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Ford Ranger en lice pour l’armée britannique

17 septembre 2026 à 14:12

Ford, associé à General Dynamics et Ricardo, engage le Ranger dans la compétition du Ministère de la Défense britannique face au Defender, au Chevrolet Colorado et à l’INEOS Grenadier.

Le pick-up Ford Ranger, déjà installé comme référence commerciale sur le marché européen, s’apprête à affronter une toute autre épreuve : celle du programme de Véhicule de Mobilité Léger du Ministère de la Défense britannique. Pour cette compétition militaire, Ford UK a uni ses forces à General Dynamics Land Systems UK et à Ricardo, formant un consortium destiné à transformer ce pick-up commercial en véhicule militarisé capable de rivaliser avec trois concurrents de poids.

Une bataille à quatre pour équiper l’armée britannique

À partir de septembre 2026, le Ranger devra démontrer sa supériorité face au Land Rover Defender Series II, au Chevrolet Colorado équipé par BAE Systems et NP Aerospace, ainsi qu’à l’INEOS Grenadier, dont l’équipe associant SMT Defence et NMS UK a rejoint la compétition en juin 2026. Cette confrontation directe entre quatre propositions industrielles distinctes illustre l’intensité de la concurrence qui entoure ce marché militaire stratégique, où chaque constructeur automobile mise sur ses propres atouts technologiques et industriels pour convaincre le Ministère de la Défense.

L’argument central de Ford repose sur l’échelle commerciale de son pick-up. Le consortium formé par les trois entreprises entend livrer une plateforme Ranger de qualité militaire, directement dérivée du véhicule commercial existant, afin d’allier performance opérationnelle et avantages liés au coût, à la capacité de production et à la résilience de la chaîne d’approvisionnement d’un modèle déjà éprouvé sur le marché civil. Dans cette répartition des rôles, Ford fournira le véhicule de base, l’intégration des équipements ainsi que le support après-vente, tandis que General Dynamics interviendra comme entrepreneur principal, chargé de la militarisation et de l’intégration des systèmes de défense au Pays de Galles du Sud. Ricardo, de son côté, apportera son expertise technique pour convertir ce pick-up de série en véhicule à vocation militaire.

Un Ranger décliné en versions renforcées pour un usage militaire

Sur le plan commercial, Ford met en avant sa position dominante sur le segment des pick-up en Europe, revendiquant plus de 40 % de part de marché sur le continent, le Ranger étant le camion le plus vendu de la région depuis onze années consécutives. Cette maturité industrielle constitue, selon le constructeur automobile, un avantage déterminant face à General Motors, Jaguar Land Rover et INEOS Automotive, dont les propositions reposent sur des approches différentes.

Pour répondre aux exigences militaires, Ford propose une gamme élargie incluant des versions à quatre et six roues motrices, ainsi qu’une déclinaison renforcée baptisée Ranger Super Duty. La configuration la plus poussée combine le châssis Super Duty à un moteur V6 turbodiesel. Ricardo a par ailleurs présenté une version à six roues motrices dotée d’un moteur électrique développant 282 chevaux, capable de fonctionner en configuration 6×6 comme en 6×4. Cette variante embarque également une boîte de transfert robuste, un blindage sous caisse, des différentiels verrouillables, une garde au sol proche de 300 millimètres et une capacité de franchissement de gué pouvant atteindre 850 millimètres, soit 33,5 pouces.

Des concurrents solidement établis dans l’univers militaire

Le Ranger ne part toutefois pas seul face à des rivaux dépourvus d’expérience militaire. Le Land Rover Defender Wolf Series II, proposé par Jaguar Land Rover, a déjà été soumis à 62 000 essais, avec une carrosserie et un châssis spécifiquement conçus pour résister à la procédure interne de tests en conditions extrêmes du constructeur automobile britannique. General Motors, pour sa part, envisage d’importer des Chevrolet Colorado en Grande-Bretagne afin de les modifier localement, un scénario qui pourrait concerner jusqu’à 3 000 unités dans une première phase. Quant à l’INEOS Grenadier, sa conception permettrait une transformation relativement aisée vers une version durcie, malgré ses origines strictement civiles.

Le Ministère de la Défense britannique prévoit que l’armée reçoive ses premiers véhicules légers de mobilité militaire selon un calendrier encore à préciser, la compétition entre ces quatre propositions industrielles devant déterminer le futur véhicule de référence des forces armées britanniques.

Notre avis, par leblogauto.com

La stratégie de Ford, fondée sur la maturité commerciale et industrielle du Ranger, tranche avec l’approche de rivaux misant davantage sur une expertise militaire déjà acquise, à l’image du Defender et de ses 62 000 tests réalisés par Jaguar Land Rover. L’implication de General Dynamics comme entrepreneur principal renforce la crédibilité technique du dossier Ford, tout en laissant à Ricardo le soin de démontrer des solutions techniques avancées, comme cette version hybride électrique à 282 chevaux. Face à un concurrent comme l’INEOS Grenadier, pensé dès l’origine pour une robustesse proche des standards militaires, ou à la solution GM reposant sur une importation et une modification locale du Colorado, l’issue de cette compétition dépendra largement de l’équilibre que chaque constructeur automobile saura trouver entre performance opérationnelle et maîtrise des coûts de production.

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Stellantis rappelle 202 000 Jeep aux États-Unis

17 septembre 2026 à 12:12

Stellantis rappelle plus de 200 000 véhicules Jeep aux États-Unis en raison d’une erreur logicielle affectant le système de surveillance de la pression des pneus.

Le groupe automobile Stellantis, maison mère de Chrysler et de Jeep, procède au rappel de 201 976 véhicules aux États-Unis en raison d’un dysfonctionnement logiciel susceptible de compromettre la sécurité des conducteurs. L’Administration nationale de la sécurité routière des États-Unis (NHTSA) a annoncé mercredi que ce défaut pouvait empêcher le système de surveillance de la pression des pneus de détecter une pression insuffisante ou de déclencher le voyant d’avertissement correspondant sur le tableau de bord.

Un défaut logiciel qui compromet la sécurité routière

Selon les précisions apportées par le régulateur américain, ce dysfonctionnement technique augmente le risque d’accident pour les conducteurs concernés, en empêchant le système d’alerte de signaler correctement une baisse anormale de la pression des pneus. La NHTSA a également indiqué que ce problème rendait les véhicules non conformes aux exigences réglementaires américaines encadrant les systèmes de surveillance de la pression des pneus, un équipement de sécurité désormais obligatoire sur le marché automobile américain. Ce type de dispositif, intégré à la majorité des véhicules modernes, joue un rôle central dans la prévention des accidents liés à un sous-gonflage des pneumatiques, susceptible d’affecter la tenue de route, la consommation de carburant et l’usure prématurée des pneus.

Plusieurs modèles Jeep concernés par le rappel

Le rappel touche un large éventail de modèles de la gamme Jeep, incluant notamment certaines versions du Jeep Wagoneer, du Grand Cherokee, du Grand Cherokee L ainsi que la déclinaison hybride rechargeable Grand Cherokee 4XE, aux côtés du Grand Wagoneer. Le périmètre du rappel s’étend également à d’autres véhicules de la marque, parmi lesquels le Wagoneer L, le Grand Wagoneer L, le Cherokee, ainsi que la version hybride rechargeable Grand Wagoneer L PHEV. Cette diversité de modèles concernés illustre l’ampleur de la campagne de rappel engagée par le constructeur automobile, qui touche aussi bien des véhicules thermiques que des motorisations hybrides rechargeables au sein de la gamme Jeep.

Une correction gratuite proposée par les concessionnaires

Face à cette anomalie technique, la NHTSA a précisé que les concessionnaires automobiles procéderont à une mise à jour gratuite du logiciel du hub de fréquence radio, composant directement impliqué dans le dysfonctionnement du système de surveillance de la pression des pneus. Cette intervention technique, réalisée sans frais pour les propriétaires des véhicules concernés, vise à rétablir la pleine fonctionnalité du système d’alerte et à garantir la conformité des véhicules aux normes de sécurité routière en vigueur aux États-Unis.

Ce rappel s’inscrit dans une pratique courante du secteur automobile, où les constructeurs procèdent régulièrement à des campagnes correctives lorsque des défauts techniques, logiciels ou mécaniques, sont identifiés sur des véhicules déjà commercialisés. Ces procédures, encadrées par les autorités de régulation comme la NHTSA aux États-Unis, visent à garantir la sécurité des automobilistes tout en préservant la fiabilité perçue des marques concernées.

Notre avis, par leblogauto.com

Ce rappel de plus de 200 000 véhicules Jeep confirme l’importance croissante des composants logiciels dans la sécurité automobile, un simple dysfonctionnement du hub de fréquence radio suffisant à compromettre un système de sécurité réglementaire aux États-Unis. La diversité des modèles concernés, du Grand Cherokee au Grand Wagoneer L PHEV, montre que ce type de défaut logiciel peut traverser plusieurs générations et motorisations d’une même gamme. La solution proposée, une mise à jour gratuite via les concessionnaires, illustre néanmoins la relative simplicité de correction propre aux défauts logiciels comparés aux rappels mécaniques traditionnels, plus coûteux et complexes à mettre en œuvre pour un constructeur automobile.

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F1 : le calendrier 2027 officialisé, avec un sprint inattendu

17 septembre 2026 à 10:03

La Formule 1 a dévoilé son calendrier de 24 courses pour la saison 2027, et l’inflation continue.  Le chiffre à retenir, ce sont les 10 sprints qui s’ajoutent désormais aux 24 courses officielles.  34 départs en une saison !

Retour à la normale ?

La saison 2027 doit débuter le 14 mars avec le Grand Prix de Bahreïn, qui retrouve sa place habituelle de manche d’ouverture suivi de l’Arabie saoudite, tandis que le Grand Prix d’Australie à Melbourne devient la troisième épreuve du calendrier. Evidemment, cela reste fragile et tributaire de la situation géopolitique dans le Golfe Persique, qui demeure compliquée.   

Après les Grands Prix du Japon et de Chine, la F1 se rendra à Miami et à Montréal en mai. Les deux courses seront espacées de trois semaines, mais la date du 23 mai au Canada permettra d’éviter toute concurrence avec les 500 Miles d’Indianapolis d’IndyCar.  De quoi sans doute faire plein d’opérations promotionnelles chez l’Oncle Sam !

Le retour de deux circuits appréciés

La F1 fera ses premiers pas en Europe avec le Grand Prix de Monaco le 6 juin. Le Portugal fait son retour au calendrier pour la première fois depuis 2021 avec une course sur le circuit de l’Algarve à Portimao, qui se déroulera le 20 juin.

Portimao avait fait son apparition en 2020, au moment du Covid, et propose un beau tracé vallonné. Le Grand Prix de Grande-Bretagne suivra le 4 juillet à Silverstone, puis les manches en Autriche, en Belgique et en Hongrie, cette dernière clôturant la première moitié de la saison le 1er août. Barcelone disparaît, étant désormais en rotation avec Spa.

Après la trêve estivale, la compétition reprend en Italie le 5 septembre, suivie de Madrid. Le circuit espagnol sera attendu au tournant, après une première édition décevante qui a proposé une course soporifique à cause d’un tracé ne permettant quasiment aucun dépassement.  

Outre le Portugal, la Turquie fait également son retour au calendrier le 3 octobre, dans le cadre d’un triptyque avec Bakou et Singapour. Le circuit d’Istanbul, qui avait refait surface au moment du Covid, est un des meilleurs tracés dessinés par Tilke et pourrait offrir un joli spectacle.   

Un autre triple rendez-vous suivra en Amérique avec Austin, le Mexique et le Brésil, tandis que le Grand Prix de Las Vegas deviendra une course indépendante le 20 novembre.   La saison devrait se terminer par une double confrontation au Qatar et à Abou Dhabi, les deux courses se déroulant au format sprint. Là aussi, tout dépendra de la situation géopolitique…  

Un sprint à Monaco !

Monaco fait partie des dix Grands Prix sprint du calendrier, contre six auparavant, la direction de la F1 souhaitant en augmenter le nombre pour des raisons commerciales. Bahreïn, l’Australie, le Japon et Abou Dhabi accueilleront également leur premier Grand Prix sprint, tandis que ce format fera son retour au Canada, en Grande-Bretagne, en Italie, au Brésil et au Qatar.  

Le choix de Monaco comme course sprint interroge, tant le circuit de la Principauté est connu (et critiqué) pour le manque de spectacle des courses qui s’y déroulent, le plus souvent des processions où l’on ne peut quasiment pas dépasser. Un sprint ne peut à priori rien apporter, mais la F1 ajoute ainsi une séance de qualification, ce qui est en général le moment le plus fort et spectaculaire d’un weekend monégasque.   Au moins, à Monaco, la qualif peut se faire à fond, sans se soucier de la batterie…

La dictature des chiffres

« En raison du succès continu et de la forte demande pour ce format, le nombre d’épreuves Sprint est passé de six à dix pour 2027, offrant ainsi encore plus de compétitions tout au long de la saison aux fans, aux promoteurs, aux diffuseurs et aux partenaires », a déclaré la F1 dans un communiqué.  

« Depuis l’introduction du Sprint en 2021, les données montrent que l’audience totale des week-ends Sprint est supérieure de 12 % à celle des week-ends sans Sprint, que les qualifications Sprint sont jusqu’à trois fois plus populaires auprès des fans que les essais libres, que 82 % des spectateurs présents aux week-ends Sprint affirment que cela ajoute de la valeur à leur billet et que 75 % des fans de F1 pensent que les événements Sprint ajoutent une plus grande valeur au calendrier de la saison. »  

Bref, on l’a bien compris, ce n’est pas le sport qui motive l’inflation des sprints : la F1 vise plus de billetterie en proposant un week-end plus rempli, plus d’audience et donc plus de visibilité pour les annonceurs. C’est un moyen de rentabiliser et de contourner le problème des weekends classiques, où le vendredi des essais libres est logiquement peu suivi.   

« Le calendrier 2027 réunit certains des circuits les plus emblématiques et des villes les plus dynamiques du monde, offrant un cadre exceptionnel pour une nouvelle saison de Formule 1 inoubliable », a déclaré Stefano Domenicali, PDG et président de la F1. « Nous sommes ravis d’accueillir le Portugal et la Turquie au sein du championnat et d’étendre les courses sprint à dix épreuves, pour le plus grand plaisir de nos fans, qui pourront ainsi vivre encore plus d’intensité, de suspense et de duels roue contre roue, caractéristiques de notre sport. »  

« Le calendrier 2027 du Championnat du monde de Formule 1 de la FIA témoigne de l’attrait mondial et de la croissance continue de notre sport », a ajouté Mohammed Ben Sulayem, président de la FIA. « Avec vingt-quatre Grands Prix répartis sur cinq continents, le retour du Portugal et de la Turquie, et la possibilité d’un programme Sprint élargi, ce calendrier allie tradition, innovation et passion des fans, tout en maintenant les plus hauts standards sportifs. »  

L’ajout d’un sprint, et donc d’une qualif, permet en effet de dynamiser un weekend mais sans doute de justifier des tarifs toujours plus prohibitifs.  

La F1 à l’ère du contenu et des nouveaux modes de consommation

Derrière ces déclarations triomphalistes, la F1 donne de plus en plus l’impression d’une bulle spéculative géante. Toujours plus de courses, mais la quantité prime sur la qualité, sachant que les sprints ont rarement été agréables à regarder, à quelques exceptions près.   Petit à petit, le calendrier se « Nascarise », et se rapproche même du Moto GP qui a déjà systématisé les sprints sur l’ensemble du calendrier. Reste à voir comment cela peut se corréler au plafond budgétaire…  

Le sentiment de trop plein est en train de gagner du terrain, mais c’est sans doute un point de vue venant d’un fan “old school”. Les audiences semblent se tasser voire décroître sur les offres TV classiques (payantes ou non), car l’effet Netflix est passé, sans compter les ratés de la nouvelle règlementation 2026 qui ne soulève guère d’enthousiasme.

Toutefois, nous ne sommes plus au temps de « tonton Bernie ». La F1 est de plus en plus marketée pour les streams et les réseaux sociaux : le format sprint est révélateur du triomphe du format court, au même titre que le visionnage de films recule au profit des séries TV. Peu importe que le visionnage entier du GP régresse, le format des “highlights” progresse, en particulier chez les jeunes.

La présence physique du public à qui l’on propose une “expérience” est aussi un levier essentiel, comme dans l’industrie du cinéma ou encore celle de la musique, où les artistes misent plus sur les concerts que sur les ventes d’albums pour générer du profit, alors que le streaming a bouleversé la façon de consommer. Ce remplissage a sans doute été calibré pour un nouveau public friand de “contenus”, quitte à perdre peu à peu le public historique ? 

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Volkswagen convertit son usine d’Osnabrück à la défense

17 septembre 2026 à 06:12

Volkswagen a signé un accord préliminaire pour céder son usine d’Osnabrück à Aurelius Capital et à la Basse-Saxe, avec un projet de reconversion vers la production de défense aérienne.

Volkswagen a franchi lundi une étape inédite dans sa restructuration industrielle en Allemagne, en concluant un accord préliminaire pour transformer l’un de ses sites de production automobile en usine dédiée à la défense. Cette décision, prise dans le cadre de la plus vaste réorganisation jamais menée par le constructeur automobile, illustre les difficultés persistantes du secteur automobile européen face à la concurrence chinoise et à la surcapacité industrielle chronique.

Un accord préliminaire pour préserver l’emploi à Osnabrück

Selon les termes initiaux de l’accord, Volkswagen prévoit de céder son usine d’Osnabrück au fonds d’investissement israélien Aurelius Capital ainsi qu’au Land de Basse-Saxe, région d’origine historique du groupe automobile et second actionnaire de l’entreprise. D’après les représentants syndicaux, cette opération permettrait de préserver environ 1 400 des 1 800 emplois actuellement recensés sur ce site industriel, où la production de véhicules doit officiellement cesser en 2027.

Cette annonce intervient quelques jours seulement après que Volkswagen a dévoilé un vaste plan de réorganisation visant à réduire ses effectifs et à simplifier sa structure interne. Le constructeur automobile a averti que jusqu’à quatre usines allemandes pourraient être fermées ou reconverties, faute de solutions alternatives, en raison d’une demande insuffisante, de coûts de production élevés et d’une concurrence toujours plus vive en provenance des constructeurs automobiles chinois. La reconversion vers la production de défense apparaît ainsi comme une piste sérieuse pour absorber l’excédent de capacité industrielle du secteur automobile européen, dans un contexte de hausse généralisée des dépenses militaires en Europe.

Une coopération avec Rafael pour la défense aérienne

Aurelius Capital et la Basse-Saxe ont formellement signé lundi une lettre d’intention en vue de la reprise du site d’Osnabrück. Volkswagen a précisé que le projet phare envisagé pour cette usine reposerait sur une coopération avec Rafael Advanced Defense Systems, société israélienne reconnue comme l’un des principaux partenaires industriels derrière les systèmes de défense antimissile Dôme de Fer, Arrow et David’s Sling. Cette coopération, déjà évoquée par des sources proches du dossier auprès de Reuters en mai dernier, pourrait porter sur la fabrication de systèmes et de composants destinés à la défense aérienne pour l’Allemagne et l’Europe, ouvrant potentiellement la voie à d’autres accords industriels similaires.

D’autres pistes de diversification sont également à l’étude, notamment la conversion du pick-up Volkswagen Amarok en véhicule à usage militaire. Une source proche du dossier a par ailleurs indiqué que la société polonaise de défense WB Group pourrait envisager une démarche comparable pour les véhicules utilitaires de la marque MAN, filiale de Traton, elle-même détenue par Volkswagen. Ni la Basse-Saxe ni le groupe WB n’ont souhaité commenter ces projets, révélés initialement par le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung.

Un modèle inspiré du sauvetage du chantier naval Meyer Werft

La production de défense s’impose progressivement comme une solution pour les sites automobiles sous-utilisés en Europe, à l’image des initiatives similaires déjà engagées par Rheinmetall et Continental dans ce secteur stratégique. Dans le cadre de la proposition actuelle, Aurelius Capital prendrait une participation majoritaire dans le site d’Osnabrück aux côtés de la Basse-Saxe. Le ministre-président de la région, Olaf Lies, a comparé cet engagement à la prise de participation de l’État régional dans le chantier naval Meyer Werft en 2024, opération pour laquelle la Basse-Saxe avait investi 200 millions d’euros, soit environ 232 millions de dollars, pour une part de 40 % du capital.

Tomer Jacob, représentant d’Aurelius Capital, a souligné que le site d’Osnabrück disposait d’atouts industriels difficiles à reconstituer ailleurs, entre longue expérience sur des produits exigeants, processus de fabrication de précision et équipes qualifiées bénéficiant d’une forte tradition industrielle. L’investisseur a par ailleurs indiqué s’intéresser à des secteurs technologiques tels que la cybersécurité, les drones et les systèmes satellites, domaines susceptibles de compléter la future vocation industrielle du site.

Notre avis, par leblogauto.com

Cette reconversion de l’usine Volkswagen d’Osnabrück vers la production de défense illustre une tendance de fond dans l’industrie automobile européenne, où la surcapacité chronique pousse les constructeurs à chercher des débouchés hors de leur cœur de métier traditionnel. Le partenariat envisagé avec Rafael, acteur majeur des systèmes de défense antimissile israéliens, confirme l’ampleur stratégique de ce virage industriel pour le site allemand. La comparaison établie par la Basse-Saxe avec le sauvetage du chantier naval Meyer Werft suggère une méthode désormais éprouvée pour les autorités régionales, combinant participation publique et investisseur privé afin de préserver l’emploi industriel local. Reste que la préservation annoncée de 1 400 postes sur 1 800 implique malgré tout une réduction significative des effectifs, rappelant que cette reconversion reste avant tout une réponse à une crise structurelle du secteur automobile plutôt qu’une simple diversification opportuniste.

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JLR va supprimer 4 000 emplois au Royaume-Uni

17 septembre 2026 à 04:12

Jaguar Land Rover va réduire ses effectifs de près de 10 %, soit environ 4 000 postes, dans le cadre d’un plan de redressement visant 1,7 milliard de livres d’économies.

Le constructeur automobile britannique Jaguar Land Rover a annoncé lundi une réduction de près de 10 % de ses effectifs mondiaux, via un programme de départs volontaires étalé sur les deux prochaines années. Cette décision intervient alors que l’industrie automobile fait face à des pressions croissantes, entre concurrence chinoise accrue et tensions tarifaires internationales.

Un plan de 4 000 suppressions de postes pour 1,7 milliard de livres d’économies

Filiale du groupe indien Tata Motors et propriétaire de 17 sites industriels en Angleterre, Jaguar Land Rover a précisé qu’environ 4 000 emplois seraient supprimés, dans l’objectif de réaliser 1,7 milliard de livres sterling d’économies, soit environ 2,30 milliards de dollars. Le constructeur automobile de luxe cherche également à abaisser son seuil de rentabilité à environ 300 000 véhicules produits. L’entreprise emploie actuellement près de 43 000 personnes à travers le monde, dont 34 000 au Royaume-Uni, sans toutefois avoir précisé la répartition géographique des suppressions de postes à venir.

Dans un communiqué, le PDG de JLR, PB Balaji, a souligné que le secteur automobile traversait des défis majeurs, marqués par des mutations technologiques profondes, une concurrence intense et une incertitude géopolitique persistante. Le programme de départs volontaires concernera principalement les 26 000 salariés relevant des effectifs administratifs et d’encadrement du groupe. Cette annonce fait écho à celle du constructeur automobile allemand Volkswagen, qui avait validé la semaine précédente la suppression de 50 000 emplois supplémentaires afin de faire face aux droits de douane, à la surcapacité industrielle et à la pression des rivaux chinois.

Une entreprise fragilisée par une cyberattaque en 2025

Jaguar Land Rover se relève par ailleurs d’une cyberattaque particulièrement dommageable survenue en 2025, qui avait entraîné une prolongation de l’arrêt de la production automobile et perturbé l’ensemble de la chaîne de fournisseurs du constructeur. Ce contexte fragilise davantage la trajectoire du groupe, qui doit désormais conjuguer restructuration industrielle et relance de sa compétitivité sur un marché mondial de l’automobile sous tension.

Malgré ce plan de réduction des effectifs, JLR a indiqué vouloir poursuivre ses investissements industriels, avec le lancement de cinq nouveaux modèles au cours des douze prochains mois et un engagement financier compris entre 15 et 18 milliards de livres sterling sur cinq ans. Ces fonds seront consacrés à l’électrification de la gamme, aux technologies numériques, à la fabrication avancée et à l’amélioration de l’expérience client, des axes stratégiques jugés indispensables pour renforcer la résilience du constructeur face à la concurrence internationale.

Un impact politique et social au Royaume-Uni

Ces suppressions d’emplois représentent un coup dur pour le gouvernement britannique, engagé dans la relance d’une économie à la croissance atone. Le ministre des Finances, John Healey, s’est exprimé à quelques kilomètres du siège de JLR à Coventry le jour même de l’annonce, cherchant à présenter une vision plus optimiste des perspectives économiques du pays avant un budget attendu comme difficile fin octobre. Le ministre des Affaires, Jonathan Reynolds, s’est également entretenu avec le PDG Balaji et doit rencontrer prochainement les représentants de l’entreprise et des syndicats. Le porte-parole du Premier ministre, Andy Burnham, a reconnu qu’il s’agissait d’une période incertaine pour les salariés concernés et leurs familles, tandis que le maire local Richard Parker a annoncé un plan de soutien de 500 000 livres sterling destiné aux employés optant pour la rupture conventionnelle.

Notre avis, par leblogauto.com

Cette réduction de 4 000 postes chez Jaguar Land Rover confirme l’ampleur des restructurations en cours dans l’industrie automobile européenne, quelques jours seulement après l’annonce de 50 000 suppressions d’emplois chez Volkswagen. Le maintien d’investissements massifs, entre 15 et 18 milliards de livres sur cinq ans, montre que le constructeur cherche à concilier assainissement financier et poursuite de sa transition vers l’électrification. La séquence reste toutefois délicate pour JLR, encore fragilisé par les conséquences de la cyberattaque de 2025, qui avait déjà pesé sur sa production et sa chaîne d’approvisionnement. La mobilisation rapide des autorités britanniques, tant au niveau national que local, illustre enfin la sensibilité politique de ce dossier dans une région industrielle historiquement liée à l’automobile.

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Chine : exportations auto solides, marché en berne

16 septembre 2026 à 14:12

Les exportations chinoises de voitures ont bondi de 77,5 % en août, portées par BYD et Geely, tandis que les ventes domestiques chutent pour le 11e mois consécutif.

L’industrie automobile chinoise affiche un contraste saisissant en ce mois d’août : alors que les exportations de véhicules continuent de battre des records, le marché intérieur poursuit sa dégradation, marquant onze mois consécutifs de baisse des ventes domestiques.

Des exportations en plein essor malgré un ralentissement

Selon les données publiées mardi par l’Association chinoise des voitures particulières (CPCA), les exportations de véhicules de tourisme ont progressé de 77,5 % sur un an pour atteindre 894 000 unités en août. Cette croissance, bien que toujours soutenue, marque un léger ralentissement par rapport à la hausse de 88,2 % enregistrée en juillet. Des constructeurs automobiles comme BYD et Geely Auto ont établi de nouveaux records d’exportation le mois dernier, confirmant la stratégie d’expansion internationale engagée par les principaux groupes chinois du secteur.

Le segment des véhicules électriques et hybrides rechargeables se distingue particulièrement à l’export, avec une croissance accélérée à 154,7 %, contre 147,8 % en juillet. Cette dynamique intervient alors que les restrictions commerciales imposées par plusieurs marchés se resserrent, sans pour autant freiner la progression des constructeurs automobiles chinois, qui continuent d’élargir leur présence commerciale en Europe et séduisent une clientèle croissante sur les marchés émergents grâce à des modèles combinant prix compétitifs et équipements technologiques avancés.

Un marché intérieur chinois en difficulté persistante

À l’inverse, les ventes domestiques de véhicules ont reculé de 23,7 % en août pour s’établir à 1,55 million d’unités, aggravant la baisse de 21,1 % déjà observée en juillet. Cette tendance négative touche particulièrement le segment des véhicules électriques et hybrides rechargeables, qui représente pourtant 64,7 % des ventes domestiques totales : ces motorisations ont vu leurs ventes chuter de 10,1 % sur un an en août, contre un recul de 3,9 % le mois précédent, confirmant l’essoufflement de la demande intérieure sur le plus grand marché automobile mondial.

Cette faiblesse du marché domestique pousse les constructeurs automobiles chinois à intensifier leurs efforts de développement à l’international. Parmi les acteurs qui misent sur l’exportation figure Xiaomi, nouvel entrant dans le secteur des véhicules électriques, qui cherche à atteindre ses objectifs de ventes annuelles et a signé des accords avec des concessionnaires automobiles allemands en vue d’un lancement européen prévu l’an prochain. À l’opposé, Seres, qui codéveloppe les véhicules électriques Aito avec Huawei, illustre les difficultés liées à un positionnement tardif à l’international : confronté à une concurrence intense sur le segment haut de gamme en Chine et pénalisé par son retard à l’export, le constructeur a vu ses ventes totales chuter de 44 % le mois dernier.

Des perspectives de croissance encadrées par de nouvelles règles

Selon Cui Dongshu, secrétaire général de la CPCA, les exportations chinoises de véhicules devraient atteindre 12 millions d’unités sur l’ensemble de l’année, avec une projection à plus long terme comprise entre 18 et 20 millions d’unités d’ici 2030. Cette montée en puissance des exportations automobiles chinoises suscite toutefois des inquiétudes réglementaires, les autorités craignant que la concurrence acharnée observée sur le marché intérieur, touchant fabricants, fournisseurs et concessionnaires, ne se propage sur les marchés étrangers.

Face à ce risque, les régulateurs chinois ont publié la semaine dernière de nouvelles directives encadrant les opérations des constructeurs automobiles à l’étranger. Ces recommandations mettent en garde contre les réductions de prix fréquentes ou trop importantes, ainsi que contre d’autres pratiques commerciales non conformes susceptibles de nuire aux consommateurs ou d’entacher la réputation des marques automobiles chinoises. Les principaux groupes du secteur, dont BYD, Chery et Geely Holding, se sont engagés à respecter ces nouvelles règles, bien que les autorités n’aient pas encore précisé les sanctions applicables en cas de manquement.

Notre avis, par leblogauto.com

Le contraste entre un marché intérieur chinois en berne depuis onze mois consécutifs et des exportations toujours en forte croissance illustre une réorientation stratégique assumée par les constructeurs automobiles chinois. La progression spectaculaire des exportations de véhicules électriques et hybrides rechargeables, à plus de 150 % sur un an, confirme que l’international devient un relais de croissance incontournable face à l’essoufflement de la demande domestique. Le cas de Seres, avec une chute de 44 % de ses ventes, rappelle toutefois que tous les constructeurs ne bénéficient pas également de cette dynamique, la rapidité d’entrée sur les marchés étrangers devenant un facteur déterminant. L’intervention des régulateurs chinois pour encadrer les pratiques commerciales à l’export témoigne enfin d’une volonté de préserver la réputation des marques, alors que la guerre des prix qui fragilise le marché intérieur pourrait, sans garde-fous, se propager à l’international.

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Ferrari libère la 296 GT3 de ses chaînes avec la version Modificata

16 septembre 2026 à 14:03

Après la 499M, qui permet à des clients triés sur le volet et très fortunés de goûter aux joies d’une hypercar débridée, Ferrari applique la même philosophie à la 296 GT3 avec cette Modificata, qui a été présentée le 13 septembre 2026 lors des Ferrari Racing Days de Budapest.

La 296 GT Modificata reprend la base de la 296 GT3 Evo, mais en lui enlevant les contraintes des règlementations techniques des championnats officiels pour débrider son potentiel. Elle est conçue pour les journées circuit et le programme Club Competizioni GT de Ferrari, qui s’ajoute au programme Prototipi Clienti et à F1 Clienti. Le programme accueille certaines GT produites depuis 1989 dont les F40 Competizione, 458 Italia GT3, 488 GT3 et bien évidemment les dernières 296 GT3 et 296 GT Modificata 

De la 296 GT3 Evo à la Modificata 

La 296 GT Modificata est directement issue de la 296 GT3 Evo, elle-même apparue pour la saison 2026 après le développement de la première 296 GT3.  Cette dernière avait déjà été conçue dès l’origine autour du V6 120° de la 296 de route, mais sans l’hybridation, retirée pour la compéétition. L’architecture à grand angle permet notamment de placer les deux turbocompresseurs à l’intérieur du V, une solution qui facilite l’intégration du groupe motopropulseur dans le châssis de compétition. 

La GT3 Evo conserve pour sa part le moteur de la 296 GT3, dont la puissance est réglementairement limitée autour de 600 ch selon les conditions de BoP.   Puisqu’elle ne doit plus respecter le règlement GT3, Ferrari peut intervenir sur le moteur et l’aérodynamique beaucoup plus librement. Le résultat est spectaculaire : 730 ch à 7 500 tr/min, soit environ 130 ch de plus que la 296 GT3 Evo, avec une puissance spécifique de 244 ch/l. Le couple maximal atteint 800 Nm à 5 000 tr/min. Les modifications ne s’arrêtent pas là, loin s’en faut !

Un V6 profondément retravaillé 

Le moteur conserve son architecture fondamentale mais Ferrari a modifié le vilebrequin, les arbres à cames, l’admission, les échangeurs et les turbocompresseurs. Le système d’alimentation a également été adapté à l’augmentation des débits, avec l’ajout d’une pompe basse pression.  La géométrie des turbos reste apparentée à celle de la 296 GT3 Evo, mais leurs composants internes sont spécifiques à la Modificata.

La transformation se poursuit jusqu’à l’échappement, dont les sorties sont spécifiques. Avec 730 ch provenant de seulement trois litres, le V6 atteint donc une puissance spécifique particulièrement élevée pour un moteur de compétition destiné à être utilisé par des clients. Ferrari a dû parallèlement revoir la gestion thermique afin que cette puissance puisse être exploitée pendant des sessions prolongées. 

Refroidissement, transmission : tout y passe

Le refroidissement est justement l’un des domaines dans lesquels les modifications sont les plus visibles. Le capot avant reçoit une ouverture principale plus importante. Ferrari lui associe une petite ailette destinée à organiser le flux d’air chaud sortant du radiateur central, pour empêcher cet air réchauffé de perturber le fonctionnement des échangeurs latéraux.  L’ouverture située à proximité de la base du pare-brise a elle aussi été redessinée afin d’améliorer la gestion thermique des différents éléments situés dans la partie avant de la voiture. 

La Modificata conserve une architecture de compétition avec une boîte séquentielle transversale à six rapports, associée à un embrayage en carbone. Les rapports de transmission ont été adaptés à la nouvelle courbe de puissance du moteur, pour extirper le maximum des 730 ch et des 800 Nm tout en conservant une utilisation efficace sur circuit. 

Une aérodynamique qui n’a plus besoin de composer avec la BoP 

À l’avant, Ferrari adopte un nouveau splitter comportant des ouvertures permettant de mieux contrôler le flux qui passe sous la voiture, d’augmenter le travail aérodynamique du soubassement et donc le niveau d’appui.

À l’arrière, l’aileron adopte une nouvelle architecture avec un support central unique, des dérives redessinées et un Gurney flap de 5 mm. Les plaques latérales s’inspirent directement de celles développées pour la 499P. Elles ont à la fois une fonction structurelle et aérodynamique, notamment pour contrôler les vortex générés par l’aileron. 

Le résultat annoncé par Maranello est particulièrement impressionnant : la 296 GT Modificata serait capable de boucler Fiorano environ trois secondes plus rapidement que la 296 GT3 Evo. Il s’agit d’une estimation annoncée par Ferrari.

Freins et pneus : le grip nécessaire pour exploiter les 730 ch 

Ferrari part du système développé pour la 296 GT3 Evo et la 296 GT3 Biposto, mais adopte de nouveaux disques avant en acier bénéficiant d’une ventilation améliorée. Une prise d’air supplémentaire apparaît dans la partie inférieure du bouclier avant et les conduits de refroidissement sont optimisés pour augmenter l’efficacité du flux.  Les dimensions sont imposantes : 400 × 26 mm à l’avant et 332 × 32 mm à l’arrière. 

La voiture dispose également d’un ABS spécialement calibré afin de conserver un comportement exploitable par des conducteurs ayant des niveaux d’expérience différents, tout en permettant de maintenir les performances lors de longues sessions sur des circuits particulièrement exigeants pour les freins. La Ferrari reçoit des pneus de 325/680 R18 à l’avant et 325/705 R18 à l’arrière.

Une nouvelle génération de laboratoire client 

Le poids à sec est annoncé à 1 330 kg. Avec 730 ch, cela représente environ 549 ch par tonne. La voiture reçoit également un affichage DDU spécifique, le contrôle de traction et un équipement de communication intégré. Ferrari propose même en option un radar arrière capable d’avertir le pilote de l’arrivée rapide d’une autre voiture. Allo, Lewis ?

L’habitacle évolue, car la 296 GT Modificata a été pensée dès le départ comme une biplace. Ferrari a modifié l’arceau pour intégrer un deuxième siège avec harnais et repose-pieds. La marque parle d’une expérience à bord riche en sensations pour un passager ou d’une configuration idéale pour des sessions avec coaching de pilotage, d’où le système d’intercom dédié qui relie les deux occupants.   

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La Slovénie valide le FSD de Tesla avant l’UE

16 septembre 2026 à 12:10

La Slovénie devient le sixième pays européen à approuver le système d’assistance à la conduite FSD de Tesla, alors qu’un vote d’approbation à l’échelle de l’Union européenne pourrait intervenir début octobre.

Le constructeur automobile américain Tesla a annoncé lundi que la Slovénie avait autorisé l’utilisation de son système d’assistance à la conduite FSD sur ses routes, faisant de ce pays d’Europe centrale le sixième État du continent à valider cette technologie avant un éventuel vote réglementaire à l’échelle de l’Union européenne.

Un déploiement progressif à travers l’Europe

Sur le réseau social X, Tesla a indiqué que le système FSD Supervised était désormais approuvé en Slovénie et que son déploiement débuterait prochainement, un message repris par le PDG du constructeur automobile, Elon Musk. Le ministre slovène de l’Énergie et des Infrastructures, Jernej Vrtovec, a lui aussi salué cette annonce sur les réseaux sociaux, évoquant la volonté de faire progresser le pays sur le plan technologique.

Cette autorisation slovène s’inscrit dans un mouvement plus large d’homologation progressive du logiciel de conduite assistée à travers plusieurs marchés automobiles européens. Les Pays-Bas avaient ouvert la voie début avril, en accordant une approbation provisoire à l’utilisation du FSD sur leurs routes, devenant ainsi le premier pays de l’Union européenne à franchir ce cap réglementaire. Depuis, quatre autres pays européens ont également donné leur feu vert au système d’assistance à la conduite, tandis que la Finlande et la Grèce ont fait savoir qu’elles étudiaient actuellement la possibilité d’une homologation similaire pour cette technologie d’aide à la conduite.

Le rôle de l’Agence slovène de sécurité routière

Contactée par Reuters, l’Agence slovène de la sécurité routière a confirmé avoir validé le système FSD, tout en rappelant que l’introduction de nouvelles technologies automobiles devait s’accompagner de garanties de sécurité appropriées. L’organisme a précisé que la reconnaissance de cette homologation temporaire pour le système FSD Supervised illustrait la manière dont des innovations technologiques pouvaient être progressivement intégrées au système de transport routier, sous une supervision réglementaire et sécuritaire adaptée. La Slovénie affirme ainsi vouloir concilier ouverture à l’innovation automobile et exigences de sécurité routière pour les conducteurs et les autres usagers de la route.

Il convient de rappeler que le système FSD, bien qu’il puisse assurer certaines fonctions de conduite autonome supervisée, nécessite que le conducteur reste attentif et prêt à reprendre le contrôle du véhicule à tout moment, une caractéristique centrale de la technologie d’aide à la conduite développée par Tesla.

Vers un vote décisif à l’échelle de l’Union européenne

La semaine dernière, Tesla a publié un ensemble de données issues de ses propres tests menés en Europe et en Amérique du Nord, dans l’optique d’appuyer sa demande d’homologation généralisée. Le constructeur automobile a indiqué qu’un vote d’approbation à l’échelle de l’Union européenne pourrait avoir lieu dès le 6 octobre prochain, une échéance qui pourrait marquer un tournant pour le déploiement du FSD sur l’ensemble du marché automobile européen.

La France, qui avait exprimé des réserves en juillet concernant une éventuelle homologation du système en raison de préoccupations liées à la sécurité routière, a fait évoluer sa position. Le pays a annoncé la semaine dernière avoir engagé des tests sur deux véhicules équipés du FSD, à la suite de ce que le ministre français des Transports a qualifié d’échange constructif avec Elon Musk. Cette évolution témoigne des discussions en cours entre Tesla et les autorités nationales européennes, alors que le constructeur cherche à généraliser l’usage de son logiciel de conduite assistée sur le continent.

Notre avis, par leblogauto.com

L’approbation slovène confirme l’accélération du calendrier réglementaire européen autour du FSD, avec désormais six pays ayant validé la technologie en l’espace de quelques mois seulement. Le changement de position de la France, passée de la prudence à une phase de test concrète, apparaît comme un signal significatif à l’approche du vote européen prévu début octobre. Cette dynamique multi-pays place Tesla en position favorable pour obtenir une homologation généralisée à l’échelle de l’Union, même si la vigilance des régulateurs nationaux, rappelée par l’Agence slovène de sécurité routière, montre que l’intégration de cette technologie reste conditionnée à un encadrement strict.

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Porsche cède Bugatti Rimac et relève sa prévision 2026

16 septembre 2026 à 06:12

Porsche a finalisé la cession de ses participations dans Bugatti Rimac et Rimac Group, une opération à environ 1 milliard d’euros qui lui permet de relever sa prévision de marge de trésorerie automobile pour 2026.

Le constructeur automobile allemand Porsche a annoncé mercredi avoir finalisé la vente de ses participations dans le fabricant croate d’hypercars électriques Bugatti Rimac, ainsi que dans Rimac Group, après avoir obtenu l’ensemble des approbations réglementaires nécessaires. Cette cession met un terme à l’implication du groupe de Stuttgart dans ces deux entités, entretenue depuis la création de la coentreprise en 2021.

Une transaction évaluée à un milliard d’euros

Selon les informations communiquées par Porsche, la transaction devrait générer des recettes d’environ 1 milliard d’euros, soit approximativement 1,2 milliard de dollars, pour le constructeur automobile. Cette rentrée de trésorerie s’inscrit dans une stratégie plus large de recentrage sur l’activité automobile historique de la marque, alors que le secteur européen du luxe automobile traverse une période de turbulences. Porsche détenait jusqu’ici une participation de 45 % dans la coentreprise Bugatti Rimac et une participation de 20,6 % dans Rimac Group, deux structures nées du rapprochement entre le constructeur de voitures de sport français Bugatti et l’entreprise croate spécialisée dans les véhicules électriques à hautes performances, fondée par l’ingénieur Mate Rimac.

Des prévisions de trésorerie automobile revues à la hausse

Grâce au produit de cette cession, Porsche a relevé sa prévision de marge de flux de trésorerie net automobile pour 2026, désormais attendue entre 5,5 % et 7,5 %, contre une fourchette de 3 % à 5 % annoncée précédemment. Le constructeur a par ailleurs précisé qu’il prévoyait d’allouer 250 millions d’euros issus de cette opération au financement supplémentaire de ses obligations de retraite. Cette amélioration des perspectives financières intervient dans un contexte difficile pour l’ensemble de l’industrie automobile européenne, confrontée à un ralentissement marqué de la demande sur le marché chinois ainsi qu’à une transition vers l’électrification plus lente qu’anticipé, deux facteurs qui pèsent sur la rentabilité des constructeurs de véhicules haut de gamme et de voitures de luxe.

Un nouveau chapitre pour Bugatti et Rimac Group

Ce désengagement de Porsche s’accompagne d’un remaniement à la tête de Bugatti Automobiles. Le fondateur Mate Rimac prendra désormais la présidence de la marque de voitures de sport de luxe, tandis que Marko Brkljačić, ancien cadre de Rimac Technology, devrait rejoindre l’entreprise au poste de directeur des opérations. À l’issue de cette transaction, Rimac Group est en position de prendre le contrôle total de la coentreprise Bugatti Rimac, aux côtés de nouveaux investisseurs appelés à accompagner le développement futur de la marque d’hypercars électriques et thermiques. Cette réorganisation capitalistique illustre la volonté de Porsche de concentrer ses ressources sur son cœur de métier, à savoir la production de véhicules sportifs et de SUV de luxe, plutôt que de continuer à porter des participations minoritaires dans des projets de niche à forte intensité capitalistique, comme le développement d’hypercars électriques.

Notre avis, par leblogauto.com

Cette sortie de capital confirme le recentrage stratégique engagé par Porsche face à un marché automobile européen sous tension, marqué par le ralentissement chinois et une électrification plus lente que prévu. L’apport d’environ 1 milliard d’euros offre au constructeur une marge de manœuvre financière bienvenue, comme en témoigne le relèvement de sa prévision de trésorerie automobile pour 2026. Le retour de Mate Rimac à la présidence de Bugatti Automobiles marque symboliquement la fin de l’ère Porsche au capital de la marque française, au profit d’une gouvernance désormais pilotée par Rimac Group et ses nouveaux investisseurs.

Crédit illustration : Porsche.

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Volkswagen en discussions avec JSW pour l’Inde

16 septembre 2026 à 04:12

Volkswagen explore un partenariat stratégique avec le conglomérat indien JSW Group afin de renforcer sa compétitivité sur le marché automobile indien, où sa part de marché stagne autour de 2 %.

Le constructeur automobile allemand Volkswagen a confirmé mercredi être en discussions avec le conglomérat indien JSW Group en vue d’un partenariat stratégique destiné à améliorer sa position sur le troisième plus grand marché automobile mondial. Cette annonce intervient alors que le groupe allemand peine depuis plusieurs années à développer sa présence commerciale en Inde, un marché pourtant identifié comme central dans sa stratégie d’expansion hors d’Europe.

Un partenariat pour élargir le portefeuille et la production locale

Selon un porte-parole de Volkswagen, l’objectif de cette collaboration est d’élargir le portefeuille de véhicules du constructeur en Inde, d’approfondir l’approvisionnement local en composants et pièces automobiles, et de renforcer les capacités de fabrication sur place. Les deux groupes envisageraient de structurer leur collaboration sous la forme d’un partenariat à deux parties, avec un contrôle conjoint, des rôles opérationnels clairement définis et des mécanismes de gouvernance pensés pour accélérer la prise de décision. Les discussions porteraient également sur le partage de plateformes de véhicules, un levier industriel courant dans le secteur automobile pour mutualiser les coûts de développement, ainsi que sur l’augmentation de la capacité de production et le renforcement de l’approvisionnement local en pièces détachées.

JSW Group, conglomérat indien positionné historiquement dans l’acier et l’énergie, avait fait son entrée sur le marché indien des véhicules particuliers en 2023 via la coentreprise JSW MG Motor India, constituée avec le constructeur chinois SAIC Motor, propriétaire de la marque automobile MG. Ce rapprochement avec Volkswagen marquerait une nouvelle étape dans la diversification industrielle de JSW dans le secteur automobile indien.

Une présence encore marginale malgré deux décennies sur le marché

Bien que Volkswagen soit implanté en Inde depuis plus de vingt ans, sa part de marché y demeure limitée, autour de 2 % seulement, un chiffre qui souligne les difficultés persistantes du groupe à s’imposer face à la concurrence locale et internationale sur ce marché automobile à forte croissance. En Inde, les opérations du groupe Volkswagen sont pilotées par sa filiale Skoda Auto, qui coordonne les activités commerciales et industrielles de l’ensemble des marques du groupe dans le pays.

Le constructeur automobile allemand doit par ailleurs composer avec un contentieux fiscal significatif : en 2024, les autorités indiennes lui ont adressé une demande fiscale de 1,4 milliard de dollars, l’accusant d’avoir contourné le paiement de taxes d’importation. Volkswagen conteste cette accusation, affirmant se conformer pleinement aux lois et réglementations indiennes en vigueur. Le tribunal saisi de ce dossier n’a pour l’instant rendu aucune décision.

Une stratégie sous pression face à la concurrence chinoise

Ce projet de partenariat avec JSW Group s’inscrit dans un contexte plus large de pression exercée par les investisseurs sur Volkswagen, appelé à accélérer ses réductions de coûts et à améliorer sa compétitivité industrielle. Cette pression s’explique notamment par l’expansion des constructeurs automobiles chinois sur le marché européen, qui bouscule les positions traditionnelles des groupes automobiles occidentaux. Volkswagen fait également face à des tensions tarifaires internationales ainsi qu’à un ralentissement prolongé de la demande sur le marché chinois, longtemps considéré comme l’un des relais de croissance majeurs du groupe. Dans ce contexte, l’Inde apparaît comme un marché stratégique où Volkswagen cherche à rattraper son retard face à des concurrents mieux implantés.

Notre avis, par leblogauto.com

Ce rapprochement avec JSW Group traduit la nécessité pour Volkswagen de revoir sa stratégie indienne après plus de vingt ans de présence sans réelle percée commerciale, sa part de marché plafonnant à 2 %. L’enjeu du partage de plateformes et du renforcement de l’approvisionnement local semble indiquer une volonté de réduire les coûts de production pour proposer des véhicules plus compétitifs face aux acteurs locaux et chinois. Ce projet s’inscrit dans un contexte de double pression pour le groupe allemand, entre ralentissement en Chine et contentieux fiscal non résolu en Inde, ce qui accentue l’urgence de sécuriser de nouveaux relais de croissance. Reste à savoir si la gouvernance conjointe envisagée avec JSW permettra réellement d’accélérer les décisions industrielles, un point souvent critique dans ce type d’alliance capitalistique.

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Honda Civic Type R HRC : la sportive arrive en 2027

15 septembre 2026 à 14:12

La Honda Civic Type R HRC pourrait arriver en 2027 avec plus de performances, une aérodynamique revue et des composants HRC.

La Honda Civic Type R HRC pourrait voir le jour en 2027. Alors que la génération FL5 de la Civic Type R semble approcher de la fin de son parcours, Honda préparerait une ultime évolution de sa compacte sportive avec le projet HRC. Dévoilé au Salon de l’Auto de Tokyo en janvier 2026, le concept Civic Type R HRC n’est pas présenté comme un simple exercice de style. Honda l’a développé en s’appuyant sur les technologies et l’expertise de sa branche compétition, la Honda Racing Corporation, avec l’objectif de pousser encore plus loin la philosophie de performance de la marque japonaise.

Le concept Civic Type R HRC s’inscrit dans une future gamme de modèles Sport Line, aux côtés du concept Prelude HRC. Cette famille doit être complétée par une Trail Line davantage orientée vers la route. Dans le cadre de cette future Sport Line, la Civic Type R développée avec HRC devrait donner naissance à un modèle destiné à la circulation routière. Honda n’a pas encore officiellement fixé de date de lancement ou de production pour cette version, mais des informations en provenance du Japon évoquent désormais 2027 comme année d’arrivée de la déclinaison HRC.

Une Civic Type R revue sur le plan aérodynamique

Selon la publication japonaise Response, qui cite des sources internes, une commercialisation en 2027 aurait été confirmée. Si cette échéance reste à considérer avec prudence tant que Honda n’a pas communiqué officiellement, la direction technique du projet apparaît plus clairement. La Civic Type R HRC doit notamment bénéficier d’un traitement aérodynamique nettement plus agressif à l’avant.

Le travail sur l’aérodynamique ne devrait toutefois pas se limiter à la face avant. Le projet prévoit également un diffuseur de plus grande taille ainsi que des plaques terminales plus imposantes pour l’aileron arrière. L’objectif est d’améliorer la gestion des flux d’air autour de la carrosserie et d’optimiser le comportement de la voiture à haute vitesse.

Le refroidissement constitue également un axe important du développement. Un radiateur portant le logo HRC est visible derrière la grille inférieure du pare-chocs avant sur le concept. Cette évolution laisse envisager une version plus performante du moteur quatre cylindres en ligne 2,0 litres turbo équipant la Civic Type R.

Les modifications pourraient également concerner le châssis et les organes mécaniques. La suspension, le système de freinage et le transaxe font partie des éléments susceptibles d’évoluer sur cette version HRC. Un système d’échappement moins restrictif développé avec Akrapovic est également évoqué.

Un moteur 2.0 turbo qui pourrait gagner en puissance

La Civic Type R actuelle dispose d’un quatre cylindres turbo de 2,0 litres développant 315 chevaux sur le marché américain et 326 chevaux au Japon. La déclinaison HRC devrait aller plus loin, mais Honda n’a pas encore communiqué le niveau de puissance définitif de cette future sportive.

L’une des possibilités les plus intéressantes évoquées autour du projet concerne l’utilisation de composants issus du moteur de compétition HRC-K20C. Ce bloc est employé dans le programme Super Taikyu de Honda et a été développé spécifiquement pour la compétition.

Une telle évolution donnerait à la Civic Type R HRC une portée plus importante qu’une simple optimisation électronique ou qu’une modification du système d’échappement. Le texte source évoque notamment la possibilité d’améliorations significatives de l’admission et d’un logiciel de gestion moteur optimisé. Ces pistes restent toutefois à considérer comme des possibilités, et non comme des caractéristiques officiellement annoncées par Honda.

Le développement de cette Civic Type R doit par ailleurs respecter la philosophie défendue par Hideki Kakinuma, responsable du développement de la Type R. Celui-ci a souligné l’importance de rechercher des gains de performance équilibrés plutôt que de concentrer les efforts sur un seul domaine. Le projet HRC ne serait donc pas nécessairement destiné à devenir une série spéciale radicale conçue exclusivement pour établir des chronos sur des circuits réputés.

Cette approche pourrait conduire à une évolution globale du comportement de la compacte sportive. Une Civic Type R HRC plus aboutie pourrait notamment recevoir des freins plus performants, des jantes plus légères et différents éléments en matériaux composites afin de réduire le poids et d’améliorer encore le comportement dynamique.

Une évolution basée sur la Civic Type R 2027

Le calendrier du projet est également lié à l’évolution de la Civic Type R. Honda doit révéler une Civic Type R mise à jour d’ici la fin de l’année 2026. La future déclinaison HRC devrait donc s’appuyer sur cette évolution et devenir un modèle de l’année 2027.

Le projet apparaît ainsi comme une nouvelle étape pour la génération FL5. L’objectif ne serait pas uniquement d’augmenter la puissance du moteur quatre cylindres turbo, mais de travailler sur l’ensemble du véhicule : aérodynamique, refroidissement, suspension, freinage, transmission, échappement et masse.

Cette philosophie correspond à l’approche globale mise en avant par Honda pour le développement des modèles Type R. L’amélioration des performances devrait ainsi passer par plusieurs domaines complémentaires plutôt que par une seule augmentation de la puissance maximale.

La question du prix pourrait cependant constituer un point sensible. Response évoque un tarif de 7 millions de yens, soit environ 45 600 dollars aux taux de change indiqués dans la source. À titre de comparaison, la Civic Type R actuelle est affichée à 6 178 800 yens sur son marché.

La différence de prix serait donc significative entre la Civic Type R actuelle et cette potentielle version HRC. Elle s’expliquerait par les évolutions envisagées sur le moteur, le refroidissement, le châssis, les freins, l’aérodynamique et les composants allégés.

Dans l’ensemble, le concept Civic Type R HRC apparaît comme une évolution particulièrement ambitieuse de la FL5. Son développement bénéficie de l’expertise de Honda Racing Corporation et pourrait donner naissance à une version routière plus performante et plus aboutie de la compacte sportive japonaise. Si le calendrier évoqué se confirme, 2027 pourrait ainsi marquer l’arrivée de cette déclinaison HRC, qui deviendrait la version FL5 d’usine la plus sérieuse produite à ce jour.

Notre avis, par leblogauto.com

Le projet Civic Type R HRC s’inscrit dans une logique d’amélioration globale plutôt que dans une simple course à la puissance. Les évolutions annoncées ou évoquées concernent notamment l’aérodynamique, le refroidissement, le freinage, la suspension, l’échappement et certains composants mécaniques. Le niveau de puissance et le recours éventuel à des éléments du moteur de compétition HRC-K20C restent toutefois à confirmer. Le prix évoqué de 7 millions de yens placerait cette version nettement au-dessus de la Civic Type R actuellement affichée à 6 178 800 yens au Japon.

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Le dernier Ford Escape a enfin trouvé preneur

15 septembre 2026 à 12:12

Le dernier Ford Escape vient d’être vendu après huit mois en concession, alors que Ford prépare un crossover électrique pour 2029.

Ford a enfin vendu le dernier exemplaire de l’Escape, plusieurs mois après son arrivée sur le parking d’un concessionnaire. Le constructeur automobile américain avait produit l’ultime Escape en décembre dernier, avant de mettre officiellement fin à la production de ce SUV. Après une carrière de 25 ans et quatre générations, le modèle disparaît ainsi de la gamme Ford, sans qu’un successeur immédiat équipé d’un moteur à combustion interne soit prévu.

Le dernier Ford Escape était un modèle ST-Line 2026 sorti de la chaîne de production de l’usine d’assemblage de Louisville, dans le Kentucky, le 17 décembre 2025. Cette usine fait désormais l’objet d’un important rééquipement afin de préparer la production des futurs véhicules électriques abordables de Ford. Le pickup Fathom doit notamment y voir le jour.

Les exemplaires restants de l’Escape millésime 2026 se sont progressivement écoulés dans les concessions jusqu’à la mi-2026. L’ultime véhicule produit a cependant connu un destin différent, puisqu’il est resté plusieurs mois en stock avant de trouver finalement un acheteur.

Huit mois d’attente pour le dernier Escape

Le dernier Ford Escape jamais construit a été retrouvé dans l’inventaire de Van Horn Ford de Sheboygan, dans le Wisconsin. Selon Ford Authority, le véhicule y a passé environ huit mois. Il n’est désormais plus présent sur le parking de la concession, ce qui indique qu’il a finalement trouvé un propriétaire.

Les conditions financières précises de la transaction ne sont pas connues. Le véhicule était toutefois affiché à 42 037 dollars en juillet, après une remise de 5 983 dollars. Il est ensuite apparu avec une réduction supérieure à 7 000 dollars, pour atteindre un prix final de 30 999 dollars.

Le dernier Escape vendu est un modèle ST-Line doté d’une peinture Star White Metallic Tri-Coat et d’un intérieur Ébène. Il reçoit également le toit panoramique Vista et le pack météo. Cette dotation comprend notamment des sièges chauffants, des rétroviseurs chauffants et un volant chauffant.

Sous le capot, cet ultime SUV Ford embarque le moteur trois cylindres turbo EcoBoost de 1,5 litre. Ce bloc développe 180 chevaux et 199 livres-pieds de couple. Il est associé à une transmission automatique à huit rapports qui transmet la puissance aux quatre roues.

L’acheteur repart donc avec l’un des derniers représentants d’une gamme qui aura accompagné Ford pendant un quart de siècle. Le modèle a été produit durant quatre générations avant que le constructeur décide d’arrêter définitivement sa fabrication.

Pourquoi Ford arrête la production de l’Escape

La décision de Ford intervient notamment après une baisse des ventes annuelles de l’Escape sous le seuil de 150 000 unités. Le modèle ne parvenait plus à rivaliser avec plusieurs concurrents importants du segment des SUV et crossovers, notamment le Toyota RAV4 et le Honda CR-V.

Les chiffres cités dans la source illustrent cet écart. Ford a vendu 129 396 Escape l’année dernière, tandis que Toyota a livré 239 451 RAV4 et Honda 212 561 CR-V.

Les performances commerciales ne constituent toutefois pas la seule raison de l’arrêt du modèle. Ford devait également libérer la chaîne de montage de son usine de Louisville afin de permettre la production de véhicules électriques abordables. Le Fathom doit être le premier de ces modèles à sortir de cette installation réorganisée.

Cette évolution industrielle entraîne la disparition de l’Escape à moteur thermique sans remplacement direct immédiat. Ford n’a pas de projet à court terme visant à proposer un nouveau modèle équipé d’un moteur à combustion interne pour prendre sa place.

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Hyundai veut des voitures autonomes à essence

15 septembre 2026 à 06:16

Hyundai veut étendre la conduite autonome aux voitures hybrides et à essence après un premier modèle électrique prévu en 2028.

Hyundai envisage d’étendre sa technologie de conduite autonome au-delà des véhicules électriques. Le constructeur automobile coréen prévoit d’utiliser à terme ses systèmes d’aide à la conduite et de conduite autonome sur des modèles hybrides et équipés d’un moteur à combustion interne. Une orientation qui tranche avec la tendance actuelle du secteur, puisque les véhicules autonomes et les robotaxis fonctionnant aux États-Unis sont aujourd’hui presque exclusivement électriques à batterie. Hyundai estime néanmoins que les technologies anciennes et nouvelles peuvent fonctionner ensemble sans entraîner de pénalité d’efficacité significative.

Depuis le retrait de la flotte de Chrysler Pacifica de Waymo en 2023, les robotaxis opérant aux États-Unis sont à batterie électrique. Cette situation s’explique notamment par les caractéristiques des véhicules électriques, qui se prêtent particulièrement bien à l’intégration de systèmes de conduite pilotés par logiciel. La conduite autonome repose en effet sur une architecture logicielle avancée, ainsi que sur de nombreux capteurs, ordinateurs et dispositifs capables d’agir directement sur les commandes du véhicule.

Hyundai ne considère toutefois pas que la motorisation thermique constitue un obstacle à l’autonomie. Le constructeur souhaite développer sa propre pile logicielle de conduite autonome destinée aux véhicules de ses clients et envisage donc plusieurs types de motorisations.

Pourquoi les voitures électriques dominent l’autonomie

Les véhicules autonomes sont actuellement presque exclusivement associés à la propulsion électrique. Cette domination tient notamment à la conception des véhicules électriques, développés dès l’origine autour d’une architecture fortement pilotée par logiciel. Il est ainsi plus simple d’y intégrer les systèmes nécessaires à la conduite autonome.

Les constructeurs automobiles traditionnels ont par ailleurs rencontré des difficultés pour développer des logiciels suffisamment performants dans ce domaine. La conduite autonome nécessite une combinaison complexe de logiciels, de capteurs, d’ordinateurs et de commandes du véhicule. Les voitures électriques ont donc bénéficié d’un avantage lié à leur architecture et à leur intégration électronique.

Cela ne signifie toutefois pas qu’un véhicule à moteur thermique soit incapable de fonctionner de manière autonome. Waymo en a fourni un exemple avec ses Chrysler Pacifica. Avant leur retrait en 2023, ces monospaces étaient largement utilisés dans les rues américaines dans le cadre des activités de conduite autonome de Waymo.

La technologie avait été installée sur ces véhicules de manière comparable à celle utilisée sur les Jaguar I-Pace électriques. Les équipements comprenaient notamment les capteurs, les ordinateurs et les commandes nécessaires à la conduite autonome.

Le choix d’un véhicule électrique pour un robotaxi présente néanmoins d’autres avantages que la seule question logicielle. Les coûts d’exploitation d’une voiture à moteur à combustion sont nettement plus élevés que ceux d’un véhicule électrique. Or, la technologie de conduite autonome représente elle-même un investissement considérable. Le coût d’un système destiné à un robotaxi Waymo est ainsi estimé à plusieurs dizaines de milliers de dollars.

L’association de coûts d’exploitation élevés et d’une technologie autonome très coûteuse peut donc rapidement rendre un service de robotaxi à essence non rentable.

Hyundai veut proposer l’autonomie sur plusieurs motorisations

Hyundai ne souhaite cependant pas nécessairement limiter la conduite autonome aux services de covoiturage ou aux robotaxis. Le constructeur fait partie des entreprises automobiles qui développent leur propre pile de conduite autonome pour les véhicules destinés aux particuliers.

La technologie doit naturellement être déployée en premier lieu sur les véhicules électriques de la marque. Hyundai n’exclut toutefois pas son utilisation sur des modèles à essence ou hybrides. Le constructeur estime que la même technologie pourrait fonctionner sur des véhicules électriques, hybrides et équipés d’un moteur à combustion interne.

Hyundai prévoit de lancer un véhicule entièrement électrique et autonome en 2028. Dans un second temps, la technologie doit être utilisée sur des véhicules autonomes disposant de motorisations hybrides ou à essence.

Le constructeur coréen estime que son expérience dans le développement et la fabrication de moteurs à combustion interne pourrait permettre d’intégrer ces technologies sans pénalité d’efficacité significative. L’objectif serait ainsi de proposer des fonctions de conduite autonome sans contraindre les clients à passer immédiatement à un choix unique.

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Tesla Cybercab : la promesse à 30 000 $ a un piège

15 septembre 2026 à 04:12

Le Tesla Cybercab n’aura pas de chargeur AC embarqué, compliquant son achat par les particuliers malgré les promesses de Tesla.

Présenté par Elon Musk en 2024 comme le futur robotaxi du constructeur américain, le Tesla Cybercab devait, selon les déclarations initiales, être accessible à tous les acheteurs privés pour moins de 30 000 dollars d’ici la fin de 2026. Un nouveau détail technique vient toutefois rappeler que ce véhicule n’a jamais été pensé comme une voiture particulière classique : l’absence de chargeur AC embarqué, qui complique sérieusement toute recharge à domicile.

Une promesse réaffirmée mais des conditions floues

Le Cybercab a été dévoilé le 10 octobre 2024, après que des informations relayées par Reuters eurent indiqué que Tesla avait abandonné le projet de compacte électrique Gen 3. Lors de la présentation officielle, organisée dans les studios Warner, Elon Musk avait annoncé un tarif inférieur à 30 000 dollars pour ce véhicule autonome dépourvu de volant et de pédales. Deux semaines plus tard, lors de la publication des résultats financiers du troisième trimestre 2024, le dirigeant de Tesla avait revu ce chiffre à la baisse, évoquant un prix d’environ 25 000 dollars, tout en confirmant la possibilité d’un achat individuel.

En février dernier, sur le réseau social X, Musk a de nouveau confirmé qu’un Cybercab serait vendu à un client privé pour 30 000 dollars ou moins avant 2027. Cette déclaration fait écho à un pari conclu avec le YouTuber Marques Brownlee lors du lancement du véhicule : si Tesla ne tient pas parole, Brownlee s’est engagé à se raser la tête. Rien n’indique cependant que la livraison annoncée concernera un particulier plutôt qu’un client professionnel exploitant une flotte de robotaxis.

Un véhicule pensé pour l’exploitation en flotte, pas pour la possession privée

Plusieurs éléments confirment que le Cybercab n’a pas été conçu comme une voiture personnelle traditionnelle. L’absence totale de commandes de conduite, la configuration à deux places seulement, et désormais l’absence de chargeur AC embarqué, en sont les principaux indices. Concrètement, recharger un Cybercab sur une prise domestique classique ou une borne murale standard n’est pour l’instant pas envisageable sans matériel additionnel.

Deux alternatives existent : la recharge DC rapide ou la recharge par induction, technologie que Tesla avait démontrée en 2024 avec un système capable de délivrer jusqu’à 25 kW à un rendement supérieur à 90 %. Aucun modèle de borne inductive n’est toutefois commercialisé à ce jour, et rien n’indique que les Cybercabs actuellement en service à Austin, dans le cadre du programme Robotaxi de Tesla, soient équipés de cette technologie. Le fait que ces véhicules soient rechargés directement sur les stations Superchargeur publiques laisse même penser que l’option inductive n’est pas activée.

Tesla a par ailleurs mis en ligne une page dédiée à la collecte des demandes d’achat, individuelles ou en flotte. Selon des communications récentes de dirigeants du constructeur, plusieurs dizaines de milliers de demandes auraient déjà été enregistrées.

Posséder un Cybercab ou simplement l’utiliser via l’application Robotaxi

Rien n’exclut définitivement qu’un Cybercab puisse un jour être rechargé à domicile, ni que Tesla fasse évoluer sa configuration matérielle pour intégrer un chargeur AC si la commercialisation aux particuliers se concrétise. La vraie limite ne serait donc pas tant technique qu’opérationnelle : un Cybercab reste aujourd’hui cantonné à la zone géofencée de service autour d’Austin, ce qui réduit fortement son intérêt en tant que véhicule personnel, sauf usage strictement local. Pour un simple déplacement urbain, l’application Tesla Robotaxi permettant de héler un trajet reste, pour l’instant, l’option la plus réaliste. Un achat en vue d’une exploitation commerciale, en revanche, impliquerait d’autres investissements en infrastructure de recharge avant même de se heurter aux limites actuelles.

Notre avis, par leblogauto.com

Le Tesla Cybercab illustre une nouvelle fois l’écart entre la communication d’Elon Musk et la réalité industrielle du produit. L’absence de chargeur AC embarqué n’est pas un simple oubli technique : elle confirme que le véhicule a été conçu dès l’origine pour une exploitation en flotte de robotaxis, et non pour une clientèle privée. La promesse d’un Cybercab vendu sous les 30 000 dollars pourrait techniquement être tenue via un client professionnel, sans pour autant répondre à l’attente initiale d’une voiture accessible au grand public. Tant que le véhicule ne sera pas homologué pour une conduite autonome de niveau 5 à l’échelle des États-Unis, la possession individuelle d’un Cybercab restera, dans les faits, largement symbolique.

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Lithium : les producteurs chinois réclament plus de rigueur

14 septembre 2026 à 14:12

Tianqi et Ganfeng réclament des données plus fiables sur le lithium après une chute de 14 % des contrats de carbonate en Chine.

Les principaux producteurs chinois de lithium demandent davantage de rigueur aux fournisseurs de données tiers après une vive réaction du marché à une révision des stocks. Tianqi Lithium Corp. et Ganfeng Lithium Group Co. souhaitent notamment des normes plus élevées et une plus grande cohérence dans les méthodes utilisées pour établir les données relatives au marché du lithium.

Le débat intervient après une importante révision des stocks publiée par un fournisseur de données tiers. Cette modification a suscité de fortes réactions dans l’industrie et contribué à une chute de 14 % en trois jours des contrats de carbonate de lithium les plus actifs. Pour les producteurs chinois, cet épisode illustre les conséquences que peuvent avoir des changements méthodologiques importants sur les prix et sur les décisions des entreprises de la chaîne de valeur des batteries.

Le sujet est particulièrement sensible pour le marché du lithium, dont les acteurs utilisent les données disponibles pour tenter d’évaluer l’équilibre entre l’offre et la demande. Les informations concernant les stocks, la production et les différents maillons de la chaîne d’approvisionnement sont ainsi suivies pour anticiper les évolutions du marché.

Tianqi alerte sur la volatilité des prix

Tianqi Lithium estime que les fournisseurs de données doivent apporter davantage de stabilité et de prévisibilité lorsqu’ils modifient leurs méthodes. Szetoo Yuway, directeur commercial senior de Tianqi, estime que des ajustements significatifs des méthodes d’échantillonnage ou de la méthodologie des données, lorsqu’ils sont effectués sans laisser suffisamment de temps au marché pour les assimiler, peuvent provoquer une volatilité importante des prix.

Selon lui, de telles variations peuvent avoir des conséquences concrètes sur la gestion des entreprises du secteur du lithium. Elles peuvent notamment perturber la planification de la production, mais aussi les décisions concernant les contrats à long terme et les stratégies de couverture.

Pour Tianqi, la stabilité des méthodes de collecte et d’analyse des données constitue donc un élément important pour le développement du marché. L’entreprise appelle les agences spécialisées à maintenir une plus grande stabilité et une meilleure prévisibilité lors des ajustements apportés à leurs données.

Cette demande intervient dans un contexte où les informations fournies par des organismes tiers jouent un rôle important dans les marchés des matières premières. Les entreprises métallurgiques s’appuient généralement sur ces données pour tenter d’anticiper les évolutions de l’offre, de la demande et des prix.

Dans le cas du lithium, cette dépendance aux informations disponibles est particulièrement visible. Le secteur est en croissance et couvre de nombreux acteurs intervenant à différents niveaux de la chaîne de production des batteries. Tout indicateur susceptible d’apporter des informations sur les volumes disponibles ou sur la demande est donc particulièrement surveillé par les professionnels.

Ganfeng met en garde sur les estimations

Ganfeng Lithium partage plusieurs des préoccupations exprimées par Tianqi. He Jiayan, vice-président de Ganfeng, a déclaré dans un podcast avec le Futures Daily lié à l’État que son entreprise privilégiait les sources d’information de haute qualité lorsqu’elle prenait ses décisions opérationnelles.

Le dirigeant souligne toutefois une difficulté particulière pour les fournisseurs de données tiers. Selon lui, les entreprises les plus importantes de la chaîne d’approvisionnement du lithium ne communiquent généralement pas leurs données à des tiers pour des raisons de conformité.

Les plateformes spécialisées doivent donc établir leurs estimations à partir de modèles et de communications régulières avec les acteurs du marché. Pour Ganfeng, ces méthodes peuvent conduire à des écarts entre les estimations publiées et la situation réelle du marché.

Cette situation contribue à expliquer les interrogations actuelles des producteurs de lithium chinois. Lorsque les données disponibles reposent en partie sur des modèles et sur des informations communiquées régulièrement par les entreprises, toute modification de l’échantillonnage ou de la méthodologie peut avoir une influence importante sur la perception du marché.

Le problème dépasse ainsi la seule question du niveau des stocks. La fiabilité des indicateurs utilisés par les producteurs, les négociants et les autres acteurs du marché devient un enjeu pour les décisions relatives à la production, aux contrats et à la couverture des risques.

Pour Tianqi comme pour Ganfeng, les données doivent donc permettre aux entreprises d’évaluer les conditions du marché avec suffisamment de stabilité pour prendre leurs décisions opérationnelles.

Des données essentielles pour la chaîne des batteries

Les données des fournisseurs tiers occupent une place particulière dans l’analyse des marchés métallurgiques. Elles sont utilisées pour tenter d’anticiper la direction des prix et d’évaluer les conditions d’offre et de demande.

Cette fonction est particulièrement importante dans l’industrie du lithium, où les informations disponibles à chaque étape de la chaîne de batteries peuvent être utilisées pour établir une vision de l’état du marché. Les stocks constituent notamment un indicateur susceptible d’influencer les anticipations des acteurs et, par conséquent, les prix des contrats de carbonate de lithium.

La récente révision des données a illustré cette sensibilité. Après l’augmentation des stocks communiquée par un fournisseur tiers, les contrats de carbonate de lithium les plus actifs ont perdu 14 % en trois jours. Cette réaction a contribué à intensifier le débat sur les méthodes utilisées pour mesurer les stocks et sur la manière dont les changements méthodologiques doivent être communiqués au marché.

Tianqi considère que les modifications importantes devraient être accompagnées d’une plus grande stabilité et d’une meilleure prévisibilité. L’entreprise estime que les acteurs du marché doivent disposer du temps nécessaire pour assimiler les changements.

Crédit illustration : Elevra.

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BMW rappelle 151 076 véhicules en Chine

14 septembre 2026 à 12:12

BMW rappelle 151 076 véhicules en Chine pour des défauts de démarreur et un problème logiciel lié au système de freinage.

BMW fait face à une nouvelle campagne de rappel d’envergure en Chine. Au total, 151 076 voitures et SUV sont concernés par cinq actions de sécurité déposées auprès de l’Administration d’État chinoise pour la régulation du marché. La grande majorité de ces véhicules présente un problème lié au moteur de démarrage, avec deux défauts distincts susceptibles de provoquer une surchauffe et d’augmenter le risque d’incendie. Une seconde série de campagnes, beaucoup plus limitée, concerne quant à elle le logiciel chargé de surveiller le système d’assistance au freinage intégré.

Les trois campagnes portant sur le moteur de démarrage représentent à elles seules 150 858 véhicules. Elles concernent aussi bien des modèles importés que des véhicules assemblés localement en Chine. La liste comprend notamment les BMW Série 2, Série 4, Série 5, Série 6 et Série 7, mais également les SUV X1, X2, X4, X5, X6 et X7, ainsi que le Z4 et la MINI JCW Countryman pour l’une des opérations consacrées au freinage.

Trois des cinq actions de sécurité doivent commencer le 20 octobre 2026, tandis que les deux autres entrent en vigueur immédiatement. Pour les véhicules concernés par les problèmes de démarreur, BMW prévoit un remplacement gratuit des composants par des unités redessinées ou améliorées. Les deux campagnes relatives au système de freinage nécessitent, elles, une nouvelle mise à jour logicielle.

Plus de 93 000 BMW importées touchées

La campagne la plus importante porte la référence S2026M0091V. Elle concerne 93 071 BMW importées produites entre le 22 février 2021 et le 29 avril 2025. Les modèles concernés sont les Série 2, Série 4, Série 5, Série 6, X4, X5, X6 et Z4.

Ces véhicules à répartition arrière ont été équipés de démarreurs susceptibles de présenter une usure interne prématurée anormale. Cette dégradation est associée aux démarrages répétés du moteur. Avec le temps, elle peut entraîner un court-circuit interne du moteur de démarrage.

Le problème dépasse donc le simple risque de panne lors de la mise en route du véhicule. Dans les cas extrêmes décrits dans le texte source, le court-circuit peut provoquer une surchauffe localisée. Cette situation augmente alors le risque d’incendie.

BMW a demandé à son réseau de concessionnaires chinois de remplacer gratuitement les démarreurs concernés par des unités redessinées. Le constructeur allemand précise que cette campagne constitue une extension d’un rappel annoncé précédemment, le 11 mars 2026.

Le volume de véhicules concernés donne une ampleur importante à cette opération. La campagne touche plusieurs générations et catégories de modèles, avec des berlines, des coupés, des SUV et le roadster Z4 présents dans la liste. Elle concerne uniquement des véhicules importés dans le cadre de cette première action.

Le moteur de démarrage constitue ainsi le principal point de vigilance de cette nouvelle série de rappels BMW en Chine. Deux autres campagnes viennent compléter le dispositif, avec un défaut différent mais un risque également lié à une surchauffe.

Le relais du démarreur peut laisser entrer l’eau

Les rappels S2026M0092V et S2026M0093V concernent ensemble 57 787 véhicules supplémentaires. Le premier porte sur des berlines BMW Série 5 assemblées localement et produites entre le 11 décembre 2017 et le 28 août 2020. Le second concerne 364 BMW Série 7 importées, produites entre le 29 juin 2016 et le 18 janvier 2028 selon les informations fournies dans le texte source.

Dans ces véhicules, le problème ne vient pas d’une usure prématurée du démarreur. Le relais du moteur de démarrage peut en revanche présenter une étanchéité insuffisante. De l’eau peut alors pénétrer dans le relais et provoquer une surchauffe du moteur de démarrage.

Comme pour la première campagne, le risque identifié est celui d’un incendie. BMW prévoit donc également le remplacement gratuit des ensembles concernés par des unités améliorées auprès de ses concessionnaires chinois.

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Essai Porsche Cayenne Turbo de 1 156 ch

14 septembre 2026 à 10:46

Une fois n’est pas coutume, on va commencer par la fin… Le nouveau Porsche Cayenne Turbo s’invite tout en haut du classement des gros SUV 100% électriques. Peu importe le concurrent que vous mettez en face, peu de chances de voir l’Allemand se faire détrôner. Nous sommes allés par la route, au « PEC » (Porsche Experience Center) sur le circuit des 24 Heures du Mans, pour le mettre à l’épreuve.

Plus d’1,5 million d’exemplaires depuis 2002

Avec ces jantes et ce coloris noir, on dirait un Cayenne Turbo Gangster Edition!

L’histoire du Cayenne commence en 2002, quand Porsche avait besoin d’un véhicule à gros volumes pour sécuriser et diversifier ses revenus. Entre un monospace et un SUV, le choix, bien influencé par les distributeurs américains, s’est donc porté sur qui vous savez. Pour l’anecdote, il est intéressant de noter que le constructeur a discuté avec Mercedes et Audi pour ce projet, avant de finalement opter pour la voie que l’on connaît. Depuis, plus de 1,5 million d’exemplaires sont sortis des chaînes du constructeur. Même si l’on ne jurait que par la 911 pendant très longtemps, on n’imagine plus le catalogue sans son vaisseau amiral aujourd’hui.

En termes de design, le Cayenne a connu beaucoup d’évolutions, pour peut-être aujourd’hui faire un peu moins débat. Il a désormais ses codes de style, qui l’apparentent à une Porsche, bien sûr, mais pas à une 911 aux traits hypertrophiés comme ça a pu être le cas au début de sa carrière. Il apparaît comme un SUV résolument moderne, avec une forte présence. Cet engin, qui a quelque chose de spatial, en impose également en version Coupé. On y reviendra, mais en Turbo, on a droit à une aérodynamique active, avec des blades mobiles dans le bouclier et un aileron qui se déploient à partir d’une certaine vitesse… mais pas seulement.

Un habitacle spacieux, luxueux et technologique

Ça fait beaucoup d’écrans… Non? L’imprimé est repris des selleries « Pepita ».

On a parfois le sentiment, quand on monte dans les voitures premium du moment, d’une certaine régression en termes de qualité des matériaux à bord. Cela n’existe absolument pas chez Porsche. Dans notre version au coloris certes un poil austère, on ne peut que saluer la qualité de fabrication. Évidemment, notre œil est immédiatement attiré par l’écran incurvé, devant un repose-main très ergonomique. Du bout des doigts, on accède ainsi aux commandes physiques de la climatisation. Sur la partie inclinée, on commande les différentes options des menus que l’on affiche. Il y en a également sur le reste de la dalle si nécessaire, mais l’on peut notamment réaliser des manipulations tout en gardant la carte affichée en grand.

On trouve un mélange de ce qui existe actuellement dans la gamme Porsche, avec un volant de 911 et une instrumentation proche de celle du Taycan. Parmi les quelques astuces que l’on peut trouver à bord, on distingue, dans le vide-poches central, une connexion de type « MagSafe », aimantée, pour garder bien en place un smartphone compatible. En fait, on peut à peu près tout faire dans l’habitacle du Cayenne, par ailleurs particulièrement spacieux à toutes les places. L’écran passager apparaît lui plutôt superflu, tant personne au final ne l’utilise vraiment. Même un ado préfére son téléphone. Notez aussi, en option, tous les accoudoirs chauffants, histoire de n’avoir froid nulle part l’hiver.

Roi du confort

Nous sommes tombés amoureux du logo « turbonite » monochrome.

Quand on se lance sur la route, en mode Confort ou Normal, on ne peut qu’être impressionné par le confort et la quiétude qui règnent à bord. On se surprend même à doubler tout le monde, pensant vraiment rouler à 130 km/h, alors que depuis le premier péage nous « cruisions » autour de 160 km/h, tellement nous ne ressentons pas vraiment la vitesse à son volant. Et ce, même en activant la conduite semi-automatique de niveau 2. Le temps perturbé n’y change vraiment pas grand-chose. À l’exception de l’activation des essuie-glaces, on garde une sérénité proche de celle d’une météo sèche. Il s’agit clairement d’un très bon compagnon de voyage.

On vous passe les performances stratosphériques. Avec une réserve de puissance d’un peu plus de 850 chevaux en roulage normal (on vous parlera du Launch Control plus tard), il n’y a absolument aucune situation de conduite qui pose problème à ce grand engin. Les caméras lui rendent d’ailleurs au passage, la vie moins compliquée au moment de se garer, si toutefois on désire prendre la main sur la manœuvre. Au moment de recharger la batterie de 113 kWh, on peut s’occuper à jouer avec un joystick de PS5 sur l’écran central, mais il ne faut que 16 minutes pour passer de 10 à 80% sur une borne compatible, compte tenu des quasi 400 kW de puissance admissible, même si la plupart des bornes ne dépassent pas les 350 kW chez nous.

A l’aise en off-road et très impressionnant sur piste

On n’en menait pas large à ce moment-là…

Avec ses deux moteurs surpuissants, on ne touche finalement sur la route qu’à une fraction de son potentiel. Notre Cayenne Turbo allait ainsi se révéler au PEC du circuit des 24 Heures du Mans, l’installation maison qui offre aux clients une expérience unique des voitures de la gamme. Histoire de nous mettre dans l’ambiance, une GT3 RS Manthey Racing stationnait dans la pit lane. Des ateliers sur circuit et sur piste off-road nous attendaient après un déjeuner au restaurant du bâtiment. On a démarré par un exercice facile, comme un pont basculant. Pas de quoi impressionner. Et puis il y a une montée très pentue pour grimper et démontrer sa capacité de motricité dans cette situation. Le plus impressionnant fut de rouler sur un dévers de 45 degrés pavé de rondins, où l’on manque de se renverser à tout instant. En fait, le Cayenne passe l’examen aisément, mais il faut reconnaître que cela s’est avéré effrayant.

On avait hâte de tester le Launch Control sur une piste dédiée. La procédure est simple : en mode Sport Plus (activable sur le bouton rotatif du volant), on presse le frein, puis l’accélérateur au plancher, avant de relâcher la pédale de gauche et de décoller. Cela paraît plus « show-off » qu’autre chose, mais pendant la procédure, les blades du bouclier arrière sortent et l’aileron se déploie. Le Cayenne Turbo arrache littéralement le bitume sans jamais perdre une once de motricité. Il faut vraiment le vivre pour comprendre à quel point c’est éprouvant. L’autre performance, c’est que, grâce à une batterie refroidie activement par un système sophistiqué et une mécanique si l’on peut dire « bien huilée », on a pu répéter l’action des dizaines de fois de manière consécutive pendant une heure, sans jamais que la voiture n’émette une alerte. Elle a tenu systématiquement le chrono de 2,5 s pour atteindre les 100 km/h. Merci le pic de 1 156 ch ! Il s’agissait d’ailleurs d’un exemplaire avec lequel nous avions fait la route.

Oui, il coûte cher!

Le luxe est dans les détails…

Après s’être bien abîmé les cervicales, nous nous sommes adonnés à un petit gymkhana pour voir l’influence de l’action de l’ESC Sport et quand il est off. Il faut bien admettre que ce bébé de plus de 2,5 tonnes s’en sort particulièrement bien. On ne va pas dire qu’il a l’agilité d’une 911, mais croyez-moi, on sous-estime très largement la capacité de cette voiture à se mouvoir lors de changements de direction brutaux. En outre, on a aussi expérimenté le Porsche Active Ride, qui pilote la suspension pneumatique pour compenser notamment le tangage et le roulis, en inversant carrément le mouvement. Pour faire simple, on avance un peu comme un hélicoptère, si vous voyez l’image. Effectivement, on est moins bousculés à bord, alors que cela sert aussi le comportement.

Il faut noter que le Cayenne va continuer d’exister aussi en hybride sur une plateforme différente, alors que le 100% électrique repose sur la même que celle du Macan. Notre exemplaire Turbo, avec sa batterie de 113 kWh, les packs d’aides et tous les équipements qui vont bien… dépasse les 215 000 €. Rassurez-vous (ou pas…), la gamme démarre à 107 800 € avec 442 ch. Il sort toujours des chaînes de Bratislava, à quelques kilomètres de l’usine assemblant les cellules LG pour lui.

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Chine : les constructeurs pressés de payer leurs fournisseurs

14 septembre 2026 à 06:12

La Chine durcit les délais de paiement des constructeurs automobiles pour protéger les fournisseurs face à la guerre des prix.

La Chine durcit les règles de paiement imposées aux constructeurs automobiles afin de réduire les délais de règlement envers leurs fournisseurs. Pékin encourage désormais des paiements pouvant intervenir en seulement 30 jours et fixe surtout un plafond de 60 jours après l’acceptation des marchandises. Cette mesure vise à protéger l’ensemble de l’industrie automobile des conséquences d’une guerre des prix prolongée, qui pèse depuis plusieurs mois sur la rentabilité du secteur.

Le ministère chinois de l’Industrie et des Technologies de l’information a publié lundi de nouvelles directives destinées à encadrer plus strictement les relations financières entre constructeurs et équipementiers. Le dispositif prévoit notamment de privilégier les paiements en « espèces », comme les virements bancaires instantanés, plutôt que certains instruments permettant de repousser davantage le règlement des factures.

La question des délais de paiement est devenue particulièrement sensible dans l’industrie automobile chinoise. Malgré une précédente demande des autorités, formulée en 2025, visant à ramener les délais à 60 jours, certaines entreprises ont continué à régler leurs fournisseurs beaucoup plus tard. Selon des données compilées par Bloomberg, Li Auto Inc. et Zhejiang Leapmotor Technology Co. ont ainsi mis jusqu’à 184 jours au cours du dernier semestre pour régler leurs factures.

Pékin veut limiter les effets de la guerre des prix

Les nouvelles exigences s’inscrivent dans une politique engagée depuis environ un an par Pékin pour tenter de contenir les conséquences d’une politique de remises jugée excessive. Cette guerre des prix a réduit la rentabilité de l’industrie automobile dans son ensemble et fait peser une pression supplémentaire sur les différents acteurs de la chaîne de production.

Les fournisseurs automobiles sont directement concernés par ces tensions. Des délais de règlement particulièrement longs peuvent en effet peser sur leur situation financière, alors même qu’ils doivent continuer à produire et livrer les pièces et composants nécessaires aux constructeurs. Le texte source indique également que certains analystes estiment que le recours au financement de la chaîne d’approvisionnement a pu masquer l’augmentation des niveaux d’endettement chez certains constructeurs automobiles.

Dans ce contexte, les autorités chinoises cherchent à réduire les pratiques permettant de repousser le moment où les fournisseurs perçoivent effectivement les sommes qui leur sont dues. Les nouvelles directives fixent ainsi des règles précises concernant le début du délai de paiement et la validation des marchandises.

Le principe retenu est celui d’un délai maximal de 60 jours pour régler les fournisseurs après que les marchandises ont passé l’inspection d’acceptation. La directive précise également que le compte à rebours doit commencer à partir du jour où les pièces et composants sont reçus par le constructeur.

La réception des pièces devient un point clé

Cette précision vise notamment à combler une lacune susceptible de permettre aux constructeurs automobiles de retarder le règlement. Le dispositif prévoit que les pièces et composants sont considérés comme reçus sans problème si le constructeur n’a pas validé les produits dans les trois jours suivant leur arrivée.

L’objectif est donc de limiter la possibilité de repousser le début du délai de paiement en différant la validation administrative ou technique des livraisons. Pour les équipementiers et autres fournisseurs de l’industrie automobile, la date de réception devient ainsi un élément déterminant dans le calcul du délai de règlement.

Les autorités n’interdisent toutefois pas totalement les mécanismes de paiement différé. Une certaine somme pourra continuer à être réglée de manière différée, notamment au moyen de billets à ordre garantis par une banque. Cette possibilité est néanmoins conditionnée à un accord entre le constructeur automobile et son fournisseur sur la manière de répartir le coût du financement nécessaire à un rachat anticipé.

Le ministère cherche parallèlement à favoriser les moyens de paiement permettant un règlement plus direct. Les constructeurs automobiles sont invités à privilégier les paiements en « espèces », notamment les virements bancaires instantanés, plutôt que les billets de banque.

Crédit illustration : BYD.

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Stocks de lithium : le marché chinois sous pression

14 septembre 2026 à 04:09

La révision des stocks de lithium en Chine fait chuter les cours et soulève des questions sur la fiabilité des données du marché.

Une révision de la méthodologie utilisée pour mesurer les stocks de lithium en Chine a provoqué un important mouvement de marché. Les nouvelles données publiées par SMM Information & Technology Co. font apparaître un niveau d’inventaire nettement supérieur à celui communiqué précédemment, alimentant la confusion parmi les acteurs de l’industrie et pesant fortement sur les cours du carbonate de lithium.

Les stocks annoncés la semaine dernière atteignent désormais 175 000 tonnes, contre 78 800 tonnes auparavant. Cette différence considérable intervient après l’élargissement de l’échantillon utilisé pour établir les estimations. La publication de ces nouvelles données a immédiatement eu des conséquences sur le marché chinois des matières premières : les contrats de carbonate de lithium les plus actifs ont perdu plus de 14 % en seulement trois jours.

Cette évolution intervient dans un marché déjà marqué par de fortes turbulences ces dernières années. Le lithium constitue une matière première importante pour l’industrie des batteries, et les niveaux de stocks constituent un indicateur suivi par les producteurs, les fabricants de matériaux de cathodes, les industriels de la batterie, les commerçants et les analystes. Dans ce contexte, une modification aussi importante des données disponibles peut compliquer l’évaluation de l’offre, de la demande et de l’évolution future des prix.

Une nouvelle méthode qui change fortement les stocks publiés

SMM a expliqué que l’écart provenait d’une nouvelle méthodologie destinée à améliorer son suivi des inventaires. Cette méthode repose notamment sur un échantillonnage réalisé auprès d’un nombre plus important de fabricants. Elle prend désormais en compte des stocks détenus dans les usines de matériaux de cathodes en aval de la chaîne de production.

Dans le même temps, les fonderies et les usines de batteries situées en amont ont fait apparaître des activités de désapprovisionnement. La nouvelle photographie du marché ne traduit donc pas simplement une accumulation généralisée de lithium à tous les niveaux de la chaîne industrielle. Elle met en évidence des évolutions différentes selon les maillons concernés.

SMM précise également que sa méthode révisée entraînera des modifications de certaines données précédemment publiées. Les estimations utilisées par l’entreprise sont établies à partir d’informations publiques, de communications provenant du marché et de modèles de données internes.

Pour les professionnels du secteur, cette révision méthodologique soulève toutefois des questions sur la lecture des statistiques disponibles. Une douzaine de responsables d’entreprise, de commerçants et d’analystes ont fait part de leur incompréhension face à l’ampleur de la hausse annoncée. Tous ont demandé à ne pas être identifiés en raison du caractère sensible des sujets évoqués.

Le marché du carbonate de lithium réagit brutalement

La publication des nouveaux chiffres a été suivie d’une forte baisse des prix des contrats de carbonate de lithium en Chine. Les contrats les plus actifs ont reculé de plus de 14 % sur trois jours, illustrant la sensibilité du marché aux informations concernant les niveaux d’inventaire.

Le lien entre les stocks disponibles, la demande industrielle et les cours constitue un élément central pour les acteurs du marché du lithium. Une hausse importante des inventaires peut notamment modifier la perception de l’équilibre entre l’offre et la demande. Dans le cas présent, l’ampleur de la révision a ajouté une incertitude supplémentaire à un marché déjà décrit comme opaque et encore en développement.

Les professionnels interrogés s’inquiètent ainsi de la fiabilité des données utilisées pour analyser le secteur et anticiper les prochaines évolutions. Une pétition circulerait en ligne afin de demander aux agences concernées d’enquêter sur la situation. Le texte source ne précise toutefois ni l’identité des initiateurs de cette pétition ni l’éventuelle ouverture d’une enquête.

De son côté, SMM a reconnu que l’entreprise avait peut-être sous-estimé l’impact de la modification de sa méthode de calcul des stocks. Un responsable de la société a indiqué que des vérifications internes de conformité avaient commencé afin d’examiner les problèmes soulevés par cette évolution des données. SMM n’a toutefois pas répondu aux demandes de commentaire mentionnées dans le texte source.

Les industriels demandent des données de marché plus fiables

La controverse autour des stocks intervient alors que les acteurs du lithium cherchent à disposer d’indicateurs suffisamment fiables pour évaluer les conditions du marché. La différence entre les 78 800 tonnes précédemment annoncées et les 175 000 tonnes issues de la nouvelle méthodologie modifie sensiblement la perception des inventaires disponibles.

Cette situation met également en lumière le rôle des plateformes de données et de tarification dans le fonctionnement du marché des matières premières. Les informations relatives aux stocks, aux prix et aux flux industriels peuvent influencer les décisions des producteurs, des fabricants de batteries, des négociants et des investisseurs.

Ganfeng Lithium a d’ailleurs été interrogé par un investisseur sur une plateforme boursière au sujet des données et des prix fournis par certaines plateformes de tarification tierces. En réponse, l’entreprise a indiqué que, si ces données ne reflétaient pas objectivement les niveaux réels du marché, elle adopterait des méthodes de tarification davantage orientées vers le marché et diversifiées afin de garantir des prix de produits « justes et raisonnables ».

Crédit illustration : m-mines.

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Skoda Peaq : le SUV électrique atteint 936 km d’autonomie

11 septembre 2026 à 14:11

Skoda Peaq 90 parcourt 936 km sans recharge, un record pour un SUV électrique 7 places, grâce à une efficacité optimisée.

Le Skoda Peaq 90 vient d’établir un record mondial d’autonomie pour un SUV électrique à sept places, avec 936 kilomètres parcourus sur une seule charge. Le trajet a été réalisé entre Mlada Boleslav, en République tchèque, où se trouve le siège de Skoda, et Zandvoort, aux Pays-Bas. Cette performance a été obtenue dans le cadre d’une tentative supervisée par TÜV SÜD, avec une consommation moyenne annoncée de seulement 9,2 kWh/100 km. Si le résultat dépasse largement l’autonomie homologuée du modèle, il a été réalisé dans des conditions destinées à maximiser l’efficacité énergétique du véhicule électrique.

936 kilomètres avec une seule charge

Le Skoda Peaq 90 à propulsion arrière a parcouru 936 kilomètres sans recharge lors de cette tentative. Le constructeur automobile, contrôlé par le groupe Volkswagen, présente cette performance comme un record mondial d’autonomie pour les SUV électriques à sept places. Le parcours a débuté à Mlada Boleslav avant de se terminer à Zandvoort, aux Pays-Bas.

La tentative a été menée sous la supervision de TÜV SÜD. Le SUV électrique a affiché une consommation moyenne de 9,2 kWh pour 100 kilomètres, une valeur particulièrement basse compte tenu du gabarit du véhicule. Pour parvenir à ce résultat, Skoda précise toutefois que le Peaq n’a pas été conduit dans des conditions représentatives d’un usage quotidien.

Le véhicule a été soumis à une conduite d’hypermiling, avec un itinéraire et un style de conduite spécifiquement adaptés pour exploiter au maximum l’autonomie de la batterie de traction haute tension. L’objectif était de démontrer les capacités de la technologie électrique lorsque l’efficacité énergétique constitue la priorité absolue.

La différence avec l’autonomie officielle du modèle est importante. Skoda annonce une autonomie WLTP de 647 kilomètres, tandis que le Peaq utilisé pour la tentative a parcouru 936 kilomètres. L’écart atteint ainsi 289 kilomètres, soit près de 45 % de plus que la valeur homologuée.

Une configuration proche du modèle de série

L’intérêt de cette tentative tient également à la configuration du véhicule utilisé. Skoda indique ne pas avoir eu recours à un prototype spécialement dépouillé ou à des modifications destinées à améliorer artificiellement l’efficacité aérodynamique. Le Peaq 90 ayant parcouru les 936 kilomètres était dans une configuration identique à celle d’un véhicule sorti d’usine.

Une seule modification a été apportée : le clapet du port de recharge a été scellé. Cette précaution devait empêcher toute recharge opportuniste pendant le trajet et garantir que la distance parcourue corresponde bien à l’énergie disponible au départ.

L’aérodynamique a néanmoins joué un rôle important dans la performance. Skoda annonce un coefficient de traînée de 0,249 pour la gamme Peaq. Cette valeur est présentée comme particulièrement favorable pour un véhicule aussi grand et haut. Lors d’une tentative d’hypermiling, où la vitesse et la consommation énergétique sont maîtrisées, la résistance aérodynamique et la résistance au roulement deviennent des facteurs déterminants.

Le véhicule utilisé disposait de roues de 19 pouces et d’un moteur électrique arrière capable de développer jusqu’à 210 kW, soit 282 chevaux. Sa batterie affiche une capacité de 91 kWh, dont 86 kWh nets disponibles. Cette combinaison permet au Peaq 90 d’afficher une autonomie WLTP de 647 kilomètres, mais les 936 kilomètres obtenus lors de cette tentative ne doivent pas être considérés comme une autonomie réalisable dans des conditions normales de circulation.

Une performance qui souligne l’efficacité du Peaq

Skoda souligne que l’objectif de cette expérience était avant tout de repousser les limites de l’efficacité énergétique. Les clients du Peaq 90 ne doivent donc pas s’attendre à dépasser systématiquement 900 kilomètres avec une charge complète. La procédure WLTP repose sur des conditions standardisées destinées à prendre en compte différentes variables de conduite, tandis que l’essai de 936 kilomètres a été spécifiquement conçu pour maximiser l’autonomie.

Le résultat reste néanmoins significatif pour le grand SUV électrique. La distance parcourue démontre le potentiel d’efficacité de la chaîne de traction électrique du Peaq lorsqu’elle est exploitée dans des conditions optimisées. Le coefficient de traînée, la résistance au roulement, la capacité de la batterie et le moteur électrique arrière ont contribué à cette performance.

Le Peaq est également équipé de freins à tambour à l’arrière, une caractéristique associée aux véhicules reposant sur la plateforme MEB du groupe Volkswagen. Le modèle est produit à Mlada Boleslav exclusivement pour plusieurs marchés. Skoda indique avoir déjà enregistré plus de 10 000 commandes et précise que les premières unités commencent à être livrées à leurs propriétaires.

Le record de 936 kilomètres constitue donc une démonstration d’efficacité plutôt qu’une nouvelle référence d’autonomie en usage quotidien. Réalisée avec un véhicule de série et une batterie de 91 kWh, cette performance dépasse largement l’homologation WLTP de 647 kilomètres, tout en reposant sur des conditions d’hypermiling spécifiquement conçues pour réduire la consommation électrique.

Notre avis, par leblogauto.com

Le record de 936 kilomètres met en évidence le potentiel d’efficacité du Skoda Peaq 90 dans des conditions d’hypermiling. L’écart avec les 647 kilomètres homologués selon le cycle WLTP montre toutefois qu’il faut distinguer cette performance d’une autonomie obtenue dans une utilisation quotidienne. La configuration proche de la série et l’absence de recharge pendant l’essai renforcent néanmoins l’intérêt de la démonstration. Avec plus de 10 000 commandes annoncées, le Peaq dispose déjà d’un niveau d’intérêt commercial qui accompagne cette performance technique.

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