DÉCRYPTAGE - À la suite des dégradations du week-end des 17 et 18 octobre, l’État veut se montrer inflexible envers les individus responsables. Parmi les pistes privilégiées, les attaquer au portefeuille.
«Nous avons eu énormément de remontées de livreurs et chauffeurs VTC qui se sont retrouvés samedi au milieu du chaos sans pouvoir se mettre en sécurité», a déclaré Fabian Tosolini, délégué national du syndicat Union-Indépendants.
Les dernières statistiques officielles de l’autorité de régulation faisaient état en 2024 de 122.000 travailleurs indépendants de plateformes en France, 51.000 chauffeurs et 71.000 livreurs.
Dans son allocution, le chef de l’État a assuré que la facture des violences ne serait pas réglée par le contribuable mais par les casseurs eux-mêmes. Une sortie davantage pensée pour calmer la grogne des Français que pour être véritablement tenue.
«Au moins 3000 commerces» ont été touchés par des saccages ou des pillages ce week-end, a indiqué le gouvernement. Des biens de particuliers ont aussi été dégradés, comme des véhicules. Le Figaro fait le point sur les démarches à suivre si vous faites partie des victimes.
DÉCRYPTAGE - Ordinateur, vêtements, alimentation… sur TikTok ou Snapchat, certains pilleurs n’hésitent pas à exhiber leur butin après les violences du week-end.
Après un samedi noir dans les rues de nombreuses villes, les professionnels du secteur du commerce déplorent déjà d’importantes pertes et évoquent les difficultés pour les semaines à venir.
Cinq syndicats avaient déposé un préavis de grève du samedi 17 au mercredi 21 octobre, au début des vacances scolaires de la Toussaint, ils ont décidé de le retirer après avoir obtenu «des avancées».
DÉCRYPTAGE - Les dégradations commises en marge des récentes mobilisations lycéennes laissent une lourde facture aux régions, qui cherchent désormais à déterminer qui devra la régler.
DÉCRYPTAGE - Alors que la CGT appelle ses militants à rejoindre les cortèges, la CFDT et Force ouvrière refusent de s’allier aux mobilisations de ce samedi.
INFO LE FIGARO – L’ANEMF (Association nationale des étudiantes et étudiants en médecine de France) entend rejoindre au mouvement de révolte étudiant et lycéen à partir de ce samedi 17 octobre.
En plein «Octobre rose», des patientes ont appris, parfois sur les réseaux sociaux, que le Zoladex ne serait plus remboursé par la Sécurité sociale à compter du 15 décembre. Une annonce qui suscite l’inquiétude des malades et des associations.
Les députés ont rejeté aujourd’hui dans l’hémicycle le budget de la sécurité sociale pour 2027. Le texte sera négocié dans sa version initiale mardi prochain.
Avec la «Frühstartrente» (épargne retraite commencée tôt, en français), l’État allemand versera 10 euros par mois et par enfant entre 6 et 18 ans sur un compte individuel investi sur les marchés financiers.
«En commençant tôt, beaucoup d’argent peut s’accumuler au fil des décennies», a expliqué le ministre des Finances social-démocrate Lars Klingbeil dans un communiqué.
À l’article 37 du projet de loi de financement de la Sécu 2027, l’exécutif a inscrit une mesure limitant l’accès des étrangers non ressortissants d’un pays membre de l’UE aux prestations familiales et aux aides pour le logement. Les économies réalisées devraient être faibles.
Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a proposé de réduire l’indemnisation de certains arrêts de travail, alors que les partenaires sociaux doivent trouver un accord sur une réforme d’ici au 19 décembre.
Ces taux élevés s’expliquent principalement par le déséquilibre démographique dans la fonction publique, avec moins d’un cotisant par retraité contre 1,5 pour les salariés du privé.
Le gouvernement estime que le financement des retraites des fonctionnaires pèse lourdement sur le budget des ministères et prévoit 5,5 milliards d’euros d’économies sur les retraités en 2027.
Face à Roland Lescure, ce dimanche sur France 2, la secrétaire générale de la CGT a dénoncé les choix budgétaires de l’exécutif et prévenu que la contestation pourrait se prolonger faute de réponses concrètes.
Le projet de loi de finances du gouvernement prévoit une nouvelle réforme du compte personnel de formation, afin notamment de le «recentrer sur les formations débouchant sur les métiers en tension ou des secteurs considérés prioritaires». L’exécutif espère en dégager 350 millions d’euros.
Une intersyndicale, composée notamment de la CFDT, la CGT et FO, a appelé les salariés du privé et du public, ainsi que les retraités et les jeunes, à une journée de grève et de manifestation le jeudi 5 novembre.
«Le régime (d’assurance-chômage) prévoit un excédent de 2,1 milliards d’euros en 2027. Nous prélèverons donc cet excédent, mais l’Unédic sera à l’équilibre l’an prochain», a déclaré le ministre.