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Allez vous RISC-V votre portable Framework Laptop 13 ?

15 mai 2026 à 10:20

Le SoC Spacemit K3 est une solution RISC-V d’une marque que l’on a déjà croisée à plusieurs reprises sur Minimachines avec des déploiements variés dans diverses cartes de développement.

Il est ici proposé dans un format pensé pour être intégré aux Framework Laptop 13, afin de remplacer les puces plus classiques livrées par défaut par des puces évidemment plus exotiques et spécialisées, mais qui vont intéresser les développeurs.

Il faudra tout de même être motivé, réellement motivé, car la carte DC-ROMA RISC-V proposée par DeepComputingg est au prix de 612.95€ Hors Taxes et hors frais de port. Pour ce tarif, vous obtiendrez un modèle complet et presque prêt à l’emploi puisque la carte propose bien un SoC et 16 Go de mémoire vive LPDDR5 soudée, elle n’embarque pas de stockage. On pourra lui ajouter un SSD au format M.2 2280 compatible avec les standards NVMe ou SATA3. Un lecteur de cartes MicroSDXC sera également intégré.

Vous pourrez également ajouter des options avec votre carte. La version de base propose le fameux boîtier de Cooler Master ainsi qu’un module Wi-Fi et une carte de débug (oui parce que ne vous y trompez pas, ce genre de cartes est avant tout fait pour les développeurs chevronnés). Une version « standard » est proposée avec un module d’extension USB Type-C et un SSD de 1 To et enfin le modèle « Pro » est fourni avec un stockage et deux extensions Type-C et toujours un SSD de 1 To. Les prix montent suivant les modèles pour atteindre 1314.95€ en version 16Go/1To. Et cela peut même gonfler encore un peu plus si vous choisissez l’option 32 Go de mémoire pour la version Pro, à ce moment-là, il faudra débourser 1577.95€ pour la carte.

Totalement compatible avec le 13 pouces de Framework, la DC-ROMA RISC-V peut également être utilisée en solo en l’intégrant comme une sorte de MiniPC dans le boitier de Cooler Master co-développé avec Framework

 

Le SpacemiT K3 explique toute l’existence de cette carte.

Si DeepComputing propose cette carte, ce n’est pas vraiment pour séduire les particuliers. L’idée est plus de proposer une base de travail et de développement clé en main pour optimiser code et accessoires pour la puce SpacemiT K3. La plateforme est donnée comme « compatible » avec Ubuntu 26.01. Sachant que le constructeur indique que cette distribution est limitée à une exploitation par des développeurs, mais pas vraiment « grand public ». À terme, ce genre de carte SoC SpacemiT K3 permettra sans doute de développer des outils matériels et logiciels qui seront ensuite déployés dans des formats très différents d’une carte de ce type. DeepComputing fournit un environnement de travail professionnel pour des industriels qui proposeront ensuite des solutions variées.

Le gros avantage pour un fabricant qui déploie son produit sur cette plateforme RSIC-V est l’absence de royalties et un coût de fabrication qui peut être extremement bas. Ce qui a énormément de sens si votre produit est destiné à une production industrielle de millions d’unités. Les investissements en amont représentent de sacrées économies en aval.

SpacemiT K3
8 cœurs 64-bit RISC-V X100 “big” cadencés à 2.4 GHz
8 cœurs IA RISC-V A100
Circuit graphique Imagination Technologies BXM4-64-MC1 GPU
Décodeur vidéo H.265, H.264, VP9 up to 4K @ 120 FPS
Encodeur vidéo H.265, H.264 up to 4K @ 60 FPS
NPU 60 TOPS (INT4)

Allez vous RISC-V votre portable Framework Laptop 13 ? © MiniMachines.net. 2026

Banana Pi BPI-SM10 : une carte RISC-V développant 60 TOPS

25 avril 2026 à 10:15

Avec la Banana Pi BPI-SM10, le constructeur propose encore une fois de suivre les traces de Nvidia et du format proposé par ses propres cartes de développement. La marque avait par exemple annoncé il y a un an la Radxa N150 sur le même format de module et équipé par un processeur Intel Twin Lake.

 Banana Pi BPI-SM10

Banana Pi BPI-SM10

L’idée est de profiter de certains développements techniques mis en place autour de la plateforme de Nvidia. Une manière de formaliser une pseudo-norme et de capitaliser dessus. Une manière également de ne pas avoir a multiplier les sources d’approvisionnement. La carte mère qui accueille le module aura toujours besoin du même kit de broches.

La Banana Pi BPI-SM10 sur sa carte mère

La Banana Pi BPI-SM10 sur sa carte mère

Sur cette nouvelle Banana Pi BPI-SM10, le constructeur sort un peu des habitudes en l’associant à une puce RISC-V, la SpacemiT K3 qui est ici associée à 32 Go de LPDDR5-6400 et embarque un NPU 8 cœurs capable de développer-coucher 60 TOPS de performacns pour des calculs d’IA. La carte mère qui permet de connecter le module comportant le SoC RISC-V mesure 10.3 cm de large pour 9.05 cm de profondeur et 3.5 cm à son point le plus haut, qui est son système de refroidissement. Un espace suffisant pour proposer une large connectique et interfacer l’ensemble avec l’extérieur.

On retrouve ici quatre USB 3.2 Gen2 Type-A, un USB 3.2 Gen2 Type-C, un Ethernet Gigabit, une sortie Displayport 1.2, deux MIPI CSI pour deux caméras embarquées – probablement a interfacer avec le NPU pour de la reconnaissance d’objets – et un MIPI DSI pour un affichage supplémentaire. Un jeu de 40 broches GPIO classique est évidemment présent. L’alimentation se fait par un jack classique. C’est également la carte mère qui embarque le stockage avec deux ports M.2, le premier en NVMe PCIE Gen 3 x4 et le second en Gen3 x1. Un stockage UFS ou un classique lecteur de cartes MicroSD seront également possibles.

Une Banana Pi BPI-SM10 à vocation de prototype

Pas un mot sur le prix de l’ensemble pour le moment, la documentation est encore succinte, la marque prépare le terrain. Les produits comme la BPI-SM10 ne sont en général pas donnés et s’adressent surtout à des développeurs ou des labos ayant un projet précis en tête. Soit directement autour d’une puce particulière, soit à la recherche d’une solution pouvant développer les performances et les interfaces qu’ils recherchent. Ce type de carte peut servir comme pré-prototype pour valider l’usage d’une puce RISC-V dans un projet industriel, ce sera toujours moins couteux que de développer une carte de A à Z pour valider la pertinence de la puce. Dans un second temps, un développement sur mesure d’une carte plus spécifiquement adaptée au projet pourra se faire. 

Avec ce type de clientèle en ligne de mire, ne vous attendez donc pas trop à un tarif de hobbyiste. Surtout avec 32 Go de mémoire embarquée. En début d’année, une boîte suisse m’a contacté parce qu’elle développait un robot de manipulation fine sur tapis de tri à partir d’une reconnaissance d’objet par IA. Leur budget global pour ce développement était énorme et ils avaient un an devant eux pour obtenir un prototype final fonctionnel avant la fabrication des cartes. Il va sans dire que pour ce type de société, une carte de ce type à 500 ou 800€ est une aubaine. Ça l’est un peu moins pour un amateur qui voudrait s’amuser avec une puce RISC-V.

Pour vous donner une idée, la Radxa C200 sur une base de puce Nvidia Jetson Orin et proposée avec le même genre de design, était vendue un peu moins de 600€. Avec une centaine d’euros de frais de port en prime.

Banana Pi BPI-SM10 : une carte RISC-V développant 60 TOPS © MiniMachines.net. 2026

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