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Et si Linus Torvalds passait la main ? Le noyau Linux a son plan de continuité d’activité

29 janvier 2026 à 10:59
Over my dead body
Et si Linus Torvalds passait la main ? Le noyau Linux a son plan de continuité d’activité

L’équipe en charge du noyau Linux a formalisé les modalités d’un plan de continuité d’activité destiné à préparer l’évolution de la gouvernance du projet si Linus Torvalds venait à en laisser les rênes.

Que se passerait-il si, ou plutôt que se passera-t-il, quand Linus Torvalds abandonnera le pilotage au quotidien des travaux liés au noyau Linux ? Bien que l’informaticien, aujourd’hui âgé de 56 ans, n’ait pas exprimé la moindre envie de se mettre en retrait du projet, la question figurait à l’ordre du jour du dernier Maintainers Summit, l’événement qui réunit la communauté impliquée dans le développement du noyau.

Du renouvellement des contributeurs au noyau

Le sujet n’est pas trivial, ne serait-ce que parce que c’est le dépôt personnel de Torvalds qui fait office de branche principale pour le noyau Linux (qui fêtait l’an dernier ses 34 ans). Au-delà de la question des accès nécessaires à la gestion des commits en cas d’indisponibilité, il interroge aussi de façon plus implicite la problématique de la continuité de la gouvernance autour du noyau, ce qu’admet d’ailleurs bien volontiers le principal intéressé.

Linus Torvalds évoquait déjà le sujet en 2020 lors de sa traditionnelle intervention à l’occasion de l’Open Source Summit. Il soulignait alors que la maintenance du noyau pouvait être perçue comme une mission fastidieuse, et qu’il était dans ce contexte difficile de fédérer de nouveaux développeurs prêts à s’impliquer.

Un propos renouvelé lors de l’édition 2024 (marquée par des débats animés sur Rust), lors d’une discussion avec Dirk Hohndel, son ami de longue date, contributeur historique au kernel Linux et responsable de l’open source chez Verizon. Quand ce dernier fait remarquer que tout de même, la moyenne d’âge des mainteneurs témoigne d’un certain vieillissement, Torvalds répond d’une pirouette que le gris (des cheveux) est certainement la bonne couleur pour le job.

S’il reconnait que certains contributeurs finissent par vieillir et se mettre en retrait du projet, il considère que le phénomène est attendu, et retourne le constat. « Ce qui n’est pas normal, c’est que des gens restent là pendant des décennies. C’est inhabituel, et je pense que c’est bon signe », sourit-il, avant d’admettre qu’il convient effectivement de préparer la suite, et donc de veiller au renouvellement progressif des personnes impliquées.

Pas de successeur désigné, mais un processus de sélection

La question de cette continuité a donc été débattue en décembre dernier, de façon relativement consensuelle, rapporte Jonathan Corbet sur LWN. Les participants ont dans un premier temps établi qu’il n’existait pas de « point de défaillance unique » qui compromettrait la maintenance du noyau en cas d’absence subite de Torvalds : plusieurs autres contributeurs disposent des droits nécessaires sur son dépôt, dont la redondance est par ailleurs assurée.

Reste à envisager la suite, qu’il s’agisse d’un départ accidentel ou d’une mise en retrait volontaire. Les mainteneurs du noyau ont pour ce faire convergé vers un processus plutôt simple, formalisé dans un document joliment baptisé conclave.rst, publié sur le dépôt de Torvalds le 25 janvier dernier.

Celui-ci définit que la mise en œuvre du processus de sélection du ou des nouveaux responsables de la maintenance incombe en premier lieu à l’organisateur du dernier Maintainer Summit ou, à défaut, au conseil technique (Technical Advisory Board) de la Linux Foundation.

Le processus en question prévoit quant à lui qu’un premier niveau de discussion soit engagé sous 72 heures entre les participants au Maintainer Summit, pour converger vers une proposition partagée ensuite sur la liste de diffusion du noyau sous deux semaines. Symboliquement, on sortirait donc du Benevolent dictator for life (BDFL) qui prévalait jusqu’ici.

La mise en œuvre reviendrait enfin à la Linux Foundation, avec laquelle Torvalds indique d’ailleurs avoir récemment signé un nouveau contrat. De quoi confirmer, s’il en était besoin, qu’il ne compte pas lâcher de sitôt le projet de sa vie !

Et si Linus Torvalds passait la main ? Le noyau Linux a son plan de continuité d’activité

29 janvier 2026 à 10:59
Over my dead body
Et si Linus Torvalds passait la main ? Le noyau Linux a son plan de continuité d’activité

L’équipe en charge du noyau Linux a formalisé les modalités d’un plan de continuité d’activité destiné à préparer l’évolution de la gouvernance du projet si Linus Torvalds venait à en laisser les rênes.

Que se passerait-il si, ou plutôt que se passera-t-il, quand Linus Torvalds abandonnera le pilotage au quotidien des travaux liés au noyau Linux ? Bien que l’informaticien, aujourd’hui âgé de 56 ans, n’ait pas exprimé la moindre envie de se mettre en retrait du projet, la question figurait à l’ordre du jour du dernier Maintainers Summit, l’événement qui réunit la communauté impliquée dans le développement du noyau.

Du renouvellement des contributeurs au noyau

Le sujet n’est pas trivial, ne serait-ce que parce que c’est le dépôt personnel de Torvalds qui fait office de branche principale pour le noyau Linux (qui fêtait l’an dernier ses 34 ans). Au-delà de la question des accès nécessaires à la gestion des commits en cas d’indisponibilité, il interroge aussi de façon plus implicite la problématique de la continuité de la gouvernance autour du noyau, ce qu’admet d’ailleurs bien volontiers le principal intéressé.

Linus Torvalds évoquait déjà le sujet en 2020 lors de sa traditionnelle intervention à l’occasion de l’Open Source Summit. Il soulignait alors que la maintenance du noyau pouvait être perçue comme une mission fastidieuse, et qu’il était dans ce contexte difficile de fédérer de nouveaux développeurs prêts à s’impliquer.

Un propos renouvelé lors de l’édition 2024 (marquée par des débats animés sur Rust), lors d’une discussion avec Dirk Hohndel, son ami de longue date, contributeur historique au kernel Linux et responsable de l’open source chez Verizon. Quand ce dernier fait remarquer que tout de même, la moyenne d’âge des mainteneurs témoigne d’un certain vieillissement, Torvalds répond d’une pirouette que le gris (des cheveux) est certainement la bonne couleur pour le job.

S’il reconnait que certains contributeurs finissent par vieillir et se mettre en retrait du projet, il considère que le phénomène est attendu, et retourne le constat. « Ce qui n’est pas normal, c’est que des gens restent là pendant des décennies. C’est inhabituel, et je pense que c’est bon signe », sourit-il, avant d’admettre qu’il convient effectivement de préparer la suite, et donc de veiller au renouvellement progressif des personnes impliquées.

Pas de successeur désigné, mais un processus de sélection

La question de cette continuité a donc été débattue en décembre dernier, de façon relativement consensuelle, rapporte Jonathan Corbet sur LWN. Les participants ont dans un premier temps établi qu’il n’existait pas de « point de défaillance unique » qui compromettrait la maintenance du noyau en cas d’absence subite de Torvalds : plusieurs autres contributeurs disposent des droits nécessaires sur son dépôt, dont la redondance est par ailleurs assurée.

Reste à envisager la suite, qu’il s’agisse d’un départ accidentel ou d’une mise en retrait volontaire. Les mainteneurs du noyau ont pour ce faire convergé vers un processus plutôt simple, formalisé dans un document joliment baptisé conclave.rst, publié sur le dépôt de Torvalds le 25 janvier dernier.

Celui-ci définit que la mise en œuvre du processus de sélection du ou des nouveaux responsables de la maintenance incombe en premier lieu à l’organisateur du dernier Maintainer Summit ou, à défaut, au conseil technique (Technical Advisory Board) de la Linux Foundation.

Le processus en question prévoit quant à lui qu’un premier niveau de discussion soit engagé sous 72 heures entre les participants au Maintainer Summit, pour converger vers une proposition partagée ensuite sur la liste de diffusion du noyau sous deux semaines. Symboliquement, on sortirait donc du Benevolent dictator for life (BDFL) qui prévalait jusqu’ici.

La mise en œuvre reviendrait enfin à la Linux Foundation, avec laquelle Torvalds indique d’ailleurs avoir récemment signé un nouveau contrat. De quoi confirmer, s’il en était besoin, qu’il ne compte pas lâcher de sitôt le projet de sa vie !

MSI MPG CORELIQUID P13, bien plus qu'une jolie bouille

29 janvier 2026 à 10:51
Avec son style original, le MPG CORELIQUID P13 ne passe pas inaperçu. Pourtant, MSI fait tout pour justement le rendre discret, avec un cache qui recouvre la visserie du kit de fixation, ainsi que des câbles qui passent dans les gaines des tuyaux. Mais avec son tarif actuel de 150 € et son écran rond, il ne peut qu’être sous les projecteurs. Un bon choix pour se faire un petit plaisir ? Découvrons cela avec ce nouvel article.

FBI Seizes RAMP Cybercrime Forum Used By Ransomware Gangs

Par : BeauHD
29 janvier 2026 à 10:00
joshuark shares a report from BleepingComputer: The FBI has seized the notorious RAMP cybercrime forum, a platform used to advertise a wide range of malware and hacking services, and one of the few remaining forums that openly allowed the promotion of ransomware operations. Both the forum's Tor site and its clearnet domain, ramp4u[.]io, now display a seizure notice stating, "The Federal Bureau of Investigation has seized RAMP." While there has been no official announcement by law enforcement regarding this seizure, the domain name servers have now been switched to those used by the FBI when seizing domains. If so, law enforcement now has access to a significant amount of data tied to the forum's users, including email addresses, IP addresses, private messages, and other potentially incriminating information. In a forum post to the XSS hacking forum, one of the alleged former RAMP operators known as "Stallman" confirmed the seizure.

Read more of this story at Slashdot.

Altman, Cook et d’autres condamnent les actions de l’ICE alors que leurs sociétés y participent

29 janvier 2026 à 09:40
DigitICE detox
Altman, Cook et d’autres condamnent les actions de l’ICE alors que leurs sociétés y participent

Quand bien même beaucoup d’entre eux vendent leurs services au ministère de l’Intérieur américain et au service de l’immigration et des douanes, quelques dirigeants de l’industrie numérique américaine ont pris la parole pour condamner les actions de l’ICE.

« Ce qui arrive avec l’ICE va trop loin. » Dans un Slack interne d’OpenAI, Sam Altman a pris la parole sur les actions du service de l’immigration et des douanes (ICE) et la situation politique aux États-Unis. « J’aime les États-Unis et ses valeurs de démocratie et de liberté et je soutiendrai le pays par tous les moyens que j’ai ; OpenAI le fera aussi. Mais un élément de l’amour de notre pays est le devoir Américain de se battre contre les abus de pouvoir. »

Alors que le silence des dirigeants de la tech commençait à devenir audible, par contraste avec les appels à mobilisation de leurs employés, quelques-uns d’entre eux ont commencé à prendre la parole. Dans sa publication obtenue par le New-York Times, Sam Altman a continué en qualifiant Donald Trump de « leader très solide », dont il espère qu’il « saura se montrer à la hauteur de la situation et unir le pays ».

Directeur général d’Apple, Tim Cook a lui aussi publié un message dans lequel il appelle à « la désescalade » sur les canaux internes d’Apple. Et d’affirmer : « Je crois que l’Amérique est la plus forte lorsque nous sommes à la hauteur de nos idéaux, lorsque nous chaque personne avec dignité et respect, peu importe qui elle est ou d’où elle vient. » Critiqué par ses employés et des clients pour avoir assisté à une projection du documentaire Melania le soir même de la mort d’Alex Pretti, Tim Cook a précisé avoir abordé le sujet avec Donald Trump plus tôt dans la semaine.

Des enjeux différents de l’époque Trump I

Sous le premier mandat de Donald Trump, les salariés de la Silicon Valley s’étaient mobilisés à plusieurs reprises pour critiquer les politiques du président. Cette fois-ci, après le rapprochement évident d’acteurs comme Marc Andreessen ou Elon Musk de la présidence, « ils se doutent qu’ils pourraient en perdre leur emploi », déclare l’ancien dirigeant de Block Mike Brock au magazine Time.

Pour autant, depuis les assassinats de Renée Good et d’Alex Pretti, un nombre croissant d’employés d’entreprises installées comme de start-up appellent à la mobilisation. Le 24 janvier, l’employé d’Open AI James Dyett lançait sur X : « Les dirigeants du secteur technologique sont bien plus indignés par un impôt sur la fortune que par les agents masqués de l’ICE qui terrorisent les communautés et exécutent des civils dans les rues ». Depuis, certains d’entre eux se sont peu à peu fait entendre, donnant aux critiques une nouvelle ampleur.

Connu pour son positionnement plus démocrate que le reste de la « mafia Paypal » (constituée de proches de Peter Thiel), le fondateur de LInkedIn Reid Hoffman a appelé ce dimanche à ce que « tous les américains » s’opposent à l’ICE, tandis que le directeur scientifique de Google Deepmind qualifiait la mort d’Alex Pretti de « totalement honteuse ». Alors qu’il promouvait son récent essai Machines of Loving Graces, le patron d’Anthropic Dario Amodei s’est exprimé en ligne pour qualifier les actions de l’ICE d’« horreur ».

Une tech intégrée à l’architecture gouvernementale

L’éléphant dans la pièce concerne néanmoins le rôle de diverses sociétés technologiques dans les actions du gouvernement américain en général et de l’ICE en particulier.

Palantir a par exemple obtenu dès 2022 un contrat de 139,3 millions de dollars pour aider le ministère de la Sécurité intérieure (Department of Homeland Security, DHS) dans la « gestion des enquêtes », des opérations de maintenance et des « améliorations ciblées ». Deloitte doit assurer un « soutien à la modernisation des données » jusqu’à 2027 pour 24 millions de dollars. Dell a signé en avril 2025 un contrat de 18,8 millions de dollars avec le bureau du directeur des systèmes d’information de l’ICE, impliquant par ailleurs l’achat de 38 millions de dollars de licences logicielles Microsoft et 39 millions de dollars de services chez AWS (Amazon). Motorola Solutions doit « déployer et maintenir » l’infrastructure de communications tactiques de l’ICE selon un contrat de 16,6 millions de dollars obtenu en septembre 2023, etc.

Pour se construire son infrastructure d’« autoritarisme automatisé », comme le qualifie l’activiste Irna Landrum, l’ICE a surtout commencé par se constituer un vaste jeu de données publiques et privées, achetées aussi bien auprès des géants numériques, de courtiers comme Thomson Reuters ou LexisNexis, que du gouvernement américain. L’entité a aussi été aidée par l’action de l’éphémère ministère de l’efficacité gouvernementale (DOGE) lorsque ce dernier a entrepris de centraliser des jeux de données des services de santé, des impôts ou d’autres domaines de l’administration.

Quelques jours avant que son patron ne prenne la parole en interne, OpenAI signait par ailleurs un contrat avec le sous-traitant gouvernemental Leidos pour déployer les outils du spécialiste de l’intelligence artificielle dans les outils de travail des employés travaillant à la sécurité nationale, à la défense ou encore aux infrastructures de l’administration des États-Unis.

En France, Capgemini se retrouve aussi sous le feu des critiques après la révélation par l’Observatoire des multinationales d’un contrat susceptible de grimper à 365 millions de dollars pour fournir à l’ICE « des services de recherches de personnes (skip tracing) à l’échelle nationale ». Après plusieurs jours, la direction de la société du CAC 40 a finalement déclaré : « La nature et le périmètre du contrat qui ont été portés à notre connaissance par la presse ne correspondent pas à ce que nous faisons habituellement en tant qu’entreprise ». Auprès des Jours, un ancien cadre des services de l’immigration décrit le caractère essentiel des services de l’entreprises : « Si on vire Capgemini, l’ICE est paralysé ».

Altman, Cook et d’autres condamnent les actions de l’ICE alors que leurs sociétés y participent

29 janvier 2026 à 09:40
DigitICE detox
Altman, Cook et d’autres condamnent les actions de l’ICE alors que leurs sociétés y participent

Quand bien même beaucoup d’entre eux vendent leurs services au ministère de l’Intérieur américain et au service de l’immigration et des douanes, quelques dirigeants de l’industrie numérique américaine ont pris la parole pour condamner les actions de l’ICE.

« Ce qui arrive avec l’ICE va trop loin. » Dans un Slack interne d’OpenAI, Sam Altman a pris la parole sur les actions du service de l’immigration et des douanes (ICE) et la situation politique aux États-Unis. « J’aime les États-Unis et ses valeurs de démocratie et de liberté et je soutiendrai le pays par tous les moyens que j’ai ; OpenAI le fera aussi. Mais un élément de l’amour de notre pays est le devoir Américain de se battre contre les abus de pouvoir. »

Alors que le silence des dirigeants de la tech commençait à devenir audible, par contraste avec les appels à mobilisation de leurs employés, quelques-uns d’entre eux ont commencé à prendre la parole. Dans sa publication obtenue par le New-York Times, Sam Altman a continué en qualifiant Donald Trump de « leader très solide », dont il espère qu’il « saura se montrer à la hauteur de la situation et unir le pays ».

Directeur général d’Apple, Tim Cook a lui aussi publié un message dans lequel il appelle à « la désescalade » sur les canaux internes d’Apple. Et d’affirmer : « Je crois que l’Amérique est la plus forte lorsque nous sommes à la hauteur de nos idéaux, lorsque nous chaque personne avec dignité et respect, peu importe qui elle est ou d’où elle vient. » Critiqué par ses employés et des clients pour avoir assisté à une projection du documentaire Melania le soir même de la mort d’Alex Pretti, Tim Cook a précisé avoir abordé le sujet avec Donald Trump plus tôt dans la semaine.

Des enjeux différents de l’époque Trump I

Sous le premier mandat de Donald Trump, les salariés de la Silicon Valley s’étaient mobilisés à plusieurs reprises pour critiquer les politiques du président. Cette fois-ci, après le rapprochement évident d’acteurs comme Marc Andreessen ou Elon Musk de la présidence, « ils se doutent qu’ils pourraient en perdre leur emploi », déclare l’ancien dirigeant de Block Mike Brock au magazine Time.

Pour autant, depuis les assassinats de Renée Good et d’Alex Pretti, un nombre croissant d’employés d’entreprises installées comme de start-up appellent à la mobilisation. Le 24 janvier, l’employé d’Open AI James Dyett lançait sur X : « Les dirigeants du secteur technologique sont bien plus indignés par un impôt sur la fortune que par les agents masqués de l’ICE qui terrorisent les communautés et exécutent des civils dans les rues ». Depuis, certains d’entre eux se sont peu à peu fait entendre, donnant aux critiques une nouvelle ampleur.

Connu pour son positionnement plus démocrate que le reste de la « mafia Paypal » (constituée de proches de Peter Thiel), le fondateur de LInkedIn Reid Hoffman a appelé ce dimanche à ce que « tous les américains » s’opposent à l’ICE, tandis que le directeur scientifique de Google Deepmind qualifiait la mort d’Alex Pretti de « totalement honteuse ». Alors qu’il promouvait son récent essai Machines of Loving Graces, le patron d’Anthropic Dario Amodei s’est exprimé en ligne pour qualifier les actions de l’ICE d’« horreur ».

Une tech intégrée à l’architecture gouvernementale

L’éléphant dans la pièce concerne néanmoins le rôle de diverses sociétés technologiques dans les actions du gouvernement américain en général et de l’ICE en particulier.

Palantir a par exemple obtenu dès 2022 un contrat de 139,3 millions de dollars pour aider le ministère de la Sécurité intérieure (Department of Homeland Security, DHS) dans la « gestion des enquêtes », des opérations de maintenance et des « améliorations ciblées ». Deloitte doit assurer un « soutien à la modernisation des données » jusqu’à 2027 pour 24 millions de dollars. Dell a signé en avril 2025 un contrat de 18,8 millions de dollars avec le bureau du directeur des systèmes d’information de l’ICE, impliquant par ailleurs l’achat de 38 millions de dollars de licences logicielles Microsoft et 39 millions de dollars de services chez AWS (Amazon). Motorola Solutions doit « déployer et maintenir » l’infrastructure de communications tactiques de l’ICE selon un contrat de 16,6 millions de dollars obtenu en septembre 2023, etc.

Pour se construire son infrastructure d’« autoritarisme automatisé », comme le qualifie l’activiste Irna Landrum, l’ICE a surtout commencé par se constituer un vaste jeu de données publiques et privées, achetées aussi bien auprès des géants numériques, de courtiers comme Thomson Reuters ou LexisNexis, que du gouvernement américain. L’entité a aussi été aidée par l’action de l’éphémère ministère de l’efficacité gouvernementale (DOGE) lorsque ce dernier a entrepris de centraliser des jeux de données des services de santé, des impôts ou d’autres domaines de l’administration.

Quelques jours avant que son patron ne prenne la parole en interne, OpenAI signait par ailleurs un contrat avec le sous-traitant gouvernemental Leidos pour déployer les outils du spécialiste de l’intelligence artificielle dans les outils de travail des employés travaillant à la sécurité nationale, à la défense ou encore aux infrastructures de l’administration des États-Unis.

En France, Capgemini se retrouve aussi sous le feu des critiques après la révélation par l’Observatoire des multinationales d’un contrat susceptible de grimper à 365 millions de dollars pour fournir à l’ICE « des services de recherches de personnes (skip tracing) à l’échelle nationale ». Après plusieurs jours, la direction de la société du CAC 40 a finalement déclaré : « La nature et le périmètre du contrat qui ont été portés à notre connaissance par la presse ne correspondent pas à ce que nous faisons habituellement en tant qu’entreprise ». Auprès des Jours, un ancien cadre des services de l’immigration décrit le caractère essentiel des services de l’entreprises : « Si on vire Capgemini, l’ICE est paralysé ».

Le Cooler Master COSMOS ALPHA a un AIO à la hauteur de ses ambitions, énorme !

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Des radiateurs carrés plutôt que rectangulaires, cela trotte dans la tête de Cooler Master depuis un petit moment. Nous avions déjà pu voir des essais avec certains produits X, mais les choses semblent s'accélérer avec la présentation, lors d'un évènement en Chine, d'une solution AIO avec un radiateur en 4 x 180 mm. Pourquoi de telles dimensions ? D'abord, parce que Cooler Master vise, dans un premier temps, les processeurs HEDT et donc les grosses stations. Ensuite, parce que le dernier COSMOS ALPHA est tout simplement compatible 360 x 360 mm ! C'est donc lui, avec son système FreeForm 2.0, qui sert de vitrine. Et le résultat est assez impressionnant à voir, avec un énorme radiateur qui vient occuper une grosse partie du châssis. […]

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Samsung explose ses profits au T4 2025 grâce à la mémoire et à l'IA

29 janvier 2026 à 07:59

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Open Gaming Collective, quand les acteurs du gaming sous Linux se réunissent

29 janvier 2026 à 07:56

Si on entend chaque année que c'est l'année de Linux, il faut bien reconnaitre que 2025 a fait bouger les choses avec une mise en avant de plusieurs distributions, notamment orientées vers les joueurs. S'il est toujours un peu compliqué pour un novice de savoir vers quelle distribution s'orienter entre les UI et bases Arch ou Ubuntu, par exemple, basculer se fait quand même bien plus facilement qu'il y a quelques années, notamment grâce au travail de Valve avec Proton. Dans l'optique de rendre le passage de Windows à Linux plus simple pour les joueurs et de faciliter l'utilisation de machines aussi diverses que variées, plusieurs acteurs se sont regroupés au sein de l'Open Gaming Collective : Bazzite, ASUS Linux, ShadowBlip, PikaOS et Fyra Labs, entre autres. […]

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CostCo retire la RAM des PC en vitrine pour éviter les vols, véridique

29 janvier 2026 à 07:45

On le constate maintenant depuis un certain temps : la mémoire est hors de prix. Mais quand on dit hors de prix, c'est vraiment hors de prix. On parle par exemple de 330 euros pour un kit de 2 x 8 Go de DDR5 6000, et de 499 euros pour un kit en 2 x 16 Go à la même vitesse. Clairement, ce n'est pas en 2026 que l'on upgradera son PC, à moins d'un gros revirement de situation. Résultat, la mémoire devient une denrée rare et forcément quelque chose de très recherchée. Nous avons déjà parlé d'un vol dans un bureau de design en Corée du Sud, par exemple. Et forcément, comme la mémoire est ultra méga chère, elle attire les convoitises. Pour éviter de trop tenter les gens, Costco a pris une décision radicale dans certains magasins. […]

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☕️ Stop Killing Games valide son objectif, réponse de Bruxelles attendue d’ici juillet

29 janvier 2026 à 07:47

Cette fois c’est la bonne : la Commission européenne a formellement accusé réception du succès de la pétition Stop Killing Games. Après vérification des signatures déposées via son outil dédié aux initiatives citoyennes (pour prévenir les risques de bourrage des urnes et vérifier que les quotas nationaux sont bien remplis), Bruxelles reconnait 1 294 188 enregistrements valides. Stop Killing Games deviendra de ce fait la quatorzième « Initiative citoyenne européenne » examinée depuis l’entrée en vigueur de la régulation dédiée, en 2019.

« Les organisateurs de cette initiative appellent la Commission à introduire une obligation pour les éditeurs vendant ou concédant sous licence des jeux vidéo dans l’UE de laisser ces jeux en état de fonctionnement, afin d’empêcher les éditeurs de les désactiver à distance », rappelle la Commission européenne, qui précise avoir jusqu’au 27 juillet 2026 pour produire une réponse écrite listant ses éventuelles décisions en la matière. Elle indique qu’elle rencontrera bientôt les porteurs de l’initiative, et qu’une audition publique sera organisée au Parlement européen.

illustration d'une Gameboy en Marty Mc Fly en train de découvrir un jeu récent
Stop Killing Games a émergé en avril 2024, dans la foulée de la fermeture, par Ubisoft, des serveurs dédiés au jeu de course The Crew, sorti dix ans plus tôt

Lancée en avril 2024, la pétition avait connu un net regain d’intérêt au début de l’été 2025, ce qui lui a finalement permis d’atteindre le seuil exigé du million de signatures au début du mois de juillet. La mobilisation s’était poursuivie durant plusieurs semaines, avec l’objectif de dépasser largement ce million de signatures, de façon à pouvoir compenser les participations invalidées.

« Un nombre croissant de jeux vidéo sont vendus effectivement comme des biens, sans date d’expiration indiquée, mais conçus pour être complètement injouables dès que le support de l’éditeur cesse. Cette pratique est une forme d’obsolescence programmée et est non seulement préjudiciable aux clients, mais rend la préservation pratiquement impossible. De plus, la légalité de cette pratique est largement non testée dans de nombreux pays », rappelle le site du mouvement.

☕️ Stop Killing Games valide son objectif, réponse de Bruxelles attendue d’ici juillet

29 janvier 2026 à 07:47

Cette fois c’est la bonne : la Commission européenne a formellement accusé réception du succès de la pétition Stop Killing Games. Après vérification des signatures déposées via son outil dédié aux initiatives citoyennes (pour prévenir les risques de bourrage des urnes et vérifier que les quotas nationaux sont bien remplis), Bruxelles reconnait 1 294 188 enregistrements valides. Stop Killing Games deviendra de ce fait la quatorzième « Initiative citoyenne européenne » examinée depuis l’entrée en vigueur de la régulation dédiée, en 2019.

« Les organisateurs de cette initiative appellent la Commission à introduire une obligation pour les éditeurs vendant ou concédant sous licence des jeux vidéo dans l’UE de laisser ces jeux en état de fonctionnement, afin d’empêcher les éditeurs de les désactiver à distance », rappelle la Commission européenne, qui précise avoir jusqu’au 27 juillet 2026 pour produire une réponse écrite listant ses éventuelles décisions en la matière. Elle indique qu’elle rencontrera bientôt les porteurs de l’initiative, et qu’une audition publique sera organisée au Parlement européen.

illustration d'une Gameboy en Marty Mc Fly en train de découvrir un jeu récent
Stop Killing Games a émergé en avril 2024, dans la foulée de la fermeture, par Ubisoft, des serveurs dédiés au jeu de course The Crew, sorti dix ans plus tôt

Lancée en avril 2024, la pétition avait connu un net regain d’intérêt au début de l’été 2025, ce qui lui a finalement permis d’atteindre le seuil exigé du million de signatures au début du mois de juillet. La mobilisation s’était poursuivie durant plusieurs semaines, avec l’objectif de dépasser largement ce million de signatures, de façon à pouvoir compenser les participations invalidées.

« Un nombre croissant de jeux vidéo sont vendus effectivement comme des biens, sans date d’expiration indiquée, mais conçus pour être complètement injouables dès que le support de l’éditeur cesse. Cette pratique est une forme d’obsolescence programmée et est non seulement préjudiciable aux clients, mais rend la préservation pratiquement impossible. De plus, la légalité de cette pratique est largement non testée dans de nombreux pays », rappelle le site du mouvement.

☕️ Tesla va arrêter les Model S et X pour se concentrer sur les… robots Optimus

29 janvier 2026 à 07:15

L’annonce a été faite par Elon Musk lors de la présentation des résultats financier du groupe, comme le rapporte Engadget : « Il est temps de mettre un terme au programme des Model S et X, car nous entrons véritablement dans un avenir fondé sur l’autonomie ».

Le fabricant va continuer de vendre ses véhicules en stock et affirme qu’il continuera d’assurer le service à ses clients, mais l’entreprise « transforme l’espace de production [des Model S et X] dans l’usine de Fremont en un espace dédié à la fabrication de robots humanoïdes Optimus », expliquent nos confrères.

Les Model 3 et Y qui représentent la majeure partie des ventes restent évidemment en production. Selon le dernier bilan, plus de 1,6 million de Model 3 et Y ont été produites, contre à peine 53 900 véhicules pour les autres modèles.

Elon Musk espère que la place libérée permettra à terme de produire jusqu’à un million de robots Optimus par an. Les travaux sont importants : « Optimus ne conserve absolument rien de la chaîne de production existante », précise CNBC. La vente des robots devrait débuter l’année prochaine.

☕️ Tesla va arrêter les Model S et X pour se concentrer sur les… robots Optimus

29 janvier 2026 à 07:15

L’annonce a été faite par Elon Musk lors de la présentation des résultats financier du groupe, comme le rapporte Engadget : « Il est temps de mettre un terme au programme des Model S et X, car nous entrons véritablement dans un avenir fondé sur l’autonomie ».

Le fabricant va continuer de vendre ses véhicules en stock et affirme qu’il continuera d’assurer le service à ses clients, mais l’entreprise « transforme l’espace de production [des Model S et X] dans l’usine de Fremont en un espace dédié à la fabrication de robots humanoïdes Optimus », expliquent nos confrères.

Les Model 3 et Y qui représentent la majeure partie des ventes restent évidemment en production. Selon le dernier bilan, plus de 1,6 million de Model 3 et Y ont été produites, contre à peine 53 900 véhicules pour les autres modèles.

Elon Musk espère que la place libérée permettra à terme de produire jusqu’à un million de robots Optimus par an. Les travaux sont importants : « Optimus ne conserve absolument rien de la chaîne de production existante », précise CNBC. La vente des robots devrait débuter l’année prochaine.

ZALMAN ZM-MF916, un écran de monitoring polyvalent à base de widgets

29 janvier 2026 à 07:14

Cela fait un petit moment désormais que ZALMAN propose des produits avec des écrans de monitoring, les fameux DS, mais il n'y avait pas eu d'écran réellement indépendant. Chose corrigée avec le ZM-MF916, un écran de 9.16" qui peut prendre place verticalement ou horizontalement dans le boitier, ou bien à l'extérieur. Le bundle comprend en effet deux pieds, ainsi que deux méthodes de connexion avec un port USB Type-A et un header USB 2.0 pour carte mère. De quoi donner de nombreuses possibilités aux utilisateurs, mais les choses ne s'arrêtent pas là. Avec un affichage en 1920 x 462 et son ratio 4:1, le ZM-MF916 propose quatre zones configurables par des widgets. Point de grosse configuration ici avec des animations et autres choses plus ou moins utiles, tout simplement quatre éléments et un fond. […]

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