Six mois après l’adoption de l’euro, les Bulgares digèrent mal la hausse généralisée des prix

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Avec son nouvel Observatoire des pratiques de l’influence, l’association Paye ton influence éclaire les pratiques publicitaires des marques de grande consommation. Que ce soit en matière de partenariats avec des influenceurs ou de publications sponsorisées, les géants de l’ultra fast-fashion Shein et Temu inondent TikTok, Instagram et YouTube.
Pour qui les créatrices et créateurs de contenu en ligne font-ils de la publicité ? Dans 16 % des cas, pour des marques de mode, dans 17 % des cas, pour des marques de beauté. La technologie arrive en troisième position (11,5 % des publicités), suivie par l’alimentation (11,3 %).
Deux des dix marques qui ont le plus de partenariats avec des influenceurs sont des marques à impact sociaux et écologiques « jugés négatifs », indique l’Observatoire des pratiques de l’influence : Temu et Shein. Ces enseignes correspondent aux « marques aux impacts négatifs avérés, comme la fast-fashion, les industries fossiles, etc », explique à Next Amélie Deloche, cofondatrice de l’association Paye ton Influence.
Dans l’analyse menée avec l’aide de l’ONG Data for Good, ce type de marques représente 10 % du panel de 1 308 enseignes repérées. Elles totalisent en revanche 18 % des publications sponsorisées étudiées. L’enjeu d’autant plus important que l’ensemble des internautes s’informe désormais plus via les plateformes, notamment sociales, que via les sites web ou applications de média. C’est donc là qu’ils sont le plus exposés à des publicités, en particulier lorsqu’ils ont entre 18 et 24 ans. En effet, dans cette tranche d’âge, plus d’une personne sur deux (52 %) déclare consommer son information sur les réseaux sociaux et plateformes de vidéos.

Créé en décembre 2021, Paye ton influence veut « provoquer le réveil écologique du secteur de l’influence et responsabiliser ses acteurs ». En pratique, il s’agit de dénoncer « les imaginaires à rebours des enjeux environnementaux popularisés par les influenceurs : surconsommation, partenariats avec des entités responsables d’impacts écologiques et sociaux importants, mise en avant de lobbies », indique l’association sur sa page Tipeee.

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Entouré des représentants de Samsung et de SK hynix, le président sud-coréen Lee Jae Myung a annoncé lundi un plan d’investissement public privé sans précédent. Il doit permettre de doubler la capacité de production de mémoire vive du pays d’ici cinq ans, mais aussi de positionner le pays comme un leader en matière de datacenters et de robotique. Les différentes enveloppes évoquées dépassent allègrement la barre des 1 000 milliards d’euros, mais risquent de se heurter à quelques contingences matérielles…
C’est lors d’une allocution télévisée, et entouré des patrons de Samsung Electronics et de SK hynix, que le président sud-coréen Lee Jae Myung a dévoilé, lundi 29 juin, les trois « méga projets » qui permettront, selon lui, de positionner le pays en première position dans la course au progrès technologique. La démarche est présentée non pas comme un objectif de développement économique, mais comme une question de survie, selon ses propos rapportés par le Korea Herald :
« Seule une course contre la montre nous permettra de survivre. Nous devons sécuriser les éléments fondamentaux de l’intelligence artificielle plus rapidement que n’importe quel autre pays. Les semi-conducteurs, l’IA physique et les centres de données d’IA constituent les trois piliers d’un grand bond en avant. »
Le gouvernement sud-coréen justifie cette déclaration alarmante par un rappel du déclin que connaitrait l’économie nationale, avec un taux de croissance potentielle passé de 3,4 % en 2013 à 1,9 % en 2025 (données OCDE de février 2026), sous l’effet du vieillissement et de la baisse de la population active.

Les trois méga projets englobent donc trois domaines de pointe connexes : les semiconducteurs, incarnés principalement en Corée du Sud par la fabrication de mémoire vive, dont Samsung et SK hynix sont les leaders mondiaux, la robotique et les infrastructures dédiées à l’intelligence artificielle, autrement dit les datacenters.
La fabrication de mémoire vive, et plus particulièrement des mémoires HBM exploitées dans les GPU ou les puces spécialisées dédiées à l’intelligence artificielle, figure déjà au centre des préoccupations industrielles de la Corée du Sud. Fin 2024, le pays avait ainsi déjà encouragé (financièrement et au moyen de facilités réglementaires) les projets d’investissement portés par Samsung et SK hynix, qui doivent donner naissance à d’immenses complexes dans la région de Yongin, au sud de Séoul.
La crise de la mémoire vive et les trajectoires d’investissements dans l’IA (plus de 700 milliards de dollars promis en 2026 par les seuls hyperscalers) semblent avoir aiguisé les appétits sud-coréens. « Nous vivons un moment véritablement décisif, car le paysage de l’économie mondiale est en pleine mutation, a encore déclaré le président sud-coréen. Les grandes puissances, dont les États-Unis et la Chine, sont engagées dans une concurrence acharnée aux enjeux colossaux ».
Résultat des courses : Lee Jae Myung aligne des chiffres qui donnent le tournis. La ventilation exacte entre financements publics et fonds privés n’est pas précisée, mais il est question de 400 billions de wons (environ 225 milliards d’euros) d’investissements supplémentaires portés par SK hynix, tandis que Samsung investirait une somme équivalente, pour un nouveau complexe industriel dédié à la mémoire HBM situé dans la banlieue de Gwangju, plus au sud-ouest. Ce dernier bénéficierait donc d’une enveloppe totale de près de 500 milliards de dollars.

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