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Reçu — 30 septembre 2026 ⏭ Actualités numériques

Framework pousse son Desktop vers le Ryzen AI Max+ Pro 495 et 192 Go de mémoire

30 septembre 2026 à 16:20

Mise à jour : Le MiniPC Framework Desktop en version Ryzen AI Max+ Pro 495 avec 192 Go de mémoire vive vient d’ouvrir ses précommandes. Deux solutions s’offrent à vous pour l’acquérir. Le modèle « DIY Edition » à monter vous-même y est proposé à 7 659€. À ce prix, il faudra donc de l’huile de coude mais également un stockage, celui-ci n’est pas compris. L’autre option est le modèle « pre-built » avec un Windows 11 ou une Fedora 44 KDE Plasma installés sur un SSD de 2 To. Là vous partez sur un 8 739€ bien tassé. L’expédition est prévue pour… novembre.

Billet original du 23/07/2026 : Vous reconnaissez le MiniPC Framework Desktop avec sa façade modulaire et son gabarit de 4.5 litres. L’engin a été lancé en février 2025 avec la première génération de processeurs Strix Halo. Les fameux Ryzen AI Max+ Pro 395 secondés par un maximum de mémoire vive.

Desktop

En 2026, AMD lance le Ryzen AI Max+ Pro 495, une version améliorée du 395 avec quelques poussées de performances assez marginales. La structure est identique avec toujours une architecture Zen 5 développée sur 16 Coeurs et 32 Threads et le circuit graphique Radeon 8065S. Les fréquences ont été très légèrement optimisées de 100 MHz et cela se ressent avec des performances qui ne décollent que très marginalement de l’offre 395…

Mais alors pourquoi passer le Framework Desktop en Ryzen AI Max+ Pro 495 ? Parce que la vraie nouveauté de cette puce est dans l’explosion de sa capacité de gestion mémoire. Si le 395 est capable de manger 128 Go de LPDDR5X au petit-déjeuner, le 495 peut avaler jusqu’à 192 Go de RAM. Un « détail » qui va permettre d’avaler tout cru des LLM beaucoup plus larges pour une exploitation d’IA locale.

Le Framework Desktop à son lancement en février 2025

Le Framework Desktop à son lancement en février 2025

Il sera donc possible de commander cette nouvelle version du Desktop avec 192 Go de LPDDR5X en échange, bien entendu, d’une jolie somme. La marque n’a pas précisé de prix pour le moment, mais elle n’a pas cessé d’augmenter les tarifs de ses engins au fil des mois pour faire face à la hausse des composants. La version 395+ 128 Go est ainsi passée de 2000$ en début d’année 2025 pour son lancement à 3449$ aujourd’hui.

Le Framework Desktop aujourd'hui

Le Framework Desktop aujourd’hui

L’exemple du Framework Desktop montre que le marché s’auto-sabote

Le marché local fait donc lui aussi le pari de la mémoire vive et assèche également l’offre de mémoire dont il dispose. Non pas que ce soit le plus gourmand par rapport à la production actuelle. Les centres de données IA sont beaucoup, beaucoup plus demandeurs. Mais des engins de ce type participent à creuser la propre tombe du secteur. Le volume des ventes de Framework sur cette machine doit être marginal par rapport aux Top 10 des fabricants de PC… mais la majorité de ces fabricants vont ou ont déjà emboîté le pas de la même stratégie. 

Paradoxalement, alors que la mémoire vive est à son tarif le plus haut, les engins de ce type se vendent beaucoup moins bien avec peu de mémoire. C’est finalement assez logique, l’offre PC est très onéreuse en ce moment et acheter un engin avec 32 Go ne résoudra rien de spécial niveau usage par rapport à un engin de la génération précédente. Par contre, la même machine avec 128 ou, désormais, 192 Go de mémoire vive, est beaucoup plus intéressante puisqu’elle ouvre les portes d’une exploitation d’IA locale. Avec 128 Go vous pouvez construire 8 machines équipées de 16 Go, avec 192 Go ce sont 12 machines qui peuvent sortir d’un atelier de montage. Autrement dit, l’augmentation des capacités de gestion de la mémoire vive du Ryzen AI Max+ Pro 495 va encore plus limiter la production de PC globale.

Par ces nouveaux usages, l’IA étouffe littéralement à petit feu le marché d’un PC personnel classique. Le fait que les sociétés qui font ce marché foncent dans ce déploiement spécifique est totalement compréhensible, mais cela va tendre encore plus fortement les stocks. Et, par effet rebond, pousser encore plus les prix à la hausse. Un effet dont se plaint en permanence Framework puisque cela affecte son secteur d’activité principal par la hausse constante des prix. La dernière mise à jour de leur blog à ce sujet date… d’hier.

Et oui, le serpent se mord la queue.

Framework pousse son Desktop vers le Ryzen AI Max+ Pro 495 et 192 Go de mémoire © MiniMachines.net. 2026

Honor Life E Ink e-reader S3 : une nouvelle miniliseuse sur le marché

30 septembre 2026 à 14:44

Avec une diagonale de 3.68 pouces, la Honor Life E Ink e-reader S3 se positionne sur un segment de plus en plus encombré. Après Xteink qui multiplie les modèles, après la PocketBook Q, la Boox Picco et le reTerminal Sticky, c’est donc à un géant de l’électronique de se positionner sur ce segment.

Honor Life E Ink e-reader S3

Il faut dire que la recette est assez simple. Un écran e-Ink compact, un SoC minimaliste et très peu de mémoire suffisent à proposer un engin viable. Si on n’a pas le détail de tous les éléments que cette Honor Life E Ink e-reader S3 proposera, le nom laisse supposer l’emploi d’une solution Espressif assez classique. D’ailleurs le résultat le plus visible de cette simplicité se traduit par le prix attendu pour ce modèle. On parle de 359 yuans environ sur le marché local chinois, soit quelque chose comme 47€ HT.

Honor Life E Ink e-reader S3

Les fondamentaux ne sont pas tout à fait les mêmes que pour les autres miniliseuses : on retrouve un écran de petite diagonale mais entouré d’un seul bouton physique éventuellement programmable pour tourner les pages en plus d’un écran tactile. La dalle mesure 3.68 pouces et sa densité de pixels monte à 259 ppp. Il n’est pas précisé si cet écran propose un éclairage frontal. On note par contre que la surface supérieure de l’objet est totalement recouverte d’une surface en verre sans relief, ce qui laisse entendre une technologie capacitive et la possibilité d’une gestuelle de contrôle. 

La Honor Life E Ink e-reader S3 proposera un contrôle tactile

Le gros point fort de ces engins est de pouvoir les sortir d’une poche en une seconde et de les allumer en une autre seconde. Je me suis surpris plus d’une fois à passer en mode lecture en reprenant un roman en, littéralement, 5 secondes. Mais l’autre point important du format est la possibilité de le piloter à une seule main. Et cela ne semble pas être totalement le cas ici. L’écran tactile promet une possibilité de tourner la page en touchant n’importe quelle zone de l’écran en mode lecture. Mais cet usage est beaucoup moins agréable qu’un bouton en pratique. S’accrocher à un anneau de bus d’une main et tenir sa miniliseuse de l’autre est un scénario classique. On va uniquement chercher à appuyer sur un bouton avec la main qui tient l’appareil, ce qui permet une manipulation simple. Une manipulation ne nécessitant pas de lâcher prise pour garder son équilibre. Demander à toucher l’écran est à mon sens une erreur de compréhension du format.

Un bouton de fonction est situé à gauche de l’écran, mais sans précision sur son usage. Il permettra sans doute de tourner une page et peut-être, en appuyant longtemps, de revenir en arrière. Si tel n’est pas le cas, c’est un gros problème pour moi sur ce modèle. A noter par ailleurs la présence d’un petit micro intégré, ce qui suggère la possibilité d’enregistrer des mémos vocaux ou d’autres usages du genre.

Un lecteur de cartes MicrosDXC compatible avec des solutions de 1 To sera proposé et le système d’exploitation permettra de lire tout  type de documents classiques ; TXT, EPUB, PDF, MOBI, DOC et DOCx. le système semble totalement propriétaire et il n’est donc pas évident que des outils comme Crosspoint puissent y être déployés. La Honor Life E Ink e-reader S3 aurait pourtant tout à y gagner car cela ouvrirait la porte à des développements secondaires proposant une meilleure prise en charge technique, notamment dans de nouvelles langues.

Honor Life E Ink e-reader S3

L’objet est donné comme pesant 61 grammes pour 5.6 mm d’épaisseur. Avec 10.06 cm de haut et 6.64 cm de large, il proposera une batterie de 650 mAh et un module sans fil Wi-Fi6. La recharge se fera en USB Type-C très classique et l’engin proposera 30 heures de lecture continue d’après la marque. Une accroche magnétique est présente au dos de ce modèle pour, comme les autres, s’accrocher au dos d’un smartphone compatible.

Dans tous les cas, l’arrivée d’un nouvel acteur sur ce marché particulier est une bonne nouvelle. Le succès de Xteink semble avoir ouvert bien des appétits.

Honor Life E Ink e-reader S3 : une nouvelle miniliseuse sur le marché © MiniMachines.net. 2026

Google tire le tapis sous les pieds des Chromebooks

30 septembre 2026 à 13:02

Les Chromebooks sont en sursis. En 2034, Google arrêtera ses mises à jour et, par voie de conséquence, tout usage serein de ces engins. Continuer à utiliser un engin basé sur le Cloud, vendu à des millions d’exemplaires sans une sécurité à toute épreuve, est évidemment problématique. Si la date est lointaine et les 8 années qui nous séparent de celle-ci sont suffisamment longues pour anticiper de nouvelles solutions, cela revient de facto à la mort immédiate du format. C’est précisément sur cela que compte le moteur de recherche qui veut mettre en avant ses Googlebooks.

Lenovo Chromebook 14

Lenovo Chromebook 14

La date d’arrêt des mises à jour de ChromeOS a été décidée pour le troisième trimestre 2034. L’idée pour Google est de basculer les utilisateurs de Chrome OS vers Googlebook OS. Attention, ChromeOS a toujours été très clair sur le fait que la durée de support promise de dix années commençait lors de la mise sur le marché des machines et non pas à la date de vente de celles-ci. La majorité des modèles proposés aujourd’hui datent du lancement de la gamme Chromebook Plus en 2023 et sont donc déjà réduits à une garantie courant jusqu’en 2033… Beaucoup de modèles vendus aujourd’hui ne perdent donc rien en termes de support. Par contre, les modèles les plus récents ou les éventuels modèles commercialisés dans le futur – Google a promis qu’ils existeraient.… – ne tiendront pas cette promesse des dix années de  support.

Lenovo GoogleBook 15

Lenovo GoogleBook 15

Pourquoi abandonner les Chromebooks et Chrome OS ?

On se doute qu’avec cette annonce publique d’une date de fin de support, la marque vient de lâcher le couperet d’une mort annoncée. Il mettra certes 8 ans à finir sa course, mais dans l’esprit du grand public comme des administrateurs, la projection du résultat est évidente. Chrome OS est mort, il faut lui trouver un substitut.

L’objectif est simple pour Google. L’abandon de ChromeOS a déjà débuté et les entreprises et éditeurs partenaires de cet écosystème se sont déjà tournés vers les Googlebooks. Multiplier les systèmes et les développements est financièrement épuisant en plus d’avoir un impact sur la lisibilité de la marque pour le public. Recentrer son activité autour d’Android et Googlebook OS est donc plus profitable et efficace. Sans même compter le mouvement nécessaire que doit opérer Google vers l’IA Gemini pour ne pas perdre le secteur de la recherche en ligne.

Des méthodes de transition de Chrome OS vers le nouveau système sont à l’étude même si on peut s’attendre à de nombreuses déconvenues. Parmi les points communs des machines annoncées sous Googlebook OS on peut noter des évidences : beaucoup de mémoire vive, un stockage conséquent, des écrans très haute définition et des processeurs performants. Des éléments qui semblent absolument indispensables pour profiter des fonctionnalités promises par la nouvelle gamme.

La gamme « Chromebook Plus » elle-même annoncée en 2023 ne colle pas avec ces impératifs. Elle préconisait un écran FullHD comme minimum technique, par exemple. Mais avec une fonction qui permet d’afficher l’écran de votre smartphone sur votre Googlebook, cette définition parait fort légère. La mémoire vive préconisée était de 8 Go minimum et le stockage de 128 Go. Moitié de ce que tous les modèles de Googlebooks ont présenté il y a quelques jours. Même constat pour la puissance de calcul. Il y a trois ans, il n’était pas encore question de NPU dans les engins grand public et les puces mises en avant datent donc déjà beaucoup. On parle désormais de processeurs Intel Core Ultra et de Qualcomm Snapdragon X Elite, un tout autre monde.

Chromebooks

Certains modèles, comme le Lenovo Chromebook 14 lancé l’année dernière qui illustre le début de ce billet, pourront prétendre à cette mise à jour. Il s’agit d’un modèle très haut de gamme pour ce marché spécifique : avec un SoC Mediatek Kompanio Ultra 910 pensé pour ChromeOS, 16 Go de mémoire vive et 256 Go de stockage, il propose un écran en 1920 par 1200 pixels. C’est également un engin à 999€ soit à peu de chose près le prix d’un Googlebook. Ce modèle est donc susceptible de basculer vers la nouvelle formule de Google… mais sans spécialement faire de cadeau à son utilisateur.

Autre questionnement, le prix d’un éventuel basculement vers le nouveau système. Si l’accès au nouveau système est incertain matériellement, il sera également possiblement payant, notamment en termes de services. Ce qui ne ravira sans doute pas l’utilisateur moyen. Le risque étant, comme avec les smartphones, que les développeurs abandonnent peu à peu le terrain de Chrome OS.

D’ici 2034 le scénario le plus probable est celui que l’on connaît bien avec les vieilles versions d’Android. Des mises à jour des outils qui ne veulent plus fonctionner sur les systèmes les plus anciens. Que seuls les smartphones récents et les Googlebooks reçoivent les dernières fonctionnalités techniques et que, petit à petit, les engins sous Chrome OS soient délaissés par tout le monde : Google, constructeurs et développeurs.

Il est fort possible que dans huit ans plus personne n’utilise encore un engin sous ChromeOS. Non pas par manque de mises à jour de sécurité, mais pour la simple et bonne raison que plus rien ne sera réellement exploitable avec ces machines d’ici quelques années.

Naissance des Googlebooks et questions autour de Gemini

Google tire le tapis sous les pieds des Chromebooks © MiniMachines.net. 2026

Ugreen Nexode 130W : la batterie 20 000 mAh en promo

30 septembre 2026 à 11:36

Mise à jour : La batterie Ugreen Nexode 130W est proposée à 54.14€ sur Amazon. C’est le meilleur tarif recensé pour cette batterie depuis mon test ci-dessous. Je suis toujours très satisfait de ce modèle.

Voir l’offre sur Amazon

La Ugreen Nexode 130W est une batterie qui trace une voie alternative à l’offre majoritaire en termes de recharge mobile. Alors que beaucoup de marques ont essayé de suivre le mouvement imposé par les batteries entrée de gamme, Ugreen a choisi une autre solution.

Il y a quelques années en arrière, quand on recherchait une batterie mobile, quelques marques se battaient entre elles avec de bons produits. C’était cher mais c’était généralement correct en termes de qualité, de suivi, de spécifications et de garantie. Et puis il y a eu les premières batteries moins chères qui ont commencé à casser les prix. Je me souviens notamment des premières batteries en aluminium anodisé de Xiaomi, des modèles 10 000 mAh qui présentaient alors le meilleur rapport qualité-prix possible. De bonne qualité, proposant une vraie capacité élevée, bien finies et sécurisées, elles ont totalement envahi le marché avec un tarif qui divisait par deux  ou trois celui des concurrents. À 15€ pièce, elles ont eu de grosses répercussions sur l’ensemble du secteur.

Devant le succès de ces batteries Xiaomi, une foule de concurrents s’est demandé s’il n’y avait pas là moyen de se faire facilement un peu d’argent. Outre les filous qui se sont mis à fabriquer des fausses batteries Xiaomi, des dizaines de marques se sont engouffrées dans ce nouveau secteur. Proposant des modèles de tous types et parfois sans aucune compétence plus sérieuse que « j’emballe des cellules noname dans une boite en plastique ». Sont ainsi apparues des batteries de 5, 10, 15, 20, 25 et même 30 000 mAh annoncés qui n’avaient en réalité aucune capacité de plus que la batterie de base des débuts. Des tonnes de produits aux marques délirantes ont trouvé leur voie sur les places de marché. Un grand classique désormais puisque chaque produit qui se vend pas trop mal lève une armée de clones noname.

Ugreen Nexode 130W

Ugreen Nexode 130W

Quelques pièces de ma collection de batteries

Le véritable problème est venu dans un second temps. Lorsque les constructeurs identifiés jusqu’alors comme « corrects » sur ce marché particulier ont subi l’impact de cette concurrence. Face à des produits estampillés 20 000 mAh à 19€, ils avaient du mal à vendre des batteries réellement 10 000 mAh à 29€. Certains se sont mis à lancer eux aussi des produits de plus ou moins bonne facture. Avec parfois le même design que les batteries entrée de gamme sur lesquelles ils ne collaient alors plus que leur nom. La solution ainsi trouvée a été de lutter contre le feu par le feu. En cassant les prix d’un côté tout en annonçant toujours plus de l’autre. Le tarif moyen d’une batterie de 10 000 mAh est passé de 30€ à 15€ avec Xiaomi puis très rapidement à moins de 10€ avec le noname.

Des batteries entrée de gamme qui n’avaient souvent alors plus aucun garde-fou de sécurité et une capacité réelle largement inférieure aux promesses de leur étiquette. Trouver un produit correct est alors devenu problématique. Avec une perte de repères totale dans l’offre, il est devenu très compliqué de se baser sur le tarif au mAh pour se faire une idée. Il reste quelques marques de qualité qui sortent du lot pour tenter d’y voir clair, mais c’est au prix d’un examen au cas par cas de chaque modèle.

Ugreen – et quelques autres marques – ont choisi une autre voie sur ce marché. Non pas de tout sacrifier pour le prix mais, au contraire, de lancer des produits proposant de nouveaux services. Quitte à se distinguer également par le tarif. Il faut reconnaitre que des normalisations comme le Power Delivery ou le Quick Charge de Qualcomm ont permis de faire du ménage dans l’offre, mais il reste encore beaucoup de sous-produits vendus sur les places de marché.

Ugreen Nexode 130W : papa c’est quoi cette brique de milliampères ?

La batterie Ugreen Nexode 130W a beau être conforme avec les recommandations aviation pour pouvoir voyager avec vous dans les cieux, elle n’en est pas moins imposante. Avec 13.1 cm de haut sur 5.4 cm de large et 5.1 cm de profondeur, c’est un petit totem qui ne se fait pas oublier dans une poche de veste. L’objet pèse un très joli 480 grammes et se sent donc autant si ce n’est plus qu’un chargeur d’ordinateur. Mais il n’y a pas de miracles, ceux qui vous promettent des dizaines de milliers de mAh dans un format minuscule se moquent autant de la physique que de leurs clients.

L’offre est assez complète avec la batterie bien entendu, un câble USB Type-C vers USB Type-C, une pochette en tissu et diverses documentations.

L’ensemble est de qualité avec un câble de 50 cm qui peut encaisser jusqu’à 60 watts sans broncher. Et une pochette solide pour l’usage qui en est fait, c’est à dire de balader la batterie avec son câble sans la rayer.

La documentation est multilangue, étalée sur une grande feuille pliée en accordéon. Ce n’est pas la formule la plus pratique à l’usage, le contraste est faible et la lisibilité n’est pas terrible. C’est souvent le cas avec ce genre d’appareil et c’est bien dommage, d’autant que les fonctions sont nombreuses et qu’aucun QR Code n’est fourni pour allez trouver une documentation en ligne plus complète.

Ici, on se retrouve donc avec une petite brique en ABS moulé, dont l’ensemble de la coque est solidement soudée, percée d’un seul côté par sa connectique et présentant une surface brillante qui cache un petit écran TFT. La batterie tient très bien debout mais elle dispose également de deux pieds en caoutchouc qui la traversent pour la positionner à plat. Cela permet de la maintenir pour ne pas qu’elle glisse ou soit emportée par un câble.

Le bloc est sobre, doux au toucher et agréable à prendre en main. Mais malheureusement son poids et sa taille n’en font vraiment pas un modèle de poche. Autant j’arrive à glisser une batterie plus longue mais moins épaisse dans une poche de pantalon, autant la Ugreen ne m’a accompagné qu’avec un bagage. Ce n’est pas un énorme problème puisque je choisis des sacs proposant justement un passe-câble pour laisser une batterie à l’intérieur et avoir la possibilité de recharger divers appareils facilement.

La Ugreen Nexode 130W propose 20 000 mAh en 72 Wh avec une capacité de charge maximale de 100W en Power Delivery et jusqu’à 30 W en plus sur un port secondaire. La connectique propose ainsi deux ports USB Type-C et un port USB Type-A. À noter que le colis ne propose rien d’autre que la batterie et un câble à double connectique USB Type-C suffisamment blindé pour pouvoir charger la batterie à son maximum, en 65 watts. Un petit sachet de transport est livré mais malheureusement aucun chargeur adapté à une charge rapide de la batterie n’est fourni. C’est logique, ces appareils spécifiques coûtent assez cher et Ugreen les vend à part. Il faudra donc utiliser un de vos propres chargeurs pour faire le plein et si possible, une solution Power Delivery performante car la recharge peut être lente avec un modèle classique de quelques watts seulement.

1 : USB Type-C Entrée 65 Watts max et sortie 100 Watts Max
2 : USB Type-C, sortie 30 Watts Max 
3 : USB Type-A, sortie 22.5 Watts Max

La construction de la batterie est simple : le premier port USB Type-C sert de port de recharge et de sortie 100W. C’est ce port qui servira à recharger la Nexode et à alimenter les machines les plus gourmandes. Le second port USB Type-C au-dessus proposera une alimentation jusqu’à 30W plus classique. Le port USB Type-A offrira quant à lui un plus classique 22.5W au maximum. Les 130W annoncés sont donc la combinaison des 100 et 30W des deux ports USB Type-C. Rien d’anormal là-dedans, Ugreen précise d’ailleurs directement sur la boite de la batterie le maximum de 100W de charge maximale sur un seul port.

Sur le côté de l’appareil, un bouton permet de naviguer entre les menus de l’écran TFT. Ce dernier n’est pas d’une très forte définition et sa luminosité reste trop faible pour un usage tout le temps pratique en extérieur. C’est néanmoins un indicateur complet des interactions de l’engin avec les éléments externes. Ce qui s’avère très pratique à l’usage.

La charge est par exemple signalée par une petite animation. Un pourcentage est indiqué avec un flux d’énergie représenté graphiquement au branchement, on retrouve là les codes du smartphone. Cela n’a l’air de rien, mais on sait que l’appareil est en cours de charge immédiatement avec l’indication de pourcentage qui indique où on en est. La batterie se réveille par une simple pression sur son bouton et indique également l’état de charge facilement. L’écran s’éteint petit à petit en baissant la luminosité de l’affichage au bout de quelque temps. 

Cet écran propose un second menu qui indique l’état des lieux en temps réel de l’appareil. A savoir, une petite courbe graphique de données pour les entrées et sorties de chaque port. C’est assez pratique de voir quelle consommation est précisément proposée pour chaque élément connecté. Et évidemment ce que leur délivre votre Nexode.

A ce rythme 

Pratique aussi de voir une sorte de bilan de charge sur l’écran d’accueil avec le pourcentage restant pour votre batterie. Une durée précise en heures et en minutes se met à jour en temps réel et indique également combien de temps va tenir la Ugreen au rythme que vous lui imposez. Ou, comme ci-dessus, combien de temps mettra la batterie à se charger.

Parmi les écrans qui existent dans l’interface et que l’on n’a pas envie de croiser, des éléments de sécurité. La batterie propose un ensemble de capteurs qui mesurent sa température en permanence et qui afficheront un joli symbole de température élevée pour vous faire comprendre qu’elle est en surchauffe. Un autre symbole s’affichera également pour signaler une éventuelle surtension si vous tentez par exemple de la charger par le mauvais port USB Type-C. La protection des appareils rechargés contre toute surintensité sera également de mise ainsi qu’une analyse permanente pour éviter toute surcharge. La Ugreen Nexode 130W saura également se protéger contre une décharge trop importante qui risquerait de l’endommager et gardera ses derniers mAh pour vous indiquer qu’il faut la brancher rapidement au secteur. Évidemment, Ugreen protège également son appareil contre les court-circuits, indique si la température d’usage est trop haute ou trop basse.

De la batterie à l’instrument de mesure improvisé

Elément intéressant pour un utilisateur comme moi qui suis entouré de dizaines de références de produits, la batterie se seconde d’un rôle de contrôle assez étonnant. J’ai bon nombre de chargeurs en tous genres, de tablettes, smartphones, ordinateurs et accessoires en tous genres dont je ne connais pas vraiment les capacités de charge. Et c’est très intéressant de se rendre compte que certains appareils acceptent des capacités de charge plus ou moins élevées que celles que l’on attend. Des ordinateurs portables plus limités qu’attendus ou des accessoires qui acceptent des charges rapides.

L’ensemble des mesures ne peut pas être enregistré mais l’écran TFT est suffisamment lisible pour savoir exactement ce que chaque élément branché sur la Nexode propose. Ce qui est très satisfaisant à l’usage et assez pratique dans certaines conditions.

En haut une charge en 20V pour une Console-PC, en bas une charge lente de casque audio

A l’usage

Deux éléments sont à prendre en compte avec cette batterie. Sa capacité d’une part mais aussi et surtout ses fonctions de charge. La Ugreen Nexode 130W propose deux modes de charge différents. Le premier est classique, il s’agit de dialoguer avec l’objet à charger pour lui procurer la solution la plus rapide qu’il pourra encaisser. Si votre smartphone, votre console ou votre portable est capable d’absorber 15, 30 ou 65 watts ou plus alors la batterie proposera de monter à ce maximum. Cela permet une charge rapide et efficace et c’est ce que l’on demande en général à ce type d’appareil.

De très longs tests de capacités en USB Type-A et Type-C confirment 20 100 mAh réels

Exemple typique, je me sers intensivement de mon smartphone pour photographier, filmer et documenter des choses toute une matinée sur un salon. Je me pose le midi pour manger quelque chose et je branche mon téléphone sur ma batterie Ugreen. L’idée est alors de recharger mon smartphone le plus rapidement possible parce que j’ai d’autres rendez-vous dans l’après midi. La batterie propose ici une charge très rapide, ce qui est un point important pour mon usage. Le fait qu’elle puisse recharger mon smartphone, mon stabilisateur pour filmer et une camera en parallèle est également un bon point. En une demie heure mon smartphone a fait suffisamment le plein, en une heure il est regonflé quasiment à bloc.

En 35 minutes, je recharge une batterie de 8500 mAh d’ordinateur portable de presque moitié. La prise en compte des fonctions de charge rapide est parfaite. Si la suite de la charge est plus lente, c’est assez classique sur ce type de dispositif. Ainsi passer de 30 minutes à une heure de charge ne permettra pas forcément d’atteindre la charge maximale de ces engins. Mais c’est exactement pareil avec un chargeur secteur, le début de la charge est très rapide et se tasse petit à petit pour être plus lent sur la fin. La batterie permet de regonfler à bloc les 4000 mAh de mon smartphone plus de 4 fois sans mordre dans les 15% d’autonomie restante de la Nexode.

Au travail en 40W pour recharger mon bon vieux Xiaomi 12.5 pouces… et tripler son autonomie !

A noter que la batterie permet également une recharge lente. Avec du temps devant soi pour recharger ses appareils plus lentement, on peut activer cette fonction facilement. Je n’ai pas forcément besoin d’une charge rapide en permanence, ma liseuse ou mon chargeur de batteries d’appareil photo non plus. Certains de mes appareils n’apprécient pas ou plus ce type de charge. Pas de problème, une pression de 3 secondes sur le bouton bascule la Nexode en mode charge lente et fait apparaitre un petit signe en haut à gauche de son écran. 

Un vieux et très poussiéreux Raspberry Pi décroché d'un projet obsolète

Un vieux et très poussiéreux Raspberry Pi décroché d’un projet obsolète

Des essais de charge d’autres appareils comme des éclairages, des appareils photo en direct pour des poses longues ou des timelapses, une console PC réclamant un bon 65 watts de Power Delivery fonctionnent sans soucis. Petite déception par contre, la batterie ne fonctionnera pas parfaitement comme un onduleur pour un montage avec une carte de développement. Si elle prend le relais sans problème quand la coupure électrique a lieu, elle a un comportement bizarre à la reprise. La batterie semble réinitialiser la charge en coupant toutes les alimentations sortantes pendant une bonne seconde, avant de reprendre ensuite. Ce qui redémarrera votre carte de développement. Dommage.

Avec un fer à souder USB, la batterie fonctionne sans soucis, offrant une excellente autonomie et une grande portabilité pour des réparations sur le pouce.

Pour finir, un mot sur la recharge de la batterie en elle même. Cela dépendra bien sûr du chargeur utilisé et de ses capacités. Mais avec un chargeur rapide Power Delivery tel que ceux qu’on reçoit avec les ordinateurs portables désormais, la batterie se recharge très rapidement. Entre 3 et 4 heures sont nécessaire pour refaire le plein à 90%. Cela dépend énormément du chargeur employé évidemment mais avec un modèle exploitant le maximum de la capacité de la Nexode, soit 65 watts en entrée, la charge est très rapide.

Le nombre de cycles annoncé par Ugreen parait décevant de prime abord : 1000 cycles garantis à 80% de sa capacité. Cela semble peu mais c’est plutôt assez haut pour un modèle de 20 000 mAh en Lithium Ion. Cela permettra de recharger un smartphone récent entre 3500 et 4000 fois. Un ordinateur portable plus de 1200 fois. Ce qui nous amène à des années d’usage avec une charge quotidienne.

Dans ma poche de jean, pas très pratique ni très discret.

En conclusion

Cette batterie Ugreen Nexode 130W est une très bonne solution. Elle a bien sûr quelques points qui peuvent être problématiques à commencer par un encombrement différent des modèles classiques, plus épaisse que les autres batteries du même genre. Ce sera donc un choix de l’utilisateur entre un modèle plus plat et long et cette solution plus épaisse. Si vous n’avez pas pour habitude de balader votre batterie dans vos poches mais plutôt dans un sac, ce sera un faux problème. Rares sont les modèles de cette capacité à proposer un design réellement ultraportable.

Dans un sac avec un passe câble vers l’extérieur on peut charger et décharger sans soucis.

Le fait de ne pas avoir de chargeur livré avec l’objet est également décevant même si cela devient de plus en plus classique pour de simples raisons de coût. Pour qu’il ait du sens, un chargeur compatible avec la Nexode, se devrait de proposer d’excellentes capacités de charge. Un modèle GaN de type 60 Watts semble être le plus adapté. Mais embarquer un chargeur de ce type alourdirait considérablement la note. L’idée est donc d’exploiter un chargeur que vous possédez déjà. Celui d’un ordinateur portable ou d’un smartphone à charge rapide, par exemple, sera idéal mais tout type de chargeur USB Type-C fera l’affaire.

Pour le reste c’est un sans fautes : la batterie est robuste, propose réellement les 20 000 mAh promis, mise autant sur la sécurité que sur les services proposés et permet surtout de voir précisément ce que l’on recharge et à quelle vitesse on le fait. L’apparition d’un compteur qui indique combien de temps la batterie pourra assurer son service de charge est vraiment utile pour certains usages. C’est, par exemple, extrêmement utile pour utiliser un fer à souder USB ou alimenter un montage Raspberry Pi ou Arduino.

Si la batterie a des côtés gadgets avec des fonctionnalités plus ou moins utiles pour la plupart des utilisateurs, elles sont proposées en plus d’une base de services de qualité. L’écran est clairement un élément dont on peut se passer pour un usage standard de recharge de smartphone, un système de LEDs étant alors aussi efficace. Mais j’apprécie beaucoup de savoir si l’ensemble des éléments que je branche sur la Nexode fonctionnent correctement et le nombre de watts qu’ils peuvent encaisser. La qualité de la construction et la sécurité proposée par la batterie finissent de me convaincre que les euros supplémentaires demandés par la marque ont un sens. On trouve des batteries « 20 000 mAh » noname en ligne a 25€ et certaines sont correctes. Mais aucune ne propose la qualité de ce modèle, ses fonctionnalités et surtout la possibilité de charger en 100 Watts.

La batterie est proposée à 54.14€ sur Amazon

Ugreen Nexode 130W : la batterie 20 000 mAh en promo © MiniMachines.net. 2026

Bon Flan : La liseuse Kindle Colorsoft 16 Go à 164.99€ ?

30 septembre 2026 à 10:51

Avec un écran de 7 pouces de diagonale équipé d’une dalle d’encre numérique couleur, la liseuse Amazon Kindle Colorsoft est proposée à son plus bas prix depuis son lancement. 

Kindle Colorsoft

Elle mesure 12.76 cm de large pour 17.67 cm de haut et 7.8 mm d’épaisseur. Son poids est contenu avec 215 g seulement. Elle permet de stocker énormément d’ouvrages classiques avec ses 16 Go de stockage internes et profite d’une certification IPX8 qui la rendra résistante à la pluie et aux éclaboussures. 

Kindle Colorsoft

La liseuse Kindle Colorsoft promet la lecture de documentation, de romans comme de BDs et de Mangas avec un profil de couleurs moins éclatant qu’un smartphone ou une tablette classique. L’encre numérique est moins contractée évidemment, même si elle s’avère finalement plus efficace en extérieur. L’autonomie annoncée de 8 semaines ne doit, se comprendre qu’à raison d’une demi-heure par jour. Ce qui est plutôt excellent puisque cela suppose 56 jours et donc 28 heures d’autonomie. La recharge se fait en 2.5 heures via un port USB Type-C.

Le débat des limitations de la liseuse en matière de DRM est toujours présent avec une sévère limitation de la gestion des transferts USB par Amazon. Il reste toujours parfaitement possible de lui expédier des livres numériques très facilement par email. Calibre sait également bien gérer les fichiers KFX d’Amazon. A noter également, même si je ne sais pas s’il fonctionne toujours aussi bien, qu’un script existe pour télécharger automatiquement tous les livres numériques achetés sur Amazon.

Voir l’offre Kindle Colorsoft  sur Amazon

 

Bon Flan : La liseuse Kindle Colorsoft 16 Go à 164.99€ 🍮 © MiniMachines.net. 2026

Stratasys fait condamner Bambu Lab aux US : 27.6 millions de dollars contre un peu de plastique

30 septembre 2026 à 10:42

Un tribunal Texan vient de condamner Bambul Lab à verser une coquette somme à l’entreprise de fabrication d’imprimantes 3D Stratasys pour violation de brevets.

Un objet imprimé et sa petite tour de purge au second plan.

Un objet imprimé et sa petite tour de purge au second plan.

En jeu le concept de « tours de purge » inventé par Stratasys selon le fabricant américain. Ces tours sont une solution élégante trouvée pour régler le problème du changement de filament dans une impression 3D. Mettons que vous imprimez un objet avec trois couleurs. À chaque changement de couleur, il faut changer de filament. L’imprimante rétracte donc la couleur précédente et appelle la nouvelle dans la buse en métal qui va la chauffer pour la faire fondre. Mais cette buse en métal contient toujours des résidus de l’ancienne couleur. Pour avoir un résultat net et pas un mélange de couleurs, la solution est simple, il faut « purger » la buse. 

Pour imprimer le petit bateau, il est possible de procéder en éjectant de petits bouts de filament ou d'imprimer la tour au second plan.

Pour imprimer le petit bateau, il est possible de procéder en éjectant de petits bouts de filament ou d’imprimer la tour au second plan.

Cela peut se faire de plusieurs manières et la première trouvée par les fabricants a été de pousser quelques centimètres de filament dans le vide puis d’éjecter ces déchets en dehors du plateau d’impression, en général dans un petit récipient que l’on pose à côté de l’imprimante. Une méthode qui a fait ses preuves mais qui a tendance à générer des déchets foisonnants et pas forcément simples à recycler. Puis sont arrivées les « tours de purge », éléments dont Stratasys réclame la paternité. 

Plus question d’éjecter un petit bout de filament fondu, il s’agit désormais d’imprimer une forme géométrique en hauteur de la taille nécessaire pour extruder suffisamment de filament et faire le ménage au changement de matériau. Cette purge se fait donc en parallèle de l’objet à imprimer et conduit à la construction d’une structure qui rappelle souvent une tour.

Stratasys a déposé un brevet sur le système de tour de purge aux US

Stratasys a déposé un brevet sur le système de tour de purge aux US

Stratasys gagne aux US mais perd en Europe

La plainte déposée par Stratasys a été jugée recevable aux USA et a mené ce 18 septembre au prononcé d’une amende de 27.6 millions de dollars que Bambu Lab devra lui verser… même si le constructeur chinois peut encore faire appel. Le tribunal ayant retenu la volonté de contrefaire intentionnellement ces brevets, la suite des évènements pourrait donner encore plus de fil à retordre pour Bambu. Il est bon de rappeler que la même plainte avait été déposée en Europe mais que Bambu Lab a obtenu l’annulation même de la plainte de Stratasys sur le territoire européen en avril dernier. Une décision pour laquelle Stratasys n’a pas fait appel.

Une collection de tours de purge.

Une collection de tours de purge.

L’amende concerne le préjudice subi par Stratasys à cause de l’emploi des brevets de la marque. Faute d’une solution amiable entre les deux entités, d’autres mesures encore plus dommageables pourraient être prises. On imagine assez bien l’impact d’une interdiction commerciale aux US pour Bambu Lab. Non seulement l’entreprise perdrait un énorme marché, mais les clients ne pourraient sans doute plus se procurer les pièces détachées nécessaires à l’entretien ou la réparation de leurs modèles.

L’impression 3D a débuté autour de technologies libres et partagées entre de nombreux acteurs, permettant à chacun de profiter des avancées des autres. Cette philosophie semble s’être effritée au fur et à mesure que le marché est devenu plus concurrentiel. Difficile de savoir si l’idée de la tour de purge vient réellement de Stratasys ou si la marque a simplement été la première à la breveter, mais la marque peut tout à fait demander des royalties pour son usage aux USA.

Il faudrait alors que Bambu Lab, comme d’autres, s’en acquittent. Ce qui aurait sans doute un impact sur le prix des imprimantes 3D. Si Stratasys demande le blocage de la commercialisation des imprimantes concernées, la poursuite du développement de Bambu Lab sera également difficile. Sans le marché US, la production sera sérieusement amputée d’un de ses plus gros débouchés. Même si les imprimantes continueront sans doute d’être vendues ailleurs, le risque d’une augmentation des prix est plus que probable.

Le logiciel open source OrcaSlicer permet de créer des tours de purge

Le logiciel open source OrcaSlicer permet de créer des tours de purge

L’open source au secours de Bambu Lab

Reste une solution simple et évidente… Et c’est peut-être la morale de cette histoire. Il y a quelques temps, Bambu Lab avait mis en branle ses propres juristes pour empêcher un développeur indépendant de proposer des solutions alternatives aux logiciels et services de la marque. Le retour de flamme a été assez colossal. En cherchant à s’enfermer dans un système de moins en moins ouvert, Bambu Lab se positionnait contre l’open source et cherchait à contrôler toutes les étapes de l’impression dans un tunnel propriétaire.

Pourtant, aujourd’hui la solution open source semble l’évidence. Rien n’empêcherait Bambu Lab de ne plus proposer via son logiciel de pilotage d’imprimante Bambu Studio de réaliser ces fameuses tours de purge. Ce qui rendrait les demandes de Stratasys évidemment caduques. Il suffirait que la marque compte sur les développeurs indépendants pour proposer cette fonctionnalité au travers de logiciels libres comme OrcaSlicer que l’utilisateur final pourrait télécharger sur des serveurs européens. Plus de tour de purge par défaut, plus de problèmes juridiques et un service tout à fait identique une fois le logiciel libre téléchargé.

Stratasys fait condamner Bambu Lab aux US : 27.6 millions de dollars contre un peu de plastique © MiniMachines.net. 2026

Bon Flan : Amazon Fire TV Stick 4K Select à 27.99€?

30 septembre 2026 à 09:02

Amazon Fire TV Stick 4K Select

Amazon Fire TV Stick 4K Select

La clé Amazon Fire TV Stick 4K Select de nouvelle génération est en promo à 27.99€ au lieu de 69.99€. Elle permet de streamer en UltraHD des contenus en ligne depuis Netflix, Prime Video, Disney Plus, Apple TV, HBO Max, Arte, M6+, Molotov mais aussi Twitch et Youtube. C’est un outil vraiment super pratique pour outrepasser les services généralement assez lents des vidéoprojecteurs. La télécommande fournie est ergonomique et plutôt bien construite. Ces nouvelles versions sont désormais sous Vega OS au lieu d’Android. La clé embarque 8 Go de stockage et fonctionne en Wi-Fi5 et Bluetooth 5.0, la télécommande dispose d’une fonction de contrôle vocal. 

Voir l’offre Amazon Fire TV Stick 4K Select sur Amazon

Le modèle Fire HD est également disponible à 25.99€, mais n’affichera qu’en FullHD et pas en 4K. À vous de voir si l’économie de 2€ est intéressante ou non.

Bon Flan : Amazon Fire TV Stick 4K Select à 27.99€🍮 © MiniMachines.net. 2026

Bigme Hibreak Dual 3 : un smartphone double écran original

30 septembre 2026 à 08:57

L’idée du Bigme Hibreak Dual 3 est de proposer à l’utilisateur de son smartphone Android 16 un affichage de 6.13″ Eink couleur assez classique. Un écran pas vraiment fait pour la vidéo ni le jeu, mais qui offre une excellente visibilité en pleine lumière et une meilleure autonomie à l’engin.

Bigme Hibreak Dual 3

Bigme Hibreak Dual 3

Avec une dalle de ce type, la lecture de documents est reposante. Le smartphone propose une prise en charge tactile capacitive classique mais également le pilotage par stylet actif. L’affichage en niveau de gris propose 300 points par pouce et le passage à la couleur divise ce score par deux. Le smartphone est piloté par un SoC ARM Mediatek Dimensity 8300 lancé à la fin de l’année 2023. Il est secondé par 12 à 16 Go de mémoire vive et propose de 256 à 512 Go de stockage par défaut. Complet avec 5G, NFC, charge rapide, capteurs photo 5 et 50 mégapixels, il est compatible avec le Play Store Android.

Bigme Hibreak Dual 3

Mais la grande particularité de cette offre, c’est que le constructeur a ajouté à ce Bigme Hibreak Dual 3 un second écran qui vient se magnétiser au dos de l’appareil pour lui offrir… un écran LCD de 5 pouces LCD. Un affichage secondaire qui pourra être employé pour la photo, la lecture de films ou tout simplement pour jouer ou lancer des applications nécessitant une plus grande vitesse d’affichage et des couleurs plus profondes.

Bigme Hibreak Dual 3

Le Bigme Hibreak Dual 3 décliné en plusieurs modèles

C’est l’inverse de ce que proposent la majorité des marques qui font de l’écran à encre numérique l’affichage secondaire. On pourra également acheter le smartphone sans cet écran LCD pour baisser la note et même choisir un affichage à encre uniquement en niveau de gris. Les prix changent donc beaucoup suivant les options. Le Bigme Hibreak Dual 3 le plus abordable en 12/256 Go avec encre monochrome et sans écran LCD démarre à 569$. La version sous encre couleur avec 16/512 Go de capacité et un écran LCD secondaire grimpe à 769$.

Pour le moment, il s’agit d’une annonce avec assez peu d’informations techniques. On ne connait pas la technologie derrière ce second écran, pas même sa définition. Peu d’informations sont disponibles sur le moyen de connexion entre le smartphone et cet affichage secondaire. Il s’agit d’une série de ports POGO à l’arrière du smartphone, mais la marque reste assez évasive sur ce poste. La disponibilité est estimée pour la mi-novembre même si le Bigme Hibreak Dual 3 est déjà en précommande. J’ai trouvé la démarche assez originale, le constructeur propose depuis des années des produits avec une approche différente du reste du marché.

Le smartphone E-Ink Bigme HiBreak Pro en action

Bigme Hibreak Dual 3 : un smartphone double écran original © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 29 septembre 2026 ⏭ Actualités numériques

La miniliseuse Boox Picco de 3.97 pouces officialisée

29 septembre 2026 à 16:09

La Boox Picco c’est la réponse de la marque aux propositions de Xteink en matière de liseuse ultra-compacte. Avec une diagonale de 3.97 pouces seulement, elle propose d’être un peu plus qu’un simple outil de lecture.

Boox Picco

La Boox Picco a quelques atouts face aux dernières Xteink comme la X4 Classic et la X4 Pro. Par exemple, elle embarque un lecteur de cartes MicroSD qui permettra de stocker énormément de contenus. Mais son système d’exploitation est également plus important, plus complet. On retrouve des fonctions comme un minuteur ou un gestionnaire de tâches en plus de l’application de lecture.

Boox Picco

La Boox Picco propose une excellente ergonomie

Avec une compatibilité MagSafe, elle est également pensée pour venir se placer au dos d’un smartphone et propose une ergonomie presque semblable aux Xteink en ajoutant des boutons latéraux pour tourner les pages. La recharge est assurée par un port USB Type-C et sa batterie atteint 950 mAh.

Boox Picco

On note que la liseuse propose un capteur d’orientation pour adapter l’écran dans les quatre positions afin de lire en mode portrait ou paysage, mais également de distribuer les boutons à droite ou à gauche de l’écran. Un détail qui fera sans doute plaisir aux gauchers.

Boox Picco

L’écran à encre numérique propose un éclairage frontal deux tons pour lire en zone sombre qui sera activable très simplement avec un petit interrupteur. L’affichage est monochrome avec 235 points par pouce pour du 800 x 480 pixels au total. La Boox Picco mesure 10.55 cm de haut pour 6.2 cm de large et 5.5 mm d’épaisseur, poids plume, elle ne pèse que 58 grammes. L’écran reste tactile et apporte des fonctions classiques : changement de page, paramètres et navigation système.

Le logiciel de lecture d’ebooks est multilingue avec une très large couverture de formats : EPUB, MOBI, AZW3, AZW, AZW5, FB2, FB2.ZIP, FB3, FBZ, TXT, PDB, PRC, RTF, HTML, XHTML, HTM et même CHM. Des documents aux formats PNG, JPEG, WEBP, BMP et GIF pourront également venir trouver leur place comme écran de mise en veille.

Boox Picco

La mise en place de fichiers se fera de plusieurs manières. En éjectant la carte MicroSD bien sûr, un modèle de 16 Go est livré avec la liseuse. Mais aussi via un simple câble USB Type-C ou sans fil. Avec une liaison Wi-Fi4 il sera possible de passer par le site web Booxtiles.com ou en installant l’application du même nom sur son smartphone, on pourra envoyer des éléments sur sa liseuse. 

La disponibilité est annoncée pour le mois d’octobre à 109.99€ pièce avec une coque de protection magnétique et deux années de garantie. Des détails à mettre dans la balance face aux offres Xteink 4 Pro à 99€ et X4 Classic à 79€ plus grandes, plus ouvertes logiciellement, mais garanties une année seulement.

Onyx BOOX Picco : une liseuse e-Ink de 3.97″ dans la poche

La miniliseuse Boox Picco de 3.97 pouces officialisée © MiniMachines.net. 2026

La manette 8BitDo Pro 3 avec socle de charge à 49€ ?

29 septembre 2026 à 14:53

8Bitdo Pro 3

La manette de jeu 8Bitdo Pro 3 avec sa station de charge est en promo à 49.67€ tout compris avec le code BG7BD604 à entrer dans votre panier. Elle propose des joysticks de type TMR, des gâchettes à Hall Effect et des boutons résistants. La coque plastique des modèles de la marque est haut de gamme et la compatibilité excellente : Switch 2, Windows, Steam, Android, iOS…

L’autonomie dépasse les 18 heures avec une charge simple en USB Type-C direct ou sur sa base de recharge, la manette mesure 15.36 cm de large pour 10.05 cm de haut et 6.45 cm d’épaisseur. Elle pèse 242 grammes. Elle peut se connecter en mode filaire USB Type-C, en mode Bluetooth ou en 2.4 G avec le dongle fourni. Les manettes de la marque sont réputées pour leur solidité et leur qualité générale.

Voir l’offre 8Bitdo Pro 3 sur Banggood

La manette 8Bitdo Pro 3 est également disponible chez Amazon à 69.99€.

La manette 8BitDo Pro 3 avec socle de charge à 49€ 🍮 © MiniMachines.net. 2026

Naissance des Googlebooks et questions autour de Gemini

29 septembre 2026 à 14:27

Les Googlebooks ont eu droit à leur lever de rideau et à une présentation complète de la part de Google. Au-delà des annonces et des effets théâtraux, on a du mal à voir de prime abord la différence entre ces modèles et les plus anciens Chromebooks autrement que par une montée en gamme du matériel et l’arrivée en force de Gemini, l’IA maison du moteur de recherche.

Les Googlebooks devraient monter sur la scène internationale dans quelques jours maintenant. Le top 5 des constructeurs d’ordinateurs personnels – hormis Apple – a présenté des modèles. Avalisant ainsi d’office l’offre de Google tout en cherchant à amorcer un début d’intérêt du côté des clients.

Lenovo GoogleBook 15

Lenovo GoogleBook 15

Lancement mondial des Googlebooks le 5 octobre

Est ainsi annoncé le Lenovo GoogleBook 15 qui joue sur la diagonale la plus grande avec 15.3 pouces en 2880 x 1800 pixels. Une dalle tactile enfermée dans un châssis haut de gamme réalisé en alliage de magnésium renforcé de fibres de carbone. Cela porte son épaisseur à 1.595 cm pour un poids qui reste très correct au vu de l’affichage proposé avec 1.28 Kg. La partie technique est confiée à un processeur Intel Panther Lake Core Ultra 5 avec 16 Go de mémoire vive et 256 Go de stockage  SSD pour un tarif de base de 1349€. Des dérivés techniques mieux équipés seront également proposés.

HP Googlebook 14

HP Googlebook 14

Le HP Googlebook 14, une solution de 14 pouces de diagonale de type OLED avec une définition de 2560 x 1440 pixels. L’engin embarque un SoC ARM Snapdragon X Elite XE1-8-100 associé à 16 ou 32 Go de mémoire vive et un stockage minimal de 512 Go. La coque est classique et la machine semble confortable, le constructeur ayant mis l’accent sur l’affichage avec un écran doté d’une bonne colorimétrie et d’une luminosité de 500 cd/m². Prix indiqué 1099€.

Dell XPS Googlebook

Dell XPS Googlebook

Suit le Dell XPS Googlebook qui est une sorte d’XPS 13 version Google, un engin dont la forme rappelle le bestseller portable de la marque et un poids qui fait mouche avec tout juste un kilo. On retrouve une dalle de 13.4″ de type IPS en 2880 x 1800 pixels. Les entrailles techniques sont identiques, avec là encore, un Snapdragon X1 Elite XE1-8-100 et de 16 à 32 Go de mémoire vive. Le stockage pourra grimper à 512 Go et l’ensemble est enfermé dans un châssis aluminium de 12.7 mm d’épaisseur. On connait le prix de base de cette machine en euros, il est prévu uniquement aux USA à 1199$ HT.

Asus Googlebook 14

Asus Googlebook 14

L’Asus Googlebook 14 ne change pas vraiment de recette mais joue sur le ratio entre sa diagonale et son poids. La machine affiche sur 14 pouces en 3200 x 1440 pixels grâce à une dalle OLED 1000 nits 120 Hz tout en restant ultra léger avec 997 grammes pour 1.4 cm d’épaisseur. La coque en alliage aluminium-magnésium enferme un processeur Intel Panther Lake Core ultra 5 ou Core Ultra 7 avec de 16 à 64 Go de mémoire vive. Le stockage démarre à 256 Go pour un prix de base de 1399€ mais l’engin acceptera jusqu’à 1 To de stockage NVMe PCIe 4.0 au format M.2 non détaillé.

Acer Googlebook 14

Acer Googlebook 14

L’Acer Googlebook 14 s’annonce à un tarif de base de 1199€. La dalle est une 14 pouces tactile de type OLED en 2880 x 1800 pixels 120 Hz pilotée par un processeur Panther Lake Core Ultra 5 ou Ultra 7. La mémoire vive de base sera de 16 Go et le stockage atteindra 256 Go avec, là encore, des variantes à la hausse. Le tout sera intégré dans un châssis à charnière sur 360° permettant un usage de type tablette. La coque est réalisée dans un alliage aluminium-magnésium qui portera le poids total de l’engin à 1.13 Kg pour 1.39 cm d’épaisseur.

Matériel haut de gamme et Glowbar

On peut noter des tendances globales sur ces machines. Les matériaux haut de gamme employés, par exemple : alliages métalliques, fibre de carbone. Mais aussi la qualité des dalles qui permettent de bonnes colorimétries et des espaces de travail larges. Des éléments indispensables pour pouvoir afficher le contenu de son smartphone à l’écran. De la mémoire minimale, de l’espace de stockage, des puces puissantes. On est loin du scénario de base des Chromebooks qui, mis en avant comme des terminaux de surf, se contentaient à leurs débuts du strict minimum.

L’ergonomie n’est pas en reste avec d’énormes surfaces de trackpad en plus des écrans tactiles, des retours haptiques sur la majorité des modèles, des claviers avec rétroéclairage et des éléments pour la bonne prise en charge des services proposés : micro avec annulation de bruit ambiant, systèmes d’authentification biométrique. La connexion au réseau passe à minima par un Wi-Fi7 et du Bluetooth 6.0. On note également une autonomie générale de 14 heures annoncées.

La Glowbar est un gadget supplémentaire qui permettra quelques fonctions plus ou moins utiles mais surtout de différencier Chromebook et Googlebook. Cette petite barre de LEDs visible depuis l’extérieur de l’engin permet de savoir l’état de la charge de la batterie de l’engin. Elle s’illuminera par ailleurs lors de l’allumage des engins et offrira un jeu de pulsations lumineuses lorsque vous utiliserez Gemini. L’IA maison de Google intégrée au système. Ouverte à des développements externes, la barre pourra servir à une foule d’autres usages, mais colle bien à la volonté de la marque de mettre en valeur l’usage de l’IA maison.

Si vous vous demandez à quoi peut bien vous servir d’afficher sur le dos de votre PC portable une barre lumineuse signalant votre recours à l’IA Gemini, sachez que le but n’est pas de vous rendre service à vous mais bien de faire de la publicité à Google. Je ne doute pas une seule seconde qu’une des premières choses qui sera proposée par des développeurs indépendants le jour de la sortie de ces engins sera d’éteindre cette barre pour qu’elle ne réagisse plus. Je suppose qu’aucun étudiant en amphi n’a envie de voir son Googlebook clignoter en permanence pour signaler son usage de l’IA Gemini.

Googlebook

Googlebook OS remplace un ChromeOS déjà transformé par Android

Google a bien compris que le public était sensible à la continuité proposée par le duo smartphone / ordinateur. Et c’est compréhensible, apprendre à utiliser un logiciel de montage vidéo, un traitement de texte ou un outil de PréAO sur smartphone est chronophage. Pouvoir le retrouver à l’identique sur son ordinateur est donc un excellent moyen de gagner du temps. Googlebook OS poussera les développeurs à gérer leurs applications Android en plein écran, en prenant en compte clavier et souris et en s’exécutant au mieux sur les composants sélectionnés par les constructeurs2. 

Les logiciels phares comme les applications créatives Photoshop, Lightroom ou Capcut ainsi que, bien évidemment, les outils natifs de Google seront optimisés sur les books dès la sortie des machines histoire d’amorcer la pompe. Et le système encouragera cette mixité d’usages en augmentant la porosité entre les deux univers. Google promet une exploitation de son Googlebook dès la sortie de la boite. Une fois votre profil authentifié, le transfert des informations importantes débutera immédiatement. Pour l’utilisateur, cela se traduit par un effort minimal : la connexion du Googlebook à Internet. Une fois connectée, l’authentification de votre compte permettra de récupérer votre univers « smartphone » sur votre PC portable. Tout sera correctement chiffré et vos réglages, paramètres, mots de passe, réseaux Wi-Fi précédents, et autres données principales comme vos messages et identifiants de services seront récupérés immédiatement. L’expérience devrait être similaire à ce que propose Google quand on change de smartphone.

Continue On permettra de poursuivre facilement un travail d'un appareil à l'autre.

Continue On permettra de poursuivre facilement un travail d’un appareil à l’autre.

Le service « Continue On » permettra de sauter d’un appareil à l’autre. C’est une des fonctions les plus évidentes et qui manque le plus cruellement à ChromeOS aujourd’hui. L’idée de pouvoir poursuivre un travail commencé sur son smartphone sur l’interface plus ergonomique proposée par un portable. Typiquement un travail documentaire qui consiste à remplir des formulaires, entamé sur son smartphone, et qu’on découvre finalement trop complexe pour être poursuivi sur un écran de quelques pouces de diagonale. Le basculer sur son portable Googlebook en un clic pour le poursuivre sans recommencer à zéro est la meilleure proposition possible. Le fait de pouvoir accéder directement à ses fichiers, ses photos, stockées sur smartphone depuis son PC sera également un plus. Si on ajoute la possibilité d’afficher en temps réel l’écran du smartphone comme une fenêtre flottante sur son grand écran, on a une synergie complète entre les deux univers.

Finir sa réservation de billets sur Googlebook alors qu'on l'a commencée sur smartphone

Finir sa réservation de billets sur Googlebook alors qu’on l’a commencée sur smartphone

Un exemple simple, vous avez pris des photos avec votre smartphone d’un objet à vendre sur un site d’occasion entre particuliers. Vous les retouchez légèrement avec l’appareil et notez des informations sur le produit. Mais quand vous décidez de mettre l’annonce en ligne, les choses se compliquent. Pour la création de votre compte, le service vous demande des informations sur vous, des documents à transférer pour prouver votre identité et votre adresse. Un IBAN, une copie de votre carte d’identité. Pour faciliter les démarches, vous ouvrez votre GoogleBook et transférez la tâche. Vous pouvez alors facilement glisser-déposer les documents, récupérer vos photos retouchées et, puisque vous y êtes, vous pouvez faire un tour en ligne pour récupérer des éléments qui vont étayer votre annonce. Une description de l’objet piochée sur le site du fabricant. La date et le lieu de son achat pour ajouter des informations techniques. Tout ce qu’il faut pour compléter au mieux votre tâche, sans avoir à tout reprendre.

Au moment de votre inscription au service, le code de vérification de votre compte apparaîtra dans la fenêtre de votre smartphone affichée à l’écran. Vous n’aurez même pas besoin de reprendre votre appareil en main.

La touche G à la place de la touche Copilot à la place de la touche Windows...

La touche G à la place de la touche Copilot à la place de la touche Windows…

Googlebook OS change surtout de cheval de bataille

ChromeOS est apparu en 2011 en se basant sur une distribution Linux Gentoo. Son fonctionnement découle du format des machines qui l’abritaint. On parle ici d’ordinateurs portables classiques et d’un Google qui cherchait à inventer des solutions de croissance sur un marché trusté par Microsoft et Apple. Pour GoogleBook OS la donne est légèrement différente. Si ChromeOS a petit à petit ouvert ses portes aux applications Android, l’intégration restait une surcouche du système de base construit sur un navigateur. C’est désormais l’inverse qui est proposé.

La construction technique de Googlebook OS est issue d’Android ce qui rend évidemment plus simple le portage des applications du système mobile de Google vers ces nouvelles machines. Techniquement, les outils développés pour les smartphones pourront donc être exécutés par les Googlebooks sans autre contrainte que le format de leur affichage et les problématiques de contrôle. Cela fait toute une différence par rapport à ChromeOS même si l’usage réel ne sera pas si différent entre les deux systèmes.

Google a lancé les Chromebook dans un monde où l’objectif était d’être le point d’entrée d’Internet. La marque pilotait déjà fortement le segment de la recherche avec son navigateur et son moteur. Elle voulait capitaliser sur les services afférents en ouvrant ses portes à plus de nouveaux clients. Conscient que les utilisateurs de Windows, de Linux et d’Apple auraient du mal à décrocher de leurs habitudes, le lancement de ChromeOS permettait de viser des débutants ou des gens peu friands de technologie. En leur promettant notamment un usage simple mais aussi une approche peu coûteuse.

Les premiers Chromebooks étaient ainsi vantés pour leur sobriété, leur prix et l’ouverture vers des services complets : navigation, recherche, bureautique, contenus média. Le tout au travers de la bulle que Google avait déployée en ligne. L’approche éducative de l’offre au travers de partenariats avec des établissements scolaires permettait de toucher un public qui allait découvrir l’informatique grâce à cet univers. La recette a plus ou moins bien fonctionné, mais les Chromebooks ont continué leur bonhomme de chemin jusqu’ici avec un fort accent sur l’approche éducative.

Pousser l’usage de Gemini

En 2026 cependant, le marché a largement changé. Le smartphone a fini de régler ses comptes avec l’informatique classique et apparait désormais comme le point d’entrée des usages quotidiens. Pour énormément d’utilisateurs, l’ordinateur est devenu secondaire. On est passé d’un téléphone compagnon du monde de l’ordinateur personnel à un scénario totalement inverse. L’idée logique pour Google est donc de faire du GoogleBook le vassal du smartphone Android.

Cela s’explique également par le changement qui s’opère en ce moment sur l’internet mondial. La recherche en ligne bascule d’un scénario de moteur passif à un futur totalement dominé par l’intelligence artificielle. Les recherches n’auront plus lieu via un site spécifique mais seront directement gérées par les systèmes d’exploitation. Proposer un outil commun et universel comme Gemini sur tous les formats permettant de naviguer est probablement devenu l’objectif le plus important pour Google pour ne pas se faire doubler. Les LLM deviennent des moyens de recherche pour beaucoup d’utilisateurs car elles vont mieux défricher un sujet que ce que proposent les premières pages de résultat d’un moteur classique. La qualité des recherches ayant sombré dans des gouffres abysmaux depuis plusieurs années, la cupidité du moteur laissant les contenus sponsorisés truster quasiment toute la première page des requêtes d’utilisateurs. Le public est ravi de voir un outil IA faire le ménage à leur place. Alphabet3 s’est d’ailleurs mis au diapason, tuant lui-même sa poule aux œufs d’or, forcé par l’ascendant de ses concurrents, en ajoutant un résultat IA à ses propres recherches.

L’étape suivante est donc cruciale pour Google car si le réflexe est pris par les utilisateurs de demander un résultat à ChatGPT, Claude ou autre LLM pour la moindre recherche en ligne, le sort de son moteur est en danger. Et que font Apple et Microsoft si ce n’est proposer eux-mêmes ce type de moteur ? Apple Intelligence et Copilot sont taillés sur mesure pour lui couper l’herbe sous le pied en étant nativement intégrés à leurs systèmes.

L’arrivée des Googlebooks s’explique donc en grande partie par la volonté du moteur de recherche de pousser en avant Gemini, son IA de recherche. Impossible à pousser de manière universelle sur ChromeOS à cause de la disparité du parc, elle devient possible sur ces nouvelles machines aux équipements, on l’a vu ci-dessus, très peu exotiques. Deux types de puces, 16 Go de mémoire vive minimum, des NPU à bord de chacun pour piloter des usages IA… De quoi porter cette utilisation de l’outil en ligne comme hors ligne et profiter d’un développement commun.

Une fois bien secoué, l'énorme curseur des Googlebooks se transforme en assistant Gemini

Gemini devient omniprésent

Devenir un réflexe. C’est l’objectif affiché par les Googlebook pour Gemini. cela passe par des usages aussi gadgets qu’intéressants. L’idée est de vous habituer à l’utiliser le plus possible pour que cela devienne une seconde nature. Si tout le monde dit « Googler » à la place de « faire une recherche en ligne » c’est parce qu’à son heure de gloire le moteur était simplement l’évidence. Et c’est cette évidence d’usage que recherche à nouveau la firme pour Gemini.

Cela passe par des usages aussi futiles que complets. Magic Pointer est probablement le point d’entrée le plus efficace dans l’univers de Gemini. En effectuant un raccourci clavier ou en « secouant » son pointeur à l’écran, le système comprend que vous lui demandez l’analyse des documents affichés. Le curseur classique se transforme en version « magique ».  De là votre image repérée en ligne peut être recherchée, votre texte analysé, vos emails vérifiés pour s’assurer de leur provenance. Il sera possible de demander des tâches complexes comme le mélange de deux images, une traduction d’une langue vers une autre ou la vérification orthographique d’un passage que vous venez de rédiger. Véritable agent IA, Gemini pourra également prendre en charge des tâches plus abouties comme proposer des dates libres dans votre planning pour aller au restaurant indiqué par rapport aux horaires affichés.

Cela se combine alors avec une fonction baptisée Magic Cues qui ressemble à un agent IA tout ce qu’il y a de plus classique. Une fois les clés de vos comptes en mains, cet outil pourra suggérer des actions de manière proactive. Votre agenda, vos emails et tout ce qui se passera à l’écran sera analysé de manière contextuelle pour proposer des actions à mener. Avec la force d’être secondé par un smartphone toujours avec vous, Gemini proposera alors de remplir vos rendez-vous, de répondre à un e-mail, de suggérer des modifications. Une béquille technique censée vous soulager au quotidien tout en vous rendant dépendant de son activation.

Même chose pour Rambler. Une application qui se chargera de condenser un discours décousu et des prises de notes sur Googlebook ou smartphone pour en faire un travail structuré plein de listes à bulles et d’actions à mener. Vous n’aurez pas besoin de prononcer un discours parfaitement cohérent et articulé pour obtenir un compte rendu clair et lisible. Un autre bon moyen de vous rendre dépendant de l’usage de votre machine à long terme.

Plus gadget et pas très intéressant, une application de génération de widgets jouera plusieurs rôles sur la machine. Baptisée Create My Widget et toujours en phase de bêta, elle offrira la possibilité de générer les outils de votre choix en combinant des fonctions génériques. Peu de détails ont émergé de cette solution, mais je suppose qu’elle se basera sur des flux et des API authentifiés par Google. Vous pourrez par exemple créer une horloge qui affichera les horaires des prochains BUS à l’écran. Un calendrier qui mettra en valeur vos sorties sportives en indiquant la météo. Cette génération de widgets n’apportera sans doute pas grand-chose de plus que ce que proposent des outils traditionnels, mais vous donnera l’impression de développer pour la machine grâce à Gemini. Cela permettra également de ne pas avoir l’impression d’exploiter le même système que votre voisin mais quelque chose de plus personnel.

Enfin, Antigravity permettra à des agents IA de développer et de tester des applications sur votre Googlebook. Un bon moyen d’encourager un développement de nouveaux outils et de profiter d’une personnalisation fine qui fait souvent défaut aux autres systèmes. Pour certains utilisateurs, ce type de développement simple permet de diminuer fortement le temps à consacrer à des tâches répétitives. De la gestion de notes de frais à des réponses programmées à des emails classiques.

Plein de cerises sur le gâteau

Problème pour Google, la sortie de ces machines se fait dans un contexte absolument horrible d’un point de vue tarifaire. Les engins sont aux tarifs d’un ordinateur normal qui sera à première vue plus complet et plus sécurisant dans la diversité de ses usages qu’une solution de ce type. Pour compenser cela, Google  a décidé de faire beaucoup, beaucoup de cadeaux.

Cela commence par un abonnement de 12 mois à… Google AI Pro et Nano Banana. Soit l’équivalent d’un abonnement à 249.99$. Ce qui proposera à l’utilisateur un accès à Gemini Pro pendant un an, à 5 To de stockage dans les nuages et à Fitbit Premium à partager avec votre smartphone. Des abonnements annexes de trois mois à Youtube Premium, Bandlab, Luminar, Photoshop, Capcut et même de 12 mois d’abonnement à GeForce Now de Nvidia, installé par défaut sur chaque système.

Enfin, les Googlebooks devraient profiter de nombreuses mises à jour majeures : au moins dix selon Google. Cela ne nous renseigne pas beaucoup sur la durée de vie de celles-ci puisqu’on ne connait pas leur périodicité pour le moment.

Beaucoup de questions en suspens ?

Deux grands questionnements majeurs. Le premier étant évidemment la question de l’impact d’une IA comme Gemini en permanence a portée de clic ou étant même proactive dans votre environnement informatique. On le sait, la seule manière pour un des géants de l’intelligence artificielle d’être potentiellement rentable un jour est dans l’usage généralisé de leurs services. En dehors de toute considération éthique et écologique, la volonté de Gemini sur le Googlebook est de vous inciter soit à devenir moins compétent en vous reposant sur lui pour travailler à votre place. Soit à devenir plus efficace en l’exploitant pour améliorer votre productivité. Dans les deux cas, l’idée est de vous rendre dépendant du service. Gemini Pro ne restera pas gratuit et si du jour au lendemain, 365 jours après l’activation de votre machine, vous perdez en productivité, si vous avez fait rouiller vos langues étrangères ou votre capacité à organiser une simple réunion, vous n’aurez pas d’autre choix que de vous réabonner.

Seconde grande question concernant Gemini, son angle de vue sur la société. Faire une recherche avec Google au travers de son moteur, on a vu ce que cela a donné. Des années de départ où les réponses étaient parfaitement pertinentes, on est arrivé à des résultats plus orientés par les partenariats que par toute autre considération. La grande question n’est donc pas de savoir si Gemini glissera vers la même pente, mais quand. À partir de quel moment l’IA de Google vous indiquera-t-elle-t-elle le restaurant ayant payé sa dîme comme lieu de rendez-vous idéal avec votre nouveau client plutôt que le moins cher ou le plus proche, tout aussi compatible ?

Et on pourrait évidemment aller plus loin dans l’analyse en oubliant la simple cupidité commerciale pour s’intéresser aux enjeux géopolitiques du système. Une IA qui génère un texte en réponse à vos questionnements peut très bien le faire selon un point de vue précis et orienté. Si vous ne choisissez pas le résultat de vos recherches en restant coincé par défaut avec Gemini4, vous offrez le flanc à tous les biais d’interprétation de Google. 

Googlebook : un nouveau format de portables, dopé à l’IA

Naissance des Googlebooks et questions autour de Gemini © MiniMachines.net. 2026

Bon Flan : Amazon propose une station d’accueil Thunderbolt 4 à 96€ ???

29 septembre 2026 à 09:32

La station d’accueil Thunderbolt 4 d’Amazon propose tout ce qu’il faut pour connecter facilement un port USB Type C au format USB4 ou Thunderbolt 4 à un PC portable ou un MiniPC. L’idée est toujours la même, on connecte son dock à son portable. On peut ensuite recharger son ordinateur tout en lui ajoutant, d’un seul câble, un véritable attirail d’extensions pratiques en mode sédentaire.

station d'accueil Thunderbolt 4

La station d’accueil Thunderbolt 4 propose ainsi en façade un lecteur de cartes SDXC, un port USB 3.1 Type-A, un port jack audio combo 3.5 mm et un port Thunderbolt 4, compatible USB4, proposant une charge maximale de 96 watts en Power Delivery 3.0. Des LEDs témoins sont la pour indiquer la bonne prise en charge de l’alimentation de votre machine.

station d'accueil Thunderbolt 4

À l’arrière on retrouve un port de chargement pour le chargeur livré avec la station – ce qui évite d’acheter un chargeur supplémentaire et permet de agrder celui du portable dans son sac de transport – une sortie HDMI 2.1 pour connecter un écran sédentaire, deux ports Thunderbolt 4 offrant à la fois une alimentation Power Delivery 3.0 et un sighnal vidéo DisplayPort, un Ethernet 2.5 Gigabit pour se connecter à un réseau filaire et deux ports USB 3.1 Type-A supplémentaires.

Si on résume cette connectique, en branchant son portable à la station d’accueil Thunderbolt 4 on peut avoir sur son bureau, un clavier, une souris, jusqu’à deux écrans supplémentaires, une connexion Ethernet rapide, un casque micro, lire des cartes SDXC et connecter au besoin une clé USB. Le tout en rechargeant son portable avec un seul et unique câble au format Type-C.

La station étant en plus livrée avec un chargeur puissant, elle évite d’avoir à acheter un second chargeur pour l’alimenter. À noter que ce type de station est également très utile pour accompagner un MiniPC. Les modèles de type VESA que l’on accroche derrière un écran ou les engins que l’on essaye de cacher au maximum pour limiter leur bruit peuvent déporter un port Thunderbolt 4 ou USB4 facilement. On se retrouve alors avec un MiniPC dans un caisson ou un peu plus loin de son bureau mais un ensemble de connecteurs immédiatement accessibles. C’est le même principe qu’un dock classique à la différence qu’une station de ce type est livrée d’office avec une alimentation bien calibrée.

station d'accueil Thunderbolt 4

Le prix est bon à 96.68€ au lieu des 136€ habituels mais attention cette offre est limitée en nombre et au moment où j’écris ces lignes, 80% est déjà vendu. Merci à n0n0n4t0r pour l’info.

Voir l’offre station d’accueil Thunderbolt 4 sur Amazon

Bon Flan : Amazon propose une station d’accueil Thunderbolt 4 à 96€ 🍮🍮🍮 © MiniMachines.net. 2026

Acemagic Kron Mini K5 : le MiniPC Wildcat Lake à 549€

29 septembre 2026 à 09:03

Mise à jour du 29/09/2026 : Le prix du Acer Kron Mini K5 est désormais connu. Alors que le stock est censé arriver le 12 octobre, le constructeur a mis à jour sa page et ouvert les réservations de la machine. Il faudra compter sur un prix de base de 549€ pour ce modèle en version Core 5 320 avec 16 Go de mémoire vive LPDDR5 et un SSD de 512 Go M.2 2280 NVMe PCIe 3.0. Il sera livré avec Windows 11 Pro. La marque met en avant une remise de 250€ pour la sortie de l’engin, mais je pense que le prix de 799€ barré est totalement déraisonnable. 

La version Core 3 304 avec 12 Go de mémoire vive et 256 Go de SSD du même modèle est de son côté proposée à 349€ avec un prix barré de 349€. Là encore, le début des expéditionss depuis l’entrepôt européen de la marque est prévu le 12 octobre.

Voir l’offre sur Acemagic.fr

Billet original du 19/06/2026 : Ce nouveau Kron Mini K5 nous donne peu d’informations pour le moment et le design général que l’on peut découvrir de ce nouveau MiniPC est assez classique. Avec des dimensions de 12.8 cm de large et de profondeur pour 4.3 cm d’épaisseur, il s’agit d’un engin fort peu encombrant.

Kron Mini K5

À l’intérieur de ce Kron Mini K5, une puce Intel Wildcat Lake, la même que pour les portables Firefly. Un Core 5 320 qui constitue le milieu de gamme de cette nouvelle offre et qui devrait être un des modèles les plus intéressants du marché. Le Core 5 320 propose en tout 6 cœurs avec 2 cœurs performances et 4 cœurs efficients.

Il tournera à 4.6 GHz et proposera en prime 2 excellents cœurs Xe3 à 2.5 GHz pour des traitements graphiques avancés. Un NPU interne développera 16 TOPS et il pourra être secondé par les 20 TOPS de son circuit graphique pour un total assez généreux de 36 TOPS. Son TDP restera à 15 watts avec un mode Turbo à 35 watts, ce qui laisse de belles latitudes pour faire fonctionner la machine silencieusement. Acemagic ayant déjà lancé des MiniPC avec des puces 45 watts refroidies de manière très silencieuse.

Comme toute la gamme Wildcat Lake, la mémoire ne sera disponible qu’en monocanal, le Kron Mini K5 recevra donc 16 Go de LPDDR5-6400 soudée et sans possibilité d’évolution. Le stockage sera monté sur un des deux slots M.2 2280 NVMe PCIE 4.0 x2 intégré mais Acemagic n’embarquera qu’un 512 Go en PCIe x3 pour alléger la note. Le châssis offrira une solution d’ouverture sans outils pour ajouter ou modifier son stockage avec un petit loquet sur la face arrière pour déclipser le capot supérieur.

Intel Core Series 3

L’ensemble de performances attendu sera excellent. La puce Wildcat Lake est une sorte d’Intel N150 Twin Lake gonflé aux hormones avec deux cœurs Performances en plus des quatre cœurs Efficients plus classiques. Son circuit graphique est également beaucoup plus rapide . Le résultat devrait être une minimachine aux capacités très larges qui devrait suffire à la majorité des usages classiques et même un peu plus. J’attends toujours des modèles commerciaux de ces engins pour commencer à me faire une idée de ce qu’il sera réellement possible d’atteindre dans un usage quotidien avec ce type de processeur.

Kron Mini K5

Une connectique complète pour le Kron Mini K5 

La connectique est assez complète, en plus d’un Wi-Fi6 et du Bluetooth 5.2, le MiniPC affichera en façade un port USB 3.2 Gen2 Type-C avec Power Delivery et DisplayPort 1.4. Deux USB 3.2 Type-A, un jack audio combo 3.5 mm et le bouton de démarrage. 

La face arrière proposera 4 USB 3.2 Type-A, un Ethernet 2.5 Gigabit et un duo de sorties vidéo en HDMI et DisplayPort 1.4. On pourra donc afficher sur 3 écrans en simultané avec ce modèle. Un Antivol type Kensington Lock est visible ainsi qu’une alimentation de type Jack. Comme toujours avec ces solutions de gestion « facilitée » des composants internes par la partie supérieure, on retrouve la grille d’extraction d’air chaud sous les connecteurs.

Ce qui n’est pas la meilleure solution à moins d’une utilisation en mode VESA. Sur ce modèle néanmoins, l’extraction de l’air se fera au travers d’ailettes situées à l’arrière et à droite de l’appareil avec une aspiration par le dessous de l’engin.

Aucune idée de prix pour ce Kron Mini K5 qui devrait être livré sous Windows 11. Acemagic n’a pas non plus donné de date de disponibilité pour ce produit. Je suppose que, comme pour ses petits camarades, la production vient tout juste de débuter avec la livraison des premières puces Wildcat Lake par Intel. Cela veut dire une livraison en juillet ou en août au mieux et probablement en septembre pour le gros de ce type d’offres.

Acemagic Kron Mini K5 : le MiniPC Wildcat Lake à 549€ © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 28 septembre 2026 ⏭ Actualités numériques

Bon Flan : Logitech G PRO X Superlight 2 à 89.99€

28 septembre 2026 à 13:46

Logitech G PRO X SUPERLIGHT 2

La souris sans fil Logitech G PRO X Superlight 2 est proposée à 89.99€, elle est plus habituellement proposée à 100€ même si son prix public est de 159.99€. C’est un modèle haut de gamme, extrêmement sensible (44000 ppp) et complet. Avec 5 boutons programmables, une molette et une recharge USB type-C cela fait une solution très complète pour tous types d’usages : du graphisme au jeu vidéo en passant par la gestion de multiples écrans avec une définition très étirée. A ne pas confondre avec la X2 Superstrike bien plus chère.

Voir l’offre Logitech G PRO X Superlight 2 sur Amazon

Bon Flan : Logitech G PRO X Superlight 2 à 89.99€ © MiniMachines.net. 2026

Minix NUC300 : un MiniPC de 2023 vendu au tarif de 2027

28 septembre 2026 à 12:48

Le Minix NUC300 est vendu 656.99€ pour être précis, un prix élevé pour ce MiniPC sous Core i3-300 Alder Lake N, une gamme de processeurs remplacée depuis par les puces Twin Lake et Wildcat Lake. 

On retrouve sur ce MiniPC des composants standards des années 2023-2024, avant que ne débarquent les puces Twin Lake. Un Core i3-300 donc, 16 Go de mémoire vive DDR5-4800 sur une barrette monocanal et un stockage M.2 2280 NVMe PCIe 3.0 x4 de 512 Go. L’engin propose un second port M.2 2242 NVMe PCIe 3.0 x1 et compatible SATA libre. Le tout est intégré dans un châssis en plastique mesurant 11.7 cm de large pour 11.1 cm de profondeur et 3.6 cm d’épaisseur.

Minix NUC300

Un module Wi-Fi6 et Bluetooth 5.2 est présent sans le détail de son intégration. On retrouve également un Ethernet 2.5 Gigabit et une connectique assez classique. En façade, on note deux ports USB 3.2 Gen2 Type-A et un jack audio combo 3.5 mm en plus du bouton de démarrage agrémenté d’une LED témoin d’activité. 

À l’arrière, on note la présence de deux ports HDMI, un USB 3.2 Gen2 Type-C avec Power Delivery et DisplayPort, un USB 2.0 Type-A, un USB 3.2 Type-A et un USB 3.2 Gen2 Type-A classique. Sur le côté de la machine, un port Antivol type Kensington Lock est visible et en dessous un support de type VESA. L’évacuation d’air chaud est placée au-dessus de la connectique avec une aspiration latérale. Le Minix NUC300 est équipé d’une solution classique de dissipation active avec caloduc, ailettes et ventilateur.

Minix NUC300

Le constructeur insiste sur la présence d’une norme CEC sur le HDMI ce qui en fait un MiniPC pratique à l’usage comme media center puisqu’il pourra être réveillé lors de l’allumage de votre téléviseur. Reste qu’à ce tarif de presque 657€, l’engin ne fait franchement pas rêver.

MINIX Neo Z300-0dB

MINIX Neo Z300-0dB

Le Minix NUC300 deux fois plus cher que le précédent modèle de la marque

Avec un peu de recul, on découvre chez Minix une solution quasiment équivalente en termes de composants, sortie en octobre 2025, équipée du même processeur, de la même capacité de stockage et de 16 Go de mémoire mais en DDR4-3200 : le MINIX Neo Z300-0dB vendu alors 329€. Petit détail qui a son importance, entre ce nouveau Minix NUC300 et l’ancien modèle, la proposition est très différente. Car il y a un an, l’engin que proposait Minix était certes au même niveau de performances – ou à peu de choses près – mais le châssis était en aluminium pour un fonctionnement totalement passif. Un élément qu’on sait avoir un coût élevé en termes de production et de mise en œuvre par rapport à un boîtier en ABS.

Minix relance donc un engin similaire, aussi puissant que l’ancien, deux fois plus cher et ventilé. C’est la triste conséquence de l’explosion des prix de la mémoire vive ces derniers trimestres. Aujourd’hui le Minix Fanless est proposé à 535€ sur Amazon. Moins cher donc, qu’un produit neuf.

 

MINIX NUC300 CaractéristiqueS Détails
Général Marque MINIX
  Type Mini PC avec processeur Intel® Core™ 3 N300
  Modèle MINIX NUC300
  Couleur Noir
Processeur CPU Intel® Core™ 3 Processor N300
  Cœurs / threads 8 cœurs / 8 threads
  Cache 6 Mo
  Fréquence maximale Jusqu’à 3,80 GHz
  GPU Intel® UHD Graphics
  Chipset SoC
  BIOS AMI UEFI BIOS
Système Système d’exploitation Windows 11 Pro
  Langues Multilingue
Mémoire RAM 16 Go DDR5-4800 MHz
  Emplacement RAM 1 × SO-DIMM DDR5
Stockage SSD inclus 512 Go M.2 2280 NVMe PCIe 3.0 ×4
  Emplacement SSD principal 1 × M.2 2280 PCIe 3.0 ×2 NVMe, jusqu’à 4 To
  Extension SSD 1 × M.2 2242 PCIe 3.0 ×1 NVMe, compatible SSD SATA 3.0, jusqu’à 4 To
Réseau filaire Ethernet 1 × RJ-45 Gigabit / 2,5 GbE
  Contrôleur LAN 8125GB / 8111K
Wi-Fi / Bluetooth Wi-Fi Wi-Fi 6 double bande, 2,4 GHz / 5 GHz
  Bluetooth Bluetooth 5.2
Sorties vidéo HDMI 2 × HDMI 2.1 TMDS, jusqu’à 4K à 60 Hz / 2K à 144 Hz
  HDMI – CEC Oui
  USB-C vidéo 1 × USB-C 3.2 Gen 2 avec DisplayPort 1.4, jusqu’à 4K à 60 Hz
Audio Sortie audio 1 × jack combo 3,5 mm
USB USB-A avant 2 × USB-A 3.2 Gen 2
  USB-A arrière 1 × USB-A 3.2 Gen 2 + 1 × USB-A 2.0
  USB-C 1 × USB-C 3.2 Gen 2 (données)
  USB-C multifonction 1 × USB-C 3.2 Gen 2, DisplayPort 1.4 jusqu’à 4K 60 Hz, données, alimentation jusqu’à 15 W
Connectique avant Bouton 1 × bouton d’alimentation avec LED
  Audio 1 × jack combo 3,5 mm
  USB 2 × USB-A 3.2 Gen 2
Connectique arrière Ethernet 1 × RJ-45 1G / 2,5G
  USB 1 × USB-A 3.2 Gen 2 + 1 × USB-A 2.0
  HDMI 2 × HDMI 2.1 TMDS, jusqu’à 4K 60 Hz, CEC
  USB-C 2 × USB-C 3.2 Gen 2
  Alimentation 1 × prise DC
Côté droit Sécurité 1 × verrou Kensington
Alimentation Entrée 100–240 V AC
  Sortie 12 V / 4 A
  Puissance maximale 48 W
Matériaux Boîtier Plastique
Température Fonctionnement -5 à 45 °C
  Stockage -20 à 70 °C
Humidité Fonctionnement 10–95 %, sans condensation
  Stockage 5–95 %, sans condensation
Dimensions Mini PC 117 × 111 × 36 mm
  Emballage 184 × 174 × 113 mm
Poids Mini PC 369,5 g
  Emballage 1 212 g
Contenu de la boîte Mini PC 1 × MINIX NUC300
  Alimentation 1 × adaptateur secteur 12 V / 4 A
  Câble vidéo 1 × câble HDMI
  Support 1 × support VESA
  Documentation 1 × manuel utilisateur

Minix NUC300 : un MiniPC de 2023 vendu au tarif de 2027 © MiniMachines.net. 2026

Six United WB81-H02 : un MiniPC ultrafin sous Intel Wildcat Lake

28 septembre 2026 à 09:14

Le WB81-H02 est apparu sur le stand de la marque Six United lors de l’Intel Connection 2026 en Chine. Cela présage une distribution locale mais également la possibilité d’une reprise par d’autres marques à l’international. Il est donc possible que l’on voie débarquer ce MiniPC sous un autre nom chez nous.

WB81-H02

Le WB81-H02 est donc proposé dans un format très fin, au vu des images publiées, on dirait une tranche taillée d’une brique de lait. La marque parle d’un format de 0.15 litres ce qui en fait un engin passe-partout. La largeur comme la profondeur ne sont pas connues, mais l’épaisseur est de 1.4 cm seulement, ce qui permet d’envisager une installation très discrète et un transport facile.

Processeur Cœurs CPU Fréquence max
Cœur P
Cœurs GPU Fréquence max
GPU
GPU
(TOPS)
NPU
(TOPS)
Core 7 360 6 (2 x P + 4 x LP-E) 4,8 GHz 2 2,6 GHz 21 17
Core 7 350 6 (2 x P + 4 x LP-E) 4,8 GHz 2 2,6 GHz 21 17

Évidemment il y a des contreparties à ce choix. Comme la présence de mémoire de type LPDDR5x monocanal soudée à la carte mère et une connectique au positionnement particulier. Disponible sous Intel Wildcat Lake Core 7 350 ou Core 7 360, le WB81-H02 propose un port M.2 au format non identifié mais en NVMe PCIe 4.0.

WB81-H02

La connectique comporte une sortie vidéo HDMI 2.1, deux ports USB 3.2 Gen2 Type-C avec DisplayPort et Power Delivery, un Ethernet Gigabit et un port USB 3.2 Type-A. Un port Antivol type Kensington Lock est également intégré pour des raisons évidentes de sécurité. C’est le genre de MiniPC parfait à déplacer sur un salon pour présenter des produits logiciels. Un module Wi-Fi6 et Bluetooth 5.2 est également intégré à bord.

Un MiniPC WB81-H02 fanless ?

La grande question que l’on peut se poser à la vue de cette minimachine est liée à son système de refroidissement. Il est parfaitement possible de proposer une puce Wildcat Lake dans un environnement totalement passif. Mais cela se traduit en général par une limitation de son TDP et de ses performances. Il est également possible qu’une évacuation d’air chaud ventilée soit intégrée à l’ensemble du WB81-H02 sur la face qui n’a pas été photographiée. Certains ordinateurs portables sous puces Wildcat Lake mesurent la même épaisseur et trouvent le moyen de le faire. Si cet engin est à la fois compact et fanless, ce serait un excellent compagnon pour certains usages. Le fait qu’il soit alimenté en Power Delivery permet d’imaginer une solution réellement très transportable utile aussi bien en déplacement que pour alimenter, par exemple, un système de vidéoprojection. 

Enfin, il est à noter que ce format de machine sera également distribué sous d’autres puces. La série WB81 a été créée pour accueillir des processeurs Alder Lake N, Twin Lake et même des Snapdragon C de Qualcomm. Une vision assez entrée de gamme du marché qui colle bien à ce type de format.

Sources : Notebookcheck, Weibo et C114.net.ch

Six United WB81-H02 : un MiniPC ultrafin sous Intel Wildcat Lake © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 26 septembre 2026 ⏭ Actualités numériques

JetKVM Mini : pilotez vos PC à distance en Ethernet ou en Wi-Fi

26 septembre 2026 à 09:09

Le JetKVM Mini sort en 2026, deux ans après la présentation sur Kickstarter du JetKVM original. Ce petit boîtier pas plus large que son écran reprend les fonctions principales de son prédécesseur et propose la prise de contrôle distant d’un PC qui lui sera connecté.

JetKVM Mini

Je sais que beaucoup d’utilisateurs de MiniPC se servent de leur minimachine de manière distante. Des modèles anciens sont recyclés en solutions serveur, en PC multimédia ou autres installations domotiques. Ou alors des modèles très récents pour piloter des usages de calcul ou d’IA. Certains de ces postes sont donc déportés dans des endroits plus ou moins accessibles pour ne pas encombrer bureaux, chambres ou salons. Dans la plupart des cas, les solutions déployées sont pilotées à distance via un outil logiciel qui permet d’en prendre le contrôle. 

Un produit comme le JetKVM ne propose pas mieux, si ce n’est qu’il apporte une couche de confort supplémentaire en offrant non pas un pilotage après le chargement d’un système, mais la prise de contrôle totale de votre PC comme si vous étiez devant. Cela permet par exemple de piloter le BIOS de l’engin avec votre clavier comme si celui-ci était branché sur le PC distant. Il permettra également à terme de démarrer un PC en utilisant une extension qui permettra de démarrer une machine en pilotant son alimentation ou via du Wake-On-Lan.

JetKVM Mini Ethernet

JetKVM Mini Ethernet

Le changement de taille est visible. On passe d’un produit sorti en 2024 qui mesurait 3.1 cm de haut, 6 cm de profondeur et 4.3 cm de large à un nouveau modèle qui mesure 4.2 cm de large comme de haut et 2.3 cm de profondeur. La surface toute entière du Mini est composée d’un écran carré qui affiche les données de contrôle. Ce type d’encombrement minimaliste permet une intégration facile dans un meuble, un tableau électrique ou une armoire réseau. Autre nuance, le JetKVM Mini est proposé en deux formats distincts. La version de base est en Ethernet 10/100. Un débit suffisant pour transférer sans problème le signal de votre PC en UltraHD. La seconde est estampillée JetKVM Mini W et fonctionne en Wi-Fi6 avec un circuit ESP32-C5. Ce second modèle nécessitera toujours une connexion physique au MiniPC mais permettra de le piloter sans fil si l’endroit où vous installez votre machine n’a pas plus d’un port Ethernet.

JetKVM Mini Wi-Fi

JetKVM Mini Wi-Fi

Mais la principale différence entre le nouveau JetKVM Mini et l’ancien JetKVM, outre sa taille, c’est sa puce. Le changement de silicium a nécessité une réécriture complète du firmware. Le précédent modèle tournait sur un SoC RockChip RV1106G3 de type ARM. Le nouveau embarque un ESP32-P4X. Changement d’architecture donc, mais un travail mené par les équipes pour ne pas bouleverser son écosystème. Les deux univers cohabiteront autour de la même interface, des mêmes canaux et d’un protocole identique. Comme pour le précédent modèle, le firmware sera ouvert et opensource afin de pouvoir être adapté à différents usages. La présence de ports USB sur le JetKVM Mini offre la possibilité de monter un accessoire spécifique si vous adaptez son firmware pour le prendre en charge.

Un lecteur de cartes MicroSD est également présent pour pouvoir, par exemple, conserver une image ISO d’un système d’exploitation dans le KVM. Cela permettra de réinstaller un PC à distance comme si vous lui branchiez une clé USB.

Quels usages concrets d’un JetKVM Mini ?

L’idée est la même que précédemment. On branche le JetKVM Mini sur le PC à contrôler assez simplement. D’abord un de ses ports USB est connecté au PC pour simuler le clavier et la souris de l’utilisateur. Ensuite on connecte la sortie vidéo HDMI du PC sur le KVM avant de connecter l’ensemble au réseau. Si besoin, on pourra également adapter un connecteur pour pouvoir démarrer l’engin physiquement à distance.

JetKVM Mini

Une fois relié au réseau et alimenté, le KVM affiche sur son écran les informations nécessaires à sa prise de contrôle. À savoir son adresse IP et sa MAC adress. Il précise qu’il est bien relié à un PC correctement et indique simplement si quelqu’un est connecté dessus en temps réel. L’utilisateur n’a plus qu’à se connecter au service au travers d’une session sécurisée en indiquant l’adresse IP et en s’identifiant. Les services sont nombreux, alors, non seulement vous avez une totale prise de contrôle du PC distant, mais vous profitez des fonctions complètes de votre système : vous pouvez copier-coller, utiliser des raccourcis, ouvrir un clavier virtuel, lancer un terminal et même transférer des fichiers. L’objet sera compatible à 100% avec JetKVM OS Services.

C’est typiquement l’outil idéal à afficher lorsque vous cachez un NAS-PC, un mini-serveur maison ou autre solution headless pour ne pas les voir ni les entendre. La prise de contrôle est complète et suffisante pour tous les usages. C’est un objet discret et facilement intégrable qui a en plus le bon goût de ne pas être trop cher. Disponible à la fin du mois d’octobre, il est annoncé à 39$ pièce ou 99$ les trois dans sa version Ethernet. 42$ pour une unité et 108$ les trois en version Wi-Fi. Le JetKVM original a été lancé à 69$ en financement participatif mais est aujourd’hui vendu à 103$… Cela fait une sacrée différence.

JetKVM : un KVM connecté Open Source sous Kickstarter

JetKVM Mini : pilotez vos PC à distance en Ethernet ou en Wi-Fi © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 25 septembre 2026 ⏭ Actualités numériques

Minisforum M2 Pro : un MiniPC musclé sous Core Ultra X7 358H

25 septembre 2026 à 16:01

Pour ce Minisforum M2 Pro, le constructeur a repris le boîtier en aluminium du Minisforum AI X1 Pro-470 sous processeur AMD. La minilmachine propose un équipement haut de gamme et cela se ressent assez fortement sur la note. Comptez 1500€ pour cet engin dans la seule version pour le moment disponible avec un Core Ultra X7 Processeur 358H, 32 Go de mémoire et 1 To de stockage NVMe.

Minisforum M2 Pro

Le Core Ultra X7 Processeur 358H du Minisforum M2 Pro est un processeur Panther Lake associant 16 cœurs dans une combinaison de 4 cœurs performants, 8 cœurs efficients et 4 cœurs à très basse consommation. Avec 18 Mo de cache et surtout un circuit graphique Arc B390  à 2.5 GHz qui propose 12 cœurs Xe, il ne demande que 25 watts de TDP de base et pousse jusqu’à 80 Watts son mode Turbo.  Cette puce offre également un NPU maison annonçant 50 TOPS de base. 

Pour refroidir cette puce, le constructeur propose une solution classique de caloducs et de ventilation avec un dispositif pouvant fonctionner jusqu’à 5000 tours. On retrouve des niveaux sonores allant de 28 à 43.2 dBA en chambre de mesure suivant les performances demandées à la machine. La machine propose en effet trois niveaux de réglages. D’un scénario silencieux à celui d’une machine en recherche de performance en passant par un équilibrage entre les deux.

Sur le Minisforum M2 Pro, ce processeur Intel est associé à 32 Go de mémoire vive soudée à la carte mère en LPDDR5X-7467 ainsi qu’un SSD de 1 To en NVMe PCIe 4.0 x4. Le MiniPC propose deux ports M.2 2280 de ce type en plus d’un troisième port M.2 2280 NVMe PCIE 4.0 x1. Une carte modem est également intégrée avec une solution Intek BE211 proposant du Wi-Fi7 et du Bluetooth 6.0.

Le Minisforum M2 Pro propose une connectique très complète

La connectique est complète avec en façade deux USB 3.2 Gen2 Type-A, un USB4, un jack audio combo 3.5 mm et deux boutons. Un pour le démarrage de l’engin avec une LED témoin intégrée et un second pour… Copilot. Un choix que de nombreux constructeurs vont commencer à regretter puisqu’avec l’abandon de la norme par Microsoft, ce témoin physique va irrémédiablement dater leur machine. Sur la partie supérieure du châssis, on note également la présence d’un petit lecteur d’empreintes digitales.

Sur la partie arrière, on découvre une implantation assez originale. Pour l’expliquer, il faut d’abord comprendre l’encombrement de l’engin. Le Minisforum M2 Pro est plus encombrant que les MiniPC classiques. Avec 19.5 cm de large comme de profondeur et 4.75 cm d’épaisseur, il y a suffisamment de place pour étaler les connecteurs. On retrouve donc un Antivol type Kensington Lock, un USB 2.0 Type-A, deux USB4 supplémentaires dont un qui acceptera une alimentation PowerDelivery jusqu’à 100 watts. Une sortie vidéo DisplayPort 1.4, un HDMI 2.1 et deux ports RJ45. Le premier en Ethernet 2.5 Gigabit via un chipset Intel i226-V et le second en Ethernet 10 Gigabit sous solution RTL8127. On découvre également la présence d’une alimentation interne avec un câble bipolaire et une ventilation dédiée. 

En parlant de ventilation, l’extraction d’air chaud est située sous la connectique mais dans un agencement intéressant. Ainsi les câbles les plus épais sont quasiment tous éloignés de la grille pour ne conserver que les plus fins. Ce qui va éviter de gêner trop fortement le refroidissement. À noter également que Minisforum a ajouté un lecteur de cartes SDXC en débit limité à l’USB 2.0 sur le côté gauche de la minimachine.

Livré avec un support pour pouvoir le positionner debout et un accessoire VESA pour l’accrocher derrière un écran, le MiniPC est proposé à un prix évidemment élevé. Dans cette version Core Ultra X7 avec 32 Go de mémoire vive et 1 To, il est proposé à 1519€ sur le site français du fabricant.

Minisforum M2 Pro : un MiniPC musclé sous Core Ultra X7 358H © MiniMachines.net. 2026

Le site de gravure de CD audio était un cheval de Troie

25 septembre 2026 à 11:40

La gravure de CD n’est plus vraiment un sujet aujourd’hui, cela fait un bon moment que je n’ai pas utilisé de graveur et la seule possibilité que j’ai de graver un disque optique passe par une solution USB. Les portables, les PC au format tour et, évidemment, les MiniPC n’ont plus de graveur par défaut. Ce qui était un accessoire obligatoire au début des années 2000 est désormais perçu comme une dépense incongrue.

Un Fiio Echo Mini

Un Fiio Echo Mini, un baladeur MP3 qui imite les walkmans

Mais les choses changent. Je ne sais pas si c’est un effet de mode pris dans la loupe des influenceurs et des journalistes, mais il semble que certains internautes se soient lassés du « tout en ligne » et de leurs abonnements à des services de streaming. Que les ventes de lecteurs MP3 augmentent et qu’un retour des albums physiques se constate. On le savait pour les vinyles dont le marché se porte très bien, mais c’est également le cas d’autres supports. Il semble également que certains s’intéressent à nouveau au CD également. C’est le cas de Charles.

Charles est un vieux lecteur du site, avec une certaine expérience informatique puisqu’il en a fait son métier. Il a pourtant « failli » comme il me le dit avec des mots un peu plus fleuris. La mésaventure qu’il me relate est assez simple. Un soir cette semaine, il décide de se faire une compilation de musique, à l’ancienne, sur un CD audio. Problème pour Charles, s’il a toujours un graveur de CD/DVD dans sa tour personnelle chez lui, il n’a plus de logiciel pour graver. Cela fait un moment qu’il n’a pas fait l’opération…

gravure de CD

En cherchant un logiciel à télécharger pour graver son CD audio il tombe sur une proposition intéressante. Un site web dédié qui explique pouvoir graver en direct, sans avoir besoin d’installer quoi que ce soit. Il décide de tenter l’aventure. L’opération est simple, il insère un CD vierge dans son graveur et lance le début de l’opération en ligne. Le site détecte l’unité optique de la machine – il n’y en a qu’une seule – et indique quelle capacité elle a pour une gravure de CD dans de bonnes conditions. La page incite dans la foulée à déposer les titres audio les uns à la suite des autres dans son interface et compatibilise correctement le temps occupé par chacun.

Une fois la « compile » faite, Charles clique sur le bouton « Burn » de l’interface. Le graveur se met a clignoter, un popup de sécurité lui demande s’il autorise l’accès aux données de la machine et c’est parti. La gravure de CD audio démarre et le site fait avancer la barre indiquant la progression du travail. Le CD se termine et le graveur finit par éjecter la petite galette. Charles rappuie sur le bouton pour tester le CD Audio et… rien ne fonctionne. Le disque n’est pas reconnu par le système. Il le sort de son PC et le glisse dans sa chaine Hi-Fi. Toujours rien. En examinant la surface en plastique, il se rend compte que le laser n’a rien mordu et que le CD est toujours vierge.

Agacé, Charles retente l’opération en choisissant d’autres réglages de vitesse. La compilation n’a pas disparu du site, alors il reclique sur « Burn » et c’est reparti pour un tour. La gravure reprend, un peu moins vite cette fois. Au bout d’un moment le graveur éjecte le CD et… même problème. Rien n’a fonctionné. Fulminant après le service et le temps perdu, Charles se décide à télécharger un logiciel de gravure classique et à l’installer. Là, tout fonctionne du premier coup. 

La nuit passe et notre malheureux héros se remet au travail. Au télétravail même. Mais à peine se connecte t-il au réseau de son entreprise que des alertes fusent dans tous les sens. Son accès est refusé. Son téléphone ne tarde pas de sonner et un des responsables informatiques de son entreprise lui indique que son poste est compromis. Et lui de se demander, pas vraiment très longtemps, quelle action aurait bien pu infecter son ordinateur ?

La gravure de CD audio comme épouvantail

Pour ne pas se faire remarquer, le plus simple est d’agir en plein jour. En donnant accès à son PC avec une opération anodine comme la gravure de CD, Charles a simplement ouvert la boite de Pandore. Les accès disque qu’il voyait sur sa machine pour la gravure étaient purement et simplement simulés. Le site s’affairait en réalité à infecter consciencieusement son ordinateur. En prenant tout le temps nécessaire pour le faire puisque l’opération durait à chaque fois plus de dix minutes. 

Résultat des courses, le PC est bon pour un reformatage complet de son système et un passage au peigne fin de tous les documents à bord va être effectué. Comme  souvent, le raccourci pris pour économiser quelques minutes finit par coûter des heures de travail en plus.

Je ne jetterais pas la pierre sur Charles pour autant, s’il a baissé la garde un soir, après une journée de boulot et face à une tâche que tout le monde pourrait juger totalement anodine, c’est que n’importe qui pourrait se faire avoir de la même manière. Il a la gentillesse de partager sa mésaventure pour éviter que cela n’arrive à d’autres et je lui en suis très reconnaissant.

Je ne vais évidemment pas partager l’adresse du site en question, je vous invite juste à ne pas tomber dans le panneau. Si vous voulez graver un CD le plus simple est de trouver le logiciel adapté. Ils sont peu encombrants, gratuits et très efficaces. Sous Windows, je ne saurais que vous conseiller l’excellent CDBurnerXP qui ne m’a jamais fait défaut. Sous Linux, Brasero reste à mes yeux la meilleure référence pour la gravure de CD. Sous MacOS on m’a conseillé Burn mais je n’ai pas testé.

Le site de gravure de CD audio était un cheval de Troie © MiniMachines.net. 2026

Le label Copilot+ de Microsoft disparait des radars

25 septembre 2026 à 10:32

Le label Copilot+ était au cœur de la stratégie de Microsoft en 2024. Son rôle était double alors. Il devait créer un ensemble de règles à suivre pour proposer des fonctions IA en local. Ça, c’était pour la partie la plus visible de la proposition. Mais, en sous-marin, cet ensemble était surtout un excellent moyen d’avantager le duo Microsoft/Qualcomm en présentant les puces Snapdragon comme les seules capables de l’obtenir. Tellement que j’avais dû à l’époque expliquer que le label Copilot+ n’était pas réservé aux puces ARM.

Deux ans après, Microsoft décide d’abandonner cette norme. C’était prévisible, l’éditeur de Windows avait déjà annoncé vouloir plus ou moins abandonner la touche Copilot en mai dernier. Sa dernière campagne autour de Copilot+ date de février et tentait d’expliquer que les PC Copilotés étaient meilleurs pour le gaming. Un calendrier d’une faible sobriété si on considère que ce message de Microsoft conseillait en même temps qu’acheter un PC avec 32 Go de mémoire vive. Alors même que la flambée des tarifs avait déjà commencé depuis le mois de septembre 2025.

Un label Copilot+ "now", des usages "coming soon"

Un label Copilot+ « now », des usages « coming soon »

En septembre 2026 cependant, il ne reste plus grand-chose à conserver du label. Il faut dire à la décharge de Microsoft qu’il a rempli son rôle. L’objectif était de pousser les fabricants de puces et d’ordinateurs à intégrer des NPU – des éléments dédiés aux calculs nécessaires aux IA – dans leurs productions. Qualcomm était le premier a dégainer un NPU proposant les 40 TOPS réclamés par Microsoft pour sa norme. AMD et Intel sont rapidement passés au niveau avec des puces proposant au moins aussi bien. Cela même sans que la majorité des acheteurs ne trouvent finalement le moindre emploi à ces fonctionnalités dans leur vie de tous les jours. Pire, certaines des fonctionnalités avancées par Microsoft ont fait hurler tout le monde. Parmi elles, la fonction Recall qui consistait à laisser l’IA scruter tout ce qui se passait à l’écran en permanence. Une levée de bouclier a non seulement empêché la fonction Recall de sortir mais a en plus associé le label Copilot+ à ce genre de service intrusif dont personne ne veut.

Problème pour Microsoft, ce qui devait être un label vendeur comme « Plug’n Play » ou « DirectX » à leur époque, s’est transformé en repoussoir. Et les constructeurs ont logiquement refusé de le mettre en avant dans leurs campagnes de publicité et sur leurs emballages. Microsoft lui-même s’est mis à abandonner cette norme dans sa communication. Les nouveaux PC Nvidia sous RTX Spark sont très orientés IA mais pas labellisés Copilot+ pour autant.

Le label Copilot+ ? Je ne dirais pas que c’est un échec : ça n’a pas marché

Microsoft a donc raté une marche, mais ne s’est pas planté pour autant. En deux années seulement, le secteur a entièrement basculé et il faut vraiment fouiller longtemps les rayons d’un marchand pour trouver un PC de grande marque qui ne soit pas fourni avec un NPU performant. Si les touches Copilot devraient logiquement disparaitre des claviers à terme, le résultat est bien là. Le marché du neuf est désormais totalement capable d’accueillir des fonctions IA locales portées par des processeurs ayant des capacités dédiées.

Microsoft voulait implanter son système maison Copliot par défaut sur les PC Windows pour que cela devienne un réflexe d’utilisateur. Ajouter une touche avec le logo sur les claviers pour qu’il imprègne le public. La disparition du label ne signifie pas pour autant que Microsoft a totalement échoué. Même si en février nous apprenions que le taux d’abonnements payants à la formule Copilot était de 3.3% seulement. Le temps nous dira si la stratégie de l’éditeur était la bonne, ce chiffre très faible est très certainement lié au fait que des millions et des millions de machines étaient livrées avec cette mise en avant de Copilot et que beaucoup d’utilisateurs ont simplement voulu la tester.

Dans les années qui viennent, il est fort possible que les NPU intégrés servent de plus en plus à des usages IA locaux directement exploités par les logiciels exécutés : retouche d’image, correction de fautes, surveillance de sécurité, tracking d’objet en vidéo. La grande question qui demeure sera celle des assistants : qui l’emportera sur ce secteur ? Microsoft voulait prendre un coup d’avance en imposant son label Copilot mais n’a fait au final que préparer le terrain pour que tous les acteurs puissent s’implanter à bord.

Le marché PC est difficile à manier. On est toujours sur une histoire de charrue et de bœufs. Sans un matériel compatible avec un NPU à bord, impossible d’implanter des outils IA. Sans ces outils, impossible d’expliquer aux clients potentiels l’intérêt de s’offrir un NPU. À vouloir partir trop tôt, Windows a simplement échoué à dévoiler l’application ou l’usage natif qui aurait pu réellement séduire les masses. Mais est-ce que l’éditeur avait vraiment le choix face aux offensives concurrentes ? Celles qui passent par le cloud ou les IA déjà intégrées dans les smartphones…

Le label Copilot+ de Microsoft disparait des radars © MiniMachines.net. 2026

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