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Le prix de la console Asus ROG Xbox Ally chute sous les 450 € avec cette promotion

18 avril 2026 à 10:42

[Deal du jour] Le modèle Z2 A de la console portable de Microsoft, en collaboration avec Asus, est en forte promotion. À moins de 450 €, elle devient tout de suite plus intéressante.

Amazon casse enfin le prix de l’Asus ROG Xbox Ally X avec cette promotion

12 avril 2026 à 08:07

[Deal du jour] La première console portable de Microsoft en collaboration avec Asus est en promotion dans son modèle le plus puissant, l'Asus ROG Xbox Ally X Z2 Extreme.

Quels sont les meilleurs PC portables ? Voici 6 modèles que l’on recommande en 2026

10 avril 2026 à 13:14

En 2026, trouver le bon ordinateur portable n'est pas seulement un choix de composants. Outre l'éternelle guerre entre macOS et Windows, se jouent aussi d'autres cartes comme le gabarit, l'autonomie, mais aussi l'intelligence artificielle embarquée localement. On a fait le tri parmi les meilleurs PC portables du marché pour n'en retenir que 6 pour Monsieur et Madame Tout-le-monde, les étudiants, les pros, mais aussi les joueurs.

Une augmentation éclair pour les Snapdragon X2 Elite chez Asus

9 avril 2026 à 11:32

350$, Hors Taxes, de plus en un instant. C’est la mauvaise surprise qui a touché les portables Asus sous la nouvelle puce Snapdragon X2 Elite aux US. La chaîne de distribution nationale Best Buy a relevé les prix de ses différents modèles sans aucune explication.

Quand on teste professionnellement de nouveaux produits, on est soumis en règle générale à une date de publication. Cela veut dire qu’aucune publication n’est possible avant une date et une heure précises. Cela permet aux marques de piloter un narratif millimétré et surtout d’être parées au niveau technique. Cela ne sert à rien de sortir un produit dans la presse si vos fiches techniques ne sont pas en place et si vos partenaires n’ont pas les leurs. Lorsqu’un fabricant vous envoie du matériel, il s’assure que toutes les pièces du puzzle marketing seront bien emboîtées au moment où vous publierez.

C’est encore plus vrai si un second partenaire est dans la course. Ici c’est le cas puisqu’on parle de portables embarquant un nouveau SoC de Qualcomm, le tout nouveau Snapdragon X2 Elite. Il est donc nécessaire que celui-ci ait également validé une date de publication précise avant que les tests soient publiés.

Snapdragon X2 Elite

C’est ce qui a été fait pour les nouveaux Zenbook d’Asus. Le A16 a eu un déferlement de tests programmés sur toute la planète avec un gros investissement de la part de la marque et de Qualcomm. Des dizaines et des dizaines de machines ont été envoyées un peu partout sur la planète. Les tests sont tous sortis dans la foulée à une date précise, ce 8 avril 2026. Et, très logiquement, ces tests sont faits à partir d’informations techniques ainsi que d’éléments commerciaux. On ne teste pas de la même manière un ordinateur portable à 1000$ qu’une machine à 1350$. Pour certains postes techniques, on sera plus exigeants avec le modèle le plus cher. La grille d’analyse comparative sera également différente. On mesurera les performances d’un modèle à 2000$ avec un autre modèle au même prix, pas avec un modèle moins cher.

Grosse surprise donc à la découverte d’un gros changement de prix entre celui annoncé pour les journalistes sur la gamme Asus Zenbook sous Snapdragon X2 Elite et le tarif relevé le lendemain en magasin. Certains produits ont très largement augmenté. Le Zenbook A16 est passé de 1600$ à 1700. Le Zenbook A14 passe de 1150 à 1350$. Le Zenbook S16 grimpe de 300$ pour atteindre 1900$. Le Zenbook S14 passe de 1900 à 2000$ et le Zenbook 14 assume carrément une augmentation de 350$ en passant de 1000 à 1350 $. Des prix hors taxes qui modifient totalement les gammes de positionnement et les angles d’analyse.

Nouveaux prix, nouveau regard sur les Snapdragon X2 Elite

Évidemment, ces changements de tarifs vont altérer les conclusions des testeurs qui ne vont pas conclure leurs tests de la même manière. Imaginez un peu si vous sortiez de table en ayant extrêmement bien mangé au restaurant pour un prix classique pour ce type d’établissement, que vous le conseilliez alors à des amis et qu’ils découvrent sur la carte un prix en hausse allant jusqu’à 35% sur certains menus. C’est exactement ce qui vient de se passer et on comprend que la pilule soit amère pour certains testeurs. 

Les prix n’ont pas bougé – pour le moment – en France. On sait que les tarifs vont flamber, Asus a prévenu. C’est juste que le timing est ici assez délicat. Indiquer une fourchette d’investissement aux testeurs alors qu’elle n’aura eu que quelques heures de validité avant qu’elle ne parte à la hausse n’est pas une bonne pratique. Le Zenbook A16 est annoncé en précommande à 1999.99€ TTC. Un prix qui n’a pas bougé pour le moment et qui place le portable 16″ OLED avec 48 Go de mémoire vive LPDDR5x dans une tranche haute, mais justifiée, de tarif. Cela n’enlève pas l’intérêt de ces nouveaux SoC ni même celui de ces machines mais pose tout de même la question du calendrier de programmation de ces tests juste avant une hausse qui n’a ici rien d’anodin.

Une augmentation éclair pour les Snapdragon X2 Elite chez Asus © MiniMachines.net. 2026

Asus annonce une augmentation de tarifs de 30% à Taiwan

25 mars 2026 à 10:56

Lors d’une conférence de présentation de ses nouveaux portables Zenbook A16 équipés de SoC Qualcomm, Asus a annoncé la couleur. Au cours du prochain trimestre, la marque annonce une augmentation de ses tarifs de 25 à 30% sur son île, à Taiwan.

Le Zenbook A16 va t-il subir une augmentation ?

Le Zenbook A16

Suivant les gammes de produits, ces augmentations seront différentes. Certaines pourraient même dépasser les 30%. Aucun élément ne serait épargné par la hausse même si celle-ci est liée à l’augmentation des tarifs de la mémoire vive et du stockage. Ainsi que par la pénurie actuelle des processeurs.

Par ricochet, les tarifs des antennes locales d’Asus devraient également augmenter. Et peut-être encore plus fortement puisqu’à la crise des composants s’ajoute désormais une crise énergétique poussée par la guerre en Iran. De nombreux facteurs vont alourdir les coûts de production et de transport des matériels, ce qui va s’ajouter aux problématiques que nous connaissons depuis septembre dernier. Asus confirme également que ces augmentations ne vont pas que toucher ses produits, mais l’ensemble du marché dès le second trimestre. Les concurrents de la marque, taïwanais ou non, vont devoir se résoudre à augmenter tous leurs tarifs rapidement.  

Traduction automatique

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M Liao Yi-hsiang, General Manager d’ASUS United Technology Systems Business, indique comme exemple le prix d’un module de mémoire vive standard de 32 Go. Il coutait déjà 3 000 Yuans l’année dernière (375€) d’après lui et pourrait se négocier jusqu’à 20 000 Yuans (2500€) au second trimestre de cette année. Ce sont les chiffres donnés par la source initiale de cette info, mais j’ai des doutes sur le relevé de ces tarifs. En 2025, les modules de mémoire de 32 Go ont dépassé les 375€, même si aujourd’hui encore on trouve des barrettes de 32 DDR5 vendues moins chères à la pièce pour de simples particuliers. Asus achetant en quantité et directement chez les fabricants, ses prix doivent être largement plus avantageux, mais la quantité qui lui est nécessaire rend les négociations tendues. On imagine mal cependant dans quel monde le prix de cette mémoire pourrait s’envoler jusqu’à 2500€. 

Prenons l’exemple du Zenbook A16 UX3607OA sous Snapdragon X2 Elite Extreme X2E94100. Un engin qui embarque 48 Go de mémoire vive LPDDR5X directement sur son SoC Qualcomm et… dont le prix public est toujours de 1999.99€. Cette mémoire couterait à elle seule plus de 3000€ !? Cela n’a pas de sens. Soit la source de cette affirmation d’augmentation des tarifs a mal relevé les chiffres donnés par le représentant d’Asus, soit celui-ci s’est trompé… Mais il y a tout de même un problème dans cette annonce. Ou alors le représentant d’Asus est vraiment très confiant dans ses produits. Imaginer des ventes en hausse dans ces conditions parait un peu illusoire.

Une augmentation impossible à absorber pour les fabricants

Quoi qu’il en soit, cette augmentation est tellement forte qu’elle ne pourrait pas être absorbée par les marges des constructeurs et se reflétera entièrement dans le prix de vente.  Il en résultera une hausse globale de 30% des tarifs en 2026 par rapport à 2025… sur l’île. Les exportations vers des pays européens seront évidemment encore plus impactées. Malgré cela, le responsable d’Asus annonce une hausse de 10% de ses ventes cette année. Un optimisme qui fait plaisir à voir dans cette litanie de mauvaises nouvelles… Mais qui colle mal à une telle réalité. Comment imaginer une croissance de ses ventes avec une telle explosion de tarifs ?

Selon l’analyste IDC, aucun scénario n’est positif pour 2026. Le cabinet a publié une étude évaluant l’impact sur les expéditions de PC qui annoncent toutes des chiffres en baisse. -2.4 % pour le scénario optimiste. – 4.9% et jusqu’à -8.9% pour les plus pessimistes…  L’annonce d’Asus d’une augmentation de +10% par rapport à 2025 ressemble plus à la fameuse méthode Coué destinée ici à se rassurer soi-même et à caresser les investisseurs dans le sens du dividende, qu’autre chose.

Cela ne remet pas en cause l’augmentation des prix annoncés par Asus, mais il va sans dire que le marché ne survivrait pas à une hausse si colossale des prix de la mémoire et que les espoirs de la firme taïwanaise ne seraient pas si positifs.

Source : TechPowerUp

+110% pour la RAM, +60% pour les SSD, bienvenue en 2026

Asus annonce une augmentation de tarifs de 30% à Taiwan © MiniMachines.net. 2026

« Un choc pour l’ensemble de l’industrie » : le patron d’Asus craint le MacBook Neo

11 mars 2026 à 09:00

Avec son ordinateur commercialisé entre 599 et 799 euros, Apple pourrait provoquer un séisme dans une industrie du PC en pleine pénurie de mémoire. S.Y. Hsu, un des co-CEO d'Asus, suggère que les concurrents d'Apple devront rapidement répondre à la marque californienne.

Windows 365, la solution à tous vos problèmes de mémoire

2 mars 2026 à 11:21

Windows 365 est un système dans les nuages, une sorte de tuyau qui permet de piloter un système à distance et qui est largement proposé aux entreprises pour déployer des flottes de machines variées sur le terrain.

Avec Windows 365, on peut se connecter depuis n’importe quel poste et, une fois identifié en ligne, se retrouver sur son bureau qui est streamé depuis un serveur. C’est pratique pour certaines sociétés qui jouent sur le flex-office, la mobilité des équipes ou autres techniques de « management ». C’est également parfait pour garder en un lieu sécurisé des fichiers importants et éviter qu’ils ne se baladent trop dans la nature. Mais, surtout, cela permet de ne pas dépenser des fortunes en matériel puisque n’importe quel engin va pouvoir se connecter au serveur. Même un MiniPC très entrée de gamme.

Et, au regard de la crise actuelle des composants, la logique de Windows 365 semble être une pièce parfaite pour résoudre le casse-tête actuel des entreprises. Au lieu d’acheter 50 postes avec 50 kits de mémoire et de stockage hors de prix, il suffit d’acheter 50 machines basiques et de leur payer un accès à Windows 365. 

Asus annonce donc un « NUC 16 for Windows 365 » qui est un MiniPC très classique de la marque avec une bonne connexion réseau. On parle d’un Ethernet 2.5 Gigabit et d’un Wi-Fi6E et Bluetooth 5.3. On retrouve en fait la carcasse d’un Asus N16 Pro allégé et probablement rempli de composants assez basiques. On n’a pas le détail de la configuration mais comme il s’agit uniquement de gérer les périphériques locaux et de faire le pont vers un serveur, je ne serais pas surpris qu’une configuration basique soit intégrée. Un processeur Intel Alder Lake-N ou Twin Lake accompagné de mémoire et de stockage minimum.

Windows 365

Dell suit la même route avec son Dell Pro Dekstop for Windows 365. Avec un tout petit peu plus de détails techniques puisque la marque fait état d’un processeur Intel de série N. Ces machines sont prévues pour le troisième trimestre de cette année.

Windows 365 n’a d’intérêt que pour certains pro

Ce genre de déploiement est également idéal pour des équipes techniques. Le matériel déployé n’a pas grand risque de panne ni d’infection, les postes virtuels sont constamment actualisés et surveillés. En cas de problème, les fichiers sont doublonnés pour éviter toute perte et il est possible de retrouver un système tout neuf en quelques minutes. Avec une bonne équipe technique et un bon matériel serveur, déployer de nouveaux postes ou en supprimer ne prend que quelques clics. Une migration de système se fera facilement et l’installation d’un nouvel outil ou sa mise à jour ne souffriront d’aucun retard. Évidemment, la contrepartie est qu’en général personne ne peut employer ses logiciels de productivité préférés. Tout le monde a accès aux outils choisis par la société.

Évidemment, aucun particulier n’a le moindre intérêt à toucher à ces machines. Inutile d’imaginer faire des mises à jour techniques, le plus probable est que l’ensemble des composants soit au plus bas coût possible. En seconde main, si vous croisez l’étiquette « Windows 365 » ne vous penchez pas trop sur le produit. Non seulement il est plus que certain qu’il s’agira d’un MiniPC avec de la mémoire vive LPDDRx soudée, mais le recours à un stockage également intégré à la carte mère sous la forme d’un eMMC est plus que probable. Il est par ailleurs possible que cette approche très Microsoftienne des minimachines les bloque, via leur BIOS, à toute exploitation d’un autre système.

Le seul intérêt éventuel, par exemple sur le modèle de Dell qui est annoncé comme Fanless, serait d’en faire un MiniPC pour des usages multimédia avec une éventuelle distribution Linux spécialisée. Par exemple un Daphile ou autre, mais évidemment il n’est pas certain du tout que ce soit possible. Si c’était le cas, avec un prix vraiment très très bas, ce genre de configuration pourrait avoir un intérêt. J’ai croisé à une époque des clients légers d’entreprises à 20€ chez un brocker… Des machines sous Atom fanless parfaites pour ce genre de rôle. Mais, j’avais l’assurance d’une compatibilité assez large d’un point de vue logiciel avant de craquer.

Windows 365, la solution à tous vos problèmes de mémoire © MiniMachines.net. 2026

Les AMD Z1 Extreme des premières Consoles PC en retraite anticipée

26 février 2026 à 11:52

Pas démentie, l’information d’un arrêt du support des mises à jour pour le processeur AMD Ryzen Z1 Extreme semble se confirmer. L’histoire est assez classique et nous rappelle une problématique que rencontre typiquement ce genre de machine. 

Le Ryzen Z1 Extreme est un processeur développé sur mesure pour un micromarché alors naissant, celui des Consoles PC. C’est une puce qui est née très vite. La demande des clients d’AMD était claire, il fallait obtenir un produit concurrent de ce que Valve proposait avec son Steam Deck. AMD ne pouvant pas fournir la même puce que celle codéveloppée avec Valve pour des raisons de droits, a cherché une solution alternative.

Ryzen Z1 Extreme

Ryzen Z1 Extreme

Lenovo et Asus ont donc hérité pour leurs consoles d’un processeur AMD Ryzen Z1 Extreme. Il s’agit d’une puce construite sur architecture Zen 4 avec 8 cœurs et 16 Threads et des fréquences allant de 3.3 à 5.1 GHz pour 24 Mo de cache. Son circuit graphique est un RDNA 3 composé de 12 Compute Units. Un processeur très impressionnant compte tenu de son enveloppe thermique. Le TDP de la puce varie en effet de 9 à 30 watts avec un point de travail classique de 15 watts. C’est fort peu au regard des capacités développées.

Toute la magie de cette puce vient de ses résultats en jeu sous Windows. C’était là l’objectif des fabricants de ConsolesPC, pouvoir se frotter aux titres alors en vogue. Dès la sortie de sa console en 2023, Asus mettait en avant un processeur capable de faire tourner Cyberpunk 2077, Battlefield 2042, NBA 2K3, FIFA 23, Monster Hunter Rise, Street Fighter V et Hogwarts Legacy. Des jeux qui envoient des gros pixels pas faciles à encaisser et que la petite machine arrive pourtant à piloter correctement.

Z1 Extreme

Cette sortie de puce raccélérée a ouvert un nouveau relais de croissance pour AMD qui n’a pas fermé son bureau de développement une fois la Z1 Extreme sortie. Non, voyant l’engouement pour ce nouveau format ainsi que les chiffres exacts des ventes de Valve puisqu’AMD lui fournit ses puces, la marque a immédiatement lancé des développements à plus long terme. C’est ainsi que les Ryzen Z2 sont ainsi annoncés en septembre 2024, 17 mois après la sortie des consoles Z1 Extreme. La puce de seconde génération est officialisée en janvier 2025. Les consoles PC de seconde génération chez Asus et Lenovo sortent équipées de ces secondes puces en juin 2025.

Comme toutes les solutions de ce type, les machines à orientation « gaming » pure et dure, l’annonce d’un nouveau processeur sonne comme un couperet sur les ventes. Dès les premières rumeurs d’un processeur Z2 le Z1 parait dépassé. Les ventes des consoles de première génération chutent et si les marques lancent des campagnes de pub et des baisses de prix pour freiner l’érosion de leurs ventes, une bonne part du public attend désormais la seconde génération. Les antennes locales des fabricants arrêtent de commander des consoles en masse et laissent doucement leur stock s’écouler.

Résultat, ce qui était le projet phare d’une marque quelques mois auparavant, parce que bon pour son image, se dirige progressivement vers une voie de garage. Les ingénieurs en charge de l’optimisation des consoles de première génération sous Z1 Extreme se retrouvent à plancher sur la seconde génération sous puces Z2. AMD lui-même, voyant son carnet de commandes diminuer d’un côté, cesse peu à peu tout développement supplémentaire pour se concentrer sur l’avenir. Pour ces puces de première génération, c’est une voie sans issue. AMD sait qu’il n’y aura pas un second marché pour ces appareils jugés trop niche. Les seuls qui pouvaient s’y intéresser, les petites marques innovantes asiatiques, ont fait un autre calcul. Celui du haut, très haut de gamme, avec des puces de portables classiques. Vendre du Z1 serait trop compliqué d’un point de vue marketing et n’aurait de sens qu’avec une distribution mondiale très large. Chose que ne peuvent pas assumer les plus petites marques.

Résultat, deux ans à peine après la sortie de la puce AMD Z1 et des consoles équipées de celle-ci, les ressources allouées au développement de nouveaux pilotes ont fondu comme neige au soleil. Lenovo aurait confirmé qu’aucune mise à jour de la Lenovo Legion Go sous Z1 Extreme ne serait prévue alors que les pilotes des Asus ROG Ally n’ont pas eu de renouvellement depuis des mois. Un état des lieux peu surprenant si on regarde l’historique de ces processeurs et la probable faiblesse de leurs ventes.

Lenovo Legion Go sous Z1 Extreme

Lenovo Legion Go sous Z1 Extreme

Plus de mise à jour des Ryzen Z1 Extreme ? Un vrai problème ?

On se doute qu’en cas de faille découverte sur les puces, AMD et les marques réagiraient en proposant une simple mise à jour technique. Comme cela a été le cas par le passé lors de la découverte de ZenBleed, Chimera, Ryzenfall et Masterkey. Un patch permettant de colmater une éventuelle brèche serait publié par AMD et répercuté par les marques pour leurs appareils. Pour le reste, il est probable que les pilotes actuels tirent déjà le maximum des performances de ces puces. Une mise à jour de chaque console visera sans doute à régler des problèmes mineurs liés à son interface particulière ou à des soucis de gestion de jeux. Mais on imagine assez mal qu’un nouveau BIOS change drastiquement les performances du produit. 

Evidemment si un nouveau jeu sort, on peut s’attendre à ce qu’on optimise les performances d’une puce avec un nouveau patch pour le prendre en charge. Mais il ne faut pas perdre de vue qu’une console PC n’est pas pensée de la même manière qu’un ordinateur classique. Sur un PC portable ou une machine de bureau, les marges de manœuvre sont beaucoup plus larges. On peut jouer sur les fréquences, la chauffe, des réglages précis des différents éléments pour améliorer les résultats. Mais sur une console ces paramètres sont très étroits et… déjà pilotés. Toutes les consoles PC sous Windows sont livrées avec une suite d’outils destinés à améliorer les performances de chaque jeu en jouant sur différents réglages.

Des outils qui permettent d’adapter la vitesse des puces, celle des ventilateurs, de limiter le nombre d’images par seconde et d’enregistrer ces réglages pour chaque jeu dans une bibliothèque de profils. C’est-à-dire ce que proposent réellement les mises à jour des pilotes quand un nouveau jeu sort.

La croyance d’un véritable bond de performances sur un processeur Z1 Extreme enfermé dans un format aussi contraint par la simple mise à jour de pilotes est assez illusoire. En réalité, il est fort probable que les équipes conjointes des fabricants de consoles et d’AMD aient déjà épuisé toutes les ressources disponibles de ces processeurs. Une éventuelle mise à jour ne fera plus de miracle et un jeu tournant à 30 images par seconde ne pourra jamais basculer à 60 par l’optimisation d’un pilote graphique.

Asus ROG Ally sous  Z1 Extreme et grenadine

Asus ROG Ally sous Z1 Extreme et grenadine

La morale de cette histoire : les consoles PC ne sont ni des consoles, ni des PC.

Il y a là, à mon avis, une bonne leçon à retenir. Le grand public a tendance à regarder un objet sous ses facettes les plus avantageuses. Quand certains ont découvert les Consoles PC ils se sont dit qu’ils auraient à la fois la puissance et le catalogue de jeux d’un PC et la durée de vie et de mises à jour des consoles. 

Les industriels que sont Sony, Nintendo et Microsoft voient leurs produits consoles dans un temps plus long et avec des volumes de ventes sans commune mesure avec ceux de ces appareils particuliers chez Lenovo et Asus. Non seulement les consoles classiques se vendent par millions, mais elles rapportent des sommes colossales via la distribution de jeux. Assurer un excellent suivi technique de ces jeux en proposant des mises à jour est donc capital. Le suivi technique des jeux dans le temps long n’a jamais été une priorité des fabricants de PC. C’est au contraire l’obsolescence du matériel qui assure une rente aux marques de PC de jeu. Elles savent que les machines vendues aux joueurs ne peuvent pas tenir la route au vu des exceptionnelles capacités de beaucoup de studios à sous-optimiser leurs jeux.

Il est normal que des engins aussi contraints que des consoles PC ne suivent pas le rythme.

Steam Deck

A ce propos, la voie suivie par Valve est intéressante

Le profil du Steam Deck est tout autre. Valve n’a pas choisi de communiquer spécifiquement sur les performances de ses consoles. Elle  a assuré un certain niveau de calcul et a indiqué les jeux qui seraient exécutables sur la machine. Sans chercher à mettre en avant un nombre d’images par seconde ou de puissance spécifique. Non, le Steam Deck a choisi de valider des jeux compatibles dans son catalogue. Procédant pas à pas à un listing de titres qui devenaient jouables sur SteamOS.

D’un point de vue technique, cela ne change rien. Les joueurs n’ont pas plus de performances en réserve avec cette approche. Ce qui est modifié, c’est l’appétit des joueurs. Appétit qui s’est déplacé d’un focus sur l’attente de quelques images par seconde supplémentaires impossibles à atteindre vers la validation de jeux présents dans son catalogue par le système. Évidemment, c’est beaucoup plus gratifiant de voir que des jeux présents dans sa collection sont désormais jouables que de constater un gain de quelques pouillèmes de performances au prix d’une augmentation de la chauffe de son appareil et une baisse de son autonomie.

Cela me rappelle d’ailleurs un autre « scandale » passé. Lorsqu’en 2023 la presse spécialisée s’émouvait du fait que le Steam Deck ne serait pas compatible avec les jeux du futur. Un détail qui aurait échappé à tous les possesseurs de la console. Outre le fait que même la machine la plus puissante de l’époque n’était pas spécialement « futur proof » puisque le futur n’a évidemment pas de fin. L’objectif du Steam Deck n’était évidemment déjà pas d’assurer que leur matériel pourrait faire tourner les jeux Triple A sortis 10 ans plus tard. C’était de pouvoir faire tourner les jeux sortis 10 ans plus tôt. Une approche qui collait parfaitement avec un autre profil, plus vaste, que celui des joueurs. Un profil d’adulte au sens large comme d’enfants.

Comme je l’écrivais lors du premier anniversaire de la sortie de la console Steam Deck en 2022, le futur choisi par Valve n’est pas celui d’un PC ordinaire. Et on découvre en 2026 avec la fin du support des pilotes de ses concurrents, que cette voie avait finalement plus de sens qu’une course à la performance brute. 

Steam Deck : l’avenir rafraichissant proposé par Valve

Les AMD Z1 Extreme des premières Consoles PC en retraite anticipée © MiniMachines.net. 2026

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