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☕️ Risques d’addiction : Bruxelles veut de gros changements dans Facebook et Instagram

10 juillet 2026 à 13:01


Meta devra faire de sérieux changements dans ses apps Facebook et Instagram pour respecter les exigences de la Commission européenne. Dans son enquête sur le géant des réseaux sociaux, Bruxelles a déterminé, à titre préliminaire, que la conception même des deux réseaux sociaux contrevenait au règlement sur les services numériques (DSA).

La Commission européenne mène une enquête sur Meta depuis mai 2024 : elle craint que les systèmes de Facebook et d’Instagram favorisent des comportements addictifs chez les enfants. Deux ans plus tard, les résultats préliminaires sont tombés et ils ne sont guère favorables à l’entreprise américaine.

Bruxelles estime ainsi que Meta n’aurait pas correctement évalué les effets des mécanismes employés dans Facebook et Instagram pour retenir l’utilisateur : défilement infini, lecture automatique de vidéos, notifications, recommandations personnalisées ou encore enchaînements de Reels et de Stories. Tout cela est de nature à affecter le bien-être physique et mental des utilisateurs, y compris les mineurs et les adultes vulnérables, juge le régulateur.

« Ces fonctionnalités incitent l’utilisateur à faire défiler toujours plus de contenus et placent son cerveau en « mode pilote automatique », ce qui peut favoriser de mauvaises habitudes et un usage compulsif », déplore la Commission. En outre, Meta n’aurait pas tenu compte des informations disponibles sur le temps passé par les mineurs sur ses réseaux sociaux la nuit.

Nouvelle passe d’armes entre Bruxelles et Meta

Meta s’inscrit en faux face aux accusations européennes. Un porte-parole affirme ainsi que les conclusions de l’enquête « ne tiennent pas correctement compte des mesures importantes que nous avons prises pour protéger les adolescents ». Sauf que ces mesures correctives sont jugées insuffisantes par la Commission : les rappels de temps d’écran peuvent être facilement ignorés, les contrôles parentaux seraient trop complexes et les conseils renvoyant vers un centre de sécurité ne réduiraient pas concrètement les risques.

Bruxelles considère maintenant que de simples avertissements ne suffisent plus et que Meta devrait modifier ses applications et services. La Commission évoque plusieurs changements lourds que Meta devrait effectuer dans ses applications, comme la désactivation par défaut du défilement infini et de la lecture automatique, de véritables pauses obligatoires ou plus difficiles à contourner et des recommandations moins optimisées pour maximiser l’engagement.

« Le règlement sur les services numériques fournit un cadre clair permettant de tenir les plateformes responsables de la conception addictive de leurs services et de ses effets », rappelle Henna Virkkunen, vice-présidente en charge de la Souveraineté technologique.

Il ne s’agit toutefois pas encore d’une condamnation définitive. Meta peut consulter le dossier, présenter ses arguments et proposer des changements. Le Comité européen des services numériques sera également consulté. Mais si les conclusions sont confirmées, l’exécutif européen pourra adopter une décision de non-conformité et infliger une amende pouvant atteindre 6 % du chiffre d’affaires annuel mondial de Meta. Le montant réel dépendrait de la gravité, de la durée et du caractère éventuellement répété de l’infraction.

En février dernier, cette même Commission lançait une enquête sur TikTok, pour des raisons similaires. Le réseau social n’aurait pas suffisamment évalué les conséquences des mécanismes addictifs de sa plateforme et de la manière dont ils « pourraient nuire au bien-être physique et mental de ses utilisateurs, y compris les mineurs et les adultes vulnérables ».

☕️ Risques d’addiction : Bruxelles veut de gros changements dans Facebook et Instagram

10 juillet 2026 à 13:01


Meta devra faire de sérieux changements dans ses apps Facebook et Instagram pour respecter les exigences de la Commission européenne. Dans son enquête sur le géant des réseaux sociaux, Bruxelles a déterminé, à titre préliminaire, que la conception même des deux réseaux sociaux contrevenait au règlement sur les services numériques (DSA).

La Commission européenne mène une enquête sur Meta depuis mai 2024 : elle craint que les systèmes de Facebook et d’Instagram favorisent des comportements addictifs chez les enfants. Deux ans plus tard, les résultats préliminaires sont tombés et ils ne sont guère favorables à l’entreprise américaine.

Bruxelles estime ainsi que Meta n’aurait pas correctement évalué les effets des mécanismes employés dans Facebook et Instagram pour retenir l’utilisateur : défilement infini, lecture automatique de vidéos, notifications, recommandations personnalisées ou encore enchaînements de Reels et de Stories. Tout cela est de nature à affecter le bien-être physique et mental des utilisateurs, y compris les mineurs et les adultes vulnérables, juge le régulateur.

« Ces fonctionnalités incitent l’utilisateur à faire défiler toujours plus de contenus et placent son cerveau en « mode pilote automatique », ce qui peut favoriser de mauvaises habitudes et un usage compulsif », déplore la Commission. En outre, Meta n’aurait pas tenu compte des informations disponibles sur le temps passé par les mineurs sur ses réseaux sociaux la nuit.

Nouvelle passe d’armes entre Bruxelles et Meta

Meta s’inscrit en faux face aux accusations européennes. Un porte-parole affirme ainsi que les conclusions de l’enquête « ne tiennent pas correctement compte des mesures importantes que nous avons prises pour protéger les adolescents ». Sauf que ces mesures correctives sont jugées insuffisantes par la Commission : les rappels de temps d’écran peuvent être facilement ignorés, les contrôles parentaux seraient trop complexes et les conseils renvoyant vers un centre de sécurité ne réduiraient pas concrètement les risques.

Bruxelles considère maintenant que de simples avertissements ne suffisent plus et que Meta devrait modifier ses applications et services. La Commission évoque plusieurs changements lourds que Meta devrait effectuer dans ses applications, comme la désactivation par défaut du défilement infini et de la lecture automatique, de véritables pauses obligatoires ou plus difficiles à contourner et des recommandations moins optimisées pour maximiser l’engagement.

« Le règlement sur les services numériques fournit un cadre clair permettant de tenir les plateformes responsables de la conception addictive de leurs services et de ses effets », rappelle Henna Virkkunen, vice-présidente en charge de la Souveraineté technologique.

Il ne s’agit toutefois pas encore d’une condamnation définitive. Meta peut consulter le dossier, présenter ses arguments et proposer des changements. Le Comité européen des services numériques sera également consulté. Mais si les conclusions sont confirmées, l’exécutif européen pourra adopter une décision de non-conformité et infliger une amende pouvant atteindre 6 % du chiffre d’affaires annuel mondial de Meta. Le montant réel dépendrait de la gravité, de la durée et du caractère éventuellement répété de l’infraction.

En février dernier, cette même Commission lançait une enquête sur TikTok, pour des raisons similaires. Le réseau social n’aurait pas suffisamment évalué les conséquences des mécanismes addictifs de sa plateforme et de la manière dont ils « pourraient nuire au bien-être physique et mental de ses utilisateurs, y compris les mineurs et les adultes vulnérables ».

Bloquer les VPN pour protéger les mineurs ? Le débat prend de l’ampleur en Europe

10 juillet 2026 à 08:22
Vérification Poliment Neutralisée
Bloquer les VPN pour protéger les mineurs ? Le débat prend de l’ampleur en Europe

Les VPN sont-ils devenus la nouvelle faille de la protection des mineurs en ligne ? Depuis le durcissement britannique sur la vérification d’âge en ligne, leur usage alimente les inquiétudes politiques. Mais pour les spécialistes, ces outils ne sont qu’un moyen de contournement parmi d’autres, et leur interdiction poserait de sérieux risques pour les libertés numériques.

Les VPN sont-ils en train de devenir le nouveau champ de bataille de la régulation pour la protection des mineurs en ligne en Europe ? Depuis que le Royaume-Uni a renforcé la vérification de l’âge en ligne en juillet 2025, l’usage des réseaux privés virtuels a bondi, alimentant les inquiétudes à Westminster. Pour certains élus britanniques, ces outils sont devenus un moyen pour les mineurs d’échapper aux restrictions censées les protéger. Début 2026, Lord Nash a ainsi porté un amendement au projet de loi sur le bien-être des enfants et les écoles, afin d’imposer, dans les douze mois suivant l’adoption du texte, une réglementation interdisant la fourniture de services VPN aux mineurs. L’amendement a été rejeté, mais le débat, lui, n’a pas disparu.

Au contraire, outre-Manche, la question des VPN est devenue l’un des symboles des limites techniques de la régulation numérique. Problème, le principe des VPN et leur utilité sont souvent mal compris, notamment par les politiques. Un VPN sert à la base à se connecter à un réseau à distance, comme si on était sur place. À l’heure du télétravail, c’est un outil indispensable pour de nombreuses entreprises et employés. C’est également un outil de protection pour certaines personnes (les lanceurs d’alertes par exemple) et de contournement de la censure dans des pays. Il est par contre vrai que de nombreuses sociétés commerciales peu scrupuleuses le présentent comme un moyen de contourner la loi.

Une inquiétude européenne

Le 15 juin, Liz Kendall, secrétaire d’État à la Science, à l’Innovation et à la Technologie, annonçait la volonté du gouvernement britannique d’interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans dès 2027, avec une réglementation présentée au Parlement d’ici la fin de l’année 2026. Dans la foulée, invitée à l’émission BBC Breakfast, elle indiquait que le gouvernement ferait de nouvelles annonces concernant les VPN au cours du mois de juillet. De quoi relancer une question sensible : le Royaume-Uni est-il en train d’ouvrir une voie que l’Union européenne pourrait, à son tour, être tentée d’emprunter ?

Sur le continent, la rumeur d’un durcissement européen contre les VPN a commencé à enfler en ligne au printemps dernier. La faute à une note du Service de recherche du Parlement européen, publiée en janvier, sur les VPN et la protection des mineurs en ligne ressortie fin avril lors d’une conférence de presse d’Henna Virkkunen, commissaire européenne au Numérique. Interrogée sur la possibilité pour les mineurs de contourner les contrôles d’âge grâce aux VPN, la responsable européenne reconnaît qu’aucune technologie n’est impossible à déjouer. Quelques jours plus tard, à la télévision finlandaise, elle tente toutefois de calmer le jeu. L’objectif de l’Union européenne n’est pas de s’attaquer aux VPN, mais de rendre les dispositifs de protection des mineurs plus solides, plus fiables et moins faciles à contourner assure-t-elle.

Dans nos contrées, les réseaux privés virtuels sont observés de longue date par l’Arcom. « Ils ont souvent été présentés comme un obstacle majeur à toute forme de régulation, mais dans les faits, ce n’est pas vraiment le cas », analyse Pauline Combredet, directrice adjointe de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique. Selon elle, si certains internautes utilisent les VPN pour contourner les règles, cette pratique reste relativement minoritaire et concentrée chez des publics technophiles ou avertis.

« Aujourd’hui, le taux de pénétration des VPN chez les internautes français est d’environ 15 %, ce qui veut dire que 85 % ne les utilisent pas régulièrement », précise-t-elle, en rappelant que les plus jeunes ne sont pas forcément ceux qui vont installer un VPN pour contourner un contrôle d’âge. L’autorité publique reste toutefois vigilante sur le sujet. Mais pour Pauline Combredet, l’enjeu n’est pas de faire des VPN des adversaires. « Notre approche est de les considérer comme des partenaires, au même titre que les fournisseurs d’accès à Internet », souligne-t-elle. D’autant que leur fonction première, celle de se connecter à un réseau local à distance et par extension de sécuriser certains échanges, reste légitime.


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C’était une question de temps, les précommandes de GTA 6 attirent tous les escrocs du web

9 juillet 2026 à 13:21

Trois semaines après l'ouverture des précommandes, les faux sites, fausses bêtas et faux tokens crypto se multiplient autour de GTA 6. Kaspersky documente une vague d'arnaques taillée sur mesure pour piéger les fans les plus impatients.

Doctolib veut utiliser vos données pour ses recherches en IA. Vous pouvez refuser.

9 juillet 2026 à 13:12
Un email et c'est parti
Doctolib veut utiliser vos données pour ses recherches en IA. Vous pouvez refuser.

Doctolib va utiliser par défaut les données de ses utilisateurs pour des projets de R&D. Considérant le faire dans son intérêt légitime, l’entreprise a seulement mis en place un formulaire permettant de s’y opposer (procédure d’opt-out).

Ce mercredi 8 juillet, Doctolib a envoyé à certains de ses utilisateurs un email concernant l’utilisation des données de ses utilisateurs pour des projets R&D. L’entreprise, qui revendique quasiment autant de comptes (60 millions en 2021) que la taille de la population française, a décidé de s’appuyer sur les données de ses utilisateurs, sans demander de consentement explicite.

En effet, l’entreprise explique : « À partir d’août 2026, nous collaborerons avec une équipe de recherche associée à trois institutions scientifiques françaises de premier plan (Inria, Inserm et Université Paris Cité) sur le projet de recherche « Améliorer les parcours de soins grâce à l’intelligence artificielle » ».

C’est notamment l’équipe-projet Heka commune à Inria, Inserm et l’Université Paris Cité qui coopère avec Doctolib.

L’intérêt légitime à conduire des recherches, plutôt que le consentement explicite des utilisateurs

Pour justifier de ne pas demander le consentement explicite de ces utilisateurs, Doctolib s’appuie sur son « intérêt légitime à conduire des recherches scientifiques dans le but d’améliorer les soins pour tous » et cite la méthodologie de référence MR-004 de la CNIL. Remarquons qu’en mettant en place cette recherche, c’est bien Doctolib qui pourra profiter en premier de ses éventuelles retombées. Cette méthodologie de référence MR-004 « encadre les traitements de données à caractère personnel à des fins d’étude, évaluation ou recherche n’impliquant pas la personne humaine ».

L’article 6.1.f du RGPD prévoit que le traitement de données à caractère personnel est licite s’il « est nécessaire aux fins des intérêts légitimes poursuivis par le responsable du traitement ou par un tiers, à moins que ne prévalent les intérêts ou les libertés et droits fondamentaux de la personne concernée qui exigent une protection des données à caractère personnel, notamment lorsque la personne concernée est un enfant ».

Dans le cadre de la méthodologie de référence MR-004, l’entreprise ne peut pas utiliser n’importe comment les données. Ainsi, par exemple, seuls les personnels de recherche intervenant « dans un lieu de recherche » peuvent conserver le lien entre les noms et prénoms et les données traitées. Les patients doivent aussi être informés.

Nous avons interrogé la CNIL concernant les éventuelles formalités préalables que doit effectuer Doctolib auprès d’elle pour ce genre de projets et si l’entreprise les avait correctement remplies le cas échéant. L’autorité ne nous a pas encore répondu, mais nous mettrons à jour l’article dès que ça sera le cas.

Un formulaire d’opposition

Dans son email, que tous les utilisateurs n’ont pas reçu pour l’instant (nous sommes plusieurs à Next dans ce cas), Doctolib donne un lien vers un formulaire d’opposition. Celui-ci n’oblige pas à être connecté pour le remplir et demande les prénom, nom et date de naissance. C’est via ce formulaire que les utilisateurs de Doctolib peuvent faire appliquer l’article 56 de la loi de 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés données et Libertés. Ainsi, en utilisant ce formulaire, vous pouvez vous opposer à la réutilisation de vos données personnelles (ou celles de la personne dont vous êtes le représentant légal) dans le cadre des projets de R&D de Doctolib :

En s’appuyant sur l’intérêt légitime, Doctolib évite de demander explicitement le consentement des internautes, ce qui pourrait lui garantir d’utiliser un plus grand nombre de leurs données pour ses recherches. En effet, il faut que les utilisateurs reçoivent bien cet email, le lisent dans de bonnes conditions, cliquent ensuite sur le lien vers le formulaire et le remplissent pour sortir leurs données du champ d’utilisation des recherches.

En novembre 2025, Doctolib avait écopé d’une amende de 4,665 millions d’euros de l’Autorité de la concurrence pour abus de position dominante. En février dernier, l’entreprise affirmait au Figaro se considérer en concurrence avec Google, Anthropic et OpenAI et leurs applications comme ChatGPT Health. Elle ajoutait vouloir consacrer 160 millions d’euros en 2026 sur ses projets dans l’IA et avoir déjà investi 20 millions d’euros dans son laboratoire d’IA clinique qui chapeaute ces projets de R&D.

Doctolib veut utiliser vos données pour ses recherches en IA. Vous pouvez refuser.

9 juillet 2026 à 13:12
Un email et c'est parti
Doctolib veut utiliser vos données pour ses recherches en IA. Vous pouvez refuser.

Doctolib va utiliser par défaut les données de ses utilisateurs pour des projets de R&D. Considérant le faire dans son intérêt légitime, l’entreprise a seulement mis en place un formulaire permettant de s’y opposer (procédure d’opt-out).

Ce mercredi 8 juillet, Doctolib a envoyé à certains de ses utilisateurs un email concernant l’utilisation des données de ses utilisateurs pour des projets R&D. L’entreprise, qui revendique quasiment autant de comptes (60 millions en 2021) que la taille de la population française, a décidé de s’appuyer sur les données de ses utilisateurs, sans demander de consentement explicite.

En effet, l’entreprise explique : « À partir d’août 2026, nous collaborerons avec une équipe de recherche associée à trois institutions scientifiques françaises de premier plan (Inria, Inserm et Université Paris Cité) sur le projet de recherche « Améliorer les parcours de soins grâce à l’intelligence artificielle » ».

C’est notamment l’équipe-projet Heka commune à Inria, Inserm et l’Université Paris Cité qui coopère avec Doctolib.

L’intérêt légitime à conduire des recherches, plutôt que le consentement explicite des utilisateurs

Pour justifier de ne pas demander le consentement explicite de ces utilisateurs, Doctolib s’appuie sur son « intérêt légitime à conduire des recherches scientifiques dans le but d’améliorer les soins pour tous » et cite la méthodologie de référence MR-004 de la CNIL. Remarquons qu’en mettant en place cette recherche, c’est bien Doctolib qui pourra profiter en premier de ses éventuelles retombées. Cette méthodologie de référence MR-004 « encadre les traitements de données à caractère personnel à des fins d’étude, évaluation ou recherche n’impliquant pas la personne humaine ».

L’article 6.1.f du RGPD prévoit que le traitement de données à caractère personnel est licite s’il « est nécessaire aux fins des intérêts légitimes poursuivis par le responsable du traitement ou par un tiers, à moins que ne prévalent les intérêts ou les libertés et droits fondamentaux de la personne concernée qui exigent une protection des données à caractère personnel, notamment lorsque la personne concernée est un enfant ».

Dans le cadre de la méthodologie de référence MR-004, l’entreprise ne peut pas utiliser n’importe comment les données. Ainsi, par exemple, seuls les personnels de recherche intervenant « dans un lieu de recherche » peuvent conserver le lien entre les noms et prénoms et les données traitées. Les patients doivent aussi être informés.

Nous avons interrogé la CNIL concernant les éventuelles formalités préalables que doit effectuer Doctolib auprès d’elle pour ce genre de projets et si l’entreprise les avait correctement remplies le cas échéant. L’autorité ne nous a pas encore répondu, mais nous mettrons à jour l’article dès que ça sera le cas.

Un formulaire d’opposition

Dans son email, que tous les utilisateurs n’ont pas reçu pour l’instant (nous sommes plusieurs à Next dans ce cas), Doctolib donne un lien vers un formulaire d’opposition. Celui-ci n’oblige pas à être connecté pour le remplir et demande les prénom, nom et date de naissance. C’est via ce formulaire que les utilisateurs de Doctolib peuvent faire appliquer l’article 56 de la loi de 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés données et Libertés. Ainsi, en utilisant ce formulaire, vous pouvez vous opposer à la réutilisation de vos données personnelles (ou celles de la personne dont vous êtes le représentant légal) dans le cadre des projets de R&D de Doctolib :

En s’appuyant sur l’intérêt légitime, Doctolib évite de demander explicitement le consentement des internautes, ce qui pourrait lui garantir d’utiliser un plus grand nombre de leurs données pour ses recherches. En effet, il faut que les utilisateurs reçoivent bien cet email, le lisent dans de bonnes conditions, cliquent ensuite sur le lien vers le formulaire et le remplissent pour sortir leurs données du champ d’utilisation des recherches.

En novembre 2025, Doctolib avait écopé d’une amende de 4,665 millions d’euros de l’Autorité de la concurrence pour abus de position dominante. En février dernier, l’entreprise affirmait au Figaro se considérer en concurrence avec Google, Anthropic et OpenAI et leurs applications comme ChatGPT Health. Elle ajoutait vouloir consacrer 160 millions d’euros en 2026 sur ses projets dans l’IA et avoir déjà investi 20 millions d’euros dans son laboratoire d’IA clinique qui chapeaute ces projets de R&D.

Près de 40 % des Français visitent chaque mois des sites d’info générés par IA

8 juillet 2026 à 11:20
La Résistible Ascension d'Arturo AI
Près de 40 % des Français visitent chaque mois des sites d’info générés par IA

Le premier observatoire français de l’audience des sites GenAI, établi par Médiamétrie en octobre 2025, avait établi que près de 25 % des Français y étaient régulièrement confrontés. Six mois plus tard, ils sont près de 40 % (soit + 60 % !). Une explosion en partie due à l’essor du nombre de sites d’infos et d’articles industrialisés par l’IA pour parvenir à être mentionné dans les réponses des grands modèles de langage.

Près de 4 Français sur 10 (39,1 %) visitent des sites d’information générés par IA (GenAI), à raison de 23 millions de visiteurs uniques (VU) chaque mois, contre près de 1 sur 4 (24,5 %) en octobre dernier (soit + 60 % !). Le nombre de VU quotidien est de son côté passé de 2,6 à 3,5 millions, en un an (soit + 35 %).

Les chiffres émanent du second observatoire des sites GenAI, établi par Médiamétrie pour le compte du Groupement des éditeurs de services en ligne (GESTE) sur la base des sites GenAI identifiés par Next. Le premier observatoire, révélant qu’un quart des Français visitaient des sites d’info GenAI, avait été rendu public en décembre dernier.

Un taux qui ne reflète en réalité que la fourchette basse du nombre réel d’internautes français confrontés à des articles et infos « majoritairement voire entièrement » générés par IA. D’une part parce que le tsunami de sites d’info « full IA », ou qui basculent dans l’ « IA first » est tel qu’il nous est impossible de les identifier tous.

Comment définissez-vous qu’un site d’info est « généré par IA » ?


Comme indiqué dans le podcast consacré au tsunami d’infos générées par IA, nous avions initialement péché par excès de prudence, en évoquant des sites d’infos « en tout ou partie générés par IA », alors que nous ne recensons (bien évidemment) que ceux dont la production d’articles générés par IA est significative en volume, et s’est traduite par des articles dont le caractère peu ou pas supervisé était manifeste. Le tout sans que ce recours à l’IA générative ne soit mentionné, contrairement à ce qu’exige l’article 50 de l’AI Act européen.

Médiamétrie, d’autre part, ne mesure l’audience que des 5 000 principales marques digitales et 1 000 premières applications mobiles françaises. Or, lors de la première édition de l’observatoire, notre base de données de sites d’info GenAI dénombrait près de 8 900 sites d’info GenAI, administrés (et monétisés) par plus de 200 éditeurs. Elle en comporte désormais plus de 15 000, émanant de plus de 300 éditeurs.

La mesure d’audience émane du panel d’internautes de Médiamétrie, et de la collecte de l’ensemble de leur surf sur ordinateur, tablette et mobile (Android et iOS). Nous lui avions fourni une liste des 308 sites GenAI les plus recommandés par Google et MSN, dont 232 ont été visités par les panélistes sur la période étudiée, qui va d’avril 2025 à avril 2026.

Si 84 % des sites d’info GenAI dénombrent moins de 250 000 visiteurs uniques (VU) par mois, 5 % en totalisent plus de 2 millions, et 9 plus de 3 millions. Quatre éditeurs, cumulant plusieurs sites d’info GenAI, en dénombrent même plus de 6 millions, et l’un d’entre eux 15,7 millions, soit près de 25 % des Français.

À l’instar du premier observatoire, Médiamétrie constate que 75 % des internautes qui consultent ces sites d’info GenAI ont 50 ans ou plus. En octobre dernier, un peu plus de 36 % d’entre eux avaient consulté au moins un site d’info GenAI dans le mois. Une proportion qui s’élève désormais à près de 50 % des 50 - 64 ans, et près de 55 % des 65 ans et plus.

Le trafic provient majoritairement de Google (plus de 50 %), devant Meta (17 %), confirmant le rôle central des plateformes dans la diffusion de ces contenus. « Cette étude confirme l’installation durable des sites d’information générés par l’IA dans le paysage numérique français », souligne Laure de Lataillade, directrice du Geste :

« Si leur audience progresse rapidement, c’est en grande partie parce que ces acteurs sont largement portés par les moteurs de recherche et les plateformes sociales, qui jouent un rôle déterminant dans leur visibilité et leur distribution auprès du grand public. Cette évolution invite à s’interroger sur les mécanismes de recommandation qui structurent désormais l’accès à l’information, sur la transparence des processus éditoriaux à l’œuvre derrière ces contenus, ainsi que sur les conditions de concurrence avec les médias qui financent la production d’une information professionnelle et vérifiée. »

Rappelons que Next a aussi développé une extension web (gratuite) afin d’alerter ses utilisateurs lorsqu’ils consultent un site dont les articles et infos semblent avoir été générés par IA, au risque d’y relayer des (dés)informations « hallucinées ».

Des spammeurs d’info, gagnant jusqu’à 3 000 € par jour

Étant aux « premières loges » de ce tsunami de sites d’info générés par IA, que je documente depuis un an et demi et que j’ai tenté d’expliciter dans le podcast de Mathilde Saliou qui explore les enjeux du numérique, je relève deux principales évolutions entre ces deux premiers observatoires GenAI de Médiamétrie.


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Fuites de données : comment savoir si vos données sont déjà sur le dark web [Sponso]

7 juillet 2026 à 12:52

Cet article a été réalisé en collaboration avec Bitdefender

La sécurité de vos données personnelles ne dépend pas que de vous. Découvrez comment Bitdefender Ultimate Security vous protège au-delà de votre navigation web.

Cet article a été réalisé en collaboration avec Bitdefender

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Bercy mis en demeure par l’Arcom de rendre le site des impôts accessible

7 juillet 2026 à 08:59
Il serait temps
Bercy mis en demeure par l’Arcom de rendre le site des impôts accessible

Dans une décision rendue publique ce mardi 7 juillet, l’Arcom a décidé de mettre en demeure le ministère de l’Action et des Comptes publics de rendre accessible aux personnes handicapées le site de déclaration de revenus.

L’Arcom exige que Bercy respecte la loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.

Le Collectif Français du Handicap Visuel avait porté plainte pour essayer de faire avancer les choses. L’association pointait 20 ans d’inaction. Quelques semaines après, un rapport de la Cour des comptes allait dans son sens en constatant la « non-conformité généralisée » du numérique public français. Elle affirmait qu’une refonte totale était nécessaire pour le site de déclaration de revenus.

L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique vient donc de leur emboîter le pas. Dans une décision prise le 24 juin et rendue publique ce 7 juillet, l’Arcom a officiellement mis en demeure le ministère de l’Action et des Comptes publics dont dépend la Direction générale des finances publiques (Dgfip). C’est celle-ci qui est directement responsable du site de déclaration des impôts : www.impots.gouv.fr.

Un dossier pris en main par l’Arcom en 2024

Dans sa décision, l’Arcom rappelle qu’elle attire l’attention de la Dgfip depuis 2024 sur le sujet, relevant différents manquements concernant le site. Ainsi, elle a relevé un « captcha sans alternative graphique, [l’] impossibilité de renseigner le code sécurité mis sur la page de connexion à l’espace particulier au moyen d’une navigation par tabulation, [le] caractère inaccessible du menu déroulant de la messagerie, de documents téléchargeables et de la démarche de déclaration de revenus en ligne » et bien d’autres problèmes.

L’Arcom avait mis en garde la Dgfip en septembre 2025 sur le sujet. « La mise en garde, c’est un courrier simple, ce n’est pas une véritable procédure de mise en demeure », relativisait en juin dernier dans nos pages Pierre Marragou, président de l’association apiDV et membre du collectif handicap visuel.

Toujours pas conforme

Si la Dgfip a effectué quelques mesures correctives qu’elle a signalées le 6 mai dernier à l’autorité, celle-ci a constaté que le site des impôts était encore loin du compte concernant l’accessibilité. L’Arcom recense de nombreux manquements à la loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées votée en 2005.

Notamment, en se rendant sur le site des impôts fin avril et début juin, les agents de l’Arcom n’ont pu accéder à l’avis d’impôt 2025 sur les revenus 2024 qu’en format PDF et ont constaté « l’inaccessibilité du document, notamment en raison de l’absence d’un titre, d’une langue définie, ainsi que de balises de structuration de l’information », contrairement à ce qu’exige le décret d’application pris en 2019, 14 ans après le vote de la loi.

L’Arcom pointe aussi l’inaccessibilité de la messagerie du site qui permet de contacter l’administration : elle note «l’impossibilité d’accéder par tabulation à la rubrique “Écrire”, ainsi que l’impossibilité pour le lecteur d’écran de restituer les informations de cette rubrique ainsi que des sous-rubriques, lors du survol à la souris. ». Il y est aussi impossible « de choisir l’année d’imposition dans le cadre d’une navigation au clavier, puisqu’un menu déroulant n’apparaît qu’en naviguant à la souris. Dans le cadre d’une navigation au clavier, dès lors que le premier item du menu déroulant est sélectionné (l’année d’imposition la plus récente, soit en l’espèce l’exercice 2025), le formulaire s’actualise automatiquement, empêchant de sélectionner toute autre année fiscale ».

« Lors du remplissage de la déclaration de revenus, lorsqu’est tenté le remplissage de la sous-rubrique « Revenus des locations meublées non professionnelles », est constatée « l’absence d’une corrélation permettant d’associer chaque cellule du tableau avec les en-têtes correspondants » », ajoute encore l’autorité, corrélation qui est pourtant aussi prévue par le décret.

Une mise en conformité pour 2027 ?

L’autorité cite aussi des problèmes sur l’information affichée concernant le taux de conformité de différentes fonctionnalités du site. Elle est vieille de plus de trois ans pour certains services, pour d’autres elle n’est tout simplement pas disponible, contrairement à ce qu’exige la loi.

La mise en demeure prise par l’Arcom exige une mise en conformité d’ici 9 mois concernant les manques d’accessibilité constatés et de 2 mois pour les mentions manquantes sur le taux de conformité des différents services. Si Bercy suit bien ce calendrier, www.impots.gouv.fr devrait être accessible à toutes et tous lors de la prochaine déclaration d’impôts.

Bercy mis en demeure par l’Arcom de rendre le site des impôts accessible

7 juillet 2026 à 08:59
Il serait temps
Bercy mis en demeure par l’Arcom de rendre le site des impôts accessible

Dans une décision rendue publique ce mardi 7 juillet, l’Arcom a décidé de mettre en demeure le ministère de l’Action et des Comptes publics de rendre accessible aux personnes handicapées le site de déclaration de revenus.

L’Arcom exige que Bercy respecte la loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.

Le Collectif Français du Handicap Visuel avait porté plainte pour essayer de faire avancer les choses. L’association pointait 20 ans d’inaction. Quelques semaines après, un rapport de la Cour des comptes allait dans son sens en constatant la « non-conformité généralisée » du numérique public français. Elle affirmait qu’une refonte totale était nécessaire pour le site de déclaration de revenus.

L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique vient donc de leur emboîter le pas. Dans une décision prise le 24 juin et rendue publique ce 7 juillet, l’Arcom a officiellement mis en demeure le ministère de l’Action et des Comptes publics dont dépend la Direction générale des finances publiques (Dgfip). C’est celle-ci qui est directement responsable du site de déclaration des impôts : www.impots.gouv.fr.

Un dossier pris en main par l’Arcom en 2024

Dans sa décision, l’Arcom rappelle qu’elle attire l’attention de la Dgfip depuis 2024 sur le sujet, relevant différents manquements concernant le site. Ainsi, elle a relevé un « captcha sans alternative graphique, [l’] impossibilité de renseigner le code sécurité mis sur la page de connexion à l’espace particulier au moyen d’une navigation par tabulation, [le] caractère inaccessible du menu déroulant de la messagerie, de documents téléchargeables et de la démarche de déclaration de revenus en ligne » et bien d’autres problèmes.

L’Arcom avait mis en garde la Dgfip en septembre 2025 sur le sujet. « La mise en garde, c’est un courrier simple, ce n’est pas une véritable procédure de mise en demeure », relativisait en juin dernier dans nos pages Pierre Marragou, président de l’association apiDV et membre du collectif handicap visuel.

Toujours pas conforme

Si la Dgfip a effectué quelques mesures correctives qu’elle a signalées le 6 mai dernier à l’autorité, celle-ci a constaté que le site des impôts était encore loin du compte concernant l’accessibilité. L’Arcom recense de nombreux manquements à la loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées votée en 2005.

Notamment, en se rendant sur le site des impôts fin avril et début juin, les agents de l’Arcom n’ont pu accéder à l’avis d’impôt 2025 sur les revenus 2024 qu’en format PDF et ont constaté « l’inaccessibilité du document, notamment en raison de l’absence d’un titre, d’une langue définie, ainsi que de balises de structuration de l’information », contrairement à ce qu’exige le décret d’application pris en 2019, 14 ans après le vote de la loi.

L’Arcom pointe aussi l’inaccessibilité de la messagerie du site qui permet de contacter l’administration : elle note «l’impossibilité d’accéder par tabulation à la rubrique “Écrire”, ainsi que l’impossibilité pour le lecteur d’écran de restituer les informations de cette rubrique ainsi que des sous-rubriques, lors du survol à la souris. ». Il y est aussi impossible « de choisir l’année d’imposition dans le cadre d’une navigation au clavier, puisqu’un menu déroulant n’apparaît qu’en naviguant à la souris. Dans le cadre d’une navigation au clavier, dès lors que le premier item du menu déroulant est sélectionné (l’année d’imposition la plus récente, soit en l’espèce l’exercice 2025), le formulaire s’actualise automatiquement, empêchant de sélectionner toute autre année fiscale ».

« Lors du remplissage de la déclaration de revenus, lorsqu’est tenté le remplissage de la sous-rubrique « Revenus des locations meublées non professionnelles », est constatée « l’absence d’une corrélation permettant d’associer chaque cellule du tableau avec les en-têtes correspondants » », ajoute encore l’autorité, corrélation qui est pourtant aussi prévue par le décret.

Une mise en conformité pour 2027 ?

L’autorité cite aussi des problèmes sur l’information affichée concernant le taux de conformité de différentes fonctionnalités du site. Elle est vieille de plus de trois ans pour certains services, pour d’autres elle n’est tout simplement pas disponible, contrairement à ce qu’exige la loi.

La mise en demeure prise par l’Arcom exige une mise en conformité d’ici 9 mois concernant les manques d’accessibilité constatés et de 2 mois pour les mentions manquantes sur le taux de conformité des différents services. Si Bercy suit bien ce calendrier, www.impots.gouv.fr devrait être accessible à toutes et tous lors de la prochaine déclaration d’impôts.

Masculinisme : provoquer un « réveil des consciences » et renforcer le contrôle des plateformes

6 juillet 2026 à 06:30
Amplificateur de mascus
Masculinisme : provoquer un « réveil des consciences » et renforcer le contrôle des plateformes

Dans un rapport dédié aux masculinismes, la délégation des droits des femmes du Sénat appelle à renforcer le contrôle sur les plateformes dont les modèles économiques et les outils de monétisation de contenus participent directement à alimenter la violence de genre.

Fin juin, la délégation des droits des femmes du Sénat publiait « Mascus : la nouvelle offensive contre les femmes », un rapport d’information sur la menace masculiniste. Fruit de l’audition d’une centaine de personnes, et de l’analyse de multiples contenus disponibles en ligne, le travail vise à mettre en perspective cette menace spécifique, croissante en France autant qu’à l’étranger, et qui s’appuie sur la haine des femmes. Ces mouvements « représentent un risque réel pour notre démocratie et notre cohésion sociale », indique le document. À ce titre, ils constituent un « enjeu majeur de politique publique », qui nécessite un « réveil des consciences ».

Concrètement, constatent les sénatrices Béatrice Gosselin (LR), Olivia Richard (Union centriste) et Laurence Rossignol (PS), coautrices du rapport, la banalisation des idées masculinistes s’appuie sur deux pieds. Une première idée considère que l’égalité femmes-hommes serait déjà une réalité, au mépris des faits relatifs aux violences conjugales, aux violences sexuelles, à l’égalité salariale, à l’accès aux postes de pouvoir dans l’économie, la politique ou ailleurs. Une deuxième affirme que les féministes ne cherchent qu’à nuire aux hommes. Et ces idées sont relativement diffuses au sein de la société.

En conclusion de son travail, la délégation des droits des femmes formule 24 recommandations dont une série consiste à « assainir l’espace numérique », alors qu’une étude de 2024 constatait qu’il fallait 26 minutes à un compte tout juste créé sur TikTok ou YouTube pour se voir proposer des contenus misogynes. À ces fins, les sénatrices soutiennent aussi bien l’interdiction d’accès aux principaux réseaux sociaux aux moins de 15 ans que des travaux sur les modèles économiques des plateformes et réseaux sociaux. Elles s’intéressent aussi au modèle économique des influenceurs masculinistes eux-mêmes, préconisant de « démonétiser les contenus sexistes, misogynes et masculinistes », afin de réduire l’intérêt pécunier à la diffusion de ce type de publications. 



Des stéréotypes persistants, jusque dans les institutions

Auditionnée par la délégation des droits des femmes, la chercheuse et autrice de La Terreur masculiniste (éditions du Détour, 2024) Stéphanie Lamy salue l’appel des sénatrices à améliorer la formation des institutions – en particulier des services d’enquête et du milieu judiciaire – sur la variété des mouvements à l’œuvre pour promouvoir une suprématie masculine.


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Des sites d’infos usurpent mon nom et m’attribuent des citations hallucinées par IA

6 juillet 2026 à 14:27
L'Attaque de la moussakIA géante
Des sites d’infos usurpent mon nom et m’attribuent des citations hallucinées par IA

Un rédacteur SEO a publié dans le « magazine des professionnels de l’information stratégique » un article vraisemblablement généré par IA qui m’attribuait un « témoignage d’expert » où je recommandais une formation… que je ne connaissais pas. Mon nom vient aussi d’apparaître sur des sites GenAI créés par un dentiste roumain usurpant également la réputation de l’Electronic Frontier Foundation.

Il y a quelques semaines, une journaliste me contactait en DM pour me demander mon avis sur le diplôme d’université (DU) Analyste OSINT de l’UTT de Troyes, qui « vise à former des experts capables de rechercher, traiter, analyser et rapporter des informations issues de sources ouvertes, dans le respect de la réglementation et de l’éthique ».

Elle m’expliquait s’y être inscrite et avoir lu sur Veillemag.com, le « magazine des professionnels de l’information stratégique », que j’aurais déclaré que « ce DU répond à un besoin criant de formation structurée, alliant rigueur académique et pragmatisme opérationnel », laissant entendre que je le connaissais, et recommandais.

Une citation présentée sous l’intitulé « Témoignage d’expert » et signée « Jean-Marc Manach, journaliste et expert en OSINT » (pour Open Source INTelligence, ou renseignement de sources ouvertes). Pionnier de l’OSINT en France, j’ai effectivement été plusieurs fois interviewé à ce sujet.

 

Problème : la citation qui m’est imputée est fausse, et je ne connaissais même pas l’existence de ce diplôme d’université, que j’ai découvert lorsque la journaliste m’a contacté.

Contacté, le « rédacteur SEO » qui avait signé l’article de Veillemag.com, m’a répondu qu’il ne sait plus qui lui aurait fourni cette citation, précisant qu’« il y a plusieurs mois, je suivais des comptes osint sur LinkedIn. Sur un post. J’ai vu cette mention. »

Le fait que son « article » ne soit qu’une succession de listes à puces laisse cela dit peu de doutes quant au fait qu’il a vraisemblablement été généré par IA, et que la citation qui m’est attribuée a elle-même été « hallucinée ».

Captures d’écran d’un article généré par IA hallucinant une citation de moi – archive.org

La citation en question a été effacée par la rédactrice en chef de veillemag.com après que je l’ai interrogée à ce sujet.

Reste qu’attribuer une citation « hallucinée » par IA à un journaliste spécialiste de fact-checking est une incongruité à laquelle je ne m’attendais pas. Au surplus alors que j’enquête depuis plus de deux ans sur les sites d’infos générés par IA, comme expliqué dans le dernier épisode de notre podcast Entre la chaise et le clavier.

« Il ne s’agit pas seulement de fuites. C’est une question d’architecture »

Las : deux autres sites d’infos viennent, eux aussi, d’halluciner à mon sujet. La baseline du site archyde.com est « Découvrez les vraies personnes qui se cachent derrière les gros titres », quand bien même les photos de profil de ses journalistes, censés avoir remporté des prix Pulitzer (mais qui n’existent pas), sont générées par IA :

« Chez Archyde.com, nous respectons les normes les plus strictes en matière d’intégrité journalistique. Tous nos articles font l’objet d’une vérification rigoureuse des faits et s’appuient sur des sources indépendantes. »

Photos de profil générées par IA des journalistes du site d’infos archyde.com

Récemment, un article consacré au fait qu’un « documentaire exclusif retraçant 15 ans de ministère est désormais disponible sur YouTube » (qui n’existe pas), émanant du collectif indépendant « Time to Edit » (qui n’existe pas), me présentait comme « un avocat spécialisé dans les droits numériques à La Quadrature du Net » (je suis journaliste chez Next). À l’en croire, j’aurais déclaré que cela « pourrait créer un précédent permettant de contester le secret d’État », avec des arguments pour le moins « hallucinés », mais renvoyant effectivement au RFC de l’IETF sur HTTP/1.1 :

« Il ne s’agit pas seulement de fuites. C’est une question d’architecture. Le système du ministère a été conçu pour passer inaperçu : il utilise des protocoles ouverts comme HTTP/1.1 pour les canaux de commande tout en transférant les données sensibles vers des fonctions AWS Lambda. Si les tribunaux jugent la licence valide, cela obligera l’État soit à classer rétroactivement ces données, soit à admettre que le système n’était pas conforme dès le départ. »

L’article évoque également une certaine Dr. Élise Gauthier, chercheuse en cybersécurité à l’INRIA, qui déplore une « violation tant du droit français que du droit européen », et dont une photographie sert d’illustration. Mais une recherche image inversée renvoie vers un article de Radio Canada datant de 2015 où l’on apprend qu’Élise Gauthier était en fait candidate du Bloc québécois, un parti indépendantiste et social-démocrate.

Un agrégat, généré par IA, d’infos émanant de sites eux aussi générés par IA

NewsDirectory3.com, qui « répertorie les journaux, les agences de presse, les kiosques à journaux et les médias d’information en ligne des 50 États américains », me présente quant à lui comme « chercheur en politiques technologiques chez Les Numériques » (je n’ai jamais écrit pour ce titre).

L’article, intitulé « Paramètres cachés de Samsung et d’Android pour optimiser l’autonomie de la batterie et les performances Wi-Fi », est quant à lui un agrégat d’infos émanant du média Les Numériques mais également de DroidSoft, Le Tribunal du Net, ainsi que d’un « message publié sur le forum d’assistance Samsung, vérifié par Pleine Vie », trois sites figurant dans notre base de données de sites d’infos dont les articles sont « majoritairement, voire complètement générés par IA » (GenAI).

Je ne suis bien évidemment pas le seul à me voir attribuer des fonctions et propos que je n’ai jamais tenus sur des sites GenAI. L’Electronic Frontier Foundation (EFF) pionnière des ONG de défense des libertés numériques, alertait récemment ses lecteurs au sujet du site News-USA Today, qui se présente quant à lui comme « un éditeur d’actualités indépendant axé sur un journalisme clair, précis et utile ». 

L’EFF a en effet découvert que plusieurs de ses articles mentionnent les témoignages d’experts de l’ONG qui n’existent pas :

« Qu’ont en commun Sarah Chen, Javier Morales, Caitlin Chin, Emma Rodriguez et Mikko Kopponen, tous membres du personnel de l’EFF ? D’une part, ils n’existent pas. D’autre part, ils ont tous été cités en tant qu’experts de l’EFF dans des articles publiés au cours des deux derniers mois sur un site appelé News-USA Today. »

« Il est regrettable que ce soit au public de devoir distinguer le vrai du faux »

Ironie de l’histoire, ces trois sites d’infos GenAI font partie d’une ferme de contenus (ou PBN, pour Private blog network) que nous avions déjà identifiée il y a quelques mois, parce qu’elle comporte également (au moins) trois sites GenAI en français.

Son administrateur est un dentiste roumain qui, après s’être expatrié à Dubaï, est devenu éditeur web indépendant. Il est à la tête d’un PBN de plus d’une vingtaine de sites d’infos GenAI, dans plusieurs langues, cumulant des millions de pages vues chaque mois.

Statistiques de trafic (jour/mois) des 20 premiers sites d’infos GenAI du dentiste roumain

L’IA générative lui a aussi permis de vibe-coder plusieurs services web divers et variés, allant d’un calculateur de risques de voyage à un calculateur de résultats scolaires de terminale (par rapport à ceux de tous les élèves de votre tranche d’âge dans toute l’Australie), en passant par un site indiquant… la date du jour.

Captures d’écran de sites web vibe-codés par le dentiste roumain

Rappelant que « les citations erronées qui déforment nos positions nuisent à la confiance que le public et les médias réputés nous accordent », l’EFF avance que « la meilleure chose qu’un consommateur d’informations puisse faire est de consacrer un peu de temps et d’énergie à apprendre à distinguer le vrai du faux » :

« Il est regrettable que ce soit au public qu’il incombe de fournir un tel effort, mais alors que nous nous adaptons à de nouveaux outils et à une nouvelle normalité, un petit effort aujourd’hui peut s’avérer très utile à long terme. »

C’est l’occasion de rappeler que notre extension (gratuite) GenAI affiche précisément un message d’alerte lorsque ses utilisateurs consultent l’un des 15 000 sites d’infos GenAI que nous avons identifiés.

Des sites d’infos usurpent mon nom et m’attribuent des citations hallucinées par IA

6 juillet 2026 à 14:27
L'Attaque de la moussakIA géante
Des sites d’infos usurpent mon nom et m’attribuent des citations hallucinées par IA

Un rédacteur SEO a publié dans le « magazine des professionnels de l’information stratégique » un article vraisemblablement généré par IA qui m’attribuait un « témoignage d’expert » où je recommandais une formation… que je ne connaissais pas. Mon nom vient aussi d’apparaître sur des sites GenAI créés par un dentiste roumain usurpant également la réputation de l’Electronic Frontier Foundation.

Il y a quelques semaines, une journaliste me contactait en DM pour me demander mon avis sur le diplôme d’université (DU) Analyste OSINT de l’UTT de Troyes, qui « vise à former des experts capables de rechercher, traiter, analyser et rapporter des informations issues de sources ouvertes, dans le respect de la réglementation et de l’éthique ».

Elle m’expliquait s’y être inscrite et avoir lu sur Veillemag.com, le « magazine des professionnels de l’information stratégique », que j’aurais déclaré que « ce DU répond à un besoin criant de formation structurée, alliant rigueur académique et pragmatisme opérationnel », laissant entendre que je le connaissais, et recommandais.

Une citation présentée sous l’intitulé « Témoignage d’expert » et signée « Jean-Marc Manach, journaliste et expert en OSINT » (pour Open Source INTelligence, ou renseignement de sources ouvertes). Pionnier de l’OSINT en France, j’ai effectivement été plusieurs fois interviewé à ce sujet.

 

Problème : la citation qui m’est imputée est fausse, et je ne connaissais même pas l’existence de ce diplôme d’université, que j’ai découvert lorsque la journaliste m’a contacté.

Contacté, le « rédacteur SEO » qui avait signé l’article de Veillemag.com, m’a répondu qu’il ne sait plus qui lui aurait fourni cette citation, précisant qu’« il y a plusieurs mois, je suivais des comptes osint sur LinkedIn. Sur un post. J’ai vu cette mention. »

Le fait que son « article » ne soit qu’une succession de listes à puces laisse cela dit peu de doutes quant au fait qu’il a vraisemblablement été généré par IA, et que la citation qui m’est attribuée a elle-même été « hallucinée ».

Captures d’écran d’un article généré par IA hallucinant une citation de moi – archive.org

La citation en question a été effacée par la rédactrice en chef de veillemag.com après que je l’ai interrogée à ce sujet.

Reste qu’attribuer une citation « hallucinée » par IA à un journaliste spécialiste de fact-checking est une incongruité à laquelle je ne m’attendais pas. Au surplus alors que j’enquête depuis plus de deux ans sur les sites d’infos générés par IA, comme expliqué dans le dernier épisode de notre podcast Entre la chaise et le clavier.

« Il ne s’agit pas seulement de fuites. C’est une question d’architecture »

Las : deux autres sites d’infos viennent, eux aussi, d’halluciner à mon sujet. La baseline du site archyde.com est « Découvrez les vraies personnes qui se cachent derrière les gros titres », quand bien même les photos de profil de ses journalistes, censés avoir remporté des prix Pulitzer (mais qui n’existent pas), sont générées par IA :

« Chez Archyde.com, nous respectons les normes les plus strictes en matière d’intégrité journalistique. Tous nos articles font l’objet d’une vérification rigoureuse des faits et s’appuient sur des sources indépendantes. »

Photos de profil générées par IA des journalistes du site d’infos archyde.com

Récemment, un article consacré au fait qu’un « documentaire exclusif retraçant 15 ans de ministère est désormais disponible sur YouTube » (qui n’existe pas), émanant du collectif indépendant « Time to Edit » (qui n’existe pas), me présentait comme « un avocat spécialisé dans les droits numériques à La Quadrature du Net » (je suis journaliste chez Next). À l’en croire, j’aurais déclaré que cela « pourrait créer un précédent permettant de contester le secret d’État », avec des arguments pour le moins « hallucinés », mais renvoyant effectivement au RFC de l’IETF sur HTTP/1.1 :

« Il ne s’agit pas seulement de fuites. C’est une question d’architecture. Le système du ministère a été conçu pour passer inaperçu : il utilise des protocoles ouverts comme HTTP/1.1 pour les canaux de commande tout en transférant les données sensibles vers des fonctions AWS Lambda. Si les tribunaux jugent la licence valide, cela obligera l’État soit à classer rétroactivement ces données, soit à admettre que le système n’était pas conforme dès le départ. »

L’article évoque également une certaine Dr. Élise Gauthier, chercheuse en cybersécurité à l’INRIA, qui déplore une « violation tant du droit français que du droit européen », et dont une photographie sert d’illustration. Mais une recherche image inversée renvoie vers un article de Radio Canada datant de 2015 où l’on apprend qu’Élise Gauthier était en fait candidate du Bloc québécois, un parti indépendantiste et social-démocrate.

Un agrégat, généré par IA, d’infos émanant de sites eux aussi générés par IA

NewsDirectory3.com, qui « répertorie les journaux, les agences de presse, les kiosques à journaux et les médias d’information en ligne des 50 États américains », me présente quant à lui comme « chercheur en politiques technologiques chez Les Numériques » (je n’ai jamais écrit pour ce titre).

L’article, intitulé « Paramètres cachés de Samsung et d’Android pour optimiser l’autonomie de la batterie et les performances Wi-Fi », est quant à lui un agrégat d’infos émanant du média Les Numériques mais également de DroidSoft, Le Tribunal du Net, ainsi que d’un « message publié sur le forum d’assistance Samsung, vérifié par Pleine Vie », trois sites figurant dans notre base de données de sites d’infos dont les articles sont « majoritairement, voire complètement générés par IA » (GenAI).

Je ne suis bien évidemment pas le seul à me voir attribuer des fonctions et propos que je n’ai jamais tenus sur des sites GenAI. L’Electronic Frontier Foundation (EFF) pionnière des ONG de défense des libertés numériques, alertait récemment ses lecteurs au sujet du site News-USA Today, qui se présente quant à lui comme « un éditeur d’actualités indépendant axé sur un journalisme clair, précis et utile ». 

L’EFF a en effet découvert que plusieurs de ses articles mentionnent les témoignages d’experts de l’ONG qui n’existent pas :

« Qu’ont en commun Sarah Chen, Javier Morales, Caitlin Chin, Emma Rodriguez et Mikko Kopponen, tous membres du personnel de l’EFF ? D’une part, ils n’existent pas. D’autre part, ils ont tous été cités en tant qu’experts de l’EFF dans des articles publiés au cours des deux derniers mois sur un site appelé News-USA Today. »

« Il est regrettable que ce soit au public de devoir distinguer le vrai du faux »

Ironie de l’histoire, ces trois sites d’infos GenAI font partie d’une ferme de contenus (ou PBN, pour Private blog network) que nous avions déjà identifiée il y a quelques mois, parce qu’elle comporte également (au moins) trois sites GenAI en français.

Son administrateur est un dentiste roumain qui, après s’être expatrié à Dubaï, est devenu éditeur web indépendant. Il est à la tête d’un PBN de plus d’une vingtaine de sites d’infos GenAI, dans plusieurs langues, cumulant des millions de pages vues chaque mois.

Statistiques de trafic (jour/mois) des 20 premiers sites d’infos GenAI du dentiste roumain

L’IA générative lui a aussi permis de vibe-coder plusieurs services web divers et variés, allant d’un calculateur de risques de voyage à un calculateur de résultats scolaires de terminale (par rapport à ceux de tous les élèves de votre tranche d’âge dans toute l’Australie), en passant par un site indiquant… la date du jour.

Captures d’écran de sites web vibe-codés par le dentiste roumain

Rappelant que « les citations erronées qui déforment nos positions nuisent à la confiance que le public et les médias réputés nous accordent », l’EFF avance que « la meilleure chose qu’un consommateur d’informations puisse faire est de consacrer un peu de temps et d’énergie à apprendre à distinguer le vrai du faux » :

« Il est regrettable que ce soit au public qu’il incombe de fournir un tel effort, mais alors que nous nous adaptons à de nouveaux outils et à une nouvelle normalité, un petit effort aujourd’hui peut s’avérer très utile à long terme. »

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Des centaines de journalistes poussés vers la porte, souvent au prétexte de l’IA

2 juillet 2026 à 07:10
Massacres à la déchiqueteuse-broyeuse
Des centaines de journalistes poussés vers la porte, souvent au prétexte de l’IA

Ces derniers mois, plusieurs groupes de médias ont annoncé des centaines de suppressions de postes, et certains semblent vouloir remplacer journalistes et secrétaires de rédaction par des IA. Deux tiers des journalistes du Quotidien du médecin, le média de référence de la profession, ont décidé de quitter l’entreprise, rachetée par une « plateforme d’influence B2B ».

Le Quotidien du médecin, qui se présente comme le « leader incontesté de la presse médicale française », fait partie du Groupe Profession Santé, qui édite également Le Quotidien du pharmacien et le site web Infirmiers.com. Le groupe revendique le titre de « 1er groupe médias et services pour les professionnels de santé »,une communauté qualifiée de plus de 400 000 professionnels de santé, 460 000 lecteurs inscrits et près de 500 000 followers, et plus d’un million de visites mensuelles sur ses plateformes.

Deux tiers des 36 journalistes qui y écrivaient encore en début d’année ont cela dit préféré quitter l’entreprise, révèle Politis, en réaction aux conditions de travail décidées par leur nouveau propriétaire, qui veut leur imposer de recourir à l’IA générative.

Selon les informations de Politis, à compter de ce mois de juillet, ils ne seront plus que 12 journalistes dans les trois rédactions. Les 24 autres ont activé la « clause de cession » qui permet à un journaliste de démissionner tout en touchant des indemnités de licenciement lorsque le média qui l’emploie change de propriétaire.

Profession Santé a en effet été racheté, en février dernier, par le groupe Ficade, qui se présente comme « un leader français des médias B2B » et « l’un des principaux groupes français de médias professionels » (sic).

« Le nouveau modèle c’est : un rédacteur en chef, un journaliste et de l’IA »


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Discuter sans numéro sur WhatsApp : voici les pièges à éviter avec les noms d’utilisateurs

1 juillet 2026 à 19:10

WhatsApp permet désormais de discuter sur la messagerie sans dévoiler son numéro de téléphone. Un vrai progrès pour la confidentialité, mais qui déplace la question ailleurs : celle de la confiance que l'on accorde à un pseudo.

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