Wine 11 Rewrites How Linux Runs Windows Games At the Kernel Level
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Que cela fait plaisir ! Alors qu'on désespérait de revoir une carte graphique dotée de 16 Go de VRAM sous le seuil des 400 €, voici que PcComponentes le fait, et avec la manière ! Si l'AMD Radeon RX 9060 XT 16 Go vous fait de l'œil, mais que vous n'arriviez pas à vous résoudre à l'acheter quand on l...
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Ainsi va la rentabilité. Selon Tim Sweeney, patron d'EPIC, la firme va se séparer de 1000 employés, les personnes concernées vont devoir surveiller leur boite mail, et prier de n'être pas sur la liste maudite. Cette décision aurait été prise suite au déclin de Fortnite, dont le développement et le m...
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Samsung SSD 990 Pro – Format M.2 2280 – NVMe PCIe 4.0 – Capacité 1 To – Lecture jusqu’à 7 450 Mo/s. Écriture jusqu’à 6900 Mo/s. Dispo à 148.99€
Le SSD Samsung 990 Pro 1 To M.2 2280 NVMe à 148.99€ 🍮 © MiniMachines.net. 2026
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Eh bien voici les pilotes GeForce Game Ready 595.97. Leur raison d'être n'est pas d'optimiser le moindre jeu sorti récemment ou à venir. Leur rôle n'est pas non plus de vite arranger un bug gênant souvent introduit par le pilote précédent, comme pour les hotfix. Ils sont là pour éradiquer 3 bugs. Le...
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J’écris une des premières, car la NEXT 2 n’est pas la première. Valve a également stoppé les ventes de son Steam Deck et d’autres consoles de ce type, pour le moment vendues quasiment à perte, pourraient mettre un frein à tout ce nouveau segment du marché PC.
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Ce qui est plus étrange pour la NEXT 2 c’est qu’il ne s’agissait pas non plus d’une solution « entrée de gamme ». Ayaneo avait de la marge dans laquelle tailler. Le prix d’origine le plus bas était de 2299$ HT. Ce qui en faisait un engin de niche par essence.
La marque explique que depuis le nouvel an chinois, malgré un prix élevé, la fabrication de l’engin est devenue impossible. Cette console embarque en effet dans un espace contraint un minimum de 32 Go de mémoire vive qui suppose des composants de LPDDR5X très denses. Composants qui sont notoirement plus chers en ce moment que les puces classiques. Il est plus cher d’obtenir 32 Go avec 4 composants de 8 Go soudés qu’avec 16 composants de 2 Go.
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Mais surtout, les modèles de NEXT 2 sont développés dans des configurations bien plus musclées, son Ryzen AI Max 385 est développé dans une version « de base ». Des modèles en Ryzen AI Max+ 395 avec pas moins de 128 Go de mémoire vive et 2 To de stockage sont également proposés… Le ticket pour ce modèle « premium+++ » : pas moins de 4300$. Des prix élevés, très élevés, mais qui n’arrivent pas à compenser la hausse et surtout la disponibilité des modules. Les machines sont au mieux impossibles à fabriquer par manque de composants, au pire, déficitaires.
Une Ayaneo NEXT 2 toujours très aérienne en image…
Ajoutez à cela un produit « ultra nomade » assez étrange puisqu’il pèse presque 1.43 Kg et vous comprendrez qu’Ayaneo s’est peut-être laissé aller à un peu trop d’enthousiasme. Ce retour à la réalité fait mal mais c’était peut être également un mal nécessaire.
Néanmoins, la NEXT 2 est l’arbre qui cache la forêt. Plusieurs autres fabricants de Consoles PC m’indiquent que, pour le moment, ils font face pour des raisons d’engagement… Mais qu’ils ne gagnent plus d’argent avec leurs ventes depuis un moment. Ce qui pose toujours assez rapidement un petit problème.
Le communiqué de la marque :
Dear Backers,
First of all, thank you for your continued attention and support for NEXT 2. Since the project went live on February 10, more than a month has passed. We sincerely appreciate the trust and support you have shown us during this time.
NEXT 2 represents AYANEO’s exploration of the next-generation flagship Windows gaming handheld. It is not only a major leap in performance, but also a comprehensive evolution in design language, ergonomics, control systems, and overall user experience. Centered around the core spirit of “NEXT,” NEXT 2 continues and deepens AYANEO’s vision for the future of handheld gaming devices. While inheriting our brand’s design philosophy, it also pushes forward with new breakthroughs, aiming to deliver a more complete and advanced handheld gaming experience.
In fact, when we launched NEXT 2, storage prices were already at a very high level. At that time, we were already under significant cost pressure. However, considering that many AYANEO fans had been looking forward to this product for a long time, we still decided to release it as planned and open pre-orders so as not to disappoint our supporters.
However, after the Chinese New Year, when we communicated with our suppliers again to confirm the latest storage procurement prices, we found that storage prices had increased to several times higher than before the holiday. Under such circumstances, the overall cost of the product has become far higher than our current selling price. Therefore, after careful consideration, we have decided to suspend the pre-orders of NEXT 2.
In fact, even before the launch of NEXT 2, storage prices had already been rising for several months. At that time, we believed the price might be approaching its peak. Even if it meant making little to no profit—or even a slight loss—we still decided to move forward with the launch. However, what we did not expect was that storage prices would not only continue to rise but would increase even more rapidly. At present, the total cost of the product has far exceeded our selling price, even approaching twice the price we originally set. Under such circumstances, continuing to sell this product is no longer sustainable.
At the same time, we do not want to constantly adjust the selling price due to fluctuations in component costs. We believe that continuing to sell NEXT 2 under the current circumstances could potentially harm the interests of consumers and ultimately affect the long-term development of the brand. Therefore, we have removed the product from all sales channels, and consumers are no longer able to purchase NEXT 2 on Indiegogo.
For Backers who have already pre-ordered NEXT 2, please rest assured that we will continue to move forward with production as planned.
We would also like to clarify that this does not mean the end of the NEXT 2 product lifecycle. We are only temporarily suspending pre-orders. If storage prices return to more reasonable levels in the future, we may consider resuming the sale of NEXT 2. At this time, we cannot predict when storage prices will decline, but we will continue to closely monitor market changes.
Finally, we would like to make a commitment to all Backers:
Regardless of whether NEXT 2 will be available for sale again in the future, the after-sales service for this product will not be affected. We will prepare sufficient spare parts for after-sales support and will provide long-term, reliable service and maintenance for NEXT 2, just as we have done for many previous AYANEO products.
Thank you again for your understanding, trust, and continued support of AYANEO.
AYANEO TEAM
NEXT 2 : Ayaneo suspend les ventes de sa console © MiniMachines.net. 2026
Le Pentagone a décidé de mettre au cœur de sa stratégie militaire le système Maven de Palantir. En parallèle, l’entreprise dirigée par Alex Karp a décroché un contrat avec l’autorité financière britannique lui donnant accès à des données très sensibles concernant le pays.
Le département étatsunien de la Défense (ou de la Guerre, selon la nouvelle appellation trumpiste) a décidé d’accélérer l’introduction dans son processus décisionnel de la solution logicielle Maven de Palantir.
Le secrétaire adjoint de la Défense des États-Unis, Steve Feinberg, a officialisé dans un mémo interne qu’a pu consulter Reuters que le système Maven devient un programme officiel du Pentagone, ce qui garantit à Palantir l’utilisation à long terme de sa technologie au sein de l’armée américaine.
Comme nous l’expliquions l’année dernière, ce logiciel est déjà utilisé par le Pentagone, l’armée israélienne et par l’OTAN depuis l’année dernière. Ce programme utilise des données massivement agrégées pour alimenter la prise de décision sur les terrains d’opérations et notamment la reconnaissance automatique de véhicules ou de cibles observées par des drones ou des satellites.
Steve Feinberg affirme dans son mémo que Maven fournira aux combattants américains « les outils les plus récents nécessaires pour détecter, dissuader et dominer [leurs] adversaires dans tous les domaines ».
« Il est impératif que nous investissions dès maintenant et de manière ciblée pour renforcer l’intégration de l’IA au sein de la Force interarmées et faire de la prise de décision fondée sur l’IA la pierre angulaire de notre stratégie », y affirme-t-il encore.
Cette décision renforce encore la position de Palantir au sein du système de décision militaire étatsunien et dans l’administration américaine en général. Comme nous l’expliquions déjà en août dernier, Palantir a profité à fond de l’élection de Donald Trump.
Cette intégration de Maven se met en place alors que le budget prévu pour « l’autonomie et les systèmes autonomes » au sein du département de la Défense par l’administration Trump est de 13,4 milliards de dollars, dont 9,4 milliards pour les drones, 1,7 milliard pour les systèmes maritimes autonomes, 210 millions pour les véhicules terrestres, 7,34 millions pour les capacités sous-marines et 1,2 milliard de dollars pour les logiciels de supervision de l’IA chargés de sous-tendre le fonctionnement de ces différents systèmes.
En parallèle, Palantir a obtenu un contrat avec la Financial Conduct Authority (FCA) pour analyser, sur une période d’essai, ses données et l’aider dans sa lutte contre la criminalité financière, dont la fraude, le blanchiment d’argent et les délits d’initiés. Le Guardian explique que l’entreprise d’Alex Karp doit toucher 30 000 livres sterling (34 670 euros) par semaine pour cet essai.
Si le montant peut paraitre comme un enjeu beaucoup plus faible que le contrat avec le Pentagone, certains membres du parlement britannique ont soulevé des questions de souveraineté. « Des entreprises comme Palantir n’ont pas leur place au sein des systèmes gouvernementaux britanniques lorsqu’elles sont étroitement impliquées dans les guerres illégales du président Trump » affirme ainsi l’écologiste Siân Berry, qui a appelé le gouvernement à « intervenir immédiatement et à protéger notre sécurité nationale et économique en bloquant l’attribution de ce contrat ».
Questionné sur le fait que le Royaume-Uni devienne « dangereusement dépendant » des entreprises américaines et notamment de Palantir, le premier ministre travailliste Keir Starmer a répondu : « Je ne pense pas que nous soyons trop dépendants ».
L’immersion de Palantir dans le système britannique ne se résume pourtant pas à cet essai. Elle a déjà remporté un contrat auprès du NHS, le système de santé britannique, en 2023. Celui-ci est encore décrié au Royaume-Uni. « Il existe un risque qu’un gouvernement actuel ou futur utilise la plateforme de données fédérées système de planification (FDP) gérée par Palantir pour commettre des abus de pouvoir fondés sur les données, d’une manière qui serait impossible avec les systèmes de données actuels du NHS », expliquait le 12 mars dernier l’ONG britannique Medact.
Le Guardian expliquait récemment que Scotland Yard utilise aussi des logiciels de Palantir pour surveiller le comportement de son personnel.
En France, rappelons que la DGSI a renouvelé encore son contrat avec l’entreprise d’Alex Karp en décembre dernier.
Le Pentagone a décidé de mettre au cœur de sa stratégie militaire le système Maven de Palantir. En parallèle, l’entreprise dirigée par Alex Karp a décroché un contrat avec l’autorité financière britannique lui donnant accès à des données très sensibles concernant le pays.
Le département étatsunien de la Défense (ou de la Guerre, selon la nouvelle appellation trumpiste) a décidé d’accélérer l’introduction dans son processus décisionnel de la solution logicielle Maven de Palantir.
Le secrétaire adjoint de la Défense des États-Unis, Steve Feinberg, a officialisé dans un mémo interne qu’a pu consulter Reuters que le système Maven devient un programme officiel du Pentagone, ce qui garantit à Palantir l’utilisation à long terme de sa technologie au sein de l’armée américaine.
Comme nous l’expliquions l’année dernière, ce logiciel est déjà utilisé par le Pentagone, l’armée israélienne et par l’OTAN depuis l’année dernière. Ce programme utilise des données massivement agrégées pour alimenter la prise de décision sur les terrains d’opérations et notamment la reconnaissance automatique de véhicules ou de cibles observées par des drones ou des satellites.
Steve Feinberg affirme dans son mémo que Maven fournira aux combattants américains « les outils les plus récents nécessaires pour détecter, dissuader et dominer [leurs] adversaires dans tous les domaines ».
« Il est impératif que nous investissions dès maintenant et de manière ciblée pour renforcer l’intégration de l’IA au sein de la Force interarmées et faire de la prise de décision fondée sur l’IA la pierre angulaire de notre stratégie », y affirme-t-il encore.
Cette décision renforce encore la position de Palantir au sein du système de décision militaire étatsunien et dans l’administration américaine en général. Comme nous l’expliquions déjà en août dernier, Palantir a profité à fond de l’élection de Donald Trump.
Cette intégration de Maven se met en place alors que le budget prévu pour « l’autonomie et les systèmes autonomes » au sein du département de la Défense par l’administration Trump est de 13,4 milliards de dollars, dont 9,4 milliards pour les drones, 1,7 milliard pour les systèmes maritimes autonomes, 210 millions pour les véhicules terrestres, 7,34 millions pour les capacités sous-marines et 1,2 milliard de dollars pour les logiciels de supervision de l’IA chargés de sous-tendre le fonctionnement de ces différents systèmes.
En parallèle, Palantir a obtenu un contrat avec la Financial Conduct Authority (FCA) pour analyser, sur une période d’essai, ses données et l’aider dans sa lutte contre la criminalité financière, dont la fraude, le blanchiment d’argent et les délits d’initiés. Le Guardian explique que l’entreprise d’Alex Karp doit toucher 30 000 livres sterling (34 670 euros) par semaine pour cet essai.
Si le montant peut paraitre comme un enjeu beaucoup plus faible que le contrat avec le Pentagone, certains membres du parlement britannique ont soulevé des questions de souveraineté. « Des entreprises comme Palantir n’ont pas leur place au sein des systèmes gouvernementaux britanniques lorsqu’elles sont étroitement impliquées dans les guerres illégales du président Trump » affirme ainsi l’écologiste Siân Berry, qui a appelé le gouvernement à « intervenir immédiatement et à protéger notre sécurité nationale et économique en bloquant l’attribution de ce contrat ».
Questionné sur le fait que le Royaume-Uni devienne « dangereusement dépendant » des entreprises américaines et notamment de Palantir, le premier ministre travailliste Keir Starmer a répondu : « Je ne pense pas que nous soyons trop dépendants ».
L’immersion de Palantir dans le système britannique ne se résume pourtant pas à cet essai. Elle a déjà remporté un contrat auprès du NHS, le système de santé britannique, en 2023. Celui-ci est encore décrié au Royaume-Uni. « Il existe un risque qu’un gouvernement actuel ou futur utilise la plateforme de données fédérées système de planification (FDP) gérée par Palantir pour commettre des abus de pouvoir fondés sur les données, d’une manière qui serait impossible avec les systèmes de données actuels du NHS », expliquait le 12 mars dernier l’ONG britannique Medact.
Le Guardian expliquait récemment que Scotland Yard utilise aussi des logiciels de Palantir pour surveiller le comportement de son personnel.
En France, rappelons que la DGSI a renouvelé encore son contrat avec l’entreprise d’Alex Karp en décembre dernier.
De nouvelles perturbations sur le centre de données d’AWS localisé au Bahreïn soulignent les enjeux que le conflit en Iran pose pour les projets d’infrastructure numérique lancés au Moyen-Orient.
Début mars, AWS faisait déjà partie des victimes collatérales des combats entre États-Unis, Israël et Iran. Ce 23 mars, d’après les informations de Reuters, ses services installés à Bahreïn sont de nouveau perturbés par des activités de drones.
Si ces interruptions de service ont été confirmées par un porte-parole de l’entreprise, ce dernier n’a pas indiqué si le centre de données concerné avait été directement touché par un tir, ou s’il subissait des aléas dus à des frappes à proximité. L’épisode illustre la situation délicate dans laquelle l’attaque de l’Iran par les États-Unis place les plus grands acteurs du numérique, qui ont multiplié ces dernières années les investissements au Moyen-Orient.
Depuis les premières perturbations liées au conflit, tout début mars, Amazon semble avoir cessé de mettre à jour sa communication sur la situation de ses équipements. Les informations relatives à « me-south-1 », comme le centre de données du Bahreïn est nommé dans la nomenclature d’AWS, restent en effet inchangées depuis le 3 mars.

Auprès de Reuters, l’entreprise indique aider sa clientèle à migrer ses charges vers d’autres régions où les services d’AWS sont disponibles, le temps que les capacités de ce bâtiment puissent être rétablies. Début mars, l’entreprise avait indiqué plusieurs perturbations, notamment en termes d’approvisionnement électrique, aux Émirats arabes unis et au Bahreïn. L’entreprise affirmait que les frappes du moment avaient causé des « dommages structurels », et qu’à ce titre, la remise en état des équipements serait « longue ».
Mis en service en 2019, le centre de données du Bahreïn est le premier qu’Amazon ait construit dans le Golfe persique. Depuis, elle a développé des infrastructures aux Émirats arabes unis et travaille désormais à un projet à 10 milliards de dollars en Arabie saoudite. Mais les tensions actuelles risquent de mettre en péril certains projets, que ceux-ci visent à fournir de l’infrastructure classique, ou des projets plus spécifiquement dédiés à l’intelligence artificielle.
En quelques années, les Émirats, le Qatar et l’Arabie Saoudite ont en effet dépensé des milliers de milliards de dollars dans l’industrie du numérique, tandis que géants historiques de l’industrie technologique et projets plus directement liés à l’essor de l’IA venaient y réaliser leurs propres larges investissements. Oracle, Nvidia et Cisco soutiennent ainsi financièrement le projet de campus dédié à l’IA d’Open AI, appelé UAE Stargate (en écho au Stargate états-unien) et financé en collaboration avec la société émiratie G42.
Au total, en 2025, les dépenses liées au numérique orienté business et consommateur auraient dépassé les 65 milliards de dollars en 2025, soit près du double des 36 milliards relevés en 2020, selon la société IDC. Les seuls secteurs du cloud et des centres de données ont enregistré une augmentation de 75 % des dépenses, pour un total de 895 millions de dollars en 2025, relève le New-York Times.
Déjà au moins de septembre, alors que Doha, la capitale qatarie, était touchée par des frappes israéliennes, des investisseurs questionnaient auprès de CNBC la stabilité géopolitique de la région. Et si Donald Trump lui-même a salué, voire aidé à la conclusion de certains projets, sa décision de se lancer dans l’attaque récente contre l’Iran vient largement rebattre les cartes.
Rien n’empêche de considérer, souligne en effet le directeur du Center for Strategic and International Studies, que des centres de données puissent devenir des « cibles d’attaques légitimes dans les conflits armés modernes ». Mi-mars, l’Iran durcissait justement le ton, qualifiant d’« infrastructures technologiques ennemies » les équipements d’Amazon, Microsoft, Google, Palantir, Nvidia, IBM et Oracle.
Si les projets initiés dans la région ne devraient pas disparaître du jour au lendemain, des analystes préviennent qu’à défaut de détente, les prochaines vagues d’investissements pourraient se tourner vers d’autres régions du monde pour s’épargner des risques géopolitiques. Un tel cas de figure pourrait notamment profiter à l’Europe du Nord, l’Inde ou l’Asie du Sud-Est.
De nouvelles perturbations sur le centre de données d’AWS localisé au Bahreïn soulignent les enjeux que le conflit en Iran pose pour les projets d’infrastructure numérique lancés au Moyen-Orient.
Début mars, AWS faisait déjà partie des victimes collatérales des combats entre États-Unis, Israël et Iran. Ce 23 mars, d’après les informations de Reuters, ses services installés à Bahreïn sont de nouveau perturbés par des activités de drones.
Si ces interruptions de service ont été confirmées par un porte-parole de l’entreprise, ce dernier n’a pas indiqué si le centre de données concerné avait été directement touché par un tir, ou s’il subissait des aléas dus à des frappes à proximité. L’épisode illustre la situation délicate dans laquelle l’attaque de l’Iran par les États-Unis place les plus grands acteurs du numérique, qui ont multiplié ces dernières années les investissements au Moyen-Orient.
Depuis les premières perturbations liées au conflit, tout début mars, Amazon semble avoir cessé de mettre à jour sa communication sur la situation de ses équipements. Les informations relatives à « me-south-1 », comme le centre de données du Bahreïn est nommé dans la nomenclature d’AWS, restent en effet inchangées depuis le 3 mars.

Auprès de Reuters, l’entreprise indique aider sa clientèle à migrer ses charges vers d’autres régions où les services d’AWS sont disponibles, le temps que les capacités de ce bâtiment puissent être rétablies. Début mars, l’entreprise avait indiqué plusieurs perturbations, notamment en termes d’approvisionnement électrique, aux Émirats arabes unis et au Bahreïn. L’entreprise affirmait que les frappes du moment avaient causé des « dommages structurels », et qu’à ce titre, la remise en état des équipements serait « longue ».
Mis en service en 2019, le centre de données du Bahreïn est le premier qu’Amazon ait construit dans le Golfe persique. Depuis, elle a développé des infrastructures aux Émirats arabes unis et travaille désormais à un projet à 10 milliards de dollars en Arabie saoudite. Mais les tensions actuelles risquent de mettre en péril certains projets, que ceux-ci visent à fournir de l’infrastructure classique, ou des projets plus spécifiquement dédiés à l’intelligence artificielle.
En quelques années, les Émirats, le Qatar et l’Arabie Saoudite ont en effet dépensé des milliers de milliards de dollars dans l’industrie du numérique, tandis que géants historiques de l’industrie technologique et projets plus directement liés à l’essor de l’IA venaient y réaliser leurs propres larges investissements. Oracle, Nvidia et Cisco soutiennent ainsi financièrement le projet de campus dédié à l’IA d’Open AI, appelé UAE Stargate (en écho au Stargate états-unien) et financé en collaboration avec la société émiratie G42.
Au total, en 2025, les dépenses liées au numérique orienté business et consommateur auraient dépassé les 65 milliards de dollars en 2025, soit près du double des 36 milliards relevés en 2020, selon la société IDC. Les seuls secteurs du cloud et des centres de données ont enregistré une augmentation de 75 % des dépenses, pour un total de 895 millions de dollars en 2025, relève le New-York Times.
Déjà au moins de septembre, alors que Doha, la capitale qatarie, était touchée par des frappes israéliennes, des investisseurs questionnaient auprès de CNBC la stabilité géopolitique de la région. Et si Donald Trump lui-même a salué, voire aidé à la conclusion de certains projets, sa décision de se lancer dans l’attaque récente contre l’Iran vient largement rebattre les cartes.
Rien n’empêche de considérer, souligne en effet le directeur du Center for Strategic and International Studies, que des centres de données puissent devenir des « cibles d’attaques légitimes dans les conflits armés modernes ». Mi-mars, l’Iran durcissait justement le ton, qualifiant d’« infrastructures technologiques ennemies » les équipements d’Amazon, Microsoft, Google, Palantir, Nvidia, IBM et Oracle.
Si les projets initiés dans la région ne devraient pas disparaître du jour au lendemain, des analystes préviennent qu’à défaut de détente, les prochaines vagues d’investissements pourraient se tourner vers d’autres régions du monde pour s’épargner des risques géopolitiques. Un tel cas de figure pourrait notamment profiter à l’Europe du Nord, l’Inde ou l’Asie du Sud-Est.