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Reçu — 29 juin 2026 Actualités numériques

Ne soyez pas étonnés : de nouvelles révisions de GeForce RTX 5060 arrivent sur le marché, avec un GPU GB205

C'est un grand classique dans le monde du hardware PC, donc cela ne choquera sans doute personne : le recyclage des GPU qui ne parviennent pas à respecter les caractéristiques qu'ils sont censés tenir. Il semblerait que NVIDIA ait décidé qu'il était temps de faire les comptes de ses rebuts de son GP...

Un AiO au bon goût de custom chez ASRock, le Taichi Aqua 360 LCD

Après l’écrasante canicule et le dépilage progressif de diverses actualités croustillantes telles les dernières structures de transistor à la mode chez IBM, voici qu’un petit plongeon dans nos archives du Computex s’impose. D’une part, parce que cela rafraîchit, et d’autre part pour mettre la lumièr...

Un PC en DDR1 fait tourner Windows 11 et Crysis

Face à ce que Lenovo nomme la RAMageddon (quand d’autres parlent de RAMpocalypse), ce phénomène qui frappe désormais jusqu’à la mémoire DDR2, vous avez l’option du plan en cinq phases préconisé par l’entreprise. Ou alors celle du dénommé Omores... [Tout lire]

IBM affiche ses premières gravures en CFET, une structure de transitor novatrice

L’image a déjà fait le tour de bien des rédactions : IBM vient de lever le voile sur une avancée majeure du semiconducteur : l’élaboration de motifs de tests dans une technologie de gravure nommée CFET pour Complementary FETs, ce qui correspond à un procédé de classe… 7 Å, ou 0,7 nm pour les amateur...

OpenAI se met aussi à l'accélérateur neuronal, en compagnie de Broadcom

La chose ne vous surprendra pas, mais les accélérateurs d’IA sont sacrément en vogue ces derniers temps — et depuis quelques années déjà. Si, en France, notre petit poulain se nomme VSORA, d’autres sont déjà bien installés, NVIDIA évidemment avec son architecture dérivée des GPU et AMD sur ses talon...

[MàJ][Bon plan] Pack CORSAIR boitier 3500X LX-R + alimentation RM750e à 114,99 €

Mise à jour du 6 juillet 2026 : L'offre était déjà magnifique à 129,99 €, elle devient encore plus exceptionnelle à seulement 114,99 € en ce 6 juillet 2026, grâce à un code réduction à saisir lors de la commande : 15DES129.Bon plan originel du 29 juin 2026 : Si vous êtes en quête d'un couple boitier...

Le marché de la DRAM restera sous tension au moins jusqu’en 2028, estiment Lenovo et Micron

l’instar de Microsoft, qui vient d'augmenter le prix de ses Xbox Series mais n’écarte pas une nouvelle hausse à l’automne, Lenovo et Micron ne s’attendent pas à un retour du marché de la DRAM à ses niveaux d’avant-crise à court-terme. Les têtes pensantes des deux sociétés conjecturent qu’il restera régit par une forte tension offre / demande au moins jusqu’en 2028, voire jusqu'à la fin de la décennie... [Tout lire]

[MàJ] Springer Nature a republié les articles rétractés de Max Planck

9 juillet 2026 à 07:40
The Jerry Springer Nature Show
[MàJ] Springer Nature a republié les articles rétractés de Max Planck

Des chercheurs québécois ont remarqué que deux articles du chercheur allemand Max Planck datant des années 1940 ont été rétractés par l’éditeur scientifique. La rétractation non datée, elle, accusant le physicien de violation de copyright, serait en fait due à une détection automatique zélée.

[Mise à jour le 9 juillet à 9h30] : Un mois et demi après la mise en ligne sur arXiv par les historiens des sciences québécois, Yves Gingras et Mahdi Khelfaoui, d’un article expliquant leur surprise de constater la rétractation de deux articles de Max Planck par Springer Nature, l’éditeur les a republiés. En retournant sur les pages des articles, Next a constaté que les deux articles du prix Nobel allemand était de nouveau disponibles (ici et ). L’éditeur a ajouté ce 6 juillet une note succincte affirmant : « Cet article a été réintégré. Il avait été rétracté en 2011 à la suite d’une erreur humaine ».


[Article original publié le 29 juin à 11h56] :

L’un des fondateurs de la mécanique quantique, Max Planck, aurait-il publié plusieurs fois le même article pour augmenter le nombre de ses publications et ses citations ? Non, mais les mécanismes automatiques mis en place par Springer Nature pour détecter ce genre de mauvaises conduites dans la recherche moderne ont conduit l’éditeur à rétracter deux de ses articles publiés dans les années 1940.

C’est en naviguant sur le site de rétractation d’articles scientifiques Retraction Watch que deux historiens des sciences québécois, Yves Gingras et Mahdi Khelfaoui, ont repéré le problème.

Étonnantes rétractations d’articles d’un prix Nobel

En effet, dans un article mis en ligne sur la plateforme de prépublication arxiv, ils expliquent leur surprise, en tant qu’historiens de la physique, d’avoir constaté sur Retraction Watch que Max Planck faisait partie de la liste des lauréats du prix Nobel ayant des articles rétractés. Dans la base de données de Retraction Watch figurent bien deux articles du physicien allemand, tous les deux publiés dans la revue scientifique Die Naturwissenschaften, créée en 1913 pour devenir l’équivalent allemand de la revue Nature.

Sur le site de la revue, les deux articles (ici et ) sont marqués aussi comme rétractés. L’éditeur a remplacé les PDF des articles chacun par deux pages quasiment vides avec seulement la mention « cet article a été retiré en raison d’une infraction aux règles », tandis que l’éditeur précise seulement sur les pages web que ces rétractations seraient dues à « une violation du copyright ». Étrange justification pour des articles publiés par la revue de l’éditeur en 1940 et 1942 alors que Max Planck « était l’un des physiciens vivants les plus renommés », relèvent les deux historiens.

« Nous avons donc trouvé difficile à croire que ces articles aient réellement pu être rétractés de la revue de son vivant (Planck est décédé en 1947), ni même qu’il y ait eu de bonnes raisons de les retirer par la suite. Nous avons plutôt soupçonné qu’il s’agissait d’une décision récente et anachronique de la part de l’éditeur de la revue, fondée sur un malentendu ou une méconnaissance des pratiques de publication d’autrefois », ajoutent-ils.

Des notions d’éthique scientifique qui n’avaient pas lieu d’être à l’époque

Dans leur article, les historiens expliquent que des notions d’éthique scientifique contemporaines ont sans doute été appliquées de façon anachronique, abusive et automatique à ces articles.

En effet, à l’époque de Max Planck, les chercheurs et chercheuses n’étaient pas soumis à la pression à la publication, le « publish or perish » n’existait pas encore. « Une telle obsession pour la productivité en matière de publications n’existait toutefois pas à l’époque de Planck », expliquent les historiens.

Ainsi, on se fichait qu’un article fût publié plusieurs fois dans des revues différentes (pratique actuellement appelée « publications dupliquées » menant à l’accusation d’« auto-plagiat ») car le but n’était pas de gonfler les chiffres sur les CV de ses auteurs mais plutôt de diffuser les connaissances plus largement.

Ainsi, l’article de 1942 de Max Planck qui a été publié dans plusieurs autres revues scientifiques ne peut être considéré comme un manquement à l’éthique scientifique, puisque ces notions d’éthique sont apparues dans les années 1990 pour répondre à des problèmes qui ont émergé à peu près au même moment.

Pour les historiens, le cas de l’article de 1940 est « encore plus mystérieux » car ils n’ont retrouvé aucune autre republication dans la littérature scientifique. « Une explication plausible de la décision » serait l’existence d’un autre article avec le même titre, signé par le physicien Aloys Müller. Max Planck a, en effet, réutilisé le titre de son confrère pour continuer la discussion qu’il avait engendrée à propos de l’interprétation de Copenhague de la mécanique quantique, situation qui ne posait pas problème à l’époque où l’indexation numérique et les systèmes de détection automatique de copyright n’existaient pas.

« Notre enquête nous a amenés à conclure que la « rétractation » des deux articles de Max Planck ne trouvait pas son origine dans les pratiques épistémiques de la communauté scientifique de son époque, mais constituait une conséquence des normes actuelles des plateformes scientifiques numériques, dominées par de grands groupes éditoriaux de plus en plus sensibles aux questions de droits d’auteur liées à la commercialisation et au profit », concluent-ils.

Planck striké comme un youtubeur ?

Yves Gingras et Mahdi Khelfaoui suspectent que ce sont ces mauvaises raisons qui ont conduit à la rétractation automatique de ces deux articles par les systèmes mis en place par l’éditeur pour gérer les conflits de copyright, ont-ils expliqué à la revue Science.

« Ce qui semblait au départ être un cas singulier de rétractation concernant un célèbre prix Nobel de physique s’avère finalement être un exemple de décisions arbitraires et anachroniques prises par les propriétaires actuels d’une revue scientifique d’importance historique, Naturwissenschaften, rebaptisée The Science of Nature depuis 2013 (Khelfaoui et Gingras 2025), qui décident désormais quels articles historiques peuvent encore être consultés », s’insurgent les historiens qui demandent le retour des textes sur le site de la revue.

Ils signalent qu’heureusement Internet Archive a archivé une copie des deux articles (ici et ) et permet toujours de les consulter alors que l’interprétation de Copenhague est toujours débattue.

Interrogée par Science, Springer Nature n’a pas voulu commenter et affirme : « les informations détaillées concernant des rétractations spécifiques sont généralement confidentielles et ne peuvent être communiquées qu’aux auteurs concernés »… Auteur décédé il y a près de 80 ans.

[MàJ] Springer Nature a republié les articles rétractés de Max Planck

9 juillet 2026 à 07:40
The Jerry Springer Nature Show
[MàJ] Springer Nature a republié les articles rétractés de Max Planck

Des chercheurs québécois ont remarqué que deux articles du chercheur allemand Max Planck datant des années 1940 ont été rétractés par l’éditeur scientifique. La rétractation non datée, elle, accusant le physicien de violation de copyright, serait en fait due à une détection automatique zélée.

[Mise à jour le 9 juillet à 9h30] : Un mois et demi après la mise en ligne sur arXiv par les historiens des sciences québécois, Yves Gingras et Mahdi Khelfaoui, d’un article expliquant leur surprise de constater la rétractation de deux articles de Max Planck par Springer Nature, l’éditeur les a republiés. En retournant sur les pages des articles, Next a constaté que les deux articles du prix Nobel allemand était de nouveau disponibles (ici et ). L’éditeur a ajouté ce 6 juillet une note succincte affirmant : « Cet article a été réintégré. Il avait été rétracté en 2011 à la suite d’une erreur humaine ».


[Article original publié le 29 juin à 11h56] :

L’un des fondateurs de la mécanique quantique, Max Planck, aurait-il publié plusieurs fois le même article pour augmenter le nombre de ses publications et ses citations ? Non, mais les mécanismes automatiques mis en place par Springer Nature pour détecter ce genre de mauvaises conduites dans la recherche moderne ont conduit l’éditeur à rétracter deux de ses articles publiés dans les années 1940.

C’est en naviguant sur le site de rétractation d’articles scientifiques Retraction Watch que deux historiens des sciences québécois, Yves Gingras et Mahdi Khelfaoui, ont repéré le problème.

Étonnantes rétractations d’articles d’un prix Nobel

En effet, dans un article mis en ligne sur la plateforme de prépublication arxiv, ils expliquent leur surprise, en tant qu’historiens de la physique, d’avoir constaté sur Retraction Watch que Max Planck faisait partie de la liste des lauréats du prix Nobel ayant des articles rétractés. Dans la base de données de Retraction Watch figurent bien deux articles du physicien allemand, tous les deux publiés dans la revue scientifique Die Naturwissenschaften, créée en 1913 pour devenir l’équivalent allemand de la revue Nature.

Sur le site de la revue, les deux articles (ici et ) sont marqués aussi comme rétractés. L’éditeur a remplacé les PDF des articles chacun par deux pages quasiment vides avec seulement la mention « cet article a été retiré en raison d’une infraction aux règles », tandis que l’éditeur précise seulement sur les pages web que ces rétractations seraient dues à « une violation du copyright ». Étrange justification pour des articles publiés par la revue de l’éditeur en 1940 et 1942 alors que Max Planck « était l’un des physiciens vivants les plus renommés », relèvent les deux historiens.

« Nous avons donc trouvé difficile à croire que ces articles aient réellement pu être rétractés de la revue de son vivant (Planck est décédé en 1947), ni même qu’il y ait eu de bonnes raisons de les retirer par la suite. Nous avons plutôt soupçonné qu’il s’agissait d’une décision récente et anachronique de la part de l’éditeur de la revue, fondée sur un malentendu ou une méconnaissance des pratiques de publication d’autrefois », ajoutent-ils.

Des notions d’éthique scientifique qui n’avaient pas lieu d’être à l’époque

Dans leur article, les historiens expliquent que des notions d’éthique scientifique contemporaines ont sans doute été appliquées de façon anachronique, abusive et automatique à ces articles.

En effet, à l’époque de Max Planck, les chercheurs et chercheuses n’étaient pas soumis à la pression à la publication, le « publish or perish » n’existait pas encore. « Une telle obsession pour la productivité en matière de publications n’existait toutefois pas à l’époque de Planck », expliquent les historiens.

Ainsi, on se fichait qu’un article fût publié plusieurs fois dans des revues différentes (pratique actuellement appelée « publications dupliquées » menant à l’accusation d’« auto-plagiat ») car le but n’était pas de gonfler les chiffres sur les CV de ses auteurs mais plutôt de diffuser les connaissances plus largement.

Ainsi, l’article de 1942 de Max Planck qui a été publié dans plusieurs autres revues scientifiques ne peut être considéré comme un manquement à l’éthique scientifique, puisque ces notions d’éthique sont apparues dans les années 1990 pour répondre à des problèmes qui ont émergé à peu près au même moment.

Pour les historiens, le cas de l’article de 1940 est « encore plus mystérieux » car ils n’ont retrouvé aucune autre republication dans la littérature scientifique. « Une explication plausible de la décision » serait l’existence d’un autre article avec le même titre, signé par le physicien Aloys Müller. Max Planck a, en effet, réutilisé le titre de son confrère pour continuer la discussion qu’il avait engendrée à propos de l’interprétation de Copenhague de la mécanique quantique, situation qui ne posait pas problème à l’époque où l’indexation numérique et les systèmes de détection automatique de copyright n’existaient pas.

« Notre enquête nous a amenés à conclure que la « rétractation » des deux articles de Max Planck ne trouvait pas son origine dans les pratiques épistémiques de la communauté scientifique de son époque, mais constituait une conséquence des normes actuelles des plateformes scientifiques numériques, dominées par de grands groupes éditoriaux de plus en plus sensibles aux questions de droits d’auteur liées à la commercialisation et au profit », concluent-ils.

Planck striké comme un youtubeur ?

Yves Gingras et Mahdi Khelfaoui suspectent que ce sont ces mauvaises raisons qui ont conduit à la rétractation automatique de ces deux articles par les systèmes mis en place par l’éditeur pour gérer les conflits de copyright, ont-ils expliqué à la revue Science.

« Ce qui semblait au départ être un cas singulier de rétractation concernant un célèbre prix Nobel de physique s’avère finalement être un exemple de décisions arbitraires et anachroniques prises par les propriétaires actuels d’une revue scientifique d’importance historique, Naturwissenschaften, rebaptisée The Science of Nature depuis 2013 (Khelfaoui et Gingras 2025), qui décident désormais quels articles historiques peuvent encore être consultés », s’insurgent les historiens qui demandent le retour des textes sur le site de la revue.

Ils signalent qu’heureusement Internet Archive a archivé une copie des deux articles (ici et ) et permet toujours de les consulter alors que l’interprétation de Copenhague est toujours débattue.

Interrogée par Science, Springer Nature n’a pas voulu commenter et affirme : « les informations détaillées concernant des rétractations spécifiques sont généralement confidentielles et ne peuvent être communiquées qu’aux auteurs concernés »… Auteur décédé il y a près de 80 ans.

Test Lofree Flow 2 100 ISO : le plus beau low-profile du marché ?

29 juin 2026 à 10:45
Il y a quelques temps maintenant, nous avions déjà testé l’excellent Lofree Flow 2 68, un clavier mécanique sans-fil low profile décliné en plusieurs tailles, trois types de switchs différents et plusieurs coloris. La grand nouvelle du jour, c’est que Lofree décline cet excellent clavier en ISO-FR (‘’Azerty’’) ! C’était l’occasion pour nous de pouvoir tester ce clavier dans son format et avec sa variante de switchs que nous ne connaissions pas encore : voici donc le test du Lofree Flow 2 100 ISO, la version 96% avec les switchs linéaires silent, les Lofree Void, créés en collaboration avec le fameux constructeur Kailh !

Un premier assembleur tente le pari SteamOS sur un PC desktop, avant beaucoup d'autres ?

Thibaut vous en parlait la semaine dernière : Valve a lancé désormais SteamOS 3.8.10. Cette nouvelle version marque une étape importante pour le système d'exploitation de la firme, puisqu'il s'agit des débuts de la prise en charge officielle des cartes graphiques dédiées, en l'occurrence celles d'AM...

Reçu — 26 juin 2026 Actualités numériques

[MàJ] OpenAI lance vraiment GPT-5.6 Sol, Terra et Luna

9 juillet 2026 à 17:23
GPT-5.6 derrière un cordon de sécurité
[MàJ] OpenAI lance vraiment GPT-5.6 Sol, Terra et Luna

Sol, Terra et Luna : les trois versions de GPT-5.6 sont maintenant disponibles, après quelques semaines de purgatoire à la Maison Blanche.

Mise à jour, 9/07 — Après quelques semaines en accès limité, GPT-5.6 a reçu le feu vert de l’administration Trump pour être lancé auprès du grand public.

Article original, 26/06 — GPT-5.6 est finalement disponible, deux mois après la précédente version du grand modèle de langage d’OpenAI. Enfin, disponible… façon de parler. En vertu d’un décret du président Trump, l’entreprise limite le déploiement à quelques organisations et entreprises triées sur le volet. Le labo IA espère pouvoir distribuer le modèle aussi largement que possible « dans les prochaines semaines ».

Une situation loin d’être idéale et qui ne fait pas les affaires d’OpenAI. « Nous ne pensons pas que ce type de processus d’accès gouvernemental doive devenir la norme à long terme », écrit la société. « Il prive des meilleurs outils les utilisateurs, les développeurs, les entreprises, les défenseurs en cybersécurité et les partenaires internationaux qui en ont besoin », ajoute-t-elle. OpenAI dit continuer de travailler avec l’administration Trump pour améliorer le cadre prévu du décret présidentiel sur la cybersécurité.

GPT-5.6 : un modèle à voir de loin

Dont acte, il faudra donc se contenter de GPT-5.5 pendant quelques temps avant de pouvoir juger de son successeur sur pièces. Ou plutôt, de ses successeurs car OpenAI a opté pour trois versions de son modèle :

  • GPT-5.6 Sol est présenté comme le modèle le plus puissant du lot. OpenAI assure qu’il est le plus calé pour les tâches les plus complexes, comme le code, les raisonnements longs, la biologie, la cybersécurité et les usages agentiques. Sol reçoit également les garde-fous les plus costauds (on va y revenir).
  • GPT-5.6 Terra est le modèle intermédiaire, pensé pour les usages quotidiens avec un équilibre entre performances et coûts. Ses performances devraient le mettre au niveau de GPT-5.5, tout en étant deux fois moins cher, promet OpenAI.
  • GPT-5.6 Luna est le modèle rapide et abordable de la gamme. Il se destine aux usages où la vitesse et le prix comptent davantage que les performances brutes.

On pourra voir dans cette gamme un certain alignement avec Anthropic et ses modèles Haiku, Sonnet et Opus.

Deux modes de consommation sont proposées : « max », qui donne à GPT-5.6 Sol davantage de temps pour raisonner sur des tâches complexes. Et « ultra », qui mobilise plusieurs agents capables de travailler en parallèle sur des tâches plus lourdes.

GPT-5.6 Sol se veut donc particulièrement performant sur les tâches liées au code. Sur le benchmark Terminal‑Bench 2.1, les versions standard et Ultra affichent des scores légèrement supérieurs à celles de Mythos 5. Mais OpenAI insiste surtout sur les capacités du modèle pour la cybersécurité (recherche de vulnérabilités et leur exploitation). Sol rivalise avec Mythos Preview sur ExploitBench, en n’utilisant qu’un tiers des tokens en sortie.

La sécurité en bandoulière

Ces super-pouvoirs sont sévèrement encadrés, tient à rassurer OpenAI. Toute la chaîne de sécurité autour de GPT-5.6 Sol a été renforcée, avec des garde-fous directement entraînés dans le modèle, des systèmes de détection en temps réel, des contrôles au niveau des comptes et un accès différencié en fonction des usages.

Il s’agit de compliquer la vie des pirates qui voudraient exploiter ces capacités pour pénétrer par effraction dans des infrastructures sensibles. Mais sans bloquer pour autant les travaux légitimes de recherche et de correction de failles, de débug ou de formation. OpenAI ajoute que certaines activités peuvent entraîner une vérification au niveau du compte, pour distinguer un usage défensif licite d’un comportement malveillant répété.

« Lors d’évaluations portant sur Chromium et Firefox, [GPT-5.6 Sol] a identifié des bugs et des éléments pouvant servir à construire un exploit, mais il n’a pas été capable de produire seul une chaîne d’exploitation complète et fonctionnelle dans les conditions testées. »

OpenAI insiste tout particulièrement sur le travail mené pour contrer les tentatives de jailbreak, qui poussent les modèles à contourner leurs mesures de sécurité. Plus de 700 000 heures de calcul (en équivalent GPU A100) ont été consacrées à du red teaming automatisé : les propres modèles d’OpenAI ont tenté de chercher des failles dans les garde-fous.

Il s’agissait de détecter des jailbreaks « universels » qui peuvent fonctionner dans toute sorte de contextes, pas uniquement sur une requête précise. Des experts humains sont également mobilisés, et les tests se poursuivent durant la phase d’aperçu. Les premiers testeurs pourront d’ailleurs buter sur des restrictions qui bloqueront ou refuseront certaines demandes. D’autres requêtes prendront davantage de temps de traitement, afin de procéder à des examens de sécurité supplémentaires.

Tokens raisonnables

Les tarifs intéresseront les entreprises qui font bûcher les agents IA pour produire du code et qui voient les factures s’alourdir invariablement. La grille des prix de GPT-5.6 est la suivante :

  • GPT-5.6 Sol : 5 $/1 million de tokens en entrée ; 30 $/1M en sortie ;
  • GPT-5.6 Terra : 2,50 $/1M en entrée ; 15 $/1M en sortie ;
  • GPT-5.6 Luna : 1 $/1M en entrée ; 6 $/1M en sortie.

Sol a ceci d’intéressant que ses tarifs sont identiques à ceux de GPT-5.5. Quant à Terra, ils sont tout simplement deux fois moins chers, pour des performances annoncées comme similaires. Un caillou dans le jardin d’Anthropic, dont les derniers modèles se montrent très gourmands.

OpenAI ajoute que GPT-5.6 Sol pourra tourner sur l’infrastructure Cerebras avec une vitesse pouvant atteindre 750 tokens par seconde. De quoi offrir des temps de réponses beaucoup plus rapides pour les clients professionnels exigeants disposant des ressources financières nécessaires.

GPT-5.6 améliore aussi le « cache de requêtes », un mécanisme présent depuis octobre 2024 chez OpenAI qui permet de réduire les coûts quand un développeur réutilise plusieurs fois le même contexte dans ses requêtes. Le nouveau modèle conserve les éléments réutilisables d’une requête pendant au moins 30 minutes ; l’écriture dans le cache coûte 1,25 fois plus cher, mais la lecture (la réutilisation) bénéfice de 90 % de remise. C’était 50 % au lancement de cette fonction. Par ailleurs, les développeurs pourront mieux découper leurs prompts pour choisir les parties à garder en cache et à réutiliser ensuite.

[MàJ] OpenAI lance vraiment GPT-5.6 Sol, Terra et Luna

9 juillet 2026 à 17:23
GPT-5.6 derrière un cordon de sécurité
[MàJ] OpenAI lance vraiment GPT-5.6 Sol, Terra et Luna

Sol, Terra et Luna : les trois versions de GPT-5.6 sont maintenant disponibles, après quelques semaines de purgatoire à la Maison Blanche.

Mise à jour, 9/07 — Après quelques semaines en accès limité, GPT-5.6 a reçu le feu vert de l’administration Trump pour être lancé auprès du grand public.

Article original, 26/06 — GPT-5.6 est finalement disponible, deux mois après la précédente version du grand modèle de langage d’OpenAI. Enfin, disponible… façon de parler. En vertu d’un décret du président Trump, l’entreprise limite le déploiement à quelques organisations et entreprises triées sur le volet. Le labo IA espère pouvoir distribuer le modèle aussi largement que possible « dans les prochaines semaines ».

Une situation loin d’être idéale et qui ne fait pas les affaires d’OpenAI. « Nous ne pensons pas que ce type de processus d’accès gouvernemental doive devenir la norme à long terme », écrit la société. « Il prive des meilleurs outils les utilisateurs, les développeurs, les entreprises, les défenseurs en cybersécurité et les partenaires internationaux qui en ont besoin », ajoute-t-elle. OpenAI dit continuer de travailler avec l’administration Trump pour améliorer le cadre prévu du décret présidentiel sur la cybersécurité.

GPT-5.6 : un modèle à voir de loin

Dont acte, il faudra donc se contenter de GPT-5.5 pendant quelques temps avant de pouvoir juger de son successeur sur pièces. Ou plutôt, de ses successeurs car OpenAI a opté pour trois versions de son modèle :

  • GPT-5.6 Sol est présenté comme le modèle le plus puissant du lot. OpenAI assure qu’il est le plus calé pour les tâches les plus complexes, comme le code, les raisonnements longs, la biologie, la cybersécurité et les usages agentiques. Sol reçoit également les garde-fous les plus costauds (on va y revenir).
  • GPT-5.6 Terra est le modèle intermédiaire, pensé pour les usages quotidiens avec un équilibre entre performances et coûts. Ses performances devraient le mettre au niveau de GPT-5.5, tout en étant deux fois moins cher, promet OpenAI.
  • GPT-5.6 Luna est le modèle rapide et abordable de la gamme. Il se destine aux usages où la vitesse et le prix comptent davantage que les performances brutes.

On pourra voir dans cette gamme un certain alignement avec Anthropic et ses modèles Haiku, Sonnet et Opus.

Deux modes de consommation sont proposées : « max », qui donne à GPT-5.6 Sol davantage de temps pour raisonner sur des tâches complexes. Et « ultra », qui mobilise plusieurs agents capables de travailler en parallèle sur des tâches plus lourdes.

GPT-5.6 Sol se veut donc particulièrement performant sur les tâches liées au code. Sur le benchmark Terminal‑Bench 2.1, les versions standard et Ultra affichent des scores légèrement supérieurs à celles de Mythos 5. Mais OpenAI insiste surtout sur les capacités du modèle pour la cybersécurité (recherche de vulnérabilités et leur exploitation). Sol rivalise avec Mythos Preview sur ExploitBench, en n’utilisant qu’un tiers des tokens en sortie.

La sécurité en bandoulière

Ces super-pouvoirs sont sévèrement encadrés, tient à rassurer OpenAI. Toute la chaîne de sécurité autour de GPT-5.6 Sol a été renforcée, avec des garde-fous directement entraînés dans le modèle, des systèmes de détection en temps réel, des contrôles au niveau des comptes et un accès différencié en fonction des usages.

Il s’agit de compliquer la vie des pirates qui voudraient exploiter ces capacités pour pénétrer par effraction dans des infrastructures sensibles. Mais sans bloquer pour autant les travaux légitimes de recherche et de correction de failles, de débug ou de formation. OpenAI ajoute que certaines activités peuvent entraîner une vérification au niveau du compte, pour distinguer un usage défensif licite d’un comportement malveillant répété.

« Lors d’évaluations portant sur Chromium et Firefox, [GPT-5.6 Sol] a identifié des bugs et des éléments pouvant servir à construire un exploit, mais il n’a pas été capable de produire seul une chaîne d’exploitation complète et fonctionnelle dans les conditions testées. »

OpenAI insiste tout particulièrement sur le travail mené pour contrer les tentatives de jailbreak, qui poussent les modèles à contourner leurs mesures de sécurité. Plus de 700 000 heures de calcul (en équivalent GPU A100) ont été consacrées à du red teaming automatisé : les propres modèles d’OpenAI ont tenté de chercher des failles dans les garde-fous.

Il s’agissait de détecter des jailbreaks « universels » qui peuvent fonctionner dans toute sorte de contextes, pas uniquement sur une requête précise. Des experts humains sont également mobilisés, et les tests se poursuivent durant la phase d’aperçu. Les premiers testeurs pourront d’ailleurs buter sur des restrictions qui bloqueront ou refuseront certaines demandes. D’autres requêtes prendront davantage de temps de traitement, afin de procéder à des examens de sécurité supplémentaires.

Tokens raisonnables

Les tarifs intéresseront les entreprises qui font bûcher les agents IA pour produire du code et qui voient les factures s’alourdir invariablement. La grille des prix de GPT-5.6 est la suivante :

  • GPT-5.6 Sol : 5 $/1 million de tokens en entrée ; 30 $/1M en sortie ;
  • GPT-5.6 Terra : 2,50 $/1M en entrée ; 15 $/1M en sortie ;
  • GPT-5.6 Luna : 1 $/1M en entrée ; 6 $/1M en sortie.

Sol a ceci d’intéressant que ses tarifs sont identiques à ceux de GPT-5.5. Quant à Terra, ils sont tout simplement deux fois moins chers, pour des performances annoncées comme similaires. Un caillou dans le jardin d’Anthropic, dont les derniers modèles se montrent très gourmands.

OpenAI ajoute que GPT-5.6 Sol pourra tourner sur l’infrastructure Cerebras avec une vitesse pouvant atteindre 750 tokens par seconde. De quoi offrir des temps de réponses beaucoup plus rapides pour les clients professionnels exigeants disposant des ressources financières nécessaires.

GPT-5.6 améliore aussi le « cache de requêtes », un mécanisme présent depuis octobre 2024 chez OpenAI qui permet de réduire les coûts quand un développeur réutilise plusieurs fois le même contexte dans ses requêtes. Le nouveau modèle conserve les éléments réutilisables d’une requête pendant au moins 30 minutes ; l’écriture dans le cache coûte 1,25 fois plus cher, mais la lecture (la réutilisation) bénéfice de 90 % de remise. C’était 50 % au lancement de cette fonction. Par ailleurs, les développeurs pourront mieux découper leurs prompts pour choisir les parties à garder en cache et à réutiliser ensuite.

Microsoft prolonge l'ESU de Windows 10 jusqu’en octobre 2027

Depuis le 14 octobre 2025, Windows 10 ne bénéficie plus de mises à jour de fonctionnalités. Néanmoins, face à la pression, Microsoft avait concédé le support de sécurité jusqu’en octobre 2026 via son programme ESU (Extended Security Updates) — programme de mises à jour de sécurité étendues pour le grand public, en français... [Tout lire]

LIAN LI B4 mATX : du Micro ATX dans de l'ITX

26 juin 2026 à 13:07
Ce jour, nous nous posons un peu avec un tout petit boitier, à savoir le B4 mATX de LIAN LI. Un boitier tout petit petit qui mesure seulement 407 x 191 x 207.5 mm, qui offre 21.3 l de volume interne, mais qui permettra tout de même d'embarquer du gros, du lourd, avec une carte mère Micro ATX, une CG de 358 mm de longueur en 4 slots et même un AIO Watercooling de 360 mm si on le désire. Un boitier qui se veut donc ultra-compact, mais aussi ultra-logeable. Proposé à partir de 69.90 euros en version mesh et à partir de 84.90 euros en version Nathalie Wood, ce B4 mATX est il un bon élément pour tes composants ? Réponse dans ces quelques pages.

Apple et Microsoft augmentent fortement les prix de leurs produits

quelques heures d’intervalle, les deux géants ont officialisé une nouvelle révision à la hausse de leurs tarifs. Dans un cas comme dans l’autre, la justification est l’envolée des prix des puces de mémoire et de stockage... [Tout lire]
Reçu — 25 juin 2026 Actualités numériques

X870E Aorus Infinity Next : dans les entrailles de la carte mère la plus folle de Gigabyte

25 juin 2026 à 14:43
Lors du Computex 2026, Gigabyte a profité du 40e anniversaire de la marque pour présenter la famille Aorus Infinity, avec plusieurs produits autour des cartes mères, des cartes graphiques et des composants PC. Dans cette série, la X870E Aorus Infinity Next occupe une place à part. Il s’agit d’une carte mère AM5 en X870E, pensée autour de deux choix techniques très visibles : un refroidissement largement réalisé en métal imprimé en 3D et un étage d’alimentation annoncé à 64 phases pour un courant total de 5120 A. Le discours de Gigabyte est très chargé, avec des références à l’aérospatial, aux datacenters et à ce que la marque appelle « Low Earth Orbit », mais ce qui nous intéresse ici est surtout de rentrer dans le détail de cette structure thermique et de cet étage d’alimentation, pour comprendre ce que la carte apporte réellement derrière les chiffres annoncés. L’intérêt de cette carte vient d’abord de sa manière de concentrer plusieurs technologies rarement réunies à ce niveau sur une carte mère grand public. Gigabyte met en avant une structure AI Gyroid, une surface d’échange annoncée en hausse de 44 %, une chambre à vapeur imprimée en 3D, une backplate métallique en structure honeycomb et un VRM reposant sur des cellules très intégrées. La X870E Aorus Infinity Next mérite donc d’être regardée plus en profondeur que ce que donne à voir son apparence spectaculaire, pour comprendre comment Gigabyte justifie ses chiffres les plus impressionnants, notamment les fameuses 64 phases et les 5120 A annoncés.
Reçu — 24 juin 2026 Actualités numériques

SteamOS : Valve vise les GPU Nvidia et le dual boot

Dans les commentaires de l'article consacré à la commercialisation de la Steam Machine, deux d'entre vous, le Ragoteur sans valve embusqué et Un champion du monde embusqué, ont manifesté leur intérêt pour un SteamOS compatible avec le matos NVIDIA. Dans une interview accordée à The Verge, Pierre-Loup Griffais, une figure bien connue de Valve, a indiqué que son équipe « collaborait très étroitement avec NVIDIA » afin d'assurer la prise en charge des GeForce par SteamOS... [Tout lire]
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