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Waveshare ajoute quatre ports Ethernet Gigabit ou 2.5 Gigabit à votre Rasberry Pi 5

5 janvier 2026 à 14:57

En toute fin d’année dernière, nous découvrions une carte d’extension pour Raspberry Pi 5 qui ajoutait des ports USB supplémentaires via son interface PCIe. Pour ce début d’année, Waveshare propose une carte qui ajoutera quatre ports Ethernet supplémentaires.

L’idée est a peu près la même que pour la carte USB. La carte Waveshare PCIe TO 4-Ch Ethernet Gigabit permet d’accueillir un Raspberry Pi 5 sur des entretoises tout en proposant une connectique supplémentaire.  La connexion par nappe PCIe 2.0 est employée pour piloter deux versions de la carte.

Waveshare PCIe TO 4-Ch Ethernet Gigabit

Waveshare PCIe TO 4-Ch Ethernet Gigabit

Soit un quadruple port Ethernet Gigabit piloté par des circuits Realtek RTL8153, soit quatre ports Ethernet 2.5 Gigabit grâce à des chipsets RTL8156 plus performants. A noter tout de même que dans le second cas, la bande passante ne sera pas suffisante pour exploiter la totalité des ports 2.5 Gigabit en même temps. L’idée est plutôt de pouvoir exploiter cette bande passante sur quatre Ethernet différents à des moments séparés. On imagine de la récupération de données pour synchronisation depuis différents postes, par exemple, mais pas une gestion de multiples flux permanents en parallèle.

Waveshare PCIe TO 4-Ch Ethernet Gigabit

La carte mesure 9.15 cm de large pour 8.5 cm de profondeur. Elle est proposée à 39.99$ HT en version Gigabit et 49.99$ HT pour le modèle 2.5 Gigabit. ce qui nous donne au passage une bonne idée du tarif de cette option souvent facturée fort cher par les fabricants. Les quatre puces RTL8156 sont vendue 2.5$ HT plus cher qu’une RTL8153.

Waveshare PCIe TO 4-Ch Ethernet Gigabit

A noter que la carte Waveshare doit être alimentée en 5 volts et qu’elle pourra alimenter à son tour la Raspberry Pi 5 via la nappe FPC.

Waveshare ajoute quatre ports Ethernet Gigabit ou 2.5 Gigabit à votre Rasberry Pi 5 © MiniMachines.net. 2025

Nom de code X1013 : une extension 10 ports USB pour RPi

24 décembre 2025 à 11:29

Avec ce nom cryptique de Geekworm X1013, on pourrait se dire que ce hub 10 ports part assez mal dans la vie. Pourtant il propose un équipement intéressant pour tout propriétaire de carte de développement Raspberry Pi en manque de connectique.

Geekworm X1013

Geekworm X1013

 
 

On a déjà croisé la marque Geekworm/SupTronicsX avec d’autres accessoires pour cartes de développement, souvent des extensions de stockage M.2 2280. La carte Geekworm X1013 se connecte uniquement aux cartes Raspberry Pi 5 avec la nappe FPC qui permet d’exploiter sa ligne PCIe 2.0. Cela veut dire qu’il va falloir choisir entre un stockage plus rapide ou plus de connectique.

Geekworm X1013

Geekworm X1013 + RPi 5

Mais si vous choisissez d’étendre le nombre de connecteurs à votre Pi, vous allez être servi. La X1013 propose pas moins de quatre ports USB 3.2 Type-A et six ports USB 2.0 Type-A supplémentaires. De quoi connecter une foule d’accessoires à votre dispositif de base. Si on considère les ports de la carte RPi de base on se retrouve en tout avec 14 ports USB Type-A dont six en USB 3.2 Type-A.

La carte X1013 propose des entretoises pour accueillir la RPi5

La carte X1013 propose des entretoises pour accueillir la RPi5

Évidemment, il ne faudra pas s’attendre à piloter autant de ports au maximum de leur bande passante, celle de la piste PCIe de la carte Pi est limitée. C’est donc plus un outil permettant de contrôler des accessoires externes qu’une solution pour assembler des éléments à large bande passante. Un connecteur d’alimentation Jack en 9-18V permettra à la X103 d’alimenter la Pi via des broches POGO. Un bouton de démarrage est également présent pour pouvoir allumer et éteindre l’ensemble. A noter que par défaut, la carte n’est pas livrée avec une alimentation, mais que tout bloc secteur en Jack 5.5 x 2.1 mm sera compatible. La carte sera à même de convertir le signal en 5.1 v pour alimenter l’ensemble. 

La carte est donnée comme compatible avec Raspberry Pi OS, Ubuntu, OpenWRT et autres. Un des gros points positifs de son développement est la liberté laissée à l’utilisateur d’utiliser les broches HAT de la Pi5 puisqu’elle se connecte par en dessous. Son principal défaut est sans doute le changement d’échelle proposé. L’ensemble de la carte X1013 mesure 10.7 cm de large pour 8.5 cm de profondeur. Ce qui double l’encombrement d’une carte Pi5 d’orgine.

Quels usages pour la Geekworm X1013 ?

Je me souviens de l’email d’un lecteur me demandant des solutions plus stables et pérennes pour piloter un système de scan de livres développé par ses soins. Il utilisait un hub USB pour piloter son appareil qui éclairait et photographiait des pages avant de les tourner avec des servo-moteurs. Problème, son système fonctionnait bien mais le hub finissait toujours par ne plus être alimenté correctement et il fallait redémarrer la carte Pi pour qu’il refonctionne. Ce qui posait un souci de continuité du nom de fichiers pour ses scans de livres. J’ignore si ce genre de solution ne serait pas plus fonctionnelle ?

Pour d’autres usages plus classiques, on pense évidemment à des accessoires en série : claviers, souris, stockages, webcams et autres imprimantes… Mais aussi à des éléments moins courants comme des microscopes, lecteurs de code barre ou des endoscopes USB. Différentes manettes de jeux et tout ce qui peut se connecter à la carte X1013 pour transformer votre Pi en poulPi. 

Des informations des guides logiciels sont disponibles ainsi que des informations techniques et de montage.

La carte est en vente sur AliExpress dans la boutique de Geekworm pour un peu moins de 40€ avec presque 5€ de port

Source : CNX via Liliputing

Nom de code X1013 : une extension 10 ports USB pour RPi © MiniMachines.net. 2025

ShaRPiKeebo : un PC Raspberry Pi de poche (Maj)

19 décembre 2025 à 07:30

ShaRPiKeebo

ShaRPiKeebo

Mise à jour du 19/12/2025 : Après un financement participatif en 2022, voici que le ShaRPiKeebo va enfin être livré. Annoncé en 2022, reporté encore et encore au fil des ans suite à divers problèmes, le site Crowdsupply annonce la livraison prochaine de l’objet aux plus patients.

Mise à jour du 26/07/2022 : Le ShaRPiKeebo montre son emballage ! Le projet a désormais des visuels du boitier qui sera proposé à tous les participants au projet. L’équipe en profite également pour communiquer une excellente nouvelle. La tension sur les composants étant moins rude que prévue, le budget initial a été revu à la baisse pour valider l’opération. L’objectif de financement de base, 45 000$, a ainsi été baissé à 25 000$. Les fonds nécessaires pour lancer la production avaient été anticipés sur un volume plus important pour être sûr de la viabilité du projet. Comme la situation sur le terrain devient moins tendue, il est possible d’obtenir le même service pour moins de pièces commandées. Résultat, le projet est d’ores et déjà financé !

Mise à jour du 13/07/2022 : Excellente nouvelle, le ShaRPiKeebo est désormais disponible en Europe. Un nouveau composant et un aménagement du circuit d’origine permettent de marquer le produit à la norme CE. Il sera donc possible de passer commande depuis la France, Belgique et ailleurs en Europe. Autre bonne nouvelle, un boitier sera livré gratuitement avec chaque kit ! D’autres détails techniques sont indiqués en suivant ce lien.

Billet d’origine du 13/06/2022 : Le ShaRPiKeebo est une création proposée en financement participatif sur Crowd Supply, le très apprécié site de Crowdfunding spécialisé dans les développements électroniques. Son auteur ne nous est pas inconnu puisqu’il s’agit de @Sulfuroid aka Philip Cadic que l’on avait croisé autour du projet SnapOnAir.

 

ShaRPiKeebo

Son nouveau projet est donc le ShaRPiKeebo, un accessoire tout en un destiné à compléter le Raspberry Pi Zero 2 W en lui fournissant un clavier et un affichage en plus d’une alimentation. L’idée est de retrouver une interface complète pour pouvoir se servir de la petite carte de développement comme cerveau pour différentes tâches. Le tout dans un encombrement des plus restreints puisque l’ensemble ne mesure que 11 cm de haut pour 6 cm de large et 1.5 cm d’épaisseur.

Proposé à 150$ pièce, le ShaRPiKeebo est bourré de bonnes idées. À commencer par son affichage, qui est un écran de 2.7″ de diagonale qui a la particularité d’être lisible en plein soleil. Une solution signée par Sharp qui propose 400 x 240 pixels suffisante pour afficher des interfaces assez complexes.

Le clavier est… particulier mais très complet. La solution emploie de petits boutons poussoirs momentanés dont la lisibilité est assurée par un marquage de chaque touche sur le PCB. Ce ne sera pas la solution la plus confortable du monde mais un système à apprivoiser par vous-même. Cela dit, rien ne vous empêche de construire ou d’imprimer de petites touches à coller sur ce dispositif. 56 boutons sont disponibles accompagnés de touches exploitables avec deux croix directionnelles situées sous l’écran. Le dispositif ne propose pas de quoi piloter un curseur avec un pointeur optique, même si avec ce type d’affichage, la solution n’est pas vraiment adaptée à une interface graphique. A noter que le clavier peut permettre de piloter une autre machine une fois l’objet relié à celle-ci. On pourra donc sortir de sa poche son appareil et brancher un câble pour piloter un serveur ou un autre appareil en vadrouille très simplement.

Quatre LEDs sont également disponibles, parfaitement programmables en utilisant des outils C++ ou Python. On pourra ainsi lancer des commandes et être prévenu de l’état d’une tâche par un clignotement particulier, par exemple.

L’alimentation est assurée par l’ajout d’une batterie externe, un connecteur est prévu sur le dispositif et une prise USB Type-C permet de la recharger. L’autonomie n’est pas folle  avec en gros une correspondance de 1000 mAh pour 1 heure d’autonomie. Donc, au mieux, 6 heures avec une solution 6000 mAh.  Détail important, le ShaRPiKeebo propose une solution de communication radio longue portée en 433 MHz pour pouvoir dialoguer avec d’autres appareils même sans accès à du Wifi ou de la 3/4/5G.

D’un poste à l’autre, des informations peuvent être échangées en direct avec ce type de dispositif avec une portée de 1 Km en terrain dégagé. On pourra donc créer une interface de chat et dialoguer d’un poste à l’autre de manière totalement indépendante de toute infrastructure. Des solutions 4G ou 5G peuvent être également ajoutées à la machine tout comme un module GPS au besoin.

Quels usages peut t-on avoir de ce dispositif : la page en propose plusieurs mais évidemment la liste est loin d’être exhaustive. Les plus évidents sont le jeu et la gestion de serveurs en SSH puisque l’interface s’y prête. De nombreux jeux anciens qui se contentent de quelques pixels peuvent fonctionner sur ce type d’outil. Des jeux d’arcade anciens comme Tetris ou autres. Mais on peut imaginer beaucoup d’autres choses. A commencer par utiliser l’ensemble comme dispositif de contrôle d’un montage quelconque : robotique, domotique, outils… Le dispositif peut se transformer en cerveau temporaire pour de nombreux projets. L’exploitation du module Wifi du Raspberry Pi peut également en faire un engin de communication, de chat, de test de sécurité ou autre. 

L’exemple mis en avant est celui d’une solution de poche pour piloter des outils Linux et notamment des serveurs. Il existe des terminaux logiciels sur smartphone qui permettent la même chose mais on peut imaginer un intérêt à limiter les accès à des produits physiques de ce type pour des raisons de sécurité. 

Un des points forts du projet est qu’il est totalement OpenSource, tant sur le plan matériel que logiciel et donc chacun pourra l’adapter à sa sauce. 

ShaRPiKeebo : un PC Raspberry Pi de poche (Maj) © MiniMachines.net. 2025

Un portable C64 totalement imprimé en 3D sur une base de RPi

17 décembre 2025 à 11:26

Difficile de résumer cette longue vidéo, très dense, de la construction de cet improbable Portable C64. Tout y passe. De la conception de la machine mobile à l’intégration de la carte Raspberry Pi en incluant même la réalisation d’un clavier au design et au marquage propre à cette machine Commodore.

Comme j’ignore par quoi commencer, je ne vais même pas essayer de tout détailler dans cette vidéo de Kevin Noki. Je vous encourage à vous y plonger quand vous aurez trente minutes devant vous. 

Portable C64

Le Portable C64

La somme de travail et de savoir faire réunie ici est impressionnante. Le design de base de l’objet, la qualité de l’impression 3D, le choix des coloris des matériaux, tout est parfait pour donner l’impression que ce portable C64 est vraiment sorti d’une usine en 1982. 

Le clavier maison du Portable C64

Le clavier maison du Portable C64

Le travail mené autour du clavier est assez impressionnant. Celui de la machine originale est réellement particulier avec des touches d’un format particulier qui comprenaient une double sérigraphie. Non seulement la police utilisée est spécifique, mais le marquage de la partie avant de chaque touche fait partie de l’objet d’origine. La création de décalcomanies avec du papier transfert de l’ensemble du clavier et la pose de celles-ci, après découpe au plotter, est un vrai tour de force.

Pour ajouter une poignée au Portable C64, comme c’était parfois le cas des machines transportables dans les années 80, l’auteur a mis en place un système original. La poignée imprimée peut se rétracter dans le châssis en recyclant une solution utilisée en menuiserie. Cela permet de monter et de descendre la poignée facilement. On la pousse légèrement pour qu’elle se déploie et quand on l’enfonce de nouveau, elle reste affleurante au châssis.

Le cœur de la machine est un Raspberry Pi associé à un HAT pour lui ajouter un SSD NVMe. Mais beaucoup d’autres composants secondaires sont présents autour de cette base. L’auteur veut absolument pouvoir utiliser des périphériques originaux de la marque avec son portable C64. Cela passe donc par la création de petits circuits secondaires pour ajouter différents accessoires : joysticks, magnétophone, lecteur de disquettes… Tout cela passe par des ports propriétaires à la machine d’origine implantés autour de solutions Arduino classiques. D’autres connecteurs sont plus modernes comme de l’USB et du HDMI qui serviront à programmer la machine, par exemple.

Pour alimenter l’engin, un jack est positionné vers l’extérieur en relais d’une solution de batterie intérieure. Là encore une solution assez intéressante a été trouvée avec une sorte d’onduleur constitué de 6 cellules 18650 et d’une électronique qui redistribue le courant. Il s’agit d’une solution livrée sans batterie à moins de 10€ qui propose plusieurs sorties en 5, 9 et 12 volts et qu’on alimente en 12V. Elle propose également des LEDs indiquant l’état de charge des 6 cellules 18650 et un interrupteur.

J’ai trouvé cette solution très intéressante pour de nombreux projets. Comme elle n’est pas trop chère, je suppose qu’elle pourrait convenir à beaucoup de monde. Une partie de la vidéo montre comment Kevin Noki modifie cet accessoire pour permettre un affichage de ses LEDs vers l’extérieur tout en informant la carte Raspberry Pi de l’état de la batterie. Un petit convertisseur supplémentaire permet d’ajuster les 9V vers du 5 volts. Mieux encore, la solution est détournée pour que les cellules soient accessibles via une trappe sous l’appareil. Ce qui permettra de les changer facilement en cas de besoin sans avoir à tout démonter.

L’écran retenu affiche sur une diagonale de 10 pouces en 4:3 et en 1024 x 768 pixels qui ne convient pas tout à fait à Kevin. Il veut pouvoir ajuster son contraste simplement grâce à une molette sur le côté du Portable C64. Un détail qui ajoute encore une correspondance avec l’écran de la machine originale et rend l’ensemble encore plus cohérent. Comme si cela ne suffisait pas, le firmware de la carte contrôleur est également modifié pour faire disparaitre les messages « HDMI IN » de l’écran d’origine. Encore une fois beaucoup de travail de recherche pour obtenir un résultat qui ne brouillera pas l’ambiance globale de l’engin au démarrage.

Un Portable C64 plus  vrai que nature

Le passage de câble se fait par la base au travers d’un espace dans la grosse charnière de l’engin. Des ergots coulissants sont mis en place pour permettre à l’écran de rester sagement refermé sur sa base. Le résultat est bluffant, à tous points de vue. Je n’ai aucune idée du temps de travail injecté dans ce projet, mais c’est un des plus aboutis que j’ai pu voir à ce jour. A la fois dans le design et l’esprit global de la machine, mais également par les différentes solutions trouvées pour rendre l’objet cohérent.

Un designer recrée le FlatMac qui a mené Apple vers l’iPad

Kevin Noki ne publie pas beaucoup de vidéos mais c’est toujours un régal de les suivre. Je vous avais présenté en 2024 sa vidéo du FlatMac qui était déjà exceptionnelle.  (abonnez vous !)

Un portable C64 totalement imprimé en 3D sur une base de RPi © MiniMachines.net. 2025

Sentinel Core : une carte Mini ITX pour embarquer un RPi CM5

12 décembre 2025 à 12:02

La carte Sentinel Core de Sanctuary Systems est proposée sur Crowd Supply en financement participatif. Cette solution cherche à rendre la solution Compute Module 5 de Raspberry Pi compatible avec le format de PC standardisé qu’est le Mini-ITX.

Sentinel Core

Sentinel Core

L’objectif de cette Sentinel Core peut se comprendre aussi bien pour un usage personnel que pour faciliter la gestion de ce type de carte dans un labo ou une salle serveur. Avoir un petit boitier, même beaucoup plus compact, n’est pas forcément la solution la plus souple pour un pro. Le fait que des boitiers pour Raspberry Pi soient en dehors de tout standard industriel n’arrange pas forcément la gestion d’un rack. Pour un simple particulier, la possibilité de recourir à des boitiers spécialisés peut également être un point positif.

La Sentinel Core ajoute par ailleurs une foule de fonctions et de connecteurs à la Raspberry Pi. On retrouve le double connecteur 100 broches nécessaire à la CM5 dans le format standard des cartes Mini-ITX de 17 cm de côté. Ce qui permet d’ajouter tout autour beaucoup de choses. À commencer par un port PCIe 3.0 x1 pleine taille pour ajouter des fonctions supplémentaires à la carte : stockage, réseau, capacités de calcul ou autres.

On retrouve aussi un port Ethernet Gigabit, un USB 2.0 Type-C, deux USB 3.0 Type-A, deux sorties vidéo au format HDMI et toute la ribambelle de ports et broches classiques du monde de cartes de développement. Les 40 broches accessibles aux HAT, des connecteurs caméra et écran MIPI CSI et DSI, un support de pile pour l’horloge système, une broche d’alimentation standard ATX et même une petite breadboard alimentée en 3.3 et 5 volts pour d’éventuels montages internes.

Sanctuary Systems propose de la documentation Open Source pour ce projet sur GitHub, plus d’éléments devraient suivre. Les auteurs semblent allergiques à l’idée d’un produit fermé et veulent contribuer à leur écosystème avec une licence CERN-OHL-P. Ils proposeront un ensemble complet de ressources : schémas matériels, documentation des cartes, nomenclature complète mais aussi des accessoires imprimables en 3D et des scripts et utilitaires employés dans la configuration et les tests de la carte. Des exemples de configurations domotique pour Home Assistant sont également prévus.

Sanctuary Systems Sentinel Core

  Caractéristiques 
Format 170 mm × 170 mm Mini ITX, compatible avec boîtiers et composants PC
Processeur Raspberry Pi Compute Module 5 (CM5)
Mémoire 8 Go LPDDR4 SDRAM avec ECC
Stockage 32 Go eMMC flash
Internet Gigabit Ethernet
Sans-fil WiFi (802.11 b/g/n/ac), Bluetooth 5.0, BLE
USB 2 × USB 3 + 1 × USB-C
HDMI 2 × connecteurs HDMI 2.0 pleine taille
PCIe PCIe Gen 3 x1 pour GPU ou extensions avancées
Raspberry Pi HAT Connecteur HAT standard
MIPI DSI/CSI 2 × connecteurs MIPI DSI/CSI-2
Alimentation Connecteur ATX 24 broches
Batterie RTC Support pour batterie RTC
Refroidissement 2 × connecteurs ventilateurs PC 12V 4-pins
Front Panel I/O Connecteurs pour bouton d’alimentation et LED statut
Autre  Demi-breadboard

Sentinel Core : une carte Mini ITX pour embarquer un RPi CM5 © MiniMachines.net. 2025

Le Raspberry Pi 5 débarque en 1 Go de RAM

2 décembre 2025 à 11:36

La Raspberry Pi 5 1 Go n’apporte rien de plus que les précédents modèles, elle répond en fait à une problématique probablement plus industrielle qu’autre chose. La marque avait prévenu des le début du mois d’octobre que les lignes allaient bouger.

L’augmentation du prix de la mémoire vive continue de bouleverser l’écosystème informatique. Ce qui était un détail comptable il y a quelques mois devient aujourd’hui beaucoup plus problématique. Surtout lorsque l’on brasse de gros volumes de matériel. C’est le cas de Raspberry Pi qui avait lancé la cinquième version de sa carte de développement en se basant sur de la mémoire vive à des prix beaucoup plus légers qu’aujourd’hui. En 2023 pour son lancement, la marque annonçait deux modèles en 4 et 8 Go de LPDDR4x. Il aura fallu attendre aout 2024 pour que le modèle 2Go  soit disponible.

Sur le PCB de la Raspberry Pi 5 on peut lire que le modèle 1Go est prévu d'origine.

Sur le PCB de la Raspberry Pi 5 on peut lire que le modèle 1Go est prévu d’origine.

Désormais, une version 1 Go est proposée par la marque et elle n’est pas vendue à un prix cassé. Comptez 45 dollars pour l’acquérir. Son objectif, garder la carte accessible face à la hausse du prix des composants mémoire. L’idée n’est pas de faire plaisir aux particuliers, mais de continuer à travailler avec des industriels. La carte avec 1 Go de mémoire n’a pas beaucoup de sens pour un usage personnel.

Ici, il est plus question de répondre à un besoin très classique d’utilisation au sein d’un développement externe. Par exemple un affichage dynamisme ou le pilotage d’un outil. Ces usages-là peuvent largement se contenter d’un petit gigaoctet de mémoire vive. Leur système d’exploitation, optimisé ou non, n’a pas forcément besoin de réagir en temps réel. S’il faut une seconde à un affichage publicitaire pour basculer d’une image à l’autre, ce n’est pas très important. 

Pour l’acheteur qui commande quelques milliers de Rasberry Pi 5, c’est par contre beaucoup plus problématique de devoir payer un modèle 2 Go plus cher. Ils préfèreront basculer en 1 Go qu’augmenter leurs dépenses.

 Raspberry Pi 5

Raspberry Pi 5

Parce que le revers de la médaille, c’est bel et bien l’augmentation promise des versions Raspberry Pi 4 et 5 « classiques ». La LPDDR4 a également vu son tarif gonfler et les produits équipés vont donc tous augmenter à terme. Les cartes de développement le font sentir assez vite car leur marge est directement attaquée. Il n’est pas possible de jouer avec d’autres composants pour absorber cette hausse comme le suggère HP pour le futur. Pas possible de choisir un écran moins bon, des enceintes plus bas de gamme, d’enlever le capteur infrarouge de la proposition de webcam. Là où un fabricant de portables va pouvoir jouer avec ses différents fournisseurs1 pour conserver un prix, Raspberry Pi n’a pas d’autres choix que de baisser la mémoire ou augmenter les tarifs.

La société se veut rassurante en indiquant que la situation est « temporaire » mais n’a aucun moyen de savoir jusqu’à quand elle durera. Suivant l’évolution du marché, en particulier autour de l’IA et de son appétit démesuré pour les composants, cette « période » pourrait durer jusqu’en 2027. Voir plus suivant certains analystes qui ne penchent pas vers un retour à la situation précédente pour ce type de mémoire « DDR4 ».  On a donc pour le moment des hausses de 5 à 25 dollars sur les cartes suivant leur capacité en mémoire. Et aucun moyen de savoir si cela va empirer ni combien de temps va durer cette crise d’IAphagie.

 

Raspberry Pi 5 : une nouvelle carte plus performante et plus chère

Le Raspberry Pi 5 débarque en 1 Go de RAM © MiniMachines.net. 2025

Un Reverse Engineering complet du Raspberry Pi CM5 !

24 novembre 2025 à 15:52

Je suppose que cela n’intéressera pas tous les lecteurs du blog même si le travail mené ici est exemplaire. Toute la carte Raspberry Pi Compute Module 5 est patiemment détaillée avec un ensemble de schémas complet et les fichiers Kicad correspondants. Un PDF complet est également disponible avec même les schémas du module sans fil. Cela fait trois mois que ces fichiers sont en ligne, mais je n’en prends connaissance qu’aujourd’hui. 

A découvrir sur Github

Un Reverse Engineering complet du Raspberry Pi CM5 ! © MiniMachines.net. 2025

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