Vue normale

A Monza, Ferrari se relooke à la mode de 1996 pour rendre hommage à Schumacher

1 septembre 2026 à 15:27

Une première saison pleine d’espoirs

En 1996, la Scuderia Ferrari entrait dans une nouvelle ère : non seulement elle basculait vers l’architecture moteur V10, après des années de V12, mais surtout elle accueillait en son sein un nouveau leader, Michael Schumacher, alors double champion du monde en titre avec Benetton. 

Schumacher arriva à Maranello auréolé de deux titres de champion du monde et laissa immédiatement une empreinte indélébile, indissociable de l’histoire moderne de Ferrari. Bien que la fiabilité ait été capricieuse (un abandon dans le tour de formation en France) et que les Williams aient été un cran au-dessus, Schumacher a terminé 3e du championnat et signé trois victoires.

Sa première victoire en rouge survint en Espagne, dans des conditions dantesques, suivie de deux autres en Belgique et à Monza. Dans le temple de la vitessen, il offrit à la Scuderia sa première victoire au Grand Prix d’Italie depuis 1988.

La SF-26 en cosplay 1996

Trente ans après ces débuts historiques, Ferrari rendra un hommage spécial à « Schumi » lors du grand prix d’Italie. Les SF-26 de Charles Leclerc et Lewis Hamilton arboreront une livrée spéciale inspirée de la Ferrari F310 de 1996. La voiture revient ainsi au rouge quasi intégral sur la carrosserie (même si les parties noir carbone inférieures demeurent), avec des touches de blanc sur les ailerons et du noir, ainsi que des numéros de course dans la même police. Ainsi, le grand espace blanc du capot, dévolu habituellement à HP, se met en retrait exceptionnellement. Les fans s’en remettront…

Les jantes, signées BBS comme à l’époque, présentent une nuance dorée, rappelant la couleur d’origine des jantes en magnésium utilisées cette saison-là. La voiture arborera également le logo de Michael, composé des lettres M et S formant la silhouette d’un cockpit monoplace. Sur le nez, on retrouve un motif inspiré du casque du champion allemand avec sept étoiles sur fond rouge, soit autant que le nombre de titres du Kaiser.

Charles Leclerc et Lewis Hamilton porteront des tenues de course spéciales – tout comme le reste de l’équipe dimanche – tandis que leurs chaussures, combinaisons et gants seront spécialement conçus pour l’occasion. Les deux pilotes porteront aussi des casques spéciaux, créant ainsi un lien visuel entre la Ferrari de 1996 et la Scuderia actuelle. 

Les vieilles gloires en renfort


Trois Ferrari de la carrière de Michael Schumacher seront exposées à Monza : la F310 de 1996, symbolisant le début de cette aventure, la 248 F1 de 2006 ainsi que la Ferrari F2002, l’une des voitures les plus dominantes de l’histoire de la Formule 1(15 victoires en 17 courses). Pour l’occasion, samedi après-midi, Rubens Barrichello, coéquipier de Michael lors des cinq saisons consécutives victorieuses au championnat du monde des pilotes de 2000 à 2004, et vainqeur à Monza en 2002, sera au volant de la F2002.

Le dimanche, ce sera au tour du quadruple champion du monde Sebastian Vettel de faire un tour de piste à bord de la même monoplace. Pour « Seb », qui a grandi en idolâtrant Michael avant de devenir lui-même pilote Ferrari, ce sera un moment particulièrement émouvant. Et bien entendu, un pur plaisir pour les oreilles, loin des V6 électrifiés feutrés d’aujourd’hui…


La F2002 sera gérée par le département F1 Clienti de Ferrari et, à Monza, utilisera un carburant durable de pointe développé spécifiquement par Shell. Ce carburant, fruit du savoir-faire acquis cette saison, sera utilisé en 2026 et deviendra le carburant le plus durable jamais utilisé en Formule 1.  

Monza, un tournant décisif de la saison 2026 ?


Du côté purement sportif, Monza est évidemment un moment fort de la saison. La Scuderia y est très attendue, puisque la SF-26 est plutôt dans le coup et que les espoirs de titre sont encore permis.

Ferrari va introduire en Italie un fond plat spécial mais surtout une seconde évolution de son moteur, permise par le procédé d’évolution règlementaire ADUO. Le département moteur a donné son feu vert à l’utilisation de cette évolution, améliorée au niveau de la chambre de combustion et du turbo grâce aux jokers accordés par le système ADUO.

La puissance globale du moteur demeure le principal point faible de la SF-26 pour rivaliser avec les écuries Mercedes sur les circuits de puissance. Monza n’est donc pas censé être un grand prix favorable aux rouges, mais, sait-on jamais, puisque Leclerc s’est imposé à Silverstone sur un circuit qui, lui non plus, n’était pas censé convenir à Ferrari.  

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Tom Cruise annonce une suite à Jours de tonnerre pour 2028

1 septembre 2026 à 09:41

Après Maverick, le héros de Top Gun, Tom Cruise s’apprête à faire revenir au cinéma un autre personnage culte de sa filmographie, à savoir Cole Trickle, le pilote intrépide du film Jours de tonnerre, sorti en 1990. 

Le sport auto a le vent en poupe

Ce n’est pas une simple coïncidence : c’est juste après la sortie et le carton au box-office du film F1 avec Brad Pitt en 2025 que le projet de suite à Days of Thunder s’est accéléré. Dans la foulée du succès de Top Gun Maverick, tandis que la saga Mission Impossible s’est achevée, Tom Cruise semble vouloir jouer lui-aussi à fond la carte nostalgique. 

Cruise a évoqué ce nouveau film lors de sa visite au Daytona International Speedway à l’occasion du week-end de la NASCAR Cup Series. Il a également assisté à la réunion des pilotes avant la course et a discuté du projet avec des représentants de la NASCAR, signe de l’implication officielle du championnat   L’acteur de 64 ans a officialisée l’annonce aux côtés de l’actrice Anne Hathaway, qui l’accompagnera dans le rôle d’une propriétaire d’écurie et d’une ingénieure, pour une date sortie prévue le 2 juin 2028. 

Tom Cruise produira le film aux côtés de Jerry Bruckheimer, qui avait déjà produit le projet original ainsi que le film F1. Jonathan Levine en assurera la réalisation. Si les détails de l’intrigue restent rares, Will Staples signera le scénario. 

Un film culte tellement ancré dans son époque

La suite sortira en salles près de quarante ans après le premier film réalisé par Tony Scott. Dans l’original, Trickle (Tom Cruise), jeune pilote débutant, est recruté par une nouvelle écurie NASCAR et se lance dans une rivalité avec le vétéran Rowdy Burns (Michael Rooker). Les deux hommes se rapprochent après un grave accident, qui conduit également Trickle à une idylle avec sa neurochirurgienne, le Dr Claire Lewicki ( Nicole Kidman ). 

Quand il sort en 1990, Days of Thunder est une sorte de « Top Gun » sur roues ultra calibré, avec une mise en scène de film d’action et une esthétique léchée collant vraiment à l’époque de MTV et des clips, le tout appuyé par la musique endiablée de Hans Zimmer. Si le spectacle est au rendez-vous, le film essuya aussi pas mal de critiques pour son côté « too much » et le manque de réalisme des scènes de course. 

40 ans après, un monde bien différent

38 ans plus tard, Jours de Tonnerre 2 sortira dans un monde qui a bien changé, désormais davantage tourné vers les « contenus » des réseaux sociaux. Les mentalités ont aussi bien évolué : le simple rôle de « love interest » de Nicole Kidman en 1990 ne peut plus suffire dans notre époque progressiste et post Metoo, d’où le rôle décisionnaire important qui devrait incomber à Anna Hathaway.  Tom Cruise, bientôt 65 ans, jouera sans doute un vétéran sur le retour, mais attention à ne pas singer le rôle de Sonny Hayes incarné par Brad Pitt dans F1. Va-t-il donner une leçon aux petits jeunes ?  

Pour la NASCAR aussi, les temps ont changé. En 1990, la discipline régnait sur le sport automobile américain. C’était le temps des légendes Dale Earnhardt et Richard Petty, tandis que la F1 avait bien du mal à convaincre avec des courses insipides à Phoenix. 40 ans plus tard, la F1 est en plein boom aux USA avec trois grands prix et une fanbase importante, alors que la NASCAR a perdu du terrain et de la popularité.

Même si elle s’est ouverte et a tourné le dos à son côté très conservateur et sudiste d’antan (les symboles confédérés sont interdits depuis 2020), la NASCAR traverse une période de crise existentielle face à la montée en force de la F1. Le film arrive sans doute à point nommé pour relancer l’attrait de la catégorie, mais un film « publicitaire » -ce qui a été reproché à F1 – comporte aussi des risques de déception. Le long-métrage sera donc très attendu sur son scénario, ce qui a rarement été le point fort des films sur le sport automobile. 

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F1 : sans surprise, Lando Norris prolonge son contrat chez McLaren jusqu’en 2030

29 août 2026 à 14:22
Lando Norris

« McLaren est ma maison et je suis très heureux de signer un nouveau contrat qui me maintiendra au sein de l’équipe au moins jusqu’en 2030 », a déclaré Norris.  

Sans surprise, le champion du monde en titre Lando Norris, a prolongé pour quatre saisons supplémentaires, avec une option pluriannuelle au-delà de cette saison. Un deal qui arrive à point nommé, alors que le pilote britannique, après un début de saison 2026 délicat, est dans une forme olympique, avec deux succès dominants en Hongrie et à Zandvoort.  Dans le cadre de cette annonce, Norris a également reçu une sorte de prime à la signature : une monoplace MCL39 avec laquelle il a couru lors de sa saison victorieuse. 

« Lorsque j’ai entamé cette aventure il y a neuf ans, j’avais une vision claire des objectifs que je voulais atteindre : ramener McLaren au sommet et remporter des championnats. Nous avons atteint cet objectif, mais nous en voulons plus, nous voulons continuer à gagner et nous savons, en tant qu’équipe, que nous en sommes capables. » 

Cet accord sécurise l’équipe McLaren pour les années à venir, Oscar Piastri ayant prolongé son contrat dès l’an dernier ; cette continuité est importante pour le directeur de l’équipe, Andrea Stella. 

« C’est un pilote exceptionnel, qui allie une vitesse naturelle hors du commun à une grande maturité, une constance sans faille et un engagement indéfectible envers McLaren. Mais surtout, c’est un être humain exceptionnel, apprécié de tous au sein de l’équipe. » 

« Cette prolongation nous assure une continuité importante et renforce notre confiance dans la direction que nous prenons ensemble. » 

Un marché des transferts quasiment « mort »

Après la prolongation pluriannuelle de Charles Leclerc avec Ferrari, annoncée avant Monaco, puis celle de Max Verstappen avec Red Bull en marge du dernier grand prix de Zandvoort, là aussi jusqu’en 2030 a minima, on peut dire que le marché des pilotes est verrouillé, en tous cas pour les top teams. Il n’y aura pas de “Silly season”, cette expression anglaise qui désigne habituellement l’emballement du marché des transferts ayant, périodiquement, animé le paddock de la F1. 

La prolongation du contrat de Norris chez McLaren témoigne d’un marché des pilotes de plus en plus fermé au sein des quatre meilleures équipes, rendant ainsi plus difficile pour quiconque de percer et de prétendre à un baquet de pointe. Hamilton est sous contrat jusqu’en 2027, avec une option pour 2028, tandis que Mercedes devrait sans surprise prolonger rapidement Antonelli. Le cas Russell est sujet à interrogation, mais ni lui ni Mercedes n’ont d’alternatives plus intéressantes en l’état. Face aux incertitudes générées par la nouvelle donne technique de 2026, on sent que les écuries comme les pilotes cherchent avant tout la sécurité et la stabilité.  

Pour des pilotes comme Oliver Bearman, du programme Junior Ferrari, la situation est délicate, car l’accès à l’écurie principale est bloqué. À terme, la nécessité de partir devient un sujet de discussion majeur pour éviter la stagnation, même s’il est probable que Bearman soit finalement choisi lorsque Hamilton prendra sa retraite.  

Ce fonctionnement en vase clos explique aussi pourquoi Carlos Sainz a signé un nouveau contrat avec Williams, malgré les mauvaises performances de l’équipe cette saison : il avait compris qu’il n’y avait aucune perspective de retour à un poste de pilote de pointe.  Sans compter que les jeunes pousses arrivent et n’ont qu’une idée, évincer les anciens…

Des pilotes qui ont moins la bougeotte qu’auparavant

Les contrats se sont allongés avec le temps, même si des baux très longs ont déjà existé par le passé : Schumacher a passé dix ans chez Ferrari, Mika Hakkinen huit ans avec McLaren et Hamilton a d’abord connu une idylle de douze ans avec Mercedes.

Les fans ont toujours été enthousiasmés par les grands défis de champions qui se lançaient dans de nouvelles aventures, comme quand Schumacher passa de Benetton à Ferrari ou Hamilton de Mercedes à Ferrari. Mais un point commun unit Norris, Verstappen ou Leclerc et les différencie peut-être dans anciens champions : ils font partie de ces nouvelles générations de pilotes chaperonnés très tôt, qui ont grandi et ont été “pouponnés” par leurs équipes actuelles dès leurs premiers pas en automobile.

Il y ont grandi, y ont fait leurs débuts (ou presque, leclerc et Verstappen ayant débuté dans les écuries clientes / bis), y ont connu leurs premiers succès et s’y sentent comme chez eux. Seul un effondrement technique total ou une détérioration profonde des relations au sein de l’équipe (conflit avec un équipier ) pourraient remettre en cause cette situation. D’où les interrogations sur l’ambiance au sein de la Scuderia actuellement, Leclerc étant, pour certains, menacé dans ses certitudes par la confrontation avec Hamilton… 

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F1 : Franco Colapinto continue l’aventure avec Alpine en 2027

28 août 2026 à 05:17

La silly season n’aura pas lieu visiblement en 2026, les reconductions de contrats prenant le pas sur les transferts.

Sacré Flavio

Alpine a fourni un petit effort de mise en scène humoristique pour annoncer la prolongation de Franco Colapinto. Dans son bureau, Flavio Briatore discute avec ses deux pilotes, Pierre Gasly et Franco Colapinto, à propos d’une peinture les montrant tous les trois pour cette saison 2026. Flavio demande qu’on apporte le tableau de la saison 2027 avec Pierre Gasly. Franco demande alors “et moi”, Flavio rétorquant “tu veux figurer aussi sur le tableau 2027 ?”. Et hop, la prolongation est officialisée.  

L’écurie française « est ravie de finaliser son duo de pilotes pour la saison 2027 , durant laquelle Franco Colapinto poursuivra l’aventure avec l’équipe aux côtés de Pierre Gasly », a-t-elle indiqué dans un communiqué.  « La saison 2026 a véritablement marqué l’éclosion de Franco », a poursuivi l’équipe dirigée par Flavio Briatore, rappelant au passage la 7e place de l’Argentin à Miami puis sa 6e place décrochée à Montréal, son meilleur résultat en F1 à ce jour. 

Enfin des progrès en 2026

Colapinto est arrivé dans la catégorie reine en 2024 chez Williams, où il avait remplacé l’Américain Logan Sargeant pour les neuf dernières courses de la saison. Ses débuts prometteurs avaient provoqué un certain emballement, Franco apparaissant alors comme une nouvelle pépite immanquable. Il a été engagé début 2025 par Alpine comme pilote de réserve et a rapidement remplacé Jack Doohan comme titulaire, mais la suite a été d’abord très laborieuse.

L’Argentin a rencontré beaucoup de difficultés durant tout le reste de la saison 2025, entre manque de performance et incidents, avant de se reprendre en 2026. Bien plus proche de Pierre Gasly en vitesse comme en rythme de course, Il occupe actuellement la 12e place du classement des pilotes, avec 19 points. 

« Cette année, nous avons vu Franco véritablement grandir et gagner en maturité pour devenir un excellent pilote », a souligné Flavio Briatore, artisan de son recrutement. « Ses résultats, notamment à Miami et à Montréal, ont confirmé ce que je savais déjà : Franco a toute sa place en Formule 1 et au sein de cette écurie. »  

Une date se profile au calendrier

Cette prolongation est aussi importante d’un point de vue marketing, en direction des marchés sud-américains. De plus, un projet de retour d’un grand prix d’Argentine pourrait bientôt se concrétiser, sur le circuit historique de Buenos Aires. Des travaux ont été entrepris pour conformer le circuit aux normes d’homologation modernes et des discussions sont déjà en cours avec Liberty Media. Horizon 2028… 

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Pebble Beach 2026 : Gunther Werks GXR-EVO, une 993 qui a muté en GT3

20 août 2026 à 12:18

Philosophie

Si vous ne jurez que par Singer, vous ne devriez pas négliger Gunther werks, un autre sorcier Porsche stupéfiant Avec la GXR-EVO, présentée à la Monterey Car Week 2026, l’atelier, qui, contrairement à ce que pourrait faire croire son nom, est basé en Californie, franchit un nouveau cap : sa base reste une 993, dernière génération de 911 refroidie par air, mais tout le reste ou presque a été repensé pour en faire une bête de circuit.

A rebours de la quête de puissance absolue, qui passe forcément par un gavage d’oie turbocompressé, la GXR-EVO reprend presque à son compte le “light is right” chapmanien : moins de poids, davantage d’appui, un moteur atmosphérique hurlant à près de 9 000 tr/min et une boîte manuelle.

Une 993 avec une aéro de proto

La GXR-EVO part toujours d’une Porsche 993, mais il faut beaucoup d’imagination pour retrouver la voiture donneuse sous cette carrosserie. Gunther Werks utilise une carrosserie intégralement réalisée en carbone, conçue autant pour réduire la masse que pour optimiser l’aérodynamique.

À l’avant, le bouclier très travaillé reçoit un énorme splitter accompagné de canards. Des tunnels aérodynamiques intégrés aux ailes évacuent l’air à travers les ouvertures pratiquées dans les passages de roues, afin de réduire la pression et de générer davantage d’appui sur le train avant. Cette 993 semble sortie tout droit d’une soufflerie de Porsche Motorsport.

La partie arrière transforme significativement la silhouette de la 993 avec l’adjonction d’un imposant aileron en carbone, monté sur de fines structures, qui domine la poupe et travaille avec un diffuseur largement dimensionné. Pour implanter cette configuration aéro, la lunette arrière traditionnelle disparaît au profit d’un élément fin de type « aileron de requin », à la façon des prototypes Hypercar, destiné à améliorer la stabilité à haute vitesse. Les prises d’air installées au niveau des custodes alimentent directement le flat-six.

Le flat-six Rothsport : 4 litres et près de 9 000 tr/min

La GXR-EVO affiche un poids à sec de seulement 1 082 kg, soit 95 kg de moins que le programme Coupe de Gunther Werks. Cette obsession de la légèreté explique en grande partie le choix technique de la voiture. Plutôt que de chercher à compenser chaque kilogramme supplémentaire par davantage de puissance, Gunther Werks retire tout ce qui peut l’être.

Le résultat est un rapport poids/puissance d’environ 420 ch par tonne, avec une puissance totale de 455 ch. Ce chiffre est déjà considérable, mais surtout obtenu sans turbocompresseur, sans hybridation et sans transmission intégrale. La GXR-EVO revient ainsi à une recette presque primitive : une voiture légère, un gros moteur atmosphérique et quatre roues soigneusement posées sur le bitume. Charge à l’aero de stabiliser cette bête brut de décoffrage.

Le flat-six atmosphérique de 4,0 litres, est développé par Rothsport Racing, spécialiste reconnu des Porsche refroidies par air. Il développe 455 ch et monte à près de 9 000 tr/min.

Gunther Werks dispose aujourd’hui de solutions beaucoup plus puissantes. Son Tornado atteint par exemple 850 ch grâce à un flat-six biturbo, tandis que la nouvelle F-26 dépasse les 1 000 ch. La GXR-EVO refuse pourtant cette course à la puissance. Le 4.0 atmosphérique privilégie la réponse instantanée de l’accélérateur et la montée en régime. La sonorité est renforcée par un échappement extrêmement libéré, tandis que l’admission profite notamment des prises d’air installées dans les custodes arrière.

Le moteur est associé à une boîte manuelle Getrag G50 à six rapports, profondément modifiée.

Une silhouette des années 90 avec une sophistication de GT3

La GXR-EVO adopte un train avant à doubles triangles, une solution particulièrement intéressante puisque la 993 d’origine utilise une architecture McPherson à l’avant. Cette modification permet à Gunther Werks de contrôler beaucoup plus précisément la géométrie de suspension et le comportement de la voiture en appui. Les amortisseurs sont des unités à réservoir séparé réglables sur trois voies, tandis que le freinage fait appel à des Brembo Pista. L’ABS est lui aussi de spécification course.

Les roues sont en magnésium à fixation centrale, et un système de cric pneumatique intégré permet de lever rapidement la voiture dans un environnement de circuit, comme pour les modèles de course. À l’arrière, les roues peuvent recevoir des aérodisk destinés à optimiser encore le flux d’air.

Tout est donc pensé autour d’un objectif : rendre les performances utilisables sur piste, et non simplement impressionner sur une fiche technique.

Un habitacle de compétition

A l’intérieur, si vous espérer détecter des clins d’oeil à la 993, vous aller chercher longtemps. Cette GXR-EVO ressemble à une 993 qui aurait fusionné avec une GT3 de course moderne. On trouve un baquet Racetech en carbone-Kevlar, un harnais six points et un arceau-cage huit points. L’instrumentation traditionnelle cède sa place à un affichage numérique MoTeC, capable de fournir au pilote les informations nécessaires à la conduite sur circuit.

Le volant est à démontage rapide et un système électronique d’extinction incendie OMP complète l’équipement de sécurité. Le pilote bénéficie également d’un système de refroidissement du casque. Même le rétroviseur intérieur a disparu : la vision arrière est assurée par un système numérique, rendu nécessaire par la présence de la grande dérive aérodynamique arrière. Bref, on est loin de l’analogique des années 90.

Seulement 15 voitures

Gunther Werks ne produira que 15 exemplaires de la GXR-EVO pour un tarif qui doit dépasser largemet le million de dollars.

Chaque propriétaire recevra par ailleurs un simulateur de course réalisé sur mesure, dont la conception reprend les matériaux et certains éléments de la voiture. Gunther Werks indique que le logiciel est spécifiquement développé pour reproduire le comportement dynamique de la GXR-EVO.

À une époque où les performances passent de plus en plus par la puissance électrique, les quatre roues motrices, les boîtes robotisées et les systèmes électroniques sophistiqués, cette GXR-EVO propose un mélange de sophistication de la course automobile moderne avec la radicalité pure d’une atmosphérique. 455 ch, une propulsion, une boîte manuelle, un moteur atmosphérique capable de prendre près de 9 000 tr/min et seulement 1 082 kg. Le retour aux fondamentaux.

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F1 : Hadjar blessé pour Zandvoort, remplacé par Lawson

19 août 2026 à 14:32

Après s’être blessé au poignet pendant la trêve estivale, le Français Isack Hadjar est contraint de déclarer forfait pour le Grand Prix des Pays-Bas.  Liam Lawson, pilote Racing Bulls, va assurer l’intérim et découvrira ainsi le baquet de la Red Bull.

Lawson et Zandvoort, une belle complicité

De manière assez ironique, c’est à Zandvoort que la carrière de Liam Lawson a débuté en 2023. À l’époque, il avait été appelé en urgence par AlphaTauri après la blessure à la main de Daniel Ricciardo lors des essais libres du Grand Prix des Pays-Bas. Lawson en avait profité pour se mettre en évidence et peut-être, d’une certaine manière, précipiter le déclin de Ricciardo.

C’est aussi une « petite revanche » sur le sort pour le néo-zélandais, qui avait été évincé brutalement de Red Bull début 2025, après seulement deux courses aux côtés de Max Verstappen. Pour Lawson, il s’agira ainsi de se rappeler au bon souvenir de tous, même si son début de saison 2026 convaincant avec Racing Bulls a déjà permis de le remettre en selle. 

Les « anciens » à la rescousse

Par conséquent, il faut remplacer Lawson chez Racing Bulls, ce qui va permettre le retour de Yuki Tsunoda, ce dernier ayant perdu sa place au sein de l’équipe principale, après avoir remplacé…Lawson en 2025.Le Japonais, désormais pilote de réserve de Red Bull Racing, sera associé à Arvid Lindblad à Zandvoort. 

Tsunoda avait déjà effectué une longue carrière avec Alpha Tauri puis Racing Bulls, sous ses différentes appellations, avant d’être promu chez Red Bull Racing en 2025 mais sans convaincre. Néanmoins, cette pige ne devrait rien chambouler le concernant : les rumeurs envoient le japonais en 2027 vers l’Indycar et l’écurie Meyer Shank, avec l’appui de Honda.  

Pour Hadjar, le forfait intervient alors qu’il avait jusqu’ici réalisé une saison 2026 suffisamment convaincante pour conforter sa position chez Red Bull Racing. Il disposera désormais de deux semaines pour récupérer avant le prochain rendez-vous, le Grand Prix d’Italie à Monza, prévu après Zandvoort. 

Williams prolonge son duo

Puisque nous évoquons les baquets, rappelons que Williams a reconduit pour 2027 à la fois Alexander Albon et Carlos Sainz. Si le thaïlandais n’a prolongé que pour une seule saison, le renouvellement de l’espagnol court « sur plusieurs saisons », sans plus détails.

Sainz a semblé frustré cette année par le manque de performance et d’évolution de Williams, mais l’horizon des top teams est bouché dans l’immédiat. Et Sainz n’est clairement pas en tête de liste face à des Verstappen, Russell ou Piastri qui seraient potentiellement sur le départ de leurs écuries actuelles.  

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Pebble Beach 2026 : RUF Ehra, hommage au circuit où est née la légende

17 août 2026 à 13:19

Le mythe Yellowbird

À la fin des années 1980, une drôle de Porsche déchaîne les passions des lecteurs de Road and Track et de ceux qui ont pu voir la vidéo Faszination Nurburgring. Nous ne sommes pas encore à l’ère d’Internet et des réseaux sociaux, où tout se visionne si facilement. A l’époque, une Porsche 911 jaune met la pâtée à toutes les supercars du moment lors d’un concours de vitesse organisé par le magazine.

La CTR biturbo éclipse à la surprise générale les Diablo, 959 et autres Testarossa et propulse sur le devant de la scène le préparateur RUF , qui construit ses propres automobiles à partir de carrosseries et de composants Porsche, mais avec une philosophie radicalement différente. Avec ses 469 ch, son poids contenu et son aérodynamique , elle atteint 339,8 km/hsur la piste Ehra-Lessien de ce concours de vitesse. Les journalistes américains lui donnent bientôt son surnom : Yellow Bird.

RUF, un constructeur à part entière

Presque quarante ans plus tard, la Ruf Ehra dévoilée au Monterey Car Week 2026 rend un hommage direct à ce lieu qui a construit la légende de RUF, le circuit d’essais d’Ehra-Lessien, théâtre en 1987 de l’exploit de la CTR « Yellow Bird ». La nouvelle EHRA est une véritable RUF, construite autour de l’architecture développée par le constructeur allemand de Pfaffenhausen. Dévoilée le 14 août 2026 à The Quail, pendant la Monterey Car Week, elle s’inscrit dans cette tradition très particulière qui consiste à reprendre l’ADN de la 911 tout en allant beaucoup plus loin que Porsche elle-même.

Techniquement, l’EHRA n’est pas une voiture entièrement nouvelle. Elle reprend l’architecture de la CTR Anniversary, présentée en 2017 pour célébrer les trente ans de la CTR originale. C’était un jalon historique important pour RUF car pour la première fois, la firme présentait une automobile reposant sur un monocoque en fibre de carbone conçu en interne et non simplement une Porsche profondément transformée.

La Porsche maximisée

L’EHRA conserve cette architecture mais apporte une évolution esthétique et dynamique importante. Les voies sont considérablement élargies : +5,8 cm à l’avant et +5,3 cm à l’arrière. Cette augmentation donne à la voiture une assise beaucoup plus spectaculaire tout en permettant d’accueillir une carrosserie élargie.

Les boucliers avant et arrière ont eux aussi été redessinés, mais RUF a évité l’escalade stylistique de certaines supercars contemporaines. Sous le capot arrière se trouve un flat-six 3,6 litres biturbo, développant 650 ch et environ 900 Nm. Ces chiffres sont impressionnants, mais ils ne constituent pas l’essentiel du projet.

La technologie au service d’une philosophie puriste

Car RUF a fait un choix presque provocateur à l’heure des transmissions à double embrayage et des boîtes robotisées ultrarapides : l’EHRA reçoit une boîte manuelle à sept rapports.

L’association entre moteur biturbo, transmission intégrale et commande manuelle lui permet de conserver un caractère mécanique particulièrement direct, à l’image de la Yellowbird de 1987, qui était domptée sur la Nordschleife sans aucun artifice ! Outre la transmission intégrale, cette Ehra est également équipé d’un différentiel arrière à glissement limité ainsi que d’une suspension à double triangulation aux quatre roues, incluant des amortisseurs adaptatifs horizontaux à poussoirs.

L’autre grande évolution concerne l’aérodynamique. Contrairement à la Yellowbird de 1987 qui embarquait un énorme spoiler fixe, l’EHRA reçoit un aileron actif en fibre de carbone, qui peut se déployer automatiquement à vitesse élevée, mais également être commandé manuellement par le conducteur.

Style élégant et rétro

Tout est pensé pour remonter dans le temps et ressentir l’atmopshère des supercars d’antan, mais avec une finition irréprochable et des matériaux de grande qualité. À bord, RUF a choisi une approche beaucoup plus chaleureuse que celle d’une supercar contemporaine. L’intérieur présenté à Monterey associe un cuir brun à un revêtement à motif Pasha, clin d’œil évident à l’univers Porsche des années 1970 et 1980.

Les instruments adoptent quant à eux la traditionnelle teinte verte associée aux RUF. Les sièges baquets à dossier en fibre de carbone, revêtus de cuir brun naturel à motif à carreaux Pasha, s’associent à des inserts en fibre de carbone satinée sur le tableau de bord et la console centrale, ainsi que des cadrans classiques et un volant à trois branches. 

Les roues sont elles aussi spécifiques. RUF a choisi des jantes forgées à écrou central, reconnaissables immédiatement à leur dessin et à leur finition métallique. La voiture présentée à Monterey est peinte en Liquid Silver, une teinte qui renforce encore son aspect technique.

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10 Ferrari Purosangue exclusives destinées au marché américain

10 août 2026 à 08:57

Après les turbulences médiatiques suscitées par le lancement de la Luce, première voiture 100% électrique de la marque, Ferrari se focalise de nouveau vers ses valeurs sûres. 

Le pur-sang des ventes

Les États-Unis restent de loin le premier marché mondial de Ferrari en 2025.  La région des Amériques a capté un peu plus de 26 % des livraisons mondiales en 2026. Sur les 13 640 voitures livrées, la Purosangue a représenté environ 2700 unités au niveau mondial. Le marché américain a reçu sa part maximale autorisée, soit environ 480 exemplaires. 

Nous sommes habitués désormais aux séries ultra limitées des constructeurs de luxe, qui permettent de valoriser leur service de personnalisation. La collection Purosangue American Grand Tour Atelier Collection pousse la personnalisation de Maranello à son paroxysme en rendant hommage à la culture routière des États-Unis, avec deux univers de 5 voitures uniques.

10 voitures en tout, pas une de plus. Heureusement, nous sommes bien loin des excentricités proposées par Keyvany ou Mansory.

La série « Landscapes » (Inspirée de la géographie américaine) 

The Coast : Peinture extérieure Blu Cangiante avec des accents Dark Amber. L’intérieur utilise un cuir Terra Antica, évoquant la rencontre des vagues du Pacifique et des falaises de la côte ouest. 

The Sand : Une teinte rétro Blu Genziana Storico contrastée par une livrée Oro Chiaro et une sellerie en cuir Sabbia, clin d’œil aux dunes de gypse blanc et au ciel du désert.  

The Mountains : Une robe d’un vert très frais Verde Menthe mariée à un habitacle chaleureux en cuir Beige Honolulu. 

The Great Plains : Une teinte terreuse Bronzo Montecarlo associée à un cuir très sombre Testa di Moro Java. 

The Forests : Un vert profond Verde Zeltweg à l’extérieur avec des détails intérieurs Verde Venaria. 

La série « Roads » (Inspirée de l’histoire automobile américaine) 

Switchback : Carrosserie Blu America rehaussée de bandes de course Rosso Corsa. Les sièges en cuir blanc Bianco intègrent des motifs brodés rappelant le drapeau américain (étoiles et rayures). 

Overlook : L’exact opposé chromatique de la Switchback, combinant une peinture Rosso California avec des bandes Blu America et un intérieur blanc Bianco. 

Straight Away : Peinture Bianco Mille Miglia arborant les célèbres bandes bleues du North American Racing Team (NART), complétée par un cuir rouge Rosso Giudecca. 

Byway : Une inversion de la précédente avec une carrosserie Blu NART et des bandes blanches Bianco King. 

Mountain Pass : Une configuration agressive drapée de la teinte de course Rosso Racing 2025 avec un habitacle contrasté en cuir Blu Sterling. 

Ne l’appelez pas SUV

Bien qu’aucune modification de puissance ne soit apportée au V12 atmosphérique de 725 ch (0 à 100 km/h en 3,3 secondes), l’architecture de la Purosangue repose sur des innovations dynamiques majeures dont  la suspension active Ferrari (FAST).

Développée en collaboration avec Multimatic, cette technologie utilise des actionneurs électriques sur chaque amortisseur pour éliminer le roulis en virage sans avoir besoin de barres antiroulis physiques. Elle abaisse automatiquement le centre de gravité en conduite dynamique. 

Le Purosangue dispose aussi de la Transmission intégrale brevetée (4RM-S), un système hérité de la GTC4Lusso qui gère le couple de manière totalement indépendante sur chaque roue avant (Vectoring de couple).

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Exposition : « I nemici del Drake », au musée national de l’automobile de Turin

2 août 2026 à 13:27

Le musée national de l’automobile, situé à proximité du fameux « Lingotto » de FIAT, propose cette année une expo originale, dédiée aux « ennemis » du Drake, le surnom donné par les Anglo-saxons au Commendatore Enzo Ferrari.

Ferrari contre les Anglo-saxons

C’est donc à travers ses adversaires historiques que nous replongeons dans l’histoire de la F1. Enzo Ferrari ne portait pas les artisans anglais dans son coeur, les surnommant avec un certain dédain les « garagisti ». A contrario, les anglo-saxons ont redoublé d’inventivité pour contrer la domination de la Scuderia, et notamment la supériorité technique des moteurs Ferrari.

L’exposition propose ainsi une vingtaine de monoplaces des différentes écuries anglo-saxonnes les plus marquantes de l’histoire de la F1. Aux incontournables McLaren, Tyrrell, Williams et autre Brabham, des petits ont aussi droit aux honneurs, comme Theodore, Shadow, Ensign et March.

La Ferrari 246 Dino de 1958 trône au début de la scénographie, avec son impérial V6 à l’avant, mais les rivaux entrent immédiatement en scène avec la Cooper T51 et son architecture moteur en position centrale arrière, qui met à mal la suprématie de Maranello.

Championnes, galériennes et concepts

Parmi les monoplaces exposées, on retrouve des grands classiques, comme la McLaren M23 Cosworth de 1976 (championne avec James Hunt), la McLaren Mp4/5 Honda de 1989 au sommet du duel Senna-Prost ou encore la Tyrrell 006 de Jackie Stewart. Des modèles plus rares et atypiques sont aussi de la partie, comme la Lotus 88 à double châssis (qui n’a jamais été autorisée par la FIA), la Lotus 56 à turbine Pratt and Whitney et la March 2-4-0 à 6 roues expérimentale.

On note aussi la Williams FW08 de 1981, la Brabham BT55 de 1985 et son surpuissant moteur BMW 4 cylindres turbo qui frôlait les 1200 CV en qualifications.

L’exposition est agrémentée de différents éléments annexes: une collection de casques emblématiques, des panneaux montrant les grandes évolutions politiques et culturelles du Royaume-Uni entre les années 60 et 80, une série de photographies en noir et blanc du célèbre photographe Rainer Schlegelmilch, et des panneaux de citations célèbres de pilotes et directeurs d’écurie.

« Je suis un artiste. La piste est ma toile, et la voiture mon pinceau » Graham Hill

« Beaucoup de gens critiquent la Formule 1 comme un risque inutile. Mais à quoi ressemblerait la vie si nous ne faisions que le nécessaire ? » Niki Lauda

« Ferrari ? Comparé à lui, Mussolini passerait pour un enfant » Olivier Gendebien

Lotus turbine
Lotus 88 à double châssis
Lotus 88 à double châssis
McLaren Mp4/5 Honda
March 2-4-0
Cooper Maserati
Brabham Alfa Romeo 12 cylindres

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Au Paul Ricard, le grand prix de France historique va laisser place à un grand show F1 organisé avec la FOM

27 juillet 2026 à 14:53

au Castellet

En marge du grand prix de Hongrie, où il a d’ailleurs inauguré l’un des virages de l’Hungaroring rebaptisé en son nom, Jean Alesi a annoncé que l’évènement du grand prix de France historique, qui se déroule sur le circuit du Castellet depuis 2017, va profondément changer l’an prochain.

Clap de fin pour le format actuel

Il n’y aura plus de Grand Prix de France Historique au Circuit Paul Ricard… nous avons fait un accord de collaboration avec la FOM, on va avoir une vraie grande fête autour de la F1. L’évènement se tiendra toujours au Circuit Paul Ricard, mais il ne portera plus l’appellation Grand Prix de France ! Nous sommes toujours en train de travailler pour trouver le nouveau nom de ce grand rassemblement qui tient à faire plaisir au public toujours plus nombreux en manque d’un vrai Grand Prix de France moderne. Toutes les équipes du circuit travaillent actuellement à ce futur évènement.

Il y aura évidemment toujours les anciens pilotes connus, mais aussi les pilotes actuels, tout comme les anciennes voitures aimées de tous, comme les voitures récentes, nous voulons créer le plus grand évènement de la F1, Red Bull y emmènera également ses avions, les Flying Bulls.

Autrement dit, l’évènement annuel « Grand prix de France historique » organisé par HVM Racing, en partenariat avec la FFSA, va laisser place sur le circuit varois à un évènement officiel construit avec la FOM, la société qui détient le droits commerciaux de la discipline.

La fête de la F1

Comme Jean Alesi l’a aussi expliqué, le programme changera. Ces dernières années, l’évènement du GP historique accueillait en plateau principal les Masters Racing Legends, qui mettent en lice des plateaux F1 allant des années 50 aux années 80, ainsi que des séries annexes de F3, F2 et même de Groupe C et Endurance, le tout entrecoupé par des roulages de F1 historiques et des « parades » (plutôt brèves) avec des vieilles gloires et des pilotes actuels. On a vu cette année Jean Alesi (Ferrari 312), Isack Hadjar (Red Bull RB7), Esteban Ocon (Ferrari 412T2), Alain Prost (Mclaren Mp4/3), René Arnoux (Ferrari 126 CK) ou encore David Coulthard évoluer ensemble en piste.

Il faut donc s’attendre à partir de 2027 à un show beaucoup axé sur la F1, avec, on l’espère, encore plus de présence des pilotes actuels, toujours de concert avec les vieilles gloires. Red Bull y apportera une présence encore plus forte, avec le show Flying Bulls. L’aérodrome du Paul Ricard, qui jouxte le circuit, est évidemment un atout maître pour ajouter un spectacle aérien au show de l’asphalte.

Quel avenir pour le grand prix de France historique ?

Deux questions se sont posées avec cette annonce. Quid du « Grand prix de France historique » actuel ? On n’en sait pas plus, mais l’évènement, s’il est maintenu, sera peut-être relocalisé vers un autre circuit comme Magny-Cours (ce qui fut son lieu d’origine). N’oublions pas que l’univers des courses historiques, en plein boum, se reconfigure : HVM racing s’est rapproché de Peter Auto, la référence internationale du genre, et un inédit grand prix d’Italie historique va se tenir en octobre sur le Mugello. Ce rapprochement organisationnel devrait apporter son lot de changements.

Alesi rassure les fans

L’autre inquiétude qui a germé, c’est une possible explosion des tarifs. Le grand prix de France historique proposait cette année des pass à des prix encore très raisonnables, bien loin de l’inflation des billets des grands prix de F1 modernes. Beaucoup de fans se sont inquiétés sur les réseaux sociaux des conséquences tarifaires d’un évènement estampillé FOM, mais Jean Alesi s’est voulu rassurant dans une vidéo postée aujourd’hui sur le compte Instagram du circuit Paul Ricard, affirmant que le côté populaire et accessible, aussi bien sur le plan tarifaire qu’en termes de proximité, sera maintenu. C’est tout ce que l’on souhaite. En tous cas, l’appui de la FOM peut nous faire espérer un plateau encore plus exceptionnel.

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F1 2026 grand prix de Hongrie : Norris sonne le réveil de McLaren

26 juillet 2026 à 15:12
Norris

C’est le 40e anniversaire du grand prix de Budapest. Il fut à l’époque le premier Grand prix à se disputer à l’est du rideau de fer. Nelson Piquet s’était imposé avec sa Williams Honda, après un duel intense et un dépassement en « drift » sur Ayrton Senna. 

Les Ferrari étaient favorites au début du weekend mais Norris a signé une pole solide. Reste à savoir qui a le meilleur rythme et gère au mieux la dégradation des gommes.  La piste est très chaude, comme souvent ici. Les Ferrari partent en pneus tendres contrairement aux mediums pour les autres dans le top 10. La Scuderia table sur un bon départ et un rythme soutenu pour prendre la tête. 

Départ 

Norris vire en tête au premier freinage mais il se rate dans le virage 2 en défendant et Piastri passe ! Mauvais départ de Charles Leclerc qui perd 3 places. Verstappen et Hamilton l’ont passé ! Russell est encore victime de sa voiture, le système anti-stall l’a laissé scotché sur la piste et il se retrouve 20e ! 

Tour 2 

Hamilton talonne Verstappen, tandis que les McLaren prennent déjà quelques longueurs d’avance. 

Tour 3 

Hamilton tente l’extérieur au virage 2 mais Verstappen défend bien 

Tour 4 

Les Mclaren ne creusent pas l’écart. Verstappen et les Ferrari restent au contact. Antonelli et Hadjar suivent.  

Tour 5-6 

Hamilton se rapproche à la sortie du dernier virage mais Verstappen utilise son déploiement dans la ligne droite et fait parler la puissance de son V6 Ford pour contenir les assauts des rouges. Il est plus en difficulté dans les parties sinueuses et s’en plaint. 

Tour 8 

George Russell remonte depuis le fond du peloton, il est 13e.  

Tour 9 

Hamilton a clairement plus de grip, avec des trajectoires bien plus tendues que Verstappen, mais le pilote Red Bull tient avec sa puissance. 

Au bout des 10 premiers tours, Piastri mène avec 1 »3 sur son équipier Norris. A 2 »7 du champion du monde, Verstappen retient toujours Hamilton qui piaffe d’impatience mais ne trouve pas l’ouverture. Leclerc est 1 » derrière son équipier et dispose de 1 »7 sur Antonelli. Hadjar est à 6 » de l’Italien. 

Tour 14 

Hamilton aux stands, pour tenter l’undercut sur Verstappen. Il ressort 9e derrière Lindblad et le passe assez vite, sinon la perte de temps serait considérable.  

Tour 15 

Verstappen s’arrête pour couvrir l’undercut, maisHamilton passe de justesse devant. Calcul réussi. Pendant ce temps, Bottas rentre aux stands avec une roue en feu… 

Tour 16 

Verstappen a pris l’aspi de Lawson et a plongé au bout de la ligne droite et surpris Hamilton au freinage ! Superbe manœuvre.  

Tour 17 

Piastri et Leclerc s’arrêtent. Norris reste en piste devant Antonelli et Hadjar.  L’australien ressort devant le néerlandais, Leclerc 8e. 

Tour 18 

Norris s’arrête mais ressort derrière Piastri. Antonelli poursuit en tête.  Les deux Mclaren, Verstappen et Hamilton sont regroupés, avec Hadjar devant qui ralentit le paquet ! 

Tour 19 

Piastri et Norris passent Hadjar, qui laisse passer Verstappen mais se repositionne devant Hamilton à la sortie du virage 2. L’anglais double le Français rapidement à l’extérieur pour ne pas perdre le contact. Leclerc est plus loin mais a le meilleur tour et revient. 

Antonelli reste en piste et devrait tenter un seul arrêt. 

Tour 23 

1er tiers de la course. Antonellis’arrête ! les McLaren de Piastri et Norris repassent. Verstappen suit à 3 » de Norris, avec les deux Ferrari derrière. Antonelli repart 6e, devant George Russell. 

Tour 26 

Les Mclaren s’envolent. Verstappen est maintenant à 4 »6 de Norris. Leclerc est revenu à moins de 1 » d’Hamilton, qui reste à 2 » de Verstappen mais n’est plus en mesure de l’attaquer. Antonelli, qui a la piste libre devant lui, revient sur les Ferrari. 

Tour 29 

Verstappen maintient son écart sur les McLaren, mais se plaint des changements de vitesse. Hamilton est maintenant à 3″ de Verstappen, il semble manager ses gommes.  Problème, Antonelli se rapproche… 

Petite sotie de piste de Norris, dans le virage 3, à cause d’une glissade.  Heureusement que le dégagement n’est pas en gravier.  

Tour 30 

Leclerc demande une stratégie différente…sans doute pour qu’on demande à Hamilton de le laisser passer….et Hamilton entre aux stands ! L’anglais repart…derrière Hadjar, pas de chance ! 

Tour 32 

Hamilton se défait du Français dans la ligne droite et va pouvoir imprimer un rythme plus soutenu. Verstappen grignote, il est à 3 » du leader Piastri.  

Norris est plus rapide que Piastri et le fait savoir…McLaren ne peut l’arrêter de peur de ressortir derrière Hamilton. 

Tour 33 

Meilleur tour pour Hamilton, Piastri s’arrête et repart 5e devant la ferrari qui n’était qu’à 2 »5. Antonelli est revenu sur Leclerc, ça chauffe. Norris est leader, Verstappen à 3 ». 

Mi-course

Tour 35 

Norris a un bon rythme et recreuse l’écart sur Verstappen. Leclerc est maintenant clairement sous pression de Antonelli. Hamilton préserve ses gommes après quelques tours d’attaque. Leclerc aux stands. Il repart 7e derrière Hadjar.  

A la mi-course, Norris mène avec 6 »8 sur Verstappen. Antonelli est à 5 »8 de la Red Bull, suivi à 8 » de Piastri et Hamilton suit la McLaren à 2 »4. Leclerc est plus loin, à 10″ de son équipier. Ça reste très ouvert.  

Sainz a touché Piastri qui lui prenait un tour ! Le pilote Williams s’est rabattu et a touché la McLaren au niveau du train avant, cela a failli mal finir.  

Tour 40 

Norris passe aux stands et ressort devant son équipier ! Le trafic a coûté la tête à l’australien ! 

Tour 41 

Verstappen est en tête, avec Antonelli à 3 ». Norris a pris 3 » sur Piastri, qui ne cache pas sa frustration à la radio. 

Le néerlandais rentre aux stands. Il passe les softs et ressort juste devant Leclerc, qui a tenté de décroiser au freinage de la ligne droite. 

Tour 42 

Meilleur tour pour Norris, qui revient à 2 »4 d’Antonelli. 

Tour 43 

Verstappen se plaint déjà des pneus softs après seulement 2 tours… 

Tour 44 

Norris est revenu à moins d’1 seconde d’Antonelli 

Tour 45 

Norris est dans le diffuseur de la Mercedes. Pas de précipitation. 

Tour 46 

Norris fait un « dive bomb » ! Il recroise avec Antonelli mais prend le dessus, quelle détermination dans le freinage ! L’Italien ne vas pas tarder à s’arrêter, il n’a plus de pneus… 

Tour 49 

Antonelli a repris du rythme, Piastri ne le rattrape pas.  Hamilton est à 2 »8 de Piastri, Verstappen grignote sur la ferrari et se trouve désormais à 5 »4. Leclerc a lâché le contact avec la Red Bull et navigue à 3 »5 du néerlandais.  

Tour 50 

Leclerc demande de vérifier l’état de sa voiture. Son rythme en effet s’est dégradé. 

Tour 51 

Perez au ralenti ! Attention à une possible VSC. Sa Cadillac a visiblement subi une rupture sur la roue avant gauche. 

Tour 53 

Le stand McLaren demande à Norris de faire attention aux blocages de roues sur le freinage de la ligne droite, « on doit finir avec ce  trains ». 

Tour 54 

Antonelli repart aux stands et repart 6e à 4 »5 de Leclerc. McLaren réitère à Norris de temporiser : « tu es le plus rapide, tu n’as rien à prouver ».  

Tour 55 

Piastri est à 12 » de Norris. Hamilton lui revient dessus, mais Verstappen est encore plus rapide et rattrape les deux hommes. Leclerc n’est pas dans le rythme, à 8 » de Verstappen. Derrière, Antonelli a des pneus frais et pourrait faire une belle remontée.  

Tour 56 

Oscar Piastri au ralenti !!! Terrible désillusion pour l’Australien  Il a perdu la boîte de vitesses. 

VSC ! 

Norris s’arrête aux stands par prudence, Hamilton et Leclerc aussi. Verstappen reste en piste pour garder la track position. Antonelli est juste derrière Hamilton ! 

Tour 58 

Antonelli était passé devant la ligne quand Hamilton est sorti des stands, donc le pilote Ferrari rend la position à l’Italien.  Ferrari aurait peut-être dû laisser une track position à l’un de ses pilotes. La chasse au Verstappen est lancée ! 

Tour 60 

Grosse glissade d’Hamilton dans le virage 2. Il perd le contact avec Antonelli, qui revient à 6 ». de Verstappen. 

Tour 62 

Hamilton sous enquête pour vitesse excessive dans les stands.  Grosse bataille entre Lindblad, Lawson et Hulkenberg pour la P8. 

Tour 63 

Bortoleto a gêné Antonelli qui a reperdu du temps sur Verstappen. Le trafic se mêle à la bataille du podium. 

Tour 66 

Verstappen ne sera pas rattrapé, tandis que Hamilton reçoit encore une pénalité de 5 ». Il lui manque quelques dixièmes pour conserver sa position sur Charles Leclerc. L’anglais ironise sur le festival de pénalités qu’il reçoit…

Tour 69 

Norris étend encore son avance et attaque, alors que le stand s’inquiète des passages sur les vibreurs qui pourraient fragiliser la boîte de vitesses. 

Arrivée 

1ère victoire 2026 et 12e victoire en carrière pour Lando Norris, qui a imprimé un rythme de patron, avec des 2nd et 3e relais impressionnants. C’est l’homme du weekend. McLaren confirme son retour en forme avec les nombreuses améliorations introduites à Budapest.

Max Verstappen conserve la 2e place, le choix de la « track position » s’est avéré judicieux pour Red Bull quand il y a eu la VSC. Ce résultat est inéspété tant que néerlandais a semblé se plaindre de sa monoplace, mais son talent a encore fait la différence. Les secondes perdues par Antonelli dans le trafic ont sauvé la mise. 

Kimi Antonelli complète le podium et fait une bonne opération, puisque ses poursuivants au championnats, Hamilton et Russell, sont 5e et 7e. Charles Leclerc profite de la pénalité de son équipier pour prendre la P4, tandis que Isack Hadjar continue sa suite dans le Top 6. C’est clairement un flop pour Ferrari, qui était favorite sur le papier ce weekend et ne ramène même pas un podium.

Liam Lawson, Nico Hulkenberg et Arvin Lindblad complètent le top 10. 

Résultat de la course

Pos.PiloteVoitureEcartArrêts
1Lando NorrisMcLaren Mercedes MCL4070 tours – 1h41m58.041s3
2Max VerstappenRed Bull RBPT Ford RB22+15.0802
3Kimi AntonelliMercedes W17+18.7282
4Charles LeclercFerrari SF-26+23.8403
5Lewis HamiltonFerrari SF-26+24.5403
6Isack HadjarRed Bull RBPT Ford RB22+55.4882
7George RussellMercedes W17+57.5032
8Liam LawsonRacing Bulls RBPT Ford VCARB 03+1 tour2
9Nico HülkenbergAudi F1 R26+1 tour2
10Arvid LindbladRacing Bulls RBPT Ford VCARB 03+1 tour1
11Gabriel BortoletoAudi F1 R26+1 tour1
12Pierre GaslyAlpine Mercedes A526+1 tour3
13Lance StrollAston Martin Honda AMR26+1 tour2
14Fernando AlonsoAston Martin Honda AMR26+1 tour2
15Franco ColapintoAlpine Mercedes A526+1 tour2
16Esteban OconHaas Ferrari VF-26+1 tour2
17Alex AlbonWilliams Mercedes FW48+1 tour2
18Carlos SainzWilliams Mercedes FW48+2 tours3
19Oliver BearmanHaas Ferrari VF-26+2 tours2
20Oscar PiastriMcLaren Mercedes MCL40DNF2
21Sergio PérezCadillac Ferrari MAC-26DNF3
22Valtteri BottasCadillac Ferrari MAC-26DNF1

Championnats

Kimi Antonelli aborde la pause estivale avec une belle avance : il compte 219 points, contre 169 à Hamilton( soit deux victoires d’avance) et 160 à Russell.

Derrière, cela se resserre : Leclerc compte 138 points, Norris 128 et Verstappen 109.

Du côté des constructeurs, les déboires à répétition de Russell font que Mercedes n’a pas une avance énorme. L’écurie allemande dispose de 379 points, contre 307 à Ferrari. McLaren, avec 220 points, et Red Bull, avec 177, sont à distance.

Rendez-vous aux Pays-Bas, dans un peu moins d’un mois, pour la reprise !

Est-ce que la silly season sera animée cet été ? suspense…

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F1 : nouvelle safety-car en Hongrie, une AMG GT à 4 roues motrices

25 juillet 2026 à 19:44

Une vieille histoire

En 1996, une Mercedes officie pour la première fois en guise de voiture de sécurité, une C36 AMG, lors du grand prix de France à Magny-Cours. A partir de 1997, le partenariat devient officiel entre la FIA et Mercedes pour proposer une safety-car officielle, alors qu’auparavant, chaque organisateur proposait ses propres modèles, ce qui avait d’ailleurs entraîné quelques originalités, comme une Renault Clio à Buenos Aires en 1996 ou une Opel Vectra lors du funeste grand prix d’Imola 1994.  

Trente ans après, le partenariat se poursuit, hormis quelques apparitions d’Aston martin. Pour fêter ces trois décennies, Mercedes a dévoilé l’AMG GT 63 PRO 4MATIC+ sur le circuit du Hungaroring. Ce modèle est destiné à remplacer l’AMG GT Black Series dès le début du week-end à Budapest. 

Une nouvelle transmission qui change beaucoup de choses

Elle deviendra le 14e modèle à servir de voiture de sécurité officielle en Formule 1 depuis que le constructeur allemand a commencé à fournir ce véhicule en 1996. Cette nouvelle voiture est la première voiture de sécurité de F1 à être équipée d’une transmission intégrale variable, Mercedes affirmant que ce système offrira une meilleure traction sur sol sec comme sur sol mouillé.  

Son moteur V8 biturbo de quatre litres produit 612 ch et 850 Nm de couple. C’est moins que la Black series qui était en lice depuis 2022, dont le V8 culminait à 730 CV, mais l’efficacité a été privilégiée par rapport à la puissance brute. Mercedes a équipé la voiture de freins en composite céramique et d’une transmission à neuf rapports, tandis que son ensemble aérodynamique a été revu pour améliorer la stabilité à haute vitesse.

Un nouveau séparateur avant, un aileron arrière modifié et des plans de plongée supplémentaires ont également été ajoutés pour augmenter l’appui aérodynamique sur l’essieu avant et aider la voiture à maintenir sa vitesse dans les virages rapides.  L’aileron arrière intègre également un nouveau système de signalisation, avec des feux supplémentaires conçus pour améliorer la visibilité des conducteurs qui suivent. 

Plus adaptée aux exigences d’une intervention

Cela permettra peut-être à la Mercedes, pilotée par Bernd Mayländer, de tenir un rythme encore plus soutenu lors des interventions en neutralisation. Les pilotes se sont parfois plaints que le rythme de la safety-car n’était pas toujours assez élevé, ce qui rend difficile le maintien en température des pneumatiques. 

À l’intérieur, la voiture de route a été adaptée aux exigences de la FIA avec un arceau de sécurité, des sièges de course, des harnais à six points et les systèmes de communication, GPS et caméra nécessaires lors d’un Grand Prix. La voiture sera équipée de pneus Pirelli P Zero et arborera une livrée anniversaire noire et rouge unique pour sa première apparition en Hongrie, frappée du numéro « 30 » évocateur. 

« Sa réactivité et sa précision face aux sollicitations du conducteur sont remarquables. C’est la première voiture de sécurité à quatre roues motrices. Cela lui confère une motricité optimale, particulièrement perceptible lorsqu’elle est combinée à l’ensemble de ses autres caractéristiques techniques. » 

« Elle révèle tout son potentiel dans les virages et à l’accélération. C’est une voiture de route exceptionnelle. J’ai maintenant hâte de conduire la nouvelle voiture de sécurité pour la première fois en conditions réelles en Hongrie. » 

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F1 2026 – Qualifs Hongrie : 1ère pole de l’année pour Norris, Hamilton pénalisé

25 juillet 2026 à 17:22

Des améliorations payantes

Une séance de qualifications ouverte, serrée et pleine de suspense jusqu’au bout. Le Hungaroring a offert les qualifications les plus intenses de la saison jusqu’à présent, avec la pole position décrochée par le champion du monde en titre, Lando Norris, dans les derniers instants.

Il s’agit de la première pole position de la saison pour McLaren qui bénéficiait d’améliorations significatives sur le fond plat et le package aéro, dont l’introduction de leur propre version de l’aileron arrière « Macarena ». C’est dans son ultime tour, alors que tous ses adversaires n’amélioraient pas, que le champion du monde est allé arracher les centièmes nécessaires, au prix d’une belle attaque. Avec 17 poles, Norris égale le score de Jackie Stewart.

Hamilton pénalisé

Ferrari avait débuté le weekend de façon magistrale avec le meilleur temps d’Hamilton aux essais libres 1 et 2, sur un circuit correspondant parfaitement aux forces de la SF-26, très agile dans les virages lents et moyens.

En pole à l’issue du premier run de la Q3, Hamilton n’a pas amélioré lors de sa seconde tentative, estimant qu’il n’aurait pas dû ressortir su tôt alors que la piste s’améliorait en fin de séance. Hamilton n’a été battu que de 12 millièmes de seconde de décrocher sa dixième pole position en carrière sur le Hungaroring, mais peu importe : Lewis a finalement écopé d’une pénalité de trois places sur la grille, pour avoir gêné Oscar Piastri à la sortie du 1er virage, l’australien étant dans un tour rapide. Hamilton a reconnu une mauvaise communication avec son équipe et perd donc le bénéfice de sa première ligne.

Verstappen et Russell en galère

Leclerc, à deux dixièmes de seconde de son coéquipier à la régulière, partira donc en première ligne, devant le leader du championnat, Kimi Antonelli, lui aussi menacé de pénalité. Le leader du championnat est quatrième, à 30 millièmes de seconde du Monégasque.

L’Italien de 19 ans a connu un peu de malchance en fin de séance. Alors qu’il améliorait son chrono lors de son deuxième tour, il a été contraint de lever le pied à la fin en raison d’un bref drapeau jaune dans le dernier secteur, provoqué par un tête-à-queue de Max Verstappen lors de sa dernière tentative. Antonelli fait également l’objet d’une enquête, pour une possible infraction commise sous drapeau jaune.

Max Verstappen est en sixième position devant la Mercedes de George Russell, seulement septième. Le Britannique, plus lent que Kimi tout au long de la séance, a été contraint d’immobiliser sa Mercedes en piste lors de son dernier tour en raison d’un problème technique, un arrêt qui soulève encore des doutes quant à la fiabilité des Mercedes.

Pour le britannique, la série noire continue et risque de crisper encore davantage l’ambiance chez les gris, d’autant que Toto Wolff a affirmé n’avoir aucune crainte à l’idée d’associer le néerlandais à Antonelli chez Mercedes, alors que la « silly season » du marché des transferts va battre son plein. Une façon détournée de comprendre que Russell semble en disgrâce…

Alonso réveille Aston Martin

Isack Hadjar complète le top 10 en huitième position, Arvid Lindblad en neuvième position pour Racing Bulls et Nico Hülkenberg en dixième position pour Audi. Fernando Alonso a réalisé une performance positive, qualifiant son Aston Martin pour la Q2 pour la première fois cette année et se classant seizième pour le Grand Prix de demain.

Cet objectif a été atteint lors d’un week-end marqué par d’importantes améliorations apportées à la voiture. Pas moins de 16 évolutions aérodynamiques trouvent leur place sur la monoplace désignée par Adrian Newey et ses équipes. Aileron avant, nez, écopes de freins, diffuseur, pontons, suspensions, entrée d’air ou encore aileron arrière, la monoplace est totalement revue

Classement

Les Haas d’Oliver Bearman (dix-septième sur la grille), les Williams de Carlos Sainz et Alex Albon (dix-huitième et dix-neuvième), l’Aston Martin de Lance Stroll (vingtième) et les Cadillac de Valtteri Bottas et Sergio Pérez (vingt-et-unième et vingt-deuxième) n’ont pas réussi à se qualifier en Q1.

En Q2, l’Espagnol Fernando Alonso s’élancera derrière la Haas d’Esteban Ocon (quinzième), l’Audi de Gabriel Bortoleto (quatorzième), l’Alpine de Franco Colapinto (treizième), Pierre Gasly (douzième) et la Racing Bull de Liam Lawson (onzième).

* Kimi Antonelli a également été pénalisé, peu après Hamilton, pour non respect des drapeaux jaunes au moment de la sortie de piste de Verstappen. Il écope également de 3 places et partira donc 7e…derrière son équipier Russell.

Pos.PiloteVoitureTemps Q1Temps Q2Temps Q3
1Lando NorrisMcLaren Mercedes MCL401:18.2771:17.4561:17.207
2Lewis HamiltonFerrari SF-261:18.7301:17.8031:17.219
3Charles LeclercFerrari SF-261:18.9841:17.6261:17.445
4Kimi AntonelliMercedes W171:18.5541:18.3931:17.479
5Oscar PiastriMcLaren Mercedes MCL401:18.8911:17.9281:17.684
6Max VerstappenRed Bull RBPT Ford RB221:18.6561:18.2491:17.725
7George RussellMercedes W171:18.8561:18.4451:17.760
8Isack HadjarRed Bull RBPT Ford RB221:18.7541:17.8721:17.856
9Arvid LindbladRacing Bulls RBPT Ford VCARB 031:19.2331:18.3601:18.281
10Nico HülkenbergAudi F1 R261:18.7961:18.6391:18.686
—————-————————-———-———-
11Liam LawsonRacing Bulls RBPT Ford VCARB 031:19.1611:18.765
12Pierre GaslyAlpine Mercedes A5261:19.7411:18.844
13Franco ColapintoAlpine Mercedes A5261:19.7711:19.027
14Gabriel BortoletoAudi F1 R261:19.0691:19.105
15Esteban OconHaas Ferrari VF-261:20.0101:19.734
16Fernando AlonsoAston Martin Honda AMR261:20.1261:19.808
—————-————————-———-———-
17Oliver BearmanHaas Ferrari VF-261:20.233
18Carlos SainzWilliams Mercedes FW481:20.621
19Alex AlbonWilliams Mercedes FW481:20.658
20Lance StrollAston Martin Honda AMR261:20.659
21Valtteri BottasCadillac Ferrari MAC-261:20.886
22Sergio PérezCadillac Ferrari MAC-261:21.322

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Alfa Romeo C-SUV : première image teaser

16 juillet 2026 à 12:39

Suivre l’historique du plan produit Alfa, c’est un peu comme lire un texte de Kant la première fois : il faut s’y reprendre à plusieurs reprises pour bien en saisir la portée. Après moult revirements, le plan de marche du Biscione semble s’éclaircir un peu… 

Un modèle de « coeur de gamme »

Lors de la dernière grande messe de Stellantis et la présentation du plan « Fastlane 2030« , le plan produit d’Alfa Romeo avait laissé circonspect avec peu de choses à se mettre sous la dent. Depuis, le Biscione a réagi en promettant une nouvelle Giulietta, à l’horizon 2028 et surtout un nouveau C-SUV, depuis longtemps dans les cartons, pour 2027.  

Lors d’une table ronde dédiée à l’automobile organisée par le ministère italien des Entreprises et du Made in Italy, Santo Ficili a confirmé un futur C-SUV d’Alfa Romeo, annoncé lors de l’Investor Day 2026 de Stellantis. Il doit être présenté au quatrième trimestre 2027. Ce modèle sera produit à l’usine de Melfi sur la base de la plateforme STLA Medium , partagée avec d’autres modèles du groupe 

Un pur produit Stellantis

Il doit prendre la relève de l’actuel Tonale, lancé en 2022, restylé fin 2025, mais qui n’a pas vraiment trouvé son public. Pressenti pour être familier des cousins DS n°7 et Lancia Gamma, ce SUV devrait être plus long que l’actuel Tonale (4.52) et avoisiner les 4.60 mètres de long. Là où ce nouveau modèle doit se distinguera de ses cousines partageant la même plateforme, ce sera probablement au niveau du comportement routier, qui devra être à la hauteur de la tradition sportive de la marque.  

Basé sur le STLA Medium, ce C-SUV devrait aussi dire adieu au Firefly de l’actuel Tonale et épouser les mécaniques Stellantis en vigueur, à savoir le moteur 3 cylindres 1,2 litre turbo de 145 ch à hybridation légère, le 4 cylindres 1,6 litre pour les versions hybrides rechargeables et la version électrique. Quant à une hypothétique version plus musclée, genre QV, il est trop tôt pour le savoir. Le Tonale n’y a pas eu droit…

Premier teaser

La photo, qui montre un gros plan des trois quarts arrière de la voiture, met en valeur une ligne plongeante façon coupé et des lignes musclées de la carrosserie, dessinée par le Centre de Style Alfa Romeo de Turin. La teinte se caractérise par un rouge métallisé profond et intense, dans le plus pur style Alfa Romeo. 

Remarquez la lunette arrière fortement inclinée, qui rejoint le montant A selon un angle assez marqué, suggérant une silhouette élégante de SUV coupé. Une partie du feu arrière à LED apparaît en bas à droite. La signature lumineuse, arquée et effilée, semble faire évoluer le langage stylistique actuel de la marque tout en conservant une allure audacieuse. De toute façon, Alfa Romeo n’a pas le droit à l’erreur sur le design, qui est, avec le plaisir de conduire, son principal argument de différenciation.  

Besoin urgent de nouveautés

Les rumeurs suggèrent aussi que ce C-SUV pourrait aussi assurer la relève du Stelvio dont le remplacement, à plusieurs reprises reporté, est aujourd’hui très brumeux, puisque les derniers plans produit Alfa visibles dans les présentations Stellantis ne mentionnaient plus son héritier… 

En tous cas, la machine Alfa Romeo continue de faire le yo-yo. L’effet du Junior, sorti il y a déjà plus de deux ans, commence à s’essouffler. Le reste de la gamme se compose de deux « antiquités »(Giulia et Stelvio) et d’un Tonale qui, décidément, peine à exister, comme s’il était victime de son identité « bâtarde » mi-FCA mi-Stellantis. Les ventes globales 2026 sont déjà en baisse, laissant entrevoir une rechute des ventes après un léger mieux en 2025 par rapport à 2023 et 2024…

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Renntech Sledgehammer : la démesure des années 80 revisitée

14 juillet 2026 à 15:42

La « SEC V12 Widebody Sledgehammer » est un restomod exclusif produit à seulement douze exemplaires, inspiré par les AMG les plus folles des années 1980. Oubliez la turbocompression, l’hybridation et l’électrification : ici, on replonge dans une époque où les problématiques de downsizing, de maîtrise des émissions et de consommation n’existaient pas.   

Une SEC réinventée

Renntech ravive une  icône des années 80, la décennie de la démesure décomplexée. Conçue juste avant le rachat d’AMG par Mercedes-Benz, cette AMG Hammer était une W124 au V8 profondément retravaillé, capable de rivaliser avec les Ferrari de son époque. 

L’idée était alors totalement saugrenue : prendre une grande routière Mercedes et la transformer en supercar brutale sans perdre son raffinement. La Sledgehammer, le “marteau-pilon”, reprend cet esprit, jusque dans son nom. 

La base est une Mercedes 560 SEC (C126), mais pratiquement tout est revu : coque restaurée, voies élargies, carrosserie “widebody” , suspension moderne, freinage carbone-céramique, habitacle réalisé à la demande du client et fabrication artisanale. 

Le design reprend la philosophie Hammer de l’époque : un aspect intimidant, mais sobre sans sacrifier l’efficience aérodynamique.  

Un V12 mythique

La AMG Hammer des années 80 embarquait un V8 issu des Classe S et coupés 560 SEC W126. AMG l’avait réalésé à près de 6 litres avec 32 soupapes et une injection mécanique K-Jetronic. Il développait 385 ch à 5 700 tr/mn, un sacré niveau à cette époque !

La Renntech Sledgehammer bascule vers le V12, et pas n’importe lequel :  Le V12 M120. Apparu en 1991 sur la Classe S W140, c’est l’un des moteurs les plus emblématiques de Mercedes. Entièrement en aluminium, doté de quatre arbres à cames et 48 soupapes, réputé pour sa robustesse et son potentiel de préparation, il développe à l’origine 408 ch et 580 Nm dans la S600. Il est ensuite décliné en de nombreuses cylindrées, servant de base aux AMG 7.3 litres, au bloc de la CLK GTR et même aux premières Pagani Zonda, dont la sonorité est devenue légendaire. 

Le flacon nostalgique, l’ivresse moderne

RENNtech reconstruit intégralement le M120 avec vilebrequin et pistons forgés, des bielles en titane, des culasses usinées CNC, des arbres à cames spécifiques et une admission optimisée. La cylindrée atteint 7,5 litres. La puissance est annoncée à 660 ch pour 881 Nm.

La boîte manuelle est installée avec une architecture transaxle, qui doit améliorer la répartition des masses et transformer le comportement dynamique. Avec ses suspensions entièrement revues, des amortisseurs réglables et un freinage digne d’une supercar, la Sledgehammer promet une expérience de conduite complète. Avec un prix qui fera lui aussi, sans doute, l’effet d’un coup de massue…

Fiche technique 

Caractéristique 
Base Mercedes 560 SEC (C126) 
Moteur V12 Mercedes M120 
Cylindrée 7,5 L 
Puissance 660 ch 
Couple 881 Nm 
Transmission Boîte manuelle transaxle 
Production 12 exemplaires 

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Ferrari 12 Cilindri Manuale : un retour aux sources sophistiqué

5 juillet 2026 à 08:25

Après le “choc” de la Ferrari Luce, qui fait entrer de manière controversée le cheval cabré dans l’univers purement électrique si contraire à son ADN, voici une nouveauté qui va réchauffer le cœur des tifosis. C’est presque un contrepied total : à l’ultra modernité totalement éloignée de l’art de conduire, voici un modèle qui entend raviver le plaisir de conduire à l’état brut.

Renouer avec la pureté de la conduite

La berlinette 12 cilindri est désormais équipée d’une boîte manuelle, avec levier de vitesses en H, embrayage et même le fameux « clac » caractéristique.   Baptisée 12Cilindri Manuale, un nom aussi simple qu’évident, elle marque le retour – après près de vingt ans de palettes au volant – à l’expérience de transmission manuelle, ce qui n’avait plus été le cas depuis la 599 GTB.  

L’objectif n’est pas de simuler une boîte de vitesses manuelle, mais de recréer fidèlement les sensations, les gestes et l’implication qu’elle procure. La transmission à double embrayage à huit rapports est conservée, mais ce qui change est l’instrument utilisé par le conducteur : à la place des palettes au volant, on trouve un levier « à l’ancienne », avec un mécanisme en métal, le tout couplé à un système « by-wire » , qui communique électroniquement avec le calculateur tout en offrant une sensation entièrement mécanique au toucher. 

Orfèvrerie

Derrière l’apparente simplicité se cache une conception de pointe. Le cœur du système est un tambour en alliage d’acier qui, en tournant, précharge un mécanisme breveté capable de recréer le double « clic » caractéristique de l’embrayage : un premier pic simulant la synchronisation, un second confirmant l’engagement complet.

La pression exercée par le pied est détectée numériquement et transmise à la transmission DCT via un système électrique capable d’interpréter chaque mouvement du conducteur avec une extrême précision.  Ferrari a mis au point un mécanisme sophistiqué composé de ressorts, de cames et de rouleaux qui reproduit fidèlement la progression de la charge typique des embrayages traditionnels.

Le pommeau est une sphère en aluminium anodisé, usinée dans la masse, avec un guide de lumière interne pour le rétroéclairage : blanc en mode automatique, orange en mode manuel, en harmonie avec le reste de l’instrumentation. La pédale d’embrayage, en acier, fonctionne grâce à un profil de came conçu pour reproduire la courbe de charge d’un véritable embrayage hydraulique, avec une force d’environ 15 à 20 kg. 

Les sensations, sans les complications

Faire craquer une vitesse, ou pire, rétrograder trop bas et endommager le moteur, voici un risque que le conducteur moderne n’assume plus avec les boîtes robotisées. Ici, le conducteur est de nouveau confronté à cet écueil.  

Ferrari a simulé cette expérience, mais pas l’erreur ni ses conséquences: le système reproduit la sensation de calage, comme sur une vraie boîte manuelle, si le conducteur et l’embrayage ne sont pas parfaitement coordonnés.

Cependant, il ne reproduit pas le craquement, ni les passages de vitesse dangereux pour la transmission : des solénoïdes spéciaux, lorsqu’ils détectent une intention incompatible – un rétrogradage direct de la sixième à la première, par exemple – bloquent mécaniquement le tambour de sélection avant que la vitesse ne soit engagée, protégeant ainsi le moteur et fournissant un signal tactile clair.

Si le passage de vitesse est parfaitement exécuté, l’engagement est fluide. Cependant, si le conducteur se trompe de timing ou d’appréciation du moment, la voiture peut réagir par de petits à-coups ou des passages de vitesse plus brusques.

On peut facilement basculer d’un mode à l’autre

En mode manuel, la 12 Cilindri utilise six rapports et atteint 315 km/h, mais la transmission reste une boîte à double embrayage à huit rapports : il suffit d’appuyer fermement sur l’embrayage en dessous de 100 km/h – un seuil de sécurité conçu pour éviter les changements de vitesse involontaires – pour repasser en mode automatique, utiliser les huit rapports (les deux derniers étant dédiés au confort et à la consommation sur autoroute) et retrouver la vitesse de pointe de 340 km/h de la version 12 cylindres standard. Les performances maximales sont toujours accessibles d’une simple pression sur un bouton. 

Une série exclusive

Cette 12 Cilindri Manuale est une série limitée à 1 499 exemplaires , un clin d’oeil au premier moteur V12 sorti de Maranello, avec un prix de départ de 590 000 € . Chaque voiture sera réalisée sur mesure, avec une palette de 25 couleurs exclusives puisées dans la tradition du Cheval Cabré – dont le rouge rubis choisi pour le modèle de lancement – ainsi que des cuirs et des Alcantara spécifiques. La boîte six vitesses devient également une signature stylistique, que l’on retrouve dans le motif des sièges et la tablette arrière.

À l’extérieur, les références à la Daytona sont explicites dans le moletage repris sur le bouclier avant et les ailerons arrière, tandis que les jantes forgées arborent une nouvelle finition couleur magnésium . De petits détails, comme l’écusson frappé ou le logo gravé au laser sur le seuil de porte, complètent une opération que Ferrari ne considère pas comme nostalgique, mais comme un ajout à la gamme : une manière nouvelle, et pourtant ancienne, de renouer avec la tradition. 

Cette 12 Cilindri Manuale est appellée à prendre de plus en plus de valeur !

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