❌

Vue normale

Macky Sall échoue à faire bloquer un site qui milite contre sa candidature à l’ONU

21 septembre 2026 à 10:01
Inapte, inepte ?
Macky Sall échoue à faire bloquer un site qui milite contre sa candidature à l’ONU

L’ancien président sénégalais Macky Sall a tenté de faire bloquer, en France, un site opposé à sa candidature au poste de secrétaire général des Nations unies. Le tribunal judiciaire de Paris a rejeté sa demande, estimant qu’il n’y avait ni diffamation caractérisée, en dépit d’accusations graves, ni atteinte au droit à l’image.

Accessible à l’adresse nonamacky.org et décliné en neuf langues, le site en question affirme que les douze années de présidence de Macky Sall se sont traduites par de nombreuses entorses aux droits de l’homme, des excès inconstitutionnels, un recul de la liberté de la presse au Sénégal, et de nombreux scandales de corruption doublés d’une dette cachée.

Se présentant comme une plateforme citoyenne portée par une « coalition » de défenseurs des droits de l’homme, d’experts juridiques et de citoyens, le site s’appuie sur de nombreux articles de presse et rapports d’ONG pour étayer ce qu’il considère comme des « preuves » des manquements de l’ancien président. Il exhorte ses visiteurs à contacter les délégués du Conseil de sécurité de l’ONU.

Demande de blocage sous 48 heures

Entre le 31 mars et le 2 avril, Macky Sall a ainsi assigné Cloudflare (et sa filiale française), Orange, SFR, Free et Bouygues Telecom sur le fondement de l’article 6 - 3 de la loi sur la confiance dans l’économie numérique (LCEN), pour demander le blocage du site sous 48 heures, au motif que ce dernier contient « des accusations particulièrement graves et diffamatoires à son encontre ». Il y ajoute une accusation d’atteinte au droit à l’image en raison de la photo de Une du site : un portrait barré de la mention « Unfit » (inapte).

Régulièrement invoqué dans les procédures de blocage, l’article en question permet pour mémoire au président du tribunal judiciaire de « prescrire à toute personne susceptible d’y contribuer toutes les mesures propres à prévenir un dommage ou à faire cesser un dommage occasionné par le contenu d’un service de communication au public en ligne ».

La démarche n’est pas ordinaire.


Il reste 63% de l'article à découvrir.
Vous devez être abonné•e pour lire la suite de cet article.
Déjà abonné•e ? Générez une clé RSS dans votre profil.

☕️ Amazon met fin à la livraison gratuite des livres en consignes automatiques

18 septembre 2026 à 14:31


Amazon vient de faire une petite concession à ses adversaires dans la bataille qui l’oppose depuis deux ans aux acteurs de la vente de livres, librairies et grandes surfaces spécialisées. Un porte-parole de la branche française de l’entreprise a en effet déclaré au Figaro qu’elle allait mettre un terme à la livraison gratuite de livres quand ces derniers sont récupérés en consigne automatique (locker).

« Nous avons décidé, pour les livres neufs, de concentrer la remise de 5% et la livraison gratuite sur les points de retrait en comptoir et accueils de magasin – et d’exclure les casiers automatiques », annonce l’intéressé. En pratique, Amazon France va donc continuer à combiner gratuité des frais de port et remise de 5 % sur le prix des livres neufs, mais uniquement lorsque le retrait s’opère au niveau de l’accueil d’un magasin.

Rappelons que depuis 2023, la loi Darcos impose des frais de port de 3 euros pour toute commande en ligne de moins de 35 euros intégrant un ou plusieurs livres neufs. Dans le prolongement de la loi Lang sur le prix unique du livre (1981), elle prévoit toutefois une possibilité de livraison gratuite quand « le livre est retiré dans un commerce de vente au détail de livres ».

Amazon s’est appuyé sur cette subtilité pour proposer la livraison gratuite dans ses consignes à partir de 2024, arguant du fait que seuls les casiers « situés dans les magasins français vendant des livres » (par exemple, un supermarché) sont éligibles.

livre dématerialisé
Illustration : Flock

Saisi par le ministère de la Culture à la demande du Syndicat de la librairie, le médiateur du livre avait conclu quelques mois plus tard que les pratiques d’Amazon constituaient « un réel défi à la mise en œuvre de la loi ». Loin de s’en émouvoir, le géant du e-commerce a remis le couvert en octobre 2025, en ajoutant à la livraison gratuite en casiers la réduction de 5 % sur les livres neufs. En décembre de la même année, son DG France Frédéric Duval (depuis remplacé par Jean-Baptiste Thomas) s’était fendu d’une tribune pour dénoncer la « taxe sur la lecture » que représentent, selon lui, les frais de port obligatoire sur le livre.

Dix mois plus tard, Amazon a donc décidé de lâcher du lest. Il faut dire qu’entre temps, l’entreprise a vu son recours visant à faire annuler l’arrêté de mise en œuvre de la loi Darcos rejeté par le Conseil d’Etat le 15 avril dernier.

« Adoptée à l’unanimité par les deux chambres du Parlement, cette loi protège la diversité culturelle, soutient un réseau unique au monde de plus de 4 700 librairies et commerces physiques du livre sur l’ensemble du territoire, et contribue à faciliter l’accès à la lecture et à un conseil de qualité », s’était félicité (PDF) à cette occasion le syndicat de la librairie.

Un autre facteur a peut-être motivé cette décision. D’après le Figaro, le Syndicat de la librairie française, le Syndicat des distributeurs de loisirs culturels et la Fnac se préparaient en effet à assigner Amazon devant le tribunal des affaires économiques de Paris.

☕️ Amazon met fin à la livraison gratuite des livres en consignes automatiques

18 septembre 2026 à 14:31


Amazon vient de faire une petite concession à ses adversaires dans la bataille qui l’oppose depuis deux ans aux acteurs de la vente de livres, librairies et grandes surfaces spécialisées. Un porte-parole de la branche française de l’entreprise a en effet déclaré au Figaro qu’elle allait mettre un terme à la livraison gratuite de livres quand ces derniers sont récupérés en consigne automatique (locker).

« Nous avons décidé, pour les livres neufs, de concentrer la remise de 5% et la livraison gratuite sur les points de retrait en comptoir et accueils de magasin – et d’exclure les casiers automatiques », annonce l’intéressé. En pratique, Amazon France va donc continuer à combiner gratuité des frais de port et remise de 5 % sur le prix des livres neufs, mais uniquement lorsque le retrait s’opère au niveau de l’accueil d’un magasin.

Rappelons que depuis 2023, la loi Darcos impose des frais de port de 3 euros pour toute commande en ligne de moins de 35 euros intégrant un ou plusieurs livres neufs. Dans le prolongement de la loi Lang sur le prix unique du livre (1981), elle prévoit toutefois une possibilité de livraison gratuite quand « le livre est retiré dans un commerce de vente au détail de livres ».

Amazon s’est appuyé sur cette subtilité pour proposer la livraison gratuite dans ses consignes à partir de 2024, arguant du fait que seuls les casiers « situés dans les magasins français vendant des livres » (par exemple, un supermarché) sont éligibles.

livre dématerialisé
Illustration : Flock

Saisi par le ministère de la Culture à la demande du Syndicat de la librairie, le médiateur du livre avait conclu quelques mois plus tard que les pratiques d’Amazon constituaient « un réel défi à la mise en œuvre de la loi ». Loin de s’en émouvoir, le géant du e-commerce a remis le couvert en octobre 2025, en ajoutant à la livraison gratuite en casiers la réduction de 5 % sur les livres neufs. En décembre de la même année, son DG France Frédéric Duval (depuis remplacé par Jean-Baptiste Thomas) s’était fendu d’une tribune pour dénoncer la « taxe sur la lecture » que représentent, selon lui, les frais de port obligatoire sur le livre.

Dix mois plus tard, Amazon a donc décidé de lâcher du lest. Il faut dire qu’entre temps, l’entreprise a vu son recours visant à faire annuler l’arrêté de mise en œuvre de la loi Darcos rejeté par le Conseil d’Etat le 15 avril dernier.

« Adoptée à l’unanimité par les deux chambres du Parlement, cette loi protège la diversité culturelle, soutient un réseau unique au monde de plus de 4 700 librairies et commerces physiques du livre sur l’ensemble du territoire, et contribue à faciliter l’accès à la lecture et à un conseil de qualité », s’était félicité (PDF) à cette occasion le syndicat de la librairie.

Un autre facteur a peut-être motivé cette décision. D’après le Figaro, le Syndicat de la librairie française, le Syndicat des distributeurs de loisirs culturels et la Fnac se préparaient en effet à assigner Amazon devant le tribunal des affaires économiques de Paris.

☕️ GNOME 51 gagne en fluidité et en fonctionnalités

17 septembre 2026 à 13:43


La fondation GNOME a bouclé dans les temps le chantier de la version 51 de son environnement de bureau, livrée et annoncée mercredi 16 septembre. Six mois après la sortie de GNOME 50, qui signait l’abandon de X11 au profit de Wayland, GNOME 51 mêle améliorations de performances et nouvelles fonctionnalités.

Côté performances, l’équipe du projet indique avoir amélioré l’ordonnancement des animations au niveau de Mutter, le gestionnaire de fenêtres et compositeur graphique. Ces optimisations devraient se traduire par une fluidité accrue au niveau de la manipulation des fenêtres sur le bureau, y compris lorsque le système fait l’objet d’une charge importante. L’interface gagne également des curseurs en SVG, qui devraient donc rester nets, quelle que soit la résolution de l’écran.

GNOME 51 promet également une capture d’écran plus rapide, grâce à la réduction du nombre de copies de buffer entre la mémoire vidéo et l’outil d’enregistrement. L’environnement est désormais allégé des anciennes interfaces de pilotes NVIDIA, et sait désormais mémoriser la luminosité de l’écran d’un redémarrage à l’autre.

Sur les appareils portables, GNOME 51 sait maintenant gérer la rotation automatique de l’écran (via accéléromètre) et désactiver automatiquement le pavé tactile lorsqu’une souris est branchée. L’environnement profite aussi d’une nouvelle interface pour la gestion des empreintes digitales.

Sous le capot, la nouvelle version rend la recherche de domaine DNS accessible au niveau de l’interface graphique. Elle supprime la prise en charge du vénérable WEP pour la sécurité des réseaux Wi-Fi (déprécié depuis longtemps au profit du WPA). Elle introduit par ailleurs le support des sockets systemd, pour n’activer le service SSH qu’à la demande, et la prise en charge de Kerberos pour la connexion à une machine distante.

L’application Cartes offre une intégration nettement plus poussée des transports en commun – Fondation GNOME

Du côté des applications, Cartes gagne la possibilité de télécharger des plans par zone pour une consultation hors-ligne, ainsi que l’intégration des transports en commun avec infos en temps réel (dans les villes prises en charge). Le gestionnaire de fichiers s’enrichit d’un compteur indiquant le nombre d’éléments déplacés en cas de glisser-déposer, d’un affichage plus explicite de l’état (lecture seule par exemple), et d’une réactivité accrue.

Le navigateur profite quant à lui d’un raccourci permettant de copier l’URL de la page ouverte sans sélectionner la barre d’adresses (Ctrl+Shift+C), et d’un nouveau générateur de mots de passe forts, tandis que Papers sait maintenant gérer les signatures manuelles au niveau d’un PDF. L’interface de l’outil de prévisualisation Sushi (mis en œuvre en pressant Espace après sélection d’un fichier) a fait l’objet d’une refonte complète (sous GTK 4 et libadwaita). Elle est maintenant harmonisée avec le reste de l’environnement.

GNOME 51 introduit enfin quelques nouveaux logiciels : Bobby (navigateur SQLite), Tally (création de compteurs), et Bazaar (nouveau magasin d’applis Flatpak/Flathub). Comme à chaque nouvelle version, un nouveau fond d’écran par défaut est également de la partie.

GNOME 51 est surnommée A Coruña (La Corogne), en référence à la ville espagnole où s’est tenue la dernière édition de l’événement communautaire dédié. Cette nouvelle version fera son chemin dans les prochaines semaines vers les distributions Linux courantes, à l’image de Fedora 45, dont la bêta a également été publiée cette semaine.

☕️ GNOME 51 gagne en fluidité et en fonctionnalités

17 septembre 2026 à 13:43


La fondation GNOME a bouclé dans les temps le chantier de la version 51 de son environnement de bureau, livrée et annoncée mercredi 16 septembre. Six mois après la sortie de GNOME 50, qui signait l’abandon de X11 au profit de Wayland, GNOME 51 mêle améliorations de performances et nouvelles fonctionnalités.

Côté performances, l’équipe du projet indique avoir amélioré l’ordonnancement des animations au niveau de Mutter, le gestionnaire de fenêtres et compositeur graphique. Ces optimisations devraient se traduire par une fluidité accrue au niveau de la manipulation des fenêtres sur le bureau, y compris lorsque le système fait l’objet d’une charge importante. L’interface gagne également des curseurs en SVG, qui devraient donc rester nets, quelle que soit la résolution de l’écran.

GNOME 51 promet également une capture d’écran plus rapide, grâce à la réduction du nombre de copies de buffer entre la mémoire vidéo et l’outil d’enregistrement. L’environnement est désormais allégé des anciennes interfaces de pilotes NVIDIA, et sait désormais mémoriser la luminosité de l’écran d’un redémarrage à l’autre.

Sur les appareils portables, GNOME 51 sait maintenant gérer la rotation automatique de l’écran (via accéléromètre) et désactiver automatiquement le pavé tactile lorsqu’une souris est branchée. L’environnement profite aussi d’une nouvelle interface pour la gestion des empreintes digitales.

Sous le capot, la nouvelle version rend la recherche de domaine DNS accessible au niveau de l’interface graphique. Elle supprime la prise en charge du vénérable WEP pour la sécurité des réseaux Wi-Fi (déprécié depuis longtemps au profit du WPA). Elle introduit par ailleurs le support des sockets systemd, pour n’activer le service SSH qu’à la demande, et la prise en charge de Kerberos pour la connexion à une machine distante.

L’application Cartes offre une intégration nettement plus poussée des transports en commun – Fondation GNOME

Du côté des applications, Cartes gagne la possibilité de télécharger des plans par zone pour une consultation hors-ligne, ainsi que l’intégration des transports en commun avec infos en temps réel (dans les villes prises en charge). Le gestionnaire de fichiers s’enrichit d’un compteur indiquant le nombre d’éléments déplacés en cas de glisser-déposer, d’un affichage plus explicite de l’état (lecture seule par exemple), et d’une réactivité accrue.

Le navigateur profite quant à lui d’un raccourci permettant de copier l’URL de la page ouverte sans sélectionner la barre d’adresses (Ctrl+Shift+C), et d’un nouveau générateur de mots de passe forts, tandis que Papers sait maintenant gérer les signatures manuelles au niveau d’un PDF. L’interface de l’outil de prévisualisation Sushi (mis en œuvre en pressant Espace après sélection d’un fichier) a fait l’objet d’une refonte complète (sous GTK 4 et libadwaita). Elle est maintenant harmonisée avec le reste de l’environnement.

GNOME 51 introduit enfin quelques nouveaux logiciels : Bobby (navigateur SQLite), Tally (création de compteurs), et Bazaar (nouveau magasin d’applis Flatpak/Flathub). Comme à chaque nouvelle version, un nouveau fond d’écran par défaut est également de la partie.

GNOME 51 est surnommée A Coruña (La Corogne), en référence à la ville espagnole où s’est tenue la dernière édition de l’événement communautaire dédié. Cette nouvelle version fera son chemin dans les prochaines semaines vers les distributions Linux courantes, à l’image de Fedora 45, dont la bêta a également été publiée cette semaine.

☕️ Un réglage d’iOS 27 compromet l’efficacité des bloqueurs de pubs par DNS

16 septembre 2026 à 10:12


Plusieurs utilisateurs d’iPhone ont remarqué qu’après avoir installé iOS 27, leur téléphone contournait les solutions domestiques de blocages de publicités basées sur le DNS telles que Pi-hole ou AdGuard.

Un rapide tour dans les réglages dans l’appareil a permis d’identifier la source du problème. De façon empirique, elle semble liée à la fonction Assistance connectivité (Connectivity Assist) proposée par iOS au niveau des paramètres de la connexion Wi-Fi. Désactiver cette dernière rétablit le blocage des publicités, comme en témoignent plusieurs utilisateurs de Reddit.

Une fiche du support Apple datée du 15 septembre confirme que le phénomène est lié à l’Assistance connectivité. « Si vous souhaitez rester connecté en permanence au Wi-Fi pour une configuration de routeur spécifique (par exemple, votre bloqueur de publicités), vous pouvez désactiver l’assistance à la connectivité pour ce réseau particulier. », indique explicitement cette dernière.

La fonction Assistance connectivité, désormais logée dans le menu Wi-Fi des réglages, permet à iOS de basculer automatiquement vers la connexion cellulaire de l’appareil lorsque le réseau sans fil local est trop lent. Quand elle est activée, le système interprète le blocage des contenus publicitaires comme une défaillance du Wi-Fi, et va donc emprunter le réseau cellulaire pour appeler les données correspondantes.

Cette fonctionnalité n’est pas apparue avec iOS 27. Jusqu’à iOS 27, cette fonctionnalité était intégrée au menu Données cellulaires des réglages, sous le nom Assistant Wi-Fi. Le problème vient en réalité d’un changement de paramétrage lors de la mise à jour, qui avait d’ailleurs déjà été constaté par certains utilisateurs des versions bêta d’iOS 27.

Nous l’avons expérimenté directement mercredi matin en mettant à jour un iPhone de iOS 26.6 vers iOS 27. La fonction Assistant Wi-Fi, désactivée avant la mise à jour, était effectivement activée une fois la migration achevée.

Bref, si vous utilisez Pi-hole, AdGuard ou une solution équivalente avec un iPhone, contrôlez simplement les réglages de votre Wi-Fi.

Réglage de l’Assistance connectivité d’iOS 27 – capture d’écran Next

☕️ Un réglage d’iOS 27 compromet l’efficacité des bloqueurs de pubs par DNS

16 septembre 2026 à 10:12


Plusieurs utilisateurs d’iPhone ont remarqué qu’après avoir installé iOS 27, leur téléphone contournait les solutions domestiques de blocages de publicités basées sur le DNS telles que Pi-hole ou AdGuard.

Un rapide tour dans les réglages dans l’appareil a permis d’identifier la source du problème. De façon empirique, elle semble liée à la fonction Assistance connectivité (Connectivity Assist) proposée par iOS au niveau des paramètres de la connexion Wi-Fi. Désactiver cette dernière rétablit le blocage des publicités, comme en témoignent plusieurs utilisateurs de Reddit.

Une fiche du support Apple datée du 15 septembre confirme que le phénomène est lié à l’Assistance connectivité. « Si vous souhaitez rester connecté en permanence au Wi-Fi pour une configuration de routeur spécifique (par exemple, votre bloqueur de publicités), vous pouvez désactiver l’assistance à la connectivité pour ce réseau particulier. », indique explicitement cette dernière.

La fonction Assistance connectivité, désormais logée dans le menu Wi-Fi des réglages, permet à iOS de basculer automatiquement vers la connexion cellulaire de l’appareil lorsque le réseau sans fil local est trop lent. Quand elle est activée, le système interprète le blocage des contenus publicitaires comme une défaillance du Wi-Fi, et va donc emprunter le réseau cellulaire pour appeler les données correspondantes.

Cette fonctionnalité n’est pas apparue avec iOS 27. Jusqu’à iOS 27, cette fonctionnalité était intégrée au menu Données cellulaires des réglages, sous le nom Assistant Wi-Fi. Le problème vient en réalité d’un changement de paramétrage lors de la mise à jour, qui avait d’ailleurs déjà été constaté par certains utilisateurs des versions bêta d’iOS 27.

Nous l’avons expérimenté directement mercredi matin en mettant à jour un iPhone de iOS 26.6 vers iOS 27. La fonction Assistant Wi-Fi, désactivée avant la mise à jour, était effectivement activée une fois la migration achevée.

Bref, si vous utilisez Pi-hole, AdGuard ou une solution équivalente avec un iPhone, contrôlez simplement les réglages de votre Wi-Fi.

Réglage de l’Assistance connectivité d’iOS 27 – capture d’écran Next

☕️ Firefox 156 : suggestions sponsorisées et optimisations de performances

16 septembre 2026 à 06:28


Mozilla tient son rythme de mises à jour bimensuelles. La fondation a publié Firefox 156 mardi 15 septembre, une nouvelle mouture qui sur le plan fonctionnel introduit deux nouveautés : la possibilité de lancer automatiquement Firefox au démarrage de macOS, et l’arrivée des « suggestions sponsorisées » au niveau de la barre d’adresses.

Ces dernières s’intègrent à « Firefox suggère », l’outil qui, habituellement, explore l’historique de navigation pour conseiller des adresses susceptibles d’anticiper les besoins de l’internaute. Ces dernières peuvent maintenant afficher des propositions émanant soit de l’édition locale de Wikipédia et, de temps à autres, des « suggestions sponsorisées occasionnelles », dont la consultation est donc censée générer du chiffre d’affaires pour Mozilla.

Ces suggestions sponsorisées existent depuis longtemps, mais jusqu’ici, elles n’étaient pas encore déployées en France, Allemagne et Italie, les trois pays concernés par cette mise à jour. La suggestion sponsorisée prend place en bas du champ qui s’ouvre lorsqu’on commence la saisie dans la barre d’adresses.

Aux suggestions standard de la barre d’adresses, émanant soit du moteur de recherche, soit de l’historique, Firefox 156 ajoute maintenant une ligne « Recommandé » en dernière position – capture d’écran Next

Ces suggestions sponsorisées peuvent tout à fait être désactivées, comme l’ensemble des propositions liées à Firefox suggère. Pour ce faire, il suffit de se rendre dans les réglages, ligne Recherche, et de cocher ou décocher les différentes propositions.

Les réglages permettent de sélectionner une à une les différentes options de Firefox suggère – capture d’écran Next

En coulisses, Firefox 156 introduit également quelques améliorations de performances. Mozilla annonce ainsi que la visionneuse PDF intégrée s’ouvre désormais 45 % plus vite qu’avec la version précédente. L’empreinte mémoire vive / CPU devrait également être améliorée lorsque le navigateur doit afficher des images JPEG mises à l’échelle. Sur les machines Windows on ARM, la nouvelle mouture sait désormais faire appel au décodage matériel H264 lors des appels vidéo via WebRTC, ce qui devrait là aussi améliorer les performances, puisque les versions précédentes passaient par un décodage logiciel.

La prochaine mise à jour de Firefox devrait intervenir le 29 septembre prochain. Cette version 157 est censée s’accompagner de la nouvelle interface Nova, aux contours très arrondis déjà présentés sur Next. Activée par défaut depuis quelques semaines sur le canal Nightly (préversions très en avance de phase), celle-ci est maintenant distribuée via la bêta de Firefox 157.

☕️ Firefox 156 : suggestions sponsorisées et optimisations de performances

16 septembre 2026 à 06:28


Mozilla tient son rythme de mises à jour bimensuelles. La fondation a publié Firefox 156 mardi 15 septembre, une nouvelle mouture qui sur le plan fonctionnel introduit deux nouveautés : la possibilité de lancer automatiquement Firefox au démarrage de macOS, et l’arrivée des « suggestions sponsorisées » au niveau de la barre d’adresses.

Ces dernières s’intègrent à « Firefox suggère », l’outil qui, habituellement, explore l’historique de navigation pour conseiller des adresses susceptibles d’anticiper les besoins de l’internaute. Ces dernières peuvent maintenant afficher des propositions émanant soit de l’édition locale de Wikipédia et, de temps à autres, des « suggestions sponsorisées occasionnelles », dont la consultation est donc censée générer du chiffre d’affaires pour Mozilla.

Ces suggestions sponsorisées existent depuis longtemps, mais jusqu’ici, elles n’étaient pas encore déployées en France, Allemagne et Italie, les trois pays concernés par cette mise à jour. La suggestion sponsorisée prend place en bas du champ qui s’ouvre lorsqu’on commence la saisie dans la barre d’adresses.

Aux suggestions standard de la barre d’adresses, émanant soit du moteur de recherche, soit de l’historique, Firefox 156 ajoute maintenant une ligne « Recommandé » en dernière position – capture d’écran Next

Ces suggestions sponsorisées peuvent tout à fait être désactivées, comme l’ensemble des propositions liées à Firefox suggère. Pour ce faire, il suffit de se rendre dans les réglages, ligne Recherche, et de cocher ou décocher les différentes propositions.

Les réglages permettent de sélectionner une à une les différentes options de Firefox suggère – capture d’écran Next

En coulisses, Firefox 156 introduit également quelques améliorations de performances. Mozilla annonce ainsi que la visionneuse PDF intégrée s’ouvre désormais 45 % plus vite qu’avec la version précédente. L’empreinte mémoire vive / CPU devrait également être améliorée lorsque le navigateur doit afficher des images JPEG mises à l’échelle. Sur les machines Windows on ARM, la nouvelle mouture sait désormais faire appel au décodage matériel H264 lors des appels vidéo via WebRTC, ce qui devrait là aussi améliorer les performances, puisque les versions précédentes passaient par un décodage logiciel.

La prochaine mise à jour de Firefox devrait intervenir le 29 septembre prochain. Cette version 157 est censée s’accompagner de la nouvelle interface Nova, aux contours très arrondis déjà présentés sur Next. Activée par défaut depuis quelques semaines sur le canal Nightly (préversions très en avance de phase), celle-ci est maintenant distribuée via la bêta de Firefox 157.

Les patrons de l’IA appellent à lever le pied, leurs dépenses disent l’inverse

15 septembre 2026 à 13:45
It's the edge of the world in all of western civilization
Les patrons de l’IA appellent à lever le pied, leurs dépenses disent l’inverse

L’appel de Dario Amodei à ralentir le rythme de développement des modèles de pointe en l’absence d’une réglementation ne peut pas être décorrélé de la course aux investissements dans laquelle se sont lancées toutes les entreprises du secteur, à commencer par celles dont les CEO ont relayé son propos. À quelques semaines de l’introduction en bourse programmée d’Anthropic, il souligne non pas une contradiction, mais un décalage susceptible d’aggraver les craintes liées à une explosion de la bulle de l’IA générative.

Dernier épisode d’une actualité décidément frénétique quant aux enjeux de long terme liés aux développements de l’intelligence artificielle générative : Dario Amodei, patron d’Anthropic, a publié samedi 12 septembre un article intitulé « We Must Pace the Frontier », dans lequel il argue que l’industrie doit ralentir le rythme auquel elle améliore les capacités des modèles de pointe. Il prend bien soin de souligner qu’il ne s’agit pas d’arrêter l’entraînement de nouveaux modèles ou leur déploiement commercial, mais de prendre le temps nécessaire pour vérifier leur sécurité et leur alignement.

Pour ce faire, il propose de faire confirmer ces vérifications par des évaluateurs tiers disposant d’un droit d’accès complet aux travaux des entreprises concernées. Il suggère dans le même temps que ces dernières harmonisent leurs travaux de vérification, et qu’une coordination internationale planche sur une réglementation adaptée, intégrant les enjeux de compétition avec les régimes non démocratiques.

L’appel d’Amodei a rapidement reçu le soutien public d’Elon Musk, de Sam Altman, de Demis Hassabis (Google DeepMind) puis de Satya Nadella (Microsoft). Un discours dont l’unisson interroge : les cinq entreprises dirigées par ces cosignataires sont financièrement engagées dans la course à l’IA et mobilisent littéralement des centaines de milliards de dollars pour construire ou faire construire les infrastructures nécessaires à l’entraînement et à l’inférence de leurs modèles. Comment, dans ce contexte, peuvent-elles prôner un ralentissement du secteur, et quelle est la valeur réelle de cette prise de position d’un point de vue économique ?

Des paroles, mais peu ou pas d’engagements concrets

La lettre de Dario Amodei ouvre de nombreuses pistes de réflexion (« we should consider… »), mais elle se limite à une seule promesse concrète, qu’Anthropic présente d’ailleurs comme un « engagement unilatéral » : l’ouverture d’un accès « niveau salarié » à des évaluateurs indépendants qui seraient par la suite libres de publier leurs conclusions. L’entreprise se réserverait tout de même le droit de caviarder un certain nombre d’informations, dont celles « commercialement sensibles ». Amodei cite nommément l’institut METR comme l’un de ces auditeurs potentiels, en dépit des critiques formulées à l’encontre de ce dernier suite à la publication de son rapport sur l’incident de cybersécurité survenu entre OpenAI et Hugging Face.

Anthropic n’annonce en revanche aucun engagement concret sur le rythme de publication de nouveaux modèles, ou le ralentissement du déploiement de l’IA générative. Satya Nadella confirme dans sa propre réaction que la réflexion en cours ne remet pas en cause l’orientation stratégique globale : « Il nous faut également accélérer et étendre les avantages de l’IA, afin qu’ils profitent largement aux pays, aux communautés et aux entreprises. Cela nécessite un écosystème novateur où les modèles propriétaires et open source peuvent prospérer ».

Un prétexte utile pour retarder l’IPO d’OpenAI ?

De toutes les prises de position formulées suite à la publication d’Amodei, une seule semble avoir une conséquence économique immédiate. Il s’agit du soutien affiché par Sam Altman. Le patron d’OpenAI a en effet confirmé à Fortune, dans un entretien réalisé le 11 septembre et publié le 12 (voir la vidéo intégrale de l’échange), que les conditions n’étaient pas actuellement réunies pour que l’entreprise procède à son introduction en bourse. « Je pense sincèrement que, compte tenu de la situation actuelle en matière de sécurité, ce serait malvenu de nous introduire en bourse maintenant, et nous ne ressentons aucune pression à ce sujet », déclare Sam Altman, selon qui l’IPO ne devrait finalement pas intervenir en 2026.

Est-ce vraiment la controverse autour des risques soulevés par les modèles de pointe qui motive ce report ? Fortune rappelle à juste titre que le New York Times s’était déjà fait l’écho, en juin dernier, d’un glissement de calendrier décidé en interne. À l’époque, il n’était pas question d’alignement ou de modèles capables d’échapper à la supervision interne. Le report était motivé par des conditions de marché jugées peu favorables à la gigantesque levée de fonds souhaitée par OpenAI.

Sarah Friar, directrice financière d’OpenAI, avait également confirmé mi-août, en interne, cette lecture plus pragmatique qu’éthique. Dans un message adressé aux collaborateurs, elle expliquait que l’entreprise disposait des ressources nécessaires à son développement grâce à sa dernière levée de fonds, et que ce n’était pas grave si Anthropic partait en bourse avant OpenAI.

La décision n’était donc pas nouvelle, mais la façon de la justifier a changé. La combinaison du passage de Sam Altman au micro de Fortune et de la publication de Dario Amodei semble avoir eu quelques répercussions sur les marchés. Corrélation n’est pas causalité dans un environnement aussi complexe, mais l’annonce a notamment fait des vagues au Japon. Le conglomérat Softbank, qui s’est engagé à hauteur de 30 milliards de dollars supplémentaires au capital d’OpenAI cet hiver, a ainsi perdu plus de 10 % à la bourse de Tokyo lundi. Il semble avoir entraîné dans son sillage les valeurs asiatiques de la mémoire vive, dont Samsung, SK hynix et Kioxia.

L’effet s’est ensuite propagé dans le reste du monde : l’indice PHLX Semiconductor Sector, qui réunit 30 des plus grandes sociétés cotées du secteur des semi-conducteurs, a ainsi reculé de 5,86 % sur la seule journée de lundi.

L’indice PHLX Semiconductor Sector a décroché de près de 6 % sur la journée du lundi 14 septembre – capture d’écran du site TradingView

La correction n’est pas exceptionnelle, à plus forte raison quand les tensions sur le pétrole mettent les marchés sous pression. Elle souligne cependant que les entreprises dont les perspectives de croissance reposent sur le développement de l’IA accusent le coup, avec des valorisations en berne par rapport à leurs plus hauts historiques du mois de juin.

Anthropic aurait-elle intérêt à ralentir ?

Hormis le report confirmé par OpenAI, la variable économique n’a pourtant pas fondamentalement changé. Les quatre grands hyperscalers (Amazon, Microsoft, Google, Meta) ont ainsi tous confirmé la révision à la hausse de leurs dépenses d’investissement prévisionnelles lors de la publication de leurs résultats trimestriels début août. Ces dernières dépassent donc désormais les 700 milliards de dollars envisagés à la fin du premier trimestre.

En parallèle des essais et autres lettres de têtes pensantes d’Anthropic, l’éditeur des modèles Claude poursuit d’ailleurs sa propre route vers la bourse. Pour ce faire, il cherche à envoyer des messages rassurants en direction des investisseurs. Or ces messages éclairent d’un jour particulier l’intention de ralentir le développement des modèles de pointe…

D’après le Financial Times, Anthropic a déclaré à un petit groupe de ses actionnaires qu’elle envisageait de réaliser son deuxième trimestre consécutif rentable sur la période en cours. L’entreprise aurait notamment affirmé atteindre une marge brute supérieure à 80 % avant règlement des frais liés à la location d’infrastructures chez ses partenaires et à l’entraînement de ses modèles. Pour tenir le rythme effréné des sorties de nouveaux modèles, Anthropic va maintenant jusqu’à louer des datacenters entiers chez certains de ses concurrents, et ses trajectoires de dépenses se montent à plusieurs dizaines de milliards de dollars par an.

Toujours d’après le Financial Times, Anthropic aurait revendiqué un chiffre d’affaires de 11,5 milliards de dollars sur le deuxième trimestre, ce qui porterait son revenu annualisé, c’est-à-dire la projection de chiffre d’affaires annuel estimée à partir de ses revenus actuels, à 65 milliards de dollars, contre 47 milliards de dollars estimés à fin mai 2026.

La croissance est donc réelle, mais en l’état, Anthropic communique un indicateur qui exclut ses principaux coûts, à quelques semaines d’une supposée tournée des investisseurs pour préparer son IPO. Il est bien sûr impossible, sans accès direct aux comptes d’Anthropic, de vérifier où se situe réellement le curseur. Convaincre le secteur de ralentir le développement des modèles de pointe, et donc des coûts d’entraînement associés, permettrait certainement à l’entreprise d’assainir son bilan et d’allouer plus de ressources à son développement commercial.

L’introduction en bourse comme juge de paix ?

L’analyse de la situation est d’autant plus complexe que pour l’instant, tout le monde navigue à vue, précisément parce que les bilans financiers en question restent dans l’ombre. Cette incertitude participe d’ailleurs à l’emballement médiatique du moment, ainsi qu’à l’anxiété grandissante du public vis-à-vis de l’IA et de ses datacenters. Les discours mi-complaisants, mi-frénétiques, sur la guerre à venir entre la Chine et les États-Unis ou sur les modèles échappant à tout contrôle, y trouvent un terreau fertile.

Les marchés, eux, attendent surtout de mesurer la solidité réelle des entreprises de l’IA. Dans ce contexte, la décision d’OpenAI de rester une entreprise privée peut d’ailleurs être interprétée comme une volonté de garder le secret sur la réalité de ses comptes.

L’exemple de l’introduction en bourse de SpaceX est à ce titre éclairant.


Il reste 52% de l'article à découvrir.
Vous devez être abonné•e pour lire la suite de cet article.
Déjà abonné•e ? Générez une clé RSS dans votre profil.

☕️ Capgemini vend sa filiale états-unienne prestataire de la police de l’immigration

14 septembre 2026 à 08:47


Capgemini a finalement coupé les ponts avec l’ICE, la tristement célèbre police de l’immigration des États-Unis. Le groupe français a en effet annoncé le 12 septembre dernier la signature d’un accord de vente définitif de sa filiale états-unienne spécialisée dans les contrats gouvernementaux, Capgemini Government Solutions. La transaction devrait être bouclée dans les prochaines semaines.

« Capgemini annonce aujourd’hui avoir conclu un accord avec ITC Federal, un fournisseur américain de services et de solutions digitales pour les agences fédérales chargées de sécurité intérieure et de défense, en vue de la vente de Capgemini Government Solutions, sa filiale qui travaille avec le gouvernement fédéral américain. »

caméra de vidéosurveillance par Flock
Illustration : Flock

Capgemini avait lancé ce processus de vente en début d’année, après que la presse a révélé les différents contrats gagnés par sa filiale CGS auprès de l’ICE. Parmi les différents appels d’offre remportés figurait une prestation d’identification et de localisation des personnes recherchées par l’ICE, en croisant l’ensemble des informations publiques ou privées susceptibles d’être recueillies en ligne à leur sujet.

Plusieurs syndicats représentants du personnel de Capgemini s’étaient insurgés contre ces missions, jugées incompatibles avec les valeurs éthiques prônées par le groupe et sa gouvernance.

Le montant de la transaction n’a pas été communiqué. Capgemini a rappelé samedi que CGS « représentait 0,4% du chiffre d’affaires du Groupe en 2025 et moins de 2% de son chiffre d’affaires aux Etats-Unis ».

☕️ Capgemini vend sa filiale états-unienne prestataire de la police de l’immigration

14 septembre 2026 à 08:47


Capgemini a finalement coupé les ponts avec l’ICE, la tristement célèbre police de l’immigration des États-Unis. Le groupe français a en effet annoncé le 12 septembre dernier la signature d’un accord de vente définitif de sa filiale états-unienne spécialisée dans les contrats gouvernementaux, Capgemini Government Solutions. La transaction devrait être bouclée dans les prochaines semaines.

« Capgemini annonce aujourd’hui avoir conclu un accord avec ITC Federal, un fournisseur américain de services et de solutions digitales pour les agences fédérales chargées de sécurité intérieure et de défense, en vue de la vente de Capgemini Government Solutions, sa filiale qui travaille avec le gouvernement fédéral américain. »

caméra de vidéosurveillance par Flock
Illustration : Flock

Capgemini avait lancé ce processus de vente en début d’année, après que la presse a révélé les différents contrats gagnés par sa filiale CGS auprès de l’ICE. Parmi les différents appels d’offre remportés figurait une prestation d’identification et de localisation des personnes recherchées par l’ICE, en croisant l’ensemble des informations publiques ou privées susceptibles d’être recueillies en ligne à leur sujet.

Plusieurs syndicats représentants du personnel de Capgemini s’étaient insurgés contre ces missions, jugées incompatibles avec les valeurs éthiques prônées par le groupe et sa gouvernance.

Le montant de la transaction n’a pas été communiqué. Capgemini a rappelé samedi que CGS « représentait 0,4% du chiffre d’affaires du Groupe en 2025 et moins de 2% de son chiffre d’affaires aux Etats-Unis ».

☕️ Le groupe Muse se fait déloger de ses comptes de réseaux sociaux par Meta

9 septembre 2026 à 17:10


Meta a présenté cette semaine Muse, son nouvel agent IA destiné au grand public et censé pouvoir gérer de façon autonome des tâches du quotidien. Stratégique au regard des ambitions affichées par Mark Zuckerberg dans le domaine de l’intelligence artificielle générative, ce lancement (réservé pour l’instant aux États-Unis) s’accompagne sans surprise d’une vaste campagne de communication en ligne sur les supports du groupe.

Pour ce faire, Meta avait logiquement besoin de comptes @Muse sur les principaux réseaux sociaux, à commencer par les siens. Problème : l’adresse en question est occupée, depuis de longues années déjà, par le célèbre groupe britannique du même nom.

Plusieurs internautes ont remarqué mercredi que le groupe emmené par Matt Bellamy s’était fait déloger de ladite adresse, d’abord sur Instagram. Le compte @Muse renvoie désormais vers l’agent IA de Meta, tandis que les 2,7 millions d’internautes qui suivaient les images de concert de Muse doivent désormais se rendre sur @museband. Même topo sur Facebook, où le groupe est désormais hébergé sur une adresse en /museband.

X, pourtant en dehors du réseau Meta, reflète lui aussi ce mouvement, dans des conditions identiques : Muse pour l’agent IA et Museband pour le groupe. Le site officiel de Muse référence encore, en pied de page, l’adresse de ses anciens réseaux sociaux, à l’exception d’Instagram qui avait été mis à jour au moment de la rédaction de cette brève.

Appelez moi le webmaster ! – capture d’écran Next

Plusieurs des fans de Muse (le groupe, pas l’agent) se sont émus de ce qu’ils considèrent comme une spoliation, et y sont allés de leurs commentaires mécontents sous les publications annonçant le lancement de Muse (l’agent, pas le groupe).

Cette prise de contrôle paraît à première vue fort cavalière, mais on ne sait pas pour l’instant dans quelles conditions elle a été réalisée, ni si le groupe avait été prévenu, voire indemnisé d’une façon ou d’une autre. Ni Meta, ni Bellamy et sa bande n’ont pour l’instant réagi publiquement.

En attendant d’avoir le fin mot de l’histoire, on ne peut tout de même s’empêcher de penser, et de rappeler, que l’univers musical de Muse, riche de plus de vingt ans de carrière, est profondément marqué par la dystopie et des critiques à peine larvées contre les dérives totalitaires du système moderne. « They will not control us. We will be victorious. »

☕️ Le groupe Muse se fait déloger de ses comptes de réseaux sociaux par Meta

9 septembre 2026 à 17:10


Meta a présenté cette semaine Muse, son nouvel agent IA destiné au grand public et censé pouvoir gérer de façon autonome des tâches du quotidien. Stratégique au regard des ambitions affichées par Mark Zuckerberg dans le domaine de l’intelligence artificielle générative, ce lancement (réservé pour l’instant aux États-Unis) s’accompagne sans surprise d’une vaste campagne de communication en ligne sur les supports du groupe.

Pour ce faire, Meta avait logiquement besoin de comptes @Muse sur les principaux réseaux sociaux, à commencer par les siens. Problème : l’adresse en question est occupée, depuis de longues années déjà, par le célèbre groupe britannique du même nom.

Plusieurs internautes ont remarqué mercredi que le groupe emmené par Matt Bellamy s’était fait déloger de ladite adresse, d’abord sur Instagram. Le compte @Muse renvoie désormais vers l’agent IA de Meta, tandis que les 2,7 millions d’internautes qui suivaient les images de concert de Muse doivent désormais se rendre sur @museband. Même topo sur Facebook, où le groupe est désormais hébergé sur une adresse en /museband.

X, pourtant en dehors du réseau Meta, reflète lui aussi ce mouvement, dans des conditions identiques : Muse pour l’agent IA et Museband pour le groupe. Le site officiel de Muse référence encore, en pied de page, l’adresse de ses anciens réseaux sociaux, à l’exception d’Instagram qui avait été mis à jour au moment de la rédaction de cette brève.

Appelez moi le webmaster ! – capture d’écran Next

Plusieurs des fans de Muse (le groupe, pas l’agent) se sont émus de ce qu’ils considèrent comme une spoliation, et y sont allés de leurs commentaires mécontents sous les publications annonçant le lancement de Muse (l’agent, pas le groupe).

Cette prise de contrôle paraît à première vue fort cavalière, mais on ne sait pas pour l’instant dans quelles conditions elle a été réalisée, ni si le groupe avait été prévenu, voire indemnisé d’une façon ou d’une autre. Ni Meta, ni Bellamy et sa bande n’ont pour l’instant réagi publiquement.

En attendant d’avoir le fin mot de l’histoire, on ne peut tout de même s’empêcher de penser, et de rappeler, que l’univers musical de Muse, riche de plus de vingt ans de carrière, est profondément marqué par la dystopie et des critiques à peine larvées contre les dérives totalitaires du système moderne. « They will not control us. We will be victorious. »

Mistral lève 3 milliards d’euros et revendique une approche « full stack » de l’IA

8 septembre 2026 à 10:05
Mistral de nuit ne dure qu’un pain cuit
Mistral lève 3 milliards d’euros et revendique une approche « full stack » de l’IA

Mistral AI a annoncé mardi avoir réuni 3 milliards de dollars lors d’un tour de table emmené notamment par Samsung et d’autres investisseurs étrangers. L’entreprise profite de l’occasion pour affirmer qu’elle n’a pas renoncé au développement de modèles de pointe, et met en avant sa capacité à accompagner les entreprises au-delà de la simple fourniture de modèles ou d’infrastructures de calcul.

Installée depuis peu dans le XVIIIe arrondissement de Paris, Mistral AI a annoncé mardi 8 septembre sa quatrième levée de fonds, hors amorçage, en trois ans d’existence. Cette série D constitue un record à l’échelle européenne : l’entreprise a en effet réuni 3 milliards d’euros, à l’issue d’un tour de table qui la valorise à 21 milliards d’euros.

Les multiples n’ont rien de comparable avec ceux affichés par OpenAI ou Anthropic, mais ils témoignent tout de même d’une accélération significative : le dernier tour de table de Mistral remonte à septembre 2025, date à laquelle ASML avait pris 11 % du capital pour 1,3 milliard d’euros. Depuis, Mistral a été chercher des fonds supplémentaires sous forme d’emprunts bancaires, à hauteur de 722 millions d’euros, pour soutenir l’approvisionnement en GPU de ses datacenters. Elle a également annoncé un investissement à hauteur de 1,2 milliard d’euros dans un complexe de datacenters en Suède.

Des fonds asiatiques, européens et états-uniens

La nouvelle levée de fonds annoncée mardi fait entrer Samsung Electronics au capital. Le fabricant sud-coréen est présenté comme le principal acteur de ce tour de table qui associe aussi le fonds suédois EQT, le géant états-unien PSG Equity, et la plupart des fonds ayant déjà financé Mistral. Dans le lot subsistent quelques rares acteurs français, dont la banque publique Bpifrance, Carmignac ou Eurazeo, aux côtés d’acteurs principalement états-uniens, dont NVIDIA.

Mistral indique que ces nouvelles ressources contribueront à « étendre significativement sa recherche de pointe », ainsi qu’à développer son infrastructure et à accélérer sa croissance commerciale et son expansion internationale. Face aux critiques qui soulignent depuis quelques temps sa propension à déployer des modèles à poids ouverts qu’elle n’a pas conçus, l’entreprise laisse donc entendre qu’elle n’abandonne pas ses projets en matière de modèles frontier en propre. Elle n’en fait cependant pas l’alpha et l’omega de sa stratégie, au contraire.

« Lors de la première vague d’IA générative, la question centrale était de savoir qui serait capable de concevoir le modèle le plus performant. Aujourd’hui, les organisations et les gouvernements se posent une question différente : comment exploiter la puissance de l’IA pour leurs besoins critiques sans perdre le contrôle de l’infrastructure et du processus d’analyse ? », expose ainsi Mistral.

Sur ce volet, Mistral affirme être « la seule entreprise d’IA au monde à développer l’ensemble de la pile technologique nécessaire pour répondre à cette question : des modèles à poids ouvert, l’infrastructure et la capacité de calcul sur lesquelles ils fonctionnent, et les produits qui permettent leur mise en production ». Une approche à la fois « full stack » et ouverte, qui serait donc gage de limitation de la dépendance vis-à-vis d’un fournisseur unique pour les clients concernés.

Mistral lève 3 milliards d’euros et revendique une approche « full stack » de l’IA

8 septembre 2026 à 10:05
Mistral de nuit ne dure qu’un pain cuit
Mistral lève 3 milliards d’euros et revendique une approche « full stack » de l’IA

Mistral AI a annoncé mardi avoir réuni 3 milliards de dollars lors d’un tour de table emmené notamment par Samsung et d’autres investisseurs étrangers. L’entreprise profite de l’occasion pour affirmer qu’elle n’a pas renoncé au développement de modèles de pointe, et met en avant sa capacité à accompagner les entreprises au-delà de la simple fourniture de modèles ou d’infrastructures de calcul.

Installée depuis peu dans le XVIIIe arrondissement de Paris, Mistral AI a annoncé mardi 8 septembre sa quatrième levée de fonds, hors amorçage, en trois ans d’existence. Cette série D constitue un record à l’échelle européenne : l’entreprise a en effet réuni 3 milliards d’euros, à l’issue d’un tour de table qui la valorise à 21 milliards d’euros.

Les multiples n’ont rien de comparable avec ceux affichés par OpenAI ou Anthropic, mais ils témoignent tout de même d’une accélération significative : le dernier tour de table de Mistral remonte à septembre 2025, date à laquelle ASML avait pris 11 % du capital pour 1,3 milliard d’euros. Depuis, Mistral a été chercher des fonds supplémentaires sous forme d’emprunts bancaires, à hauteur de 722 millions d’euros, pour soutenir l’approvisionnement en GPU de ses datacenters. Elle a également annoncé un investissement à hauteur de 1,2 milliard d’euros dans un complexe de datacenters en Suède.

Des fonds asiatiques, européens et états-uniens

La nouvelle levée de fonds annoncée mardi fait entrer Samsung Electronics au capital. Le fabricant sud-coréen est présenté comme le principal acteur de ce tour de table qui associe aussi le fonds suédois EQT, le géant états-unien PSG Equity, et la plupart des fonds ayant déjà financé Mistral. Dans le lot subsistent quelques rares acteurs français, dont la banque publique Bpifrance, Carmignac ou Eurazeo, aux côtés d’acteurs principalement états-uniens, dont NVIDIA.

Mistral indique que ces nouvelles ressources contribueront à « étendre significativement sa recherche de pointe », ainsi qu’à développer son infrastructure et à accélérer sa croissance commerciale et son expansion internationale. Face aux critiques qui soulignent depuis quelques temps sa propension à déployer des modèles à poids ouverts qu’elle n’a pas conçus, l’entreprise laisse donc entendre qu’elle n’abandonne pas ses projets en matière de modèles frontier en propre. Elle n’en fait cependant pas l’alpha et l’omega de sa stratégie, au contraire.

« Lors de la première vague d’IA générative, la question centrale était de savoir qui serait capable de concevoir le modèle le plus performant. Aujourd’hui, les organisations et les gouvernements se posent une question différente : comment exploiter la puissance de l’IA pour leurs besoins critiques sans perdre le contrôle de l’infrastructure et du processus d’analyse ? », expose ainsi Mistral.

Sur ce volet, Mistral affirme être « la seule entreprise d’IA au monde à développer l’ensemble de la pile technologique nécessaire pour répondre à cette question : des modèles à poids ouvert, l’infrastructure et la capacité de calcul sur lesquelles ils fonctionnent, et les produits qui permettent leur mise en production ». Une approche à la fois « full stack » et ouverte, qui serait donc gage de limitation de la dépendance vis-à-vis d’un fournisseur unique pour les clients concernés.

Les conférences développeurs appellent les entreprises à ne pas les laisser disparaitre

8 septembre 2026 à 09:16
Support your local devconf dealer
Les conférences développeurs appellent les entreprises à ne pas les laisser disparaitre

33 collectifs et associations engagés dans l’organisation d’événements techniques pour développeurs lancent un appel collectif. Entre budgets de sponsoring et achats de billets en baisse, ils redoutent que leurs conférences ne soient plus économiquement viables et que leur disparition ne participe à un appauvrissement général du secteur, particulièrement dans le contexte d’un recours accru à l’IA.

Bon nombre de conférences techniques destinées aux développeurs reposent principalement sur l’engagement d’une communauté de bénévoles, qui se chargent de trouver un lieu, fédérer des intervenants, communiquer en amont et assurer l’accueil des participants le jour J.

Leur motivation est indispensable, mais pas suffisante : entre location d’une salle, obligations réglementaires de sécurité, fournitures, repas et autres kakémonos, il faut aussi que le budget de l’événement s’équilibre. Particulièrement quand il est porté par une association locale ou un collectif qui ne dispose pas d’autres ressources financières que les recettes de l’événement et les adhésions de ses membres.

La mécanique économique se grippe

L’équation s’équilibre en principe grâce aux sponsors, c’est-à-dire les entreprises qui paient pour afficher leur marque sur les supports de l’événement, disposer d’un stand sur place le jour J et, souvent, profiter d’un canal privilégié pour diffuser ou faire connaître leurs recrutements en cours. Le reste du budget provient généralement de la billetterie, autrement dit le public payant de l’événement, dont les entrées (le tarif est de l’ordre de quelques dizaines d’euros) sont généralement payées par l’employeur des développeuses et développeurs concernés par la thématique.

Problème : il semblerait que cette mécanique plutôt conventionnelle se grippe. 33 organisations en charge de conférences tech viennent en effet de signer un appel commun à une plus large mobilisation du secteur :

« Les événements techniques traversent aujourd’hui une crise silencieuse. Budgets sponsoring resserrés, achats de billets en baisse, adhésions associatives en recul : partout, les mêmes signaux d’alerte s’allument et l’inquiétude s’installe au sein des organisations. Si rien ne change, nombre d’entre eux ne verront pas de nouvelle édition. Nous, organisateurs, organisatrices et associations tech, alertons aujourd’hui l’écosystème sur ce qui est en train de se jouer. »

L’appel est notamment lancé par l’AFUP, l’Association française des utilisateurs de PHP, qui organise chaque année le Forum PHP (prochaine édition les 8 et 9 octobre prochain à Disneyland Paris) et, en 2026, des déclinaisons baptisées AFUP Day, portées par ses antennes locales de Lille, Lyon et Poitiers.

« L’an dernier, notre événement phare était déjà en deçà de ses objectifs. Sur l’année 2026, la tendance s’est accélérée et a touché également l’AFUP Day. Nous avons été globalement en dessous de nos objectifs (billetterie et sponsoring), pour un résultat à- 17 % – soit environ 6 500 euros », nous confie Xavier Leune, membre de l’association.

Le forum PHP, nettement plus ambitieux en termes de budget, s’annonce quant à lui sous des auspices inquiétants. « Les premières semaines de vente ont marqué un nouveau recul puisque nous étions en moyenne à 30 % en dessous de l’année dernière. L’été nous a fait connaître un nouveau décrochage, nous sommes désormais à- 47 % sur la billetterie. Le sponsoring quant à lui est en recul de 25 % », s’inquiète notre interlocuteur. Sans inversion de tendance, l’événement pourrait se solder par un déficit suffisamment important pour compromettre la pérennité de l’association.

Trouver des sponsors et des visiteurs payants

Début juin, l’AFUP avait déjà alerté sur les difficultés rencontrées autour de ses différents événements :

« Malgré nos multiples prises de contact, malgré les appels à la communauté, la recherche de soutiens est difficile. De multiples entreprises nous indiquent ne pas avoir de budget marketing en 2026. La grande incertitude qui règne dans le secteur, que cela soit lié au contexte mondial, à l’arrivée de l’IA ou d’autres raisons économiques, n’invite pas les acteurs de l’écosystème à s’impliquer auprès de l’association ».

Si le Forum PHP fait figure de locomotive, les difficultés n’épargnent pas de plus petites conventions locales. En juin, l’asso qui organise le BreizhCamp indiquait elle aussi faire face à un sponsoring en retrait pour son édition 2026. « Cela nous a amené à augmenter le prix des billets, mais cette augmentation n’est malheureusement pas suffisante pour absorber le manque de recettes, nous avons donc dû renoncer à certaines dépenses cette année », décrivait-elle alors.

D’autres signataires jonglent eux aussi avec un budget d’autant plus difficile à équilibrer qu’il recèle une part d’incertitude jusqu’à l’ouverture des portes. Hors early birds, le gros des billets se vend en effet souvent dans les dernières semaines, alors qu’il faut engager en amont les dépenses liées au lieu ou à la restauration.

La conférence girondine BDX I/O, dont l’édition 2026 se tiendra les 29 et 30 octobre prochain, a par exemple abandonné le Palais des congrès de Bordeaux au profit des couloirs et des amphis de l’école Enseirb-Matmeca de Talence. Le mouvement traduit une réalité économique, que l’asso organisatrice a tournée à son avantage, en profitant des frais de location réduits pour passer son événement sur deux jours et donc proposer un programme plus soutenu.

À ce stade, elle envisage un atterrissage à l’équilibre, mais le résultat final dépendra à la fois de la billetterie et de la décision des sponsors encore en attente. « Les budgets se resserrent partout et sur toutes les topologies d’entreprises, et malheureusement des événements comme le nôtre ne sont pas la priorité quand il s’agit d’attribuer des budgets », analyse Amélie Benoit, membre de la petite équipe bénévole qui s’active, et s’épuise, depuis des mois pour monter l’événement.

Même si l’optimisme reste de rigueur, l’organisation chasse donc les postes de dépense susceptibles d’être réduits sans dégrader la qualité de l’accueil, tout en cherchant des leviers pour dynamiser son offre. « Nous sommes très heureux de pouvoir accueillir des start-ups gratuitement cette année. C’est un choix, pas économique du tout pour le coup, qui nous tenait énormément à cœur pour pouvoir diversifier le paysage d’entreprises présentes à l’événement, et pour avoir une meilleure représentation de l’écosystème tech à Bordeaux », illustre Amélie Benoit.

Entre expertise et velléités d’ouverture

Quels que soient la communauté, le langage ou les pratiques de développement concernées, la clé de voûte du succès reste bien sûr la programmation. Elle doit à la fois garantir un niveau d’expertise suffisant pour motiver le déplacement sur le temps professionnel, mais aussi s’ouvrir aux problématiques transverses qui animent les réflexions et les transformations du secteur. Sans surprise, l’IA fait désormais partie intégrante de la plupart des programmes, qui intègrent également de plus en plus de sessions dédiées à des enjeux sociaux ou sociétaux.

Pour les signataires de l’appel lancé par l’AFUP, c’est précisément cette alliance entre technique et humain qui fait le sel des conférences spécialisées, et qui justifie que l’on se mobilise pour leur survie :

« Nous passons désormais une large partie de nos journées à échanger avec des IA. Dans ce contexte, les événements techniques prennent une valeur unique : ce sont des lieux où l’on se retrouve entre humains, où l’on partage une expertise, où de nouvelles vocations naissent, notamment autour des projets open source dont dépendent silencieusement la majorité de nos entreprises. Ces projets ont besoin de contributeurs et contributrices, de mainteneurs et mainteneuses, de relève mais aussi d’enthousiasme et d’inspiration. Les événements techniques sont l’un des rares endroits où cette relève se construit. »

De façon plus pragmatique, ils rappellent que ces conférences sont avant tout un accélérateur de compétences, nourri par la confrontation directe à des retours d’expérience, d’autres pratiques, et les échanges informels avec des pairs.

Pour autant, les organisateurs invitent les entreprises à ne pas raisonner que via le prisme du retour sur investissement. « On oublie parfois que sponsoriser un événement, c’est aussi apporter une visibilité durable et un soutien incommensurable à tout un écosystème tech local. Sans ce soutien, les événements vont tout simplement mourir. Et il n’y aura possiblement plus d’événements lorsqu’elles auront des besoins de visibilité et de recrutement », regrette Amélie Benoit.

La perte serait d’autant plus dommageable que la plupart des conférences recueillent un haut niveau de satisfaction chez les développeurs qui les fréquentent. La conjoncture impose toutefois déjà des choix. Plusieurs associations ont par exemple entrepris de basculer vers des formats plus légers, de type meet-ups mensuels, plus simples à équilibrer sur le plan financier, mais aussi moins ambitieux. « On est loin d’un format conférence où l’effervescence, les échanges et l’apprentissage varié sont au cœur des valeurs », remarque Amélie Benoit.

Les conférences développeurs appellent les entreprises à ne pas les laisser disparaitre

8 septembre 2026 à 09:16
Support your local devconf dealer
Les conférences développeurs appellent les entreprises à ne pas les laisser disparaitre

33 collectifs et associations engagés dans l’organisation d’événements techniques pour développeurs lancent un appel collectif. Entre budgets de sponsoring et achats de billets en baisse, ils redoutent que leurs conférences ne soient plus économiquement viables et que leur disparition ne participe à un appauvrissement général du secteur, particulièrement dans le contexte d’un recours accru à l’IA.

Bon nombre de conférences techniques destinées aux développeurs reposent principalement sur l’engagement d’une communauté de bénévoles, qui se chargent de trouver un lieu, fédérer des intervenants, communiquer en amont et assurer l’accueil des participants le jour J.

Leur motivation est indispensable, mais pas suffisante : entre location d’une salle, obligations réglementaires de sécurité, fournitures, repas et autres kakémonos, il faut aussi que le budget de l’événement s’équilibre. Particulièrement quand il est porté par une association locale ou un collectif qui ne dispose pas d’autres ressources financières que les recettes de l’événement et les adhésions de ses membres.

La mécanique économique se grippe

L’équation s’équilibre en principe grâce aux sponsors, c’est-à-dire les entreprises qui paient pour afficher leur marque sur les supports de l’événement, disposer d’un stand sur place le jour J et, souvent, profiter d’un canal privilégié pour diffuser ou faire connaître leurs recrutements en cours. Le reste du budget provient généralement de la billetterie, autrement dit le public payant de l’événement, dont les entrées (le tarif est de l’ordre de quelques dizaines d’euros) sont généralement payées par l’employeur des développeuses et développeurs concernés par la thématique.

Problème : il semblerait que cette mécanique plutôt conventionnelle se grippe. 33 organisations en charge de conférences tech viennent en effet de signer un appel commun à une plus large mobilisation du secteur :

« Les événements techniques traversent aujourd’hui une crise silencieuse. Budgets sponsoring resserrés, achats de billets en baisse, adhésions associatives en recul : partout, les mêmes signaux d’alerte s’allument et l’inquiétude s’installe au sein des organisations. Si rien ne change, nombre d’entre eux ne verront pas de nouvelle édition. Nous, organisateurs, organisatrices et associations tech, alertons aujourd’hui l’écosystème sur ce qui est en train de se jouer. »

L’appel est notamment lancé par l’AFUP, l’Association française des utilisateurs de PHP, qui organise chaque année le Forum PHP (prochaine édition les 8 et 9 octobre prochain à Disneyland Paris) et, en 2026, des déclinaisons baptisées AFUP Day, portées par ses antennes locales de Lille, Lyon et Poitiers.

« L’an dernier, notre événement phare était déjà en deçà de ses objectifs. Sur l’année 2026, la tendance s’est accélérée et a touché également l’AFUP Day. Nous avons été globalement en dessous de nos objectifs (billetterie et sponsoring), pour un résultat à- 17 % – soit environ 6 500 euros », nous confie Xavier Leune, membre de l’association.

Le forum PHP, nettement plus ambitieux en termes de budget, s’annonce quant à lui sous des auspices inquiétants. « Les premières semaines de vente ont marqué un nouveau recul puisque nous étions en moyenne à 30 % en dessous de l’année dernière. L’été nous a fait connaître un nouveau décrochage, nous sommes désormais à- 47 % sur la billetterie. Le sponsoring quant à lui est en recul de 25 % », s’inquiète notre interlocuteur. Sans inversion de tendance, l’événement pourrait se solder par un déficit suffisamment important pour compromettre la pérennité de l’association.

Trouver des sponsors et des visiteurs payants

Début juin, l’AFUP avait déjà alerté sur les difficultés rencontrées autour de ses différents événements :

« Malgré nos multiples prises de contact, malgré les appels à la communauté, la recherche de soutiens est difficile. De multiples entreprises nous indiquent ne pas avoir de budget marketing en 2026. La grande incertitude qui règne dans le secteur, que cela soit lié au contexte mondial, à l’arrivée de l’IA ou d’autres raisons économiques, n’invite pas les acteurs de l’écosystème à s’impliquer auprès de l’association ».

Si le Forum PHP fait figure de locomotive, les difficultés n’épargnent pas de plus petites conventions locales. En juin, l’asso qui organise le BreizhCamp indiquait elle aussi faire face à un sponsoring en retrait pour son édition 2026. « Cela nous a amené à augmenter le prix des billets, mais cette augmentation n’est malheureusement pas suffisante pour absorber le manque de recettes, nous avons donc dû renoncer à certaines dépenses cette année », décrivait-elle alors.

D’autres signataires jonglent eux aussi avec un budget d’autant plus difficile à équilibrer qu’il recèle une part d’incertitude jusqu’à l’ouverture des portes. Hors early birds, le gros des billets se vend en effet souvent dans les dernières semaines, alors qu’il faut engager en amont les dépenses liées au lieu ou à la restauration.

La conférence girondine BDX I/O, dont l’édition 2026 se tiendra les 29 et 30 octobre prochain, a par exemple abandonné le Palais des congrès de Bordeaux au profit des couloirs et des amphis de l’école Enseirb-Matmeca de Talence. Le mouvement traduit une réalité économique, que l’asso organisatrice a tournée à son avantage, en profitant des frais de location réduits pour passer son événement sur deux jours et donc proposer un programme plus soutenu.

À ce stade, elle envisage un atterrissage à l’équilibre, mais le résultat final dépendra à la fois de la billetterie et de la décision des sponsors encore en attente. « Les budgets se resserrent partout et sur toutes les topologies d’entreprises, et malheureusement des événements comme le nôtre ne sont pas la priorité quand il s’agit d’attribuer des budgets », analyse Amélie Benoit, membre de la petite équipe bénévole qui s’active, et s’épuise, depuis des mois pour monter l’événement.

Même si l’optimisme reste de rigueur, l’organisation chasse donc les postes de dépense susceptibles d’être réduits sans dégrader la qualité de l’accueil, tout en cherchant des leviers pour dynamiser son offre. « Nous sommes très heureux de pouvoir accueillir des start-ups gratuitement cette année. C’est un choix, pas économique du tout pour le coup, qui nous tenait énormément à cœur pour pouvoir diversifier le paysage d’entreprises présentes à l’événement, et pour avoir une meilleure représentation de l’écosystème tech à Bordeaux », illustre Amélie Benoit.

Entre expertise et velléités d’ouverture

Quels que soient la communauté, le langage ou les pratiques de développement concernées, la clé de voûte du succès reste bien sûr la programmation. Elle doit à la fois garantir un niveau d’expertise suffisant pour motiver le déplacement sur le temps professionnel, mais aussi s’ouvrir aux problématiques transverses qui animent les réflexions et les transformations du secteur. Sans surprise, l’IA fait désormais partie intégrante de la plupart des programmes, qui intègrent également de plus en plus de sessions dédiées à des enjeux sociaux ou sociétaux.

Pour les signataires de l’appel lancé par l’AFUP, c’est précisément cette alliance entre technique et humain qui fait le sel des conférences spécialisées, et qui justifie que l’on se mobilise pour leur survie :

« Nous passons désormais une large partie de nos journées à échanger avec des IA. Dans ce contexte, les événements techniques prennent une valeur unique : ce sont des lieux où l’on se retrouve entre humains, où l’on partage une expertise, où de nouvelles vocations naissent, notamment autour des projets open source dont dépendent silencieusement la majorité de nos entreprises. Ces projets ont besoin de contributeurs et contributrices, de mainteneurs et mainteneuses, de relève mais aussi d’enthousiasme et d’inspiration. Les événements techniques sont l’un des rares endroits où cette relève se construit. »

De façon plus pragmatique, ils rappellent que ces conférences sont avant tout un accélérateur de compétences, nourri par la confrontation directe à des retours d’expérience, d’autres pratiques, et les échanges informels avec des pairs.

Pour autant, les organisateurs invitent les entreprises à ne pas raisonner que via le prisme du retour sur investissement. « On oublie parfois que sponsoriser un événement, c’est aussi apporter une visibilité durable et un soutien incommensurable à tout un écosystème tech local. Sans ce soutien, les événements vont tout simplement mourir. Et il n’y aura possiblement plus d’événements lorsqu’elles auront des besoins de visibilité et de recrutement », regrette Amélie Benoit.

La perte serait d’autant plus dommageable que la plupart des conférences recueillent un haut niveau de satisfaction chez les développeurs qui les fréquentent. La conjoncture impose toutefois déjà des choix. Plusieurs associations ont par exemple entrepris de basculer vers des formats plus légers, de type meet-ups mensuels, plus simples à équilibrer sur le plan financier, mais aussi moins ambitieux. « On est loin d’un format conférence où l’effervescence, les échanges et l’apprentissage varié sont au cœur des valeurs », remarque Amélie Benoit.

☕️ Le serveur multimédia Jellyfin passe en version 12.0

8 septembre 2026 à 05:42


Destiné à la gestion d’un serveur multimédia local (hébergé par exemple sur un NAS), le projet Jellyfin passe en version 12.0.

Les amateurs de cette alternative open source (licence GPL 2.0) à Plex noteront immédiatement que cette nouvelle mouture s’accompagne d’un changement dans la numérotation adoptée. Jellyfin passe en effet d’un versionnage élaboré sous la forme « 10.11.11 » à un schéma simplifié, censé mieux refléter la publication d’une mise à jour considérée comme majeure.

Et c’est le cas pour Jellyfin 12.0. D’après les notes de version publiées par l’équipe, le logiciel serveur achève enfin les travaux de migration du modèle de données engagés un an plus tôt lors de la sortie de la précédente version majeure (la 10.11).

« L’un des changements majeurs concerne le stockage des listes de lecture et des collections. Auparavant, tous les éléments d’une liste de lecture étaient stockés dans une seule et même liste interne, et la base de données ne pouvait pas y accéder », décrit Cody Robibero, responsable de l’équipe core, serveur et plugins du projet :

« Chaque élément d’une liste de lecture correspond désormais à une ligne distincte. La base de données peut compter les lignes, afficher une seule page et ajouter ou supprimer un élément individuellement sans affecter les autres, ce qui représente une amélioration significative pour les listes de lecture volumineuses. »

Outre ces améliorations de performance, Jellyfin 12.0 passe à FFmpeg 8.1, traite maintenant les fichiers .ogg comme de l’audio, peaufine son ouverture à la gestion des livres et des bandes dessinées numériques (le plugin dédié, Bookshelf, est de ce fait maintenant déprécié) et sait désormais gérer proprement la présence de plusieurs fichiers pour un même épisode de série, comme il le faisait déjà pour les films.

Du côté des clients, l’interface « Modern » devient l’interface par défaut sur desktop ou mobile. Elle profite elle aussi de nombreuses optimisations. L’abandon du support TLS/SSL interne, programmé pour cette version 12, a quant à lui été repoussé à une échéance ultérieure.

L’interface Modern UI est désormais proposée par défaut – crédit Jellyfin

Les notes de version complètes et les téléchargements sont disponibles sur GitHub pour le serveur et le client web. Une sauvegarde complète de la configuration existante est fortement recommandée avant d’appliquer la mise à jour, dont le processus va dépendre de la nature exacte de votre installation (paquet natif sur un NAS, conteneur Docker, etc.).

Cette mise à jour intervient alors que Plex a procédé cet été à une nouvelle hausse de tarifs, qui porte le prix de sa licence à vie à 690 euros.

☕️ Le serveur multimédia Jellyfin passe en version 12.0

8 septembre 2026 à 05:42


Destiné à la gestion d’un serveur multimédia local (hébergé par exemple sur un NAS), le projet Jellyfin passe en version 12.0.

Les amateurs de cette alternative open source (licence GPL 2.0) à Plex noteront immédiatement que cette nouvelle mouture s’accompagne d’un changement dans la numérotation adoptée. Jellyfin passe en effet d’un versionnage élaboré sous la forme « 10.11.11 » à un schéma simplifié, censé mieux refléter la publication d’une mise à jour considérée comme majeure.

Et c’est le cas pour Jellyfin 12.0. D’après les notes de version publiées par l’équipe, le logiciel serveur achève enfin les travaux de migration du modèle de données engagés un an plus tôt lors de la sortie de la précédente version majeure (la 10.11).

« L’un des changements majeurs concerne le stockage des listes de lecture et des collections. Auparavant, tous les éléments d’une liste de lecture étaient stockés dans une seule et même liste interne, et la base de données ne pouvait pas y accéder », décrit Cody Robibero, responsable de l’équipe core, serveur et plugins du projet :

« Chaque élément d’une liste de lecture correspond désormais à une ligne distincte. La base de données peut compter les lignes, afficher une seule page et ajouter ou supprimer un élément individuellement sans affecter les autres, ce qui représente une amélioration significative pour les listes de lecture volumineuses. »

Outre ces améliorations de performance, Jellyfin 12.0 passe à FFmpeg 8.1, traite maintenant les fichiers .ogg comme de l’audio, peaufine son ouverture à la gestion des livres et des bandes dessinées numériques (le plugin dédié, Bookshelf, est de ce fait maintenant déprécié) et sait désormais gérer proprement la présence de plusieurs fichiers pour un même épisode de série, comme il le faisait déjà pour les films.

Du côté des clients, l’interface « Modern » devient l’interface par défaut sur desktop ou mobile. Elle profite elle aussi de nombreuses optimisations. L’abandon du support TLS/SSL interne, programmé pour cette version 12, a quant à lui été repoussé à une échéance ultérieure.

L’interface Modern UI est désormais proposée par défaut – crédit Jellyfin

Les notes de version complètes et les téléchargements sont disponibles sur GitHub pour le serveur et le client web. Une sauvegarde complète de la configuration existante est fortement recommandée avant d’appliquer la mise à jour, dont le processus va dépendre de la nature exacte de votre installation (paquet natif sur un NAS, conteneur Docker, etc.).

Cette mise à jour intervient alors que Plex a procédé cet été à une nouvelle hausse de tarifs, qui porte le prix de sa licence à vie à 690 euros.

❌