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Pourquoi les États-Unis veulent-ils interdire certains airbags ?

8 avril 2026 à 07:01

Les autorités américaines envisagent une mesure radicale après plusieurs accidents graves liés à des airbags défectueux. En cause : des composants de rechange importés illégalement et soupçonnés de présenter un risque majeur pour la sécurité.
Une nouvelle affaire Takata !

Une interdiction permanente à l’étude

La National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) a annoncé examiner une interdiction définitive des gonfleurs d’airbags de rechange produits par le fabricant chinois DTN. Cette décision intervient après une série d’accidents survenus depuis mai 2023.

Selon l’agence, 12 accidents ont été recensés aux États-Unis, entraînant des décès ou des blessures graves. Au total, une dizaine de morts ont été enregistrés. Tous les décès concernent des véhicules de marques GM ou Hyundai.

C’est bien plus par exemple que les accidents avec les airbags Takata en France.

Des défaillances graves lors d’accidents mineurs

Les investigations pointent des dysfonctionnements critiques. Lors de collisions qui auraient dû rester sans gravité, les airbags incriminés ne se déploient pas correctement. Comme avec Takata en fait, mais pour des causes visiblement différentes.

Au lieu de cela, les gonfleurs peuvent se rompre et projeter des fragments métalliques dans l’habitacle (alias éclats de Shrapnel), touchant notamment la poitrine, le cou ou le visage des occupants. Ce comportement est jugé comme présentant un risque déraisonnable pour la sécurité par la NHTSA.

Le cas le plus récent remonte au 16 février 2026, dans le Mississippi, à bord d’une Chevrolet Malibu de 2020.

Des pièces de rechange installées hors circuits officiels

Contrairement à d’autres scandales industriels, ces airbags n’étaient pas montés en usine. Il s’agit de pièces de remplacement, installées après un accident, souvent en dehors des réseaux officiels.

Leur origine exacte reste difficile à tracer, tout comme leur volume de diffusion. Une estimation évoquait environ 10 000 unités potentiellement concernées aux États-Unis.

La NHTSA ne peut pas confirmer que le problème se limite à certains modèles ou constructeurs, même si plusieurs cas impliquent des Chevrolet Malibu d’occasion et des véhicules Hyundai. Sachant que c’est de la seconde monte hors réseaux officiels, cela ressemble à une coïncidence.

Une importation illégale dans le viseur

Les autorités indiquent que ces composants ont été importés illégalement sur le territoire américain. Elles collaborent désormais avec les forces de l’ordre pour identifier les filières d’approvisionnement.

Une consultation publique va être lancée, tandis que le fabricant DTN pourra présenter des éléments pour contester la décision envisagée.

Un appel à la vigilance pour les automobilistes

Face à cette situation, la NHTSA recommande aux propriétaires de véhicules d’occasion ayant subi un accident avec déclenchement d’airbag de faire inspecter immédiatement leur véhicule.

L’objectif est de vérifier que les pièces de remplacement installées sont conformes et équivalentes aux composants d’origine. Le souci est que certains propriétaires peuvent avoir acheté un véhicule qui a été réparé avec ces pièces défectueuses, sans le savoir.

Notre avis, par leblogauto.com

Ce dossier met en lumière les risques liés à l’utilisation de pièces non certifiées dans les réparations automobiles, notamment lorsque le critère de prix prime sur la conformité.

En France, en théorie, on ne monte que des pièces homologuées. Cela limite les risque même si cela ne les efface pas forcément complètement. On l’a vu avec l’affaire Takata.

Par ailleurs, sur l’affaire Takata, vous pouvez entendre en ce moment des publicités à la radio (et à la télé sans doute) vous incitant à faire contrôler votre véhicule. Il aura fallu une menace du gouvernement pour que les constructeurs le fassent…

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Stellantis rappelle 700 000 voitures hybrides dans le monde pour un risque d’incendie

2 avril 2026 à 06:40

Le groupe Stellantis lance une vaste campagne de rappel touchant des véhicules hybrides de plusieurs marques. En cause : un risque d’incendie identifié sur certaines petites voitures. Plus de 200 000 unités sont concernées en France.

Un rappel d’ampleur mondiale

On vous en parlait il y a un peu plus d’une semaine, mais jusqu’à présent les informations restaient « non officielles ». Stellantis organise le rappel de 700 000 voitures hybrides dans le monde, selon l’Autorité allemande de l’automobile (KBA). Le constructeur évoque de son côté une communication pays par pays, sans confirmer ce total global.

Ce rappel fait suite à – seulement – 36 incidents recensés dans le monde, dont 12 débuts d’incendie liés à ce problème technique.

En Allemagne, plus de 50 000 véhicules sont concernés.

Plus de 200 000 véhicules touchés en France

En France, le rappel concerne 212 000 voitures produites entre 2023 et 2026. Plus de la moitié sont des modèles Peugeot.

Dans le détail, selon les décomptes de KBA, 211 725 véhicules sont concernés :

  • 122 091 Peugeot (208, 2008)
  • 42 349 Citroën (dont C3 et C3 Aircross)
  • 4 840 DS (DS3, DS4)
  • 16 142 Opel (Corsa, Mokka, Frontera)
  • 911 Lancia
  • 1 492 Fiat (Grande Panda)
  • 5 974 Jeep (Avenger)
  • 4 491 Alfa Romeo (Junior)

À l’échelle mondiale, la KBA mentionne notamment 295.000 Peugeot 208 et 2008, 126.000 Citroën C3, C4 et C3 Aircross, ainsi que des modèles Fiat, Alfa Romeo et Jeep.

Un problème lié à la conception

Le défaut concerne des petites voitures hybrides où le moteur thermique et le moteur électrique sont trop proches.

Dans certaines conditions d’humidité élevée, un contact peut se produire entre le tuyau du filtre à particules d’essence et le capuchon de protection de la borne du démarreur. Cela peut provoquer une étincelle, susceptible de déclencher un début d’incendie. Des conditions, de fait, très rares, mais qui visiblement sont déjà arrivées.

Une intervention rapide en atelier

La correction est basique et consiste à installer un capuchon de protection plus grand. L’isolation électrique est alors suffisante pour faire cesser le risque. L’opération est réalisée en garage et dure environ 30 minutes.

Pour Stellantis, le coût n’est pas indiqué. Il en va de quelques centimes pour le capuchon. En revanche, c’est entre 15 et 30 minutes de main d’œuvre que va devoir prendre en charge le groupe automobile, et ce pour 700 000 véhicules. Cela se chiffre en dizaines de millions d’euros sans doute.

Un nouveau rappel après d’autres incidents techniques

Et on ne parle pas en termes d’image. En effet, ce rappel intervient après plusieurs campagnes importantes menées par Stellantis, notamment liées aux moteurs PureTech et aux airbags Takata. Là, le rappel intervient très tôt et cela devrait minimiser les critiques envers Stellantis. À noter que tous les constructeurs dans le monde sont sujets à des rappels plus ou moins massifs.

Le problème actuel ne concerne pas le moteur hybride 1.2 turbo 48 volts lui-même, mais uniquement son intégration dans certains véhicules.

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Assurance automobile : les 7 garanties que vous croyez avoir… mais que vous n’avez peut-être pas

31 mars 2026 à 14:18
Assurance automobile : les 7 garanties que vous croyez avoir… mais que vous n'avez peut-être pas

Un conducteur pense être correctement couvert pour son véhicule jusqu’au jour où son sinistre n’est pas indemnisé comme prévu. Franchise inattendue, plafond trop bas, exclusions oubliées : les mauvaises surprises sont fréquentes en assurance automobile. Derrière les garanties affichées se cachent souvent des conditions restrictives.

Voici 7 points essentiels et exclusions de l’assurance auto à vérifier avant d’avoir un pépin sur la route.

1. L’assistance panne : la franchise kilométrique qui piège

Beaucoup d’automobilistes pensent que leur assurance automobile inclut le dépannage en cas de panne, quel que soit l’endroit. En réalité, la plupart des contrats appliquent une franchise kilométrique : l’assistance ne se déclenche qu’à partir de 25 ou 50 km du domicile. Résultat, une panne devant chez soi n’est généralement pas prise en charge.

Pour contourner cette limite, il existe une option : l’assistance panne 0 km. Elle n’est pas toujours incluse dans les garanties assurance auto de base, mais peut s’avérer très utile.

2. La protection du conducteur : incluse… à quel plafond ?

La protection du conducteur incluse dans l’assurance automobile est souvent présente dans toutes les formules. Mais les plafonds d’indemnisation varient fortement et peuvent aller de 150 000 € à plus de 1 000 000 €. Cette différence peut être cruciale en cas de blessures graves.

Autre point à vérifier : le seuil d’intervention. Certaines conditions générales prévoient un taux d’AIPP minimum (atteinte à l’intégrité physique et psychique), souvent autour de 10 %. En dessous, aucune indemnisation n’est versée, même après un sinistre responsable.

La protection du conducteur est la seule garantie qui protège le conducteur en cas d’accident responsable, il est primordial de vérifier les conditions particulières et générales de son contrat.

3. Le bris de glace : une franchise s’applique presque toujours

La garantie bris de glace de l’assurance auto est souvent vérifiée rapidement. Pourtant, dans la majorité des contrats, une franchise assurance auto s’applique et est comprise entre 95 € et 150 €. Cela réduit fortement l’intérêt de la prise en charge pour certains sinistres, notamment pour réparer la vitre d’un rétroviseur par exemple.

Certains assureurs ne facturent pas de franchise pour les réparations par injection de résine lorsque l’impact est réparable. En revanche, le remplacement d’une vitre entraîne presque toujours une franchise.L’option “zéro franchise” existe, mais elle n’est pas systématiquement incluse.

4. Le vol : des conditions très précises

L’obligation légale d’assurance, qui impose au minimum une garantie responsabilité civile, est souvent complétée par des protections supplémentaires comme le vol, mais celles-ci comportent des conditions et des exclusions de garantie plus strictes qu’on ne l’imagine. Par exemple, les assureurs exigent généralement des traces d’effraction pour valider la prise en charge.

Sans preuve tangible, l’indemnisation peut être refusée, même si le véhicule a disparu. De plus, les objets laissés à l’intérieur ou les accessoires non fixés sont souvent exclus des garanties de l’assurance automobile. Il faut aussi respecter des délais stricts, comme le dépôt de plainte dans les 24 à 48h selon les contrats.

Ces clauses d’exclusion sont clairement mentionnées dans les conditions générales, mais rarement lues.

5. Le prêt du véhicule : une franchise majorée possible

Prêter son véhicule semble anodin, mais cela peut avoir un impact direct sur l’indemnisation reçue en cas de sinistre. Si le conducteur occasionnel n’est pas désigné au contrat, une franchise majorée peut s’appliquer en cas d’accident.

Autre cas fréquent : les jeunes conducteurs. Un conducteur non désigné avec moins de deux ans de permis entraîne souvent une surprime ou une limitation de garanties. Ces restrictions figurent dans les garanties de l’assurance auto, mais passent souvent inaperçues.

6. L’usage professionnel non déclaré : la garantie peut tomber

Utiliser son véhicule personnel à des fins professionnelles sans l’avoir déclaré est risqué. En cas de sinistre, l’assureur peut invoquer une fausse déclaration et refuser toute indemnisation. Cela concerne notamment les déplacements réguliers ou le transport rémunéré.

Selon la réglementation française, le contrat repose sur la transparence des usages. Un usage professionnel non déclaré peut entraîner une déchéance de garantie ou une nullité du contrat.

7. La valeur de remboursement : pas le prix que vous avez payé

En cas de sinistre, beaucoup pensent être remboursés au prix d’achat du véhicule. En réalité, l’indemnisation est basée sur la VRADE (valeur de remplacement à dire d’expert). Cette estimation prend en compte la décote, souvent rapide dès la première année.

Même avec une garantie dommages tous accidents, la perte financière peut être importante. Certaines options « valeur d’achat » ou « perte financière » permettent de limiter l’écart en garantissant une indemnisation complémentaire ou une majoration de la VRADE. Cela peut notamment être utile pour les véhicules récents ou en LOA. Sans cela, l’assurance tous risques a ses limites, malgré une couverture automobile complète.

Conclusion

Une assurance automobile ne protège jamais au-delà de ce que prévoient ses clauses. Entre franchises, plafonds et exclusions de garantie, les écarts entre perception et réalité sont fréquents. Relire ses conditions générales et conditions particulières est indispensable pour éviter les mauvaises surprises en cas de sinistres.

Pour choisir une assurance automobile avec des garanties claires et modulables, comparer les formules disponibles reste le meilleur réflexe.

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Comment calculer le malus d’assurance automobile : guide complet du CRM

17 mars 2026 à 09:10
Comment calculer le malus d'assurance automobile : guide complet du CRM

Comprendre le coefficient de réduction-majoration

Le système de bonus-malus, officiellement appelé coefficient de réduction-majoration (CRM), constitue un mécanisme fondamental de l’assurance automobile française. Ce coefficient, initialement fixé à 1,00, évolue chaque année en fonction du comportement routier de l’assuré et détermine directement le montant de la prime d’assurance.

Ce système récompense les conducteurs prudents par une réduction progressive de leur cotisation, tandis qu’il pénalise ceux qui accumulent les sinistres responsables. Le malus représente donc la majoration appliquée à votre prime de base lorsque votre coefficient dépasse 1,00. Cette approche incitative vise à responsabiliser les automobilistes et à réduire la sinistralité routière en visitant le site de sos malus pour comprendre les spécificités de chaque situation.

Les règles de calcul du malus automobile

Le calcul du malus suit des règles précises établies par la réglementation française. Pour un usage privé ou les trajets domicile-travail, chaque sinistre dont vous êtes totalement responsable entraîne une majoration de 25% du coefficient. En cas de responsabilité partagée, cette majoration se limite à 12,5%. À l’inverse, chaque année sans sinistre responsable permet de bénéficier d’une réduction de 5%.

Pour les véhicules à usage professionnel, les règles diffèrent légèrement. La réduction annuelle sans sinistre atteint 7%, tandis que les majorations s’élèvent à 20% pour un sinistre avec responsabilité totale et 10% pour une responsabilité partagée. Ces différences reflètent l’exposition au risque généralement plus élevée des véhicules professionnels.

Les exceptions au système de malus

Certaines situations échappent au calcul du malus. Les sinistres liés aux catastrophes naturelles, au vol, au bris de glace ou à l’incendie n’entraînent aucune majoration. De même, les dommages subis par un véhicule en stationnement, lorsque le propriétaire n’est pas présent, ne génèrent pas de malus car ils sont considérés comme indépendants de la volonté du conducteur.

Une exception notable concerne les conducteurs bénéficiant d’un bonus de 50% (coefficient 0,50) qui n’ont pas causé de sinistre responsable durant les trois dernières années. Dans ce cas, le premier sinistre responsable ne génère aucun malus, constituant une forme de « joker » récompensant l’historique exemplaire du conducteur.

L’impact financier du malus sur les primes

Le coefficient de malus se traduit directement par une augmentation proportionnelle de la prime d’assurance. Un coefficient de 1,25 correspond à une majoration de 25% de la cotisation de base, tandis qu’un coefficient de 2,00 double le montant de la prime. Cette progression peut rapidement devenir problématique pour les conducteurs accumulating plusieurs sinistres responsables.

Le malus maximum est plafonné à 3,50, soit une majoration de 250% de la prime de référence. Au-delà de ce seuil, même de nouveaux sinistres ne peuvent plus augmenter le coefficient, bien que l’assureur conserve la possibilité de résilier le contrat pour risque aggravé. Cette limite légale évite que les primes atteignent des niveaux totalement prohibitifs.

La durée d’application du malus

Le coefficient de malus n’est pas définitif et peut évoluer favorablement avec le temps. Chaque année sans sinistre responsable permet de réduire le coefficient de 5%, offrant une perspective d’amélioration aux conducteurs malussés. Une règle particulièrement avantageuse prévoit même la remise automatique du coefficient à 1,00 après deux années consécutives sans sinistre responsable.

Cette disposition, souvent méconnue des assurés, constitue une véritable opportunité de « remise à zéro » pour les conducteurs qui parviennent à adopter une conduite prudente sur une période suffisante. Elle illustre la dimension pédagogique du système bonus-malus, orientée vers l’amélioration des comportements routiers.

Les défis de l’assurance avec un malus élevé

Les conducteurs malussés font face à des difficultés particulières pour s’assurer. Leur dossier est répertorié dans la base de données AGIRA (Association pour la Gestion des Informations sur le Risque en Assurance), accessible à tous les assureurs français. Cette centralisation des informations rend pratiquement impossible la dissimulation d’un historique de sinistres.

Face à un dossier présentant un malus élevé, de nombreux assureurs traditionnels refusent purement et simplement de proposer une couverture, ou appliquent des tarifs dissuasifs. Cette situation peut conduire à une véritable impasse pour les conducteurs concernés, qui se trouvent dans l’impossibilité légale de circuler sans assurance.

Les solutions spécialisées pour conducteurs malussés

Heureusement, des solutions existent pour les conducteurs en difficulté. Des assureurs spécialisés se sont positionnés sur ce marché de niche, proposant des contrats adaptés aux profils à risque. Ces compagnies acceptent d’assurer des conducteurs avec un malus élevé, moyennant des primes certes supérieures à la moyenne, mais restant dans des proportions raisonnables.

L’utilisation de comparateurs d’assurance peut également s’avérer utile, bien qu’elle ne garantisse pas de trouver une offre adaptée. Le démarchage direct auprès des compagnies reste possible, mais expose au risque de multiples refus. Dans tous les cas, la transparence sur son historique de conduite reste indispensable, les fausses déclarations pouvant entraîner la nullité du contrat.

Optimiser sa situation de conducteur malussé

Plusieurs stratégies permettent d’améliorer progressivement sa situation d’assuré malussé. La première consiste évidemment à adopter une conduite exemplaire pour éviter de nouveaux sinistres et bénéficier de la réduction annuelle de 5% du coefficient. La patience devient alors une vertu, car la reconstitution d’un bonus prend du temps.

Le choix du véhicule peut également influencer le coût de l’assurance. Opter pour un modèle moins puissant, moins coûteux à réparer ou statistiquement moins accidentogène peut contribuer à modérer les primes. De même, l’adaptation des garanties aux besoins réels permet d’optimiser le rapport couverture-prix, sans pour autant négliger la protection indispensable.

En résumé, le calcul du malus d’assurance automobile repose sur un système précis mais équitable, qui pénalise temporairement les comportements à risque tout en offrant des possibilités de rachat. La compréhension de ces mécanismes permet aux conducteurs de mieux appréhender l’évolution de leurs cotisations et d’adopter les stratégies appropriées pour optimiser leur situation. Malgré les difficultés qu’il peut engendrer, le système bonus-malus remplit son rôle incitatif en faveur d’une conduite plus responsable, contribuant ainsi à l’amélioration de la sécurité routière. Les conducteurs malussés ne doivent pas perdespoir, car des solutions existent et la situation peut s’améliorer avec le temps et la prudence.

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Assouplir le permis pour avoir plus de réussite : la fausse bonne idée de la Sécurité Routière

23 février 2026 à 08:17

Selon plusieurs médias, la Sécurité Routière examinerait en coulisse la possibilité d’assouplir une nouvelle fois l’examen du permis de conduire pour en limiter les échecs.
Le permis sur les traces du baccalauréat ?

Lorsque l’on passe l’examen du permis de conduire, il y a plusieurs fautes éliminatoires. Prenez un sens interdit, refusez une priorité, ou même glissez un stop et c’est le demi-tour, retour à la case départ. Et l’examinateur se fiche de savoir s’il y a eu un danger ou non.

Pas assez de places, il faut donner le permis de conduire

Eh bien c’est cela que voudrait remettre en cause la sécurité routière. Depuis décembre, un groupe travaille sur plusieurs aménagements de l’examen. Le constat est sans appel, les échecs restent importants et les places sont rares. Les délais pour passer l’examen s’allongent.

Dans ce groupe de travail, on retrouve différents acteurs : administration, syndicats d’inspecteurs et organisations professionnelles d’auto‑écoles. S’ils font le bon constat, ils se trompent sur la solution.

En effet, depuis dix ans au moins, le taux de réussite national au permis reste sous les 60 %. Et quand on regarde les échecs, 93 % d’entre eux comportent au moins une des fameuses erreurs éliminatoires (cela semble logique). Réponse implacable de ce groupe de travail : il ne faut plus que les erreurs soient éliminatoires. BAM ! Lâchez le micro.

Lire également : Un ado de 13 ans perd des points sur son futur permis de conduire

L’Europe prône la souplesse

Pour avoir cet avis péremptoire, le groupe évoque les règles européennes, plus souples. Même en cas d’erreur manifeste, l’échec n’intervient que s’il y a une mise en danger manifeste d’autrui. On invente donc les « erreurs pas graves ». C’est quand même cette même Europe qui veut interdire le « permis à vie » et instaurer des visites médicales.

Sauf qu’au lieu de niveler par le bas, il faut, au contraire, rester exigeant tout en donnant la possibilité aux impétrants d’obtenir plus efficacement le précieux « papier rose » (qui n’est plus un papier NDLA). Ce n’est pas parce que le BAC était difficile qu’il fallait en baisser encore et encore le niveau pour afficher des taux de réussite supérieurs à 85 %.

Le Président du syndicat Mobilians, Patrice Bessone est d’ailleurs de cet avis. « Là on met des jeunes en circulation qui pourraient être, par manque de compétences, dangereux pour eux, mais également pour ceux qui circulent » déclare-t-il à BFM TV.

Notre avis, par leblogauto.com

La sécurité routière est schizophrène. Elle demande à la fois plus de rigueur sur la route, mais serait prête à assouplir l’examen qui donne droit à conduire un véhicule motorisé de plus de 50 cm3 sur route ouverte.

Comment demander à des gens à qui on donnerait le permis de suivre les règles ? Que l’Etat mette en place plus d’inspecteurs et renforce la formation et là on pourra en reparler. Toute autre décision serait une capitulation.

Autant donner automatiquement le permis de conduire, cela ira plus vite encore. Imaginez la scène demain « oui monsieur l’agent, j’ai grillé le feu rouge. Mais il n’y avait personne, il n’y a pas eu de mise en danger manifeste ».

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