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Cybersécurité : la transposition de NIS2 continue de traîner des pieds

16 juin 2026 à 13:45
À leurs actes manqués
Cybersécurité : la transposition de NIS2 continue de traîner des pieds

Alors que la transposition de NIS2 était prévue avant la fin de l’été, ce ne sera finalement pas le cas. Les députés sont certes convoqués pour une session extraordinaire, mais NIS2 n’est pas au programme de la trentaine de projets de loi qui va être examinée.

Date limite : octobre 2024

17 octobre 2024 : c’était la date limite pour transposer le projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité, plus connu sous le nom NIS2. Vincent Strubel (patron de l’ANSSI) avait déjà prévenu début 2024 : « le 17 octobre, il ne va pas se passer grand-chose de spécial, en tout cas dans le domaine de NIS2 ». Effectivement, rien le 17 octobre et toujours en attente d’un vote final mi-2026.

Quelques semaines auparavant, le 9 juin, Emmanuel Macron décidait de dissoudre l’Assemblée nationale. Le gouvernement démissionnaire s’occupait alors simplement d’expédier « les affaires courantes ». Les gouvernements se sont ensuite enchaînés : Attal, Barnier et Bayrou sur les derniers mois de 2024. NIS2 n’était pas la priorité des équipes respectives.

Passage au Sénat début 2025

Début 2025, les transpositions des directives européennes NIS2, DORA et REC passaient l’étape du Sénat. Avant d’être applicable, le texte doit aussi être examiné par l’Assemblée nationale. Nous avions contacté la Commission des lois à l’époque, qui nous répondait que le gouvernement avait évoqué la fin mai (spoiler : c’est loin d’être le cas), mais que la date précise ne serait connue qu’un mois avant environ.

En juin, la Cour des comptes publiait un long rapport sur la cybersécurité et y parlait évidemment de NIS2. Elle souhaitait à ce sujet que l’ANSSI évolue davantage vers une logique de contrôle et de sanction. Vincent Strubel a déjà fait part de son opposition à plusieurs reprises, affirmant son rôle de cyber-pompier et pas cyber-gendarme: « Un cyber pompier, ça ne remplit pas un PV en même temps que ça a éteint le feu ».

En commission spéciale de l’Assemblée nationale en septembre 2025

En septembre 2025, le projet de loi était adopté par une commission spéciale de l’Assemblée nationale. Philippe Latombe, président de cette commission, ajoutait au passage un amendement afin de sanctuariser le chiffrement de bout en bout (dans l’article 16 bis). Ne restait donc que l’examen final du texte et son vote en séance publique.

Quelques semaines plus tard, toujours sans passage à l’Assemblée nationale (ni calendrier prévisionnel), l’ANSSI ouvrait son bureau de pré-enregistrement. C’était « la première brique de l’entrée en vigueur de NIS 2 et un premier pas pour les entités dans le respect de leurs obligations ».

Blocage début 2025 : il faut choisir entre « plusieurs mauvaises solutions »

En février, retournement de situation : la DGSI était accusée par deux députés (les présidents de la commission spéciale) de bloquer l’adoption de la loi. « Je le dis de façon claire et je ne vais pas me faire de copains en disant ça mais c’est pas grave, la DGSI et les services veulent la fin de l’article 16 bis », expliquait Philippe Latombe en conférence de presse.

En mars, l’ANSSI publiait son REférentiel CYber France (ReCyF), en version bêta. Il « liste les mesures recommandées par l’ANSSI pour atteindre les objectifs de sécurité fixés par NIS2 ». Vincent Strubel expliquait qu’il « restera un document de travail jusqu’à la transposition de NIS2 en droit français, mais il ne faut surtout pas attendre pour le mettre en œuvre ».

En avril, Vincent Strubel revenait une nouvelle fois sur ce sujet et expliquait l’impasse actuelle : « On est face à deux impératifs de même valeur : celui de la protection de la vie privée et de la sécurité nationale […]. S’il y avait une solution magique qui permette de les préserver ensemble sans impact sur l’un ou sur l’autre, elle aurait déjà été trouvée… In fine, cela relèvera d’une décision politique du législateur, qui sera un choix entre plusieurs mauvaises solutions ».

Dix-huit mois après la date butoir de transposition, la Commission supérieure du numérique et des postes (CSNP) venait mettre son grain de sel. Elle expliquait que ce retard venait « d’un point de clivage politique : l’article 16 bis, introduit au Sénat afin de consacrer dans la loi la protection du chiffrement et d’interdire l’imposition de dispositifs de portes dérobées (« backdoors ») aux messageries instantanées, fait l’objet d’une opposition du gouvernement ».

Toujours selon la Commission, le programme législatif du gouvernement « prévoit désormais un examen du texte en juillet 2026, et ce sous réserve de la convocation d’une session extraordinaire ». Caramba, encore raté.

NIS2 aux abonnés absents de la session extraordinaire de juillet

Comme le rapporte Éric Bothorel sur X, un décret a bien été publié au Journal officiel pour une convocation du Parlement en session extraordinaire à partir du mercredi 1ᵉʳ juillet 2026. Les députés devraient siéger jusqu’à la semaine du 20 juillet incluse pour examiner plusieurs textes.

L’ordre du jour comprend une trentaine d’examens sur des projets et propositions de loi. Mais, on a beau chercher, rien sur NIS2 ou le projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité (le mot cyber n’apparait pas dans le décret).

Il y a quelques jours, nous apprenions que l’Europe serait sur le point de déposer plainte contre la France (devant la Cour de justice de l’Union européenne) pour son retard dans la transposition de la directive. Sur le site de l’European Cyber Security Organisation (ECSO), on peut voir que l’Espagne, l’Irlande et les Pays-Bas sont également en retard et n’ont toujours pas de transposition.

On se souviendra d’une phrase de Vincent Strubel aux Assises de la cybersécurité de Monaco en octobre 2025 à propos de l’ultime vote de la transposition de NIS2 en droit français : c’est « une étape indispensable et essentielle, mais ce n’est qu’une étape et pas la plus difficile ». Pas si sûr.

Cybersécurité : la transposition de NIS2 continue de traîner des pieds

16 juin 2026 à 13:45
À leurs actes manqués
Cybersécurité : la transposition de NIS2 continue de traîner des pieds

Alors que la transposition de NIS2 était prévue avant la fin de l’été, ce ne sera finalement pas le cas. Les députés sont certes convoqués pour une session extraordinaire, mais NIS2 n’est pas au programme de la trentaine de projets de loi qui va être examinée.

Date limite : octobre 2024

17 octobre 2024 : c’était la date limite pour transposer le projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité, plus connu sous le nom NIS2. Vincent Strubel (patron de l’ANSSI) avait déjà prévenu début 2024 : « le 17 octobre, il ne va pas se passer grand-chose de spécial, en tout cas dans le domaine de NIS2 ». Effectivement, rien le 17 octobre et toujours en attente d’un vote final mi-2026.

Quelques semaines auparavant, le 9 juin, Emmanuel Macron décidait de dissoudre l’Assemblée nationale. Le gouvernement démissionnaire s’occupait alors simplement d’expédier « les affaires courantes ». Les gouvernements se sont ensuite enchaînés : Attal, Barnier et Bayrou sur les derniers mois de 2024. NIS2 n’était pas la priorité des équipes respectives.

Passage au Sénat début 2025

Début 2025, les transpositions des directives européennes NIS2, DORA et REC passaient l’étape du Sénat. Avant d’être applicable, le texte doit aussi être examiné par l’Assemblée nationale. Nous avions contacté la Commission des lois à l’époque, qui nous répondait que le gouvernement avait évoqué la fin mai (spoiler : c’est loin d’être le cas), mais que la date précise ne serait connue qu’un mois avant environ.

En juin, la Cour des comptes publiait un long rapport sur la cybersécurité et y parlait évidemment de NIS2. Elle souhaitait à ce sujet que l’ANSSI évolue davantage vers une logique de contrôle et de sanction. Vincent Strubel a déjà fait part de son opposition à plusieurs reprises, affirmant son rôle de cyber-pompier et pas cyber-gendarme: « Un cyber pompier, ça ne remplit pas un PV en même temps que ça a éteint le feu ».

En commission spéciale de l’Assemblée nationale en septembre 2025

En septembre 2025, le projet de loi était adopté par une commission spéciale de l’Assemblée nationale. Philippe Latombe, président de cette commission, ajoutait au passage un amendement afin de sanctuariser le chiffrement de bout en bout (dans l’article 16 bis). Ne restait donc que l’examen final du texte et son vote en séance publique.

Quelques semaines plus tard, toujours sans passage à l’Assemblée nationale (ni calendrier prévisionnel), l’ANSSI ouvrait son bureau de pré-enregistrement. C’était « la première brique de l’entrée en vigueur de NIS 2 et un premier pas pour les entités dans le respect de leurs obligations ».

Blocage début 2025 : il faut choisir entre « plusieurs mauvaises solutions »

En février, retournement de situation : la DGSI était accusée par deux députés (les présidents de la commission spéciale) de bloquer l’adoption de la loi. « Je le dis de façon claire et je ne vais pas me faire de copains en disant ça mais c’est pas grave, la DGSI et les services veulent la fin de l’article 16 bis », expliquait Philippe Latombe en conférence de presse.

En mars, l’ANSSI publiait son REférentiel CYber France (ReCyF), en version bêta. Il « liste les mesures recommandées par l’ANSSI pour atteindre les objectifs de sécurité fixés par NIS2 ». Vincent Strubel expliquait qu’il « restera un document de travail jusqu’à la transposition de NIS2 en droit français, mais il ne faut surtout pas attendre pour le mettre en œuvre ».

En avril, Vincent Strubel revenait une nouvelle fois sur ce sujet et expliquait l’impasse actuelle : « On est face à deux impératifs de même valeur : celui de la protection de la vie privée et de la sécurité nationale […]. S’il y avait une solution magique qui permette de les préserver ensemble sans impact sur l’un ou sur l’autre, elle aurait déjà été trouvée… In fine, cela relèvera d’une décision politique du législateur, qui sera un choix entre plusieurs mauvaises solutions ».

Dix-huit mois après la date butoir de transposition, la Commission supérieure du numérique et des postes (CSNP) venait mettre son grain de sel. Elle expliquait que ce retard venait « d’un point de clivage politique : l’article 16 bis, introduit au Sénat afin de consacrer dans la loi la protection du chiffrement et d’interdire l’imposition de dispositifs de portes dérobées (« backdoors ») aux messageries instantanées, fait l’objet d’une opposition du gouvernement ».

Toujours selon la Commission, le programme législatif du gouvernement « prévoit désormais un examen du texte en juillet 2026, et ce sous réserve de la convocation d’une session extraordinaire ». Caramba, encore raté.

NIS2 aux abonnés absents de la session extraordinaire de juillet

Comme le rapporte Éric Bothorel sur X, un décret a bien été publié au Journal officiel pour une convocation du Parlement en session extraordinaire à partir du mercredi 1ᵉʳ juillet 2026. Les députés devraient siéger jusqu’à la semaine du 20 juillet incluse pour examiner plusieurs textes.

L’ordre du jour comprend une trentaine d’examens sur des projets et propositions de loi. Mais, on a beau chercher, rien sur NIS2 ou le projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité (le mot cyber n’apparait pas dans le décret).

Il y a quelques jours, nous apprenions que l’Europe serait sur le point de déposer plainte contre la France (devant la Cour de justice de l’Union européenne) pour son retard dans la transposition de la directive. Sur le site de l’European Cyber Security Organisation (ECSO), on peut voir que l’Espagne, l’Irlande et les Pays-Bas sont également en retard et n’ont toujours pas de transposition.

On se souviendra d’une phrase de Vincent Strubel aux Assises de la cybersécurité de Monaco en octobre 2025 à propos de l’ultime vote de la transposition de NIS2 en droit français : c’est « une étape indispensable et essentielle, mais ce n’est qu’une étape et pas la plus difficile ». Pas si sûr.

☕️ VM gratuites : Oracle divise par deux les capacités d’OCI Ampere A1

16 juin 2026 à 07:47


Oracle et Google proposent des VM gratuites, sans limite de durée. Attention, cela ne veut pas dire qu’elles seront toujours gratuites (ce brief en est le parfait exemple), juste qu’il n’y a pas de date de fin de validité pour le moment, ni de limite de crédits.

Nous avons expliqué comment installer Vaultwarden sur une VM gratuite de Google et ainsi profiter d’un gestionnaire de mots de passe sur l’ensemble de vos terminaux, sans frais. Dans notre cas, après plusieurs mois d’une utilisation classique (trois ordinateurs, deux smartphones), la facture reste bien à 0 euro.

Nous évoquions aussi le cas d’Oracle avec son plan « Always Free », comprenant deux offres gratuites. La première, une micro instance (AMD) avec jusqu’à deux VM.Standard.E2.1.Micro, chacune avec 1/8e d’OCPU et 1 Go de mémoire.

La seconde, baptisée OCI Ampere A1 Compute instances (Arm), donnait accès (lors de notre test en avril) à 3 000 heures OCPU et 18 000 heures de Go de mémoire par mois. On vous épargne les calculs, mais cela était équivalent à un maximum de 4 OCPU et 24 Go de mémoire par mois.

Rien ne change pour l’instance Always Free AMD, mais Oracle divise par deux le CPU et la mémoire d’OCI Ampere 1 : « toutes les locations reçoivent gratuitement les 1 500 premières heures d’OCPU et les 9 000 Go par mois […] Pour les locations Toujours gratuit, cela équivaut à 2 OCPU et 12 Go de mémoire ». Pas de changement sur les transferts avec 10 To de données sortantes par mois.

Sur Reddit, plusieurs utilisateurs indiquent ne pas avoir eu d’email d’Oracle pour prévenir du changement, alors que la nouvelle politique est entrée en vigueur hier, avec donc une facturation si vous dépassez les nouvelles limites.

Un billet de blog aurait été mis en ligne, mais il renvoie désormais vers une erreur 404. Certains indiquent la présence d’une bannière sur leur compte pour les prévenir du changement (encore faut-il aller sur son compte). La page de présentation des « Free Tier » d’Oracle est encore sous l’ancienne formule, contrairement à la documentation.

☕️ VM gratuites : Oracle divise par deux les capacités d’OCI Ampere A1

16 juin 2026 à 07:47


Oracle et Google proposent des VM gratuites, sans limite de durée. Attention, cela ne veut pas dire qu’elles seront toujours gratuites (ce brief en est le parfait exemple), juste qu’il n’y a pas de date de fin de validité pour le moment, ni de limite de crédits.

Nous avons expliqué comment installer Vaultwarden sur une VM gratuite de Google et ainsi profiter d’un gestionnaire de mots de passe sur l’ensemble de vos terminaux, sans frais. Dans notre cas, après plusieurs mois d’une utilisation classique (trois ordinateurs, deux smartphones), la facture reste bien à 0 euro.

Nous évoquions aussi le cas d’Oracle avec son plan « Always Free », comprenant deux offres gratuites. La première, une micro instance (AMD) avec jusqu’à deux VM.Standard.E2.1.Micro, chacune avec 1/8e d’OCPU et 1 Go de mémoire.

La seconde, baptisée OCI Ampere A1 Compute instances (Arm), donnait accès (lors de notre test en avril) à 3 000 heures OCPU et 18 000 heures de Go de mémoire par mois. On vous épargne les calculs, mais cela était équivalent à un maximum de 4 OCPU et 24 Go de mémoire par mois.

Rien ne change pour l’instance Always Free AMD, mais Oracle divise par deux le CPU et la mémoire d’OCI Ampere 1 : « toutes les locations reçoivent gratuitement les 1 500 premières heures d’OCPU et les 9 000 Go par mois […] Pour les locations Toujours gratuit, cela équivaut à 2 OCPU et 12 Go de mémoire ». Pas de changement sur les transferts avec 10 To de données sortantes par mois.

Sur Reddit, plusieurs utilisateurs indiquent ne pas avoir eu d’email d’Oracle pour prévenir du changement, alors que la nouvelle politique est entrée en vigueur hier, avec donc une facturation si vous dépassez les nouvelles limites.

Un billet de blog aurait été mis en ligne, mais il renvoie désormais vers une erreur 404. Certains indiquent la présence d’une bannière sur leur compte pour les prévenir du changement (encore faut-il aller sur son compte). La page de présentation des « Free Tier » d’Oracle est encore sous l’ancienne formule, contrairement à la documentation.

French Tech 2026 : 93 % des start-ups passent par Google ou Microsoft pour leur emails

15 juin 2026 à 14:00
French Touch(y)
French Tech 2026 : 93 % des start-ups passent par Google ou Microsoft pour leur emails

La fournée 2026 des lauréats de la French Tech Next40/120 est arrivée et elles sont encore plus de 9 start-ups sur 10 à passer par des emails de géants américains, selon un décompte de Next. Google est le maître incontesté des emails de la FrenchTech avec 68 % de parts de marché.

Depuis 2019, le programme French Tech Next40 et 120 «identifie et accompagne chaque année les scale-up françaises les plus performantes dans leur passage à l’échelle et leur développement international ». Les 40 entreprises à la première place (le classement Next40) incarnent pour leur part « l’avant-garde de la puissance technologique française ».

L’édition 2026 est marquée par l’arrivée de cinq nouvelles startups dans la liste Next40 : AMI Labs (de Yann LeCun avec son WorldModel), Aura Aero, Hublo, Legalplace et Quobly. Les autres start-ups indiquées en jaune dans la liste ci-dessous (Alma, Aqemia, Ekimetrics, Foodles…) étaient déjà dans la FrenchTech 120 l’année dernière, elles sont simplement montées dans le Next40.

Une vingtaine de nouvelles start-ups débarquent dans la FrenchTech120 : Animaj, Bigblue, Crème de la crème, FoodFlow, GitGuardian, Gradium, HomeExchange, Jimmy, Latitude, MyUnisoft, Naboo, Partoo, Scientil Photonics, Shopopop, Spore.Bio, Step Pharma, Stoik, Verley et Yespark.

En chiffres d’affaires, les 12 entreprises cumulent 11,3 milliards d’euros. Hors deeptech (elles représentent tout de même 27 % de l’ensemble des 120 start-ups), la croissance est de 31 % en moyenne sur un an et 45 % des entreprises sont rentables, affirme la French Tech.

Comme lors de l’annonce des lauréats de la French Tech 2030, nous avons regardé quelles étaient les dépendances des 120 start-ups aux géants américains pour la gestion de leurs emails. Nous avons donc interrogé les enregistrements MX des noms de domaine afin de voir vers quel service ils pointaient.


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La Fable, le Mythos et la raison d’État

15 juin 2026 à 06:50
Trump, meilleur allié de la souveraineté
La Fable, le Mythos et la raison d’État

Au-delà du remous interne, la dernière action du gouvernement de Donald Trumpbloquer Fable 5 et Mythos 5 d’Anthropica de larges répercussions internationales. En Europe et en France, les réactions vont toutes dans le même sens : les enjeux de souveraineté, face au « kill switch » que les États-Unis peuvent déclencher comme bon leur semble.

Vous n’avez certainement pas échappé à cette information : Anthropic a coupé l’accès de Fable 5 et Mythos 5 (ses deux derniers modèles les plus performants) à l’ensemble de ses clients. Fable 5 est, pour rappel, la version grand public de Mythos 5. En cause, une directive du gouvernement américain au nom de la sécurité nationale. Les autres modèles Opus, Haiku et Sonnet (toutes versions) restent disponibles.

C’est à la fois un énorme coup de publicité pour Anthropic (ses modèles seraient tellement puissants qu’il faudrait les museler) et une alerte sur les enjeux de souveraineté. D’une directive et sans crier gare, le gouvernement de Donald Trump prive le reste du monde d’outils qu’il utilisait depuis quelques jours. En France, les réactions étaient nombreuses, de tous les bords politiques, et allaient dans le même sens.

L’affaire


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☕️ Free ajoute un mode expérimental au Steering Wi-Fi de ses box… qu’est-ce donc ?

12 juin 2026 à 10:57


Dans les notes de version de la mise à jour 4.12.1 des boîtiers serveurs des Freebox Révolution, Pop, Delta et Ultra, Free annonce l’arrivée « d’un nouveau mode de steering Wi-Fi expérimental dans Freebox OS ». Selon Free, cela « permet de connecter vos appareils au point d’accès et à la bande Wi-Fi la plus optimale, automatiquement et en réduisant les coupures ».

Les notes de version précisent que, « en plus du support existant pour les appareils compatibles 802.11k/v, ce mode vise à optimiser aussi la connexion des appareils qui ne le sont pas en les orientant vers le meilleur point d’accès / bande ».

Le 802.11k (Radio Resource Management), comme le rappelle Cisco « optimise les ressources radio disponibles où les points d’accès collectent et partagent des informations sur leur environnement radio ». Le 802.11v (Network Assisted Roaming) aide « à identifier le point d’accès sans fil optimal pour l’itinérance », ajoute Apple. Ces deux normes permettent de comprendre la topologie réseau et de choisir le meilleur point d’accès à un instant T.

Sur l’interface de la Freebox, une partie Steering permet de régler ce paramètre et de passer sur le nouveau mode expérimental, avec une alerte : « La Freebox tentera d’optimiser la connexion de tous les appareils. Certains appareils pourront subir une brève déconnexion lors du déplacement ». Pas seulement des appareils compatibles, « tous les appareils », c’est la grosse différence ici.

Étant donné le statut expérimental, le mode par défaut reste recommandé, et il est possible de désactiver le steering, les appareils choisiront alors eux-mêmes « le point d’accès et la bande Wi-Fi auxquels ils se connecteront ».

Le lendemain de cette mise à jour, un correctif 4.12.1.1 a été mis en ligne pour les Delta et Ultra. Pas pour corriger un problème sur le Wi-Fi, mais sur des « disques RAID non visibles ».

Free déploie des mises à jour régulières sur FreeboxOS ajoutant par petites touches de nouvelles fonctionnalités. Depuis mai et la version 4.11.1, « un nom de domaine est maintenant associé automatiquement à chaque périphérique réseau » et « il est maintenant possible de créer des routes statiques vers toutes les adresses IP privées »… une demande faite en 2013.

☕️ Free ajoute un mode expérimental au Steering Wi-Fi de ses box… qu’est-ce donc ?

12 juin 2026 à 10:57


Dans les notes de version de la mise à jour 4.12.1 des boîtiers serveurs des Freebox Révolution, Pop, Delta et Ultra, Free annonce l’arrivée « d’un nouveau mode de steering Wi-Fi expérimental dans Freebox OS ». Selon Free, cela « permet de connecter vos appareils au point d’accès et à la bande Wi-Fi la plus optimale, automatiquement et en réduisant les coupures ».

Les notes de version précisent que, « en plus du support existant pour les appareils compatibles 802.11k/v, ce mode vise à optimiser aussi la connexion des appareils qui ne le sont pas en les orientant vers le meilleur point d’accès / bande ».

Le 802.11k (Radio Resource Management), comme le rappelle Cisco « optimise les ressources radio disponibles où les points d’accès collectent et partagent des informations sur leur environnement radio ». Le 802.11v (Network Assisted Roaming) aide « à identifier le point d’accès sans fil optimal pour l’itinérance », ajoute Apple. Ces deux normes permettent de comprendre la topologie réseau et de choisir le meilleur point d’accès à un instant T.

Sur l’interface de la Freebox, une partie Steering permet de régler ce paramètre et de passer sur le nouveau mode expérimental, avec une alerte : « La Freebox tentera d’optimiser la connexion de tous les appareils. Certains appareils pourront subir une brève déconnexion lors du déplacement ». Pas seulement des appareils compatibles, « tous les appareils », c’est la grosse différence ici.

Étant donné le statut expérimental, le mode par défaut reste recommandé, et il est possible de désactiver le steering, les appareils choisiront alors eux-mêmes « le point d’accès et la bande Wi-Fi auxquels ils se connecteront ».

Le lendemain de cette mise à jour, un correctif 4.12.1.1 a été mis en ligne pour les Delta et Ultra. Pas pour corriger un problème sur le Wi-Fi, mais sur des « disques RAID non visibles ».

Free déploie des mises à jour régulières sur FreeboxOS ajoutant par petites touches de nouvelles fonctionnalités. Depuis mai et la version 4.11.1, « un nom de domaine est maintenant associé automatiquement à chaque périphérique réseau » et « il est maintenant possible de créer des routes statiques vers toutes les adresses IP privées »… une demande faite en 2013.

#Nextquick Pourquoi tout le monde se jette encore sur les GPU NVIDIA pour l’IA

12 juin 2026 à 07:39
Dans l'IA, tous les chemins mènent à CUDA
#Nextquick Pourquoi tout le monde se jette encore sur les GPU NVIDIA pour l’IA

NVIDIA est toujours le maître incontesté quand on parle d’entraînement et d’inférence de l’intelligence artificielle (générative). Ses GPU sont encore et toujours incontournables alors qu’il existe des alternatives, parfois plus économes, avec des puces spécialisées (ASIC) développées par Google, Microsoft ou encore Amazon. Pourquoi une telle situation ?

Avant toute chose, rendons à Furanku ce qui appartient à Furanku : l’idée de ce Nextquick. Dans les commentaires sur notre analyse de la consommation électrique des datacenters, il a soulevé une très intéressante question : « Pourquoi alors les TPU ne sont pas plus présents au sein des DC ? S’ils sont plus efficients, etsi j’ai bien suiviplus économiques, comment se fait-il que tout le monde continue à se jeter sur des GPU ? »

Les TPU, ou Tensor Processing Unit (unité de traitement de tenseur), sont développés par Google, mais il existe aussi les Trainium de chez Amazon et les Maia chez Microsoft, pour ne citer qu’eux. Il s’agit d’ASIC, des circuits spécialisés, contrairement aux GPU qui sont généralistes (avec quand même une forte optimisation pour les calculs massivement parallélisables). Nous élargissons la question aux ASIC dans leur ensemble.

La réponse courte de la domination de NVIDIA tient en quatre lettres : CUDA, pour Compute Unified Device Architecture, une plateforme de programmation lancée en 2007, bien avant l’arrivée de l’IA. Depuis 20 ans, NVIDIA la développe et l’enrichit. La force de NVIDIA sur le logiciel est telle que son arrivée sur le quantique « fait peur à tout le monde ».

Maintenant, la réponse détaillée.

CUDA s’impose comme un standard de fait


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La fin de la 2G est déjà une réalité, mais il reste 2 millions de terminaux en circulation

11 juin 2026 à 14:51
Même le 3310 n’y résistera pas
La fin de la 2G est déjà une réalité, mais il reste 2 millions de terminaux en circulation

Alors que la 2G est déjà éteinte par Orange dans une dizaine de départements, il reste encore 2 millions de terminaux encore en service qui ne prennent en charge que la 2G. L’Arcep appelle à une accélération de la migration.

En mars, Orange commençait les grands travaux de fermeture de la 2G qui doivent durer toute l’année. À l’époque, seule l’unité urbaine de Biarritz, Anglet, Bayonne (Côte basque 64) était concernée, puis les département 64 et 40 le 12 mai. Depuis le 9 juin, sept autres départements sont concernés : l’Ariège (09), la Haute-Garonne (31), le Gers (32), le Lot (46), le Lot-et-Garonne (47), les Hautes-Pyrénées (65) et le Tarn-et-Garonne (82).

Autant dire que cela commence à devenir bien réel et les choses vont encore s’accélérer. À partir de fin septembre, la 2G sera définitivement arrêtée dans le reste de la France métropolitaine. Fin 2025, la 2G n’était déjà plus disponible à la Réunion et les autres territoires ultramarins vont suivre cette année. L’Arcep tient à jour un calendrier sur cette page.

Encore 1,22 million de terminaux 2G dans le grand public

Problème, selon le dernier décompte de l’Arcep, il reste encore 2 millions de terminaux 2G seulement en circulation. 1,22 million servent encore à des usages voix, SMS et internet mobile pour des abonnés Bouygues Telecom, Free Mobile, Orange et SFR. Les 0,78 million restant sont des SIM dans des terminaux Machine to Machine (MtoM), sans compter les cartes dans les véhicules (pour les appels d’urgence par exemple).

Le régulateur note une accélération de la migration des terminaux compatibles avec la 2G seulement, mais elle doit encore s’amplifier « pour atteindre un rythme permettant le renouvellement des terminaux « 2G » d’ici à l’extinction complète des réseaux 2G ».

Bouygues Telecom et SFR précisent leur calendrier, Free dépend d’Orange

Si Orange a déjà commencé, les autres opérateurs sont dans les starting-blocks. Free n’a pas de réseau 2G en propre (enfin il en a eu un, pendant quelques semaines seulement, avant de renouveler son accord avec Orange) et s’appuie sur celui de l’opérateur historique, le calendrier est donc exactement le même.

SFR se prépare aussi avec une extinction de la 2G dans les zones très denses du 15 au 30 novembre 2026, puis dans le reste de la France métropolitaine du 1ᵉʳ au 15 décembre 2026. Bouygues Telecom a aussi précisé son calendrier. Le 15 novembre 2026 sera la fin de sa 2G à Brest, Guipavas, Nancy (54000 et 54100) et Vandœuvre-lès-Nancy, puis du 1ᵉʳ au 15 décembre sur l’ensemble de la France métropolitaine.

Sécurité, consommation électrique, libération des fréquences…

Les enjeux sont multiples, à commencer par la sécurité : « la 4G et la 5G offrent une sécurité renforcée avec des protocoles de chiffrement avancés, une authentification robuste et une architecture réseau conçue pour résister aux menaces modernes par rapport aux technologies 2G et 3G », rappelle l’Arcep.

L’arrêt de la 2G et de la 3G en 2028/2029 permet de libérer des fréquences et de réduire la consommation électrique. « Le fonctionnement des réseaux 2G et 3G est, toutes choses égales par ailleurs, plus énergivore que celui de la 4G et la 5G », explique l’Arcep.

« Malgré son faible usage, la 2G représente encore près de 25 % de la consommation énergétique du réseau mobile », affirme Sud Ouest dans un article publié suite à un entretien avec Jérôme Delalande, directeur des relations avec les collectivités locales du Maine-et-Loire chez Orange. Ce dernier ajoute que « la 2G fonctionne en continu, contrairement à la 5G qui ne consomme réellement que lorsqu’elle est sollicitée. C’est comme un radiateur laissé allumé en permanence alors qu’il n’est pas nécessaire ».

Le directeur local d’Orange en profitait pour rappeler le client type encore en 2G : « Souvent, ce sont des personnes âgées, peu à l’aise avec le numérique ». Il existe aussi d’anciens équipements d’entreprises ou de collectivités encore en 2G, notamment pour des interphones et des ascenseurs. « On parle là d’équipements vieillissants, confrontés à l’obsolescence de la technologie et des produits ».

Pour les particuliers concernés, l’Arcep a mis en place une page dédiée. Il en existe aussi une autre pour les collectivités, entreprises et syndics.

La fin de la 2G est déjà une réalité, mais il reste 2 millions de terminaux en circulation

11 juin 2026 à 14:51
Même le 3310 n’y résistera pas
La fin de la 2G est déjà une réalité, mais il reste 2 millions de terminaux en circulation

Alors que la 2G est déjà éteinte par Orange dans une dizaine de départements, il reste encore 2 millions de terminaux encore en service qui ne prennent en charge que la 2G. L’Arcep appelle à une accélération de la migration.

En mars, Orange commençait les grands travaux de fermeture de la 2G qui doivent durer toute l’année. À l’époque, seule l’unité urbaine de Biarritz, Anglet, Bayonne (Côte basque 64) était concernée, puis les département 64 et 40 le 12 mai. Depuis le 9 juin, sept autres départements sont concernés : l’Ariège (09), la Haute-Garonne (31), le Gers (32), le Lot (46), le Lot-et-Garonne (47), les Hautes-Pyrénées (65) et le Tarn-et-Garonne (82).

Autant dire que cela commence à devenir bien réel et les choses vont encore s’accélérer. À partir de fin septembre, la 2G sera définitivement arrêtée dans le reste de la France métropolitaine. Fin 2025, la 2G n’était déjà plus disponible à la Réunion et les autres territoires ultramarins vont suivre cette année. L’Arcep tient à jour un calendrier sur cette page.

Encore 1,22 million de terminaux 2G dans le grand public

Problème, selon le dernier décompte de l’Arcep, il reste encore 2 millions de terminaux 2G seulement en circulation. 1,22 million servent encore à des usages voix, SMS et internet mobile pour des abonnés Bouygues Telecom, Free Mobile, Orange et SFR. Les 0,78 million restant sont des SIM dans des terminaux Machine to Machine (MtoM), sans compter les cartes dans les véhicules (pour les appels d’urgence par exemple).

Le régulateur note une accélération de la migration des terminaux compatibles avec la 2G seulement, mais elle doit encore s’amplifier « pour atteindre un rythme permettant le renouvellement des terminaux « 2G » d’ici à l’extinction complète des réseaux 2G ».

Bouygues Telecom et SFR précisent leur calendrier, Free dépend d’Orange

Si Orange a déjà commencé, les autres opérateurs sont dans les starting-blocks. Free n’a pas de réseau 2G en propre (enfin il en a eu un, pendant quelques semaines seulement, avant de renouveler son accord avec Orange) et s’appuie sur celui de l’opérateur historique, le calendrier est donc exactement le même.

SFR se prépare aussi avec une extinction de la 2G dans les zones très denses du 15 au 30 novembre 2026, puis dans le reste de la France métropolitaine du 1ᵉʳ au 15 décembre 2026. Bouygues Telecom a aussi précisé son calendrier. Le 15 novembre 2026 sera la fin de sa 2G à Brest, Guipavas, Nancy (54000 et 54100) et Vandœuvre-lès-Nancy, puis du 1ᵉʳ au 15 décembre sur l’ensemble de la France métropolitaine.

Sécurité, consommation électrique, libération des fréquences…

Les enjeux sont multiples, à commencer par la sécurité : « la 4G et la 5G offrent une sécurité renforcée avec des protocoles de chiffrement avancés, une authentification robuste et une architecture réseau conçue pour résister aux menaces modernes par rapport aux technologies 2G et 3G », rappelle l’Arcep.

L’arrêt de la 2G et de la 3G en 2028/2029 permet de libérer des fréquences et de réduire la consommation électrique. « Le fonctionnement des réseaux 2G et 3G est, toutes choses égales par ailleurs, plus énergivore que celui de la 4G et la 5G », explique l’Arcep.

« Malgré son faible usage, la 2G représente encore près de 25 % de la consommation énergétique du réseau mobile », affirme Sud Ouest dans un article publié suite à un entretien avec Jérôme Delalande, directeur des relations avec les collectivités locales du Maine-et-Loire chez Orange. Ce dernier ajoute que « la 2G fonctionne en continu, contrairement à la 5G qui ne consomme réellement que lorsqu’elle est sollicitée. C’est comme un radiateur laissé allumé en permanence alors qu’il n’est pas nécessaire ».

Le directeur local d’Orange en profitait pour rappeler le client type encore en 2G : « Souvent, ce sont des personnes âgées, peu à l’aise avec le numérique ». Il existe aussi d’anciens équipements d’entreprises ou de collectivités encore en 2G, notamment pour des interphones et des ascenseurs. « On parle là d’équipements vieillissants, confrontés à l’obsolescence de la technologie et des produits ».

Pour les particuliers concernés, l’Arcep a mis en place une page dédiée. Il en existe aussi une autre pour les collectivités, entreprises et syndics.

Autoconsommation électrique : notre comparatif de 12 kits solaires plug & play

11 juin 2026 à 08:23
C’est plutôt du Pay & Plug
Autoconsommation électrique : notre comparatif de 12 kits solaires plug & play

Vous avez envie de sauter le pas du solaire avec des kits en autoconsommation ? Vous êtes au bon endroit, on a comparé une dizaine de kits dits « plug & play » : il suffit de les brancher à une prise électrique pour consommer l’électricité qu’ils produisent.

Avant toute chose, si ce n’est pas encore fait, on ne peut que vous conseiller de lire notre dossier sur tout ce qu’il faut savoir sur les kits solaires en autoconsommation. On vous explique ce qu’est le Wc (watt-crête), le micro-onduleur et son importance, le principe de fonctionnement du « plug & play », etc. Pour aller plus loin, vous pouvez également regarder cet article sur les choses à savoir pour monter son propre kit.

Solaire, ton univers impitoyable

Depuis notre dernier comparatif, publié il y a deux ans, deux sociétés ont fermé boutique. En octobre 2024, Que Choisir tirait la sonnette d’alarme à propos des « livraisons sans cesse repoussées et des remboursements qui n’arrivent jamais… » d’Oscaro Power. En janvier 2025, l’entreprise était placée en liquidation judiciaire. Même conclusion pour Sunity quelques mois plus tard, fin 2025.

Le monde du solaire est difficile : les entreprises qui se montent et ferment quelques années plus tard laissent les clients sur le carreau. En cas de problème, ces derniers se retrouvent à devoir se tourner vers les fabricants des panneaux et/ou du micro-onduleur. Signalons aussi le cas de JPME qui proposait des batteries virtuelles et dont l’autorisation « d’achat d’électricité pour revente aux clients finaux » a été retirée par un arrêté publié au Journal officiel en janvier 2026.

La prudence est donc de mise. Avant de passer commande, vérifiez les retours des clients sur les réseaux sociaux et/ou les sites spécialisés et méfiez-vous si les avis négatifs sont nombreux, si les délais s’allongent, si l’entreprise « fait le mort », etc.

Pour vous aider à vous y retrouver, Next vous propose le tour d’horizon de douze kits, en commençant par celui de Sunology, une entreprise française basée du côté de Nantes et créée en 2019.

Sunology : panneau HIBC de 480 watts pour le Play, Go à installer sur un balcon

La société propose depuis des années deux gammes de produits : Play(Max) et Go. Le premier est à poser dans un jardin ou sur une terrasse, le second à accrocher à un balcon. Nous avions testé en 2023 une ancienne génération de Play, qui tenait sa promesse d’une installation en quelques minutes.

Le panneau livré dans le kit est un modèle biface (ils le sont désormais quasiment tous) de 480 Wc avec des cellules HIBC, pour Hybrid Interdigitated Back Contact. Selon Sunology, cette technologie « maximise la surface noire et la capture de lumière », avec pour résultat « pas l’ombre d’un circuit imprimé et jusqu’à 1 000 kWh [sans aucune précision, notamment sur la durée du calcul, ndlr ]de plus qu’un panneau TOPCon de même taille » et un rendu « noir intégral ». TOPCon sont les cellules « classiques » à l’heure actuelle de la grande majorité des panneaux.

Le fabricant détaille un peu son propos : les cellules sont soudées par l’arrière, avec « trois fois plus de zones actives ». Le panneau produit « plus tôt, plus tard »… avec un « 10 % de puissance en plus à surface égale par rapport à un panneau conventionnel ». Attention, Sunology a tendance à être généreux avec ses estimations, comme quand il affiche jusqu’à 624 watts pour son panneau de 480 watts, grâce à 144 watts supplémentaires via la face arrière (soit 30 % de mieux, c’est le maximum théorique). Dans les faits, le fabricant nous expliquait avoir « observé un minimum de 5% et une moyenne de plus de 10 % » lors de notre test du panneau bifacial DMRGC de 405 W vendus dans son kit à l’époque.

La marque du micro-onduleur n’est pas précisée. Les précédentes versions avaient un modèle de chez Hoymiles, désormais cela semble être Tsun selon les tests et retours récents (ici par exemple). À 600 euros, le kit est dans le haut du panier pour des modèles de 500 Wc.

Le Play Max a une batterie de 700 Wh et un micro-onduleur de marque Hoymiles. Le kit est évidemment plus cher à cause de sa batterie (dont la capacité n’est pas énorme). Une application maison Smart est proposée avec les kits Play, tandis que c’est l’application Tsun (le fabricant de l’onduleur) pour le kit Go.

Sunethic : micro-onduleur APsystems de 960 watts, avec un Shelly Pro EM

Sunethic et Sunology sont deux concurrents qui visent le même segment (avec Beem et ekwateur dont nous parlerons juste après) : des kits faciles et rapides à installer. Le fabricant annonce que sa station est « livrée déjà montée, prête à l’emploi et à brancher en 5 minutes ».


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☕️ Changement à la tête du CNRS : Thierry Dauxois est le nouveau PDG

10 juin 2026 à 16:13


Thierry Dauxois est officiellement le PDG (président-directeur général) du CNRS à compter de ce mercredi 10 juin 2026. Il est nommé par le président de la République, sur proposition de Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace.

Le ministre connait bien le CNRS où il a passé 16 ans, jusqu’en 2016. Quant au nouveau PDG (dont un résumé de la carrière est disponible dans le communiqué du CNRS), cela fait plus de 30 ans qu’il est au Centre de recherche. Thierry Dauxois prend donc la relève d’Antoine Petit, qui était l’ancien PDG depuis 2018 et qui assurait l’intérim au cours des dernières semaines.

Thierry Dauxois
Thierry Dauxois. Crédits CNRS

Il y a quelques jours, il était passé devant les commissions des affaires culturelles de l’Assemblée nationale et du Sénat, qui ont toutes les deux émis un avis favorable à l’unanimité (si on laisse de côté les votes blancs ou nuls).

Il arrive dans une situation tendue avec une baisse importante du budget du Centre. Des chercheurs ont publié une tribune affirmant qu’on « assiste à un net désengagement de l’État. Cette situation touche aussi les universités et l’ensemble des organismes de recherche ».

Le sujet s’était évidemment invité lors son audition pour valider (ou non) sa candidature :

« Le budget du CNRS est déjà beaucoup trop contraint, on ne peut pas promettre des économies supplémentaires. En revanche, on doit mieux mobiliser les ressources existantes et en chercher davantage. Les financements européens sont une source possible. Le CNRS en capte déjà une part importante, mais on peut faire beaucoup mieux en insistant sur la dimension collective du projet. »

Interrogé sur un possible gel des recrutements avec les coupes budgétaires, il affirme que c’est « inimaginable » et développe son propos :

« Chaque année le CNRS recrute 360 ingénieurs et techniciens, et 270 chercheurs. Compte tenu d’un salaire qui, vous l’avez dit, n’est pas très élevé – 70 000 euros par an –, c’est une masse salariale de 40 millions – à comparer aux 500 millions perdus. Geler le recrutement conduirait très vite à fermer des laboratoires de recherche, parce que les doctorants ne commenceraient plus de thèses, les étudiants en master seraient également empêchés ».

Il terminait enfin par un mot sur les questions de souveraineté, affirmant que le CNRS s’y intéresse beaucoup : « Mais la souveraineté scientifique ne se décrète pas, et ne se fait pas sans concertation. La France doit appuyer la recherche fondamentale libre et exigeante menée au CNRS pour développer des idées de souveraineté et sur la défense nationale ».

« Le CNRS est un organisme exceptionnel, dont la mission n’a jamais été aussi nécessaire. Je m’attacherai à lui donner les moyens d’agir, au service d’une recherche fondamentale ambitieuse qui demeure la première condition de notre souveraineté scientifique comme de notre rayonnement international », indique-t-il dans le communiqué de presse.

☕️ Changement à la tête du CNRS : Thierry Dauxois est le nouveau PDG

10 juin 2026 à 16:13


Thierry Dauxois est officiellement le PDG (président-directeur général) du CNRS à compter de ce mercredi 10 juin 2026. Il est nommé par le président de la République, sur proposition de Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace.

Le ministre connait bien le CNRS où il a passé 16 ans, jusqu’en 2016. Quant au nouveau PDG (dont un résumé de la carrière est disponible dans le communiqué du CNRS), cela fait plus de 30 ans qu’il est au Centre de recherche. Thierry Dauxois prend donc la relève d’Antoine Petit, qui était l’ancien PDG depuis 2018 et qui assurait l’intérim au cours des dernières semaines.

Thierry Dauxois
Thierry Dauxois. Crédits CNRS

Il y a quelques jours, il était passé devant les commissions des affaires culturelles de l’Assemblée nationale et du Sénat, qui ont toutes les deux émis un avis favorable à l’unanimité (si on laisse de côté les votes blancs ou nuls).

Il arrive dans une situation tendue avec une baisse importante du budget du Centre. Des chercheurs ont publié une tribune affirmant qu’on « assiste à un net désengagement de l’État. Cette situation touche aussi les universités et l’ensemble des organismes de recherche ».

Le sujet s’était évidemment invité lors son audition pour valider (ou non) sa candidature :

« Le budget du CNRS est déjà beaucoup trop contraint, on ne peut pas promettre des économies supplémentaires. En revanche, on doit mieux mobiliser les ressources existantes et en chercher davantage. Les financements européens sont une source possible. Le CNRS en capte déjà une part importante, mais on peut faire beaucoup mieux en insistant sur la dimension collective du projet. »

Interrogé sur un possible gel des recrutements avec les coupes budgétaires, il affirme que c’est « inimaginable » et développe son propos :

« Chaque année le CNRS recrute 360 ingénieurs et techniciens, et 270 chercheurs. Compte tenu d’un salaire qui, vous l’avez dit, n’est pas très élevé – 70 000 euros par an –, c’est une masse salariale de 40 millions – à comparer aux 500 millions perdus. Geler le recrutement conduirait très vite à fermer des laboratoires de recherche, parce que les doctorants ne commenceraient plus de thèses, les étudiants en master seraient également empêchés ».

Il terminait enfin par un mot sur les questions de souveraineté, affirmant que le CNRS s’y intéresse beaucoup : « Mais la souveraineté scientifique ne se décrète pas, et ne se fait pas sans concertation. La France doit appuyer la recherche fondamentale libre et exigeante menée au CNRS pour développer des idées de souveraineté et sur la défense nationale ».

« Le CNRS est un organisme exceptionnel, dont la mission n’a jamais été aussi nécessaire. Je m’attacherai à lui donner les moyens d’agir, au service d’une recherche fondamentale ambitieuse qui demeure la première condition de notre souveraineté scientifique comme de notre rayonnement international », indique-t-il dans le communiqué de presse.

Empreinte écologique des datacenters : ce que les géants annoncent, ce que nos calculs révèlent

10 juin 2026 à 08:28
Notre foutaisomètre s’est activé, plusieurs fois !
Empreinte écologique des datacenters : ce que les géants annoncent, ce que nos calculs révèlent

Les géants du Net utilisent les PUE et WUE des datacenters comme argument marketing, mais derrière les belles promesses se cachent parfois des calculs surprenants. Next a épluché des centaines de pages de rapport afin de vérifier leur fiabilité, mais aussi de comprendre pourquoi certains ne sont pas publiés, comme le WUE de Google. Réponse courte : il est (très) mauvais.

Avant toute chose, si vous n’êtes pas à jour avec les notions de WUE et PUE, on ne peut que vous conseiller de lire nos articles sur le sujet. Cela permet de comprendre de quoi il s’agit et d’avoir en tête les limites et pièges de ces indicateurs, qu’il faut appréhender avec prudence.

Avec le PUE, nous devons croire sur parole les chiffres donnés par les entreprises car nous ne pouvons pas les vérifier. Il s’agit, pour rappel, du rapport entre la consommation totale du datacenter et celle des équipements IT. Quand les opérateurs communiquent des valeurs de consommation électrique dans leur rapport, c’est toujours sur la consommation totale.

De son côté, le WUE peut être vérifié – au moins en partie et de manière approximative – puisqu’il s’agit du rapport entre la quantité d’eau utilisée consommée pour le refroidissement et l’énergie électrique utilisée par les équipements informatiques (IT). Si la formule de base prend en compte la consommation, certains opérateurs calculent le WUE sur la base des prélèvements.

Voici un résumé des formules :

  • PUE : électricité totale / électricité IT
  • WUE : eau consommée / électricité IT
  • Autre manière de calculer le WUE : eau consommée x PUE / électricité totale

Avec les données de consommation en eau et en électricité, nous devrions donc retomber pas loin des indicateurs communiqués par les sociétés (suivant la manière et le périmètre du WUE et du PUE il peut y avoir des variations). Si certaines valeurs officielles sont en effet proches de nos calculs, ce n’est pas toujours le cas.

Nos calculs du WUE de Google, Meta, Microsoft, OVHcloud, Scaleway…


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[FAQ] Rachat de SFR : toutes les réponses à vos questions et inquiétudes

9 juin 2026 à 14:12
S'en Fout Royalement
[FAQ] Rachat de SFR : toutes les réponses à vos questions et inquiétudes

SFR devrait, sauf revirement de situation, être vendu à la découpe à Bouygues Telecom, Free et Orange. Cette opération soulève de nombreuses questions, aussi bien réglementaires que pratiques. Les clients SFR vont-ils par exemple devoir changer de forfait ? Les tarifs vont-ils augmenter avec le passage de quatre à trois opérateurs ? Nous avons des réponses.

La France pourrait revenir à trois opérateurs dans les prochains mois, c’est en tout cas le sens de l’annonce faite par un consortium composé de Bouygues Telecom, Free-iliad et Orange pour racheter SFR à Altice. Cette opération de concentration soulève de nombreuses questions, aussi bien pour les particuliers que les professionnels et l’ensemble des acteurs du marché.

SFR est en effet le second opérateur national et revendique plus de 25 millions de clients : un peu moins de 20 millions sur le mobile et 6 millions sur le fixe. En cas de finalisation de l’accord, ils seront répartis entre les trois opérateurs restants.

C’est fait, SFR a été racheté ?

Non, ce week-end c’est « la signature d’un protocole d’accord avec Altice France en vue de l’acquisition de SFR » qui a été annoncée. Un accord a été trouvé, mais il faut le mener à terme. Cela prendra encore des mois avant d’être finalisé… si tout se passe comme prévu. Une des parties peut en effet se rétracter, mais elle aurait alors de lourdes pénalités à payer.

Cette étape importante est faite suite à plusieurs mois de négociations. Officiellement, une offre de rachat de SFR avait été déposée par les trois partenaires mi-octobre 2025, pour 17 milliards d’euros. C’était déjà un secret de polichinelle : la vente de SFR était sur toutes les lèvres depuis des mois. Altice avait rapidement répondu « non » à cette proposition, mais il s’agissait de faire monter les enchères, pas de fermer la porte.

Mi-avril, une nouvelle offre à 20,35 milliards d’euros était déposée. Altice, Bouygues Telecom, iliad et Orange sont alors entrés en négociations exclusives pour finaliser les termes du rachat. Désormais, l’accord est signé, mais la vente est loin d’être finalisée. Rappel utile du communiqué : « À ce stade, il n’y a aucune certitude que cette opération soit réalisée ».

Des obstacles réglementaires à prévoir en cours de route ?

Oui, au nom de la « concurrence », comme l’explique le régulateur des télécoms (Arcep) dans son communiqué suite à la signature de cet accord : « L’Autorité de la concurrence ou la Commission européenne [notez le « ou » et pas « et », ndlr] seront en charge d’examiner le projet de fusion et de l’autoriser ou non. Dans un cas comme dans l’autre, l’Arcep pourra être saisie par l’une de ces autorités et sera alors amenée à rendre un avis sur le projet de fusion ».

Qui de l’Autorité de la concurrence ou de la Commission européenne va devoir trancher ? Ce sera l’un ou l’autre, pas les deux. La question reste en suspens et ne sera pas simple à trancher. Nul doute qu’une armée de juristes et d’experts se penche sur la question.

L’Autorité de la concurrence explique que « lorsque l’opération concerne le territoire de plusieurs États membres et que les chiffres d’affaires des entreprises concernées sont très importants (notamment lorsque le chiffre d’affaires mondial dépasse 5 milliards d’euros pour l’ensemble des parties à l’opération et 250 millions d’euros réalisés par au moins deux des sociétés dans l’Union européenne), la Commission européenne est compétente ».

« Elle peut cependant décider d’en renvoyer l’examen à l’Autorité de la concurrence si elle l’estime mieux placée pour examiner l’affaire. Tel est le cas lorsque les effets de l’opération interviennent principalement sur le territoire français ». L’Autorité de la concurrence, par le biais de son président, avait déjà annoncé que, « si cette opération devait être notifiée, nous la regarderions sans camper sur nos positions d’il y a neuf ans ». Elle se tient donc prête à enquêter.

Orange et iliad sont présentes dans plusieurs pays d’Europe, la dimension européenne est une réalité. Dans le même temps, cette vente concerne au premier plan le marché français avec un passage de quatre à trois opérateurs. D’ailleurs, est-ce une ou trois ventes (une à chaque opérateur) ? Tous les scénarios semblent ouverts à ce stade, y compris celui d’une notification devant la Commission européenne qui déciderait de renvoyer l’affaire à l’Autorité de la concurrence.

L’Arcep garde la main sur les fréquences et devra donner son accord pour « autoriser les cessions d’autorisations d’utilisation de fréquences (AUF Autorisation d’utilisation de fréquences) entre opérateurs mobiles ». Il y a plus de 150 MHz de spectre à se répartir.

Laure de la Raudière, présidente de l’Arcep en profite pour adresser un message à SFR sur le respect de ses obligations sur les déploiements et la qualité de ses réseaux : elles « demeurent bien évidemment en vigueur : continuité de service, couverture du territoire, qualité de service doivent être maintenues au profit de l’expérience des utilisateurs ».

20 milliards d’euros… pour quoi exactement ?

La signature de l’accord prévoit une valorisation des actifs d’Altice France à hauteur de 20,35 milliards d’euros « en valeur d’entreprise ». La répartition actuelle est la suivante : 42 % pour Bouygues Telecom (8,55 milliards d’euros), 31 % pour Free-iliad (6,2 milliards d’euros) et 27 % pour Orange (5,6 milliards d’euros). Elle pourra « varier d’ici au closing en fonction de l’évolution des bases clients ».

L’accord prévoit que certains actifs ne sont pas dans l’accord signé. Sont ainsi « exclues les participations dans les sociétés XP Fibre, UltraEdge et Altice Technical Services ainsi que les activités du groupe Altice France dans les départements et régions d’outre-mer ». C’est la même liste qu’en octobre dernier, pas de surprise sur ce point.

UltraEdge est une entreprise de datacenters de proximité en France. XP Fibre, anciennement SFR FTTH, est un opérateur d’infrastructure (OI) qui déploie la fibre en France, créé après l’acquisition de Covage par SFR FTTH. Altice en détient 50,01 %, un consortium de trois investisseurs (Allianz, Axa et Omers) a les 49,99 % restant. Enfin, ATS (Altice Technical Services) développe, exploite et assure la maintenance d’infrastructures réseaux.

Il y a bien Intelcia qui a disparu entre-temps, mais c’est logique puisque l’entreprise marocaine spécialisée dans les centres d’appels a été vendue en novembre 2025. La principale différence visible de l’extérieur est donc la hausse de 3 milliards d’euros.

Le consortium explique que les actifs non repris (notamment les réseaux Fixe et Mobile hors Crozon, une partie du réseau de distribution et l’IT hors B2B) « resteraient gérés pendant une phase transitoire de minimum 30 mois au sein de SFR SA, qui sera détenue à parts égales par les trois membres du Consortium afin d’assurer la continuité des opérations pendant la période de transition ».

Crozon est, pour rappel, une mutualisation, depuis 2014, des réseaux de SFR et Bouygues Telecom pour la fourniture de services 2G, 3G et 4G sur une partie du territoire. Il s’est étendu en 2023 à la 5G, sous la surveillance de l’Arcep.

Une découpe en trois parts égales ? (Non, à la Obélix)


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Datacenters, eau, électricité, carbone : explorez notre carte mondiale interactive !

8 juin 2026 à 15:14
Next, à votre service !
Datacenters, eau, électricité, carbone : explorez notre carte mondiale interactive !

Au sein d’une même carte, nous avons regroupé un maximum d’informations autour des datacenters : installation électrique, niveau de stress hydrique, intensité carbone, mais également d’autres données comme des photos satellites avec un mode « voyage dans le temps » qui remonte jusqu’aux années 60 pour la France.

Le sujet des datacenters est relativement sensible, notamment depuis l’explosion de l’IA générative et des demandes en puissance de calcul toujours plus importantes. Il faut donc toujours plus de GPU, de place pour installer les serveurs et de puissance électrique.

Qu’en est-il près de chez vous ? Un datacenter est-il installé ? Si oui, est-il à proximité de lignes électriques haute tension, dans une zone de stress hydrique ? Comment les bâtiments ont-ils évolué au cours des dernières décennies ? Plus loin, qu’en est-il dans d’autres pays européens ou aux États-Unis, berceau de plusieurs géants du Net ?

Next vous propose une carte pour y voir clair. Elle a été développée avec Claude Code. Il s’agit pour le moment d’une version 0.9 qui doit être finalisée grâce à vos retours. Le code sera ensuite publié sur GitHub. Elle est en accès libre à tous les visiteurs. Abonnez-vous pour nous soutenir et nous permettre de proposer ce genre d’outil à tout le monde !

N’hésitez pas à partager le lien autour de vous. Nous détaillons ci-après les sources des données et des bibliothèques utilisées, ainsi que les principales fonctionnalités de la carte. D’autres sont à découvrir et à tester en direct.

OSM, PeeringDB, WRI… la longue liste des données intégrées dans la carte !

Nous avons agrégé, au niveau mondial, des informations provenant de plusieurs sources ouvertes, sur un fond de carte d’OpenStreetMap, complété par Natural Earth pour les contours des pays et la recherche. Tout d’abord, la liste des datacenters d’OSM, complétée avec ceux de PeeringDB pour les datacenters et points d’échange. Les câbles sous-marins sont aussi présents, ils viennent de Submarine Cable Map (TeleGeography).

Maintenant que les datacenters sont sur la carte, qu’en est-il de l’eau ? Direction le World Resources Institute (WRI), un organisme non lucratif étatsunien qui propose des cartes de tension hydrique (Aqueduct 3.0 et 4.0). Elles sont utilisées par certains géants du numérique pour établir leurs statistiques. Nous avons intégré les relevés de 2010 et 2019, ainsi que les estimations de 2030, 2050 et 2080.

Pour la partie électrique, nous avons directement pioché chez RTE pour la France (via Open Data Réseaux Énergies ou ODRÉ), nous avons récupéré les données de PyPSA-Eur pour l’Europe ainsi que celles de Homeland Infrastructure Foundation-Level Data pour les États-Unis. La liste des centrales électriques vient de nouveau du WRI et de l’ODRÉ. Pour l’intensité carbone, nous avons pris les données Ember Energy, une ONG britannique.

Nous avons également une couche des températures avec les relevés de Copernicus, plus précisément ERA5 pour la 5ᵉ génération d’ECMWF ReAnalysis. La « référence » est la moyenne entre 1950 et 1980, puis s’affiche la différence (± xx°C) sur la carte pour l’année choisie.

Voyagez dans le temps avec les photos satellites IGN et Wayback

Avoir une vision actuelle est une chose, voyager dans le temps en est une autre tout aussi utile. Les vues satellites permettent de se rendre compte de l’évolution des paysages, de voir comment certains bâtiments sont recyclés ou bien sortent de terre comme des champignons, etc.

Trois sources ont été intégrées dans la carte, chacune avec ses spécificités. Celles de l’IGN pour commencer, avec des cartes qui remontent aux années 50/60 pour les plus anciennes, mais pour la France seulement. Copernicus pour l’Europe (il faut vous créer un compte gratuit) et enfin la World Imagery Wayback d’ESRI pour avoir des cartes au niveau mondial, avec jusqu’à 12 ans d’ancienneté. Zoomez un peu sur la carte pour que les boutons des vues satellites deviennent disponibles (ils sont grisés si la surface est trop large).

Des bibliothèques ont également été utilisées : celles de Leaflet (MarkerCluster) pour la cartographie, Shapely pour les calculs géométriques, Nominatim pour le géocodage, Web Map Tile Service de la Géoplateforme.

Les consommations détaillées rentrées à la main

Nous avons aussi ajouté à la main le détail de la consommation en eau et électricité de certains géants américains (Google, Meta et Microsoft) et français (OVHcloud et Scaleway). D’un coup d’œil (en activant la couche DC détaillée), on voit facilement où un opérateur consomme le plus d’eau, avec le niveau de tension hydrique local. Idem avec l’électricité.

Un bouton « Partager » permet de prendre un instantané de la vue en cours et de l’envoyer à un de vos contacts. Cliquez sur « Carte ultime des datacenters » pour revenir à la version de départ.

Cette carte nous sert en interne, mais elle est aussi pensée pour vous. N’hésitez donc pas à nous indiquer de nouvelles données à intégrer, des fonctionnalités à ajouter, etc. Idem pour les bugs : les commentaires sont à votre disposition !

Datacenters, eau, électricité, carbone : explorez notre carte mondiale interactive !

8 juin 2026 à 15:14
Next, à votre service !
Datacenters, eau, électricité, carbone : explorez notre carte mondiale interactive !

Au sein d’une même carte, nous avons regroupé un maximum d’informations autour des datacenters : installation électrique, niveau de stress hydrique, intensité carbone, mais également d’autres données comme des photos satellites avec un mode « voyage dans le temps » qui remonte jusqu’aux années 60 pour la France.

Le sujet des datacenters est relativement sensible, notamment depuis l’explosion de l’IA générative et des demandes en puissance de calcul toujours plus importantes. Il faut donc toujours plus de GPU, de place pour installer les serveurs et de puissance électrique.

Qu’en est-il près de chez vous ? Un datacenter est-il installé ? Si oui, est-il à proximité de lignes électriques haute tension, dans une zone de stress hydrique ? Comment les bâtiments ont-ils évolué au cours des dernières décennies ? Plus loin, qu’en est-il dans d’autres pays européens ou aux États-Unis, berceau de plusieurs géants du Net ?

Next vous propose une carte pour y voir clair. Elle a été développée avec Claude Code. Il s’agit pour le moment d’une version 0.9 qui doit être finalisée grâce à vos retours. Le code sera ensuite publié sur GitHub. Elle est en accès libre à tous les visiteurs. Abonnez-vous pour nous soutenir et nous permettre de proposer ce genre d’outil à tout le monde !

N’hésitez pas à partager le lien autour de vous. Nous détaillons ci-après les sources des données et des bibliothèques utilisées, ainsi que les principales fonctionnalités de la carte. D’autres sont à découvrir et à tester en direct.

OSM, PeeringDB, WRI… la longue liste des données intégrées dans la carte !

Nous avons agrégé, au niveau mondial, des informations provenant de plusieurs sources ouvertes, sur un fond de carte d’OpenStreetMap, complété par Natural Earth pour les contours des pays et la recherche. Tout d’abord, la liste des datacenters d’OSM, complétée avec ceux de PeeringDB pour les datacenters et points d’échange. Les câbles sous-marins sont aussi présents, ils viennent de Submarine Cable Map (TeleGeography).

Maintenant que les datacenters sont sur la carte, qu’en est-il de l’eau ? Direction le World Resources Institute (WRI), un organisme non lucratif étatsunien qui propose des cartes de tension hydrique (Aqueduct 3.0 et 4.0). Elles sont utilisées par certains géants du numérique pour établir leurs statistiques. Nous avons intégré les relevés de 2010 et 2019, ainsi que les estimations de 2030, 2050 et 2080.

Pour la partie électrique, nous avons directement pioché chez RTE pour la France (via Open Data Réseaux Énergies ou ODRÉ), nous avons récupéré les données de PyPSA-Eur pour l’Europe ainsi que celles de Homeland Infrastructure Foundation-Level Data pour les États-Unis. La liste des centrales électriques vient de nouveau du WRI et de l’ODRÉ. Pour l’intensité carbone, nous avons pris les données Ember Energy, une ONG britannique.

Nous avons également une couche des températures avec les relevés de Copernicus, plus précisément ERA5 pour la 5ᵉ génération d’ECMWF ReAnalysis. La « référence » est la moyenne entre 1950 et 1980, puis s’affiche la différence (± xx°C) sur la carte pour l’année choisie.

Voyagez dans le temps avec les photos satellites IGN et Wayback

Avoir une vision actuelle est une chose, voyager dans le temps en est une autre tout aussi utile. Les vues satellites permettent de se rendre compte de l’évolution des paysages, de voir comment certains bâtiments sont recyclés ou bien sortent de terre comme des champignons, etc.

Trois sources ont été intégrées dans la carte, chacune avec ses spécificités. Celles de l’IGN pour commencer, avec des cartes qui remontent aux années 50/60 pour les plus anciennes, mais pour la France seulement. Copernicus pour l’Europe (il faut vous créer un compte gratuit) et enfin la World Imagery Wayback d’ESRI pour avoir des cartes au niveau mondial, avec jusqu’à 12 ans d’ancienneté. Zoomez un peu sur la carte pour que les boutons des vues satellites deviennent disponibles (ils sont grisés si la surface est trop large).

Des bibliothèques ont également été utilisées : celles de Leaflet (MarkerCluster) pour la cartographie, Shapely pour les calculs géométriques, Nominatim pour le géocodage, Web Map Tile Service de la Géoplateforme.

Les consommations détaillées rentrées à la main

Nous avons aussi ajouté à la main le détail de la consommation en eau et électricité de certains géants américains (Google, Meta et Microsoft) et français (OVHcloud et Scaleway). D’un coup d’œil (en activant la couche DC détaillée), on voit facilement où un opérateur consomme le plus d’eau, avec le niveau de tension hydrique local. Idem avec l’électricité.

Un bouton « Partager » permet de prendre un instantané de la vue en cours et de l’envoyer à un de vos contacts. Cliquez sur « Carte ultime des datacenters » pour revenir à la version de départ.

Cette carte nous sert en interne, mais elle est aussi pensée pour vous. N’hésitez donc pas à nous indiquer de nouvelles données à intégrer, des fonctionnalités à ajouter, etc. Idem pour les bugs : les commentaires sont à votre disposition !

☕️ Freebox : l’option Backup internet 4G enfin proposée aux clients Delta et Pop

8 juin 2026 à 09:01


L’option Backup Internet est disponible depuis début 2024 pour les clients Freebox Ultra. Elle est facturée 4,99 euros par mois et permet à la 4G de prendre le relai en cas de coupure de la fibre optique (ou débranchement sauvage) ou de panne sur le réseau fixe.

Cela permet au Wi-Fi et aux équipements connectés à votre Freebox de continuer à fonctionner. S’il est facile de faire un partage de connexion sur un ordinateur avec du Wi-Fi, ce n’est pas toujours aussi facile sur un fixe, de la domotique, etc.

« En cas de perte de connexion, le Backup internet s’active automatiquement et prend le relais de votre Server internet Freebox grâce au réseau 4G/4G+ de Free », explique l’opérateur. Ce service est proposé gratuitement aux clients en panne, après passage d’un technicien pour l’installer à votre domicile.

Les clients Delta et Pop peuvent désormais la prendre de manière proactive, comme l’a repéré Tiino83 sur X. Elle est toujours facturée 4,99 euros par mois. Free se la joue Valve Time en étant largement en retard sur son calendrier prévisionnel.

Ci-dessous une capture sur une de nos lignes en Freebox Delta, avec l’option proposée.

L’option est sans engagement : « Vous pouvez résilier votre option Backup internet Freebox à tout moment. Vous devrez restituer le Backup internet Freebox dans un délai de 14 jours suivant votre demande de résiliation à l’aide du bon de retour », indique l’opérateur.

Lors du lancement Backup Internet en août pour les Freebox Ultra, l’option devait arriver « très prochainement » sur d’autres box. En octobre, lors d’une journée de sa communauté, l’opérateur annonçait une généralisation à la quasi-totalité de ses clients d’ici à la fin de l’année 2024.

C’est finalement en juin 2026 que l’option est arrivée pour les clients Delta et Pop.

☕️ Freebox : l’option Backup internet 4G enfin proposée aux clients Delta et Pop

8 juin 2026 à 09:01


L’option Backup Internet est disponible depuis début 2024 pour les clients Freebox Ultra. Elle est facturée 4,99 euros par mois et permet à la 4G de prendre le relai en cas de coupure de la fibre optique (ou débranchement sauvage) ou de panne sur le réseau fixe.

Cela permet au Wi-Fi et aux équipements connectés à votre Freebox de continuer à fonctionner. S’il est facile de faire un partage de connexion sur un ordinateur avec du Wi-Fi, ce n’est pas toujours aussi facile sur un fixe, de la domotique, etc.

« En cas de perte de connexion, le Backup internet s’active automatiquement et prend le relais de votre Server internet Freebox grâce au réseau 4G/4G+ de Free », explique l’opérateur. Ce service est proposé gratuitement aux clients en panne, après passage d’un technicien pour l’installer à votre domicile.

Les clients Delta et Pop peuvent désormais la prendre de manière proactive, comme l’a repéré Tiino83 sur X. Elle est toujours facturée 4,99 euros par mois. Free se la joue Valve Time en étant largement en retard sur son calendrier prévisionnel.

Ci-dessous une capture sur une de nos lignes en Freebox Delta, avec l’option proposée.

L’option est sans engagement : « Vous pouvez résilier votre option Backup internet Freebox à tout moment. Vous devrez restituer le Backup internet Freebox dans un délai de 14 jours suivant votre demande de résiliation à l’aide du bon de retour », indique l’opérateur.

Lors du lancement Backup Internet en août pour les Freebox Ultra, l’option devait arriver « très prochainement » sur d’autres box. En octobre, lors d’une journée de sa communauté, l’opérateur annonçait une généralisation à la quasi-totalité de ses clients d’ici à la fin de l’année 2024.

C’est finalement en juin 2026 que l’option est arrivée pour les clients Delta et Pop.

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