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OMODA & JAECOO: la stratégie de Chery sur le marché français – Interview de Thomas Chretien.

15 avril 2026 à 16:11

Discrets mais déterminés. Alors que BYD et MG accaparaient l’attention médiatique, le groupe Chery avançait ses pions. Deux nouvelles enseignes — Omoda, le crossover citadin, et Jaecoo, le SUV baroudeur — débarquent en France au printemps 2026, portées par un géant industriel que le Fortune Global 500 classe désormais au 233e rang mondial.

Chery : un titan discret de l’automobile mondiale

Il y a des noms qui ne sonnent pas encore aux oreilles françaises. Chery Automobile en fait partie. Et pourtant, ce groupe fondé en 1997 dans la ville d’Anhui, en Chine, s’est hissé parmi les vingt-six constructeurs automobiles présents dans le palmarès des 500 plus grandes entreprises mondiales du magazine Fortune. Avec un chiffre d’affaires de 59,7 milliards de dollars en 2024 — en hausse de 53 % sur un an — Chery a bondi de 152 places dans ce classement de référence, signant la progression la plus spectaculaire du secteur toutes nationalités confondues.

Derrière ces chiffres, une réalité industrielle impressionnante : plus de 18 millions de véhicules fabriqués depuis sa création, une présence commerciale dans 132 pays, et 2,6 millions d’unités vendues en 2024, dont près de la moitié à l’export. Le groupe figure parmi les cinq constructeurs chinois — avec BYD, Geely, Changan et SAIC — dont les ventes combinées ont progressé de plus de 20 % au premier trimestre 2024, confirmant la montée en puissance irrésistible de l’industrie automobile de l’Empire du Milieu.

Dans l’arène mondiale, Toyota conserve le leadership avec 10,8 millions de véhicules en 2024, suivi par Volkswagen (9 millions). Stellantis, Renault, Mercedes-Benz et BMW composent le contingent européen, tandis que BYD s’est imposé comme premier constructeur mondial de véhicules électriques avec 4,3 millions d’unités produites. Chery, lui, incarne une troisième voie chinoise : celle de la conquête par l’hybride et l’export méthodique, plutôt que par le tout-électrique à marche forcée.

Anticipant les barrières commerciales européennes — l’Union européenne a imposé des droits de douane pouvant atteindre 45 % sur les voitures électriques chinoises — Chery a joué une carte industrielle habile : l’implantation locale. Dès 2018, le groupe ouvrait un centre de recherche et développement à Raunheim, en Allemagne, à quelques kilomètres de Francfort. En 2024, il investissait 100 millions d’euros dans la reprise de l’ancien site Nissan de Barcelone, en joint-venture avec Ebro EV Motors, pour assembler ses véhicules en sol européen et bénéficier du précieux label « Made in Europe ».

Omoda et Jaecoo : deux identités, une même ambition

C’est dans ce contexte que naissent, en 2022 et 2023 respectivement, Omoda et Jaecoo. Deux marques sœurs, deux positionnements distincts. Omoda s’adresse aux urbains connectés avec des crossovers au design avant-gardiste — certains observateurs y voient une inspiration Lexus — mariant écrans géants, finitions soignées et motorisations électrifiées. Jaecoo, de son côté, vise les amateurs d’aventure avec des SUV à la carrure affirmée, quelque part entre un Suzuki Vitara XXL et un Land Rover Defender simplifié.

La trajectoire internationale est foudroyante. Depuis leur lancement il y a moins de trois ans, les deux marques revendiquent 800 000 immatriculations dans le monde. L’Europe est devenue en 2025 leur premier vecteur d’expansion, avec plus de 200 000 ventes cumulées depuis 2024 sur seize marchés, dont le Royaume-Uni (53 606 immatriculations en 2025), l’Espagne (23 697) et l’Italie. En Espagne, la progression est telle qu’Omoda & Jaecoo s’est hissée au 5e rang des ventes aux particuliers, devançant Volkswagen — un symbole fort. Sur le continent, les ventes de janvier 2026 ont même vu Omoda tripler ses volumes et Jaecoo les quintupler par rapport à l’année précédente.

La France : dernière pièce du puzzle européen

La France constituait la dernière grande absente du dispositif européen. C’est désormais chose faite. En octobre 2025, Chery officialisait la création d’une filiale tricolore, Omoda & Jaecoo Automobile France, dont le siège est établi à Paris. À sa tête, Hanbang Yu, directeur général rodé aux lancements de marques sur les marchés exigeants. Son mantra : « l’hybride est le nouveau moteur thermique, et l’hybride rechargeable est le nouvel hybride ».

Le lancement commercial, initialement envisagé à l’automne 2025, a été calé au printemps 2026. Quatre modèles ouvrent le bal : le Jaecoo 5 hybride, le Jaecoo 7 hybride et hybride rechargeable — déjà disponible à partir de 35 990 euros, un tarif agressif face à un Volkswagen Tiguan concurrent — ainsi que l’Omoda 9 hybride rechargeable. La gamme 100 % électrique, elle, est annoncée pour 2027. Pour la distribution, 74 points de vente sont opérationnels au lancement, avec un objectif de 130 concessions d’ici la fin de l’année 2026. Un maillage ambitieux pour une marque encore inconnue du grand public français.

Sur un marché hexagonal déjà encombré de challengers chinois — MG, BYD, Leapmotor rattaché à Stellantis — Chery mise sur la différenciation par l’hybride, technologie moins exposée aux surtaxes douanières que le tout-électrique. La production partielle sur le sol européen, à Barcelone, pourrait par ailleurs faciliter l’éligibilité au bonus écologique français, dont les règles de calcul d’empreinte environnementale constituent un verrou redoutable pour les constructeurs asiatiques.

Reste la question de la confiance. Car si la compétitivité tarifaire et la richesse technologique sont au rendez-vous, les constructeurs chinois se heurtent en France à une prudence culturelle des consommateurs, plus lente à se dissiper qu’en Espagne ou au Royaume-Uni. Chery en est conscient : la garantie proposée dépasse sept ans, le service après-vente est érigé en priorité absolue. « In Europe, for Europe, be European » : la devise du groupe sonne comme un engagement autant que comme une promesse.

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Dakar Classic: Le rallye qui a ressuscité les légendes- Interview de Stéphan Lamarre.

15 avril 2026 à 09:30

Il y a des idées qui semblent évidentes une fois qu’elles existent. Le Dakar Classic est de celles-là. Née en 2021 pour fêter les 40 ans du rallye mythique créé par Thierry Sabine, cette épreuve parallèle a mis en mouvement ce que beaucoup de passionnés croyaient condamné à la vitrine des musées : les bolides crasseux, boueux, magnifiques des années 80 et 90. Le résultat, cinq ans plus tard ? Un phénomène qui déborde largement le cadre nostalgique qu’on lui prêtait. Et si vous n’avez pas suivi l’aventure depuis le début, voici comment on en est arrivés là.

UN PRINCIPE SIMPLE, UNE EXIGENCE TOTALE

Le Dakar Classic, ce n’est pas la course au chrono. C’est une épreuve de régularité — autrement dit, le but est de rouler le plus près possible d’une moyenne imposée, ni trop vite, ni trop lentement. Un classement basé sur la précision plutôt que sur la brutalité, qui permet aux pilotes de renouer avec les sensations des pionniers du Paris-Dakar. L’instrument clé n’est plus l’accélérateur mais le cadenceur, ce petit boîtier électronique qui indique l’avance ou le retard sur la moyenne cible. Certains puristes vont plus loin encore, roulant au compteur mécanique et à l’instinct, comme au bon vieux temps — celui qu’on a décrypté dans notre retrospective sur le Paris-Dakar 1989.

Seuls les véhicules produits entre les années 80 et 2000 étaient admis à l’origine : Range Rover V8, Peugeot 205 T16 Grand Raid, Mitsubishi Pajero Evolution, Mercedes 2638, DAF bicabines… Un catalogue de légendes. En 2025, la réglementation a évolué pour intégrer les modèles produits jusqu’en 2005, permettant notamment le retour de la Mitsubishi Pajero Evolution victorieuse avec Peterhansel en 2004. Deux challenges renforcent l’authenticité : l’Authentic Codriver, qui impose la navigation sans instruments électroniques, et l’Iconic Classic Club, réservé aux véhicules ayant réellement pris le départ d’un Dakar avant 2000. Un musée roulant, mais avec de la poussière dans les yeux.

DE 24 VOITURES À UNE ARMADA — CINQ ANS D’EXPLOSION

Les chiffres parlent mieux que n’importe quel discours. Lors de sa présentation en 2021, l’organisation avait lancé le concept avec 24 petits équipages courageux. Deux ans plus tard, ils étaient presque quatre fois plus nombreux, avec 88 véhicules engagés pour 187 pilotes et copilotes. En 2024, 76 équipages représentant 164 pilotes et copilotes se sont élancés dans les dunes saoudiennes.

L’édition 2022 constitue le vrai tournant. Près de 150 véhicules au départ, introduction pour la première fois d’épreuves de navigation récompensant le travail des copilotes, et 80 % du parcours soumis au chrono ou à ce nouvel exercice — une mutation racontée en filigrane dans nos comptes-rendus du Dakar 2022. En 2023, face à l’hétérogénéité croissante du plateau, un groupe de vitesse supplémentaire baptisé H0 a été ajouté pour les autos les moins puissantes. L’édition 2025 a poussé la logique encore plus loin avec le format « 48h Chrono » : les concurrents s’arrêtent dans des zones de repos réparties sur l’itinéraire et reprennent au lever du soleil, rations minimalistes et ciel étoilé compris. Du pur rallye-raid de survie.

LES CATÉGORIES : UNE PYRAMIDE DU VINTAGE

Le règlement actuel organise le plateau en groupes de vitesse, du H0 au H4. H0 et H1 rassemblent les véhicules les plus anciens ou les moins puissants, avec des moyennes réduites. H2 et H3 constituent le cœur de la compétition — les Pajero, les Toyota HDJ, les buggys en tout genre. La catégorie H4, réservée aux engins les plus rapides, accueille de vraies répliques d’époque : des Audi Quattro Dakar développant jusqu’à 500 chevaux, un clin d’œil à peine voilé au constructeur allemand sacré champion du Dakar moderne en 2024. Les camions disposent de leur propre classement. Et les équipages peuvent librement choisir leur groupe jusqu’au soir du prologue — une souplesse stratégique que certains manient comme une arme.

L’ARTICULATION AVEC LE DAKAR MODERNE : MÊME DÉSERT, DEUX MONDES

Le Dakar Classic roule en parallèle du Dakar « officiel », reprenant le tracé de l’épreuve principale mais adapté aux véhicules anciens. Les équipages partagent les bivouacs avec les stars modernes — celles que vous retrouvez dans notre présentation du Dakar 2026 ou dans notre article sur la victoire de Dacia — mais les univers ne se mélangent pas vraiment. D’un côté, des prototypes carbone de plusieurs millions d’euros bardés d’électronique. De l’autre, des mécaniques à carburateur et des carrosseries qui ont vécu.

Ce voisinage n’est pas que symbolique : il raconte l’histoire entière du Dakar en un seul bivouac. L’ASO a réussi quelque chose d’assez fort : créer un dialogue entre les générations plutôt qu’une simple opération de marketing nostalgique. Et pour ceux qui regrettent l’Afrique et le Lac Rose, le Dakar Classic, avec son parfum d’aventure accessible, est peut-être la réponse la plus honnête à cette nostalgie.


FOCUS — STÉPHAN LAMARRE, LE CHEF D’ENTREPRISE QUI ROULE AUX ÉMOTIONS

Il y a des pilotes qui font le Dakar Classic pour la gloire. Stéphan Lamarre, lui, le fait pour tout ce que la gloire ne suffit pas à expliquer.

Habitué des rallyes avec son copilote Alexandre Laroche, cet entrepreneur s’est lancé dans l’épreuve dès ses premières éditions, selon une approche qui tient autant du hasard que du destin : c’est Yves Loubet, chargé de faire le road-book en Arabie Saoudite, qui l’a approché et proposé de participer. Avec Alexandre Laroche, ils ont trouvé une Mitsubishi Pajero Evolution sur Leboncoin pour 55 000 euros, complété par des sponsors pour couvrir l’inscription, le transport et la mécanique. Un budget artisanal pour une aventure XXL — à mille lieues des budgets d’usine que l’on scrute dans nos suivis du Dakar 2024.

La suite a été à la hauteur du rêve. Lors de la 11e étape de l’édition inaugurale 2021, l’équipage Lamarre-Laroche a décroché une victoire d’étape au volant de leur Mitsubishi #212, devançant le buggy de Marc Douton, vainqueur final de l’épreuve. Une performance qui prouve que la passion, bien préparée, peut rivaliser avec l’expérience.

Le profil de Lamarre est révélateur : six mois d’entraînement physique intensif avant chaque départ, car tenir 15 jours à raison de 10 à 12 heures de piste quotidiennes exige une condition athlétique réelle. Sa fidélité à l’épreuve ne s’est pas démentie : à la sixième édition en 2026, il s’est présenté au départ dans une Bowler Wildcat — en échangeant le Pajero japonais contre cette machine britannique taillée pour le désert, tout en restant fidèle à l’esprit qui a toujours guidé son aventure.

Stéphan Lamarre incarne parfaitement ce que le Dakar Classic a réussi à faire naître : une communauté de passionnés sérieux, ni professionnels ni amateurs naïfs, qui préparent leurs machines avec rigueur, s’entraînent comme des athlètes, et vivent l’aventure avec une intensité que les budgets d’usine ne peuvent tout simplement pas acheter.


En cinq éditions, le Dakar Classic a prouvé qu’il n’était pas une curiosité de plus dans le calendrier des épreuves vintage. C’est devenu un rendez-vous incontournable, le lieu où le Dakar se souvient de lui-même. Et tant qu’il y aura des Stéphan Lamarre pour acheter un Pajero sur Leboncoin et rêver de dunes saoudiennes, il n’est pas près de s’arrêter. Et vous, cela vous dirait..?

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Podcast 376: L’essentiel de la semaine 14 par Leblogauto.com

12 avril 2026 à 08:41

Bonjour et bienvenue dans La Semaine Automobile, le podcast de LeBlogAuto.com ! Cette semaine, on plonge dans une actualité bouillonnante dominée par un thème qui revient en boucle : la Chine, les États-Unis, l’Europe et la grande guerre de l’automobile électrique. Des sénateurs américains qui montent au créneau, des constructeurs chinois qui visent tous les marchés à la fois, et une planète qui accélère vers l’électrique sous la pression des prix du carburant. Attachez vos ceintures, c’est parti !

Les sénateurs pressent Trump contre l’auto chinoise

Trois sénateurs démocrates — Baldwin, Slotkin et Schumer — ont adressé une lettre musclée à Donald Trump pour lui demander d’interdire aux constructeurs chinois de s’implanter industriellement sur le sol américain. Ils estiment que cela donnerait un avantage « insurmontable » à des marques déjà très agressives sur l’électrique. Et même du côté républicain, ça suit : le sénateur Moreno veut carrément exclure tout composant ou logiciel chinois du marché auto américain. La pression monte !

États-Unis : les constructeurs demandent une redevance sur les véhicules

Pendant ce temps, l’Alliance for Automotive Innovation — qui regroupe GM, Toyota, Volkswagen et Hyundai — propose de remplacer la vieille taxe fédérale sur l’essence, inchangée depuis 1993, par une redevance basée sur le poids du véhicule. La raison ? L’essor des véhicules électriques prive les caisses publiques de centaines de milliards de dollars nécessaires à l’entretien des routes. Une réforme fiscale urgente, mais qui ne manquera pas de faire débat !

Les voitures chinoises visent le marché américain

BYD, Geely, Xiaomi… les géants chinois lorgent ouvertement le marché américain, et Detroit commence à transpirer ! Avec des VE à moins de 10 000 dollars, des batteries ultra-rapides et des logiciels de pointe, ils représentent une menace existentielle pour les constructeurs locaux. Des pistes concrètes se dessinent : Geely pourrait utiliser l’usine Volvo en Caroline du Sud d’ici 2028, et Stellantis discute d’une coentreprise avec Leapmotor au Canada. La forteresse américaine commence à fissurer.

Les marques chinoises accélèrent sur l’électrique en Europe

En Europe aussi, les marques chinoises font leur trou ! En février, elles ont capté 16 % des immatriculations de véhicules hybrides et 14 % des 100 % électriques. Leur part de marché globale a pratiquement doublé en un an, passant de 4,2 % à 8 %. BYD et Leapmotor mènent la charge, tandis que Chery assemble déjà des voitures à Barcelone et que MG ouvre un centre R&D près de Francfort. L’offensive est bien réelle — et elle s’accélère.

Volvo et Geely misent sur la production locale en Europe

Pour contourner les droits de douane européens et répondre à un problème de surcapacité mondiale, Volvo et Geely envisagent de produire des modèles chinois directement dans les usines européennes de Volvo. Une stratégie pragmatique qui permet d’optimiser des lignes sous-utilisées tout en ancrant la production sur le continent. Mais attention : avec une action Volvo en chute de 60 % depuis son IPO et une transition électrique plus lente que prévu, la pression est maximale pour les deux groupes.

Crise du carburant : la région Asie-Pacifique adopte les VE

À l’autre bout du monde, la flambée des prix du carburant liée aux tensions autour du détroit d’Ormuz agit comme un turbo pour les ventes de VE en Australie et au Japon. En Australie, les prêts pour l’achat de véhicules électriques ont doublé en mars et les recherches en ligne ont triplé ! Au Japon, les subventions ont été portées à 1,3 million de yens par véhicule. Les crises accélèrent parfois les transitions qu’on n’arrive pas à enclencher en temps normal.

Voilà pour cette semaine ! Le fil rouge est limpide : la Chine joue sur tous les tableaux — États-Unis, Europe, Asie — et bouscule un secteur automobile mondial en pleine recomposition. Pendant ce temps, l’électrique s’impose partout, tantôt poussé par la réglementation, tantôt par les prix de l’énergie. Une chose est sûre : le monde de l’auto ne ressemblera plus jamais à ce qu’il était. Rendez-vous la semaine prochaine sur LeBlogAuto.com pour suivre tout ça en temps réel. À bientôt, et roulez bien ! 

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[VIDÉO] A la découverte de la Cupra RAVAL

29 avril 2026 à 08:41

Découvrez la CUPRA Raval, surprise dans un lieu tenu secret près de Barcelone lors d’une présentation en grandes pompes. Notre équipe a levé le voile sur cette citadine électrique en première mondiale.

Grosse ambition

La CUPRA Raval débarque sur le segment des citadines électriques compactes où la marque vise une clientèle jeune et active. Avec 4 046 mm de long, 1 784 mm de large, 1 518 mm de haut et un empattement de 2 600 mm, elle offre l’agilité d’une compacte sans sacrifier l’espace intérieur, coffre de 430 litres inclus.

Fabriquée à Martorell, près de Barcelone, elle repose sur la plateforme MEB du groupe Volkswagen, déjà éprouvée sur l’ID.3 et base de l’ID.Polo. Moteurs et batteries partagés, efficacité garantie dès la première sortie. L’enjeu pour Cupra est de démocratiser l’électrique performant à partir de 25 995 euros, avec des mensualités affichées sous les 250 euros.

Shark Nose

À l’avant, le Shark Nose aux lignes tendues sculpte une présence musculaire immédiate. Les projecteurs Matrix LED embarquent des cérémonies d’ouverture, et le logo Cupra s’illumine à l’avant comme à l’arrière pour une identité lisible à toute heure. Sur les flancs, les poignées affleurantes s’effacent pour servir l’aérodynamisme. 

À l’arrière, un diffuseur large, des effets lumineux 3D et un bandeau transversal affirment le caractère de la voiture, et les antibrouillards disparaissent au profit d’une signature lumineuse épurée. Le meilleur coefficient aérodynamique de chez Cupra résulte d’un travail d’ensemble grâce à des rideaux d’air avant, les jantes aéro, le spoiler et les volets pilotés. Rien n’est laissé au hasard pour réduire la traînée et maximiser l’efficience.

Personnalisation poussée

Huit designs de jantes alliage, de 17 à 19 pouces, permettent de trouver l’équilibre entre esthétique et confort de roulement. Le catalogue propose sept teintes, dont des mats exclusifs comme le Vert Manganèse ou le Century Bronze, et une Plasma irisée inédite chez Cupra qui joue du cyan au bleu indigo en passant par le rouge rosé selon la lumière. 

Un toit bicolore gris Manhattan ou noir Minuit complète les possibilités de personnalisation. Le nom s’impose de lui-même. El Raval, quartier de Barcelone à la fois audacieux et créatif, incarne parfaitement l’esprit d’une voiture qui refuse de rentrer dans le rang.

Matériaux recyclés à bord

À bord, tout est pensé pour celui qui tient le volant. La position de conduite est dynamique, les sièges sont des baquets signés Cupra, la console suspendue libère de l’espace de rangement et l’ergonomie se veut fluide pour une prise en main instinctive. 

Côté sellerie, le choix est large. Textile 100 % recyclé Immersive Dinamica (73 % microfibre) réglable électriquement, Feel vegan (36 % recyclé) avec les sièges AHEAD, ou CUP Bucket en maillage 3D 100 % recyclé avec inserts 3D sur la planche de bord. L’éclairage d’ambiance décline sept modes, animations et projections sur les portes. Le Smart Light Next Gen signale les angles morts ou l’e-Launch pour une interaction visuelle directe avec le conducteur.

Un infotainment à la hauteur

La Raval inaugure chez Cupra un écran 12,9 pouces sous Android OS affiché à 200 DPI, associé à un Digital Cockpit de 10,25 pouces. Le Group Store donne accès à Spotify et YouTube en stationnement, tandis que l’assistant vocal et le moteur de recherche intégré simplifient l’usage au quotidien. L’application My Cupra gère à distance la préclimatisation, le Refresh ou le Warm-up, ainsi que l’ambiance intérieure.

L’audio de série compte sept haut-parleurs. En option, Sennheiser signe une installation de 12 HP pour 475 W, accordée spécifiquement pour la Raval avec des sons inspirés de la Formule E, réactifs à la vitesse, au couple et à l’accélération selon les modes. La charge sans fil monte à 15 W, les USB-C avant et arrière à 90 W. Le Kessy, la Climatronic bi-zone, le rétroviseur électrochrome et le double fond de coffre complètent le tableau.

Plateforme connue aux réglages sportifs

La plateforme MEB reçoit ici un châssis abaissé de 15 mm, une voie élargie de 10 mm et une direction progressive. L’ESC Sport et le DCC adaptatif à 15 niveaux se durcit en mode Cupra pour réduire le roulis et assurer une agilité urbaine franche. Le freinage one box intègre servo et ESC dans un ensemble compact, avec une pédale nette et une récupération d’énergie efficace. 

Les disques avant et arrière, combinés au mode One Pedal, permettent de circuler en ville quasi sans toucher la pédale de frein. La version VZ pousse le curseur avec un DCC Sport à rigidité accrue de 5 %, l’ESC déconnectable, des jantes 19 pouces chaussées en 235 mm, un différentiel VAQ et des pivots sport pour une réactivité avant très directe.

De 116 à 226 ch

L’entrée de gamme développe 85 kW (116 ch) avec une batterie LFP de 37 kWh pour 300 km d’autonomie, rechargée de 10 à 80 % en 27 minutes sur une borne DC de 90 kW. La version V Plus monte à 99 kW (135 ch) avec la même batterie. Pour les grandes distances, l’Endurance affiche 155 kW (211 ch) et la VZ 166 kW (226 ch) pour 290 Nm, un 0 à 100 km/h en 7 secondes et une vitesse maximale de 175 km/h. 

La batterie NMC PowerCo de 52 kWh en technologie cell-to-pack gagne 10 % de densité énergétique pour 450 km sur l’Endurance et 400 km sur la VZ, rechargées à 130 kW DC en 23 minutes. L’e-Launch accompagne les départs avec lumières, sons et animations. Le V2L permet d’alimenter vélos électriques ou ordinateurs, et le Plug & Charge simplifie les arrêts sur autoroute.

Le plein d’équipements

Sept airbags, dont un central, protègent l’ensemble des occupants. La Raval embarque l’anti-collision latérale, le Travel Assist, l’Emergency Assist fonctionnel sans marquage au sol, le Park Assist automatique, le Top View, le Rear Traffic Alert et le Pre-Crash latéral avec remontée automatique des vitres et prétensionneurs. 

Les ceintures adaptatives, le Missed Pedal qui freine en cas d’erreur d’accélération et le Workshop Call automatique post-accident complètent un dispositif sécuritaire solide. La gestion des chocs à basse vitesse limite par ailleurs les dommages en milieu urbain.

Séries et éditions spéciales attendues

Les premières livraisons sont attendues fin 2026 avec deux Launch Editions. La Dynamic propose 155 kW, 450 km d’autonomie, les ADAS, les LED, les baquets et le système Sennheiser. La VZ Extreme mise sur les mats Manganèse et les jantes 19 pouces. Une série spéciale France sera présentée à Paris le 9 avril. Notre découverte en coulisses avec Cecilia Taieb confirme que la Raval sera bien là avant la fin de l’année en France. Citadine électrique équilibrée, elle tient sa promesse d’émotion sans renoncer au pratique.

Rendez-vous ce week end pour découvrir notre vidéo exclusive!

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Podcast 375: L’essentiel de la semaine 13 par Leblogauto.com

5 avril 2026 à 06:04

Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue dans La Semaine Automobile par LeBlogAuto.com ! Cette semaine, on accélère fort : l’électrique s’emballe en Europe, les robotaxis envahissent les villes du monde entier, les Chinois continuent leur offensive, et Hyundai joue gros sur deux continents. Accrochez vos ceintures, c’est parti !

1. Marché automobile européen : l’électrique accélère

Le marché auto européen reprend des couleurs en février avec +1,7% d’immatriculations, porté par une vague électrique et hybride rechargeable. En Allemagne, les immatriculations de VE bondissent de 27%, et de 28% en France sur le segment 100% électrique. Des modèles accessibles comme la R5, l’Elroq ou la Dolphin élargissent l’offre sur tous les segments. Mais attention : les incertitudes géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, pourraient freiner cette dynamique.

2. Marché français mars 2026 : l’électrochoc

Mars 2026, c’est un choc ! Le marché français bondit de 13% — un niveau qu’on n’avait plus vu depuis des mois. La star du mois ? La Tesla Model Y, numéro un des ventes, devant la Dacia Sandero et la Clio VI. Les modèles 100% électriques représentent désormais 28% du marché au cumul annuel, avec près de 50 000 unités vendues en un seul mois. Et côté occasion, la demande pour le VE a tout simplement doublé en un mois.

3. Robotaxis : Pony AI atteint l’équilibre et s’étend

Le spécialiste chinois de la conduite autonome Pony AI annonce son premier trimestre bénéficiaire, avec un chiffre d’affaires annuel en hausse de 20% à 90 millions de dollars. L’entreprise vise un déploiement dans plus de 20 villes cette année et ambitionne une flotte mondiale de 3 000 véhicules. En Europe, c’est Zagreb qui est dans le viseur pour le premier service commercial de robotaxi. La bataille mondiale de l’autonome est bien lancée, avec Waymo, Baidu et Weride dans la course.

4. Robotaxi en Europe : Uber lance son offensive à Zagreb

C’est historique ! Uber s’associe à Pony.ai et à la startup croate Verne pour lancer le premier service commercial de robotaxi en Europe, avec Zagreb comme ville pilote. Pony.ai fournit la technologie de conduite autonome, Verne gère la flotte, et Uber intègre le tout dans son application mondiale. L’objectif à terme : des milliers de robotaxis et une expansion progressive à d’autres villes européennes. L’ère du taxi sans chauffeur en Europe, c’est maintenant !

5. Zoox étend ses robotaxis à San Francisco et Las Vegas

De l’autre côté de l’Atlantique, Zoox — la filiale d’Amazon — accélère son déploiement. San Francisco et Las Vegas sont les deux nouvelles cibles, avec un focus sur les zones à forte densité et les quartiers touristiques. Des tests démarrent aussi à Austin et Miami, d’abord pour les employés avant une ouverture au public. Déjà 2 millions de miles parcourus en autonome et 350 000 passagers transportés : Zoox monte en puissance face à Waymo et Tesla.

6. Les marques chinoises bousculent le marché auto européen

Les constructeurs chinois ne freinent pas leur offensive en Europe. En février, ils captent 8% du marché total européen — contre seulement 4,2% un an plus tôt. Sur les VE, leur part atteint 14%, et 16% sur les hybrides. BYD et Leapmotor mènent la charge, avec des prix compétitifs et des réseaux de distribution qui s’étendent. Chery assemble déjà à Barcelone, BYD monte en puissance en Hongrie. Les Européens vont devoir vraiment se bouger !

7. BYD : polémique autour du système God’s Eye

Mais tout n’est pas rose pour BYD. Son système d’aide à la conduite « God’s Eye » fait polémique en Chine. Des clients signalent des accélérations imprévisibles — un SUV Yangwang U8 aurait bondi à 93 km/h dans une zone limitée à 60. Direction assistée défaillante, navigation capricieuse, réactions automatisées erratiques : les incidents touchent plusieurs modèles de la gamme. Un sérieux coup à l’image alors que BYD veut conquérir l’Europe avec ses technologies embarquées.

Voilà pour cette semaine chargée et pleine d’électricité — au sens propre comme au figuré ! Ce qu’on retient : la transition vers le VE s’accélère partout, les robotaxis passent de la promesse à la réalité commerciale, et la bataille entre constructeurs occidentaux et chinois entre dans une nouvelle dimension. Restez connectés, rendez-vous la semaine prochaine sur LeBlogAuto.com pour une nouvelle édition de La Semaine Automobile ! À bientôt ! 

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