Vue normale

George Russell en pole position pour le GP du Canada 2026

23 mai 2026 à 21:16

Cette séance de qualification a réservé du suspense jusqu’à la fin puisque c’est au tout dernier tour que la pole s’est jouée. George Russell continue sur sa lancée avec la pole devant Antonelli et les deux McLaren de Norris et Piastri.

Avant-qualifications

Les qualifications devraient être une partie de pari sur l’avenir. En effet, demain, la météo annonce un fort risque de pluie. Certains vont donc mettre plus d’appui, quitte à sacrifier la qualification puisqu’on ne peut plus toucher aux voitures avant la course. C’est le cas de Red Bull par exemple.

Il fait un peu plus de 20° dans l’air, à peine 31° sur la piste. Antonelli doit toujours avoir en travers de la gorge la manoeuvre de George pendant le Sprint. Il faut qu’il convertisse cette rancune en vitesse sur la piste.

Q1 – Difficile de lire la hiérarchie

Les « seconds couteaux » (sans injure) se lancent en piste dès le feu vert. La plupart des pilotes sont partis avec un train de pneus tendres rodés. Avec aussi peu de degrés sur la piste, on devrait voir deux tours de préparation pour un tour rapide. Piastri a signé un premier temps de référence en 1:15.115. Mais il est rapidement battu par Norris puis par Verstappen. Même Colapinto fait mieux. Il y a de quoi faire mieux visiblement.

Les Ferrari sont encore « à la parade ». Hamilton grimpe au 6e rang, mais Leclerc n’est que 16e. Ah Piastri relance un nouveau tour et se met à 8 millièmes de Norris. Gasly a abandonné son tour rapide et rentre aux stands. Peut-être faut-il chausser les pneus neufs pour l’Alpine pour passer en Q2 ?

Ah ! Les choses sérieuses commencent. Russell se porte en haut de la feuille des temps. Mais Antonelli le bat largement. 1:13.380 pour l’Italien. Hadjar fait aussi un bon temps avec 1:13.654. 2e temps. Leclerc se replace enfin, il est 8e derrière Hamilton. Lindblad s’invite à la fête pour le moment avec le 3e temps. Il reste 6 minutes.

Un passage en Q2 très tendu

Pour le moment, Bortoleto, Alonso, Hülkenberg, Bottas, Stroll et Gasly sont dans la zone rouge. Après avoir été géné deux fois dans un tour lancé, Gasly est 11e. Ca devrait passer. Leclerc grimpe au 4e rang. Antonelli reste en tête devant les deux McLaren.

Stroll reste englué en fin de peloton. Hamilton est repassé juste devant Leclerc. On sent que la Ferrari manque un poil d’énergie sur la fin de la grande ligne droite. Ocon est juste 15e. C’est à risque. Il se fait passer par Hülkenberg et Bortoleto sur la ligne. 7 centièmes à peine. Chez Ferrari on craint un bris de pièce sur la voiture de Leclerc.

Sont éliminés : Ocon, Albon, Alonso, Perez, Stroll et Bottas.

Q2 – Hadjar en outsider ?

Désormais on est en pneus neufs ! On a les deux Alpine et les deux McLaren en bout de ligne des stands, attendant le feu vert. Encore une fois les pilotes ont fait deux tours de préparation. Cela raccourci le nombre de tentatives après.

Si Hadjar a signé un encourageant 1:13.6 il est battu par Norris puis Piastri. Hamilton se glisse entre les deux McLaren. Leclerc est à 1 seconde. Comme depuis le début, il semble mettre un tour de plus à mettre la Ferrari en condition. 1:13.076 pour Antonelli !

Verstappen monte au 5e rang. Ah non 6 car Hadjar remonte 2e, enfin 3e chassé par Norris. 9e temps pour un nouveau tour rapide de Leclerc. Il a du mal. Verstappen aussi se plaint de ne pas pouvoir mettre en température ses pneus avant. Il reste 6 minutes. Au fait, où en est Russell ? 8e seulement…il se cache ou il a des soucis ?

Pour le moment on a Colapinto, Sainz, Bortoleto, Bearman, Gasly et Lawson dans la zone rouge.

Ah Russell a planté un freinage au 1er virage. Il a la pression pour passer en Q3. Meilleur temps pour Hamilton. 35 millièmes devant Antonelli. Russell se rassure et est 3e à 38 millièmes d’Hamilton. Et Hadjar règle tout le monde en 1:12.975 !

Leclerc améliore un peu mais reste en retrait, comme Verstappen ou Piastri. S’en est terminé.

Sont éliminés : Hülkenberg, Lawson, Bortoleto, Gasly, Sainz et Bearman.

Q3 – Les Mercedes d’un souffle

Et encore une fois, les pilotes ont besoin de deux tours pour monter les gommes en températures. Lindblad est le seul pilote sans train de pneus neufs à priori. Les McLaren font parler la poudre ! 1:12.729 pour Norris qui a délogé Piastri. Ca cause d’entrée de jeu. Hamilton réplique 139 millièmes derrière à la 2e place.

Antonelli est 359 millièmes en retard ? WOW ! Retournement de situation ! Russell a abandonné son tour avec un train arrière « flottant ». Crevaison lente après avoir touché un mur ? Bon, après les premiers tours, on a : Norris, Hamilton, Piastri, Antonelli, Leclerc, Verstappen, Lindblad, Colapinto, Hadjar et Russell. Les Red Bull sont chargées à l’arrière en prévision de la pluie demain et cela leur coûte en ligne droite.

On est reparti pour un dernier tour lancé. 3e temps pour Russell. Décidément, on pensait les Mercedes plus à la fête ! Antonelli signe le meilleur premier secteur. Il est 22 millièmes en retard au 2e secteur. Meilleur temps ! 1:12.646.

Leclerc 4e temps provisoire. Norris échoue à 83 millièmes ! Piastri 3e. Hadjar 5e juste derrière Hamilton. Reste Russell. Pole de Russell ! Pour 68 millièmes. Verstappen bat Hadjar d’un souffle.

Quel final ! Les deux Mercedes que l’on pensait à la rue se réveillent dans le dernier tour pour souffler la première ligne aux McLaren.

Résultat des qualifications du Grand Prix du Canada 2026

On verra demain si la tactique de Red Bull de charger en appui la voiture sera la bonne. Pour le moment, les Red Bull ont eu du mal à performer. Devant on a cru que Mercedes s’effondrait dans la dernière minute, mais c’était pour mieux ménager le suspense.

Mercedes, McLaren, Ferrari et Red bull. Voilà les quatre meilleures écuries du moment dans l’ordre.

PosDriver
1George Russell Mercedes
2Kimi Antonelli Mercedes
3Lando Norris McLaren
4Oscar Piastri McLaren
5Lewis Hamilton Ferrari
6Max Verstappen Red Bull Racing
7Isack Hadjar Red Bull Racing
8Charles Leclerc Ferrari
9Arvid Lindblad Racing Bulls
10Franco Colapinto Alpine
11Nico Hulkenberg Audi
12Liam Lawson Racing Bulls
13Gabriel Bortoleto Audi
14Pierre Gasly Alpine
15Carlos Sainz Williams
16Oliver Bearman Haas F1 Team
17Esteban Ocon Haas F1 Team
18Alexander Albon Williams
19Fernando Alonso Aston Martin
20Sergio Perez Cadillac
21Lance Stroll Aston Martin
22Valtteri Bottas Cadillac

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F1 – Russell sort les muscles et Antonelli au Sprint Canada 2026

23 mai 2026 à 16:49

On a bien failli revivre le GP d’Espagne 2016 du côté de Mercedes avec Russell et Antonelli. Le jeune Italien fulmine, mais il s’est cassé les dents sur Russell plus expérimenté. Russell remporte la course Sprint devant Norris opportuniste et Antonelli.

Lors de la mise en grille, l’Aston Martin de Stroll est poussée dans les garages. Souci de suspension. 4 pilotes partiront de la pitlane : Bearman, Valtteri Bottas, Alex Albon et Pierre Gasly. On a travaillé sur les voitures.

Russell est en pole devant Antonelli et Norris. La plupart de la grille est en médiums. Linblad est en durs, quelques pilotes tentent le paris des tendres. Mais tiendront-ils ? Russell pointe sa voiture vers la droite pour couvrir Antonelli.

Départ – 23 tours

Très bon départ de Russell, un peu moins d’Antonelli mais il couvre sa position. Derrière, c’est Hamilton qui attaque Piastri et le passe à la réaccélération de sortie virage 3. Tout le monde semble passé. Aston Martin a lancé Stroll en piste, pour une séance d’essai grandeur nature. Hülkenberg a perdu 4 places, Bortoleto 5. Pas génial le départ des Audi.

Les deux Mercedes s’envolent déjà en trois tours ! 3 secondes sur Norris. Les améliorations amenées sur les Mercedes semblent fonctionner ici. On Russell, Antonelli, Norris, Hamilton, Piastri, Leclerc, Verstappen, Hadjar, Lindblad et Sainz. Ah non ! Hadjar a un souci moteur et abandonne à la fin du 5e tour.

Tour 5/23

WOW ! Antonelli attaque Russell qui défend vertement et pousse l’Italien dehors au premier virage. Russell reste en tête. Un peu plus loin Antonelli coupe la chicane. Si la Mercedes n’est pas abîmée, c’est un miracle. Chez Mercedes on calme le jeu mais Russell a sans doute été un eu trop loin. Norris a passé Antonelli dans l’affaire.

La McLaren semble retrouver du rythme. Une histoire de mise en route des pneus ? Ou Russell a aussi un peu abîmé sa voiture ? Hamilton met la pression sur Antonelli. En quelques tours tout s’est déréglé chez Mercedes. Sans doute trop d’attaque sur les pneus qui ont provoqué un graining ou des températures trop élevées. Après avoir galéré quelques tours, Antonelli recolle à Norris.

Tour 15/23

Albon passe aux stands pour mettre les pneus tendres. Là aussi on fait une séance de test grandeur nature pour la qualification et le GP. Alonso va faire de même. Bon, on doit l’avouer, à part la chicaillade des deux Mercedes, on s’ennuie ferme sur ce Sprint. Bon, Alonso rentre définitivement aux stands.

Allez, on est au début du 20e tour et le trio de tête s’est regroupé. Les écarts qui font l’élastique en un tour c’est particulier. Gasly aux stands, pour mettre les tendres visiblement. Pour une fois en course sprint, les premiers doublent les derniers. C’est rare. Hamilton a touché le mur de la dernière chicane. Mais la Ferrari est solide. Il a Piastri dans l’échappement.

Arrivée

Norris a loupé un freinage. Antonelli tente de l’attaquer mais doit couper le virage 2. Il rend la place. Piastri passe Hamilton ! Russell peut respirer et l’emporter. Piastri a bien terminé devant Leclerc qui a profité du dépassement de la McLaren sur Hamilton pour le passer aussi. Verstappen dans un relatif anonymat termine 7e devant Lindblad qui prend le dernier point du Sprint.

Toto a dû intervenir à la radio pour calmer le jeune Italien. Cela risque de ronfler dans les paddocks Mercedes.

PosDriver
1George Russell Mercedes
2Lando Norris McLaren
3Kimi Antonelli Mercedes
4Oscar Piastri McLaren
5Charles Leclerc Ferrari
6Lewis Hamilton Ferrari
7Max Verstappen Red Bull Racing
8Arvid Lindblad Racing Bulls
9Franco Colapinto Alpine
10Carlos Sainz Williams
11Liam Lawson Racing Bulls
12Gabriel Bortoleto Audi
13Esteban Ocon Haas F1 Team
14Sergio Perez Cadillac
15Nico Hulkenberg Audi
16Lance Stroll Aston Martin
17Valtteri Bottas Cadillac
18Oliver Bearman Haas F1 Team
19Alexander Albon Williams
20Pierre Gasly Alpine
21Isack Hadjar Red Bull Racing
22Fernando Alonso Aston Martin

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F1 Qualif sprint Canada 2026 : Russell taille patron

22 mai 2026 à 21:49

George Russell s’est montré le plus rapide lors de l’exercice de la qualification pour la course Sprint à Montréal pour le Grand Prix du Canada 2026. Antonelli complète la première ligne entièrement Mercedes. Norris a failli perdre gros mais réussi à accrocher la 3e place.

SQ1 – le drapeau rouge ruine tout

Hamilton est le premier à signer un temps intéressant : 1:15.459. Mais cela sera battu à coup sûr. Leclerc fait 1:15.005 bientôt battu par Russell en 1:14.772. Norris échoue à faire mieux. Verstappen règle ce petit groupe en 1:14.476.

Mais revoilà ce diable d’Italien d’Antonelli en 1:14.010. Il a failli passer sous la minute quatorze. Derrière, Albon et Lawson ne prendront pas la piste suite aux soucis en FP1. On est à 5 minutes de la fin de cette SQ1. C’est ce moment que choisi Hamilton pour prendre la tête en 1:13.922. La piste devrait s’améliorer tour après tour.

Dans la zone rouge, on retrouve pour le moment Bottas juste derrière Perez dernier qualifié. Suivent Colapinto, Bortoleto. Red flag ! Fernando Alonso est dans le mur. Il reste 1 minute 46 au chrono. Ce sera tendu pour relancer la séance. Pour le moment, on trouve finalement Perez, Stroll, Gasly, Bottas, puis Albon et Lawson qui seraient éliminés. Alonso a loupé son freinage et a tout bloqué pour finir dans les Tecpro.

On va relancer la SQ1. Cela va être tendu pour faire un tour de préparation correct et passer avant le drapeau à damier. C’est ce que l’on craignait. C’est la foire d’empoigne en piste pour passer à temps. Au final, ce drapeau rouge aura mis à mal certaines qualifications. C’est le cas de Gasly par exemple qui avait le rythme pour passer. Sont éliminés : Perez, Stroll, Gasly, Bottas, Albon et Lawson.

Crédit Michaël Dautremont

SQ2 – Verstappen a eu chaud

Alonso ne prendra pas part à cette SQ2. Ils sont donc 5 à craindre l’élimination. A Montréal, les pilotes font deux tours de préparation. Heureusement que le temps au tour est faible. Mais cela limiter les tentatives. Norris signe un 1:13.957. Mais Hamilton fait 3 dixièmes de moins. Il est en forme Lewis pour le moment.

Antonelli et Russell font mieux, un peu mieux. 1:13.466 pour Russell, 171 millièmes devant Hamilton. Verstappen n’a toujours pas de temps alors qu’on est à 3 minutes de la fin…pression ! Et il a dépassé les limites donc a un temps supprimé. Pour le moment, on trouve Colapinto, Ocon, Bearman, Hülkenberg, Verstappen et Alonso en zone rouge.

9e temps seulement pour Verstappen. Il est clairement à risque. Et Hamilton reprend le meilleur temps pour 1 millième sur Russell. Mais Russell règle tout le monde avec 1/2 seconde de mieux ! WOW. 1:13.026.

Bortoleto passe 10e en poussant Sainz 11e. Verstappen rentre aux stands. Soit on croit que personne ne fera mieux, soit on n’avait pas de quoi améliorer. Gros risque ! Hülkenberg améliore mais est 10e. C’est Bortoleto qui en fait les frais. 14e place pour Ocon. 15e pour Bearman. Ok, il ne reste que Sainz derrière Verstappen encore en piste. Cela passe pour Max.

Sont éliminés : Hülkenberg dépassé d’un souffle par Sainz, Bortoleto, Colapinto, Ocon, Bearman et Alonso.

Crédit Michaël Dautremont

SQ3 – Russel est injouable

Argh ! Gros travers de Hamilton à la réaccélération, il abandonne son premier tour lancé. Il ne va pas falloir se louper car il n’y a pas beaucoup de temps en SQ3. Pour rappel, en qualif sprint, les pilotes ont les pneus médiums pour SQ1 et SQ2 et là ils ont chaussé les tendres.

1:13.411 pour Hamilton. Hadjar est 2 dixièmes derrière. Verstappen s’intercale entre les deux. Norris n’est que 4e ? WOW. Linblad fait mieux que lui. Russell règle tout le monde 1:13.194. Leclerc est derrière Piastri. Il a failli aller embrasser le mur des champions ! Norris a fait comme Hamilton en faisant une équerre dès le début de son tour lancé.

Au final, en partant plus tôt que les autres, Hamilton a pu refaire un tour. On a Russell, Hamilton, Antonelli, Verstappen, Hadjar. Les temps n’ont pas l’air de s’améliorer maintenant. Norris 2e temps ! Linblad améliore et passe Leclerc. Russell améliore encore son temps. Il est injouable.

Piastri se place juste derrière Norris. Et Leclerc derrière Hamilton. Il reste Antonelli…2e temps ! Russell décroche sa pole Sprint.

Crédit Michaël Dautremont

Résultats de la qualif Sprint Montréal 2026

Le drapeau rouge en SQ1 a ruiné les plans de quelques uns. Au final, si Hamilton a semblé capable de jouer la première ligne, le passage aux pneus tendres a remis les Mercedes devant les McLaren puis les Ferrari et les Red Bull.

PosDriver
1George Russell Mercedes
2Kimi Antonelli Mercedes
3Lando Norris McLaren
4Oscar Piastri McLaren
5Lewis Hamilton Ferrari
6Charles Leclerc Ferrari
7Max Verstappen Red Bull Racing
8Isack Hadjar Red Bull Racing
9Arvid Lindblad Racing Bulls
10Carlos Sainz Williams
11Nico Hulkenberg Audi
12Gabriel Bortoleto Audi
13Franco Colapinto Alpine
14Esteban Ocon Haas F1 Team
15Oliver Bearman Haas F1 Team
16Fernando Alonso Aston Martin
17Sergio Perez Cadillac
18Lance Stroll Aston Martin
19Pierre Gasly Alpine
20Valtteri Bottas Cadillac
21Alexander Albon Williams
22Liam Lawson Racing Bulls

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Le Fiat Grizzly Fastback en plein tournage, sans camouflage

22 mai 2026 à 18:16

On est proche du communiqué de presse qui nous en apprendra plus sur le FIAT Grizzly Fastback. Si on l’avait déjà aperçu avec du camouflage puis sans rien du tout au Maroc, on a désormais le véhicule de série sous les yeux. Il a été surpris en plein tournage d’une publicité (ou des rolls presse).

Le FIAT Grizzly a été supris à Nepi en Italie, à 30 km au nord de Rome environ.

Pas de surprise puisqu’on savait déjà ou presque à quoi ressemblerait ce Grizzly. La face avant décline le style FIAT avec un bandeau qui relie les deux blocs optiques. Ce bandeau a des tirets lumineux en quinconce.

Made in Kenitra

On retrouve ce schéma à l’arrière avec un bandeau noir et des feux en quinconce. Le véhicule est marqué par des lignes tendues et un toit qui retombe à l’arrière (d’où le fastback).

Longtemps, cette forme de SUV, fastback, a été boudé en Europe. Quelques modèles premium tentaient l’aventure, mais sans plus. Désormais la marque qui n’a pas de crossover « coupé » manque un paquet de ventes.

Stellantis a présenté son plan « Fastlane 2030 » et FIAT y a une belle place et ce Grizzly devrait rencontrer son succès.

Plus de photos sur Autoparieri.

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Polestar interrompt le développement du roadster électrique 6 malgré sa conception quasi finalisée

22 mai 2026 à 16:01
Polestar interrompt le développement du roadster électrique 6 malgré sa conception quasi finalisée

Le constructeur suédois Polestar vient de prendre une décision surprenante : suspendre le développement de sa voiture de sport électrique, le Polestar 6, alors que le projet touchait pourtant au but. Cette annonce intervient dans un contexte où la marque privilégie ses modèles de série comme les Polestar 2, 3 et 4, disponibles en France à partir de 46 800 euros.

Le Polestar 6 était censé incarner l’ambition sportive de la marque suédoise, un roadster électrique conçu pour rivaliser avec la future Porsche 718 électrique. Pourtant, alors que son développement semble presque terminé, Polestar a choisi de mettre le projet en pause, remettant en question les priorités du constructeur dans un marché automobile en pleine mutation.

Polestar interrompt le développement du roadster électrique 6 malgré sa conception quasi finalisée

Un projet techniquement abouti mais relégué au second plan

Selon Graeme Lambert, responsable de la communication mondiale chez Polestar, le développement du roadster 6 est proche de la finalisation. « Il est si étroitement lié au Polestar 5 », explique-t-il dans une récente interview. « La plateforme sous l’architecture du Polestar 5 est essentiellement conçue pour être évolutive. Si vous considérez le 6 comme le Polestar 5 à deux portes, les composants sont essentiellement déjà là. »

Cette proximité technique facilite grandement le développement. Le Polestar 6 partage sa plateforme PPA (Polestar Performance Architecture) avec la berline Polestar 5, dont il constitue une version raccourcie et décapotable. Les deux modèles partagent la même batterie de 112 kWh, les mêmes moteurs électriques et une architecture de suspension identique. Cette mutualisation des composants devrait théoriquement accélérer la mise sur le marché, mais elle ne suffit visiblement pas à en faire une priorité pour la direction.

Les derniers éléments nécessitant encore un développement concernent principalement le toit rigide escamotable et les sièges arrière. Lambert précise que Polestar dispose des ressources nécessaires pour finaliser leur conception en interne, ce qui confirme l’état d’avancement très poussé du projet. Cette situation rend d’autant plus surprenante la décision de suspension temporaire.

L’accueil commercial initial du concept avait pourtant été très encourageant. Les 500 exemplaires de l’édition de lancement mis en prévente se sont écoulés rapidement, démontrant l’existence d’une demande réelle pour ce type de véhicule sportif électrique. Face à ce succès, Polestar avait même envisagé de passer d’une production limitée à un modèle de production à la demande.

Polestar interrompt le développement du roadster électrique 6 malgré sa conception quasi finalisée

Une stratégie commerciale centrée sur la rentabilité

La mise en pause du Polestar 6 s’explique par une stratégie commerciale pragmatique. Polestar dispose d’un pipeline produit déjà bien rempli avec quatre nouveaux modèles prévus d’ici 2028. La marque mise désormais sur des véhicules au potentiel commercial plus large : la berline Polestar 5, une nouvelle version du SUV Polestar 4, la prochaine génération de la Polestar 2 et le crossover compact Polestar 7.

Cette approche reflète une réalité économique incontournable. Un roadster comme le Polestar 6, avec un prix d’entrée attendu autour de 200 000 dollars aux États-Unis, s’adresse nécessairement à une clientèle de niche. À l’inverse, les modèles actuellement commercialisés en France visent un marché beaucoup plus large : la Polestar 2 débute à 46 800 euros, la Polestar 4 à partir de 61 800 euros, et la Polestar 3 est attendue autour de 80 000 euros.

Cette hiérarchisation des priorités commerciales s’inscrit dans une stratégie de consolidation. Polestar, filiale du groupe chinois Geely, cherche à établir solidement sa position sur les segments les plus porteurs avant de s’aventurer sur des créneaux plus confidentiels. La marque doit également composer avec la concurrence croissante sur le marché des véhicules électriques premium, où Tesla, BMW, Audi et Mercedes-Benz se disputent les parts de marché.

Lambert souligne cette approche : « L’essentiel pour nous est de livrer correctement [les modèles 7 et 2], de faire avancer l’entreprise, puis d’être en mesure de faire autre chose après. » Cette déclaration confirme que le Polestar 6 n’a pas disparu définitivement des plans de la marque, mais qu’il passe après les priorités commerciales immédiates.

Les défis tarifaires et géopolitiques qui compliquent la donne

Au-delà des considérations purement commerciales, le Polestar 6 fait face à des défis géopolitiques majeurs, particulièrement sur le marché américain. Si le roadster entre en production, il devrait être fabriqué en Chine aux côtés de la Polestar 5. Cette localisation pose un problème majeur dans le contexte actuel des relations commerciales sino-américaines.

Les véhicules électriques fabriqués en Chine sont soumis à des droits de douane de 100 % aux États-Unis, ce qui doublerait mécaniquement le prix de vente. Pour un véhicule attendu autour de 200 000 dollars, l’application de ces tarifs le ferait grimper à 400 000 dollars, le plaçant dans une catégorie de prix totalement irréaliste pour la majorité des acheteurs potentiels.

Cette problématique tarifaire affecte également la Polestar 5, dont le prix de base de 140 000 dollars aux États-Unis deviendrait prohibitif après application des droits de douane. La situation européenne est moins dramatique, mais les constructeurs chinois font néanmoins face à des taxes additionnelles qui compliquent leur positionnement tarifaire.

En France et en Europe, Polestar doit également naviguer dans un environnement réglementaire en évolution, avec des normes d’émissions de plus en plus strictes et des incitations gouvernementales qui privilégient certains types de véhicules électriques. La marque suédoise bénéficie actuellement du bonus écologique français pour ses modèles les moins chers, un avantage qu’elle perdrait sur un roadster haut de gamme.

Ces contraintes tarifaires et réglementaires renforcent la logique de Polestar de se concentrer sur des modèles plus accessibles et moins exposés aux tensions géopolitiques. La stratégie consiste à consolider les positions acquises sur les segments porteurs avant de s’aventurer sur des créneaux plus risqués.

L’avenir du Polestar 6 reste donc incertain, même si le projet n’est pas abandonné définitivement. La marque explore également d’autres options, notamment un SUV basé sur la même plateforme PPA qui pourrait concurrencer le futur Porsche Cayenne électrique. Ce type de véhicule présenterait un potentiel commercial bien supérieur à celui d’un roadster, tout en capitalisant sur les investissements déjà réalisés dans la plateforme.

La suspension du développement du Polestar 6 illustre les défis auxquels font face les constructeurs automobiles dans leur transition vers l’électrique. Entre les contraintes techniques, les enjeux commerciaux et les tensions géopolitiques, les priorités peuvent rapidement évoluer, même pour des projets techniquement aboutis et commercialement prometteurs.

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Volvo cherche des partenaires industriels aux États-Unis

22 mai 2026 à 14:12

Le PDG de Volvo Cars ouvre la porte à des partenariats américains pour optimiser son usine en Caroline du Sud face aux droits de douane Trump.

Volvo Cars affiche clairement ses ambitions industrielles aux États-Unis. Le PDG du constructeur automobile suédois, Hakan Samuelsson, a déclaré mercredi lors de la conférence « Future of the Car » organisée par le Financial Times que l’entreprise est ouverte à des coopérations avec d’autres acteurs américains, dans le but de mieux exploiter les capacités de production de son usine implantée en Caroline du Sud. Cette ouverture aux partenariats s’inscrit dans un contexte de profonde recomposition des stratégies industrielles mondiales, accélérée par les droits de douane imposés par l’administration du président Donald Trump sur les véhicules automobiles importés aux États-Unis.

Une stratégie de régionalisation face aux droits de douane américains

L’annonce du PDG de Volvo Cars intervient dans un contexte de pression tarifaire inédite sur l’industrie automobile mondiale. Les droits de douane instaurés par l’administration Trump sur les voitures étrangères contraignent les constructeurs du monde entier à repenser en profondeur leurs stratégies de production et d’approvisionnement pour limiter leur exposition fiscale et maintenir leur compétitivité sur le marché américain, l’un des plus importants de la planète en volume de ventes de véhicules neufs.

Volvo Cars, dont le siège est établi en Suède et qui est majoritairement détenu par le groupe chinois Geely Holding, ne fait pas exception à cette tendance de fond. Le constructeur a déjà mis en place plusieurs plans visant à augmenter sa production sur le sol américain, une démarche cohérente avec la volonté de réduire sa dépendance aux importations de véhicules depuis l’Europe ou l’Asie. L’usine de Caroline du Sud constitue le pilier central de cette stratégie de localisation industrielle aux États-Unis.

Hakan Samuelsson a résumé avec clarté la logique qui sous-tend cette démarche : « C’est une partie de la régionalisation du monde, nous devons être beaucoup plus présents industriellement aux États-Unis et nous devons remplir l’usine que nous avons là-bas. » Cette déclaration illustre une tendance qui dépasse le seul cas Volvo : face aux barrières tarifaires et aux incertitudes du commerce international, produire au plus près des marchés de consommation devient une nécessité stratégique pour les constructeurs automobiles opérant à l’échelle mondiale.

Des partenariats recherchés dans l’assemblage, l’approvisionnement et la chaîne logistique

Les domaines de coopération envisagés par Volvo Cars sont larges et couvrent plusieurs dimensions de l’activité industrielle automobile. Selon les déclarations du PDG Hakan Samuelsson, le constructeur suédois est ouvert à des collaborations dans l’assemblage et la construction de véhicules, mais également dans les activités d’approvisionnement en composants et de gestion de la chaîne d’approvisionnement. Cette approche multidimensionnelle des partenariats potentiels suggère que Volvo Cars cherche à optimiser l’ensemble de son écosystème industriel américain, et pas uniquement à remplir ses lignes de montage avec des volumes supplémentaires.

La recherche de partenaires dans la chaîne d’approvisionnement est particulièrement significative dans le contexte actuel. Les droits de douane américains affectent non seulement les véhicules finis importés, mais également les composants et les pièces détachées entrant dans leur fabrication. Développer un réseau de fournisseurs locaux aux États-Unis permettrait à Volvo Cars de réduire son exposition tarifaire à plusieurs niveaux de la chaîne de valeur, tout en renforçant l’ancrage américain de sa production aux yeux des autorités et des consommateurs locaux.

L’usine de Caroline du Sud, clé de voûte de la présence industrielle américaine

L’usine de Volvo Cars implantée en Caroline du Sud représente l’actif industriel central autour duquel s’articule la stratégie américaine du constructeur. C’est précisément la sous-utilisation des capacités de ce site que le PDG Hakan Samuelsson entend résoudre en ouvrant la porte à des partenariats extérieurs. « Nous devons remplir l’usine que nous avons là-bas », a-t-il affirmé sans ambiguïté, reconnaissant implicitement que les volumes de production actuels de Volvo Cars ne suffisent pas à exploiter pleinement le potentiel du site carolinien.

Cette situation n’est pas sans rappeler d’autres cas récents dans l’industrie automobile mondiale, où des usines spécialisées dans la production de véhicules électriques ou premium se retrouvent en deçà de leurs capacités théoriques, faute d’une demande suffisante pour les modèles qui y sont assemblés. La solution envisagée par Volvo Cars — accueillir des partenaires externes pour utiliser les lignes disponibles — constitue une réponse pragmatique à ce défi industriel, similaire dans sa logique à d’autres initiatives observées dans le secteur.

La dimension actionnariale de Volvo Cars ajoute une couche de complexité supplémentaire à la recherche de partenariats américains. Détenu majoritairement par Geely Holding, conglomérat automobile chinois qui possède également des participations dans d’autres marques automobiles mondiales, Volvo Cars devra naviguer avec soin entre ses ambitions d’expansion industrielle aux États-Unis et le contexte géopolitique tendu entre Washington et Pékin, qui pourrait compliquer certaines formes de coopération industrielle impliquant des acteurs liés à des intérêts chinois.

Notre avis, par leblogauto.com

La démarche de Volvo Cars est représentative d’une tendance lourde qui traverse l’ensemble de l’industrie automobile mondiale : la régionalisation forcée de la production sous l’effet des politiques tarifaires américaines, qui rend économiquement incontournable une présence industrielle locale pour tout constructeur souhaitant maintenir sa compétitivité sur le marché des États-Unis. L’ouverture explicite aux partenariats dans l’assemblage et la chaîne d’approvisionnement est une approche rationnelle pour optimiser les capacités sous-utilisées de l’usine de Caroline du Sud, mais elle soulève des questions sur les partenaires potentiellement visés que le PDG n’a pas précisées lors de la conférence du FT. La détention majoritaire de Volvo Cars par Geely Holding constitue une variable sensible dans ce contexte, dans la mesure où tout partenariat industriel aux États-Unis sera scruté à l’aune des relations commerciales et diplomatiques sino-américaines. Enfin, la déclaration de Samuelsson confirme que la sous-utilisation de l’usine carolinienne est un enjeu réel et prioritaire pour la direction du groupe, ce qui constitue un signal d’alerte sur l’adéquation actuelle entre les capacités industrielles américaines de Volvo et les volumes de vente effectifs sur ce marché.

Crédit illustration : Volvo.

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Ford lance Ford Energy et vise le stockage géant

22 mai 2026 à 12:06

Ford lance Ford Energy, une filiale dédiée au stockage BESS pour réseaux, data centers et industrie aux États-Unis.

Le constructeur automobile Ford Motor Company franchit une nouvelle étape stratégique avec la création de Ford Energy, une filiale entièrement dédiée au stockage d’énergie à grande échelle. Cette initiative marque une diversification majeure vers les systèmes de batteries stationnaires, dans un contexte de forte croissance de la demande en solutions de stockage électrique pour les réseaux, les centres de données et les infrastructures industrielles.

Une nouvelle activité industrielle centrée sur le stockage BESS

Ford Energy est conçue comme une entité spécialisée dans les systèmes de stockage d’énergie par batterie, également appelés BESS (Battery Energy Storage Systems). L’objectif est de fournir des solutions fabriquées et assemblées aux États-Unis, destinées aux services publics, aux opérateurs de centres de données et aux grands clients industriels.

Le projet s’appuie sur l’expertise industrielle historique de Ford Motor Company, qui revendique plus d’un siècle d’expérience dans la fabrication de masse. Cette filiale vise une capacité de déploiement d’au moins 20 GWh par an, avec un démarrage commercial prévu pour fin 2027. Ce positionnement place Ford dans un segment stratégique en pleine expansion, au croisement de la transition énergétique et des besoins croissants en flexibilité des réseaux électriques.

Une offre basée sur des systèmes standardisés de stockage

Le cœur de l’offre de Ford Energy repose sur un produit phare : le bloc Ford Energy DC. Il s’agit d’un système de stockage d’énergie conteneurisé au format standard de 20 pieds, conçu pour répondre aux exigences des installations industrielles et des infrastructures électriques de grande envergure.

Ce système repose sur des cellules prismatiques LFP de 512 Ah, une technologie reconnue pour sa stabilité thermique et sa durabilité. Deux configurations sont proposées : le FE-250, conçu pour une décharge sur deux heures, et le FE-450, optimisé pour quatre heures de fonctionnement. Ces solutions intègrent un système de gestion thermique liquide ainsi qu’un système avancé de gestion de batterie (BMS), garantissant un contrôle précis des performances et de la sécurité.

L’approche technique met l’accent sur la fiabilité à long terme, avec une conception pensée pour une durée de vie pouvant atteindre 20 ans. Cette promesse s’inscrit dans une logique industrielle où la prévisibilité des performances et la facilité de maintenance sont des critères essentiels pour les clients institutionnels.

Une stratégie industrielle ancrée aux États-Unis

La production des systèmes Ford Energy sera réalisée sur le territoire américain, avec la réutilisation de capacités industrielles existantes, notamment sur le site de Glendale, dans le Kentucky. Cette implantation vise à accélérer la montée en puissance de la production tout en s’adaptant aux exigences réglementaires locales en matière de contenu national et de soutien aux industries énergétiques.

Le positionnement de Ford Energy s’aligne également avec les dispositifs d’incitation fiscale américains, notamment les crédits d’impôt liés aux investissements dans les technologies de stockage d’énergie. Cette conformité réglementaire constitue un élément clé pour rendre les projets compétitifs sur un marché fortement structuré par les politiques publiques.

Une réponse à la croissance rapide de la demande énergétique

L’initiative intervient dans un contexte de transformation profonde du système électrique américain. La croissance rapide des centres de données, l’intégration accrue des énergies renouvelables et les besoins en résilience du réseau électrique créent une demande importante pour des solutions de stockage fiables et flexibles.

Les acteurs du secteur énergétique recherchent désormais des systèmes capables d’être financés sur le long terme, assurables et garantis sur plusieurs décennies. Ford Energy se positionne précisément sur cette exigence de stabilité industrielle et de continuité de service, en mettant en avant la capacité de Ford Motor Company à produire à grande échelle et à assurer un support durable.

Une diversification stratégique pour Ford

Avec Ford Energy, le constructeur automobile élargit son champ d’activité au-delà de la mobilité pour s’implanter dans les infrastructures énergétiques. Cette diversification repose sur une logique industrielle de valorisation des compétences existantes en production de batteries et en gestion de systèmes complexes.

L’ambition affichée est de combler un manque sur le marché du stockage d’énergie stationnaire, en proposant des solutions standardisées, industrialisées et adaptées aux besoins des réseaux électriques modernes. Dans ce contexte, Ford capitalise sur sa capacité de production de masse et sur sa réputation industrielle pour se positionner comme un acteur crédible du secteur énergétique.

Notre avis, par leblogauto.com

La création de Ford Energy illustre une diversification stratégique vers le stockage stationnaire, un segment en forte croissance. Le choix de systèmes BESS standardisés à base de chimie LFP répond aux exigences de stabilité et de durabilité recherchées par les acteurs du réseau électrique. L’intégration industrielle aux États-Unis et l’orientation vers les infrastructures critiques renforcent la cohérence du projet. Cette initiative marque une extension logique du savoir-faire industriel de Ford vers les technologies énergétiques à grande échelle.

Crédit illustration : Ford Energy.

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Audi A2 e-tron : le futur modèle électrique d’entrée de gamme attendu en 2026

22 mai 2026 à 11:56

Le constructeur allemand Audi prépare l’arrivée de l’A2 e-tron, un nouveau modèle électrique compact annoncé pour l’automne 2026. Ce véhicule viendra compléter la gamme de la marque en ouvrant l’accès à une mobilité premium électrique sur le segment d’entrée de gamme. Le prototype est actuellement en phase de tests intensifs avant sa présentation officielle. Audi n’a pas manqué de communiquer dessus.

Une nouvelle étape dans la stratégie électrique d’Audi

Lors de la conférence annuelle de la marque, le CEO Gernot Döllner a présenté l’A2 e-tron comme une étape supplémentaire vers une gamme entièrement électrique. Ce modèle compact doit contribuer au renouvellement du catalogue et s’inscrit dans la transformation progressive des sites industriels en Europe.

La production sera assurée à Ingolstadt, au siège du constructeur, confirmant le rôle central de ce site dans la stratégie industrielle du groupe.

Des tests en conditions extrêmes en Scandinavie

Comme à chaque développement d’un véhicule par n’importe quel constructeur ou presque, le prototype de l’A2 e-tron est soumis à des essais en environnement hivernal en Laponie, en Suède. Ces tests portent sur des routes enneigées, des surfaces glacées et des pistes glissantes sur lac gelé.

Les équipes de développement y évaluent notamment le comportement dynamique, la gestion thermique et les performances de la batterie. Les réglages entre motorisation électrique, freinage et suspension sont ajustés en continu. De quoi éprouver l’électronique et « faire vieillir » prématurément le véhicule.

Audi A2 e-tron in camouflage wrap, dynamic photo

Optimisation aérodynamique à Ingolstadt

Mais Audi communique également sur les essais en soufflerie, réalisés à Ingolstadt dans le centre de développement technique de la marque aux anneaux. Ils permettent d’affiner l’aérodynamique du véhicule, oh combien important pour un VE.

Avec des vitesses de vent pouvant atteindre 300 km/h et une piste roulante allant jusqu’à 235 km/h, ces installations servent à analyser le flux d’air, les émissions sonores et la stabilité thermique. La ligne de toit spécifique du modèle joue un rôle clé dans ces travaux.

Validation sur routes ouvertes en Bavière

Des essais ont également lieu dans la région de la vallée de l’Altmühl, en Bavière. Ce terrain varié permet de tester la suspension et les systèmes d’aide à la conduite dans des conditions réelles, avec des routes sinueuses, des dénivelés et des surfaces changeantes.

Ces tests visent à vérifier l’usage quotidien du véhicule. Bref, de grandes séances de tests habituelles pour un nouveau véhicule moderne.

Une production intégrée au site d’Ingolstadt

L’A2 e-tron sera assemblée à Ingolstadt. Ce choix s’inscrit dans la transformation des sites industriels du constructeur et accompagne le renouvellement de la gamme, composée de plusieurs nouveaux modèles lancés récemment sur les segments électrique compact et premium.

Pour le découvrir, il faudra patienter jusqu’à la rentrée de septembre. Evidemment, Audi ne donne qu’une photo bien camouflée..

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En F1, certaines défaites sont immortelles : plongée dans Cruels Grands Prix

22 mai 2026 à 09:16

Charles Cuny nous replonge dans l’histoire de la Formule 1 sous un angle rarement exploré : celui des défaites qui ont façonné la légende du sport automobile. Dans Cruels Grands Prix, l’auteur s’intéresse moins aux victoires attendues qu’aux drames, aux occasions perdues et aux retournements de situation qui ont marqué durablement les esprits des passionnés. Car en F1, certaines secondes places, certains abandons ou certaines erreurs stratégiques racontent parfois davantage l’histoire que les trophées eux-mêmes.

Au fil des pages, le livre revisite des Grands Prix devenus mythiques par leur cruauté. Accidents tragiques, titres perdus dans les derniers tours, choix techniques catastrophiques ou destins brisés : Charles Cuny met en lumière ces moments où la gloire semblait acquise avant de basculer brutalement. Le récit mêle émotion, contexte historique et passion mécanique, offrant une lecture aussi captivante pour les amateurs de statistiques que pour les nostalgiques des grandes heures de la F1.

19 mai 1996 – GP de Monaco : Jean Alesi qui pleure, Olivier Panis qui rit

On vient de célébrer les 30 ans de la victoire d’Olivier Panis à Monaco sur Ligier. Mais c’est aussi un de ces cruels grands prix. Celui de Jean d’Avignon qui a manqué une belle deuxième victoire qui lui tendait les bras.

L’ouvrage séduit également par son approche humaine. Derrière chaque course racontée se cachent des pilotes, des ingénieurs et des équipes confrontés à la pression, à la malchance ou à leurs propres limites. Des figures légendaires comme Ayrton Senna, Nigel Mansell, Alain Prost ou Gilles Villeneuve apparaissent à travers leurs moments les plus douloureux, ceux qui ont contribué à forger leur mythe autant que leurs succès.

Destins brisés, mécaniques rétives

Evidemment, comment ne pas évoquer le petit Prince de la Formule 1 : François Cevert. Successeur désigné de Jackie Stewart, il manque une nouvelle fois le coche en Argentine en 1973 et sera fauché à l’orée d’une saison 1974 que tout le monde le voyait remporter.

Comme un pied de nez, le livre se termine par une victoire ! S’il est cruel pour Schumacher qui se voyait déjà gagner, le grand prix du Canada 1995 va sourire à Jean Alesi et à sa Ferrari #27. Comme quoi la cruauté d’une course qui vous échappe et une victoire que vous finissez par décrocher sont les deux faces d’une même pièce du destin.

Un format inattendu

Ce genre de bouquin est souvent un grand livre avec de belles images et peu de textes. Ici, c’est un format roman, avec du texte et pas d’image autres que sur la couverture et sur la quatrième. Mais ne soyez pas effrayés ! Il se lit « comme qui rigole » et on peut, si on veut, vagabonder sans suivre l’ordre imposé par l’auteur.

Préfacé par René Arnoux, Cruels Grands Prix s’impose finalement comme bien plus qu’un simple livre de souvenirs sportifs. C’est une plongée dans la part tragique et imprévisible de la Formule 1, celle qui fait vibrer les fans depuis des décennies et rappelle qu’en sport automobile, la frontière entre héroïsme et désillusion tient parfois à un virage, une panne… ou quelques mètres seulement.

C’est peut-être ce qui manque à la F1 moderne devenue finalement trop prévisible par une volonté des dirigeants d’avoir une fiabilité imposée sur plusieurs grands prix.

Si vous ne voulez pas la version papier, cela tombe bien, Charles Cuny vient de sortir la version numérique à tout petit prix de Cruels Grands Prix.

Détails techniques

  1. Nombre de pages de l’édition imprimée 273 pages
  2. Langue Français
  3. Date de publication 15 décembre 2025
  4. Dimensions 15.24 x 1.57 x 22.86 cm
  5. ISBN -13979-8276520278

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Tesla accélère les cellules 4680 à Berlin malgré les critiques

22 mai 2026 à 06:10

Tesla investit 250 M$ à Berlin pour produire plus de cellules 4680, malgré des performances de charge et autonomie critiquées.

Tesla poursuit sa stratégie industrielle autour de ses batteries nouvelle génération, malgré des retours contrastés sur leurs performances. Le constructeur américain annonce un investissement de 250 millions de dollars pour augmenter la capacité de production des cellules 4680 sur le site de Tesla à Giga Berlin. L’objectif affiché est d’atteindre 18 GWh de capacité annuelle, une montée en puissance significative qui suscite néanmoins des interrogations en Europe, notamment concernant les performances des modèles concernés.

Une montée en puissance industrielle à Giga Berlin

La stratégie de Tesla repose sur une intégration toujours plus poussée de la production de batteries au sein de ses propres usines. À Giga Berlin, le constructeur équipe déjà certaines variantes du Model Y avec les nouvelles cellules 4680, développées pour réduire les coûts de production et optimiser la structure des packs batterie. Toutefois, cette transition technologique ne fait pas l’unanimité.

Le passage du pack utilisant des cellules LG Energy Solution 2170 vers un nouveau pack baptisé 8L, intégrant les cellules 4680, a entraîné une modification notable des performances. Sur le plan de l’autonomie, les données évoquent une baisse de 661 km à 609 km sur certaines versions du Tesla Model Y Long Range RWD produit à Berlin. Cette réduction s’explique par une densité énergétique moindre des cellules 4680 actuellement utilisées dans ces configurations européennes.

Des performances de charge en retrait

Au-delà de l’autonomie, les temps de recharge constituent un autre point de tension. Les véhicules équipés du pack 8L affichent un temps de recharge de 10 % à 80 % supérieur à la moyenne observée sur certains modèles concurrents récents. Alors qu’un temps d’environ 30 minutes est généralement considéré comme une référence sur le segment des SUV électriques en 2026, les versions dotées des cellules 4680 dépassent les 35 minutes.

Cette différence, bien que relativement limitée en valeur absolue, est perçue comme un désavantage dans un marché où la recharge rapide devient un argument commercial central. Les utilisateurs européens ont ainsi exprimé une certaine déception face à ces performances jugées en retrait par rapport aux attentes initiales.

Une adoption contestée mais maintenue des cellules 4680

Malgré ces critiques, Tesla ne semble pas remettre en cause sa feuille de route technologique. Les cellules 4680 restent au cœur de sa stratégie de réduction des coûts, notamment grâce à la maîtrise progressive du procédé d’électrode sèche (DBE). Cette technologie permettrait de rationaliser la production tout en limitant certains coûts industriels, même si ses bénéfices sur les performances énergétiques restent débattus.

Les utilisateurs européens ont déjà constaté des écarts entre différentes technologies de batteries utilisées dans le Model Y. Les cellules LGES 2170, bien que plus rapides à charger, ont été associées à des problèmes de durabilité et de dégradation plus marquée. À l’inverse, les batteries LFP utilisées sur certaines versions RWD du Tesla Model Y sont réputées pour leur stabilité dans le temps, malgré des limitations en termes de recharge par temps froid.

Une capacité industrielle en forte expansion

L’investissement de 250 millions de dollars vise à porter la production annuelle de cellules 4680 à 18 GWh à Giga Berlin, contre environ 8 GWh en décembre 2025. Cette extension devrait également générer environ 1 500 emplois supplémentaires liés à la production de batteries, renforçant ainsi le poids industriel du site allemand dans la stratégie européenne du constructeur.

Une fois la montée en puissance achevée, la production pourrait permettre d’équiper entre 250 000 et 350 000 véhicules par an, en fonction de la capacité des packs installés. Ce volume dépasse même la production actuelle de véhicules du site berlinois, ce qui montre l’ambition industrielle du constructeur sur le marché européen, malgré une demande fluctuante.

Vers une généralisation des cellules 4680

À terme, cette montée en capacité pourrait entraîner une généralisation des cellules 4680 sur une gamme plus large de véhicules. Si aujourd’hui elles équipent principalement certaines versions Long Range, elles pourraient également être intégrées à des modèles d’entrée de gamme à propulsion (RWD). Une évolution qui pourrait modifier l’expérience utilisateur sur le marché européen, notamment pour les clients habitués aux batteries LFP, réputées pour leur longévité et leur faible dégradation.

Cette orientation confirme la volonté de Tesla de standardiser ses architectures de batteries, même si les compromis techniques associés continuent de susciter des débats sur la pertinence du choix entre coût de production, autonomie réelle et vitesse de recharge.

Notre avis, par leblogauto.com

La stratégie de Tesla à Giga Berlin illustre clairement la priorité donnée à la réduction des coûts industriels via les cellules 4680. Cependant, les données disponibles montrent des compromis notables en matière d’autonomie et de temps de recharge sur certaines versions du Model Y. Le choix de généraliser cette technologie pourrait renforcer l’efficacité industrielle de Tesla, mais au prix d’une perception client plus mitigée en Europe. À court terme, la coexistence de plusieurs technologies de batteries dans la gamme semble refléter une phase de transition encore instable.

Crédit illustration : Tesla.

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Mazda repousse ses VE à 2029 : un pari risqué

22 mai 2026 à 04:12

Mazda retarde ses véhicules électriques à 2029, misant sur les hybrides malgré un marché mondial en accélération.

Mazda revoit une nouvelle fois sa stratégie d’électrification. Le constructeur automobile japonais repousse désormais le lancement de sa nouvelle plateforme dédiée aux véhicules électriques, initialement prévue plus tôt, à 2029. Ce décalage intervient dans un contexte où le marché mondial de l’automobile accélère pourtant sa transition vers les véhicules électriques, notamment sous l’effet des tensions énergétiques et de la volatilité des prix du pétrole.

Une stratégie électrique repoussée dans le temps

À l’origine, Mazda prévoyait de lancer un véhicule électrique à longue autonomie basé sur une nouvelle plateforme dédiée dès l’année prochaine sur le marché américain. Cette feuille de route a ensuite été révisée à plusieurs reprises, passant d’un objectif 2027 à 2028, avant d’aboutir à un nouvel horizon fixé à 2029. Selon les informations disponibles, le constructeur n’aurait même pas encore débuté le développement actif de cette nouvelle génération de véhicules électriques, ce qui confirme un retard structurel dans sa stratégie d’électrification.

Dans l’intervalle, Mazda continue de privilégier une montée en puissance progressive de sa gamme hybride. Le constructeur concentre ses ressources sur des motorisations électrifiées intermédiaires plutôt que sur des plateformes 100 % électriques, une approche qui tranche avec celle de plusieurs concurrents mondiaux.

Un contraste marqué avec le marché automobile mondial

Ce positionnement apparaît d’autant plus risqué que le marché automobile mondial évolue rapidement vers l’électrification complète. La demande pour les véhicules électriques s’est renforcée ces dernières années, notamment sous l’effet de la crise énergétique et des fluctuations du prix du pétrole. Les tensions géopolitiques et les perturbations de l’approvisionnement en carburant ont accentué l’intérêt économique des voitures électriques, perçues comme une alternative plus stable face à la volatilité des carburants fossiles.

Dans ce contexte, plusieurs constructeurs automobiles ajustent leur stratégie. Certains groupes japonais ont également rencontré des difficultés dans leur transition électrique, mais les trajectoires divergent fortement. Honda a récemment revu ses ambitions après des pertes liées à ses programmes électriques, tandis que Toyota a progressivement construit une gamme plus structurée de véhicules électrifiés, lui permettant de mieux s’adapter à la demande croissante du marché.

Mazda, de son côté, apparaît de plus en plus en décalage avec ces évolutions. Son programme de véhicules électriques reste limité, et les retards accumulés renforcent l’écart avec les concurrents internationaux qui investissent massivement dans les plateformes dédiées.

Une dépendance accrue aux hybrides et aux partenariats

Face à ce retard, Mazda s’appuie davantage sur les technologies hybrides et sur ses partenariats industriels. Le constructeur collabore notamment avec le groupe chinois Changan Automobile pour commercialiser certains modèles électriques en Europe. Cependant, cette stratégie ne s’étend pas au marché américain, où les contraintes réglementaires et tarifaires limitent fortement l’importation de véhicules électriques produits en Chine.

En Amérique du Nord, Mazda ne dispose plus actuellement de modèle électrique après l’arrêt du MX-30, dont les ventes ont été jugées insuffisantes. Cette absence de renouvellement laisse un vide stratégique à moyen terme, alors même que le segment des SUV électriques et des berlines zéro émission continue de croître.

Le constructeur mise donc principalement sur le développement de modèles hybrides, notamment avec des évolutions prévues sur ses SUV les plus populaires. Cette orientation traduit une volonté de sécuriser les ventes à court terme, mais elle limite l’exposition de Mazda au segment 100 % électrique.

Des investissements inférieurs à la concurrence

L’écart stratégique se reflète également dans les investissements. Mazda prévoit environ 7,52 milliards de dollars dédiés à ses projets d’électrification d’ici 2030. Ce montant apparaît nettement inférieur à celui des grands acteurs mondiaux de l’industrie automobile.

À titre de comparaison, certains groupes comme Hyundai Motor Company investissent des sommes bien plus importantes, notamment dans leurs chaînes de production et leurs infrastructures liées aux véhicules électriques. Cette différence d’échelle souligne l’écart de vitesse entre Mazda et les constructeurs les plus agressifs sur le segment électrique.

Dans le même temps, Mazda continue d’allouer une part importante de ses ressources aux motorisations hybrides, notamment pour des modèles futurs de SUV compacts et intermédiaires. Cette stratégie confirme une approche prudente, centrée sur la rentabilité immédiate plutôt que sur une transformation rapide de son portefeuille technologique.

Notre avis, par leblogauto.com

Le choix de Mazda de repousser son offensive électrique à 2029 illustre une stratégie prudente mais risquée dans un secteur en forte accélération. Le constructeur semble privilégier la stabilité de ses gammes hybrides au détriment d’une présence affirmée sur le marché des véhicules électriques. Cette approche limite son exposition financière à court terme, mais l’éloigne des tendances structurelles du marché automobile mondial. À moyen terme, ce retard pourrait compliquer son positionnement face à des concurrents mieux armés technologiquement et industriellement.

Crédit illustration : Mazda.

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Stellantis Fastlane 2030 : les grandes lignes du plan produit

21 mai 2026 à 19:09
Le nouvel ordre Stellantis. Allo, Abarth ?

STLA One, l’arme miracle de la rentabilité ?

C’est une architecture de véhicule modulaire conçue pour accueillir plusieurs motorisations et gabarits de véhicule. STLA One repose sur une architecture évolutive dotée d’interfaces communes, visant à réduire la complexité, accélérer les cycles de développement (de 44 à 24 mois en moyenne) et atteindre une rentabilité de 20 %, grâce à une modularité intégrée dès la conception et à de nouveaux choix de batteries. La STLA One prend donc la place des STLA Small et Medium précédemment édifiées.

D’ici 2030, l’entreprise ambitionne de réaliser 50 % de ses volumes sur trois plateformes mondiales, avec jusqu’à 70 % de réutilisation des composants. Cette approche vise à raccourcir les délais de mise sur le marché, renforcer la stabilité de la chaine d’approvisionnement fournisseurs et améliorer la performance économique globale. Mais attention à la politique trop poussé de clonage…

STLA One couvre les segments B, C et D grâce à une architecture modulaire conçue dès l’origine avec une conception spécifique par type d’énergie.  Elle sera la première plateforme Stellantis prévue pour intégrer STLA Brain, le STLA SmartCockpit et la technologie de steer-by-wire. Là aussi, il faut attendre pour en savoir plus sur le contenu technologique.

Marques américaines : un effort massif 

Stellantis met le paquet sur le marché nord-américain, qui représente une part importante de ses ventes (1,5 million d’unités) et surtout 40% de ses profits. D’ici 2030, 23 lancements sont prévus, pour couvrir 90% du marché. Trois plateformes vont structurer l’offre, dont une inédite REEV à prolongation d’autonomie.  

Dodge : on pourrait résumer la formule à “back to basics”, en recentrant la marque sur la performance à l’état pur. Aux Durango et Charger s’ajouteront un nouveau GLH et une muscle car « mid size”. Et si la Viper revenait ? 

Jeep : la situation solide de l’emblématique marque lui permet d’étendre sa gamme, qui doit s’élargir avec un Wrangler Scrambler et un véhicule électrique Recon.  

Ram va intensifier son identité sur les “pick up” avec un pick-up “mid size”, un truck grand gabarit avec prolongateur d’autonomie (REEV)et un grand SUV. Le RAM 1500 va également être décliner dans une gamme très puissante “Bumble Bee”, qui culminera avec une version SRT de 777CV disposant du fameux V8 5.7 Hemi. Ram ambitionne d’être le pionnier des “Muscle Truck”. 

Petite surprise, Stellantis n’a pas encore enterré Chrysler. La vénérable marque américaine vivote depuis quelques années sur son seul monospace Pacifica mais deux modèles sont prévus pour élargir l’offre sur le segment compact : une “Airflow” et une “Arrow”, qui sera déclinée en version Cross. Chrysler devient en quelque sorte le “Citroën” de Stellantis aux USA, avec un positionnement de plus en plus revendiqué vers l’entrée de gamme et des produits qui commenceront sous la barre des 30.000 dollars. 

Europe : la STLA One en première ligne 

A l’horizon 2030, Stellantis prévoit 25 nouveautés et 25 renouvellements, l’effort se concentrant surtout sur les segments A et B (23 modèles) et C (20 modèles). Les deux marques leader y sont Peugeot et Fiat, tandis que Opel, Citroën et Alfa Romeo ont le statut de marques “régionales”.  DS repasse sous la tutelle des chevrons, tandis  

La plateforme STLAOne sera le fer de lance de cette offensive produit, avec 6 modèles et un début dès 2027 pour un objectif d’un million d’unités d’ici 2030. Peugeot sera la première à étrenner cette STLA, suivie d’Opel (avec la nouvelle Corsa), Jeep et Alfa Romeo. 

Quant à FIAT et Citroën, elles seront mobilisées sur les “E-Car”, une plateforme électrique accessible qui doit permettre de proposer des modèles sous la barre des 15.000 euros. Dès 2028, ces véhicules devront être alignés sur le thermique en termes de prix, et cela va passer évidemment par des partenariats renforcés.  

FIAT : le constructeur turinois semble enfin sortir de la “monoculture 500” du passé et veut retrouver ses fondamentaux historiques : proposer des voitures familiales, populaires et variées. Fiat élargira son offre sur la “mobilité urbaine” avec une Quattrolino (une Topolino 4 portes) et même un tricycle (nostalgie de l’Ape ?). Une nouvelle 500 et une nouvelle Pandina sont aussi au programme, tandis que la Grande Panda verra l’arrivée d’un grand frère, le Grizzly, qui serait décliné en deux carrosseries SUV et Crossover coupé selon les marchés.  

PEUGEOT lancera 4 nouveautés basées sur la STLA One : deux BEV sur le segment B (dont la très attendue 208) et 3 nouveautés multi- énergies sur le segment C, dont un C-SUV et deux modèles “ conduite basse”. Au sommet de la gamme, un break de chasse est attendu, mais cette fois-ci sur une base Dongfeng. Les Peugeot chinoises seront bientôt une réalité… 

CITROEN : du côté des chevrons, la grosse annonce, c’est le retour confirmé de la 2CV en électrique. Surfant sur la vague nostalgique, et constatant le succès de la R5 et celui imminent de la Twingo, Stellantis veut aussi surfer sur ce revivalisme électrifié. Pour l’instant, un petit teaser a laissé deviner dans la pénombre une voiture dont la silhouette rappelle évidemment sa célèbre aïeule.  

Autres marques italiennes : il est urgent d’attendre

Alfa Romeo, Lancia et Maserati sont trois marques historiques, à forte valeur émotionnelle, mais dont la situation est fragile voire critique. Quant à Abarth, on l’a oublié visiblement. Et l’Investor Day d’aujourd’hui n’a sans doute pas rassuré les fans… 

Alfa Romeo : « More to come ». Donc pas grand chose à se mettre sous la dent. En 20 secondes, c’était plié…Le binôme Giulia/Stelvio, dont le renouvellement a été reporté , est attendue pour 2027-2028, mais ne figurait plus sur le visuel de la gamme. Deux autres nouveautés seulement sont au programme d’ici 2030 : un C-SUV, qui pourrait être le remplaçant du Tonale ou alors une sorte de crossover coupé typé sportif (un bref visuel a été aperçu) et un modèle spécial “Bottega Fuoriserie”, le second après la 33 Stradale. Et c’est tout.

Ceux qui espéraient le retour d’une Giulietta ou d’un coupé GTV peuvent retourner se coucher…Avec à peine plus de 70.000 ventes en 2025, le Biscione n’arrive pas à redécoller. Le Junior a été un “petit succès” qui s’essouffle déjà, le Tonale a mangé son pain blanc et les Stelvio et Giulia sont désormais des vieilles dames. Le Biscione n’est clairement plus une priorité du groupe, et son retrait des USA semble acté. Est-ce le prélude à une cession ? On murmure que BYD s’intéresse… 

Lancia : le SUV Gamma est attendu en fin d’année, suivi éventuellement de la Detla. Mais lors de la conférence, la vénérable marque turinoise n’a été mentionnée que pour rappeller sa mise sous tutelle de Fiat et sa marginalisation comme “marque de spécialitéé, une expression étrange. La relance du “Calice” ne donne pas les résultats escomptés, la nouvelle Ypsilon se vendant peu.  

Maserati : certes, deux modèles semblent enfin confirmés : le Levante et la Quattroporte devraient avoir une descendance, mais on ne sait rien sur les motorisations ou la plateforme. Nous restons dans les intentions, sans rien de concret. Le temps presse, car les usines Italiennes tournent au ralenti.

On en est à seulement 5 modèles fabriques par jour…à moins que Stellantis ne soit en train de finaliser une reprise ? Là aussi, la piste chinoise s’avance… 

Et puisque l’on parle de plan industriel, on a compris que les capacités de production allaient sans doute se renforcer au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, ce qui laisse augurer de nouvelles délocalisations depuis l’Europe, où Stellantis prévoit de diminuer sa production de 800.000 unités…

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La suppression des  ZFE censurée par le conseil constitutionnel

21 mai 2026 à 17:34
Le conseil constitutionnel censure la suppression des ZFE

Les Zones à Faibles Emissions ou ZFE concernent 25 métropoles et agglomérations, soit 450 communes. Elles sont mises en place selon un calendrier et des règles différentes d’une agglomération à l’autre. Difficile de s’y retrouver, d’autant que les décisions contraires se succèdent. 

Le Parlement a acté la suppression des zones à faibles émissions (ZFE). Adoptée par le Sénat après un vote à l’Assemblée nationale, la loi devait encore être examinée par le Conseil constitutionnel. 

Les sages censurent

Sa décision n°2026-903 DC du 21 mai 2026  «  censure plusieurs dispositions de la loi déférée comme ayant été adoptées en méconnaissance de l’article 45 de la Constitution, notamment l’article 37 visant à supprimer la faculté ou l’obligation, pour certaines collectivités territoriales, de mettre en place une « zone à faibles émissions mobilité » (ZFE) aux fins de lutter contre la pollution atmosphérique, adopté selon une procédure contraire à la Constitution, faute de lien suffisant avec les dispositions du texte initial, comme cela avait au demeurant été relevé à plusieurs reprises lors de l’examen du texte par les parlementaires »

Le gouvernement a lui pris acte de cette décision qui « permet de maintenir les zones à faibles émissions (ZFE), essentielles pour lutter contre la pollution de l’air dans nos villes »

Retour à la vignette

L’obligation de respecter les règles en vigueur dans chaque agglomération reste donc de mise. Il en va de même de l’apposition de la vignette Crit’Air sur le pare brise. Les exemptions, notamment pour les véhicules en carte grise collection sont toujours d’actualité.

A l’évidence le sujet ne manquera pas de provoquer de nouveaux remous dans les jours qui viennent.

Via Conseil constitutionnel

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Stellantis dévoile son plan de relance « Fastlane 2030 »

21 mai 2026 à 15:01

Stellantisa annoncé jeudi son intention d’investir 60 milliards d’euros (69,7 milliards de dollars ) dans le cadre d’un nouveau plan stratégique quinquennal préparé par le PDG Antonio Filosa. Baptisé “FastLane 2030”, ce plan vise également des économies annuelles de 6 milliards d’euros d’ici 2028. 

L’objectif est de rétablir la confiance et de relancer l’entité sur des bases saines, après avoir liquidé durement en février l’héritage de Carlos Tavarès avec des charges exceptionnelles de 22 milliards qui ont plombé les finances et fait dévisser le titre en bourse. Autant dire que c’est quasiment un reset ! 

Plan produit et technologique ambitieux (pas pour toutes les marques)

Ce plan prévoit d’investir 36 milliards d’euros dans le vaste portefeuille de marques afin de lancer plus de 60 nouveaux véhicules ainsi que des mises à jour de 50 autres modèles, dont des véhicules tout électriques, hybrides et à moteur à combustion interne traditionnel. 

Les 24 milliards d’euros restants seront consacrés aux plateformes mondiales et aux nouvelles technologies. L’entreprise a annoncé en ce sens des partenariats stratégiques avec les géants Qualcomm et Wayve afin de développer la connectivité et la conduite autonome.

Le groupe table aussi sur une réduction sensible des coûts, non pas en rognant sur la qualité, mais en intensifiant la modularité des plateformes, raison d‘être notamment de la nouvelle STLA One destinée aux véhicules des segments A-B-C et fer de lance d’une bonne partie des nouveautés dévolues à l’Europe.

L’autre volet d’efficience, c’est en développant le “digital engineering” et le recours à IA de conception pour ramener de 44 à 24 mois en moyenne le temps de gestation d’un nouveau modèle.  Les ingénieurs ont-ils du souci à se faire ? ça commence déjà chez Opel…

America First

L’Amérique du Nord, qui représente 60% de ses ventes mondiales, est au cœur de la stratégie de relance du groupe, avec les plus importantes perspectives de croissance. Ce n’est pas un hasard si c’est depuis le siège américain à Auburn Hills, dans le  Michigan, que cet “Investors Day” a été présenté par Antonio Filosa.  

D’ici 2030, le marché nord-américain accueillera 23 lancements de produits, avec 11 nouveautés et 12 renouvellements. Aux États-Unis, l’augmentation de la production devrait permettre d’augmenter le taux d’utilisation des capacités de production de 80 % en 2030. Le groupe peut s’appuyer sur des marques fortes, Jeep, RAM, Dodge et tentera de revivifier Chrysler, dont la gamme est aujourd’hui restreinte au Pacifica. 

Réorganisation des marques : FIAT sauve l’honneur Italien

Un autre sujet, c’est la gestion des marques. 14 entités à repositionner, Là aussi, des évolutions sont actées.  

Stellantis s’appuie désormais sur quatre marques mondiales présentant le plus fort potentiel en termes de volume et de rentabilité : Jeep, Ram, Peugeot et FIAT. Ces marques, avec leur présence multirégionale, sont les premiers bénéficiaires des nouveaux programmes et technologies à vocation mondiale. 70 % des investissements dans les marques et les produits du plan leur seront consacrés,  ainsi qu’à Pro One, la Business Unit dédiée aux véhicules utilitaires de Stellantis. 

Les cinq marques régionales de l’entreprise – Chrysler, Dodge, Citroën, Opel et Alfa Romeo – bénéficieront des mêmes programmes et technologies et doivent “accentuer leur différenciation” afin de mieux répondre aux attentes de leurs clients. Néanmoins, on a remarqué que le cas Alfa Romeo a été expédié en quelques secondes, signe d’un relatif désintérêt du groupe, sans grosse annonce produit particulière. Le retrait du marché US semble acté pour le Biscione. 

DS Automobiles et Lancia sont placées sous la tutelle respective de Citroën et FIAT, et développées en tant que “marques de spécialité”. C’est assez vague…et Abarth n’a même pas été évoquée. Le scorpion devrait peu à peu redevenir ce qu’il fut, c’est à dire une griffe sportive et non pas une marque à part entière.  

L’entreprise annonce vouloir aussi “renforcer l’avenir de Maserati”, en ajoutant deux nouveaux véhicules du segment E. Une feuille de route détaillée sera présentée à Modène en décembre 2026, mais les rumeurs vont bon train pour une reprise chinoise… 

Le plan industriel

Avec FaSTLAne 2030, Stellantis veut améliorer le taux d’utilisation des capacités de production de l’entreprise dans toutes les régions. Ceci sera rendu possible par l’augmentation des volumes liée à l’offensive produit, ainsi que par des actions locales ciblées. Les objectifs fixés sont de 80% en Amérique du Nord, une pleine capacité dans la zone Moyen Orient-Afrique et une capacité de production réduite en Europe, qui baisserait de 800 000 unités.

Tout cela devrait se faire via la reconversion de certains sites (comme à Poissy, en France) et par le développement de partenariats (comme à Madrid et Saragosse, en Espagne, et à Rennes, en France), tout en veillant à préserver les emplois industriels. Le taux d’utilisation des capacités de production passera ainsi de 60 % à 80 % en 2030. 

Partenariats renforcés, surtout avec la Chine

Concernant les partenariats, Stellantis veut renforcer ceux déjà en cours avec Leapmotor (détenue à 51 % par Stellantis)en s’appuyant sur leurs bases de fournisseurs respectives afin d’améliorer la compétitivité des coûts. Elles prévoient également de coopérer sur le plan industriel, notamment via le partage de capacités dans les usines de Madrid et de Saragosse (Espagne), conformément aux futures exigences du « Made-in-Europe ».  

Avec son partenaire historique Dongfeng, Stellantis ouvre une nouvelle ère de coopération au sein de la coentreprise DPCA, basée en Chine, afin de produire deux modèles Peugeot et deux modèles Jeep destinés aux marchés chinois et à d’autres régions. La nouveauté vient de la création d’une coentreprise européenne avec Dongfeng, détenue à 51 % par Stellantis, avec un démarrage prévu sur le site de Rennes (France). 

La Chine met un pied de plus en plus grand en Europe : Stellantis en a besoin à la fois pour remplir ses usines et bénéficier des apports technologiques. Par contre, l’inquiétude reste de mise en Italie, où beaucoup d’usines sont en sous-utilisation. Et ce ne sont pas les plans produits vaseux concernant Alfa et Maserati qui vont rassurer…

En partenariat avec Tata, l’entreprise veut renforcer sa compétitivité en Asie-Pacifique, au Moyen-Orient et en Afrique, ainsi qu’en Amérique du Sud, en s’appuyant sur des synergies dans les domaines de la production, de la chaine d’approvisionnement, des produits et des technologies. 

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Voitures électriques : la vérité sur la durée des batteries

21 mai 2026 à 14:12


Une étude basée sur 1,61 milliard de km montre que les batteries des VE perdent peu d’autonomie après plusieurs années.

Les véhicules électriques continuent de faire évoluer leur image auprès des automobilistes. Longtemps perçue comme le principal point faible du marché, la durée de vie des batteries semble aujourd’hui moins préoccupante à la lumière de nouvelles données publiées par Recurrent. L’étude, basée sur plus de 1,61 milliard de kilomètres parcourus, met en avant des progrès significatifs dans plusieurs domaines clés de la mobilité électrique : autonomie, recharge rapide, efficacité énergétique et vieillissement des accumulateurs.

Selon ce rapport, la majorité des véhicules électriques conservent environ 97 % de leur autonomie d’origine après trois ans d’utilisation. Après cinq ans, cette capacité moyenne resterait encore autour de 95 %. Ces chiffres viennent nuancer les inquiétudes persistantes autour de la dégradation des batteries lithium-ion, souvent considérée comme un frein à l’achat d’un véhicule zéro émission.

Une autonomie en forte progression

L’évolution des performances des voitures électriques apparaît également dans les chiffres d’autonomie annoncés par les constructeurs automobiles. En 2026, l’autonomie moyenne des modèles électriques populaires atteint 523 kilomètres. À titre de comparaison, elle s’élevait à 472 kilomètres en 2025 et à seulement 420 kilomètres en 2020.

Cette progression ne repose pas uniquement sur l’augmentation de la capacité des batteries haute tension. Les fabricants améliorent aussi plusieurs paramètres techniques liés à l’efficience énergétique. L’aérodynamique, la gestion thermique des cellules ou encore les logiciels de gestion de l’énergie permettent désormais d’optimiser chaque kilowattheure consommé.

L’étude souligne toutefois que les modèles les plus endurants restent souvent ceux équipés des plus grosses batteries. Le Chevrolet Silverado EV illustre cette tendance avec un pack de 205 kWh capable d’offrir jusqu’à 880 kilomètres d’autonomie sur une seule charge. Cette stratégie n’est cependant pas sans conséquences sur l’efficacité globale du marché.

Les grands SUV électriques et les pickups affichent généralement une consommation énergétique supérieure aux véhicules plus compacts. En 2026, la moyenne du marché atteint 23,3 kWh aux 100 kilomètres, tandis que les modèles les plus sobres descendent autour de 14,3 kWh aux 100 kilomètres. Cette différence met en évidence l’importance du poids, du gabarit et de l’aérodynamisme dans les performances réelles d’un véhicule électrique.

La recharge rapide devient un argument central

Au-delà de l’autonomie pure, les progrès de la recharge rapide transforment également l’expérience des conducteurs. Les modèles les plus performants sont désormais capables de récupérer environ 161 kilomètres d’autonomie en moins de dix minutes sur une borne rapide.

Le rapport insiste néanmoins sur un point souvent méconnu : la puissance maximale affichée par les constructeurs ne constitue pas le seul critère important. La capacité du véhicule à maintenir une puissance élevée pendant une longue période joue un rôle essentiel dans les temps de recharge réels.

Plusieurs modèles se distinguent dans ce domaine grâce à leur architecture électrique de 800 volts. C’est notamment le cas des Hyundai Ioniq 5, Hyundai Ioniq 6, Kia EV6 et Genesis GV60. Sur le segment premium, la Porsche Taycan et les modèles de Lucid Motors repoussent encore davantage les limites de la recharge haute puissance.

Cette évolution contribue à réduire l’un des principaux freins psychologiques liés aux longs trajets en voiture électrique. Avec des temps d’arrêt plus courts et des autonomies plus élevées, les usages se rapprochent progressivement de ceux des véhicules thermiques traditionnels.

Le froid reste un défi pour les batteries

Malgré ces avancées, les conditions hivernales continuent d’avoir un impact notable sur les performances des batteries. À une température de 0 °C, les véhicules électriques conservent en moyenne environ 78 % de leur autonomie habituelle. Lorsque le thermomètre descend à -6,7 °C, cette autonomie moyenne tombe autour de 70 %.

Le système de chauffage embarqué joue un rôle important dans cette perte d’efficacité. Les modèles équipés d’une pompe à chaleur limitent davantage l’impact du froid sur la consommation énergétique. Selon l’étude, cette technologie permettrait de récupérer environ 10 % d’autonomie supplémentaire à 0 °C par rapport à un chauffage électrique conventionnel.

Ces résultats montrent que les performances d’un véhicule électrique dépendent désormais moins de la seule question de la longévité de la batterie que des conditions d’utilisation réelles. Le climat, les trajets quotidiens, la fréquence des recharges rapides ou encore l’accès à des infrastructures adaptées deviennent des critères essentiels dans le choix d’un modèle.

Les données analysées par Recurrent traduisent ainsi une évolution importante du marché automobile électrique. La question n’est plus uniquement de savoir si la batterie vieillira correctement, mais plutôt quel véhicule correspond le mieux aux besoins concrets de chaque conducteur.

Notre avis, par leblogauto.com

Les chiffres publiés par Recurrent apportent un éclairage intéressant sur l’évolution réelle des batteries de véhicules électriques. Les données montrent surtout que la dégradation reste relativement limitée sur plusieurs années, un point souvent sujet à de nombreuses idées reçues. L’amélioration simultanée de l’autonomie et des performances de recharge confirme également la maturité progressive du marché. En revanche, les écarts de consommation et l’impact du froid rappellent que tous les modèles ne se valent pas selon les usages et les conditions climatiques.

Crédit illustration : Leblogauto.com.

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L’Espagne accélère les aides aux voitures électriques

21 mai 2026 à 12:12

L’Espagne remplace Moves III par le Plan Auto 2030 avec jusqu’à 5 500 € de remise immédiate sur les voitures électriques.

L’Espagne accélère les aides aux voitures électriques

L’Espagne modifie en profondeur son dispositif de soutien aux voitures électriques avec le lancement du Plan Auto 2030, destiné à remplacer l’ancien programme Moves III. Le gouvernement espagnol veut désormais simplifier l’accès aux aides à l’achat de véhicules électriques en supprimant l’un des principaux freins dénoncés par les automobilistes et les professionnels du secteur : les délais de remboursement particulièrement longs.

Le nouveau système prévoit une réduction appliquée directement au moment de l’achat chez le concessionnaire automobile, sans attendre pendant des mois, voire des années, le versement d’une subvention publique. Cette évolution marque un changement stratégique important pour le marché automobile espagnol, alors que la transition vers l’électrification reste encore freinée par des coûts élevés et des infrastructures de recharge inégalement développées.

Le Plan Auto 2030 s’inscrit également dans une logique industrielle plus large visant à soutenir les constructeurs européens face à la concurrence croissante des fabricants chinois de véhicules électriques.

Une remise immédiate directement en concession

La principale nouveauté du Plan Auto 2030 réside dans son fonctionnement beaucoup plus direct pour les acheteurs de véhicules électriques. Désormais, l’aide maximale de 5 500 euros sera déduite immédiatement de la facture lors de l’achat du véhicule neuf chez le concessionnaire.

Sur ce montant, 4 500 euros proviennent du financement public espagnol tandis que les distributeurs automobiles devront participer à hauteur de 1 000 euros en utilisant une partie de leur marge commerciale. Cette formule vise à éviter les lourdeurs administratives qui avaient fortement pénalisé le précédent programme Moves III.

Avec l’ancien système, les acheteurs de voitures électriques devaient souvent patienter de longs mois avant de percevoir effectivement leur aide financière. Cette situation créait une forte incertitude pour les consommateurs et ralentissait les décisions d’achat sur le marché automobile espagnol.

Le gouvernement espagnol espère désormais fluidifier les ventes de véhicules électriques grâce à cette remise immédiate visible dès la signature du bon de commande. Le programme a été officiellement approuvé en février et s’applique rétroactivement aux achats réalisés à partir du 1er janvier 2026.

La présentation officielle du dispositif auprès des professionnels de l’automobile doit se tenir le 21 mai à Barcelone, dans le cadre d’un événement réunissant des représentants du gouvernement espagnol, de l’industrie automobile et des autorités régionales. Plusieurs responsables importants du secteur sont attendus, dont le président de la Generalitat Salvador Illa, le président d’ANFAC Josep Maria Recasens, ainsi que Markus Haupt, dirigeant de Seat et Cupra.

Le critère EEE favorise les modèles européens

Le Plan Auto 2030 introduit également un nouveau mécanisme baptisé critère EEE, pour « électrique, économique et européen ». Ce dispositif vise à privilégier les voitures électriques produites dans l’Union européenne et accessibles financièrement.

Le niveau maximal d’aide sera réservé aux modèles électriques fabriqués en Europe et affichés à moins de 35 000 euros hors TVA. Les véhicules produits dans l’Union européenne mais commercialisés jusqu’à 45 000 euros pourront également bénéficier d’un soutien financier, mais avec une subvention réduite.

Les véhicules électriques assemblés hors de l’Union européenne ainsi que les hybrides rechargeables restent éligibles au programme, mais les montants accordés seront moins élevés. Cette orientation confirme la volonté du gouvernement espagnol de soutenir simultanément l’électrification du parc automobile et l’industrie européenne face à la concurrence asiatique.

Le marché automobile chinois exerce en effet une pression croissante sur les constructeurs européens grâce à des véhicules électriques souvent moins coûteux et rapidement développés. En favorisant les modèles produits localement, l’Espagne cherche donc à renforcer l’attractivité des usines européennes tout en stimulant les ventes de voitures électriques sur son territoire.

Cette stratégie pourrait également bénéficier indirectement aux groupes industriels implantés en Espagne, un pays qui joue un rôle important dans la production automobile européenne.

Des ambitions larges mais encore des zones d’ombre

Le Plan Auto 2030 ne se limite pas uniquement aux aides à l’achat de véhicules électriques. Le programme regroupe au total 25 mesures destinées à accélérer la transition vers la mobilité électrique.

Parmi les projets figurent notamment le développement des infrastructures de recharge rapide, le programme Moves Corredores destiné aux grands axes de recharge, ainsi que de nouveaux investissements industriels liés au programme EV PERTE consacré à la filière des véhicules électriques.

Malgré ces ambitions, plusieurs interrogations subsistent encore autour de l’application concrète du dispositif. Le calendrier de déploiement a déjà pris du retard : annoncé en décembre puis validé en février, le programme ne commencera réellement à accepter les demandes qu’à partir du mois de mai.

Cette période d’attente a créé une certaine confusion sur le marché automobile espagnol. Certains consommateurs ont préféré reporter leur achat de voiture électrique dans l’attente des nouvelles conditions d’aide et des modèles réellement éligibles.

D’autres éléments restent encore flous, notamment le cumul éventuel avec les aides régionales, la liste définitive des véhicules concernés ou encore les modalités exactes de remboursement des concessionnaires par l’État.

Pour les professionnels du secteur automobile, la réussite du Plan Auto 2030 dépendra autant de la rapidité d’exécution que du montant des aides annoncées. Les précédents retards administratifs du programme Moves III ont laissé des traces sur le marché, où la prévisibilité reste devenue essentielle pour convaincre les acheteurs de passer à l’électrique.

Le gouvernement espagnol devra désormais démontrer que ce nouveau système de soutien peut réellement accélérer les ventes de véhicules électriques sans reproduire les lenteurs bureaucratiques qui avaient freiné le précédent dispositif.

Notre avis, par leblogauto.com

Le principal atout du Plan Auto 2030 réside dans la remise immédiate appliquée directement chez le concessionnaire, une évolution attendue depuis longtemps par les acheteurs de voitures électriques. Cette simplification pourrait réduire les hésitations liées aux délais administratifs du précédent programme Moves III.

Le critère EEE montre également une volonté claire de soutenir l’industrie automobile européenne face à la montée en puissance des constructeurs chinois sur le segment des véhicules électriques. L’approche combine ainsi transition énergétique et politique industrielle.

Crédit illustration : Cupra.

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Škoda Epiq : le nouveau crossover électrique compact s’affiche au prix du thermique

21 mai 2026 à 10:42

Le constructeur tchèque élargit sa gamme de véhicules 100 % électriques avec le lancement du Škoda Epiq. Ce crossover urbain se positionne comme le modèle électrique le plus accessible de la marque, affichant un tarif équivalent à celui du modèle thermique Kamiq sur plusieurs marchés, dont la France.

Une nouvelle plateforme technique à traction avant

L’Epiq est le premier modèle de la marque à reposer sur la nouvelle plateforme électrique MEB+, développée au sein du Brand Group Core de Volkswagen. Cette architecture se caractérise par une masse réduite et une configuration à traction avant (*), une première pour un véhicule électrique Škoda.

Sur le plan mécanique, le catalogue se compose de deux tailles de batterie et de trois niveaux de puissance. Le véhicule annonce une autonomie maximale d’environ 440 kilomètres. Concernant la recharge, la batterie accepte le courant alternatif (AC) à hauteur de 11 kW de série. En courant continu (DC), la recharge rapide permet évidemment de passer de 10 à 80 % en près de 24 minutes dans les conditions idéales.

Design aérodynamique et habitabilité optimisée

Ce nouveau modèle est le premier véhicule de série à adopter le langage stylistique « Modern Solid » de Škoda. L’extérieur se distingue par des lignes épurées, une face avant fermée dite « Tech-Deck Face » en noir brillant et une nouvelle signature lumineuse en forme de T. Les optimisations aérodynamiques permettent d’atteindre un coefficient de traînée de 0,275.

Malgré des dimensions extérieures compactes, l’habitacle intègre :

  • Un volume de coffre de 475 litres (incluant une trappe de 25 litres).
  • Un compartiment de rangement avant (« frunk ») prévu à partir de 2027.
  • Des commandes intuitives et des matériaux durables.

Ce style ne plaira pas à tout le monde. On s’était habitué aux faces avant des Škoda de ces dernières années. Là, si on a un succédané de calandre avec le « Tech-Deck Face », les feux déconstruits, reliés par une bande noire, soulignés par une grille « à la Jeep », le style dénote.

Idem à l’arrière et de profil avec un montant C massif (on craint les angles morts) et des feux arrière tarabiscotés. Le changement est-il toujours bon ?

Technologies embarquées et fonctionnalités inédites

L’Epiq introduit la fonctionnalité « One Pedal » dès son lancement, permettant de gérer l’accélération et le freinage via une seule pédale avec une régénération ajustable. Il intègre également la recharge bidirectionnelle, offrant la possibilité d’alimenter des appareils externes, un foyer ou le réseau électrique selon l’infrastructure. Du classique désormais dans le VE.

La connectivité repose sur un système d’infodivertissement utilisant Android, associé à un écran central de 13 pouces. Les utilisateurs peuvent accéder à distance aux données du véhicule et gérer la recharge via l’application MyŠkoda.

L’intérieur semble austère avec du classique : planche de bord horizontale et une tablette posée au milieu. Cela manque un peu de « fun ».

Sécurité et version de lancement

La dotation de sécurité de série comprend sept airbags (dont un airbag central) ainsi que plusieurs aides à la conduite :

  • Le Front Assist
  • Le Side Assist
  • Le Lane Assist
  • La reconnaissance des panneaux de signalisation

Le système Voyage Assist 3.0 est quant à lui proposé en option.

Une série limitée, baptisée « First Edition », est disponible à la commande dès le 19 mai 2026. Basée sur la finition Selection, elle intègre des éléments de design spécifiques et est obligatoirement associée à la motorisation la plus puissante de la gamme.

Notre avis, par leblogauto.com

Laissons le style de côté, Škoda indique que ce nouvel Epiq se situe au niveau du prix du Kamiq thermique. L’Epiq City 55 est à 28 620 € (3 450 € de prime CEE EDF déduite). Mais, pour cela, vous n’avez que 55 kWh de batterie soit 441 km d’autonomie WLT.

En face, le Kamiq Active débute à 25 780 € + 400 € de malus. Ah, déjà c’est 2 440 € de moins (~10 %). Avec, la polyvalence de son carburant liquide. Même avec un prix de l’essence à 2 €/l, nombreux continueront de préférer la version thermique à l’électrique.

Il faudra sans doute attendre les versions à 35 kWh de capacité de batterie pour avoir un prix d’achat équivalent. Il faudrait pousser jusqu’à la comparaison des équipements de chacun.

En revanche, cela reste une proposition intéressante pour qui veut passer à l’électrique et avoir un SUV de 4,17 m de long au coffre généreux. A comparer avec une Megane E-Tech ou un Peugeot e-2008 par exemple, avantage Skoda Epiq sur le prix. En revanche, la Renault 4 E-Tech semble plus « en ligne » face à cet Epiq même si à partir de 29 870 € (prime CEE de 3 620 € déduite). Sinon il y a le Kia EV2.

Note

(*) Traction et propulsion ne présument absolument pas de quel essieu est moteur. Ainsi, on parlera indistinctement de traction arrière comme de propulsion avant. Même Citroën en son temps vendait des berlines 11 CV à « traction arrière ».

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BMW en Chine : le défi du prochain million

21 mai 2026 à 06:29

BMW atteint bientôt 7 millions de voitures produites en Chine, mais fait face à une concurrence locale électrique redoutable.

BMW s’apprête à franchir un cap symbolique sur le marché automobile chinois. En 2026, le constructeur allemand devrait produire sa sept millionième voiture assemblée localement, confirmant l’importance stratégique de la Chine dans son développement industriel mondial. Derrière cette performance industrielle majeure, le groupe fait toutefois face à un ralentissement commercial marqué, conséquence directe de la montée en puissance des constructeurs automobiles chinois dans les véhicules électriques et les technologies embarquées.

La Chine demeure aujourd’hui le premier marché du groupe BMW, loin devant l’Allemagne en volume de ventes. Mais alors que les marques locales accélèrent leur innovation dans les voitures électriques, les SUV connectés et les solutions numériques embarquées, le constructeur premium allemand doit revoir sa stratégie afin de préserver sa compétitivité dans un environnement devenu beaucoup plus exigeant.

Une production automobile massive en Chine

BMW produit des véhicules en Chine depuis 2004, date du lancement de l’usine de Dadong, située à Shenyang. Huit ans plus tard, le constructeur a renforcé son dispositif industriel avec l’ouverture du site de Tiexi, également implanté dans cette région stratégique de l’industrie automobile chinoise.

Aujourd’hui, ces deux usines jouent un rôle central dans la production mondiale du groupe. Le site de Dadong assemble plusieurs modèles clés de la marque, notamment les Série 5 et i5, ainsi que les SUV iX3 et X5. De son côté, l’usine de Tiexi produit les Série 2 et Série 3, les modèles électriques i3 et iX1, ainsi que les SUV X1 et X3.

En 2025, les deux sites ont produit près de 540 000 véhicules, soit environ 22 % de la production mondiale totale de BMW. Ce chiffre illustre le poids industriel considérable de la Chine pour le constructeur bavarois. Le marché chinois représente également 25,4 % des ventes mondiales du groupe BMW, contre seulement 11,7 % pour le marché allemand.

Cette dépendance au marché chinois constitue néanmoins un facteur de vulnérabilité dans un contexte où la concurrence locale devient de plus en plus agressive, notamment sur le segment des voitures électriques premium.

Les marques chinoises bouleversent le marché premium

Malgré ce niveau de production élevé, BMW enregistre un recul important de ses ventes en Chine. Avec MINI, le groupe a perdu environ 200 000 ventes en seulement deux ans, tombant à environ 626 000 véhicules vendus en 2025. Le pic commercial avait été atteint en 2021 avec près de 847 900 voitures livrées aux clients chinois.

Cette baisse s’explique principalement par la montée en puissance des constructeurs automobiles chinois, devenus extrêmement compétitifs sur les nouvelles technologies. Les marques locales lancent rapidement de nouveaux modèles électriques, proposent des habitacles fortement digitalisés et multiplient les fonctionnalités intelligentes, souvent à des prix plus attractifs que ceux des constructeurs premium étrangers.

Le marché automobile chinois évolue rapidement et les attentes des consommateurs changent également. Les acheteurs recherchent désormais davantage de technologies embarquées, d’assistants numériques, d’interfaces connectées et de solutions de conduite automatisée. Le simple prestige d’une marque premium européenne ne suffit plus à convaincre une clientèle de plus en plus sensible à l’innovation.

Cette transformation du marché met sous pression les constructeurs historiques comme BMW, qui doivent accélérer leur adaptation face à des concurrents locaux capables de développer de nouveaux véhicules électriques à un rythme particulièrement rapide.

BMW accélère sa stratégie de localisation

Face à cette évolution du marché, BMW mise sur une stratégie de localisation renforcée pour tenter de regagner du terrain. Le constructeur prépare notamment des versions spécifiques de sa future génération de modèles Neue Klasse destinées au marché chinois.

Parmi les véhicules annoncés figurent des variantes à empattement long des futures i3 et iX3, développées avec l’appui des équipes locales de recherche et développement ainsi que des partenaires chinois du groupe. L’objectif est d’adapter plus précisément les véhicules aux attentes des automobilistes chinois.

Cette stratégie ne se limite pas à des modifications de carrosserie ou d’espace intérieur. BMW prévoit également des équipements numériques enrichis, des assistants vocaux plus avancés ainsi que des solutions de conduite automatisée adaptées aux usages locaux.

Le directeur général du groupe, Oliver Zipse, défend ouvertement une approche reposant sur le principe « penser global, agir local ». Pour BMW, cette philosophie devient désormais indispensable afin de rester compétitif sur le plus grand marché automobile du monde.

Le constructeur reconnaît implicitement qu’il devient difficile de rivaliser avec les nouveaux acteurs chinois sans intégrer davantage de technologies locales, de processus de décision rapides et d’adaptations spécifiques au marché.

L’objectif des sept millions de véhicules produits en Chine représente ainsi bien plus qu’un simple symbole industriel. Pour BMW, le véritable défi sera désormais de conquérir le prochain million de clients grâce à des modèles capables de rivaliser directement avec les marques automobiles chinoises sur le terrain de l’innovation technologique, de l’électrification et des services numériques embarqués.


Notre avis, par leblogauto.com

Le cap des sept millions de véhicules produits en Chine confirme l’importance stratégique du marché chinois pour BMW et son rôle central dans la production mondiale du groupe. Toutefois, la baisse des ventes montre clairement que les constructeurs premium européens ne bénéficient plus du même avantage concurrentiel qu’auparavant.

L’évolution rapide des attentes des consommateurs chinois vers davantage de technologies embarquées et de connectivité oblige BMW à accélérer sa transformation. La stratégie de localisation des futurs modèles électriques Neue Klasse apparaît comme une réponse logique face à la pression des marques locales.

Le marché chinois devient désormais un véritable laboratoire de compétitivité pour les constructeurs internationaux, où l’innovation et la rapidité d’exécution prennent progressivement le pas sur l’image de marque traditionnelle.

Crédit illustration : BMW.

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Il confond les capacités amphibies de son Tesla Cybertruck avec un vrai bateau

21 mai 2026 à 06:18
Il confond les capacités amphibies de son Tesla Cybertruck avec un vrai bateau

Le Tesla Cybertruck continue de faire parler de lui, mais pas toujours pour les bonnes raisons. Hier, un propriétaire texan a transformé une démonstration du mode Wade en véritable fiasco aquatique, nécessitant l’intervention des services de secours et d’une grue pour récupérer son véhicule électrique au fond du lac Grapevine. Cette mésaventure illustre parfaitement la différence entre les capacités réelles d’un véhicule et les fantasmes de ses propriétaires les plus audacieux.

Il confond les capacités amphibies de son Tesla Cybertruck avec un vrai bateau

Le mode Wade : une technologie pour les eaux peu profondes, pas pour jouer les marins

Le mode Wade du Tesla Cybertruck représente l’une des fonctionnalités les plus impressionnantes de ce pick-up électrique révolutionnaire. Cette technologie sophistiquée élève automatiquement la hauteur de caisse du véhicule et utilise le système de suspension pneumatique embarqué pour pressuriser le pack de batteries, créant ainsi une protection efficace contre les intrusions d’eau. Cette innovation permet au Cybertruck de naviguer en toute sécurité dans des zones inondées peu profondes ou de traverser des cours d’eau mineurs sans compromettre l’intégrité de ses composants électroniques sensibles.

Cependant, Tesla a toujours été explicite concernant les limites de cette fonctionnalité. Le mode Wade est conçu exclusivement pour des traversées en eaux peu profondes, typiquement quelques centimètres à un mètre de profondeur maximum. Il s’agit d’un outil pratique pour les situations d’urgence ou les aventures tout-terrain modérées, certainement pas d’un système de navigation maritime permettant de transformer le véhicule en embarcation amphibie.

La technologie repose sur plusieurs mécanismes complexes : l’étanchéification temporaire du compartiment moteur, la surveillance continue des niveaux d’eau via des capteurs dédiés, et un système d’alerte qui prévient le conducteur lorsque les limites de sécurité sont atteintes. Malheureusement, certains propriétaires semblent avoir mal interprété ces capacités, confondant innovation technologique et invitation à l’aventure nautique.

Quand l’ambition dépasse la réalité : le fiasco du lac Grapevine

L’incident s’est déroulé hier au lac Grapevine, au Texas, lorsqu’un propriétaire de Cybertruck particulièrement optimiste a décidé de tester les limites aquatiques de son véhicule. Armé d’une confiance mal placée et probablement inspiré par les promesses d’Elon Musk concernant de futures capacités amphibies du Cybertruck, cet audacieux conducteur a engagé son pick-up électrique dans une traversée complète du lac.

Les premières images vidéo partagées sur Instagram montraient un début prometteur près de la rive, le Cybertruck semblant effectivement capable de flotter momentanément. Cette réussite initiale a probablement renforcé la conviction du conducteur que son véhicule pouvait véritablement servir d’embarcation de fortune. Malheureusement, la physique et la gravité ont rapidement repris leurs droits.

Une fois en eau profonde, le Cybertruck a rapidement commencé à prendre l’eau, ses systèmes électroniques se désactivant progressivement tandis que le véhicule s’enfonçait inexorablement vers le fond du lac. Les occupants ont dû abandonner précipitamment leur « navire » improvisé, se retrouvant contraints de nager jusqu’à la rive pendant que leur véhicule de plus de 100 000 dollars disparaissait sous la surface.

Cette mésaventure rappelle cruellement que les annonces marketing et les capacités réelles peuvent parfois diverger considérablement. Bien qu’Elon Musk ait effectivement évoqué à plusieurs reprises la possibilité pour le Cybertruck de servir brièvement de bateau, cette fonctionnalité n’a jamais été officiellement intégrée aux véhicules de production actuels.

Opération de sauvetage complexe et conséquences légales

La récupération du Cybertruck immergé s’est transformée en véritable opération de sauvetage maritime, mobilisant de nombreuses ressources locales pendant de longues heures. L’équipe de sauvetage aquatique du département des pompiers de Grapevine a dû intervenir en urgence pour secourir les occupants du véhicule, heureusement indemnes mais probablement traumatisés par cette expérience aquatique non planifiée.

L’extraction du véhicule lui-même a nécessité l’intervention d’une grue spécialisée capable de hisser les plus de 3 tonnes du Cybertruck depuis le fond du lac. Cette opération délicate s’est prolongée jusqu’aux premières heures de la nuit, mobilisant des équipes techniques expérimentées et des équipements coûteux. Le spectacle de ce pick-up électrique futuriste dégoulinant d’eau de lac au bout d’une grue a rapidement fait le tour des réseaux sociaux, devenant un mème instantané dans la communauté automobile.

Au-delà de l’aspect spectaculaire de la récupération, cette aventure aquatique a eu des conséquences légales immédiates pour son instigateur. Les autorités texanes appliquent des réglementations particulièrement strictes concernant l’utilisation de véhicules à moteur dans les zones protégées, notamment les parcs et les lacs fermés ou balisés. Le conducteur du Cybertruck a été arrêté et inculpé pour conduite imprudente et violation des réglementations environnementales.

Cette arrestation souligne l’importance de respecter non seulement les capacités techniques des véhicules, mais également la législation locale en matière d’utilisation des espaces naturels. Les amendes pour ce type d’infraction peuvent atteindre plusieurs milliers de dollars, sans compter les frais de récupération du véhicule et les éventuels dommages environnementaux.

L’influence des véhicules amphibies chinois et la course à l’innovation

Cette tentative malheureuse pourrait avoir été inspirée par les récentes annonces de constructeurs chinois proposant des SUV électriques dotés de véritables capacités amphibies. Certains modèles haut de gamme intègrent effectivement un « mode yacht » fonctionnel permettant de naviguer temporairement en eau profonde, une prouesse technique qui fait rêver de nombreux amateurs d’aventure.

Ces véhicules chinois utilisent des technologies de pointe incluant des systèmes d’étanchéification avancés, des hélices rétractables et des flotteurs gonflables intégrés. Cette approche radicalement différente de l’amphibie automobile représente une véritable révolution dans l’industrie, poussant les constructeurs occidentaux à repenser leurs propres innovations.

Il est possible que le propriétaire du Cybertruck ait développé une forme de « cyber-insécurité » face à ces capacités chinoises, l’incitant à surestimer les possibilités de son véhicule américain. Cette rivalité technologique internationale alimente parfois des comportements imprudents chez des propriétaires désireux de prouver la supériorité de leur marque favorite.

L’incident soulève également des questions importantes sur la communication des constructeurs concernant les capacités réelles de leurs véhicules. Alors que Tesla continue de promettre de futures fonctionnalités amphibies pour le Cybertruck, la distinction entre les capacités actuelles et les développements futurs doit être clarifiée pour éviter ce type de malentendu dangereux.

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Nissan vise le rebond grâce à sa restructuration

21 mai 2026 à 04:21

Nissan anticipe un bénéfice en hausse grâce à ses réductions de coûts et sa stratégie de relance automobile mondiale.

Nissan vise le rebond grâce à sa restructuration

Le constructeur automobile japonais Nissan entrevoit une amélioration de sa situation financière après plusieurs exercices marqués par des difficultés industrielles et commerciales. Le groupe a annoncé une prévision de bénéfice d’exploitation de 200 milliards de yens pour l’exercice fiscal qui s’achèvera en mars 2027, un niveau nettement supérieur aux attentes des analystes du secteur automobile. Cette projection dépasse à la fois le consensus de marché fixé à 119 milliards de yens et les 58 milliards de yens enregistrés lors du précédent exercice fiscal.

Cette annonce constitue un premier signal positif pour le constructeur, engagé depuis plusieurs mois dans une vaste restructuration destinée à réduire ses coûts, améliorer sa rentabilité et moderniser sa gamme de véhicules. Malgré cette perspective plus favorable, Nissan reste confronté à des défis majeurs, notamment une image de marque affaiblie, une baisse de compétitivité sur certains marchés stratégiques et une transition complexe vers les véhicules électrifiés.

Une restructuration pour relancer la rentabilité

Sous la direction d’Ivan Espinosa, nommé à la tête du constructeur il y a un an, Nissan a engagé un important plan de redressement industriel. Celui-ci prévoit des milliers de suppressions de postes ainsi que des fermetures d’usines afin de réduire les surcapacités de production qui pénalisent les performances du groupe.

Le constructeur automobile a également comptabilisé une charge de dépréciation de 240 milliards de yens sur l’exercice précédent, reflet des difficultés accumulées ces dernières années. Nissan souffre notamment d’une gamme de modèles jugée vieillissante ainsi que d’une gouvernance instable qui n’a pas permis de réduire efficacement son niveau d’endettement ni de redynamiser ses ventes mondiales.

Lors de la présentation des résultats financiers, Ivan Espinosa a affirmé que Nissan entrait désormais dans « une phase de croissance », estimant que le groupe passait progressivement « de la reprise à la durabilité ». Dans cette optique, le constructeur prévoit de rationaliser son catalogue automobile en réduisant de 20 % le nombre de modèles commercialisés.

L’objectif affiché est de concentrer les investissements sur les véhicules les plus stratégiques et les plus rentables, tout en accélérant le développement de nouvelles motorisations hybrides et électriques. Nissan ambitionne également d’augmenter fortement ses volumes de ventes aux États-Unis et en Chine, avec un objectif supérieur à un million de véhicules par an sur chacun de ces deux marchés d’ici 2030.

Les marchés américain et chinois au cœur de la stratégie

Pour atteindre ces ambitions, Nissan devra renforcer sa compétitivité dans un secteur automobile en pleine mutation. Le constructeur fait face à une concurrence intense, notamment dans les véhicules électriques et hybrides, où les groupes automobiles investissent massivement dans les technologies logicielles et les nouvelles plateformes de mobilité.

Aux États-Unis, Nissan cherche à regagner des parts de marché grâce à l’arrivée de nouvelles versions hybrides de son crossover Rogue, l’un de ses modèles les plus vendus, ainsi qu’au retour du SUV Xterra. L’absence de motorisations hybrides dans sa gamme ces dernières années a fortement pénalisé le constructeur alors que ce type de véhicule connaît un regain de popularité auprès des automobilistes américains.

La Chine représente également un enjeu central dans la stratégie de relance de Nissan. Le premier marché automobile mondial connaît une transformation rapide sous l’impulsion des constructeurs locaux spécialisés dans les véhicules électriques à batterie. Ces marques chinoises ont progressivement pris l’avantage sur les groupes étrangers grâce à des modèles développés rapidement et dotés de technologies avancées.

Nissan affirme avoir déjà lancé la moitié des dix nouveaux véhicules électriques promis pour le marché chinois. Le constructeur prévoit également d’utiliser la Chine comme plateforme d’exportation vers d’autres régions du monde, notamment l’Asie du Sud-Est, l’Amérique latine et le Moyen-Orient. Dans un premier temps, les volumes d’exportation devraient atteindre 100 000 unités par an avant de potentiellement grimper à 300 000 véhicules annuels.

Des résultats encore fragiles malgré des signaux positifs

Malgré cette amélioration des perspectives, la situation financière de Nissan reste délicate. Le groupe a enregistré une perte nette de 533 milliards de yens sur le dernier exercice fiscal. Selon le directeur financier George Leondis, le flux de trésorerie libre serait toutefois resté positif sans l’impact estimé à 250 milliards de yens lié aux tarifs douaniers américains.

Le constructeur espère désormais redevenir positif sur ce point avant la fin de l’exercice fiscal en cours, même en tenant compte des effets des droits de douane. Les revenus annuels sont attendus à 13 billions de yens, contre 12 billions lors de l’exercice précédent.

Les marchés financiers restent néanmoins prudents. Depuis le début de l’année, l’action Nissan a reculé de 6,6 %, après avoir déjà perdu environ un tiers de sa valeur sur les deux années précédentes. Plusieurs analystes estiment que les progrès observés reposent encore en partie sur des facteurs externes et que les difficultés structurelles du constructeur demeurent importantes.

Selon Tatsuo Yoshida, analyste senior automobile chez Bloomberg Intelligence, Nissan continue de souffrir d’une perte de compétitivité de ses produits en Amérique du Nord, d’un recul rapide des ventes en Chine et d’une érosion globale de la valeur de sa marque. Malgré son statut historique de pionnier dans les technologies hybrides et électriques, le constructeur peine aujourd’hui à s’imposer face à des concurrents particulièrement agressifs sur ces segments.

Notre avis, par leblogauto.com

Les prévisions financières annoncées par Nissan montrent que les premières mesures de restructuration commencent à produire des effets visibles sur la rentabilité du constructeur. La réduction des coûts et la rationalisation de la gamme apparaissent comme des leviers indispensables dans un contexte de forte pression concurrentielle mondiale.

Cependant, les difficultés restent nombreuses, notamment sur les marchés américain et chinois où la concurrence dans les véhicules hybrides et électriques s’intensifie rapidement. La relance de l’image de marque et le renouvellement des modèles seront déterminants pour confirmer ce début de redressement.

La stratégie d’exportation depuis la Chine et le retour de modèles hybrides aux États-Unis illustrent la volonté de Nissan de repositionner son offre automobile sur les segments les plus porteurs du marché mondial.

Crédit illustration : Leblogauto.com.

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