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Le DLSS 4.5 plus apprécié que le rendu natif, ce que nous dit l’expérience de ComputerBase

19 février 2026 à 15:47

Quel est le rendu que vous préférez ? L’image native ? Le DLSS 4.5 ? Ou le FSR ? Vous en avez peut-être entendu parler, l’expérience de ComputerBase fait grand bruit sur la toile. Le site a demandé à ses lecteurs de choisir entre différentes images tirées de différents jeux vidéo mais avec des technologies de rendus différents. Trois grandes solutions ont été mises en concurrence. Un rendu « natif », c’est-à-dire celui calculé par le circuit graphique de la machine. Un rendu piloté par un algorithme signé Nvidia avec le DLSS 4.5. Et enfin un rendu piloté par AMD avec le FSR.

DLSS 4.5 vs natif Vs FSR

DLSS 4.5 vs natif Vs FSR

La surprise vient du fait que le test, réalisé bien entendu « à l’aveugle » sans que les internautes ne sachent quelle technologie est employée pour chaque image, met en évidence une préférence marquée pour le rendu issu de la technologie DLSS 4.5. On pourrait penser que l’image préférée des internautes serait la plus « juste » possible. Entendez par là celle qui correspond le mieux à ce que les développeurs du jeu proposent. Il n’en est rien, sur toutes les images et quel que soit le jeu, la majorité préfère le rendu DLSS 4.5.

Les résultats sont sans appel : sur les 6 jeux mis au vote, la majorité des internautes préfèrent l’image générée par la technologie de Nvidia. Avec, pour certains titres, des résultats sans équivoque : sur Satisfactory par exemple, c’est presque 61% des suffrages qui désignent le DLSS 4.5. Contre 15.1 et 12.4% pour le rendu natif ou le FSR. 

Premier élément à noter, assez important d’ailleurs, il ne s’agit pas d’un podium. La question importe ici et ComputerBase le rappelle. On demande aux internautes quel est le meilleur rendu dans les différentes propositions. Et non pas de dresser une liste de préférences entre elles. Autrement dit, les votants ont juste choisi l’image qu’ils préféraient pour chaque jeu sans déterminer ensuite s’ils en préféraient une seconde. Si cela permet de mettre explicitement en avant le DLSS cela n’offre pas la possibilité de dire que le natif ou le FSR est second. Si la question d’un tri de préférences des images avait été demandé, on aurait pu établir un classement. Ce n’est donc pas le cas ici.

Jeu Pourcentage de vote
« rendu équivalent »
Date de sortie du jeu
Anno 117 10.7% 2025
ARC Raiders 11.5% 2025
Cyberpunk 2077 22.6% 2020
Horizeon Forbidden West 12.6% 2022
Satisfactory 11.6% 2019
The Last of US Part II 7.8% 2020

Second point qui me parait intéressant : un jeu qui a largement été mis en avant pour ses qualités graphiques, Cyberpunk 2077, est celui où les votes pour l’absence de différence entre les affichages est le plus élevé. Cela veut dire que pour ce titre aux graphismes très léchés, et dont une grande partie de l’intérêt vient de l’univers déployé par les designers, le moteur de jeu impose un rendu précis qui peine à être départagé.

Ce résultat est très net et c’est un des premiers jeux à avoir été embarqué par des IA pour mettre en valeur ces technologies de génération d’images. Sorti en 2020, il fait partie des tous premiers titres pilotés par le FSR d’AMD (lancé en 2021) et le DLSS de Nvidia (2020). Cela veut dire que ces technologies n’avaient pas encore déployé tout leur « savoir faire ». Pour autant, d’autres titres comme Satisfactory ou The Last of US part II sont sortis à la même époque et héritent de notes d’équivalences bien plus faibles. On peut donc se demander dans quelle mesure les développeurs, sachant que les jeux étaient de plus en plus sujets à interprétation de la part des matériels de jeu, ont décidé de relâcher leurs efforts de contrôle sur le rendu de leurs titres. 

Cyberpunk 2077 a largement soigné son esthétique et son rendu technique

Cyberpunk 2077 a largement soigné son esthétique et son rendu technique

Difficile de leur en vouloir d’ailleurs. Entre un joueur qui va lancer une partie sur un PC portable avec un écran bas de gamme et un circuit graphique de base, un autre qui profitera d’un écran géant OLED porté par une carte graphique très haut de gamme et un troisième, entre les deux, qui profitera des solutions IA que sont les DLSS 4.5 ou FSR 3.1 sur un écran IPS, les équipes de développement sont perdues. Bien malin celui qui saura comment le jeu sera affiché au final. Il faut une volonté de développement très spécifique pour appuyer un rendu précis afin que cela ait un impact. Et peut être que Cyberpunk 2077 est un des seuls à avoir eu cette exigence. C’est d’ailleurs peut-être pour cela que le jeu a été aussi exigeant lors de sa sortie : il refusait de tourner sur des configurations trop moyennes.

Le DLSS 4.5 en 2026 propose aux jeux ce que les ingénieurs du son ont proposé à la musique dès les années 2000.

Enfin, il n’y a pas de raisons que notre vue soit si différente de nos autres sens. Lorsque les casques, amplis, autoradios, lecteurs de Mp3 en tous genres se sont vus affublés de fonctions d’amplification des Basses, les ventes ont augmenté. Le public a préféré ce son largement amplifié de boom boom au fur et à mesure que la consommation de la musique a quitté les maisons pour envahir les rues. Les basses étant alors la plage de son que l’on entendait le mieux. Lorsque les albums ont été « remasterisés » en masse avec une normalisation à outrance, le public a adhéré et suivi ce travail sonore. A chaque fois, cela colorait largement la volonté originale du ou des auteurs. Et pourtant le marché a suivi.

Dans le domaine de l’image et de la vidéo, même constat. Des fonctions comme le HDR intégrées par défaut dans de nombreuses applications de photo. Ou les fameux algorithmes intégrés dans les téléviseurs qui réussissent à transformer un film tourné en cinémascope en une série télé filmée à la caméra numérique… Ces technologies ont les faveurs du public. Beaucoup de personnes trouvent les rendus originaux trop fades. Qu’ils « manquent de pêche ». 

Cette apparition d’une préférence pour le rendu « IA » du DLSS 4.5 n’est, à mon avis, pas à regarder autrement. Le public apprécie ces images. Ce n’est pas tant que le rendu soit meilleur en DLSS ou en FSR qu’en natif. C’est que les joueurs ont été habitués à regarder leurs jeux de la même manière que le reste, en poussant les niveaux de contraste et de saturation toujours plus haut.

Le DLSS 4.5 plus apprécié que le rendu natif, ce que nous dit l’expérience de ComputerBase © MiniMachines.net. 2026

Plug, baby, plug : un an après, où en sont les méga-projets de data centers ?

19 février 2026 à 06:28

Il y a un an, 109 milliards d’euros d’investissements devaient propulser la France parmi les grandes puissances mondiales de l’IA. Douze mois plus tard, plusieurs projets avancent, mais les contraintes s’accumulent et certains ne se concrétiseront pas.

En février 2025, lors du Sommet de Paris sur l’intelligence artificielle, Emmanuel Macron lançait son fameux « Plug, baby, plug ! » (en écho au slogan trumpiste « Drill, baby, drill »), en annonçant plus de 100 milliards d’euros d’investissements privés pour la construction de data centers. Une manne qui répondait à l’explosion de la demande en puissance de calcul, liée à l’essor du cloud et à la révolution de l’IA. Il s’agissait aussi, au nom de la souveraineté, de riposter au projet américain Stargate, prévoyant d’investir 500 milliards de dollars en infrastructures IA. Un an plus tard, alors que s’ouvre à New Delhi la nouvelle édition du Sommet sur l’IA, que reste-t-il de ces promesses ?

La ruée a bien eu lieu : selon le gestionnaire du réseau électrique RTE, plus de 70 projets ont déjà réservé, à fin janvier, 15 000 MW de capacités. Un chiffre colossal qui représente l’équivalent de 15 réacteurs nucléaires ou 1,5 fois la consommation industrielle française. Une task force pilotée par la DGE avec RTE et Business France accompagne certains de ces projets. Elle a sélectionné 63 sites jugés adéquats (disponibilité foncière, capacités de raccordement électrique, acceptabilité locale), dont 26 sont déjà « sécurisés par un porteur de projet » (voir carte).

Pour cette industrie électro-intensive, la France est indéniablement une terre d’élection. Grâce à son parc nucléaire, elle dispose d’un réseau stable et d’une électricité décarbonée à 95 %, relativement bon marché par rapport à ses voisins et, surtout, en excès : en 2025, elle en a exporté 92,3 TWh, un record qui représente quasiment 15 % de sa consommation annuelle.

Néanmoins, la route est semée d’embûches : délais de raccordement électrique, spéculation sur le foncier, méfiance des élus et coûts souvent sous-estimés. D’où de vrais succès, mais aussi quelques naufrages.

Le sésame du raccordement « fast track »

Certes, tout le monde ne boxe pas dans la même catégorie. Un des projets les plus emblématiques, couvé par l’Élysée, est porté par le fonds souverain émirati MGX, qui a signé en mai dernier une joint-venture avec Bpifrance, la pépite française Mistral et Nvidia, leader hégémonique des puces GPU, pour la création du « plus grand campus IA européen ». Ce projet à 50 milliards d’euros progresse rapidement. Il prévoit la construction, par phases, d’une douzaine de centres de données, abritant des capacités de calcul haute performance (HPC), avec des applications IA dans de nombreux domaines. Installé à Fouju, en Seine-et-Marne, sur un site de 70 hectares, idéalement situé à proximité d’un poste à haute tension, Campus IA a été le premier à signer avec RTE, le 26 janvier dernier, un contrat de raccordement accéléré « fast track » : il lui offrira une puissance de 240 MW d’ici fin 2027, puis de 700 MW avant fin 2029, avant les 1 400 MW visés.

La procédure fast track concerne les infrastructures de plus de 400 MW, qui doivent être raccordées au réseau très haute tension (400 000 V). « Il ne s’agit pas d’un laisser-passer pour brûler les étapes, mais d’une labellisation de sites bien placés pour de très gros data centers, qui permettent de diviser par deux les délais de raccordement, à 3 ou 4 ans, nous précise Jean-Philippe Bonnet, directeur adjoint Stratégie chez RTE. S’il est situé à moins de 10 km d’un nœud électrique, un terrain peut être raccordé par une ligne souterraine à haute tension dans un délai raisonnable. Au-delà, il faut construire une ligne aérienne, donc saisir la Commission nationale du débat public, entraînant des procédures beaucoup plus longues. »

Les sites permettant ce raccordement accéléré sont rarissimes (cinq ont été sélectionnés par l’État à ce jour), donc mis en concurrence. Outre celui de Fouju, un deuxième site en Seine-et-Marne, celui de l’ancienne centrale EDF de Montereau-Vallée-de-la-Seine (qui dispose déjà des branchements nécessaires !), est en passe d’être attribué à Opcor, coentreprise du groupe Iliad de Xavier Niel et d’InfraVia. Le Français Data4, un des leaders européens du secteur, est, lui, entré en négociations exclusives pour l’acquisition du troisième site fast track, basé à Escaudain, près de Valenciennes (Hauts-de-France). Un quatrième site se trouve au port de Dunkerque, qui vient de lancer l’appel à manifestation d’intérêt (AMI).

Quant au cinquième site, un terrain de 70 ha sur la ZAC de la commune du Bosquel, au sud d’Amiens, il avait été attribué au britannique Fluidstack, un fournisseur de cloud GPU (qui compte notamment Mistral parmi ses clients). Lors du Sommet de l’IA, l’entreprise avait annoncé, dans le cadre d’un accord avec le gouvernement, la construction en France « du plus grand supercalculateur décarboné au monde » (1 GW), avec une première mise de 10 milliards d’euros. Mais le Britannique (cofondé en 2017 par un jeune ingénieur français de 28 ans, César Maklary) a récemment retiré son offre au Bosquel. De source proche du dossier, il s’agirait d’un désaccord avec la collectivité locale : Fluidstack ne l’aurait emporté que grâce à une offre beaucoup plus élevée que celles de ses concurrents. Mais le coût total de la location du terrain et des frais à engager se seraient finalement avéré si colossaux, avoisinant le milliard d’euros, qu’il aurait préféré renoncer. Nous n’avons pu confirmer ces informations, ni localement ni auprès de Fluidstack.

Le financement, nerf de la guerre

Cette défection met certes le projet en retard, mais son impact reste limité, vu que le terrain, labellisé fast track, reste hautement désirable. Une AMI a d’ailleurs été aussitôt relancée et quatre nouveaux candidats sont en lice. Rien ne dit, par ailleurs, que Fluidstack ne cherche pas un autre terrain en France. Mais ce revers montre l’importance, d’une part, de nouer un dialogue approfondi avec les élus locaux et, d’autre part, de sécuriser le financement de méga-projets aussi dévoreurs de cash.

À ce titre, les ambitions de Sesterce donnent le tournis. La jeune société de Cloud marseillaise, née en 2018 mais en croissance exponentielle, a fait, elle aussi, partie des stars du Sommet IA 2025, en annonçant investir 450 millions d’euros (1,8 milliard à terme) dans un projet de supercalculateur près de Valence, dans la Drôme, censé générer 800 emplois directs et indirects. Ceci n’était que la première phase d’un plan plus vaste devant s’étendre dans le Nord et l’Est du pays, et totaliser 52 milliards d’investissement, 1,5 GW, 500 000 GPU… Le futur campus de la Drôme doit (devait ?) être hébergé sur l’Ecoparc Rovaltain de Valence Romans Agglo, dans des bâtiments désaffectés rachetés au groupe Mérieux, la proximité de la gare TGV permettant de bénéficier du réseau optique à très haut débit longeant la ligne. Un projet séduisant et très médiatisé, mais dont le financement est toujours resté assez flou : « 80 % de dette et 20 % en equity », concédait en février dernier l’un de ses deux cofondateurs, Anthony Tchakerian. Mais patatras, le 5 février dernier, le tribunal de Marseille prononçait l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire à l’encontre de Sesterce Group, avec désignation d’une mandataire judiciaire. La start-up a-t-elle vu trop grand ? Mutisme total à ce jour, du côté de l’entreprise ou de celui de Valence Romans Agglo.

Spécialiste des infrastructures modulaires à ultra-haute densité, la jeune société Eclairion est en revanche en plein essor depuis que son site tout neuf de Bruyères-en-Châtel, dans l’Essonne, situé au cœur de la technopole Teratec qui abrite le CEA DAM (applications militaires), a été choisi en février par Mistral1 pour héberger son premier data center (40 MW, avec Fluidstack comme intégrateur). Adossé au groupe de promotion immobilière montpelliérain HPC, Eclairion se développe aussi dans la Sarthe, sur un ancien site papetier d’Arjo Wiggins, et en Moselle, dans deux anciennes centrales EDF, La Maxe (ex-site charbonnier) et Richemont (2 milliards d’euros d’investissement).

Riverains, data centers : une cohabitation sous haute tension

J’approfondis

Data4 surfe, lui aussi, sur la vague de l’IA, aidé par les moyens financiers de son actionnaire majoritaire canadien Brookfield, qui a prévu d’investir 15 milliards d’euros dans le secteur. Déjà détenteur de près de 40 data centers en Europe (dont 20 en France), Data4 a lancé la construction d’un nouveau campus (250 MW) dédié à l’IA à Nozay (Paris-Saclay), en Essonne, sur l’ancien siège de Nokia, à proximité de son site historique de Marcoussis. L’entreprise nourrit aussi de grandes ambitions dans les Hauts-de-France, où elle veut développer une puissance d’1 GW : outre le site fast track d’Escaudain, elle est en négociation pour un autre terrain à Cambrai. Pourquoi le Nord ? « Parce que le plus gros marché européen, réunissant tous les acteurs de la donnée et du cloud, se trouve dans un rectangle délimité par Francfort, Londres, Amsterdam et Paris. Or le barycentre de ce rectangle se situe aux alentours de Lille », explique Jérôme Totel, Chief Strategy Officer de Data4.

Course aux mégawatts et spéculation foncière

Pourtant, même avec de solides appuis financiers, la démarche tient du casse-tête, dans un contexte de concurrence effrénée. Les friches industrielles bénéficiant de raccordements sont prises d’assaut, d’autant qu’elles permettent de respecter l’objectif ZAN (zéro artificialisation nette). « La principale difficulté consiste à trouver un site raccordable à de l’énergie en très haute puissance et ce, rapidement, soupire Jérôme Totel. Si les délais d’attente sont trop grands, le pari devient très risqué. Les besoins seront-ils aussi importants dans 6 ou 7 ans ? C’est maintenant que les clients ont besoin de capacités de calcul. C’est maintenant que les Américains et les Chinois construisent massivement. Un vrai sujet quand on sait que 80 % des données des Européens sont encore hébergées aux États-Unis. » À noter, à ce sujet, que les Américains Digital Realty, Amazon, Equinix, Apollo et autres Prologis sont eux aussi très actifs en France.

Pourquoi une telle file d’attente ? D’abord parce que RTE croule sous les demandes. Pour chacune d’elles, le gestionnaire signe un devis (s’engageant sur un coût et un délai) qui « sécurise » de facto le terrain. S’ensuivent 3 à 5 ans de démarches administratives, auxquelles s’ajoutent les délais de livraison des transformateurs (souvent 3 ans), puis deux ans de travaux. La règle étant : « premier demandeur, premier servi ». Or beaucoup de projets n’avancent pas, et certains ne sont entrés dans le processus que pour revendre plus cher leur terrain « sécurisé », ce qui alimente la spéculation. Le constat est général. Pour Jean-Philippe Bonnet, de RTE, « il est évident que parmi les projets ayant signé un contrat de raccordement, tous ne se feront pas ». Autre souci, l’afflux des demandes se concentre dans certaines régions, à commencer par l’Île-de-France (6 500 des 15 000 MW réservés à ce jour), mettant le réseau à l’épreuve. « Environ 30 % de la demande actuelle en région parisienne peut être servie, auxquels s’ajouteront 20 % à 30 % de plus quand on aura traité un important bouchon sur le réseau, estime Jean-Philippe Bonnet. Les 40 % à 50 % restants seront bien raccordés mais ne pourront disposer de la capacité demandée qu’à l’horizon 2035, quand on aura achevé les travaux de renforcement du réseau. » De quoi rebuter tout nouveau venu.

Pour sortir de l’impasse, l’État réfléchit aux moyens d’accélérer les démarches. RTE a lancé une consultation publique (jusqu’au 20 mars) pour remplacer la règle du premier demandeur, premier servi et privilégier les projets jugés sérieux et viables. Une des pistes envisagées consisterait à vérifier que les démarches sont bien engagées (dépôt de dossier administratif, études, permis de construire, premiers achats d’équipements…).

Certes, le problème n’est pas que français. Les temps d’attente de raccordement s’allongent aussi en Allemagne, et même aux États-Unis, où Google dénonce des délais de connexion excédant parfois les dix ans. Malgré tout, la France doit lutter contre ses démons bureaucratiques et normatifs pour ne pas laisser passer cette opportunité unique de devenir l’un des hubs européens du numérique.

1    Mistral vient d’ailleurs de franchir une nouvelle étape en investissant 1,2 milliard d’euros dans un data center en Suède.

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