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Mistral lève 3 milliards d’euros et revendique une approche « full stack » de l’IA

8 septembre 2026 à 10:05
Mistral de nuit ne dure qu’un pain cuit
Mistral lève 3 milliards d’euros et revendique une approche « full stack » de l’IA

Mistral AI a annoncé mardi avoir réuni 3 milliards de dollars lors d’un tour de table emmené notamment par Samsung et d’autres investisseurs étrangers. L’entreprise profite de l’occasion pour affirmer qu’elle n’a pas renoncé au développement de modèles de pointe, et met en avant sa capacité à accompagner les entreprises au-delà de la simple fourniture de modèles ou d’infrastructures de calcul.

Installée depuis peu dans le XVIIIe arrondissement de Paris, Mistral AI a annoncé mardi 8 septembre sa quatrième levée de fonds, hors amorçage, en trois ans d’existence. Cette série D constitue un record à l’échelle européenne : l’entreprise a en effet réuni 3 milliards d’euros, à l’issue d’un tour de table qui la valorise à 21 milliards d’euros.

Les multiples n’ont rien de comparable avec ceux affichés par OpenAI ou Anthropic, mais ils témoignent tout de même d’une accélération significative : le dernier tour de table de Mistral remonte à septembre 2025, date à laquelle ASML avait pris 11 % du capital pour 1,3 milliard d’euros. Depuis, Mistral a été chercher des fonds supplémentaires sous forme d’emprunts bancaires, à hauteur de 722 millions d’euros, pour soutenir l’approvisionnement en GPU de ses datacenters. Elle a également annoncé un investissement à hauteur de 1,2 milliard d’euros dans un complexe de datacenters en Suède.

Des fonds asiatiques, européens et états-uniens

La nouvelle levée de fonds annoncée mardi fait entrer Samsung Electronics au capital. Le fabricant sud-coréen est présenté comme le principal acteur de ce tour de table qui associe aussi le fonds suédois EQT, le géant états-unien PSG Equity, et la plupart des fonds ayant déjà financé Mistral. Dans le lot subsistent quelques rares acteurs français, dont la banque publique Bpifrance, Carmignac ou Eurazeo, aux côtés d’acteurs principalement états-uniens, dont NVIDIA.

Mistral indique que ces nouvelles ressources contribueront à « étendre significativement sa recherche de pointe », ainsi qu’à développer son infrastructure et à accélérer sa croissance commerciale et son expansion internationale. Face aux critiques qui soulignent depuis quelques temps sa propension à déployer des modèles à poids ouverts qu’elle n’a pas conçus, l’entreprise laisse donc entendre qu’elle n’abandonne pas ses projets en matière de modèles frontier en propre. Elle n’en fait cependant pas l’alpha et l’omega de sa stratégie, au contraire.

« Lors de la première vague d’IA générative, la question centrale était de savoir qui serait capable de concevoir le modèle le plus performant. Aujourd’hui, les organisations et les gouvernements se posent une question différente : comment exploiter la puissance de l’IA pour leurs besoins critiques sans perdre le contrôle de l’infrastructure et du processus d’analyse ? », expose ainsi Mistral.

Sur ce volet, Mistral affirme être « la seule entreprise d’IA au monde à développer l’ensemble de la pile technologique nécessaire pour répondre à cette question : des modèles à poids ouvert, l’infrastructure et la capacité de calcul sur lesquelles ils fonctionnent, et les produits qui permettent leur mise en production ». Une approche à la fois « full stack » et ouverte, qui serait donc gage de limitation de la dépendance vis-à-vis d’un fournisseur unique pour les clients concernés.

Mistral lève 3 milliards d’euros et revendique une approche « full stack » de l’IA

8 septembre 2026 à 10:05
Mistral de nuit ne dure qu’un pain cuit
Mistral lève 3 milliards d’euros et revendique une approche « full stack » de l’IA

Mistral AI a annoncé mardi avoir réuni 3 milliards de dollars lors d’un tour de table emmené notamment par Samsung et d’autres investisseurs étrangers. L’entreprise profite de l’occasion pour affirmer qu’elle n’a pas renoncé au développement de modèles de pointe, et met en avant sa capacité à accompagner les entreprises au-delà de la simple fourniture de modèles ou d’infrastructures de calcul.

Installée depuis peu dans le XVIIIe arrondissement de Paris, Mistral AI a annoncé mardi 8 septembre sa quatrième levée de fonds, hors amorçage, en trois ans d’existence. Cette série D constitue un record à l’échelle européenne : l’entreprise a en effet réuni 3 milliards d’euros, à l’issue d’un tour de table qui la valorise à 21 milliards d’euros.

Les multiples n’ont rien de comparable avec ceux affichés par OpenAI ou Anthropic, mais ils témoignent tout de même d’une accélération significative : le dernier tour de table de Mistral remonte à septembre 2025, date à laquelle ASML avait pris 11 % du capital pour 1,3 milliard d’euros. Depuis, Mistral a été chercher des fonds supplémentaires sous forme d’emprunts bancaires, à hauteur de 722 millions d’euros, pour soutenir l’approvisionnement en GPU de ses datacenters. Elle a également annoncé un investissement à hauteur de 1,2 milliard d’euros dans un complexe de datacenters en Suède.

Des fonds asiatiques, européens et états-uniens

La nouvelle levée de fonds annoncée mardi fait entrer Samsung Electronics au capital. Le fabricant sud-coréen est présenté comme le principal acteur de ce tour de table qui associe aussi le fonds suédois EQT, le géant états-unien PSG Equity, et la plupart des fonds ayant déjà financé Mistral. Dans le lot subsistent quelques rares acteurs français, dont la banque publique Bpifrance, Carmignac ou Eurazeo, aux côtés d’acteurs principalement états-uniens, dont NVIDIA.

Mistral indique que ces nouvelles ressources contribueront à « étendre significativement sa recherche de pointe », ainsi qu’à développer son infrastructure et à accélérer sa croissance commerciale et son expansion internationale. Face aux critiques qui soulignent depuis quelques temps sa propension à déployer des modèles à poids ouverts qu’elle n’a pas conçus, l’entreprise laisse donc entendre qu’elle n’abandonne pas ses projets en matière de modèles frontier en propre. Elle n’en fait cependant pas l’alpha et l’omega de sa stratégie, au contraire.

« Lors de la première vague d’IA générative, la question centrale était de savoir qui serait capable de concevoir le modèle le plus performant. Aujourd’hui, les organisations et les gouvernements se posent une question différente : comment exploiter la puissance de l’IA pour leurs besoins critiques sans perdre le contrôle de l’infrastructure et du processus d’analyse ? », expose ainsi Mistral.

Sur ce volet, Mistral affirme être « la seule entreprise d’IA au monde à développer l’ensemble de la pile technologique nécessaire pour répondre à cette question : des modèles à poids ouvert, l’infrastructure et la capacité de calcul sur lesquelles ils fonctionnent, et les produits qui permettent leur mise en production ». Une approche à la fois « full stack » et ouverte, qui serait donc gage de limitation de la dépendance vis-à-vis d’un fournisseur unique pour les clients concernés.

IA : NVIDIA a investi 99 milliards de dollars, pour l’essentiel chez ses clients - Next

8 septembre 2026 à 09:42
"Fabricant de pioches finance acheteurs de pioches"
C'est exactement ça.

Le délire de NVidia va même encore plus loin: Dans un article de Frédéric Lordon (https://blog.mondediplo.net/ia-le-mur), on trouve des bricolages financiers complètement dingues de ce genre:
"[NVidia] se propose ni plus ni moins que de transformer le compute, c’est-à-dire l’heure de calcul, en actif financier négociable sur des marchés."
Concrètement, NVidia *fabrique* des actifs financiers.
Et c'est loin d'être le seul bricolage financier auquel jouent toute ces sociétés.

Tout cela va très mal se terminer. Je parle d'effondrement de plein d'acteurs, et pas que les boîtes d'IA (banques, assurances...)
(Permalink)

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