Presque dix ans après ses débuts en accès anticipé, Quake Champions s’apprête à tirer sa révérence. Dans un communiqué signé id Software, XBOX a acté l’arrêt du développement : plus aucune autre mise à jour de contenu ne sortira pour celui qui était le dernier représentant actif de la franchise. C’est la fin d’une ère, mais le jeu était condamné depuis les licenciements chez id Software. Le peu de l’équipe de développement encore active a été licenciée lors des premières restructurations menées par Asha Sharma.
La décision n’est toutefois pas étonnante, le nombre de joueurs oscille depuis maintenant plusieurs années autour de 500. L’explication est simple : le public s’est détourné et n’est plus intéressé par les Arena FPS, et dans un marché plus que saturé et très dynamique, Quake Champions n’a jamais trouvé sa place. Bien que nous avions apprécié la proposition à NoFrag, la dernière news publiée date de 2023, c’est pour dire que même la rédaction a porté peu d’intérêt au jeu, et n’y a passé qu’un nombre d’heures équivalent au QI d’un dirigeant de XBOX. La mise à jour 1.31 qui accompagne l’annonce officialise le passage d’un modèle free-to-play à un modèle payant, passant le prix du jeu à environ 10 € depuis le 23 septembre, mais id Software annonce que les anciens joueurs se voient offrir le jeu dans leur bibliothèque Steam, avec l’essentiel du contenu cosmétique des 30 saisons précédentes. Une décision qui rappellera de sombres heures à certains, mais qui n’a toujours aucun sens.
Le changement de modèle économique est une manière de pousser gentiment les derniers joueurs encore actifs vers la sortie et de laisser crever le jeu en silence. Quelques semaines avant son licenciement, Adam « SyncError » Pyle, lead developer, avait annoncé travailler sur une décentralisation de l’architecture afin de passer à un système de serveurs hébergés par la communauté et un client LAN. Une demande aussi ancienne que le jeu, et qui restera donc lettre morte. Quake Champions, contrairement aux anciens opus, utilise des serveurs propriétaires, là où les joueurs de Quake III Arena et Quake Live pouvaient librement télécharger les exécutables pour monter leurs propres serveurs dédiés. Si les serveurs officiels de Bethesda sont éteints d’ici quelques mois, le jeu deviendra inaccessible. On aurait préféré que le code source soit publié et que le projet soit laissé aux mains de la communauté, qui maintiendra le jeu à l’image de Quake, encore actif 30 ans après sa sortie.
La littérature et NoFrag, ça fait deux. Non pas qu’on déteste les bouquins, mais mettre des mots intelligents exige un effort cérébral nettement plus intense que d’exploser un crâne ou de se foirer avec une grenade. Pourtant, l’évidence s’est imposée d’elle-même après la lecture de deux ouvrages de chez Bitmap Books. Comme la plupart d’entre nous, on est tombés dans les First Person Shooter un peu par hasard. Au détour d’une conversation au lycée, ou d’un article dans Generation 4. Thief: The Dark Project, Deus Ex, Star Wars Jedi Knight: Dark Forces II, et bien d’autres jeux qui ne demandaient rien d’autre qu’une souris, un clavier, et un peu de réflexes. On jouait. On se perdait. On découvrait. Quelques noms, qui encore aujourd’hui, grâce à Nightdive Studios, New Blood Interactive, Devolver Digital, ou la communauté des moddeurs, nous permettent de redécouvrir, comprendre, ou encore, contextualiser. C’est ce que proposent I’m Too Young To Die et Hurt Me Plentyqui ne se contentent pas d’évoquer le FPS, mais qui expliquent pourquoi il est devenu ce qu’il est aujourd’hui.
Half-Life, 1998. Une référence sur bien des éléments de gameplay et level design, encore aujourd’hui.
I’m Too Young To Die
Le premier ouvrage, publié en 2022, couvre la période 1992-2002. Une époque qui n’a pas seulement vu naître le FPS : elle l’a façonné, déformé et transformé. Le livre ne débute pas avec Wolfenstein 3D par hasard. Il commence avec la technologie, les moteurs, les limitations matérielles et les bricolages qui ont ensuite permis à DOOMd’exister, puis à Quaked’expliquer à tout le monde comment on fait un moteur 3D. Le livre ne se contente pas d’expliquer de manière chronologique l’histoire du genre, il va bien plus loin et raconte surtout comment cette période a posé les bases de tout ce qu’on a connu après. Plutôt que de nous pondre un énième bouquin inutile, l’auteur, Stuart Maine – ancien game designer et scénariste, passé notamment par Bullfrog Productions et Psygnosis – décortique le « pourquoi du comment ». Il ne se contente pas d’aligner les faits : il décortique le pourquoi, et montre comment cette décennie charnière a posé les bases de tout ce que le genre a connu par la suite. L’ouvrage met en lumière les tensions entre l’innovation technique et les contraintes matérielles de l’époque, les paris risqués, et les idées qui n’auraient jamais dû fonctionner, mais qui ont parfois été à l’origine de l’évolution du FPS. Chaque année a droit à son chapitre, pensé comme un instantané de ce que signifiait créer un shooter à l’époque. Au fil des pages, on enchaîne les anecdotes techniques, les détails des coulisses et les interviews de figures clés, à l’image de Ken Silverman (le créateur du Build Engine). Les citations sont si bien senties qu’on a parfois l’impression d’être dans la pièce avec les développeurs.
Deus Ex, 2000. Un des meilleurs, si ce n’est le meilleur immersive sim.
Le livre ne s’arrête pas aux jeux qui ont eu la chance d’être commercialisés, il explore aussi les fantômes, les prototypes, les projets avortés et les promesses qui n’ont jamais dépassé la préproduction. Prospero, par exemple, ce projet mystique de Valve influencé par le livre La Tempête de Shakespeare, où l’on devait manipuler des pouvoirs psychiques dans une narration ambitieuse. Bitmap Books raconte comment le studio, encore jeune, a dû sacrifier cette vision pour concentrer toutes ses forces sur Half-Life. Into the Shadows, développé par Triton, promettait une vraie 3D fluide grâce à une capture de mouvement pionnière ; les magazines de 1995 en faisaient une révolution annoncée, mais la technologie n’a pas suivi, et le jeu est devenu un vaporware, ne laissant qu’une démo technique devenue culte. 3D Realms, mené par Georges Broussard et Scott Miller, a travaillé sur la suite de Duke Nukem 3D – dans une premier temps sur l’ID Tech 2, puis sur l’Unreal Engine 1 –, avant de passer presque 15 années à modifier encore et encore le jeu, avec le résultat qu’on connaît tous aujourd’hui. Le livre, en plus d’être généreux et très dense, a un coté pédagogique qui donne envie de relancer des jeux qu’on croyait connaître, mais aussi de découvrir ceux qu’on n’avait jamais vus, comme Dust, ou des licences parfois oubliées comme Soldier of Fortune.
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SiN (1998), un très bon FPS, malheureusement sorti à la même époque que Half-Life.
Thief: The Dark Project (1998), le chef d’œuvre de l'infiltration, encore inégalé aujourd'hui sur la gestion des lumières et du son dans le gameplay.
L'interview de Ken Levine est l'une des plus intéressante du livre.
Unreal (1998), un excellent FPS, oublié par Epic Games, trop occupé avec... Comment ça s'appelle déjà cette merde ?
The Operative: No One Lives Forever (2000), une ambiance débile, des gadgets loufoques, des dialogues idiots, mais de l'action, et une excellente aventure d'espionnage
Daikatana (2000). John Romero's About To Make You His Bitch. On n'a rien d'autre à ajouter.
Duke Nukem 3D (1996), une insolence, une originalité et une créativité sans limites, associées à un level design urbain et réaliste et une interactivité, qui ont contribué au succès du jeu.
Hurt Me Plenty
Le second ouvrage, publié l’année dernière, couvre la période 2003–2010 et propose une lecture très différente. Une évolution logique, à l’image de l’époque. C’est l’ère des budgets colossaux, des campagnes scriptées jusqu’à l’écœurement, de l’essor du multijoueur compétitif et d’une uniformisation mécanique du genre. Une époque que beaucoup regardent encore aujourd’hui avec méfiance, parfois avec dédain, mais souvent avec nostalgie. Le livre documente précisément cette transition : comment le FPS a grandi et mûri, tout en perdant une partie de sa folie initiale. Au fil des pages, on croise près de 200 jeux. Des chefs-d’oeuvre comme DOOM 3, No One Lives Forever 2 ou Crysis côtoient des curiosités comme The Ball, et des catastrophes industrielles comme Boiling Point: Road to Hell ou Turning Point: Fall of Liberty. Des titres oubliés, parce que nuls à chier, mais qui racontent également quelque chose de l’époque.
Swat 4 (2005), l’ancêtre de Ready Or Not, mais en mieux.
Hurt Me Plenty, à l’image de I’m Too Young to Die, est intéressant avant tout par sa capacité à contextualiser. Le livre ne se contente pas de lister des jeux : il explique pourquoi ils existent, comment ils ont été conçus, et pourquoi ils ont marqué les esprits ou, au contraire, mordu la poussière. Il décortique comment, en dosant magistralement l’action intense et l’immersion continue, Half-Life 2 a posé les bases du FPS solo moderne, inspirant par la suite d’excellents FPS narratifs comme Metro 2033, ou la structuration du multijoueur moderne grâce à Call of Duty 4: Modern Warfare. Le livre explique comment le FPS est passé de la créativité brute à la production industrielle, comment des studios plus modestes ont tenté de résister, pendant que l’Unreal Engine 3 et ses visuels dégueulasses ont imposé de nouveaux standards graphiques, où les exigences des assistés sur consoles ont dicté le gameplay, et où le multijoueur compétitif s’est transformé. Bien que cette période soit souvent décriée, l’ouvrage rappelle qu’il en a émergé tout de même beaucoup : un genre loin d’être figé, qui n’a jamais cessé de se réinventer et de surprendre
Shattered Horizon, 2009. Un FPS se déroulant dans l’espace, original, mais qui n’a pas trouvé son public.
En explorant cette évolution, l’ouvrage dépasse largement les grosses productions pour plonger dans les FPS indépendants et les expériences plus ou moins réussies. On y redécouvre par exemple Zeno Clash, son esthétique surréaliste de rêve fiévreux et son mélange improbable de FPS et de jeu de combat au corps à corps. Cryostasis: Sleep of Reason, qui transformait le froid en mécanique centrale, avec une narration éclatée et une ambiance glaciale. You Are Empty, qui ressemblait à un cauchemar soviétique, bancal, mais fascinant. Loin d’être de simples curiosités, ils racontent une transition : celle d’un genre qui se standardise d’un côté, mais où les indés ont commencé à amener une bouffée d’air frais toujours visible aujourd’hui. Et puis, il y a les expériences ratées ou annulées. Le livre consacre des sections entières à des FPS multijoueurs oubliés, pour le meilleur et pour le pire, à l’image de Kwari – une grosse merde où l’on payait pour tirer, et où chaque balle avait une valeur monétaire, une idée aussi débile que vouée à l’échec. Ou des jeux comme Shattered Horizon, qui tentaient de faire du combat en gravité zéro un nouveau standard, mais qui n’ont jamais trouvé leur public. Entre les FPS prometteurs qui n’ont finalement jamais vu le jour, les prototypes abandonnés et les projets trop ambitieux pour survivre dans une industrie devenue trop lourde, c’est une des parties les plus fascinantes de l’ouvrage.
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DOOM 3 (2004), le "chat noir" de la franchise, mais avec une ambiance stressante et un gameplay oppressant des plus réussies chez id Software.
XIII (2003), adapté de l’œuvre de Jean Van Hamme et William Vance. Le jeu a marqué par sa direction artistique en cel-shading, ainsi que ses onomatopées et des cases de BD affichées à l'écran.
Le livre présente des œuvres originales comme .kkrieger (2004), plus petit jeu de tir en 3D de l'histoire, pesant exactement 96 kilo-octets
Vietcong (2002), un chef-d’œuvre, malheureusement peu connu, au gameplay parfois éclopé, mais avec une ambiance sans pareil.
Boiling Point: Road To Hell (2005), un monde ouvert très ambitieux, de bonnes idées, mais une DA dégueulasse, un gameplay aux fraises, une optimisation désastreuse et une quantité incroyable de bugs.
Call of Duty (2003) a révolutionné le genre en intégrant une mise en scène cinématographique au cœur du gameplay.
On trouve dans les deux livres des interviews qui donnent aux ouvrages une dimension presque orale : Ken Levine détaille la longue genèse de BioShock, expliquant à quel point il a été difficile de vendre l’idée d’une cité sous-marine utopique déchue à des éditeurs déjà lobotomisés qui ne voulaient que des jeux militaires ou de la science-fiction. Minh Le raconte comment est né Counter-Strike, et comment celui-ci a dépassé ses créateurs, passant de mod bricolé dans un coin à l’un des FPS multijoueurs les plus joués au monde. Garry Newman explique l’ironie derrière Garry’s Mod, qui n’était pas un jeu, mais un outil de bidouille, et comment la communauté a transformé ce bac à sable en phénomène culturel massif. Jeep Barnett revient sur l’origine étudiante de Portal, alors appelé Narbacular Drop, et raconte comment Valve a embauché toute l’équipe le jour même, avant de transformer une mécanique expérimentale en un chef‑d’œuvre intégré à l’univers de Gordon Freeman.
Les deux livres sont comme une extension naturelle pour nous : une autre manière de raconter la même histoire, avec d’autres outils, mais la même obsession. On sort de la lecture avec l’envie de relancer quelques jeux, réinstaller des mods ou fouiller d’obscurs dossiers oubliés dans un disque dur, pour se rappeler pourquoi on aime ce genre. Ils ne sont pas parfaits, ils ne sont pas exhaustifs, mais ils rappellent pourquoi on aime les FPS. Et pour des livres qui parlent de jeux sortis il y a vingt ou trente ans, c’est déjà un exploit. En attendant, on vous conseille la lecture de I’m Too Young To Die et Hurt Me Plenty, tous deux disponibles sur le site de Bitmap Books à environ 42 €.
Alors qu’on attendait des annonces exclusives lors du FPS Games Show, Madfingers Games a profité de la Gamescom 2026 pour dévoiler les nouveautés de la prochaine mise à jour de Gray Zone Warfare prévue à l’automne. La version 0.5 s’apprête à ajouter du contenu, de nouvelles mécaniques, et à modifier profondément le gameplay, autant pour les joueurs PvPvE que PvE.
Le premier contenu intéressant qui sera intégré dans cette mise à jour, et qui est attendu depuis un moment par une partie de la communauté, c’est le hideout. On disposera enfin d’un espace où utiliser les objets collectés, construire et améliorer son équipement, et même si Madfingers Games ne parle pas de crafting, difficile d’en faire un élément central du gameplay s’il s’agit simplement d’une base cosmétique à admirer entre deux raids. On peut s’attendre à obtenir encore plus de diversité dans le loot car le studio explique qu’on disposera, par exemple, d’un atelier de démontage avancé, ou d’un laboratoire chimique permettant de produire des substances – parfois pas très légales. Au-delà de son aspect pratique, le hideout est présenté comme un élément clé du lore, débloquant progressivement l’accès à Ground Zero et à la fin du jeu. Les développeurs expliquent qu’il ouvrira des missions auprès des vendeurs, du transport de marchandises craftées et permettre le démontage des technologies militaires afin de les revendre au marché noir. Espérons que l’ensemble soit plus varié que ce que la présentation laisse entendre, parce que pour l’instant, ça ressemble surtout à trois lignes de quêtes recyclées.
You don’t fuck with the Lamang Army
Le studio va également ajouter de nouveaux lieux. Lamang accueillera trois nouvelles zones intégrées à la progression narrative. Radar, une installation construite sous une tour abandonnée, permettra d’explorer des bunkers et d’obtenir un loot plus intéressant que dans les zones habituelles. Asylum, encore peu détaillé, est décrit comme un endroit oppressant, à l’ambiance lourde, où l’on découvrira le passé trouble de Lamang. Quant au Military Camp, situé à la frontière de Ground Zero, il permettra d’affronter des ennemis mieux entraînés et de récupérer du matériel de qualité. Une bonne occasion d’en découdre avec des PNJ cons comme un balai (en moins poilu et plus épais). Malgré les déclarations du studio, qui assure être conscient du problème, l’IA ne semble toujours pas être une priorité, alors qu’elle aurait besoin d’être entièrement repensée, pas bricolée, à l’image de ce qu’a commencé à faire Incursion Red River depuis sa dernière mise à jour
La gestion des modes PvPvE et PvP va également évoluer. Les joueurs pourront enfin disposer d’un PMC par faction, ce qui permettra de jouer avec n’importe quel ami, quelle que soit sa couleur préférée. Madfingers Games n’a pas précisé si l’inventaire et la progression seront partagés, mais cela semble peu probable. La séparation de la progression entre le PvE et le PvPvE est l’autre changement majeur : auparavant, les joueurs pouvaient looter tranquillement en PvE avant d’apporter leur équipement en PvP. Cette possibilité disparaît avec la 0.5, et la communauté accueille étonnamment bien cette décision. Le passage du jeu à l’Unreal Engine 5.7 devrait améliorer les performances globales et, espérons-le, permettre à l’équipe de tirer parti du State Tree introduit en 5.6 pour enfin améliorer l’IA. Le reste des nouveautés n’a pas encore été dévoilé, mais Madfingers promet « the biggest selection of guns in one update ».
On peut également s’attendre à d’autres annonces lors du FPS Games Show le 3 septembre qu’on ne peut que vous conseiller de suivre. En attendant, si le jeu vous intéresse, vous pouvez profiter de l’offre à –30 % chez notre partenaire Gamesplanet, soit 28 €.
Fragmentary Order montre enfin du gameplay après avoir été teasé il y a quelques mois au travers d’un ARG que la rédaction avait trouvé plutôt malin, suivi d’une première bande annonce qui ne montrait que des éléments du lore. Nikita Buyanov, le désormais célèbre mais néanmoins sulfureux créateur d’Escape from Tarkov, désormais à la tête de Rant Gaming Studios, a profité d’une démonstration NVIDIA à la Gamescom 2026 pour lâcher un premier aperçu de son nouveau FPS hardcore sci‑fi, et confirmer que le projet est bien plus ambitieux que son précédent jeu.
La bande annonce montre du gameplay sous Unreal Engine 5, où l’on découvre des environnements sci-fi à l’identité visuelle soignée et très détaillée, ainsi qu’une verticalité plus marquée, dans une une mise en scène nettement supérieure à celle d’Escape From Tarkov. Les sensations de tir, le son des armes et la manière dont le personnage bouge évoquent immédiatement son prédécesseur, mais dans une version modernisée, fluide, débarrassée des lourdeurs techniques du moteur Unity. Les animations, l’éclairage, et la distance de vue semblent également améliorées. Le gameplay présenté est rapide, lisible, au point de donner la sensation parfois d’être dans un épisode de la série Call of Duty, notamment dans la manière dont les armes sont manipulées ou dans la fluidité des transitions entre les actions. Le studio annonce des cartes jusqu’à cinq fois plus grandes que celles d’Escape From Tarkov, avec des sessions pouvant durer deux heures, des véhicules, plusieurs modes de jeu et une structure PvPvE qui dépasse le simple extraction shooter. Une belle promesse.
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Rant Gaming Studios n’a pas communiqué plus de détails, mais confirme qu’une présentation approfondie du gameplay et des mécaniques est prévue pour la fin septembre. On ne peut qu’être enthousiastes face à l’ambition du projet, mais à la rédaction, on oscille entre excitation et interrogation au regard de l’historique de développement d’Escape From Tarkov. En attendant d’en découvrir un peu plus, et de voir si cette ambition se traduira en un jeu aussi solide que prometteur, il faut le reconnaître, Fragmentary Order semble être techniquement supérieur à son aîné, et pourrait peut‑être apporter enfin quelque chose de nouveau au genre des extractions shooters.
La démo de The Citadel Project arrive mi‑septembre, juste avant le Steam Next Fest. Pour l’occasion, une bande annonce a été publiée par le développeur solo, qui façonne son hommage à Thief avec une ambition et un savoir‑faire qui forcent le respect. On y retrouve tout ce qui faisait déjà le sel du projet lors de notre précédent article : un jeu d’infiltration où la faucille et l’arbalète sont vos meilleurs alliés dans l’ombre. Le titre mise sur une approche immersive, des niveaux ouverts, et une ambiance médiévale oppressante qui évoque les ruelles de la Cité Éternelle.
La page Steam a été entièrement refaite, et le jeu a profité d’une longue série de mises à jour depuis sa dernière apparition publique. Le développeur indique avoir repensé l’interface utilisateur pour gagner en lisibilité, tandis qu’il a travaillé sur l’amélioration des IA, des améliorations massives, rendant les gardes plus réactifs, plus crédibles, et nettement moins faciles à berner que dans ses premières builds. Il a aussi ajouté un menu radial pour faciliter l’accès aux outils, et en fin de mission, un résumé statistique pour attribue une note selon vos performances, histoire de flatter ou d’humilier votre ego. Les carreaux d’arbalète pourront être améliorés, transformant par exemple une flèche de mousse en projectile capable d’enraciner un ennemi. En plus des équipements classiques, le développeur a récemment ajouté une nouvelle catégorie d’objets, les Artefacts, qui permettront de modifier subtilement votre style de jeu.
La bande annonce est l’occasion de découvrir un level design qui semble inspiré de son aîné, ou encore de la série de jeux d’infiltration Styx, avec une verticalité offrant des possibilités d’approche différentes selon la manière dont vous souhaitez aborder chaque situation. On y aperçoit une mécanique de renversement qui n’est pas sans rappeler Dark Messiah of Might & Magic, permettant d’utiliser l’environnement pour éliminer discrètement un adversaire. La direction artistique est mise en valeur par un gros travail sur l’ombre et la lumière, et bien qu’elle ne soit pas originale, celle-ci bénéficie d’un soin et d’une attention particulière, donnant une ambiance qui colle parfaitement au lore du jeu. Un dernier détail : les armes comme la faucille auront une certaine durabilité, que le joueur devra gérer en affûtant régulièrement l’arme avec une pierre.
The Citadel Project avance, et avance même très bien, mais le développeur explique qu’il n’a pas encore trouvé d’éditeur intéressé à collaborer sur ce projet. Pour l’aider à financer la suite du développement, un accès anticipé est prévu d’ici la fin de l’année. Une étape nécessaire pour permettre au jeu de poursuivre sa route jusqu’à une version finale qu’on a hâte de découvrir. En attendant la démo le mois prochain, la nouvelle page Steam est d’ores et déjà disponible, et si le jeu vous donne envie, l’ajouter à votre liste de souhaits est un moyen simple et concret de soutenir le développeur.