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Arc Série G : les puces ultramobile pour PC-consoles d’Intel enfin officialisées

28 mai 2026 à 15:05

Les Arc Série G sont des processeurs créés par Intel pour un secteur ultra-niche, celui des consoles PC mobiles au format console de jeu. Un microcosme d’autant plus restreint qu’Intel s’adosse avant tout à l’écosystème Windows 11 de Microsoft. La solution ayant eu le plus de succès avec ce format étant le Steam Deck sous SteamOS, une distribution Linux optimisée pour le jeu.

Arc Série G

Le calendrier ne pouvait pas plus mal tomber pour ces puces Arc Série G. Je suppose qu’au moment de leur conception, quand Intel s’est aperçu il y a quelques années qu’il n’avait pas grand-chose à proposer face aux processeurs AMD intégrés au Steam Deck, l’avenir était plus radieux qu’aujourd’hui. Je n’irais pas jusqu’à dire que le marché des consoles PC est mort, mais au vu des tarifs des machines sorties récemment et à la hausse des prix du Steam Deck… On se rend compte que la crise actuelle des composants a un impact très fort sur le prix des produits. 

Proposer des processeurs spécifiquement pour ce type de machine n’est probablement pas le meilleur moyen de vendre des millions de puces en ce moment. Mais c’est un des impondérables d’un secteur où la recherche et le développement ainsi que le prototypage et l’optimisation des produits demandent des années de mise en place. 

C’est donc dans un secteur en crise, où la majorité des acteurs ont relevé leurs tarifs de plusieurs centaines d’euros tout en limitant leur production, que ces nouveaux processeurs sont annoncés. Est-ce que les Arc Série G seront suffisamment performants pour faire passer la pilule de prix très élevés ? Il faudra juger sur pièces au Computex 2026 dès le 2 juin prochain.

Arc Série G : deux puces annoncées spécifiquement pour les ConsolesPC

On retrouve donc les Intel Arc G3 et Intel Arc G3 Extreme. Deux puces qui seront a priori exclusivement réservées à des consoles mobiles type Steam Deck. Deux puces qui proposent un mélange toujours aussi complexe entre une recherche de performance et une obligation d’autonomie.

On retrouve donc ici une base de travail dérivée des processeurs Panther Lake, les Intel Core Ultra Series 3 et leur finesse de gravure Intel 18A. La base de cette architecture reprend la philosophie d’Intel d’un mélange de cœurs. On retrouve en tout 13 cœurs construits comme suit :

Deux cœurs Performance à 4.7 GHz tout de même pour de la nervosité de calcul. Huit cœurs Efficient en backup et quatre cœurs LP-E pour des tâches légères afin de conserver une bonne autonomie. Le processeur équilibrera en permanence les différents cœurs en fonction des besoins. La lecture d’une vidéo ne demandera que peu de ressources et donc ne mobilisera que les cœurs les moins gourmands. Le lancement d’un jeu récent sur un téléviseur avec branchement sur secteur monopolisera l’ensemble des ressources de chaque cœur à son maximum. Entre les deux, la puce adaptera l’activation des différents cœurs en suivant les ressources demandées par les jeux.

Ces puces Arc Série G ouvrent également la voie à une scénarisation fine de leur usage. Le joueur pourra piloter la puce au travers de ses logiciels en mettant en avant la qualité des graphismes ou le nombre d’images par seconde. Il pourra également choisir de jouer plus longtemps ou d’éviter la chauffe. Enfin, la puce pourra équilibrer l’ensemble des besoins en fonction de profils de jeux.

Cette base de calcul se conjugue avec deux circuits graphiques construits autour de l’architecture Intel Xe3 qui seront déployés jusqu’en 12 cœurs. On retrouve ici les, décidemment très pratiques, chipsets Arc B390 et B370. Des solutions qui vont offrir aux consoles PC des fonctions d’affichage avancées.  On parle de gestion du raytracing et surtout du XeSS 3. La technologie de mise à l’échelle qui sera probablement un des points capitaux du succès de ces puces Arc Série G. Avec cette solution, la puce pourra calculer des images en basse définition, plus facilement et rapidement, puis les adapter en temps réel à la définition de l’écran. Un tour de passe-passe technologique fort utile pour ce type de scénario d’usage. 

Les processeurs sont calibrés pour fonctionner dans des TDP oscillant de 8 à 30 watts. Elles proposent des NPU dégageant 46 TOPs et piloteront 12 lignes PCIe tout en prenant en charge jusqu’à 96 Go de LPDDR5x-8533.

Les petits bonus d’Intel

On retrouve la panoplie d’outils « secondaires » associés aux puces d’Intel. Ici la possibilité de profiter d’une liaison sans fil Wi-Fi7 et Bluetooth 6 facilitée par les interactions directes avec le processeur. Mais également la prise en charge du Thunderbolt 4 pour alimenter la console et recharger sa batterie, bien sûr. Mais également transférer des données jusqu’en 40 Gb/s et piloter des affichages externes. De quoi imaginer une exploitation très poussée une fois posée sur un dock.

Autres points importants, il sera possible de profiter des efforts d’optimisation des jeux effectués pour l’ensemble des puces Xe3. C’est-à l’apparition de pilotes prenant en charge spécifiquement les meilleurs réglages pour des jeux sur ce type de console dès leur sortie. Les appareils profiteront également des Precompiled Shaders pour accélérer leur lancement.

Enfin, en exploitant Windows 11, les consoles ainsi équipées pourront à la fois proposer des usages secondaires mais aussi profiter du mode XBOX de Microsoft pour retrouver une interface pilotable avec boutons et joysticks. 

Un parc de consoles sous Arc Série G en approche

Plusieurs consoles sous Arc Série G sont attendues au tournant chez Acer, One Netbook et, évidemment, le vieux partenaire d’Intel sur ce segment qu’est MSI. Les minimachines devraient être annoncées au Computex 2026 et leur disponibilité semble prévue en juin. Reste la grande, très grande inconnue, du prix. Avec un Steam Deck 16/512 Go qui débute à 779€ désormais on se doute que les tarifs de cette gamme ne seront pas légers. Le marché des Consoles PC a pourtant besoin de solutions accessibles pour dépasser son secteur de niche. Et si la dépense est trop élevée, la majorité des personnes tentées n’auront pas d’autre choix que de passer leur tour.

Il faut donc espérer que les constructeurs réfléchissent aux usages réels de ces engins et évitent les écueils classiques dans lesquels ils sont tombés par le passé : définition inutilement importante, stockage ou mémoire mal positionnés, batterie non remplaçable et autonomie trop limitée.

Arc Série G : les puces ultramobile pour PC-consoles d’Intel enfin officialisées © MiniMachines.net. 2026

Beelink annonce trois MiniPC sous Core 3 304 à l’approche du Computex

28 mai 2026 à 09:09

Trois MiniPC sous Intel Core 3 304 sont annoncés par Beelink pour ce Computex 2026. Trois engins équipés de la même puce Wildcat Lake gravée en 18A avec des variantes assez spécifiques pour faire face à la crise.

Aucun prix n’a filtré pour le moment, ce « détail » sera révélé plus tard. Mais Beelink a choisi de proposer un équipement technique assez spécifique et plutôt contraire à ses habitudes jusqu’ici.

Au cœur de ces machines, on retrouve d’abord un processeur Wildcat Lake, le plus petit de cette gamme. Le Core 3 304 est constitué d’un unique cœur « P » Cougar Cove et de quatre cœurs « E » Darkmont. Il sera donc plus performant qu’un Twin Lake comme le N150 avec ce cœur rapide supplémentaire qui apportera ses capacités en simple cœur comme en multi. Son circuit graphique est également plus rapide que les anciennes puces avec un circuit Xe3-LPG. Un NPU pouvant proposer jusqu’à 24 TOPS est également présent pour des usages IA locaux.

Le processeur Intel Core 3 304 déployé en série

Si nous n’avons toujours pas de chiffres précis pour mettre cette puce en perspective de l’offre précédente, Beelink propose quelques chiffres issus de ses laboratoires de test. Ainsi le Core 3 304 est positionné comme 20% plus rapide en simple cœur qu’un Core i3-N305 « Alder Lake-N » et 60% plus puissant en multicœur. Pour rappel ce N305 a été présenté comme le haut de gamme de la marque sur ce segment lors de sa sortie, il s’agit d’une puce qui développe 8 cœurs « E » à une fréquence de 3.8 GHz et pour un TDP identique de 15 watts. Cette évolution de performances est donc assez significative.

Le Core 3 304 face aux précédentes puces Intel

Le Core 3 304 face aux précédentes puces Intel

L’arrivée de ce type de puces sur le marché des MiniPC va probablement élever leurs prix par rapport aux solutions disponibles en N100/N150 jusqu’à la mi-août 2025. Mais au vu de l’envolée des tarifs globaux de la mémoire et du stockage, il sera impossible de retrouver un niveau de prix équivalent. Pour contrebalancer ces hausses, Beelink propose des solutions… de compromis.

La gamme Beelink comprend donc trois engins, les deux premiers peuvent paraître assez similaires mais cachent en réalité quelques nuances.

Le Beelink EQ Mini sera l’entrée de gamme Wildcat Lake. Avec un Core 3 304 il fait le choix de composants fixes, soudés et non évolutifs. Une solution économique mais qui enlève des possibilités d’ajuster ses composants dans le futur. On retrouve donc de la LPDDR5 pour la mémoire vive et un stockage basé sur un composant UFS 3.1 également soudé à la carte mère. La marque n’est pas folle et propose également deux ports M.2 PCIe 4.0 pour pouvoir faire évoluer le stockage. On suppose que le Beelink EQ Mini sortira d’usine avec un système préinstallé sur le stockage UFS. 

Cet engin a par ailleurs quelques atouts avec un double port USB4, une alimentation intégrée de 45W et un port Ethernet 10 Gigabit. S’il est livré avec un montant de mémoire suffisant, à savoir 16 Go de LPDDR5 minimum, cela pourra être une solution très pertinente à considérer pour des usages familiaux. 

Le Beelink EQi est un peu plus haut de gamme avec une coque vraisemblablement en aluminium. Plus encombrant que le précédent, 12.6 cm de côté et 4.42 cm d’épaisseur au lieu de 11.2 cm de côté et 3.7 cm d’épaisseur. Il fait appel à une combinaison de mémoire LPDDR5 et DDR5 dans un dispositif non détaillé. Les puces Wildcat Lake sont toujours monocanal pour la mémoire et on ne pourra donc pas compter sur une installation combinant LPDDR5 soudée et port SODIMM évolutif. je suppose qu’ici Beelink proposera une solution « prête » à l’emploi en LPDDR5 et une variante type barebone.

Pour le reste, on retrouve le stockage UFS 3.1 et les deux ports M.2 NVMe PCIe 4.0 ainsi que le double port USB4. La machine étant un peu plus large, le constructeur y trouve la place de glisser un port Ethernet 2.5 Gigabit en plus du 10 Gigabit. L’alimentation grimpe à 85W, ce qui est assez étonnant puisque l’engin est construit sur la même base technique que le précédent en 45 Watts.

Enfin, le MiniPC-NAS Beelink Me Pro-2, toujours sous Core 3 304, passe à une solution combinant slot SODIM DDR5 et UFS 3.1 associée à un port M.2 NVMe PCIE 4.0 et deux emplacements SATA pour des stockages 3.5 ou 2.5″. Ce MiniPC particulier mesure ici 12.1 cm de large pour 11.2 cm d’épaisseur sans détailler sa profondeur. On sait toutefois que le précédent modèle de cette gamme mesurait 16.6 cm de profondeur pour 12.1 sur 11.2  cm également. Sa liaison Ethernet est également double avec du 2.5 et du 10 Gigabit. Son alimentation est une 120 Watts pour prendre en charge les deux baies de stockage.

Le fonctionnement de la gamme laisse à penser que le Project Firefly d’Intel a eu également des échos dans le monde du MiniPC. Il est fort possible que la carte mère soit la même sur ces trois engins avec des choix d’implantation différents.  Absence de montage de slot SODIMM pour le EQ Mini. remplacement d’un port M.2 PCIE 4.0 par une solution SATA sur le ME Pro-2. Si tel est le cas, la volonté très claire de la nouvelle gamme Beelink sera de lutter contre la hausse des tarifs actuels.

Intel Core Series 3 : les puces Wildcat Lake enfin officialisées

Beelink annonce trois MiniPC sous Core 3 304 à l’approche du Computex © MiniMachines.net. 2026

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