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Rootboard : un autre autre Cyberdeck sous Raspberry Pi en financement participatif

2 juillet 2026 à 13:49

Le Rootboard cherche un financement sur Kickstarter, malheureusement les annonces pour ce genre de projet se suivent et commencent à se ressembler… 

Le Rootboard se présente comme un appareil assez classique avec un clavier 70 touches que l’on maniera avec les pouces, placé en dessous d’un petit écran non tactile de 3.5″. Il est complet, peut lancer un système d’exploitation très capable, émettre du son et propose une assez belle connectique. Malgré tout il a un air assez prononcé de déjà-vu.

Lancé sur Kickstarter en financement participatif pour 102€ HT, le Rootboard a pour lui son ouverture technique avec un travail mené dès sa conception pour proposer un objet sans code caché, sans firmware propriétaire et évidemment documenté pour vous aider à le modifier à votre convenance. Un autre de ses atouts vient de son clavier particulièrement complet. Les 70 touches proposent par exemple des chiffres complets et une vraie ponctuation en plus d’une disposition QWERTY classique.

Rootboard

Un clavier qui sera idéal pour piloter des lignes de commande, programmer et prendre le contrôle de serveurs distants. On se doute que le choix du nom Rootboard vient de cette proposition. 

Piloté par la famille des cartes Raspberry Pi Zero (zero, Zero W et Zero 2 W) qu’il faudra fournir, et qui assure une compatibilité avec Rasperry Pi OS, l’engin pourra également s’étoffer de solutions externes comme des microcontrôleurs pour du développement de projets. Ses GPIO sont accessibles. L’alimentation est assurée par une batterie 18650 classique en 3.7 volts même si celle-ci n’est pas accessible par défaut1

Le Rootboard fait la promesse d’être Opensource et Openhardware

Prévu pour novembre prochain, le Rootboard est un engin complet avec de nombreux avantages techniques et qui devrait proposer une documentation complète de son code, de ses entrailles et des éléments nécessaires à sa fabrication sur Github. J’aime beaucoup ce type de projet, mais j’ai tout de même un peu l’impression de tourner en rond en les décrivant. D’abord parce qu’on m’en envoie beaucoup, ensuite parce que l’histoire est un peu toujours la même.

La page Kickstarter ne détaille pas précisément l’objet : son clavier est encore en cours de développement, sa connectique n’est pas précisément identifiée et on n’a ni les dimensions ni le poids du Rootboard pour le moment.

Rootboard : un autre autre Cyberdeck sous Raspberry Pi en financement participatif © MiniMachines.net. 2026

Une Raspberry Pi 4 « light » vendue moins chère

29 juin 2026 à 09:14

La Raspberry Pi 4 light est une version dont le SoC Broadcomm BCM2711 est moins rapide que les versions d’origine. Une manière de proposer un prix plus doux pour ce modèle dont l’usage n’est clairement plus lié à la performance brute.

Raspberry Pi 4

La Raspberry Pi 4 light est apparue en ligne chez le revendeur Cytron qui la propose un poil moins cher que les versions classiques. La Raspberry Pi 4 model B normale est à 100$ en version 4 Go et 165$ en version 8 Go. Le nouveau modèle est proposé respectivement à 87.25$ et 147$. Pour rappel, elle est sortie à 55$ en version 4 Go.

À l’origine, la carte est apparue en 2019 avec son SoC BCM2711 composé de quatre cœurs ARM Cortex-A72. Elle pouvait fonctionner à 1.5 GHz. Quelque temps après sa sortie, Raspberry Pi a lancé une mise à jour technique permettant de pousser cette fréquence à 1.8 GHz. Ce qui est devenu, de fait, la fréquence officielle de la puce dans le petit monde des Pi.

Raspberry Pi 4 light

Raspberry Pi 4 light

Une Raspberry Pi 4 light pour des usages classiques

Cette nouvelle Raspberry Pi 4 light est en tout point identique aux autres cartes mais propose une fréquence maximale de… 1.25 Ghz. On descend donc largement par rapport à la version mise à jour, un peu moins si on se réfère à la fréquence d’origine. Ce n’est pas une mauvaise stratégie étant donné que les utilisateurs de ces cartes en 2026 sont surtout intéressés par les autres capacités de ce type de cartes et non pas par la vitesse proposée par les Pi 4. Évidemment, cela reste cher et loin de la promesse initiale du monde des cartes de développement, mais la crise de la mémoire a largement sabordé cet objectif.

Mais si vous cherchez une carte pour créer un robot, un montage qui exploitera plus les GPIO du système que ses muscles logiciels, cette solution sera amplement suffisante. À vrai dire, le nombre de montages Raspberry Pi qui tournent toute la journée à une fréquence très basse juste pour activer des éléments externes via leurs broches est assez impressionnant. Pour tous ces usages-là, les versions light n’auront aucun impact. Pour ceux  à la recherche de performances, l’emploi d’un système Pi 5 aura de toutes façons plus de sens. Il faut également rappeler que ce lot semble « limité » et que les autres Pi 4 « classiques » à 1.5 GHz » sont toujours commercialisées. L’utilisateur aura donc un choix supplémentaire pendant quelque temps. Difficile de savoir si d’autres marchands auront droit à la même carte ou si la société proposera cette variante « allégée » de manière régulière dans le futur.

La fabrication des puces pose toujours de nombreux problèmes aux marques qui comptent sur de nombreux processeurs non pas défectueux mais incapables d’obtenir la certification technique d’une certaine fréquence. Par exemple le BCM2711 est certifié à 1.5 GHz par Broadcomm pour les Pi 4. C’est Raspberry qui les pousse ensuite à 1.8 GHz logiciellement, probablement parce que si la société exigeait des puces capables de monter à 1.8 GHz systématiquement, il y aurait moins de SoC certifiés et donc des prix en hausse.

On peut donc imaginer la même chose pour cette Raspberry Pi 4 light. Broadcomm doit avoir une belle série de puces incapables de « tenir » les 1.5 GHz d’origine et donc rester cadencées à 1.25 GHz. Ces SoC sont sans doute vendus moins chers et la Raspberry Pi 4 light en profite. Difficile cependant pour Broadcomm de viser une production constante de puces « défectueuses », ce n’est pas son objectif. Son masque de production est pensé pour que le maximum de chaque wafer de BCM2711 sorte des milliers de solutions à 1.5 GHz. Les éléments contraints à rester à 1.25 GHz sont forcément un manque à gagner sur les estimations de base.

Source : CNX Software

 

Une Raspberry Pi 4 « light » vendue moins chère © MiniMachines.net. 2026

Le site RPiLocator fermera en juillet prochain

24 juin 2026 à 12:34

RPilocator est né en pleine crise. En 2021, alors que nous connaissions une autre crise de composants suite aux ruptures liées au COVID qui avaient ébranlé la production et la distribution matérielle globale, le service permettait de connaitre les disponibilités des cartes Raspberry Pi.

André Costa, qui le maintient, explique l’avoir développé en quelques jours sur son temps libre et l’avoir monté sur… une carte Raspberry Pi. Après quelques tests, il décide de l’ouvrir au public en le montant sur un hébergement plus robuste. L’adresse permet de lister les cartes de développement de la marque anglaise et leur disponibilité ainsi que leurs tarifs. Cela offre une vision rapide de toutes les informations nécessaires pour faire un achat.

RPilocator

RPilocator

Le site RPiLocator malgré son côté hyper spécialisé est alors mis en avant et recommandé par tout le monde. 

Suite aux évolutions du marché après la fin de la crise COVID, la situation s’est d’abord améliorée. La disponibilité des cartes est revenue, mais les tarifs n’ont pas  vraiment cessé d’enfler. En cause, non plus le COVID mais l’IA qui a fait exploser les prix de la mémoire des cartes avant de poser, à nouveau, des problèmes de stock. RPilocator a également perdu un peu en attrait car les projets proposés avec une solution Raspberry Pi devenaient de moins en moins pertinents pour beaucoup d’usages. En cause l’apparition de MiniPC qui se positionnaient de 2024 à 2025 à un meilleur prix pour de meilleures performances.

Aujourd’hui, alors que le site est à nouveau hébergé sur une Raspberry Pi 4 8 Go depuis janvier 2025, l’auteur a décidé de l’abandonner. La raison première est assez simple. S’il reste 11 000 visiteurs par mois sur le site, la grande majorité sont des… robots. Il ne reste plus grand monde de véritablement intéressé par ce service.

L’autre argument est la mauvaise grâce des marchands qui tentent de bloquer le site de venir récupérer les informations de prix et de disponibilité. Il faudrait passer beaucoup de temps pour lutter face à ces contre-mesures… et le jeu n’en vaut plus la chandelle. D’abord par manque de visiteurs, ensuite parce que ces contre-mesures provoqueraient des contre-contre-mesures et ainsi de suite.

RPilocator va donc s’arrêter en juillet prochain. 

Et ce n’est pas très grave. Ce que je retiens de cette aventure particulière d’André Costa est simple. Un type, tout seul, sur un coin de la planète, a décidé de monter un service gratuit et sans pub pour ses contemporains. Il l’a mis en ligne avec un petit nom de domaine et a pu l’héberger sur une solution qui ne coûte pas grand-chose à l’achat et quelques euros d’énergie. Je trouve cela plutôt rassurant.

Rassurant car cela permet encore d’imaginer la création d’un site local, porté par un engin abordable, pour un usage très spécialisé. Un serveur de stockage de données partagées. Un site d’information pour une petite commune. Le blog d’un passionné sur un sujet aussi niche qu’ésotérique. Le montant à investir est modeste, accessible et si l’idée d’un site de ce type dépasse l’audience prévue, il est possible d’imaginer lui faire vivre la vie de RPilocator. Un début sur une palteforme légère et une évolution suivant l’audience rencontrée.

Adieu donc au site et bravo à André Costa pour son dévouement pendant ces quelques années.

Raspberry Pi 4 3Go et la petite mort du marché des SBC

Le site RPiLocator fermera en juillet prochain © MiniMachines.net. 2026

Pas de nouvelle carte Raspberry Pi 6 avant 2028

23 mai 2026 à 15:40

Le Raspberry Pi 6 n’est peut-être pas au cœur des intentions d’achat de chacun en ce moment. Les augmentations de tarif du modèle Raspberry Pi 5 comme la baisse des capacités des modèles ne donnent plus vraiment envie de se frotter à cet univers. Et c’est pour la même raison que nous ne devrions pas voir arriver la version 6 avant le début de l’année 2028.

Lors d’un question-réponse type Ask Me Anysting sur Reddit, trois piliers de Raspberry Pi ont répondu de concert aux questions des internautes : Eben Upton, le CEO.  James Adams le CTO de l’ingénierie matérielle, et Gordon Hollingworth CTO du développement logiciel. L’occasion de poser des questions précises et d’obtenir des réponses.

Raspberry Pi 6 en 2028

Une interrogation classique a été posée concernant l’éventuelle sortie prochaine d’une éventuelle carte Raspberry Pi 6. La réponse donnée par Eben Upton est assez simple. Pas avant le début 20282. La raison est également évidente, l’augmentation drastique du prix des composants n’incite pas la marque a proposer de nouvelles évolutions de son produit. Elle indique d’ailleurs clairement que la future carte de développement sera plus performante avec un SoC plus rapide, des interfaces plus véloces et plus de bande passante pour la mémoire. Elle devrait également embarquer plus de capacités tout en respectant le même format et les mêmes usages.

Autrement dit, pas de raison de croire que la prochaine mouture de la carte ne révolutionne le projet. Peut-être que nous découvrirons un SoC plus rapide, un port USB Type-C d’un format plus récent, avec plus de mémoire, mais rien de fondamentalement différent d’un Model 5 actuel. Ce délai qui pousse le Raspberry Pi 6 à une sortie – si tout va « bien » – dans deux ans, est très certainement lié au fait que le prix de la mémoire devient vraiment compliqué à absorber pour ce type de carte.

Raspberry Pi Zero 2 W

Le Raspberry Pi 6 est loin d’être la seule préoccupation de la marque

La suite de la réponse est d’ailleurs assez intéressante. Eben Upton indique que la carte Raspberry Pi Zero 2 W a été largement impactée par la difficulté à faire fabriquer son SoC. Une puce Broadcom BCM2710 qui bien que gravée en 40 nanomètres, rencontre des difficultés à se faire produire. Tout simplement à cause du manque de disponibilités de wafers. Ces galettes de silicium qui reçoivent la gravure de processeurs. Le marché actuel de l’intelligence artificielle absorbant énormément de la production de ces wafers, tout le marché en est affecté. Même quand les technologies de gravure ne sont pas dernier cri.

Un wafer constellé de puces gravées

Un wafer constellé de puces gravées

On comprend mieux pourquoi certaines puces d’entrée de gamme chez AMD et Intel semblent avoir été totalement abandonnées. Les Twin Lake par exemple ou les Hawk Point sont quasi impossibles à obtenir pour les fabricants. Probablement parce que les deux concepteurs de puces préfèrent réserver leurs galettes de silicium pour des processeurs proposant des marges plus fortes.

La totalité du fil est intéressante à lire, parce qu’elle dégage des informations sur le fonctionnement de l’entité et qu’elle soulève un peu le voile sur le fonctionnement de la société. Un point intéressant à noter est par exemple le fait que la marque semble être ravie de l’accueil fait par le public à ses microcontrôleurs (RP2040) et ses cartes Pico. Éléments qui semblent devenir des acteurs majeurs de leur développement. 

À noter que le dialogue a été posté dans un fil destiné aux ingénieurs et que parfois certaines questions peuvent être complexes, mais la majorité des questions et des réponses peuvent être comprises par un hobbyiste intéressé par les cartes de développement et ne nécessitent pas un bagage technique trop important. La preuve, je crois avoir tout compris.

Raspberry Pi 4 3Go et la petite mort du marché des SBC

Pas de nouvelle carte Raspberry Pi 6 avant 2028 © MiniMachines.net. 2026

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