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Ultimate Supercar Garage : l’alter ego de Rétromobile, dédié au prestige et à la performance

2 février 2026 à 18:18

Le salon Rétromobile a fêté ses 50 ans et demeure le rendez-vous incontournable du « Classique », même si les constructeurs ont pris l’habitude d’y exposer des concepts car et des nouveautés qui font ainsi le lien intergénérationnel entre les modèles. Mais Rétromobile a désormais un nouveau voisin, qui a pris place dans le Hall 4 du Parc des expositions de Versailles : le salon Ultimate Supercar Garage.

Pour cette première édition, le salon ambitionne de « devenir la plus belle vitrine de l’innovation, du design et de la performance automobile actuelle ». Autrement dit, constructeurs de prestige, clubs et autres préparateurs haut de gamme se retrouvent dans un espace chic et choc pour exposer leurs nouveautés axées sur le luxe, la performance et la modernité.

L’ambiance change de Rétromobile, avec un éclairage plus tamisé et contrasté, des sols plus chics et une mise en valeur par la lumière des carrosseries polies : chaque voiture est comme sur un piédestal. De nombreux modèles ont aussi bénéficié d’une mise en scène sur une grande estrade, avec interviews, démarrages de moteurs et défilé. Petit tour, non exhaustif, de ce salon exclusif.

BottegaFuoriserie à l’honneur

Alfa Romeo a lancé le programme Bottega en 2023 pour produire des voitures d’exception en très petite série. Maserati de son côté a développé son département Fuoriserie dédié à la personnalisation de ses modèles. Le rapprochement du Biscione et du Trident, opéré depuis 2024 par une direction commune, a abouti également à la fusion des deux départements d’élite avec la BottegaFuoriserie, dont le stand trônait en plein coeur de ce Hall 4.

Alfa Romeo y exposait la Nuova 33 Stradale, dans une teinte Verde Montréal, ainsi que la Giulia QV « Luna Rossa », limitée à 10 exemplaires et développée en partenariat avec l’équipe de course de voile éponyme. La 33 Stradale reste stupéfiante, avec ses portes en elytre, son intérieur inspiré de l’aviation et la signature magnifique de ses feux arrière.

De son côté, Maserati exposait la GT2 Stradale, version radicale de la MC20 inspirée de la GT2 de course, ainsi que la MCXtrema « Track Day », homologuée uniquement pour la route, avec un aérodynamisme de course poussé à son paroxysme.

On espère rapidement des nouveautés pour appuyer cet élan d’exclusivité qui sied parfaitement aux deux blasons. Une seconde Alfa « Bottega » est déjà dans les cartons, mais pour l’instant rien n’a vraiment fuité. Pour Maserati, on attend un plan clair après deux ans de flou artistique…

Les artisans italien en force

Les Italiens sont réputés pour leurs artisans de haut niveau spécialisés dans le restomod ou la préparation. Plusieurs d’entre eux étaient présents : Officine Fioravanti exposait son Alfa Romeo « Disco Volante » à boîte manuelle et utilisant le moteur 4.7 litres de l’Alfa 8C, Eccentrica mettant en exergue sa « V12 », réinterprétation modernisée de la Diablo avec un moteur de toute beauté, ou encore le célèbre carrossier Zagato qui présentant la Capricorn 01, sa première voiture entièrement maison.

On ne peut oublier évidemment le concessionnaire Charles Pozzi, qui avait apporté plusieurs monstres du cheval cabré comme une Monza SP1 ou une SF90 Stradale. Un nouveau venu, Automobili Mignatta, présentait pour sa part la « Rina », une barquette italienne au style néo-rétro, avec V8 et boîte manuelle. Bertone pour sa part assoit son statut de constructeur à part entière avec la GB110 ainsi que la Runabout (sur base de Lotus Exige) qui s’inspire du concept futuristico-bateau Autobianchi Runabout de 1969.

Lamborghini exposait pour sa part la Fenomeno, une série très limitée de 29 exemplaires embarquant un V12 6.5 litres hybride de 1080 CV, en faisant le bolide du Taureau le plus puissant jamais construit à ce jour.

Eccentrica V12
Disco Volante
Bertone GB110
Automobili Mignatta
Automobili Mignatta
Lamborghini Fenomeno

Lotus, Bugatti et consorts

Si Bugatti était l’une des vedettes de Rétromobile, avec l’exposition de plusieurs modèles anciens et de l’Autorail de 1934, la firme de Molsheim était évidement de la partie au rang des supercars. La nouvelle F.K.P. Hommage, fruit du programme Solitaire de Bugatti, est un one-off façonné sur la base technique d’une Chiron Super Sport et réinterprète les lignes iconiques de la Veyron tout en les sublimant avec une touche contemporaine.

Lotus était présent avec une Evija, sa supercar électrique dépassant les 2000 CV. Le modèle exposé était une série spéciale « Fittipaldi », qui rendait hommage évidemment au pilote brésilien, champion du monde de F1 en 1972. L’Evija reprend pour l’occasion la fameuse livrée noir et or caractéristique des Lotus F1 (jusqu’en 1985), et, pour couronner le tout, une Lotus Cosworth 72 a fait le déplacement afin de trôner aux côtés de l’Evija.

Evija Fittipaldi

Parmi les curiosités, on peut également citer Praga, un constructeur tchèque qui exposait la Bohemia, dotée d’un compartiment bagage original intégré dans les ailes, ou encore la Laffite LM1 Hypercar, que nous avons déjà croisé à Top Marques en 2025. Fondée par Bruno Laffitte, le neveu de Jacques, la LM1 porte bien son nom, semblant sortie tout droit des Hunaudières !

Praga Bohemia

Motorsport !

L’évocation des grandes heures du sport automobile allemand s’incarnait dans deux créations assez incroyables : d’abord, les anglais de RML, bien connus dans le sport automobile, exposaient la GTH (H pour Hypercar). Il s’agit d’une Porsche 911 GT3 Type 992 rhabillée à la façon de la 911 GT1 de la fin des années 90. La livrée rouge et or lui donnait une allure très élégante.

RML GTH

Un autre nom connu du sport auto est le préparateur HWA (pour Hans Werner Auftrecht, co-fondateur d’AMG), qui a développé la HWA EVO. Cette berline musclée est une réinterprétation de la Mercedes 190E Evolution 2, la berline pour « papas pressés » du début des années 90.

HWA a connu la gloire en DTM avec Mercedes et Klaus Ludwig, ce qui a inspiré cette berline « restomod » survitaminée au kit carrosserie très large. L’esprit DTM se retrouve pleinement, mais, à la différence la 190 Evolution 2 de l’époque qui disposait d’un 4 cylindres, la EVO embarque un V6 3.0 litres turbo.

HWA EVO

La France a son mot à dire

Dans cet univers des supercars dominé par les italiennes, les allemandes ou encore les anglaises (Aston Martin était là avec la Valkyrie et la Valkyrie LMH engagée en WEC), la France était représentée par Renault. Le losange exposait la nouvelle R5 Turbo-E aux côtés de la R5 maxi Turbo ex-Jean Ragnotti. Pas de V6 ou de V8, mais une motorisation électrique qui envoie 555 CV !

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Une Corvette C3 transformée en limousine à 98 000 $ affole les réseaux

2 février 2026 à 16:33
Une Corvette C3 transformée en limousine à 98 000 $ affole les réseaux

Imaginez une icône du sport automobile américain revisitée en version limousine familiale. C’est exactement ce qu’un passionné a osé faire avec une Chevrolet Corvette C3 de 1969, transformant ce bolide emblématique en une berline quatre portes totalement unique. Ce modèle hors-norme fait le buzz sur les réseaux – et pour cause : il est actuellement en vente à 98 000 $ sur Facebook Marketplace.

Une Corvette C3 transformée en limousine à 98 000 $ affole les réseaux

Une C3 découpée pour devenir limousine

Inspirée de l’audacieux concept Mako Shark II, la C3 Corvette est déjà connue pour ses lignes spectaculaires et son design de requin. Mais cette version limousine pousse le concept encore plus loin. En partant d’un modèle de 1969, le constructeur amateur a allongé le châssis pour créer une voiture à quatre portes offrant un véritable espace intérieur. Le résultat conserve l’essence esthétique de la C3 : feux arrière quadruples, phares escamotables, toit T-top amovible… et ajoute des aérations façon branchies entre les vitres, renforçant l’allure de prédateur marin.

Grâce à l’intégration habile de poignées de portes dissimulées, cette Corvette modifiée conserve un style fluide et racé, malgré sa transformation radicale. L’ensemble, bien que surprenant, demeure cohérent et équilibré sur le plan visuel. Aucune trace de fléchissement du châssis visible, ni de tension excessive dans la carrosserie : la conversion semble avoir été réalisée avec un réel souci de qualité.

Une Corvette C3 transformée en limousine à 98 000 $ affole les réseaux

Un intérieur pensé pour le luxe… et le show

À bord, l’ambiance s’éloigne du cockpit classique d’une muscle car. On découvre un véritable salon roulant : quatre sièges en cuir réglables électriquement, vitres électriques, installation audio haut de gamme, et même… trois téléviseurs couleur encastrés dans le tableau de bord et le pavillon ! Les amateurs de détails apprécieront aussi le combiné d’instruments numériques façon années 80, avec ses LED vertes rétro-futuristes.

Du côté conducteur, la limousine n’est pas en reste : direction assistée, freins assistés, volant réglable en hauteur et en profondeur… tout est prévu pour une conduite à la fois fluide et confortable. Une suspension pneumatique a été installée sur les quatre roues, améliorant considérablement le confort et la tenue de route malgré la taille inhabituelle du véhicule.

Sous le capot, le moteur d’origine a été remplacé par un V8 Chevrolet avec injection de carburant à port réglé (tuned-port fuel injection), couplé à une boîte automatique 700R4 avec overdrive. Cette configuration garantit des performances fiables, augmentées par la modernisation tout en restant fidèle au caractère musclé de la Corvette d’époque.

Proposée à 98 000 $ — bien au-dessus des prix habituels pour une C3 standard (souvent entre 20 000 et 30 000 $ selon l’état) —, cette limousine Corvette est destinée à une clientèle qui recherche avant tout l’originalité et l’exclusivité. Située à Santa Ana, Californie, elle défie tous les codes traditionnels du classic car par son audace et sa démesure assumée.

À l’heure où les SUV dominent le marché au nom de la praticité, et où les limousines ont perdu de leur réputation face aux services de VTC comme Uber ou Waymo, cette Corvette revisitée fait figure d’ovni roulant. À mi-chemin entre la nostalgie automobile et l’artisanat exubérant, ce projet insolite pourrait séduire les collectionneurs à la recherche de la perle rare.

Est-ce la renaissance d’un nouveau genre de véhicules extravagants ou simplement une curiosité de plus dans l’univers des restomods ? Une chose est sûre : cette Corvette C3 limousine ne laisse personne indifférent. Avec son format hors norme, son équipement luxueux et son style audacieux, elle reste un ovni automobile qui fascine autant qu’il divise. Une proposition qui, en tout cas, confirme que l’univers des voitures vintage n’a pas fini de nous surprendre.

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Tarifs américains : Audi gèle son projet d’usine aux États-Unis

2 février 2026 à 15:12

Volkswagen suspend le projet d’usine Audi aux États-Unis, pénalisé par les droits de douane américains et un contexte économique incertain.

Volkswagen AG revoit ses ambitions industrielles en Amérique du Nord. Le groupe automobile allemand a confirmé que ses projets de construction d’une usine Audi aux États-Unis étaient actuellement à l’arrêt. En cause : l’impact financier des droits de douane imposés par l’administration du président Donald Trump sur les constructeurs automobiles européens, ainsi que l’absence d’accord satisfaisant concernant d’éventuelles incitations locales. Cette décision illustre les difficultés croissantes rencontrées par les groupes automobiles mondiaux fortement dépendants de chaînes de production internationales.

Un projet ancien fragilisé par le contexte commercial

Volkswagen réfléchit depuis plusieurs années à l’implantation d’un second site de production sur le sol américain. Dès 2018, lors du premier mandat de Donald Trump, le constructeur envisageait déjà une usine destinée à la marque Audi. À l’époque, les discussions avaient été encouragées par la perspective de subventions et d’aides publiques susceptibles de rendre l’investissement économiquement viable.

Selon Oliver Blume, président-directeur général de Volkswagen AG, ce calcul économique a profondément changé. L’instauration de droits de douane sur les importations de véhicules européens a lourdement pesé sur la rentabilité du groupe. Le dirigeant a indiqué que les coûts liés à ces tarifs douaniers ont atteint 2,1 milliards d’euros sur les neuf premiers mois de 2025. Dans ces conditions, la capacité de financement de nouveaux investissements industriels majeurs s’en trouve réduite.

Le dirigeant souligne que, sans évolution du cadre tarifaire, il devient difficile de justifier de lourds engagements financiers. Volkswagen insiste désormais sur la nécessité de réduire les coûts à court terme et d’obtenir des conditions commerciales stables et prévisibles à long terme avant d’envisager toute nouvelle implantation industrielle.

Le marché américain, un enjeu stratégique difficile

Les États-Unis représentent le deuxième plus grand marché automobile mondial et constituent un objectif stratégique pour Volkswagen. Le groupe cherche depuis plusieurs années à y renforcer sa présence, mais peine à rivaliser avec des acteurs bien implantés comme Toyota Motor Corp. Les difficultés sont particulièrement marquées sur le segment des grands SUV de luxe, très prisés par une clientèle aisée américaine, où Audi accuse un certain retard.

Face à ces obstacles, Oliver Blume est revenu sur un objectif antérieur visant une part de marché de 10 % aux États-Unis. Désormais, la stratégie du groupe se veut plus progressive. L’an dernier, la part de marché de Volkswagen aux États-Unis s’élevait à environ 4 %, un niveau qui souligne les défis persistants rencontrés par le constructeur sur ce territoire.

Les droits de douane ont également mis en lumière les vulnérabilités des constructeurs dépendants de réseaux de production mondiaux. Contrairement à BMW et Mercedes-Benz, qui produisent certains SUV directement aux États-Unis, Audi assemble des modèles clés comme le SUV Q5 dans son usine mexicaine. Ces véhicules ne bénéficient pas d’importations en franchise de droits, ce qui réduit leur compétitivité sur le marché américain.

Des options industrielles toujours à l’étude

Malgré la suspension actuelle du projet, Volkswagen n’abandonne pas totalement l’idée d’une usine Audi aux États-Unis. Le groupe dispose déjà d’une présence industrielle dans le pays, notamment avec son site de Chattanooga, dans le Tennessee, où sont produits des véhicules de la marque Volkswagen. Par ailleurs, une nouvelle usine de 2 milliards de dollars est en cours de construction en Caroline du Sud. Ce site sera dédié à la production de véhicules tout-terrain robustes sous la marque relancée South Motors.

Oliver Blume a également mentionné que Volkswagen possède un vaste terrain en Caroline du Sud, qui pourrait potentiellement accueillir une future usine Audi. D’autres États américains auraient également manifesté leur intérêt. Toutefois, aucune décision concrète n’a été prise à ce stade, les discussions n’ayant pas encore abouti à une solution jugée économiquement satisfaisante.

Le dirigeant insiste sur la logique économique qui guide ces choix industriels. Selon lui, les investisseurs qui créent des emplois et de la valeur ajoutée ont besoin d’avantages compétitifs en matière de coûts. Bien que les échanges avec les autorités locales aient été décrits comme équitables et constructifs, aucun compromis n’a encore permis de relancer le projet.

Parallèlement, Volkswagen finalise les détails de son plan quinquennal d’investissement. Celui-ci a été revu à la baisse, passant de 180 milliards d’euros à 160 milliards d’euros par rapport à il y a deux ans. Ce budget couvre les dépenses liées aux usines, au développement de nouveaux modèles et aux technologies émergentes, notamment les logiciels. Le plan devrait être présenté en mars, en même temps que la publication des résultats financiers annuels du groupe.

Notre avis, par leblogauto.com

La suspension du projet d’usine Audi aux États-Unis illustre l’impact direct des politiques commerciales sur les stratégies industrielles des constructeurs automobiles. Volkswagen se retrouve contraint d’arbitrer entre ambition de croissance et discipline financière dans un contexte de droits de douane élevés. Cette situation met également en évidence l’importance croissante de la production locale pour rester compétitif sur le marché américain. À court terme, le groupe semble privilégier la consolidation de ses investissements existants plutôt qu’une expansion industrielle risquée.

Crédit illustration : Audi.

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Chery rachète l’usine Nissan en Afrique du Sud

2 février 2026 à 13:14

Chery renforce sa présence mondiale en rachetant l’usine Nissan de Rosslyn, en Afrique du Sud, symbole de l’essor des constructeurs chinois.

Chery, premier exportateur automobile chinois, franchit une nouvelle étape majeure dans son développement international. Le constructeur a accepté de racheter l’usine de production de Nissan située à Rosslyn, près de Pretoria, en Afrique du Sud. Cette opération illustre la montée en puissance rapide des marques automobiles chinoises sur la scène mondiale, en particulier sur les marchés émergents, et marque un tournant pour l’industrie automobile sud-africaine.

Une acquisition stratégique sur un marché clé

Dans un communiqué officiel, Chery a confirmé l’achat du terrain, des bâtiments et des actifs associés aux installations de Nissan à Rosslyn. La transaction inclut également une usine d’estampage voisine, utilisée pour la fabrication de pièces de carrosserie telles que les portes. L’opération devrait être finalisée à la mi-2026, sous réserve de la satisfaction de certaines conditions. Ce rachat constitue l’une des initiatives les plus significatives entreprises par un constructeur chinois en Afrique du Sud à ce jour.

L’Afrique du Sud représente le plus grand marché automobile du continent africain et occupe une position stratégique pour les industriels. Le pays offre notamment un accès régional facilité grâce à l’Accord de libre-échange continental africain. Pour Chery, cette implantation industrielle renforce une présence déjà en forte progression, alors que le constructeur a su s’imposer rapidement sur le marché local.

L’ascension rapide de Chery en Afrique du Sud

Chery a connu une croissance remarquable depuis son retour sur le marché sud-africain il y a quatre ans. En décembre dernier, le constructeur chinois a dépassé Suzuki Motor Corp. pour devenir le deuxième plus grand vendeur de voitures particulières dans le pays. Cette performance souligne la capacité des marques chinoises à concurrencer des acteurs historiques grâce à des véhicules compétitifs en termes de prix et de contenu technologique.

Tony Liu, directeur général de l’unité locale de Chery, avait souligné lors d’une interview en octobre le caractère stratégique de l’Afrique du Sud. Selon lui, le pays constitue une porte d’entrée idéale vers le reste du continent. Il a également mis en avant le potentiel de croissance de l’Afrique, dont la population est comparable à celle de l’Inde. Le continent se distingue par une démographie jeune et un marché automobile encore peu mature, avec l’un des taux de possession de voitures les plus faibles au monde.

Chery voit dans ce contexte une opportunité de long terme, alors que la demande pourrait fortement progresser au cours des prochaines décennies. Contacté après l’annonce officielle, Tony Liu a toutefois refusé de commenter davantage l’opération.

La restructuration de Nissan et la pression concurrentielle

La vente de l’usine de Rosslyn s’inscrit dans le cadre d’une vaste restructuration menée par Nissan. Le constructeur japonais traverse sa pire crise financière depuis des décennies. Pour tenter de redresser la situation, Nissan a engagé une série de mesures drastiques, incluant la fermeture de sites industriels, la suppression de 20 000 emplois, la réduction des volumes de production et même la vente de son siège social.

Dans ce contexte, la cession d’actifs industriels apparaît comme un levier pour alléger les coûts et recentrer les activités. L’arrivée de Chery à la place de Nissan est perçue de manière relativement positive par certains acteurs locaux. Irvin Jim, secrétaire général du Syndicat national des métallurgistes d’Afrique du Sud, a déclaré que tout changement de propriété devrait permettre de protéger les emplois existants. Il a estimé qu’un repreneur prêt à investir représentait une opportunité, compte tenu des difficultés rencontrées par Nissan.

Le responsable syndical a néanmoins réitéré ses appels au gouvernement sud-africain pour un durcissement des droits de douane à l’encontre des entreprises qui inondent le marché local de véhicules importés à bas coût. Cette prise de position reflète les inquiétudes persistantes face à la concurrence accrue des importations, notamment en provenance de Chine et d’Inde, qui grignotent les parts de marché des constructeurs japonais, européens et américains.

Parallèlement, les constructeurs chinois poursuivent leur expansion globale afin de compenser un ralentissement de la demande et une surcapacité sur leur marché domestique. Ils gagnent déjà du terrain en Europe, y compris sur le segment des véhicules électriques, malgré les barrières tarifaires, en proposant des modèles riches en logiciels à des prix difficiles à égaler pour les acteurs traditionnels.

Notre avis, par leblogauto.com

Le rachat de l’usine Nissan par Chery illustre clairement le déplacement du centre de gravité de l’industrie automobile mondiale vers les constructeurs chinois. Cette opération combine opportunisme industriel et vision stratégique à long terme sur un marché africain encore sous-équipé. Elle met également en lumière les difficultés structurelles de Nissan face à une concurrence mondiale de plus en plus agressive. Enfin, la question de l’impact sur l’emploi et sur l’équilibre du marché local restera centrale dans les années à venir.

Crédit illustration : Chery.

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Une Toyota Sienna de 2000 affiche plus d’un million de kilomètres au compteur et roule toujours

2 février 2026 à 09:55
Une Toyota Sienna de 2000 affiche plus d’un million de kilomètres au compteur et roule toujours

Une minivan de plus d’un million de kilomètres ? C’est possible, et c’est même tout à fait réel. Alors que les véhicules hybrides et électriques gagnent du terrain, une Toyota Sienna de l’an 2000 vient rappeler la fiabilité légendaire des moteurs atmosphériques classiques. En Ontario, au Canada, un homme prénommé Marko Intihar a vu son fidèle monospace franchir la barre symbolique du million de kilomètres. Son histoire est une véritable ode à l’entretien rigoureux… et à la robustesse japonaise.

Une Toyota Sienna de 2000 affiche plus d’un million de kilomètres au compteur et roule toujours

Une Sienna de première génération toujours en configuration d’origine

Baptisée affectueusement « Betsy », cette Toyota Sienna est issue de la toute première génération du modèle. Sortie en 2000, elle est dotée d’un moteur V6 atmosphérique de 3,0 litres développant 194 chevaux, couplé à une boîte automatique à 4 rapports envoyant la puissance aux roues avant. À l’époque, la transmission intégrale n’était pas encore au programme pour ce modèle, contrairement à la deuxième génération lancée à partir de 2004.

Ce que cette Sienna a d’absolument remarquable, c’est qu’elle conserve encore aujourd’hui sa configuration d’origine, sans modification ni remplacement majeur du groupe motopropulseur. Selon CTV News, le véhicule est dans un état de fonctionnement étonnant malgré son kilométrage démentiel. Le compteur kilométrique lui-même a cessé de fonctionner après avoir affiché 999 999 — la limite atteinte par cette génération de Sienna.

Pour Intihar, c’était « un objectif familial » d’amener Betsy à ce cap mythique. Et le rêve de son père, à l’origine de l’achat du véhicule, a fini par se concrétiser vingt-trois ans plus tard. « Toyota peut être fière. C’est un exploit impressionnant », a-t-il déclaré.

Un entretien minutieux, clé de la longévité

La réussite d’un tel exploit n’a rien de magique. Intihar a simplement suivi un mot d’ordre : respecter scrupuleusement les délais de maintenance. Vidanges d’huile régulières, vidange de la transmission tous les 100 000 kilomètres et surveillance proactive de l’état du véhicule ont été les piliers d’une longévité exceptionnelle.

La performance de « Betsy » remet en perspective les défis posés par les motorisations modernes. Les véhicules hybrides, tout en étant plus sobres et performants, présentent une complexité technique accrue. Les batteries haute tension, les systèmes de refroidissement de puissance, ou encore les calculateurs électroniques sont tous des éléments susceptibles d’augmenter les coûts d’entretien à long terme, surtout hors période de garantie.

Quant aux moteurs turbo, s’ils offrent un rapport puissance/consommation très avantageux, leur durabilité peut être affectée par la pression exercée sur les composants internes, et par les risques liés à la fiabilité de certaines pièces périphériques comme les intercoolers, wastegates et tuyaux de suralimentation.

Faut-il en conclure que les moteurs atmosphériques sont supérieurs ? Pas forcément. Chaque type de motorisation a ses avantages : sobriété et performance pour les hybrides et turbos, simplicité et endurance pour les moteurs atmosphériques.

Mais une chose est sûre : quel que soit le type de moteur, la clé reste l’entretien. L’histoire de cette Toyota Sienna est la preuve qu’un véhicule, traité avec soin, peut parcourir plusieurs centaines de milliers de kilomètres sans faillir. Et comme souvent, c’est la carrosserie – rongée par la rouille – qui a eu raison de cette vieille guerrière, bien plus que le moteur lui-même.

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Tesla lance ses premiers robotaxis sans supervision humaine

2 février 2026 à 07:10

Tesla débute à Austin ses trajets en robotaxi sans moniteur humain, une étape clé pour ses ambitions de conduite autonome.

Tesla Inc. franchit une nouvelle étape dans le développement de la conduite autonome en lançant à Austin ses premiers trajets en robotaxi sans moniteurs de sécurité à bord. Cette évolution marque un tournant pour le constructeur automobile américain, qui proposait jusqu’ici un service reposant sur la présence de superviseurs humains installés sur les sièges avant. Après plusieurs mois de tests encadrés, Tesla amorce ainsi une phase plus avancée de son programme de véhicules autonomes.

Une étape clé dans le programme Robotaxi de Tesla

L’annonce a été mise en avant par Elon Musk, PDG de Tesla, dans une publication sur le réseau social X. Il y a partagé une vidéo mettant en scène un ancien ingénieur en intelligence artificielle de l’entreprise, soulignant la portée symbolique de ce premier trajet sans supervision humaine. Le dirigeant avait déjà indiqué, le mois précédent, que des essais étaient en cours avec des véhicules circulant sans aucun occupant à bord.

Dans un autre message, Ashok Elluswamy, responsable de l’intelligence artificielle chez Tesla, a précisé que seuls « quelques » véhicules de la flotte Robotaxi fonctionneront dans un premier temps sans moniteurs de sécurité. Cette proportion est toutefois appelée à augmenter progressivement. Cette approche graduelle illustre la stratégie prudente adoptée par le constructeur, qui cherche à valider les capacités de son système de conduite autonome dans des conditions réelles de circulation urbaine.

L’intelligence artificielle au cœur de la stratégie de Tesla

Ces développements s’inscrivent dans un contexte où Elon Musk met de plus en plus l’accent sur l’intelligence artificielle et les services de mobilité autonome. Cette orientation intervient alors que Tesla fait face à une baisse de ses ventes de véhicules, dans un marché automobile de plus en plus concurrentiel. La perspective de proposer des trajets entièrement autonomes sans assistance humaine est présentée comme un levier stratégique pour renforcer la perception technologique de la marque et diversifier ses sources de revenus.

Cependant, cette avancée technologique s’accompagne de défis importants. Tesla a informé les autorités de régulation que sa flotte de robotaxis opérant à Austin avait été impliquée dans neuf accidents sur une période de six mois l’année dernière. Bien que le nombre de véhicules concernés reste limité, ces incidents rappellent les enjeux de sécurité routière liés à l’automatisation de la conduite et à l’intégration de véhicules autonomes dans le trafic quotidien.

Austin, terrain d’expérimentation unique pour Tesla

À ce stade, Austin demeure la seule ville où Tesla propose un service de robotaxi. Le choix de la capitale du Texas s’explique notamment par un cadre réglementaire plus favorable aux expérimentations de conduite autonome. L’entreprise avait pourtant lancé un service de taxi dans la région de la baie de San Francisco l’an dernier, mais elle n’a pas encore sollicité les autorisations nécessaires pour y tester des véhicules autonomes sans conducteurs de sécurité.

Elon Musk a réaffirmé à plusieurs reprises en 2025 que Tesla proposerait des trajets non supervisés avant la fin de l’année. Certaines de ses prévisions passées se sont toutefois révélées trop optimistes. En juillet, il estimait par exemple que la moitié de la population américaine pourrait avoir accès à des trajets autonomes en Tesla d’ici la fin de l’année, une échéance qui apparaît aujourd’hui difficile à atteindre.

Sur le plan concurrentiel, Tesla reste en retrait par rapport à Waymo, filiale d’Alphabet Inc. Cette dernière propose des trajets sans conducteur depuis la fin de 2018 dans la région de Phoenix et opère désormais des services de transport autonome payants dans plusieurs grandes villes américaines, dont Austin, Los Angeles, San Francisco, Atlanta et Miami. Waymo dispose ainsi d’une flotte de plusieurs milliers de véhicules et d’une expérience opérationnelle plus étendue dans le domaine de la mobilité autonome.

Notre avis, par leblogauto.com

Le passage à des robotaxis sans moniteurs de sécurité constitue une étape symbolique importante pour Tesla, mais elle reste limitée en volume et en périmètre géographique. Les incidents déclarés à Austin rappellent que la fiabilité des systèmes de conduite autonome demeure un enjeu central. Face à des concurrents déjà bien implantés, Tesla devra démontrer la robustesse de sa technologie sur la durée. Cette phase d’expérimentation sera déterminante pour crédibiliser ses ambitions dans le transport autonome.

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GM rapatrie un SUV Buick aux États-Unis, la Bolt EV menacée

2 février 2026 à 05:03

General Motors prévoit de produire le Buick Envision au Kansas dès 2028, une décision qui pourrait signer la fin de la Chevrolet Bolt EV.

General Motors poursuit l’adaptation de sa stratégie industrielle face à l’évolution du contexte politique et économique américain. Le constructeur automobile de Detroit a annoncé son intention de relocaliser la production de la prochaine génération du SUV compact Buick Envision, actuellement assemblé en Chine, vers son usine de Fairfax, à Kansas City, à partir de 2028. Cette décision illustre les pressions croissantes qui s’exercent sur les groupes automobiles opérant sur le marché américain, incités à rapatrier leurs chaînes de production pour réduire leur exposition aux droits de douane et aux tensions commerciales internationales.

Une relocalisation dictée par le contexte politique

Le transfert de la production du Buick Envision s’inscrit directement dans le cadre des décisions politiques prises par l’administration du président Donald Trump. Les tarifs douaniers imposés sur les véhicules importés depuis la Chine ont sensiblement augmenté le coût d’accès au marché américain pour les constructeurs. Pour General Motors, produire localement un modèle destiné aux États-Unis devient une réponse pragmatique afin de préserver sa compétitivité sur le segment des SUV compacts.

Buick, marque positionnée sur le cœur de gamme, dépend fortement de ce type de véhicules thermiques pour ses volumes. L’Envision, bien qu’en recul, reste un modèle stratégique. En 2023, 42 000 unités ont été écoulées sur le marché américain, un chiffre en baisse de 11 %, en partie en raison des restrictions commerciales avec la Chine. En rapatriant l’assemblage au Kansas, GM entend sécuriser l’approvisionnement du marché et limiter l’impact des politiques protectionnistes sur ses ventes.

L’avenir incertain de la Chevrolet Bolt EV

Cette réorganisation industrielle pourrait toutefois se faire au détriment de la Chevrolet Bolt EV. Le véhicule électrique compact, également assemblé à l’usine de Fairfax, pourrait voir sa production s’arrêter dans environ un an et demi. General Motors n’a pas formellement acté l’abandon du modèle, mais la probabilité d’un arrêt est élevée dans l’état actuel des choses.

La Bolt EV est équipée de batteries fournies par le groupe chinois Contemporary Amperex Technology Co. (CATL), un élément supplémentaire de dépendance à la chaîne d’approvisionnement asiatique. Par ailleurs, la suppression des incitations fiscales fédérales de 7 500 dollars pour les véhicules électriques a considérablement réduit l’attractivité économique de ce type de motorisation pour les consommateurs américains. Cette évolution pèse directement sur les ventes et remet en question la rentabilité du modèle.

General Motors laisse toutefois la porte entrouverte : si la Bolt EV continuait à bien se vendre, le constructeur pourrait décider de prolonger sa carrière. Néanmoins, selon les plans actuels, l’usine du Kansas se concentrerait principalement sur la production de véhicules thermiques, en l’occurrence le Buick Envision à essence et le Chevrolet Equinox.

Une usine du Kansas au cœur de la stratégie américaine de GM

L’usine d’assemblage de Fairfax prend ainsi une importance stratégique accrue dans le dispositif industriel de General Motors. En plus de l’Envision à partir de 2028, le site produira le Chevrolet Equinox dès 2027, une décision déjà actée par GM en réponse aux tarifs douaniers visant les véhicules et les pièces importés du Mexique.

L’Equinox occupe une place centrale dans la gamme Chevrolet. Il s’agit du troisième modèle le plus vendu de GM aux États-Unis, derrière les grands pick-up du groupe. Son intégration renforcée dans l’usine du Kansas confirme l’orientation de GM vers des modèles à fort volume et à motorisation thermique, jugés plus résilients dans le contexte actuel du marché automobile américain.

Cette stratégie traduit un recentrage sur des véhicules perçus comme plus accessibles et moins dépendants des aides publiques. Elle souligne également les arbitrages complexes auxquels sont confrontés les constructeurs entre électrification, contraintes réglementaires et impératifs économiques.

Notre avis, par leblogauto.com

La décision de General Motors illustre clairement l’impact des politiques commerciales et fiscales sur les choix industriels des constructeurs automobiles. Le rapatriement du Buick Envision au Kansas apparaît comme une mesure de sécurisation logique face aux tensions avec la Chine. En revanche, l’avenir incertain de la Chevrolet Bolt EV montre combien la suppression des aides à l’achat peut fragiliser les modèles électriques d’entrée de gamme. Cette situation met en lumière les difficultés de concilier transition énergétique et rentabilité dans le contexte actuel du marché américain.

Crédit illustration : Buick.

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