En janvier, George Makihara, un étudiant, a publié une vidéo dans laquelle il gagnait 100 000 dollars. Le pari qui lui a permis de rafler la mise ? Celui que le président Trump dirait publiquement le nom « McDonald’s » au fil du mois suivant. Problème : d’après une analyse du Wall Street Journal, personne n’a gagné un tel pari au mois de janvier 2026 sur la plateforme.

Pire : d’après le journal, l’entreprise qui a défrayé la chronique au point d’être interdite en France et dans plusieurs autres pays a purement et simplement payé des internautes pour mettre en scène de faux gains sur les réseaux sociaux. L’entreprise a construit des « copies quasi-parfaites de son site web », puis leur a demandé de « simuler ces paris sur les faux sites et de cacher le fait qu’ils avaient été payés par Polymarket ».

« Bro, what ? »

La dissimulation a plutôt fonctionné : certaines de ces vidéos sont devenues virales, au point que les 1 105 vidéos étudiées pour l’enquête ont cumulé 140 millions de vues sur YouTube, TikTok et Instagram. Pour les produire, les créateurs de contenu concernés se sont vus envoyer des guides rédigés au format bullet point, ce qui conduit plusieurs d’entre eux à reprendre exactement les mêmes termes.

Ainsi de l’idée selon laquelle, grâce à ces paris, ils gagneraient de « l’argent gratuit », ou des phrases « bro, what ? » et « wait, what ? », dédiées à accrocher l’attention des internautes. Une fois leurs vidéos tournées, ces derniers étaient encore supposés les envoyer à Polymarket qui s’assure de leur aspect crédible. À défaut, l’entreprise demandait aux vidéastes de recommencer.

Surtout, les vidéos s’appuyaient fréquemment sur un faux site Polymarket dont l’URL, poiymarket.com, est difficilement distinguable de la vraie lorsqu’elle est écrite avec un i majuscule. 70 % des paris analysés n’auraient ainsi jamais été vraiment réalisés. Dans certains cas, les vidéos montrent aussi les influenceurs réagir à des éléments d’actualité dépassée.

Dans un des clips, un internaute déclare par exemple avoir parié que Donald Trump dirait les mots « April fools » pendant la première semaine du mois d’avril. L’extrait auquel on le voit réagir devant son écran de télé comme s’il venait de remporter la mise, en revanche, date du mois de mars précédent. En conditions réelles, une personne qui aurait reproduit le même pari aurait perdu. Dans la plupart des cas, les créateurs de contenu ont ajouté des précisions sur le fait qu’ils avaient été payés après avoir été contactés par les médias américains.

Paris perdants

La campagne a particulièrement visé les utilisateurs états-uniens, quand bien même Polymarket n’est accessible que de manière détournée. En 2022, rappelle ArsTechnica, la Commodity Futures Trading Commission (CFTC) a en effet conclu que Polymarket opérait une plateforme d’échanges financiers de manière illégale. Depuis, le site principal de la marque n’est accessible qu’en mode « lecture seule »… sauf si les internautes recourent à un réseau privé virtuel (VPN).

Quoiqu’il en soit, Polymarket s’est tourné vers des influenceurs qui devaient avoir au moins 60 % de leur audience aux États-Unis. Au total, ces derniers montrent avoir placé pour environ 1,9 million de dollars de paris et remporté près de 900 000 dollars. S’ils avaient été placés pour de vrai, selon les calculs du Wall Street Journal, ces paris auraient entraîné des pertes de plus de 166 000 dollars.

L’affaire vient s’ajouter à de multiples critiques qui visent ces plateformes de paris en ligne. En novembre 2025, une étude de la Columbia University estimait déjà qu’au moins un pari sur quatre enregistré sur Polymarket relevait de l’amplification artificielle pour simuler une demande forte.

En janvier, un internaute avait gagné plus de 430 000 dollars en pariant pile au bon moment sur la chute du président vénézuélien Nicolas Maduro. Des aléas qui n’empêchent pas Mark Zuckerberg d’envisager lancer son propre service de paris.

Éducation au numérique : le CLEMI et l’UNESCO publient un guide pour les familles

23 juin 2026 à 09:28
To be or not to be online
Éducation au numérique : le CLEMI et l’UNESCO publient un guide pour les familles

Temps d’écran, usages scolaires et loisirs du numérique, recours aux réseaux sociaux comme aux jeux vidéo pour sociabiliser, voire s’informer… pour accompagner les familles, le CLEMI et l’UNESCO publient le guide « Grandir dans un monde connecté ».

« Grandir dans un monde connecté, ça s’apprend. » Tel est le titre du guide publié par le CLEMI, Centre pour l’éducation aux médias et à l’information en charge de l’éducation aux médias et à l’information dans le système éducatif, jusqu’à la fin du secondaire.

Composé avec l’aide de 37 chercheurs, accessible en français, en anglais et en espagnol, le guide propose d’aider les parents à naviguer dans une variété de sujets susceptibles d’agiter les vies familiales, de la gestion du temps d’écran au recours aux réseaux sociaux et à l’intelligence artificielle, en passant par la protection face aux cyberviolences et des outils pour affûter l’esprit critique.

En 112 pages, le guide cherche à équiper parents et éducateurs qui se « sentent souvent mal outillés pour accompagner les enfants et les jeunes dans l’usage des technologies numériques, d’une manière qui favorise leurs droits tout en les protégeant des risques ». L’enjeu est de taille : 44 % des adolescents accèdent aux réseaux sociaux avant l’âge légal de treize ans, plus de quatre sur cinq les utilisent au quotidien et 83 % déclarent y avoir été exposés à au moins un risque numérique, rappelle en préambule le ministre de l’Éducation.

L’exemple des adultes et la nécessité du mouvement

Logiquement, on y retrouve diverses propositions qui résonnent avec les débats politiques et légaux du moment. Alors que les parents se sentent « partagés entre leur devoir de protection et la place incontournable qu’occupent les outils numériques dans la vie quotidienne », pour reprendre les mots du directeur général de l’UNESCO Khaled El-Enany, le premier chapitre se penche sur la gestion du temps d’écran : « faut-il limiter, interdire ou négocier ? »

Au fil des pages, le guide est agrémenté de témoignages collectés par le gouvernement brésilien auprès d’enfants et d’adolescents de 43 municipalités. Ainsi de cette réflexion simple, mais qui demande aux adultes de s’interroger sur leurs propres pratiques numériques : « Quand les adultes donnent l’exemple, c’est plus facile pour nous de comprendre ce qu’on nous demande. »

Outre évoquer le rapport aux différents écrans et aux applications qui se trouvent dessus – le guide suggère notamment d’identifier les différences de pratiques liées à l’école et celles au loisir, et d’établir des temps dédiés en fonction de chaque usage –, le guide s’intéresse aux effets collatéraux de la connexion des plus jeunes. 80 % des adolescents n’atteignent pas les niveaux d’activité physique recommandés par l’Organisation mondiale de la santé, alors qu’elle est une « condition essentielle pour grandir en bonne santé ». Et de recommander diverses pratiques pour inciter au mouvement.

Le numérique comme espace de sociabilité et d’information

Le document incite par ailleurs les adultes à approcher les différents usages numériques avec nuance. Le jeu vidéo, par exemple, réunit les dimensions de réseau social, de commerce en ligne (avec ses effets de mode et ses demandes de monnaie virtuelle, payable en euros bien réels) et d’espace de créativité. Pour mieux approcher ces diverses dimensions, le Clemi et l’Unesco incitent les parents à jouer « ne serait-ce qu’une fois » avec leurs enfants, pour créer la confiance et faciliter les discussions.

Les réseaux sociaux, eux, sont autant d’espaces de sociabilité que d’information (la principale source en la matière pour 44 % des 18 - 24 ans). Comme le relève un récent rapport du Reuters Institute, le recours aux chatbots d’IA générative pour s’informer grimpe aussi, même s’il est encore loin derrière la consommation de vidéos publiées sur des réseaux comme TikTok, YouTube ou Instagram.

À ce titre, les échanges sur le fonctionnement du journalisme, celui des réseaux sociaux sur lesquels l’information circule, les manières de repérer de la désinformation, sont autant de sujets aussi utiles pour aiguiser le sens critique que pour éviter les manipulations. Il en va de même pour tout ce qui relève de l’exposition sur les réseaux sociaux, souvent autant le fait des parents, et de pratiques comme le sharenting (partage de photos des enfants en ligne, alors que ceux-ci sont trop jeunes pour y consentir pleinement), que de leurs enfants.

Cas pratiques et sensibilisation des parents

Les enjeux que posent les compagnons IA, très plébiscités par les adolescents, sont ainsi détaillés, de même que les nouveaux visages du cyberharcèlement (qui passe notamment, aussi, par le recours à l’IA générative). Clemi et Unesco fournissent plusieurs listes de signaux à repérer pour prendre soin de la santé mentale des plus jeunes et aider les parents à protéger leurs enfants des risques numériques – y compris de la cyber pédocriminalité.

En s’appuyant sur de nombreux cas pratiques, le guide se veut une bibliothèque d’outils à même d’aider les adultes à naviguer les aléas de l’éducation au numérique.

Éducation au numérique : le CLEMI et l’UNESCO publient un guide pour les familles

23 juin 2026 à 09:28
To be or not to be online
Éducation au numérique : le CLEMI et l’UNESCO publient un guide pour les familles

Temps d’écran, usages scolaires et loisirs du numérique, recours aux réseaux sociaux comme aux jeux vidéo pour sociabiliser, voire s’informer… pour accompagner les familles, le CLEMI et l’UNESCO publient le guide « Grandir dans un monde connecté ».

« Grandir dans un monde connecté, ça s’apprend. » Tel est le titre du guide publié par le CLEMI, Centre pour l’éducation aux médias et à l’information en charge de l’éducation aux médias et à l’information dans le système éducatif, jusqu’à la fin du secondaire.

Composé avec l’aide de 37 chercheurs, accessible en français, en anglais et en espagnol, le guide propose d’aider les parents à naviguer dans une variété de sujets susceptibles d’agiter les vies familiales, de la gestion du temps d’écran au recours aux réseaux sociaux et à l’intelligence artificielle, en passant par la protection face aux cyberviolences et des outils pour affûter l’esprit critique.

En 112 pages, le guide cherche à équiper parents et éducateurs qui se « sentent souvent mal outillés pour accompagner les enfants et les jeunes dans l’usage des technologies numériques, d’une manière qui favorise leurs droits tout en les protégeant des risques ». L’enjeu est de taille : 44 % des adolescents accèdent aux réseaux sociaux avant l’âge légal de treize ans, plus de quatre sur cinq les utilisent au quotidien et 83 % déclarent y avoir été exposés à au moins un risque numérique, rappelle en préambule le ministre de l’Éducation.

L’exemple des adultes et la nécessité du mouvement

Logiquement, on y retrouve diverses propositions qui résonnent avec les débats politiques et légaux du moment. Alors que les parents se sentent « partagés entre leur devoir de protection et la place incontournable qu’occupent les outils numériques dans la vie quotidienne », pour reprendre les mots du directeur général de l’UNESCO Khaled El-Enany, le premier chapitre se penche sur la gestion du temps d’écran : « faut-il limiter, interdire ou négocier ? »

Au fil des pages, le guide est agrémenté de témoignages collectés par le gouvernement brésilien auprès d’enfants et d’adolescents de 43 municipalités. Ainsi de cette réflexion simple, mais qui demande aux adultes de s’interroger sur leurs propres pratiques numériques : « Quand les adultes donnent l’exemple, c’est plus facile pour nous de comprendre ce qu’on nous demande. »

Outre évoquer le rapport aux différents écrans et aux applications qui se trouvent dessus – le guide suggère notamment d’identifier les différences de pratiques liées à l’école et celles au loisir, et d’établir des temps dédiés en fonction de chaque usage –, le guide s’intéresse aux effets collatéraux de la connexion des plus jeunes. 80 % des adolescents n’atteignent pas les niveaux d’activité physique recommandés par l’Organisation mondiale de la santé, alors qu’elle est une « condition essentielle pour grandir en bonne santé ». Et de recommander diverses pratiques pour inciter au mouvement.

Le numérique comme espace de sociabilité et d’information

Le document incite par ailleurs les adultes à approcher les différents usages numériques avec nuance. Le jeu vidéo, par exemple, réunit les dimensions de réseau social, de commerce en ligne (avec ses effets de mode et ses demandes de monnaie virtuelle, payable en euros bien réels) et d’espace de créativité. Pour mieux approcher ces diverses dimensions, le Clemi et l’Unesco incitent les parents à jouer « ne serait-ce qu’une fois » avec leurs enfants, pour créer la confiance et faciliter les discussions.

Les réseaux sociaux, eux, sont autant d’espaces de sociabilité que d’information (la principale source en la matière pour 44 % des 18 - 24 ans). Comme le relève un récent rapport du Reuters Institute, le recours aux chatbots d’IA générative pour s’informer grimpe aussi, même s’il est encore loin derrière la consommation de vidéos publiées sur des réseaux comme TikTok, YouTube ou Instagram.

À ce titre, les échanges sur le fonctionnement du journalisme, celui des réseaux sociaux sur lesquels l’information circule, les manières de repérer de la désinformation, sont autant de sujets aussi utiles pour aiguiser le sens critique que pour éviter les manipulations. Il en va de même pour tout ce qui relève de l’exposition sur les réseaux sociaux, souvent autant le fait des parents, et de pratiques comme le sharenting (partage de photos des enfants en ligne, alors que ceux-ci sont trop jeunes pour y consentir pleinement), que de leurs enfants.

Cas pratiques et sensibilisation des parents

Les enjeux que posent les compagnons IA, très plébiscités par les adolescents, sont ainsi détaillés, de même que les nouveaux visages du cyberharcèlement (qui passe notamment, aussi, par le recours à l’IA générative). Clemi et Unesco fournissent plusieurs listes de signaux à repérer pour prendre soin de la santé mentale des plus jeunes et aider les parents à protéger leurs enfants des risques numériques – y compris de la cyber pédocriminalité.

En s’appuyant sur de nombreux cas pratiques, le guide se veut une bibliothèque d’outils à même d’aider les adultes à naviguer les aléas de l’éducation au numérique.

Objectifs climatiques ou IA ? Pour le lobby des data centers, l’Europe doit choisir

22 juin 2026 à 16:00
Askip, there is no alternative
Objectifs climatiques ou IA ? Pour le lobby des data centers, l’Europe doit choisir

D’après le président du principal lobby européen des centres de données, qui représente aussi des acteurs numériques venus des États-Unis, l’Union européenne doit renoncer à ses objectifs climatiques si elle veut rester dans la course à l’IA.

À quelques jours de la vague de canicule historique qui sévit actuellement en Europe, le président de l’association européenne des centres de données a formulé une alerte tout à fait intéressante : soit l’Europe met l’accent sur le développement de l’intelligence artificielle, ce qui ne peut selon lui se faire qu’en recourant à de l’énergie carbonée, soit elle priorise ses objectifs climatiques.

C’est, du moins, les propos de Lex Coors auprès de Politico. Le contexte ? Dans le cadre de son plan d’action pour une IA continentale, la Commission européenne veut tripler les capacités rendues disponibles par l’industrie des centres de données d’ici 2032. Or, pour le président du principal lobby européen de cette industrie, qui représente aussi des géants états-uniens comme Microsoft, Google ou Amazon, ce plan est irréalisable si l’Union ne se repose que sur son énergie nucléaire ou renouvelable.

Entre centres de données et objectifs climatiques, il faudrait choisir

Si la France produit de l’énergie en excédent, cela ne signifie ni que c’est le cas de ses voisins, ni que le réseau permet pour autant d’encaisser les pics que lui demande l’installation de nouveaux data centers. Pour faire face à la demande impressionnante de ces usines de données, une possibilité consiste donc à lancer des projets permettant de les approvisionner directement en énergie.

Or, d’après Lex Coors, toutes les tentatives à l’étude en matière d’alimentation renouvelable ou nucléaire sont trop lentes. Si l’Union européenne veut réellement rester dans la course à l’IA, il appelle à « ouvrir la conversation » sur le recours à des énergies fossiles – des sources énergétiques auxquelles les géants de la tech font déjà largement recours, notamment sur le territoire états-unien.

Ce faisant, il met les pieds dans le sujet sur lequel le Think tank Shift Project alertait dès le mois d’octobre 2025 : menée sans discernement, la politique de l’IA pourrait empêcher l’Union européenne d’atteindre ses objectifs climatiques.

Plus largement, scientifiques et groupes de la société civile spécialisés dans les questions climatiques rappellent régulièrement le rôle des énergies fossiles dans le bouleversement climatique à l’échelle mondiale, et dans la vulnérabilité aux crises énergétiques à l’échelle européenne.

Pression à la souveraineté

Cette opposition entre course à l’IA et enjeux climatiques qui semble ne souffrir aucune alternative est par ailleurs formulée dans un contexte de forte pression à ce que l’Union européenne trouve une manière de renforcer sa souveraineté dans le domaine numérique en général, dans celui de l’IA en particulier.

Mi-juin, un think tank bruxellois publiait par exemple Europe 2031, une « expérience de pensée » qui venait alimenter l’idée selon laquelle l’Union européenne devrait nécessairement se lancer dans la course à l’IA sous des modalités proches de celles observées aux États-Unis ou en Chine, faute de quoi elle se verrait rapidement rayée de la carte économique mondiale. Le lendemain, Donald Trump obligeait Anthropic à fermer l’accès aux modèles Fable 5 et Mythos 5 aux pays étrangers.

Pour autant, alors que les émissions de CO₂ des centres de données français s’envolent déjà, le commissaire européen à l’Énergie Dan Jørgensen indique que les data centers sont les bienvenus sur le territoire dans la mesure où ils participent à la transition énergétique – c’est-à-dire en finançant le déploiement d’énergie renouvelable et en recyclant leurs émissions de chaleur. L’Union travaille par ailleurs à des standards minimum en termes d’efficacité énergétique qu’elle pourrait imposer aux data centers à venir.

Objectifs climatiques ou IA ? Pour le lobby des data centers, l’Europe doit choisir

22 juin 2026 à 16:00
Askip, there is no alternative
Objectifs climatiques ou IA ? Pour le lobby des data centers, l’Europe doit choisir

D’après le président du principal lobby européen des centres de données, qui représente aussi des acteurs numériques venus des États-Unis, l’Union européenne doit renoncer à ses objectifs climatiques si elle veut rester dans la course à l’IA.

À quelques jours de la vague de canicule historique qui sévit actuellement en Europe, le président de l’association européenne des centres de données a formulé une alerte tout à fait intéressante : soit l’Europe met l’accent sur le développement de l’intelligence artificielle, ce qui ne peut selon lui se faire qu’en recourant à de l’énergie carbonée, soit elle priorise ses objectifs climatiques.

C’est, du moins, les propos de Lex Coors auprès de Politico. Le contexte ? Dans le cadre de son plan d’action pour une IA continentale, la Commission européenne veut tripler les capacités rendues disponibles par l’industrie des centres de données d’ici 2032. Or, pour le président du principal lobby européen de cette industrie, qui représente aussi des géants états-uniens comme Microsoft, Google ou Amazon, ce plan est irréalisable si l’Union ne se repose que sur son énergie nucléaire ou renouvelable.

Entre centres de données et objectifs climatiques, il faudrait choisir

Si la France produit de l’énergie en excédent, cela ne signifie ni que c’est le cas de ses voisins, ni que le réseau permet pour autant d’encaisser les pics que lui demande l’installation de nouveaux data centers. Pour faire face à la demande impressionnante de ces usines de données, une possibilité consiste donc à lancer des projets permettant de les approvisionner directement en énergie.

Or, d’après Lex Coors, toutes les tentatives à l’étude en matière d’alimentation renouvelable ou nucléaire sont trop lentes. Si l’Union européenne veut réellement rester dans la course à l’IA, il appelle à « ouvrir la conversation » sur le recours à des énergies fossiles – des sources énergétiques auxquelles les géants de la tech font déjà largement recours, notamment sur le territoire états-unien.

Ce faisant, il met les pieds dans le sujet sur lequel le Think tank Shift Project alertait dès le mois d’octobre 2025 : menée sans discernement, la politique de l’IA pourrait empêcher l’Union européenne d’atteindre ses objectifs climatiques.

Plus largement, scientifiques et groupes de la société civile spécialisés dans les questions climatiques rappellent régulièrement le rôle des énergies fossiles dans le bouleversement climatique à l’échelle mondiale, et dans la vulnérabilité aux crises énergétiques à l’échelle européenne.

Pression à la souveraineté

Cette opposition entre course à l’IA et enjeux climatiques qui semble ne souffrir aucune alternative est par ailleurs formulée dans un contexte de forte pression à ce que l’Union européenne trouve une manière de renforcer sa souveraineté dans le domaine numérique en général, dans celui de l’IA en particulier.

Mi-juin, un think tank bruxellois publiait par exemple Europe 2031, une « expérience de pensée » qui venait alimenter l’idée selon laquelle l’Union européenne devrait nécessairement se lancer dans la course à l’IA sous des modalités proches de celles observées aux États-Unis ou en Chine, faute de quoi elle se verrait rapidement rayée de la carte économique mondiale. Le lendemain, Donald Trump obligeait Anthropic à fermer l’accès aux modèles Fable 5 et Mythos 5 aux pays étrangers.

Pour autant, alors que les émissions de CO₂ des centres de données français s’envolent déjà, le commissaire européen à l’Énergie Dan Jørgensen indique que les data centers sont les bienvenus sur le territoire dans la mesure où ils participent à la transition énergétique – c’est-à-dire en finançant le déploiement d’énergie renouvelable et en recyclant leurs émissions de chaleur. L’Union travaille par ailleurs à des standards minimum en termes d’efficacité énergétique qu’elle pourrait imposer aux data centers à venir.

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