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Heathen, un First Person Slasher avec un donjon généré procéduralement qui laisse dubitatif

Par : Estyaah
19 mai 2026 à 21:26

Il y a quelques jours, on a découvert Heathen, un nouveau First Person Slasher / dungeon crawler. D’après l’unique développeur, il se serait principalement inspiré de Diablo pour la partie RPG et l’ambiance dark fantasy, et de Dark Messiah of Might & Magic pour les combats. La vidéo nous montre effectivement des affrontements à l’arc ou au corps-à-corps ainsi qu’un coup de pied plutôt puissant, mais ça s’arrête là : les salles montrées sont franchement vides. Pas de pics ni de pièges sur lesquels faire valdinguer les ennemis – du moins pour l’instant.

La fiche Steam indique qu’on pourra explorer deux zones principales : la ville, qui proposera un lieu pour se reposer entre les raids et découvrir du lore, et le donjon, généré procéduralement. C’est cet aspect qui nous laisse franchement dubitatifs, car il faut que ce soit vraiment bien réalisé pour que l’expérience reste intéressante plus de cinq minutes et ne soit pas dénuée de la moindre âme. Il faudra en voir un peu plus pour se prononcer.

Aucune date de sortie n’a été annoncée pour le moment. En attendant, si Heathen vous intrigue, vous pouvez l’ajouter à votre liste de souhaits Steam.

Hunter: The Reckoning – Deathwish fait comme si Nacon allait bien et annonce une sortie pour l’été 2027

Par : Estyaah
19 mai 2026 à 21:20

On vous en parlait en avril dernier, Hunter: The Reckoning – Deathwish est le prochain jeu des développeurs de RoboCop: Rogue City. C’est un FPS qui prendra place dans l’univers du RPG éponyme de World of Darkness, et cette vidéo précise un peu ses ambitions. On devrait avoir de nombreuses options de personnalisation pour notre personnage et différentes approches qui le font lorgner du côté des immersive sims. On nous parle de résoudre des situations en faisant parler la poudre, en s’infiltrant ou en discutant.

On est gratifié de quelques bribes de gameplay clairement jouées à la manette, mais on perçoit des similitudes avec RoboCop, qui avait le bon goût d’avoir un feeling plutôt correct. Pour le reste, il faudra juger sur pièces, a priori à l’été 2027. Reste maintenant à savoir si le projet survivra jusqu’à l’été 2027, puisque Nacon semble actuellement gérer ses studios avec autant de sérénité qu’un serveur en rollers sur une plaque de verglas avec une pile d’assiettes dans chaque main.

En attendant de voir comment cela évolue, vous pouvez toujours ajouter Hunter: The Reckoning – Deathwish à votre liste de souhaits depuis sa page Steam.

[TEST] The Adventures of Sir Kicksalot : simple, brutal et étonnamment efficace

19 mai 2026 à 18:33

Un immersive sim développé par une seule personne et avec un style qui n’est pas sans rappeler l’œuvre de Mojang ? C’est avec un peu d’appréhension que nous avions découvert il y a plus d’un an, The Adventures of Sir Kicksalot. Et à notre grande surprise, celui-ci était développé par un français : Stéphane Le Roy, alias eldidou. Une fois le jeu en main, le constat est simple : une très bonne surprise mêlant habilement l’absurde à l’immersion.

Genre : Immersive Sim | Développeur : Stéphane Le Roy | Éditeur : Stéphane Le Roy Plateforme : Steam | Prix : 9,75 € | Langues : Sous-titres en français, anglais | Configuration recommandée : Intel Core i7-7700HQ 2.8GHz, carte graphique,  2 Go de RAM  | Date de sortie : 15/05/2026 | Durée : 5 à 6 heures pour l’histoire principale, mais beaucoup plus pour tester toutes les possibilités.

Test effectué sur une version fournie par le développeur.

20260514152702 1 scaledPaf, coup de pied dans ta gueule !

Dans The Adventures of Sir Kicksalot, vous incarnez un chevalier qui se lance à l’aventure pour sauver une princesse des mains de ses ravisseurs, sauf que tout ne se passe pas comme prévu. Sans en dire plus, et bien que le scénario ne soit là que pour apporter un prétexte, le développeur réussit à nous plonger dans cette improbable histoire et son univers complètement barré. Le principe du jeu est plutôt simple : vous êtes lâchés dans un niveau, et il faudra atteindre la sortie en accomplissant des objectifs, tout en essayant de jouer l’infiltration, ou en utilisant tout ce qui est à portée de main pour vous débarrasser des ennemis sur votre chemin. Pour cela, le jeu a été  plutôt bien pensé. On commence souvent avec des armes simples, épée ou bâton, puis on s’équipe en fouillant les lieux ou en dépouillant les cadavres. Mais Sir Kicksalot ne porterait pas ce nom si l’arme la plus importante n’était pas… le coup de pied.

Et ça tombe bien : tout est pensé pour vous pousser à utiliser le kick. Comme pour les armes de mêlée, les sensations sont bien là, c’est très brutal, c’est vif, et on apprécie enchaîner coups de pied, coups de massue et sortilège de glace pour se débarrasser le plus rapidement possible de tout ce qui croise notre chemin. L’arsenal repose principalement sur les armes tranchantes et les armes de trait. Le combat en mêlée est soigné, permettant de porter des coups directs ou déportés, une petite touche parfaite pour décapiter un mage avant de lui voler sa tête et sa baguette magique pour aller s’occuper ensuite des novices à l’école de sorcellerie (tout le monde va très bien, évidemment). Néanmoins, le système a ses limites, et on se retrouve parfois dans l’impossibilité de porter un coup déporté à cause de l’environnement (un mur, un objet), ce qui s’avère un peu embêtant.

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À la manière de Dark Messiah of Might & Magic, The Adventures of Sir Kicksalot est un immersive sim. Une bonne partie de votre environnement est potentiellement une arme : meubles, objets de décoration, presque tout peut être très mortel à partir du moment où la situation s’y prête. On se retrouve très vite à réfléchir à deux fois avant de dégainer son arme, en préférant un coup de pied dans la gueule d’un ennemi pour l’empaler sur un mur hérissé de pics ou l’écraser sous un lustre médiéval. Le jeu propose aussi un système de progression qui offre trois branches : le combat, la furtivité et la magie, avec des pouvoirs élémentaires (feu, vent, glace). D’autres améliorations enrichissent le gameplay, comme par exemple enflammer son épée une fois le pouvoir du feu débloqué. L’ensemble offre un gameplay bien dosé, des combats exigeants et des animations qui retranscrivent efficacement les impacts. L’infiltration fonctionne correctement, permettant de parcourir certains niveaux dans l’obscurité, à la manière de Garret dans la série Thief: The Dark Project. Les ennemis utilisent eux aussi l’environnement : ils peuvent vous pousser dans le vide, ramasser des armes au sol ou se soigner avec des potions proches. Techniquement, rien à signaler, le jeu tourne sur n’importe quelle machine, mais j’ai rencontré quelques soucis mineurs comme des ennemis coincés ou des problèmes de pathfinding. C’était heureusement anecdotique et bien souvent résolu en quelques secondes.

Un level design très simple, bla bla bla

Les 16 niveaux de la campagne ne sont pas très grands et oscillent entre le très bon et le passable. Certains sont très linéaires, d’autres plus ouverts. La direction artistique ne plaira pas à tout le monde, mais elle est cohérente, travaillée, et offre une belle verticalité. La campagne permet de visiter des forteresses, des châteaux, une cité dans le ciel, des grottes, et ainsi que différents lieux qu’on vous laisse découvrir. On regrette toutefois une approche immersive parfois inégale : le jeu est parfois directif et aurait gagné à offrir davantage de liberté. Au‑delà de la simple exploration, chaque niveau regorge de petites trouvailles : messages oubliés, livres mystérieux, rencontres étranges, secrets et énigmes qui apportent leur dose d’humour et de bizarrerie. Le développeur en a clairement à revendre, et derrière chaque absurdité se cache souvent un message bien dissimulé.

Exigeant, agréable, drôle, et avec une réalisation exemplaire

Stephane Le Roy propose ici un immersive à la fois exigeant, agréable, drôle, et avec une réalisation exemplaire pour un jeu indépendant.  Les niveaux, sans être trop courts, se terminent assez rapidement. Et même si l’on regrette la durée de vie de l’histoire principale, la variété des approches et la personnalisation des compétences offrent une vraie rejouabilité. The Adventures of Sir Kicksalot est une excellente surprise, une expérience originale, et un jeu que l’on recommande sans hésiter, d’autant plus que le développeur envisage un éditeur de niveaux et le support du Steam Workshop.

Vous avez du mal à vous y retrouver dans le catalogue Steam ? Alors suivez le groupe de curation NoFrag pour vous aider à trier le bon grain de l’ivraie.

Ça passe et ça casse

Par : Kocobé
19 mai 2026 à 13:00
Un des plaisirs de Forza Horizon 6, c’est de prendre une grosse tuture, comme, par exemple, la chair de ma chair, mon amour sans qui la vie n’aurait pas la même saveur, la Toyota Tacoma TRD Pro et ses 2007 kg de pur bonheur mécanique, et de la lancer à pleine vitesse dans une barrière, une serre, une pancarte. Car, à part quelques objets, on peut généralement tout casser, comme si le monde était fait de polystyrène. Certains arbres ont cependant un totem d’immunité : les cerisiers en fleurs. Comme nous l’apprend un designer du studio dans une interview pour le Japan Times, les sakuras convoient trop d’importance culturelle pour être déracinés ainsi. Une intuition certainement inspirée par la mésaventure d’Ubisoft qui a dû vite rendre le mobilier des temples et des sanctuaires d’Assassin’s Creed Shadows incassables après une soufflante publique du Premier ministre japonais. K.

Directive 8020

19 mai 2026 à 08:00
Si j’aime vraiment beaucoup les standalone de Supermassive Games (Until Dawn, The Quarry), j’ai beaucoup plus de mal avec leur série « Dark Pictures Anthology », qui présente des épisodes un peu plus courts, des personnages auxquels on a tout juste le temps de s’attacher (ou au contraire, qu’on ne nous laisse pas assez le temps de détester) et des concepts prometteurs mais à peine effleurés. Directive 8020 est bel et bien un jeu Dark Pictures, mais c'est de loin celui qui ressemble le plus à un standalone.

LLM ta boîte

Par : Kocobé
19 mai 2026 à 06:00
Si votre boîte vous impose un usage déraisonnable de l'IA générative, restez cool et trouvez des moyens pour ménager la chèvre et le chou ! Prenez exemple sur ces développeurs au sein d'Amazon Game Studios travaillant sur le projet Trident, dont l'histoire est rapportée dans une enquête d'Eurogamer. Mi-2024, alors qu'ils s'apprêtaient à pitcher un prototype que tout le monde trouvait très prometteur en interne, la maison mère leur a gentiment fait comprendre que s'il n'y avait pas d'IA dans leur truc, là, c'était pas la peine, en fait. Pleine de ressource, l'équipe parvient à changer son projet du tout au tout pour y faire entrer au chausse-pied un système de personnages qu'il faut convaincre de vous aider grâce à un LLM. Constatant ces efforts, Amazon décide quand même de les virer en octobre 2025, comme 14 000 autres personnes. Non, en fait, oubliez le cool. Cramez tout. K.

Mouse : P.I. for Hire

Par : Agar
19 mai 2026 à 06:00
Il existe trois grandes lois du jeu indé. Un : un jeu dont la com' a reposé entièrement sur son style graphique ne brillera pas par son gameplay. Deux : le premier jeu dont la date de lancement a été repoussée plusieurs fois sortira à moitié pété. Trois : un jeu surfant sur un genre jadis à la mode mais débarquant trois ans après la bataille n'apportera pas grand-chose de neuf. Contre toute attente, Mouse : P.I. for Hire a réussi à toutes les faire mentir.
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