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Résultats des Big Brother Awards Allemagne 2026

8 octobre 2026 à 10:44

Vendredi 25 septembre a eu lieu la cérémonie officielle de nomination des Big Brother Awards Allemagne 2026 à Bielefeld (Westphalie Est-Lippe).

Si 4 des 6 gagnants sont Allemands, tous concernent par leur (mauvais) exemple de près ou de loin l’ensemble des Européens.

Découvrons ensemble les heureux élus.

Pour rappel les Big Brother Awards ont été initiés au Royaume-Uni en 2008 puis se sont essaimés dans de nombreux pays avant de se réduire à 3 pays ces dernières années. En Allemagne, ils sont organisés depuis l’an 2000 par DigitalCourage, une association de sensibilisation de la protection des données personnelles et fournisseur de quelques services libres, qu’on pourrait donc situer à mi-chemin entre La Quadrature du Net et Framasoft.
Ils visent à alerter le grand-public de quelques cas emblématiques d’atteinte illégitime à nos données personnelles, dont un certain nombre de cas a pu se traduire en sanctions concrètes et finalement revenir à une situation acceptable.

La dernière dépêche sur LinuxFR rapportant des BBA datant de 2013 (dernière édition des BBA France), il semblait intéressant de rapporter l’évènement ici.

Ont été déclarés vainqueurs pour 2026 :

  • l’Église protestante du Nord de l’Allemagne dans la catégorie Société civile pour imposer l’usage de Microsoft pour l’ensemble de ses services informatiques à l’ensemble des paroisses de Hambourg, du Schleswig-Holstein (pourtant désormais célèbre pour sa politique publique de migration vers Linux et les logiciels libres en général, et du Mecklembourg Poméranie. Concerne donc près de 17 000 personnes. Dont des confessions dont les fidèles seront bien contents de savoir qu’elles peuvent se retrouver dans la nature.

  • les opticiens Apollo et Fielmann dans la catégorie Technologie pour faire la promotion des lunettes perverses de Meta. La fabrication et la vente de moyens d’enregistrer des personnes tierces à leur insu est considérée comme un délit dans la loi allemande. Et bien que la Commission de protection des données de Hambourg a confirmé l’insuffisance de la LED signalant certains enregistrements, l’Agence Fédérale des Télécommunications chargée de vérifier la conformité aux lois semble préférer fermer les yeux sur ce délit de lunette.

  • Deutsche Telekom dans la catégorie Préventif pour son plan de fusion avec sa propre filiale T-Mobile US. Cette fusion rendrait la Deutsche Telekom et donc l’infrastructure de télécommunications allemande soumise à la législation américaine (FISA Act 702, Cloud Act, Executive Order 12333, etc). Les communications allemandes seraient donc directement accessibles au FBI comme c’est déjà le cas pour T-Mobile US depuis leur accord en 2001.

  • la Commission européenne dans la catégorie Europe pour son Digital Omnibus, un groupement de lois visant à déréguler les services numériques européens, au profit de la « compétitivité » et aux dépens de la protection numérique des Européens.
    En redéfinissant la notion de donnée personnelle, ces textes doivent permettre aux sociétés marketing et databrokers d’exploiter sans limites vos informations de navigation, de considérer l’entraînement des IA comme d’« intérêt légitime » (et donc sans nécessiter votre consentement !), etc.

  • le Ministre de l’Intérieur fédéral Alexander Dobrindt dans la catégorie Administration pour pousser l’implémentation d’un identifiant personnel unique (via le N° fiscal) dans l’ensemble des bases de données gouvernementales. Au nom de la modernisation de l’administration, cette mesure ouvre la voie a des recoupements entre services gouvernementaux au-delà des besoins fonctionnels. Il est rappelé que cette approche avait été prévue par le gouvernement nazi de l’époque. Et désormais implémenté en Russie donnant entre autres l’exemple des services des armées pouvant faire couper les services bancaires d’une personne qui voudrait pas combattre au front (tout parallèle avec un juge d’une cour pénale internationale serait fortuit).

  • Enfin la dernière catégorie Jeunes et surveillés est choisie par les « jeunes », qui ont choisi de critiquer leur exclusion des réseaux sociaux, comme mauvaise solution ne protégeant au final personne tout en nécessitant la divulgation de données personnelles supplémentaires.

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Cyberattaques et fuites de données : « on n’a pas vu le pire », affirme Vincent Strubel

8 octobre 2026 à 07:18
Asseyez-vous, ça va piquer
Cyberattaques et fuites de données : « on n’a pas vu le pire », affirme Vincent Strubel

Pour renforcer la cybersécurité de manière globale, Vincent Strubel milite pour plus de transparence et de retour d’expérience. Le général Patrick Touak, en charge du Comcyber Mi, confirme et ajoute que cela passe aussi par un renforcement sans compromis de la cybersécurité, notamment la double authentification obligatoire.

Lors de la traditionnelle conférence d’ouverture des Assises de la sécurité, Vincent Strubel (patron de l’ANSSI) est revenu sur les trop nombreuses fuites de données dont sont victimes les Français depuis des mois, voire des années. L’année dernière, il avait plombé l’ambiance en parlant de la « brutalisation du monde » et de la perspective d’une « guerre de haute intensité » d’ici 2030, avec un « engagement de nos armées ».

Cette année, il affirme qu’il n’a « pas besoin de plomber l’ambiance, les attaquants l’ont déjà fait ». La DGFiP, victime d’une cyberattaque avec fuite de données, est l’éléphant dans la pièce. L’ANSSI a, pour rappel, publié récemment un billet détaillé sur les vecteurs d’attaque utilisés par les pirates.

Les « attaques qu’on a subies ne sont pas très sophistiquées »

L’attaque n’était pas sophistiquée, elle surfait sur une série de défaillances. Le général Patrick Touak, chef du commandement du ministère de l’Intérieur dans le Cyberespace, confirme et élargit le périmètre bien au-delà de la DGFiP : les « attaques qu’on a subies ne sont pas très sophistiquées ».

Cette fuite de la DGFiP est une parmi tant d’autres ; aussi bien des institutions publiques que des entreprises privées sont concernées, et ce quelle que soit leur taille. Vincent Strubel soulève toutefois la question de ce que « disent les attaques de nos vulnérabilités basiques et universelles ». C’est d’autant plus grave quand on les retrouve dans des institutions étatiques : « c’est particulièrement inacceptable ».

Pour le patron de l’ANSSI, ce « travail de transparence » – très récent, le rapport de la DGFiP est une exception à ce jour – de l’Agence est nécessaire, mais fait grincer des dents : « Ça pique, mais on va continuer car c’est vital ». Ce qui est arrivé à la DGFiP doit servir d’électrochoc : d’autres institutions traînent certainement le même genre de vulnérabilité : il faut « avoir le courage de le dire et de le répéter ; c’est un chantier colossal ».


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Hackers hijack Google domains after breaching ccTLD registries

8 octobre 2026 à 06:25
Voilà une attaque bien coordonnée: Pour créer un faux certificat TLS (https) pour un site connu, l'autorité de certification vous demande s'insérer un challenge (une valeur aléatoire) sur votre site web et vient faire une requête dessus pour vérifier que c'est bien vous.

Des attaquants ont piraté des serveurs DNS afin de faire pointer l'adresse IP de domaines connus vers des serveurs à eux, et ainsi générer de faux certificats pour des domaines en .gh (Ghana), .sl (Samoa) et .as (Sierra Leone).

EDIT: L'article chez S.B. : https://www.bortzmeyer.org/piratage-trois-cctld.html
(Permalink)
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