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SAIC-MG vise une usine électrique en Espagne

4 mai 2026 à 06:11

SAIC-MG envisage une usine de voitures électriques en Espagne pour contourner les droits de douane européens et renforcer sa production locale.

Le constructeur automobile chinois SAIC Motor Corp., via sa marque MG, envisage de renforcer sa présence industrielle en Europe avec l’implantation d’une usine de production de véhicules électriques en Espagne. Ce projet, encore en cours de finalisation, s’inscrit dans un contexte de durcissement des règles commerciales de l’Union européenne vis-à-vis des importations automobiles en provenance de Chine. En misant sur une production locale, le groupe entend optimiser sa compétitivité, réduire son exposition aux droits de douane et s’inscrire durablement sur le marché européen de l’automobile. Cette stratégie industrielle illustre également l’évolution rapide du secteur, marqué par la montée en puissance de la mobilité électrique, l’importance des chaînes d’approvisionnement régionales et la concurrence accrue entre constructeurs internationaux. Entre choix géographique, enjeux logistiques et pression réglementaire, SAIC-MG affine sa stratégie pour répondre aux nouvelles dynamiques du marché automobile européen.

SAIC Motor Corp., à travers sa filiale MG, prévoit de franchir une nouvelle étape dans son développement international en envisageant la création d’une usine de production de véhicules électriques en Europe. Selon des sources proches du dossier, l’Espagne serait privilégiée pour accueillir ce site industriel, un choix stratégique qui permettrait au constructeur automobile chinois de mieux s’adapter aux exigences du marché européen.

Une implantation stratégique pour contourner les droits de douane

L’un des principaux objectifs de cette future usine est de réduire l’impact des droits de douane appliqués par l’Union européenne sur les véhicules importés depuis la Chine. Dans un contexte où Bruxelles renforce son contrôle sur les subventions et les conditions de concurrence dans le secteur automobile, la production locale devient un levier essentiel pour les constructeurs chinois.

En installant une chaîne de production sur le sol européen, SAIC-MG pourrait ainsi améliorer sa compétitivité, optimiser ses coûts logistiques et sécuriser ses volumes de vente. Cette stratégie industrielle s’inscrit dans une tendance plus large du marché automobile, où la localisation de la production devient un facteur clé de succès, notamment dans le segment des véhicules électriques.

Cependant, le projet reste à un stade préliminaire. Les détails concernant l’investissement, la capacité de production ou encore le calendrier de mise en œuvre ne sont pas encore arrêtés et pourraient évoluer. Cette incertitude reflète la complexité des décisions industrielles dans un secteur en pleine mutation.

L’Espagne face à la concurrence européenne

Le choix de l’Espagne, s’il se confirme, écarterait la Hongrie, qui figurait parmi les options envisagées. Ce pays d’Europe centrale a pourtant attiré d’importants investissements dans l’industrie des véhicules électriques et des batteries ces dernières années, notamment grâce à une base de fournisseurs en développement et à des infrastructures logistiques connectées à des projets soutenus par la Chine.

Malgré ces atouts, l’Espagne semble offrir un environnement plus favorable à l’implantation d’une usine automobile. Le pays s’est progressivement imposé comme un hub industriel pour la mobilité électrique, en mettant en place des incitations à l’investissement et en capitalisant sur un écosystème automobile déjà bien établi.

Des sites comme Saragosse illustrent cette attractivité. La présence d’acteurs majeurs de l’industrie automobile, avec des unités de production existantes, garantit une main-d’œuvre qualifiée, des compétences techniques et des infrastructures adaptées aux exigences de la fabrication de véhicules électriques.

Une stratégie industrielle au cœur de la transition électrique

Au-delà du choix géographique, ce projet reflète l’évolution du modèle économique des constructeurs automobiles chinois en Europe. Face à une concurrence accrue et à des réglementations plus strictes, la production locale apparaît désormais comme une condition nécessaire pour soutenir la croissance sur ce marché.

Pour SAIC-MG, cette implantation permettrait également de renforcer son image de marque en Europe et de se rapprocher des consommateurs. Dans un secteur où l’innovation technologique, l’autonomie des batteries et les performances des motorisations électriques sont devenues des critères déterminants, la proximité industrielle constitue un avantage stratégique.

Le développement de capacités de production en Europe pourrait aussi faciliter l’adaptation des modèles aux attentes locales, qu’il s’agisse de normes environnementales, de design ou d’équipements. Cette approche s’inscrit dans une logique d’intégration progressive au marché européen de l’automobile.

À ce stade, ni SAIC ni MG n’ont officiellement commenté ces informations. Le projet reste donc soumis à des ajustements, tant sur le plan industriel que stratégique. Néanmoins, il illustre clairement la volonté du groupe de s’inscrire durablement dans la transformation du secteur automobile, marqué par la transition vers l’électrique et la recomposition des chaînes de valeur à l’échelle mondiale.

Notre avis, par leblogauto.com

Le choix potentiel de l’Espagne par SAIC-MG souligne l’importance croissante de la production locale dans le secteur des véhicules électriques en Europe. Cette stratégie répond directement aux contraintes réglementaires et commerciales imposées par l’Union européenne. L’arbitrage entre Espagne et Hongrie met également en évidence la compétition entre pays européens pour attirer les investissements industriels. Enfin, l’absence de décision finale rappelle que ces նախագծ restent fortement dépendants d’ajustements économiques et politiques.Le constructeur automobile chinois SAIC Motor Corp., via sa marque MG, envisage de renforcer sa présence industrielle en Europe avec l’implantation d’une usine de production de véhicules électriques en Espagne. Ce projet, encore en cours de finalisation, s’inscrit dans un contexte de durcissement des règles commerciales de l’Union européenne vis-à-vis des importations automobiles en provenance de Chine.

En misant sur une production locale, le groupe entend optimiser sa compétitivité, réduire son exposition aux droits de douane et s’inscrire durablement sur le marché européen de l’automobile. Cette stratégie industrielle illustre également l’évolution rapide du secteur, marqué par la montée en puissance de la mobilité électrique, l’importance des chaînes d’approvisionnement régionales et la concurrence accrue entre constructeurs internationaux. Entre choix géographique, enjeux logistiques et pression réglementaire, SAIC-MG affine sa stratégie pour répondre aux nouvelles dynamiques du marché automobile européen.

SAIC Motor Corp., à travers sa filiale MG, prévoit de franchir une nouvelle étape dans son développement international en envisageant la création d’une usine de production de véhicules électriques en Europe. Selon des sources proches du dossier, l’Espagne serait privilégiée pour accueillir ce site industriel, un choix stratégique qui permettrait au constructeur automobile chinois de mieux s’adapter aux exigences du marché européen.

Une implantation stratégique pour contourner les droits de douane

L’un des principaux objectifs de cette future usine est de réduire l’impact des droits de douane appliqués par l’Union européenne sur les véhicules importés depuis la Chine. Dans un contexte où Bruxelles renforce son contrôle sur les subventions et les conditions de concurrence dans le secteur automobile, la production locale devient un levier essentiel pour les constructeurs chinois.

En installant une chaîne de production sur le sol européen, SAIC-MG pourrait ainsi améliorer sa compétitivité, optimiser ses coûts logistiques et sécuriser ses volumes de vente. Cette stratégie industrielle s’inscrit dans une tendance plus large du marché automobile, où la localisation de la production devient un facteur clé de succès, notamment dans le segment des véhicules électriques.

Cependant, le projet reste à un stade préliminaire. Les détails concernant l’investissement, la capacité de production ou encore le calendrier de mise en œuvre ne sont pas encore arrêtés et pourraient évoluer. Cette incertitude reflète la complexité des décisions industrielles dans un secteur en pleine mutation.

L’Espagne face à la concurrence européenne

Le choix de l’Espagne, s’il se confirme, écarterait la Hongrie, qui figurait parmi les options envisagées. Ce pays d’Europe centrale a pourtant attiré d’importants investissements dans l’industrie des véhicules électriques et des batteries ces dernières années, notamment grâce à une base de fournisseurs en développement et à des infrastructures logistiques connectées à des projets soutenus par la Chine.

Malgré ces atouts, l’Espagne semble offrir un environnement plus favorable à l’implantation d’une usine automobile. Le pays s’est progressivement imposé comme un hub industriel pour la mobilité électrique, en mettant en place des incitations à l’investissement et en capitalisant sur un écosystème automobile déjà bien établi.

Des sites comme Saragosse illustrent cette attractivité. La présence d’acteurs majeurs de l’industrie automobile, avec des unités de production existantes, garantit une main-d’œuvre qualifiée, des compétences techniques et des infrastructures adaptées aux exigences de la fabrication de véhicules électriques.

Une stratégie industrielle au cœur de la transition électrique

Au-delà du choix géographique, ce projet reflète l’évolution du modèle économique des constructeurs automobiles chinois en Europe. Face à une concurrence accrue et à des réglementations plus strictes, la production locale apparaît désormais comme une condition nécessaire pour soutenir la croissance sur ce marché.

Pour SAIC-MG, cette implantation permettrait également de renforcer son image de marque en Europe et de se rapprocher des consommateurs. Dans un secteur où l’innovation technologique, l’autonomie des batteries et les performances des motorisations électriques sont devenues des critères déterminants, la proximité industrielle constitue un avantage stratégique.

Le développement de capacités de production en Europe pourrait aussi faciliter l’adaptation des modèles aux attentes locales, qu’il s’agisse de normes environnementales, de design ou d’équipements. Cette approche s’inscrit dans une logique d’intégration progressive au marché européen de l’automobile.

À ce stade, ni SAIC ni MG n’ont officiellement commenté ces informations. Le projet reste donc soumis à des ajustements, tant sur le plan industriel que stratégique. Néanmoins, il illustre clairement la volonté du groupe de s’inscrire durablement dans la transformation du secteur automobile, marqué par la transition vers l’électrique et la recomposition des chaînes de valeur à l’échelle mondiale.

Notre avis, par leblogauto.com

Le choix potentiel de l’Espagne par SAIC-MG souligne l’importance croissante de la production locale dans le secteur des véhicules électriques en Europe. Cette stratégie répond directement aux contraintes réglementaires et commerciales imposées par l’Union européenne. L’arbitrage entre Espagne et Hongrie met également en évidence la compétition entre pays européens pour attirer les investissements industriels. Enfin, l’absence de décision finale rappelle que ces նախագծ restent fortement dépendants d’ajustements économiques et politiques.

Crédit illustration : MG.

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[VIDÉO] Essai Suzuki e-Vitara de 174 ch

4 mai 2026 à 06:01

Elle s’est fait attendre, mais la voici maintenant disponible sur le marché français. Suzuki présente sa première voiture 100% électrique. Après une précédente rencontre dans un environnement contrôlé, nous l’avons conduite sur les jolies routes de la campagne bourguignonne, idéales pour se faire une bonne idée de ce que vaut l’e-Vitara.

Comme le concept-car

On a déjà à peu près tout dit sur le physique de la toute nouvelle Suzuki e-Vitara. Son design devait être en partie compatible avec celui de son cousin, l’Urban Cruiser. Pour faciliter son intégration dans le catalogue, le constructeur japonais s’est appuyé sur son best-seller, le Vitara, qui continue d’exister à ses côtés pour le moment. Il ressemble quasiment trait pour trait au concept-car qui l’a précédé. Il paraît à la fois robuste et plutôt moderne. Avec ses épaulements, il semble vouloir bousculer les autres sur la route.

Ce SUV a une garde au sol relativement élevée, qui lui permet non seulement de franchir les trottoirs, mais aussi de s’aventurer parfois sur des chemins. Car, tout Suzuki qu’il est, il a droit aussi à une version à transmission intégrale, avec un moteur sur le train arrière sur la version AllGrip. Il a son petit look et, il faut bien l’avouer, il donne un sacré coup de vieux à son frère thermique, qui commence véritablement à accuser le poids des ans. La génération de ce dernier existe depuis 2015 et s’est, au passage, écoulée à plus de 54 000 exemplaires. On ne sait pas si c’est l’objectif que se fixe la marque pour l’e-Vitara.

Un intérieur de voiture, pas de vaisseau spatial

À bord, on retrouve cet intérieur que nous avions découvert l’an passé. Oui, Suzuki a pris son temps pour ajuster sa production dans son usine indienne. D’ailleurs, il précise que la pleine cadence n’interviendra pas avant juin. En tout cas, on évolue dans un environnement qui, ici aussi, marque l’écart avec l’autre Vitara. L’atmosphère s’avère plutôt moderne, avec une instrumentation 100% numérique. Quelques revêtements moussés rendent l’ambiance un peu plus chaleureuse. Pas d’écran XXL (Apple CarPlay/Android Auto embarqués), mais disons qu’il est à la bonne taille pour ne pas avoir à faire de grands gestes au moment de le manipuler. Un chargeur à induction, une prise USB-C et USB-A sont présents à l’avant.

Aussi bête que cela puisse paraître, Suzuki a agencé la plupart des commandes comme auparavant dans la plupart des voitures, avec des boutons physiques pour la gestion de la climatisation en premier lieu, et une molette rotative pour le son. Basique ? Loin s’en faut dans l’industrie automobile actuelle. On comprend assez rapidement où se trouvent la plupart des fonctions. On se sent bien à l’avant, et pas trop mal à l’arrière en ce qui concerne l’espace aux jambes. Méfiance tout de même, pour les grands gabarits, au niveau de la garde au toit. Le coffre dépasse à peine 300 litres, mais offre un plancher plat. On peut ajuster sa contenance grâce aux sièges coulissants sur 16 cm.

Temps de recharge long en DC

Après nos premiers tours de roues, on constate une régénération manifestement réglée sur un niveau intermédiaire. On cherche alors à la modifier. On se rappelle alors, lors d’une prise de contact avec un prototype l’an passé, avoir recommandé aux ingénieurs japonais un accès rapide à ce réglage. Malheureusement, ce n’est pas le cas : il faut passer par plusieurs étapes sur l’écran, et surtout être à l’arrêt pour choisir l’un des trois niveaux. Dommage ! Pour le reste, on profite, sur notre version deux roues motrices, d’un moteur de 128 kW (174 ch) couplé à une batterie de 61 kWh (LFP). La voiture ne manque pas d’entrain ; globalement, elle se comporte bien dans toutes les situations de conduite, que ce soit en ville ou sur route.

Néanmoins, on remarque assez rapidement que l’on doit utiliser le mode ECO et fluidifier sa conduite si l’on veut maintenir une consommation raisonnable. Cela se fait sans grande difficulté, mais on voit nettement la différence si on la mène tambour battant. Le chiffre WLTP dépassant les 400 km nous paraît plutôt optimiste. Cependant, il est probable qu’en faisant attention, elle s’approche des 300 km. Avec son chargeur embarqué de 11 kW, on peut espérer une recharge complète en un peu plus de 5 heures. Suzuki refuse de communiquer sur la puissance en courant continu, mais le constructeur annonce un temps de 45 minutes pour passer de 10 à 80%. Il va clairement falloir que cette donnée s’améliore par la suite.

Bon comportement routier

Même si la puissance paraît faible, notez que l’on peut préconditionner manuellement la batterie. Nul besoin, comme chez certains concurrents, de devoir obligatoirement entrer une destination dans le GPS. En tout cas, on ne passe pas un mauvais moment à son volant. La voiture se montre plutôt bien amortie, ce qui sert assez bien le confort. Son couple confortable lui assure notamment des reprises de bon aloi. On doit aussi son bon comportement routier à ses suspensions arrière multibras. Soyons clairs : elle n’a pas pour autant des accents de compacte sportive.

En se perdant sur quelques chemins ici et là, on apprécie la garde au sol de 18 cm. On se sentirait encore un peu plus à l’aise avec l’e-axle associé à la version AllGrip. Mais honnêtement, par temps sec, cela ne nous manque pas outre mesure. L’insonorisation à haute vitesse aurait mérité un peu plus de soin. Même si cela ne s’avère pas trop gênant, on l’a tout de même remarqué. On oublie aussi son poids, proche des deux tonnes, qui ne se fait pas trop ressentir. Il se rappelle parfois à nous lorsque l’on rebondit sur une imperfection du bitume que l’on n’aurait pas anticipée.

Un rare SUV compact électrique 4X4

D’entrée de jeu, se sachant désavantagé en Europe à cause de son assemblage en Inde, l’e-Vitara bénéficie d’une ristourne maison de 4 000 € à son lancement. Ses tarifs vont de 32 500 à 40 800 € hors réduction constructeur. La version AllGrip à transmission intégrale se distingue comme l’une des rares 4×4 sur le segment. Au-delà de la garantie classique de 3 ans, elle peut grimper jusqu’à 10 ans si l’entretien est réalisé dans le réseau selon les préconisations. D’ailleurs, n’importe quelle Suzuki déjà vendue est éligible à cette garantie étendue, après un diagnostic de la marque. L’e-Vitara a mis du temps à arriver avec certaines qualités, mais il faudra progresser, notamment sur la recharge.

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Audi mise sur deux marques en Chine

4 mai 2026 à 04:04

Audi déploie une stratégie à double marque en Chine pour séduire les acheteurs entre véhicules électriques et modèles thermiques.

Audi AG accélère sa stratégie en Chine en s’appuyant sur une double identité de marque pour répondre aux évolutions du marché automobile local. Face à une concurrence accrue et à des acheteurs de plus en plus sensibles aux technologies embarquées et aux motorisations électrifiées, le constructeur allemand ajuste son positionnement. Entre véhicules électriques, modèles thermiques modernisés et innovations en matière d’assistance à la conduite, la firme aux quatre anneaux tente de consolider ses parts sur le premier marché automobile mondial.

Audi AG renforce sa stratégie en Chine en s’appuyant sur une approche à double marque afin de maintenir son objectif de plus de 600 000 véhicules livrés cette année. Le constructeur allemand évolue désormais dans un marché automobile profondément transformé, où son image autrefois associée aux institutions chinoises ne suffit plus à séduire une nouvelle génération d’acheteurs.

Une double marque pour séduire deux clientèles

Pour répondre à cette mutation du secteur automobile chinois, Audi a introduit il y a trois ans une nouvelle entité baptisée AUDI, dépourvue des emblématiques quatre anneaux. Développée en partenariat avec SAIC Motor Corp., cette marque vise à compléter l’offre traditionnelle du constructeur. Selon Gernot Döllner, directeur général d’Audi, les premiers résultats sont encourageants. Le modèle E5 Sportback, lancé l’an dernier, a enregistré des performances jugées satisfaisantes pour un nouveau véhicule sur ce segment.

L’objectif de cette stratégie est de limiter la cannibalisation entre les gammes tout en élargissant la base de clients. Audi entend ainsi préserver son image historique, associée à la qualité de fabrication et aux motorisations thermiques haut de gamme, tout en attirant des consommateurs plus jeunes, sensibles aux véhicules électriques, aux innovations technologiques et aux systèmes embarqués.

Dans cette dynamique, un second modèle, l’E7X, a été présenté lors du salon automobile de Pékin, avec une troisième déclinaison déjà prévue dans un délai d’un an. Cette offensive produit illustre la volonté d’Audi de s’ancrer durablement dans le segment des véhicules à énergie nouvelle.

Un marché en mutation et plus concurrentiel

Le marché automobile chinois reste le plus important au monde, mais il est devenu nettement plus compétitif. Audi, qui dominait autrefois le segment des véhicules utilisés par les administrations, doit désormais composer avec des constructeurs locaux particulièrement offensifs, notamment sur les prix et les équipements.

Le début d’année a été plus difficile pour le modèle E5, dans un contexte de ralentissement de la croissance des ventes de véhicules électriques. La réduction de certaines incitations publiques a pesé sur la demande, affectant l’ensemble du segment. Toutefois, les livraisons ont montré des signes de reprise dès le mois de mars, selon la direction du constructeur.

Gernot Döllner souligne que la construction d’une marque s’inscrit dans le temps long, comparant cette stratégie à un marathon. Audi estime qu’il faudra entre deux et trois ans pour mesurer pleinement l’efficacité de cette approche à double marque dans un environnement où les attentes des consommateurs évoluent rapidement.

Entre thermique et électrique, un équilibre stratégique

Parallèlement à son développement dans l’électrique, Audi continue de faire évoluer ses modèles à moteur à combustion interne. Le constructeur a notamment intégré des systèmes d’assistance à la conduite développés avec Huawei Technologies dans sa berline A6L, un modèle clé de sa gamme en Chine.

Ces technologies d’automatisation restent toutefois réservées aux versions haut de gamme, tandis que certains concurrents locaux proposent des équipements similaires de série, voire sans surcoût. Audi assume une stratégie de montée en gamme progressive, en segmentant son offre technologique selon les niveaux de finition.

Cette approche repose sur l’hypothèse d’une stabilisation de la guerre des prix qui a marqué le marché des véhicules électriques ces dernières années. Le constructeur parie également sur la fidélité d’une clientèle attachée aux motorisations thermiques, malgré la montée en puissance des véhicules électrifiés.

À plus long terme, Audi ambitionne de renforcer la présence de sa marque principale sur le segment des véhicules à énergie nouvelle en Chine. L’intégration progressive des quatre anneaux dans cet univers constitue l’un des axes majeurs de son développement futur sur ce marché stratégique.

Notre avis, par leblogauto.com

La stratégie de double marque d’Audi illustre une adaptation aux spécificités du marché chinois, où les attentes diffèrent fortement selon les profils d’acheteurs. Le constructeur cherche à concilier innovation technologique et maintien de son image premium. Le positionnement différencié entre modèles électriques et thermiques apparaît cohérent, même si la concurrence locale reste très agressive. Le délai de deux à trois ans évoqué pour juger les résultats confirme que cette transformation s’inscrit dans une logique de moyen terme.

Crédit illustration : AUDI.

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Podcast 379: L’essentiel de la semaine 18 par Leblogauto.com

3 mai 2026 à 11:12

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans La Semaine Automobile par LeBlogAuto.com 

Cette semaine, La Chine en mode guerre totale sur les prix, une batterie qui se recharge en six minutes, un robotaxi sans volant ni pédales, Porsche lâche Bugatti, et une petite française qui veut bousculer l’ordre établi. Alors, attachez vos ceintures — on démarre !

 Chine : la guerre des prix des voitures électriques s’intensifie

On commence avec la Chine, et le mot qui résume tout : guerre. BYD, Geely, Chery — tous lâchent des remises records pour grappiller des parts de marché. BYD a atteint en mars un taux de remise moyen de 10 % sur ses véhicules — un record absolu. La raison ? Une surcapacité industrielle vertigineuse : 55 millions de véhicules produits par an… pour seulement 23 millions vendus sur le marché intérieur. Résultat, les marges s’effondrent, BYD enregistre sa première baisse annuelle de bénéfices depuis le Covid, et les constructeurs les plus fragiles risquent purement et simplement de disparaître. Une consolidation brutale se profile à l’horizon.

 CATL accélère la révolution des batteries avec une recharge en 6 minutes

Passons à la stratégie technologique, et quel coup d’éclat ! CATL, le numéro un mondial des batteries, dévoile sa nouvelle cellule LFP Shenxing : de 10 % à 98 % en six minutes à peine — soit quasi le temps d’un plein d’essence. Et ce n’est pas tout : une batterie NCM annoncée à 1 000 km d’autonomie, et une version à matière condensée qui frôle les 1 500 km. Le géant chinois adopte une approche multi-chimique pour couvrir tous les segments du marché, du véhicule économique au haut de gamme, tout en réduisant son exposition aux aléas des matières premières. La course technologique entre CATL et BYD n’a jamais été aussi intense.

Fiabilité : les voitures électriques devancent le thermique selon l’ADAC

C’est l’étude qui va faire grincer des dents les sceptiques de l’électrique ! L’ADAC, le grand organisme d’assistance routière allemand, a passé au crible 158 modèles de 27 constructeurs — et le verdict est sans appel : les voitures électriques tombent moins souvent en panne que les thermiques, avec un taux de panne deux fois inférieur sur les modèles de quatre ans. La simplicité mécanique des motorisations électriques — moins de pièces, moins d’usure — explique l’essentiel de cet avantage. Bémol tout de même : la batterie 12 volts reste le point faible numéro un, tous types de motorisation confondus, et l’électronique embarquée peut encore piéger les VE les plus sophistiqués.

 Tesla franchit un nouveau cap vers le robotaxi Cybercab entièrement autonome

Tesla passe du concept à la réalité industrielle avec son Cybercab. Dans son usine texane, une quinzaine de véhicules de production ont été aperçus — sans volant, sans pédales, sans rétroviseurs latéraux. Un véhicule deux places pensé exclusivement pour la mobilité autonome, avec un service pilote de robotaxi envisagé à Austin. La réglementation américaine limite pour l’instant la production à 2 500 unités par an pour ce type de véhicule, mais le signal est clair : Tesla réinvente le transport urbain, en transformant la voiture en service plutôt qu’en bien de conduite personnelle. Un pivot stratégique majeur.

L’iPop, nouvelle voiture électrique simple française : encore un iFlop ou une révolution ?

Revenons en France — en Alsace très précisément — avec l’iPop, un quadricycle électrique assemblé par Dangel à Sentheim. Jusqu’à quatre places, 350 litres de coffre, des moteurs dans les roues, et une philosophie volontairement dépouillée. Les prix démarrent à 11 000 € en version 45 km/h et 15 000 € en version 90 km/h. L’intention est belle, la production locale est un vrai atout — mais face aux économies d’échelle des grands groupes et à une fiscalité peu favorable aux quadricycles, la bataille commerciale s’annonce très rude. Chapeau bas pour le courage entrepreneurial, mais le chemin vers la rentabilité sera semé d’embûches.

Bugatti change de mains : Porsche se retire totalement

Et on termine ce tour de stratégie avec un coup de théâtre dans le monde du luxe automobile. Porsche cède l’intégralité de ses participations dans Bugatti Rimac et Rimac Group à un consortium mené par HOF Capital, avec en première ligne BlueFive Capital d’Abu Dhabi — une transaction évaluée à environ un milliard d’euros. Porsche se recentre sur ses activités core et libère du capital pour ses propres investissements électriques. Rimac, de son côté, reprend le contrôle total de Bugatti et ouvre son capital à de nouveaux partenaires financiers. Pour Bugatti, c’est peut-être un retour bienvenu à l’artisanat et à la liberté créative — loin des contraintes d’un grand groupe.

Voilà, c’est tout pour cette semaine sur La Semaine Automobile par LeBlogAuto.com ! Une semaine qui illustre, une fois de plus, à quel point l’industrie automobile mondiale vit une transformation absolument inédite : la Chine qui se bat à coups de remises, CATL qui repousse les limites de la recharge, Tesla qui supprime le volant, Porsche qui arbitre son portefeuille… et une petite alsacienne qui tente sa chance face aux mastodontes. C’est ça qui rend ce secteur passionnant !

Retrouvez tous les articles en détail sur LeBlogAuto.com, abonnez-vous au podcast pour ne rien manquer, et on se retrouve la semaine prochaine. En attendant — roulez bien ! 

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Le marché français d’avril 2026 sur le fil

3 mai 2026 à 07:27
Peugeot 208, numéro 1 sur le marché français

Le marché français baisse de 0,26% en avril 2026. Les modèles 100% électriques ont certes du succès, mais c’est insuffisant pour retrouver la voie de la croissance. 

Stellantis bien orienté

Une fois n’est pas coutume le groupe Stellantis affiche des résultats bien au dessus de la moyenne. Fiat décolle, +113%, Opel revient à un niveau décent, Citroën continue sur sa bonne lancée et Peugeot progresse. La 208 retrouve même sa couronne.
Mais les temps restent difficiles pour Alfa Romeo et DS qui continuent à dériver quand Abarth est en état de mort cérébrale.  

Renault et Dacia en Stand By

La Clio VI se place sur le podium et la 5 cartonne. Mais Renault perd deux points de part de marché. Dacia fait mieux, et reste au dessus de 8% du marché français, devant Citroën et Volkswagen. Pour contre on s’inquiète pour Alpine, victime d’un trou d’air. Un accident de parcours ou le syndrome Abarth?

Volkswagen en pointe

Volkswagen est en progression de 8% et Skoda se glisse à la 7eme place du marché français. Audi est sur les talons de Mercedes et de BMW. Les voyants sont au vert pour le groupe allemand même si la branche espagnole semble faiblarde.
Mercedes fait le dos rond et stabilise ses positions. Après sa folle progression, BMW marque le pas. Ce qui n’empêche pas les 3 marques allemandes de faire de gros volumes. Audi, BMW et Mercedes, c’est près de 10% du marché.
Avec des chiffres bien plus modestes, on notera la montée en puissance de Polestar et le retour de Land Rover.

Ford, Toyota et le groupe Hyundai à la peine

Ford n’en fini plus de se replier. La marque à l’ovale bleu passe sous les 2% du marché.
La situation est également préoccupante pour Toyota, détrôné par Citroën et Volkswagen. 2/3 des ventes reposent sur les seules Yaris. Une monoculture qui affiche ses limites. Pour le groupe coréen, à la game pléthorique, l’érosion est moins important mais elle est réelle. 

Le GPL devant le Diesel

Les modèles 100% électrique ont incontestablement la cote. Mais ils  ne permettent pas au marché de retrouver du volume. Pendant ce temps là, les motorisations 100% thermiques s’effacent. Le GPL passe même devant le Diesel… 

Via PFA et CCFA

Screenshot

Top 10 marques. Volume et part de marché avril 2026

Renault23 29716,84%
Peugeot18 39513,30%
Dacia11 5058,32%
Citroën10 4697,57%
Volkswagen9 3566,76%
Toyota 9 0686,55%
Skoda 4 6333,35%
Mercedes4 4233,20%
BMW4 3143,12%
Audi4 1853,03%

Top 10 modèles – avril 2026

Peugeot 2086469
Dacia Sandero5353
Renault Clio VI5118
Peugeot 20083780
Renault 53418
Peugeot 30083383
Citroën C33274
Renault Symbioz2943
Renault Captur2850
Toyota Yaris Cross2848

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Reçu — 2 mai 2026 le blog auto

F1 2026 – Miami Sprint : Norris et McLaren reviennent dans le jeu

2 mai 2026 à 16:44

Le retour après une longue pause

Après une longue interruption liée à l’annulation des GP de Bahreïn et d’Arabie Saoudite provoquée par le conflit en Iran, la F1 a repris ses droits aux USA en Floride, à Miami. Les écuries ont amené de nombreuses évolutions, comme Ferrari qui étrenne un nouveau package aérodynamique agressif (notamment au niveau des sidepods et de l’entrée des pontons) ou Red Bull qui a testé sa version de l’aileron arrière “macarena” inauguré par Ferrari. 

Mclaren reprend aussi du poil de la bête grâce à ses évolutions, après un début de saison difficile. Lando Norris a signé la pole des qualifs de la course sprint, devant ainsi le premier à battre Mercedes dans cet exercice depuis le début de la saison. Ferrari est un peu en retrait avec Leclerc 4e et Hamilton 7e, Ferrari étant visiblement à la traîne au niveau de la puissance moteur. Verstappen, 5e, revient aussi un peu dans la bataille, ce qui semble moins le cas pour Isack Hadjar. Pour Aston Martin, ça ne va pas mieux et le temps de Lance Stroll était même plus lent que la pole de la F2… 

Départ 

Les McLaren partent bien et Leclerc saute Antonelli. Derrière, c’est roues contre roues entre Verstappen et Hamilton, ça se touche même un peu sur les premiers esses, mais le néerlandais conserve l’avantage. Antonelli met la pression sur Leclerc. 

Tour 1 

Hamilton a déployé l’énergie pour passer Verstappen dans la ligne droite des stands. Antonelli reste agressif sur Leclerc, avec Russell en embuscade. Leclerc se plaint d’un Antonelli visiblement dangereux sur les batailles rapprochées.  

Tour 2  

Perez se bat avec Sainz et Lawson, la Cadillac semble plus en forme. Gasly a passé son équipier Colapinto pour la P8. 

Tour 4 

Ça se stabilise, les Mercedes sont encadrées par les Ferrari. Norris s’échappe un peu, avec 1.5 sur Piastri qui a lui-même 1.6 d’avance sur Leclerc. Le champion du monde réalise le meilleur tour. 

Tour 6 

Le train se forme…L’écart est plus net entre Verstappen, P7, eet Gasly, P8, qui est à plus de 4’’ de la Red Bull. 

Tour 7 

Hamilton est pressant sur Russell qui talonne lui-même Antonelli, alors que les 3 hommes de tête se détachent un peu. 

Russell fait les freins et double Antonelli à l’épingle, belle préparation de dépassement. 

Tour 8 

Verstappen plonge à mi-circuit et entraîne Hamilton hors-piste pour le passer. Mais Verstappen redonne la place à l’épingle, sans doute pour éviter une pénalité. Les deux voitures se toisent au ralenti un instant, Hamilton a peut-être craint un coup fourré comme à Jeddah en 2021 ! Ça fait plaisir de les revoir en bagarre. En attendant, les Mercedes en ont profité pour prendre le large…et Antonelli a repassé Russell.  

Tour 10 

Verstappen repasse Hamilton à l’épingle après un beau freinage parti de loin, et cette fois-ci c’est propre. 

Tour 11 

Norris mène avec 2.8 sur Piastri, qui est toujours suivi d’assez près par Leclerc.  Antonelli est à 3.3 de la Ferrari.  

Tour 13 

Leclerc reste à 1’’ de Piastri, on peut s’attendre à une offensive du monégasque. Derrière les écarts se sont formés entre chaque voiture, mais ils fluctuent aussi en focntion des stratégies de déploiement d’énergie des uns et des autres. 

Tour 15 

Hadjar talonne Colapinto pour la P10. Mais il n’y a aucun point à aller chercher. 

Tour 16 

Leclerc est à moins d’une demi-seconde de Piastri, mais la McLaren reprend de l’avance dans le secteur 2 sinueux. 

Tour 17 

Hadjar réussit un dépassement osé sur Colapinto dans le virage 4 rapide. Il doit défendre sur l’Alpine qui avait du jus dans la ligne droite. 

Tour 18 

Leclerc sort large sur un freinage et repasse au-delà de la seconde. Et il sort encore large à l’épingle, c’est sans doute trop tard maintenant pour attaquer Piastri. Il va se calmer. Verstappen revient fort sur Russell. 

Arrivée 

Victoire de Lando Norris, qui lance enfin sa saison. McLaren est de retour aux affaires et fait le doublé avec Piastri. Leclerc complète le podium devant Antonelli, Russell, Verstappen, Hamilton et Gasly. Les Ferrari ont semblé souffrir des pneus sur les derniers tours. Mercedes n’est plus aussi dominatrice et les écarts se sont resserrés, c’est donc plus rassurant.  

Antonelli prend une pénalité pour avoir trop souvent franchi les limites de piste, Russell et Verstappen sont donc P4 et P5 finalement.  

McLaren va-t-elle confirmer son retour en forme avec les qualifs du grand prix ? On le saura dès ce soir.

Classement

Pos.PiloteVoitureEcartArrêts
1Lando NorrisMcLaren Mercedes MCL4030m19.241s0
2Oscar PiastriMcLaren Mercedes MCL40+3.7660
3Charles LeclercFerrari SF-26+6.2510
4George RussellMercedes W17+12.9510
5Max VerstappenRed Bull RBPT Ford RB22+13.6390
6Kimi AntonelliMercedes W17+13.7770
7Lewis HamiltonFerrari SF-26+21.6650
8Pierre GaslyAlpine Mercedes A526+30.5250
9Isack HadjarRed Bull RBPT Ford RB22+35.3460
10Franco ColapintoAlpine Mercedes A526+36.9700
11Gabriel BortoletoAudi F1 R26+48.4380
12Esteban OconHaas Ferrari VF-26+56.9720
13Oliver BearmanHaas Ferrari VF-26+57.3650
14Carlos SainzWilliams Mercedes FW48+58.5040
15Liam LawsonRacing Bulls RBPT Ford VCARB 03+59.3580
16Fernando AlonsoAston Martin Honda AMR26+76.0670
17Sergio PérezCadillac Ferrari MAC-26+76.6910
18Lance StrollAston Martin Honda AMR26+77.6260
19Alex AlbonWilliams Mercedes FW48+88.1731
20Valtteri BottasCadillac Ferrari MAC-26+89.5970
21Nico HülkenbergAudi F1 R26DNS0
22Arvid LindbladRacing Bulls RBPT Ford VCARB 03DNS0

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Geely débarque en France : le géant discret lance ses premiers SUV, l’E5 et le Starray

2 mai 2026 à 15:30

Vous connaissez Volvo, Lotus, Polestar et Smart. Mais leur propriétaire commun, vous le connaissez ? C’est Geely. Et depuis le 29 avril 2026, ce mastodonte chinois ne se cache plus : il arrive en France sous son propre nom, avec deux SUV, un réseau qui se monte à toute vitesse, et des ambitions qui donnent le vertige.


Vous avez dit Geely?

Commençons par dissiper un malentendu. Geely n’est pas un inconnu de l’industrie automobile mondiale — loin de là. Ce groupe fondé en Chine, qui a écoulé 4,1 millions de véhicules sur son marché intérieur en 2025 et fête ses quarante ans cette année, est déjà le propriétaire ou co-propriétaire de Volvo, Lotus, Polestar, Smart (en coentreprise avec Mercedes), Zeekr et Lynk & Co. Autrement dit, du Geely, vous en avez probablement déjà croisé sans le savoir. 

C’est au Carrousel du Louvre à Paris que le constructeur a officialisé le lancement de sa marque éponyme en France, le 29 avril 2026. Un cadre qui ne manque pas d’ambition, à l’image du projet global comme nous l’explique Guillaume Calvar qui dirige le marketing de Geely Auto France.


Le E5 : le SUV électrique qui joue la carte de l’autonomie

Premier modèle de l’offensive française : le Geely E5, un SUV compact 100 % électrique. Avec ses 4,61 m de long, 1,90 m de large et 1,67 m de haut, il se positionne face aux Peugeot e‑3008, Citroën ë‑C5 Aircross et Kia EV5. Son design volontairement sobre repose sur une proue aux lignes épurées, des optiques fines surplombant une calandre pleine, des flancs lissés, des poignées affleurantes et une ligne de toit presque rectiligne destinée à maximiser l’espace arrière.

Côté look, on ne va pas se mentir : rien ne fait frémir, rien ne choque. C’est le syndrome du SUV chinois calibré pour plaire au plus grand nombre. Mais là où Geely frappe fort, c’est sous le capot — ou plutôt sous le plancher.

L’E5 repose sur un électromoteur de 218 ch alimenté par une batterie LFP de 60,2 kWh ou 68,4 kWh, pour une autonomie située entre 430 km et 475 km selon la finition. Les deux versions acceptent une charge rapide jusqu’à 160 kW DC, permettant un passage de 30 à 80 % en 20 minutes.

À bord, l’habitacle prolonge cette philosophie minimaliste avec un combiné numérique de 10,2 pouces et un écran tactile central de 15,4 pouces, complétés par une caméra 360°, la navigation connectée, l’accès et le démarrage sans clé. Un assistant vocal répondant à « Hi Geely » permet de contrôler jusqu’à 200 paramètres en dix langues.

Les prix de l’E5 en France : le modèle débute à 37 990 € et s’affiche à 41 990 € en finition haute, avec des offres de LLD de 399 à 439 € par mois. À noter que l’E5, importé de Chine, n’est pas éligible au bonus écologique ni aux aides CEE. Face à un Citroën ë‑C5 Aircross de 210 ch affiché à partir de 40 290 € — mais bonifiable — la comparaison mérite d’être nuancée.


Le Starray EM-i : le SUV familial qui remet le PHEV à sa place

Le deuxième modèle est le Geely Starray EM-i, un SUV hybride rechargeable plus long et clairement orienté famille. Avec ses 4,74 m de long, 1,91 m de large et 1,69 m de haut, il reprend les codes stylistiques de l’E5 mais les transpose dans un gabarit supérieur. Sa face avant adopte des optiques effilées reliées par un bandeau sombre et un bouclier plus massif, tandis que la poupe, plus structurée, est animée par de larges feux en C inversé.

Là encore, pas de révolution stylistique. Mais la vraie surprise vient de la motorisation. La motorisation hybride rechargeable associe un 4-cylindres 1.5 l essence de 99 ch à un moteur électrique de 217 ch, pour une puissance cumulée de 262 ch. Geely annonce jusqu’à 135 km d’autonomie électrique WLTP avec la plus grosse batterie de 29,8 kWh, ou 82 km avec la version de 18,4 kWh, et une autonomie cumulée pouvant atteindre 1 055 km.

Pour rappel, un Peugeot 3008 PHEV annonce 87 km en tout électrique, un Kia Sportage PHEV 70 km. Le Starray écrase ses concurrents européens sur ce terrain-là.

L’habitabilité arrière profite d’une hauteur sous pavillon de 1,20 m et d’un espace aux jambes très généreux. Le coffre propose 528 l sous cache-bagages et jusqu’à 2 065 l une fois les sièges rabattus.

Les prix du Starray EM-i : la gamme débute à 34 990 € et grimpe à 38 990 €, avec des offres de LLD de 366 à 419 € par mois. Une offre de lancement à 299 € par mois est également proposée sur les deux modèles.


Un réseau qui part à toute vitesse

C’est peut-être là le vrai pari de Geely en France. La marque ne veut pas répéter les erreurs de ses prédécesseurs chinois, ceux qui ont débarqué avec de belles voitures et zéro infrastructure. Le 29 avril 2026 marque les grands débuts de Geely Auto France. Les premiers contrats de distribution ont déjà été signés avec des groupes comme Auto Réal (Bordeaux, Toulouse, Perpignan), Baldassari (Marseille, Toulon, Fréjus), Como (Île-de-France), Elypse Autos (Mulhouse, Belfort, Épinal) et Select Auto (La Rochelle). La liste passera à 30 sites fin juin, 50 en septembre et 70 d’ici la fin de l’année.

Geely annonce vouloir disposer de 170 concessions à l’horizon 2028, avec un cap affiché de 5 % de part de marché en France d’ici à 2030. Sur un marché à 1,6 million de véhicules par an, cela représente environ 80 000 unités. Ambitieux ? Énorme, même.

Pour rassurer les futurs acheteurs, tous les véhicules sont assortis d’une garantie de 8 ans ou 200 000 km, assortie de trois ans d’assistance et dépannage. Un entrepôt de pièces de rechange a été ouvert dans le Nord, doublé d’un centre européen, afin de livrer les pièces à J+1 partout en France.


Notre avis, par leblogauto.com

Geely arrive en France avec les bons arguments sur le papier : une autonomie PHEV qui fait honte à la concurrence européenne, un E5 électrique bien équipé à prix serré, une garantie XXL et un réseau qui se monte vite. Le groupe sait faire des voitures de qualité — ses marques Volvo et Polestar en témoignent — et il a les reins solides pour tenir sur la durée.

Mais deux bémols s’imposent. D’abord, le design : sobre, voire transparent, les E5 et Starray ne se distinguent pas vraiment de la masse des SUV chinois qui envahissent le marché. Difficile de créer un coup de cœur avec des lignes aussi consensuelles. Ensuite, la question du bonus écologique : importés de Chine, ces modèles ne bénéficient d’aucune aide à l’achat, ce qui plombe mécaniquement leur compétitivité face à des modèles européens bonifiables.

Geely le sait et négocie déjà une production locale en Europe, notamment avec Ford en Espagne. Ce jour-là, la donne changera peut-être radicalement. En attendant, la marque a clairement choisi de jouer la carte du sérieux et de la durée. Pas de feu de paille, mais une offensive structurée, méthodique — à la Geely.

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Décès d’Alex Zanardi (1966-2026), l’incarnation du courage et de la persévérance

2 mai 2026 à 09:15
zanardi

La vie nous offre des modèles. Certaines personnes, par leur vie, leurs parcours et leur état d’esprit, incarnent des valeurs qui nous inspirent. S’il fallait définir Alessandro Zanardi par deux mots, ce serait courage et résilience. Nous devrions aussi ajouter le talent, car “Alex” en a eu, dans toutes ses vies. L’Italien vient de nous quitter à 59 ans.  

Galérien de la F1

Né à Bologne en octobre 1966, Alessandro Zanardi grandit dans un milieu modeste avec une maman couturière et un papa plombier. Mais dans cette région, surnommée la “Motor Valley”, les sirènes de la course automobile sont difficiles à repousser.  Cette passion est d’abord mal vue par sa famille, surtout après la mort de sa sœur aînée, Cristina, dans un accident de voiture en 1979.  

Après des années d’apprentissage en karting, Alex débute en 1988 dans la Formule 3 italienne au volant d’une Dallara-Alfa Romeo. Pendant trois saisons, il remporte quelques courses et frôle même le titre en 1990. En 1991, son passage en Formule 3000 constitue une nouvelle étape. Il termine vice-champion derrière Christian Fittipaldi et fait ses débuts en F1 avec l’écurie Jordan au grand prix d’Espagne, remplaçant Roberto Moreno. Sa carrière en Formule 1 se poursuit en 1992 chez Minardi et comme pilote d’essai avec Benetton, mais il n’a jamais les budgets pour rester en place. 

En 1993, il passe chez Lotus et connaît un premier gros accident à Spa, dans le Raidillon, qui l’oblige à interrompre sa saison. A 280 Km/h, sa monoplace, victime visiblement d’une défaillance de la suspension, percute violemment les glissière set tourbillonne avant de stopper dans les graviers.  Il revient en 1994, toujours avec Lotus, mais la voiture est décevante et, faute de gros sponsors, il ne trouve pas de volant pour 1995.  

La gloire aux USA

Après une année de transition en 1995, Zanardi tente l’aventure du championnat américain CART en 1996, qui est alors en plein essor. Il est engagé par l’écurie Chip Ganassi, l’une des meilleures du plateau qui dispose d’une Reynard-Honda, et c’est une révélation. Agressif, rapide, Zanardi termine 3e du championnat 1996 avec trois victoires, dont une remportée à Laguna Seca face à Bryan Herta à la suite d’un dépassement spectaculaire et très limite dans le virage du “corckscrew”, devenu légendaire depuis.

1997 PPG CART World Series. Laguna Seca, California, USA. 6-7 September 1997. Alessandro Zanardi (Chip Ganassi Racing/Reynard 97i Honda) 3rd position at the Corkscrew. World Copyright – LAT Photographic

En 1997, il devient champion et récidive en 1998, dominant la saison avec 8 victoires, dont une incroyable à Long Beach, où il remonte un tour de retard après un début de course catastrophique ! Alex est la superstar du CART. Ses performances lui ouvrent de nouveau les portes de la F1, en 1999, avec Williams. Mais c’est la douche froide : largement dominé par Ralf Schumacher, il manque aussi de réussite et se démotive. Il n’arrive pas à s’accoutumer aux pneus rainurés et termine la saison sans marquer un seul point. Williams ne le reconduit pas pour 2000. 

Le drame de 2001

C’est en 2001 qu’il fait son grand retour en CART, une année qui allait bouleverser sa vie le 15 septembre 2001, sur le Lausitzring en Allemagne : À treize tours de l’arrivée, l’Italien repasse par les stands pour un ravitaillement express, mais à la sortie des stands, il perd le contrôle de sa voiture, visiblement à cause de traces d’huile et part en tête-à-queue. Sa voiture traverse la piste ovale de travers et se retrouva exposée au moment précis où Patrick Carpentier et Alex Tagliani arrivaient à pleine vitesse. Le premier parvint à éviter l’impact, tandis que le second n’eut aucune possibilité de l’éviter. Le choc est dévastateur : la voiture de Tagliani percuta celle de Zanardi à l’avant, son point le plus vulnérable. La violence du choc fut telle qu’elle coupa littéralement la voiture en deux…mais aussi les jambes du pilote.  

Evacué en urgence vers l’hôpital de Berlin en état de choc hémorragique (il n‘avait plus qu’un litre de sang), il reste dans un coma artificiel pendant quatre jours, et son état critique lui vaut de recevoir l’extrême-onction.  Mais l’histoire d’Alex restait à écrire : son état s’améliore de jour en jour, surprenant même les médecins, et il affronte quinze opérations avec courage et ténacité. Il lui fallut accepter l’amputation des deux jambes, signe évident d’une vie à jamais bouleversée.

Commença alors une rééducation exigeante pour Zanardi, qui n’entama en rien sa passion pour le sport, la vitesse et les sports mécaniques, tout en le rendant encore plus célèbre face à son incroyable résilience : en 2003, il retourna sur le circuit allemand où il avait été victime de son terrible accident deux ans plus tôt, pour refaire symboliquement les 13 tours restants de la course de 2001 au volant d’une voiture spécialement modifiée. Les années suivantes, il continua à courir en GT et en WTCC, remportant même des courses de championnat du monde ainsi que le championnat italien de supertourisme 2005 sur une BMW adaptée à son handicap. Il participa encore en 2019 à une course de GT3.  

Champion handisport

 « Cet accident m’a offert l’opportunité de faire des choses que je n’aurais peut-être jamais pu tenter dans une autre vie. » C’est ainsi que Zanardi avait abordé sa seconde vie, lançant une carrière extraordinaire en handbike dont il devint l’un des athlètes les plus performants au monde. Ses débuts ont lieu en 2007 au marathon de New York, où il réalise une surprenante quatrième place. En 2010, il remporte le titre italien sur route, puis gagne en 2011 le marathon de New York, assortie d’un nouveau record de catégorie. Quelques mois plus tard, il a réitéré cet exploit à Rome, où il a non seulement remporté la course, mais a également établi un nouveau record du parcours.

2012 a marqué l’apogée de sa carrière paralympique. Aux Jeux de Londres, il remporte trois médailles : deux d’or, au contre-la-montre et à la course en ligne, et une d’argent au relais mixte. Les années suivantes, il continua de dominer la scène internationale : entre les Coupes du monde et les Championnats du monde, il s’adjugea les titres du contre-la-montre et de la course en ligne, souvent épaulé par ses coéquipiers au relais mixte. En 2016, il réitéra cet exploit aux Jeux olympiques de Rio : deux médailles d’or et une d’argent, à cinquante ans, démontrant une fois de plus son incroyable capacité d’adaptation, sa force et un caractère qui, de son propre aveu, lui permettait de se relever face à n’importe quel défi.   

Le sort s’acharne

Mais le destin semblait s’acharner sur lui. Le 19 juin 2020, lors d’un relais caritatif en handbike organisé pour soutenir la lutte contre le coronavirus, il fut victime d’un nouvel accident dramatique près de Pienza, sur la route SS146. Il perdit le contrôle de son véhicule et percuta un camion arrivant en sens inverse, qui n’aurait jamais dû se trouver là. Transporté d’urgence à l’hôpital de Sienne, il subit une neurochirurgie et une chirurgie maxillo-faciale complexes. Son état s’avéra critique, nécessitant son admission en soins intensifs avec un pronostic réservé.

Les jours suivants, il subit plusieurs interventions chirurgicales puis fut transféré dans un centre spécialisé de Lecco pour commencer sa rééducation, avant de regagner finalement son domicile pour y poursuivre sa convalescence. Depuis, loin des médias, Alex Zanardi est resté entouré par les siens, avant de nous quitter le 1er mai. Le même jour qu’une autre étoile, 32 ans plus tôt, qui se nommait Ayrton Senna.  

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Reçu — 1 mai 2026 le blog auto

L’iPop, nouvelle voiture électrique simple française : encore un iFlop ou une révolution ?

1 mai 2026 à 17:08

Les voitures électriques sont chères, très chères. Avec l’iPop, voilà une nouvelle proposition d’une voiture électrique simple et française. Mais peut-elle réussir là où tant d’autres se sont plantés ?

L’ipop se veut une voiture « essentielle » pour le quotidien et les loisirs. Fabriquée en Alsace chez Dangel (oui LE Dangel à Sentheim), la micro-voiture est un quadricycle. Il peut être léger (l6e) ou lourd (l7e) soit limité à 45 km/h avec permis AM (alias « sans permis) ou à 90 km/h (permis A1).

Jusqu’à 4 places et 350 litres de coffre

Côté style, chacun jugera. On a affaire à un véhicule façon petit baroudeur. Il est dépouillé et fait plus penser à un véhicule de loisir pour l’été qu’à un véhicule pendulaire.

Là où il se distingue c’est pas sa technique. Les moteurs sont placés dans les roues. Cela augmente les masses non suspendues et dégrade physiquement la tenue de route. Mais sur un tel véhicule, on ne fait pas la course, si ?

Autre caractéristique intéressante, la version L7e est disponible avec 4 places (la loi l’autorise) alors que c’est très souvent uniquement deux sur le marché. Bon, on semble plus sur un 2+2.

Dans la version 45 km/h, il n’y a que deux places (c’est la loi) mais un coffre de 350 litres (que l’on retrouve sur le L7e aussi). La place disponible est rendue possible grâce aux moteurs-roues.

Dépouillé, mais avec des portes complètes en option

Comme le premier Twizzy, la iPop est un véhicule sans porte. Mais on peut prendre en option des demi-portes (990 €), ou des portes complètes (1 600 €) si on veut rouler tous les jours. Pour une carrosserie de couleur, il en coûte 400 €, sinon c’est « blanc société ».

Dans le côté « pick-up », on peut prendre un « hard-top » pour l’arrière (1 400 €) et on peut même prendre la voiture en 4 roues motrices (2 000 €). Autant dire que le prix peut très vite s’envoler.

70 km d’autonomie pour la L6e, et 135 km pour la version L7e. En revanche, 11 000 € en prix de départ pour la version 45 km/h et 15 000 € pour la version 90 km/h. Exemple : en « jaune urbain », avec son hard-top, des portes complètes mais en deux roues motrices, il en coûtera 18 400 €.

Produit dans l’est

Dans les bons points du véhicule, il est « local ». L’assemblage est assuré par Dangel qui fera aussi la logistique des pièces détachées. Le parebrise est produit près de Mulhouse, les moteurs à Sainte-Foy. Quant à la carrosserie en plastique, elle vient du Bas-Rhin.

Pour la distribution, Christophe Winkelmuller le créateur de IPOP Automobiles veut s’appuyer sur son réseau de l’Agence Automobilière, sa société de distribution de véhicules d’occasion.

« Née de la volonté de rendre la mobilité plus responsable et plus humaine.

Nous sommes une équipe qui croit en des solutions.

Nous voulons prouver qu’il est possible de faire autrement, sans renoncer au plaisir, à l’innovation ni au bon sens. »

Christophe Winkelmuller
Président fondateur de IPOP Automobiles

Notre avis, par leblogauto.com

On souhaite toute la réussite possible pour l’ipop. Hélas, il faut, on le pense, se rendre à l’évidence que les L6e et L7e ne peuvent rivaliser avec une voiture électrique de grande série.

En effet, la force des grands groupes est de pouvoir faire des économies d’échelle, mais en prime, ils bénéficient…de primes de l’Etat justement. Un L7e n’a que 900 € de bonus. Depuis le 1er janvier 2025 ce sont des « primes CEE » dont le montant est encore plus faible avec 250 € pour un L6e et 375 pour un L7e… Le côté artisanal finit de les rendre « non rentables ».

En face, une Citroën ë-C3 You autonomie urbaine (205 km WLTP) débute à 19 690 € avant bonus électrique. Il est d’un minimum de 3 500 € pour tout le monde. Et il peut monter à 5 700 € pour les ménages modestes. Et pour ceux dont la batterie est européenne, on peut ajouter jusqu’à 2 000 € !

L’Etat serait sans doute bien inspiré de plus aider les L6e/L7e, surtout quand ils sont produits et assemblés en France. Ils sont plus « en ligne » avec le côté écologique. Ainsi, un autre exemple : la Bagnole de Kilow.

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Hyundai en veut plus en Chine et vise 9 % des ventes mondiales d’ici 2030

1 mai 2026 à 14:05

Hyundai compte doubler sa part en Chine d’ici 2030 avec 20 modèles et des partenariats clés pour renforcer sa stratégie électrique.

Hyundai veut reconquérir un marché stratégique en déclin

Hyundai Motor Co. engage une nouvelle phase offensive sur le marché automobile chinois, avec un objectif ambitieux : porter la contribution de la Chine à environ 9 % de ses ventes mondiales d’ici 2030. Cette stratégie vise à inverser plusieurs années de recul dans un pays devenu l’un des plus compétitifs et technologiquement avancés au monde en matière d’automobile, notamment dans les véhicules électriques (VE), la conduite autonome et les logiciels embarqués.

Autrefois pilier du constructeur sud-coréen, la Chine représentait près d’un cinquième des ventes globales de Hyundai. Aujourd’hui, cette part est tombée à environ 4 %, sous l’effet de la montée en puissance des constructeurs locaux et de l’intensification de la concurrence sur le segment des véhicules électriques. Pour retrouver son influence, le groupe prévoit un volume d’environ 500 000 voitures vendues par an en Chine à l’horizon de la fin de la décennie.

Une offensive produit centrée sur les véhicules électriques

Pour atteindre ces objectifs, Hyundai mise sur un renouvellement massif de son offre. Le constructeur prévoit le lancement de 20 nouveaux modèles destinés spécifiquement au marché chinois. Parmi eux figurent les concept-cars Ioniq Venus et Ioniq Earth, dévoilés lors du salon automobile de Pékin. Ces modèles devraient entrer en production au cours du second semestre de l’année.

Cette stratégie produit s’inscrit dans une logique d’adaptation aux attentes locales, avec un accent particulier sur les véhicules électriques à forte autonomie et les technologies avancées. Certains modèles de la gamme Ioniq viseront notamment des autonomies supérieures à 600 kilomètres, un critère devenu central dans le segment des voitures électriques en Chine.

Partenariats technologiques et localisation industrielle

Hyundai accélère également sa stratégie de localisation afin de mieux concurrencer les acteurs chinois. Le constructeur développe des partenariats industriels et technologiques avec plusieurs entreprises locales, dont BAIC Group, ByteDance et Momenta, notamment dans le domaine de la conduite autonome.

L’entreprise collabore aussi avec le géant des batteries Contemporary Amperex Technology Co. Ltd. (CATL), un acteur clé de l’industrie mondiale des batteries pour véhicules électriques. Ces alliances visent à renforcer la compétitivité des modèles Hyundai en Chine en termes de performance, de coût et d’intégration technologique.

Dans ce contexte, l’enjeu est aussi industriel : produire localement et intégrer les technologies chinoises permet à Hyundai de réduire ses coûts tout en améliorant la compétitivité de ses véhicules face à des marques locales très agressives sur les prix et l’innovation.

La Chine comme laboratoire technologique automobile

Pour Hyundai, le marché chinois est considéré comme un terrain d’innovation majeur. Le constructeur souligne que la Chine est aujourd’hui « le marché le plus avancé au monde » dans les domaines de la mobilité électrique, de la conduite autonome et des véhicules définis par logiciel.

Les innovations développées sur ce marché pourraient ensuite être déployées à l’international. Cette stratégie permettrait à Hyundai de compenser les effets des barrières commerciales et de la hausse des coûts de production dans d’autres régions du monde.

Le constructeur insiste également sur la nécessité d’une compétitivité à la fois technologique et économique. L’objectif est de proposer des véhicules intégrant des technologies avancées tout en maintenant des coûts accessibles, condition indispensable pour s’imposer sur un marché aussi concurrentiel que la Chine.

Notre avis, par leblogauto.com

La stratégie de Hyundai en Chine marque un tournant industriel clair, avec une volonté assumée de se repositionner sur un marché devenu ultra-dominant pour les véhicules électriques. L’objectif de 9 % des ventes mondiales reste ambitieux mais cohérent au regard des investissements annoncés.
La multiplication des partenariats locaux traduit une adaptation nécessaire face à la puissance des constructeurs chinois.
Enfin, l’accent mis sur la technologie et les plateformes électriques confirme que la Chine est désormais un centre névralgique de l’innovation automobile mondiale.

Crédit illustration : Hyundai.

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Mercedes face à une baisse prolongée en Chine

1 mai 2026 à 12:12

Mercedes subit un recul des ventes en Chine, pénalisé par une économie faible, une guerre des prix et la demande premium.

Un marché chinois sous pression économique

Mercedes-Benz Group AG anticipe la persistance d’un marché chinois difficile, dans un contexte où les tensions économiques continuent de freiner la demande de véhicules haut de gamme. Le constructeur allemand observe une baisse de l’appétit pour les modèles premium, traditionnellement porteurs sur le marché automobile chinois.

Lors du salon Auto China, Oliver Thöne, responsable de Mercedes en Chine, a dressé un constat marqué par plusieurs facteurs macroéconomiques défavorables. La crise immobilière prolongée fragilise la confiance des ménages, tandis qu’un taux de chômage élevé chez les jeunes pèse directement sur la capacité d’achat de nouveaux véhicules. À cela s’ajoutent des prix de l’essence en hausse, liés au conflit avec l’Iran, qui contribuent à réduire encore davantage le pouvoir d’achat des consommateurs.

Dans ce contexte, la demande automobile apparaît ralentie, notamment sur le segment des voitures de luxe. Oliver Thöne évoque une « hésitation générale à acheter », soulignant également que les jeunes diplômés rencontrent davantage de difficultés à s’insérer sur le marché du travail, ce qui pousse les ménages à augmenter leur épargne plutôt qu’à consommer.

Guerre des prix et recul des ventes premium

Le marché automobile chinois reste marqué par une concurrence particulièrement intense entre constructeurs étrangers et marques locales. Cette dynamique s’accompagne d’une guerre des prix agressive, qui fragilise les constructeurs premium allemands, dont Mercedes.

Les performances de la marque en Chine sont ainsi en déclin. Les ventes de Mercedes ont chuté de 27 % au premier trimestre par rapport à l’année précédente, une contraction plus marquée que celle observée sur les trois derniers mois de 2025. Malgré cette baisse significative, la Chine demeure, à ce stade, le plus grand marché mondial du constructeur de voitures de luxe.

Dans ce contexte concurrentiel, plusieurs constructeurs européens revoient leur stratégie. Skoda, filiale de Volkswagen AG, a notamment annoncé des retraits du marché chinois, en raison de la pression exercée par les constructeurs locaux. Mercedes, de son côté, adopte une posture différente en choisissant de rester présent, tout en ajustant sa stratégie commerciale.

Ola Källenius, directeur général du groupe, insiste sur la nécessité de maintenir une discipline tarifaire. Le constructeur suit de près l’évolution des prix et des volumes, en cherchant un équilibre entre parts de marché et rentabilité. Selon lui, la recherche du volume maximal n’est pas toujours synonyme de performance économique optimale, notamment dans un environnement de forte pression concurrentielle.

Stratégie produit et transition vers l’électrique

Face à ces défis, Mercedes mise également sur le renouvellement de son offre produit. Le lancement de nouveaux modèles sur le marché chinois, dont une version rafraîchie de la Classe S, est présenté comme un levier potentiel de soutien aux ventes dans les mois à venir.

Le constructeur poursuit par ailleurs une stratégie de développement à long terme reposant sur des partenariats locaux et une adaptation accrue aux attentes des consommateurs chinois. Cette approche vise à renforcer la position de la marque sur un marché en mutation rapide, où les préférences évoluent sous l’effet de la concurrence et des nouvelles mobilités.

En parallèle, Mercedes observe des signaux plus favorables sur d’autres marchés. En Europe, les ventes de véhicules électriques progressent, portées notamment par la demande pour la berline électrique CLA. Ce modèle constitue un premier test de l’offensive produit du constructeur, qui prévoit le lancement d’environ 40 nouveaux modèles dans les prochaines années, avec une part croissante dédiée à l’électrification.

Cette dynamique contraste avec les difficultés rencontrées en Chine et illustre la stratégie globale du groupe, qui combine adaptation régionale et transition technologique dans un secteur automobile en pleine transformation.

Notre avis, par leblogauto.com

Mercedes subit en Chine un double effet de conjoncture économique défavorable et de concurrence accrue des constructeurs locaux, ce qui explique la baisse marquée de ses ventes. Le recul de 27 % au premier trimestre confirme une tendance déjà visible sur les périodes précédentes. Malgré ce contexte, le constructeur conserve une stratégie de présence sur le marché chinois, en misant sur de nouveaux modèles et sur une discipline tarifaire stricte. La diversification géographique et l’accélération de l’électrification apparaissent comme des leviers essentiels pour compenser cette fragilité sur son principal marché du luxe.

Crédit illustration : Mercedes.

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On a lu : Rallye, les voitures de légende par Nicolas Anderbegani

1 mai 2026 à 11:05

Un nouvel ouvrage consacré au rallye revient sur les modèles qui ont marqué l’histoire de la discipline. Richement illustré et documenté, il propose une plongée chronologique dans l’évolution des voitures engagées en compétition.

Un livre dédié aux grandes icônes du rallye

L’ouvrage signé par Nicolas Anderbegani s’intéresse aux voitures emblématiques du championnat du monde des rallyes. Il retrace leur évolution depuis les modèles anciens jusqu’aux plus récents, en s’appuyant sur une approche chronologique, de 1956 à maintenant.

Le livre met en avant 36 voitures qui ont marqué leur époque, à travers leur conception, leurs performances ou leur palmarès. Parmi elles figurent des modèles issus de différentes générations, engagés aussi bien sur des épreuves internationales que nationales ou régionales.

Une large place accordée à l’iconographie

Dans ses 1,2 kg, l’ouvrage rassemble plus de 300 photographies, issues en grande partie des archives de Michel Morelli, photographe ayant couvert le rallye pendant plus de cinquante ans. D’autres images proviennent également de différentes sources, dont celles de l’auteur lui-même.

Au fil des pages, l’évolution des voitures se reflète aussi dans la qualité et le style des clichés, accompagnant les transformations techniques des véhicules. Du grain particulier des années 60 à la netteté chirurgicale des années 2020, on replonge dans l’ambiance de chaque époque.

Anecdotes, fiches techniques et palmarès

Le contenu ne se limite pas aux images. Chaque modèle présenté est accompagné d’informations détaillées : fiches techniques, principaux résultats et éléments historiques.

Des anecdotes viennent compléter l’ensemble, ainsi que des citations d’acteurs du rallye, intégrées au fil du récit. Certaines voitures bénéficient d’un traitement plus approfondi, avec plusieurs pages dédiées. La Renault 5 Maxi Turbo en a huit rien que pour elle par exemple.

Une plongée dans l’histoire du rallye mondial

Le livre revient sur les grandes périodes du rallye, en évoquant des épreuves emblématiques et les conditions dans lesquelles ces voitures ont évolué.

Il met en lumière l’impact de ces modèles sur la discipline, mais aussi leur influence sur les véhicules de série. Certaines continuent aujourd’hui d’apparaître dans des événements historiques ou des compétitions locales.

Il pourra trôner sur porte-livre en évidence, ou être ressorti régulièrement de la bibliothèque. Il est publié chez Sophia Editions (lien ici).

Caractéristiques
EAN139782385141295
ISBN978-2-38514-129-5
ÉditeurSOPHIA EDITIONS
Date de publication05/02/26
Nombre de pages176
Dimensions29,5 x 24,6 x 1,9 cm
Poids1178 g
Languefrançais

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Les Alfa Romeo Giulia et Stelvio reçoivent un pack performance issu de la QV

1 mai 2026 à 08:26
alfa romeo

Les mamies font de la résistance

Le binome Giulia / Stelvio, fer de lance, il y a dix ans, du « renouveau » du Biscione, joue les prolongations depuis que leurs remplaçants respectifs ont été repoussés à 2028 ! Le nouveau Stelvio était prévu à l’origine pour 2025, alors que la marque avait été orientée vers le 100% électrique lors de la naissance de Stellantis. Mais, entre-temps, les prévisions sur l’électrification se sont avérées fantaisistes et il a fallu tout repenser, avec une approche multi-énergies et une refonte des produits.

Ainsi, la Giulia, apparue en 2016, et le Stelvio, apparu en 2017, ont été prolongés jusqu’en 2027, approchant donc la décade d’existence pour une seule génération ! Une durée totalement anachronique dans un monde automobile qui accélère les renouvellements de plateformes et les mises à jour technologiques, mais les marques italiennes nous ont déjà habituées à cela. 

Du carbone, du bon son…

Pour maintenir autant que possible les ventes – marginales désormais – de modèles qui sont vieillissants, tout en gardant leur sex-appeal et leurs qualités routières maintes fois plébiscitées, Alfa Romeo a multiplié les séries spéciales (Collezione, Intensa, etc). Cette fois-ci, la marque enrichit les gammes Giulia et Stelvio avec le Pack Performance, qui enrichit la finition, la technologie et la dynamique de conduite. Disponible dès aujourd’hui en Italie, ce nouveau pack doit arriver sur d’autres marchés, dont la France, mais le malus chez nous est totalement rédhibitoire… 

Le Pack Performance propose un intérieur encore plus distinctif, avec des sièges en cuir noir à surpiqûres rouges, les inserts en carbone et les détails rouges sur la planche de bord, les panneaux de porte et l’accoudoir. Côté technologie, ce nouveau pack inclut un système audio haut de gamme développé par Harman Kardon, conçu pour offrir une expérience acoustique optimale dans l’habitacle. Evidemment, c’est au niveau de la dalle numérique centrale que l’on voit l’âge des véhicules, qui sont datés sur cette partie technologique. Mais ces voitures offrent tout à fait autre chose…

Et une suspension pilotée comme la QV !

Le Stelvio et la Giulia ont été saluées pour les qualités de comportement et d’agilité de la plateforme Giorgio, procurant un plaisir de conduite indéniable. Et bien le pack performance permet de profiter sur les finitons Sprint et Veloce d’éléments issus des modèles Quadrifoglio !  Le principal apport réside dans le système Synaptic Dynamic Control, une suspension à commande électronique.

Ce système ajuste la réponse des amortisseurs en temps réel grâce à des électrovannes spécifiques qui modulent le flux d’huile interne, faisant ainsi varier la force d’amortissement en fonction de l’état de la route, du style de conduite et des contraintes détectées par les capteurs embarqués.  Le Synaptic Dynamic Control communique avec le sélecteur Alfa DNA, adaptant le comportement de la voiture aux différents modes de conduite.   L’ensemble est coordonné par le Chassis Domain Control, qui supervise les principaux systèmes dynamiques du véhicule.  

Le pack est disponible pour 4.176 euros 

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Chine : la guerre des prix des voitures électriques s’intensifie

1 mai 2026 à 06:12

En Chine, BYD et ses rivaux intensifient les remises sur les véhicules électriques, révélant une guerre des prix aggravée par la surcapacité du marché.

Guerre des prix des VE en Chine : BYD en première ligne

La guerre des prix dans le secteur des véhicules électriques en Chine entre dans une nouvelle phase d’intensification, portée par les stratégies agressives de constructeurs majeurs comme BYD Co., Geely Automobile Holdings Ltd. et Chery Automobile Co. Malgré les tentatives des autorités chinoises pour stabiliser le marché automobile, les réductions de prix se multiplient afin de préserver les parts de marché sur le plus grand marché automobile mondial. Selon des données compilées par Bloomberg, les remises moyennes sur les véhicules BYD ont atteint en mars un niveau record de 10 %, illustrant l’ampleur de la pression concurrentielle.

Cette dynamique reflète un environnement industriel marqué par une concurrence intense, une guerre des prix persistante et une surcapacité structurelle qui fragilise les marges des constructeurs. Alors que le salon de l’auto de Pékin s’ouvre, le marché automobile chinois apparaît sous tension, avec des acteurs contraints d’adapter rapidement leurs stratégies commerciales pour survivre.

Remises records sur le marché des VE

Les réductions de prix ne se limitent pas à BYD. Les données du marché indiquent également une hausse des remises chez Geely Automobile Holdings Ltd. et Chery Automobile Co., confirmant une tendance généralisée à la baisse des prix dans l’industrie des véhicules électriques et hybrides rechargeables.

Cette pression sur les prix intervient dans un contexte où les autorités chinoises ont multiplié les avertissements à l’encontre des constructeurs automobiles. Il y a près d’un an, Pékin avait convoqué les dirigeants de plus d’une douzaine de grands fabricants de véhicules électriques afin de limiter la guerre des prix, en leur demandant de ne pas vendre à perte et de réduire les remises jugées excessives. Malgré ces mesures, les acteurs du secteur continuent de recourir aux rabais pour soutenir leurs ventes.

Le directeur général d’Automotive Foresight, Yale Zhang, souligne que la concurrence sur les prix constitue un élément structurel du marché : elle ne disparaîtra ni à court ni à moyen terme. Cette situation alimente une spirale où les constructeurs automobiles, même leaders, sont contraints de sacrifier leurs marges.

Surcapacité et pression sur les marges

Au cœur de cette guerre des prix des véhicules électriques en Chine se trouve un déséquilibre majeur entre capacité de production et demande intérieure. Les usines automobiles chinoises sont capables de produire environ 55,5 millions de véhicules par an, tandis que les ventes domestiques ne représentent qu’environ 23 millions d’unités en 2025. Ce décalage entraîne un taux d’utilisation des capacités proche de 50 %, considéré comme structurellement insoutenable pour l’industrie automobile.

Cette surcapacité pousse les constructeurs à intensifier les promotions et à réduire les prix pour écouler les stocks. Cependant, cette stratégie pèse lourdement sur les résultats financiers. BYD, leader du marché et fabricant notamment des modèles Song et Atto, subit directement ces pressions. L’entreprise a enregistré sa première baisse annuelle de bénéfices depuis la pandémie, illustrant l’impact combiné des remises et des coûts financiers croissants.

Le constructeur est également confronté à un durcissement des conditions financières. Sous pression réglementaire, BYD a dû modifier sa gestion des paiements fournisseurs, réduisant le recours aux dettes à court terme et accélérant les règlements. Ce changement a contribué à alourdir son endettement, faisant passer son ratio dette nette sur capitaux propres à environ 25 %, après plusieurs années en territoire négatif.

Exportations et tensions sur les marchés mondiaux

Face à la pression domestique, les constructeurs chinois accélèrent leur expansion internationale. Les exportations de véhicules électriques ont plus que doublé en mars, atteignant un niveau record. BYD, Geely et d’autres acteurs cherchent à compenser la faiblesse des marges en Chine en se développant sur des marchés étrangers tels que le Brésil, le Royaume-Uni, l’Australie ou encore le Canada.

Cette stratégie d’expansion s’accompagne toutefois de tensions commerciales. Plusieurs régions, dont l’Union européenne et certains pays d’Amérique latine, ont commencé à renforcer leurs barrières tarifaires afin de protéger leurs industries automobiles locales face à l’afflux de véhicules électriques chinois.

Dans le même temps, les innovations technologiques deviennent un levier concurrentiel central. BYD a récemment présenté de nouvelles batteries plus performantes et des capacités de recharge plus rapides afin de maintenir son avantage industriel. D’autres acteurs, comme Xiaomi Corp., tentent également de s’imposer sur le marché très compétitif des véhicules électriques, illustrant la diversification des entrants dans ce secteur en pleine transformation.

Une industrie en phase de consolidation difficile

La combinaison de surcapacité, de guerre des prix et de pression réglementaire place l’industrie automobile chinoise dans une phase qualifiée d’« élimination brutale » par le PDG de BYD, Wang Chuan-Fu. Cette dynamique pourrait conduire à une consolidation du marché, avec la disparition progressive des acteurs les plus fragiles.

Cependant, un tel ajustement structurel comporte des risques sociaux importants, notamment en matière d’emploi, ce qui incite les autorités chinoises à soutenir le secteur via des subventions et des politiques incitatives. À court terme, la concurrence reste donc fortement alimentée, et la baisse des prix continue de dominer le marché des véhicules électriques.

Notre avis, par leblogauto.com

La situation du marché automobile chinois confirme une tension structurelle entre croissance industrielle et équilibre économique. La guerre des prix, portée par des acteurs majeurs comme BYD, traduit autant une stratégie de survie qu’une quête de domination sur le marché des véhicules électriques.
La surcapacité massive du secteur explique largement la persistance des remises, malgré les interventions répétées des autorités chinoises.
À moyen terme, cette dynamique pourrait accélérer la consolidation du marché, mais au prix d’une forte pression sur les marges et la rentabilité des constructeurs.

Crédit illustration : BYD.

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Hyundai sous pression : bénéfice en baisse et tensions mondiales

1 mai 2026 à 04:12

Hyundai voit ses profits chuter au T1 face aux tarifs américains, à la guerre et à la demande automobile mondiale en recul.

Résultats en baisse face aux tensions géopolitiques

Les résultats du premier trimestre de Hyundai Motor Co. illustrent les difficultés croissantes rencontrées par le constructeur automobile sud-coréen dans un environnement mondial instable. Le groupe basé à Séoul a enregistré un bénéfice d’exploitation en recul de près de 31 %, à 2,5 trillions de wons (environ 1,7 milliard de dollars), pour la période se terminant le 31 mars. Ce chiffre est inférieur aux attentes des analystes, qui tablaient sur 2,8 trillions de wons selon les données Bloomberg.

Dans le même temps, le chiffre d’affaires progresse de 3,4 % pour atteindre un niveau record de 45,9 trillions de wons sur un premier trimestre, malgré une contraction des volumes de ventes sur plusieurs marchés clés, notamment en Corée du Sud, en Chine et en Europe. Cette dynamique traduit un contraste entre hausse des revenus et pression sur la rentabilité, typique d’un marché automobile mondial marqué par l’inflation des coûts et une concurrence accrue.

Les performances de Hyundai s’inscrivent dans un contexte de fortes turbulences pour l’industrie automobile, où la chaîne de valeur est fragilisée par des facteurs géopolitiques et économiques.

Tarifs américains et guerre : un impact direct sur les coûts

Les résultats financiers de Hyundai ont été fortement affectés par les conditions extérieures. Les tarifs douaniers américains ont représenté un coût estimé à 860 milliards de wons sur le trimestre, pesant directement sur les marges du constructeur automobile. Par ailleurs, la hausse des prix des matières premières, alimentée par la guerre en Iran, a généré plus de 200 milliards de wons de dépenses supplémentaires, une pression qui devrait se poursuivre au trimestre suivant.

Le directeur financier Lee Seung Jo a également souligné l’impact négatif des fluctuations des taux de change, qui ont entraîné une perte supplémentaire de 270 milliards de wons sur le résultat net. Selon lui, sans ces facteurs géopolitiques et perturbations temporaires de production, le bénéfice d’exploitation aurait atteint 3 trillions de wons.

Hyundai et sa filiale Kia continuent également de subir les effets des tensions commerciales avec les États-Unis. Ces tarifs ont déjà coûté plus de 5 milliards de dollars cumulés aux deux constructeurs l’année précédente, réduisant leur compétitivité sur un marché américain pourtant stratégique.

Stratégies d’adaptation et transformation industrielle

Face à ces contraintes, Hyundai accélère son adaptation stratégique. Le constructeur automobile intensifie la production locale aux États-Unis afin de réduire l’impact des droits de douane et de sécuriser ses chaînes logistiques. Aujourd’hui, jusqu’à 50 % des véhicules vendus en Amérique du Nord sont produits localement, une proportion appelée à augmenter progressivement.

Parallèlement, Hyundai ajuste son offre produit en misant davantage sur les véhicules hybrides et les camions, tout en poursuivant le développement de ses modèles électriques. Le groupe fait face à une transition électrique mondiale jugée plus lente que prévu, ce qui complique les perspectives de croissance dans ce segment.

En Chine, Hyundai tente de regagner des parts de marché avec le lancement prévu d’une nouvelle berline Ioniq conçue spécifiquement pour ce marché stratégique. Ce modèle intégrera des batteries CATL et des technologies de conduite autonome développées avec des partenaires locaux, illustrant une stratégie d’adaptation plus régionalisée.

Une industrie automobile sous pression mondiale

Les ventes globales de Hyundai au premier trimestre atteignent environ 980 000 unités en gros, en baisse de 2,5 % sur un an. Les ventes en Amérique du Nord restent légèrement positives, tandis que les véhicules électrifiés progressent fortement en Europe, notamment les hybrides et électriques, avec une hausse de 23 %.

Dans un contexte de concurrence accrue avec les constructeurs chinois et de ralentissement de la transition électrique, l’industrie automobile sud-coréenne fait face à une pression structurelle. Les coûts de production augmentent, tandis que la demande mondiale montre des signes d’essoufflement dans plusieurs régions clés.

Malgré cela, les ventes mondiales de véhicules électrifiés de Hyundai progressent de 14 % et représentent désormais près d’un quart des volumes totaux, confirmant l’importance stratégique de ce segment dans la transformation du groupe.

Notre avis, par leblogauto.com

Les résultats de Hyundai illustrent un constructeur automobile pris dans une équation complexe entre rentabilité, transition énergétique et tensions géopolitiques. La baisse du bénéfice d’exploitation montre que les marges restent fortement exposées aux coûts externes. La progression du chiffre d’affaires ne suffit pas à compenser les pressions sur la structure de coûts.

La stratégie d’adaptation — production locale, hybridation de la gamme et partenariats technologiques — apparaît cohérente avec les tendances actuelles du marché automobile mondial. Toutefois, l’environnement concurrentiel et la transition électrique inégale continuent de peser sur les perspectives à court terme.

Crédit illustration : Hyundai.

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GM suspend les pick-up électriques nouvelle génération

30 avril 2026 à 14:12

General Motors suspend ses pick-up électriques de nouvelle génération et revoit sa stratégie vers l’hybride et le thermique.

GM revoit sa stratégie électrique et industrielle

General Motors aurait décidé de suspendre indéfiniment son programme de camions électriques de nouvelle génération, marquant un tournant stratégique majeur dans sa transition vers la mobilité zéro émission. Cette décision concernerait notamment les futurs Chevrolet Silverado EV et GMC Sierra EV, dont les mises à jour prévues autour de 2028 ne seraient plus d’actualité. Le constructeur automobile américain envisagerait désormais de réorienter ses investissements vers les moteurs à combustion interne et les technologies hybrides, dans un contexte industriel et politique jugé plus incertain pour le marché des véhicules électriques (VE).

Cette évolution s’inscrit dans une tendance plus large du secteur automobile, où plusieurs groupes ajustent leurs ambitions en matière d’électrification. GM, qui avait pourtant engagé des investissements massifs dans ses plateformes électriques, semble désormais temporiser, tout en réévaluant ses priorités industrielles et commerciales.

Silverado EV, Sierra EV et Hummer EV en suspens

La décision de suspension concerne directement plusieurs modèles stratégiques de la gamme électrique de General Motors. Le Chevrolet Silverado EV, le GMC Sierra EV ainsi que le Hummer EV verraient leur avenir remis en question. Les versions mises à jour prévues initialement pour 2028, intégrant des variantes à coûts réduits destinées à élargir la clientèle, ne seraient plus planifiées à ce stade.

Selon les informations relayées, cette révision stratégique entraînerait également une incertitude autour d’autres modèles électriques du groupe, comme le Cadillac Escalade IQ et le SUV Hummer EV. GM devait également introduire un système de conduite autonome de niveau 3 sur l’Escalade IQ 2028, reposant sur des technologies LiDAR, radar et caméras, permettant une conduite “mains libres” sur autoroute. Ce développement pourrait désormais être réévalué.

Sur le plan industriel, les conséquences sont déjà visibles. L’usine Factory Zero de Detroit-Hamtramck, pourtant dédiée aux véhicules électriques après un investissement de 2,2 milliards de dollars, a connu des arrêts de production et des réductions d’effectifs. Par ailleurs, GM renforce en parallèle la production de ses pick-up thermiques dans son usine de Flint, dans le Michigan, en ajoutant un sixième jour de production hebdomadaire.

Pression du marché et recul des ventes de véhicules électriques

Cette réorientation intervient dans un contexte économique difficile pour les véhicules électriques du constructeur. La suppression du crédit d’impôt fédéral américain de 7 500 dollars en 2025 aurait fortement impacté la demande, entraînant une baisse globale des ventes de VE de GM. Le groupe a également subi des charges financières importantes liées à ses investissements dans l’électrification et à des retards industriels, notamment dans la chaîne d’approvisionnement des batteries.

Les chiffres du premier trimestre 2026 illustrent ce ralentissement : 1 406 Silverado EV vendus, 1 288 Sierra EV, 1 653 Hummer EV et 1 432 Cadillac Escalade IQ, tous en baisse par rapport à l’année précédente. Cette contraction du marché met en évidence une adoption plus lente que prévu des pick-up électriques haut de gamme, segment pourtant stratégique pour les constructeurs américains.

Une tendance plus large dans l’industrie automobile

La stratégie de GM s’inscrit dans un mouvement plus global observé chez plusieurs constructeurs. Ford aurait mis fin à son F-150 Lightning après quatre années de commercialisation pour se recentrer sur les motorisations hybrides et thermiques, tout en développant un pick-up plus abordable. De son côté, Stellantis aurait mis en pause son projet de Ram 1500 électrique afin de répondre à une demande croissante pour les moteurs HEMI.

Dans ce contexte, un porte-parole de GM affirme néanmoins que le constructeur « n’a annulé aucun camion électrique » et maintient son engagement envers son portefeuille de véhicules électriques. Cette déclaration contraste toutefois avec les ajustements industriels et les reports de programmes évoqués dans les faits.

Notre avis, par leblogauto.com

La décision de General Motors traduit un réalignement stratégique face à un marché des pick-up électriques plus complexe que prévu. Entre coûts de production élevés, baisse des incitations fiscales et demande en ralentissement, le groupe ajuste progressivement son rythme d’électrification. Les chiffres de ventes confirment une adoption encore fragile des modèles comme le Silverado EV ou le Sierra EV. La concurrence suit des trajectoires similaires, ce qui suggère un rééquilibrage global entre véhicules électriques, hybrides et thermiques dans l’industrie automobile américaine.

Crédit illustration : GM.

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Gotion : la guerre au Moyen-Orient accélère la transition vers les batteries et l’énergie propre

30 avril 2026 à 12:12

Gotion observe un basculement mondial vers l’énergie propre, porté par la guerre et la demande en batteries et véhicules électriques.

La guerre et le basculement énergétique mondial

Le fabricant chinois de batteries Gotion High-Tech Co. Ltd. observe une accélération marquée de la transition énergétique mondiale, directement influencée par les tensions géopolitiques et les perturbations des approvisionnements en combustibles fossiles. Selon son fondateur et président Li Zhen, le conflit impliquant l’Iran et les États-Unis ainsi qu’Israël contribue à renforcer l’attention portée aux énergies propres, dans un contexte d’inquiétudes croissantes liées à l’inflation et à la sécurité énergétique.

Dans une interview accordée à Bloomberg Television, il souligne que les gouvernements et les industriels se tournent de plus en plus vers les technologies bas-carbone, notamment les batteries lithium-ion, les panneaux solaires et les systèmes éoliens. Cette évolution s’explique par la volonté de réduire la dépendance aux importations de pétrole et de gaz provenant de zones instables. Le développement des technologies de stockage d’énergie apparaît ainsi comme un levier stratégique pour assurer une alimentation électrique stable issue des énergies renouvelables.

Dans ce contexte, les véhicules électriques et les infrastructures énergétiques associées deviennent des piliers centraux de la transformation industrielle mondiale. La chaîne de valeur automobile, fortement dépendante des batteries, se retrouve directement impactée par ces évolutions géopolitiques et économiques.

Explosion des exportations de véhicules électrifiés chinois

Les données récentes de l’Association chinoise des voitures particulières indiquent une forte dynamique des exportations chinoises de véhicules électrifiés. En mars, les ventes à l’international de véhicules électriques et hybrides ont plus que doublé par rapport à l’année précédente, traduisant une demande mondiale en nette accélération pour des alternatives aux carburants fossiles.

Cette croissance est portée à la fois par les consommateurs et les entreprises, dans un contexte où la concurrence sur le marché des véhicules électriques reste intense. Le ralentissement économique global n’empêche pas certains segments, notamment l’électromobilité et les solutions de stockage, de continuer à progresser.

Par ailleurs, des acteurs du secteur énergétique comme Ningbo Deye Technology Co. ont également constaté une hausse de leurs bénéfices, attribuée à une demande accrue de solutions de stockage à l’international. Cette tendance est renforcée par l’instabilité géopolitique, qui pousse les pays importateurs d’énergie à accélérer leur transition vers des technologies électriques et renouvelables.

Dans le même temps, Gotion note que la croissance des véhicules électriques pourrait être temporairement ralentie par la concurrence et la conjoncture économique, tandis que d’autres segments liés à l’énergie prennent le relais.

Stockage d’énergie et expansion mondiale de Gotion

Pour Gotion, le principal moteur de croissance à long terme se situe désormais dans le stockage d’énergie, un secteur appelé à dépasser celui des véhicules électriques en volume. Li Zhen estime que la demande pourrait être multipliée par cinq, en raison de la nécessité de stabiliser les réseaux électriques alimentés par des sources intermittentes comme le solaire et l’éolien.

Cette dynamique est également soutenue par l’essor des centres de données dédiés à l’intelligence artificielle, dont la consommation électrique augmente fortement. Le développement de ces infrastructures accentue la pression sur les réseaux et renforce le besoin en solutions de stockage performantes.

Sur le plan industriel, Gotion accélère son expansion internationale avec des objectifs ambitieux. Le groupe vise une capacité de production de 100 gigawattheures dans les régions Asie-Pacifique, Europe, Moyen-Orient, Afrique et Amérique au cours des cinq prochaines années. Il prévoit également de doubler ses expéditions à l’étranger dès cette année, tout en anticipant une croissance particulièrement rapide en Asie-Pacifique.

Le fabricant, fournisseur notamment de constructeurs comme Geely Automobile Holdings Ltd., multiplie les implantations à l’étranger, avec des projets d’usines aux États-Unis, au Maroc et en Slovaquie, cette dernière devant entrer en production d’ici la fin de l’année. Cependant, certains projets, comme celui du Michigan évalué à 2,4 milliards de dollars, ont été suspendus en raison de retraits de soutien local et de préoccupations liées aux chaînes d’approvisionnement.

Dans un environnement marqué par des tensions entre les fabricants chinois de batteries et les marchés occidentaux, Gotion cherche à renforcer sa coopération internationale et à démontrer sa contribution au développement économique local, notamment en matière d’emplois et de fiscalité.

Notre avis, par leblogauto.com

Le cas Gotion illustre la manière dont les tensions géopolitiques influencent directement la chaîne de valeur automobile et énergétique mondiale. Le groupe confirme le déplacement progressif de la croissance vers le stockage d’énergie, un segment devenu stratégique face à l’essor des énergies renouvelables et des réseaux électriques intelligents.

La forte progression des exportations de véhicules électrifiés chinois confirme également le rôle central de la Chine dans l’électrification mondiale. Les difficultés rencontrées aux États-Unis montrent que les enjeux industriels de la filière batterie restent fortement liés aux politiques de souveraineté énergétique et aux tensions commerciales internationales.

Crédit illustration : complete-connectrix.

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Lamborghini restaure une Miura SV 1972 pendant 3 ans : le résultat est parfait

30 avril 2026 à 09:22
Lamborghini restaure une Miura SV 1972 pendant 3 ans : le résultat est parfait

Quand Lamborghini décide de restaurer l’une de ses légendes, le constructeur italien ne fait pas les choses à moitié. La preuve avec cette Miura SV de 1972 qui vient de sortir des ateliers de Polo Storico, le département spécialisé dans la restauration des modèles historiques de la marque au Taureau. Trois années de travail acharné ont été nécessaires pour redonner à cette icône automobile sa splendeur d’origine, et le résultat force l’admiration.

Cette restauration exceptionnelle illustre parfaitement l’engagement de Lamborghini envers son patrimoine historique. Car la Miura n’est pas qu’une simple voiture de collection : c’est l’ancêtre de toutes les supercars modernes, celle qui a établi les codes esthétiques et techniques que l’on retrouve encore aujourd’hui dans les bolides les plus exclusifs de la planète.

Lamborghini restaure une Miura SV 1972 pendant 3 ans : le résultat est parfait

La Miura : l’ADN de la supercar moderne

Difficile d’imaginer l’impact qu’a eu la Lamborghini Miura lors de sa présentation dans les années 1960. À une époque où les voitures de sport adoptaient encore majoritairement une architecture moteur avant, Lamborghini révolutionne le segment en proposant un moteur V12 monté en position centrale arrière. Cette configuration, désormais omniprésente sur les supercars, était alors révolutionnaire.

Les proportions de la Miura établissent également un nouveau langage stylistique. Sa silhouette basse et élancée, ses phares escamotables iconiques et ses lignes fluides signées Marcello Gandini chez Bertone créent un nouveau standard esthétique. Soudain, toutes les autres voitures de sport semblent dépassées, presque ordinaires face à cette créature venue du futur.

Cette influence perdure encore aujourd’hui. Quand on observe les dernières créations de Lamborghini, de McLaren ou de Ferrari, on retrouve systématiquement cette architecture moteur central et ces proportions initiées par la Miura il y a plus de 60 ans. C’est pourquoi restaurer une Miura n’est pas qu’un simple projet de conservation : c’est préserver l’ADN même de la supercar moderne.

La version SV (Super Veloce) de 1972, comme celle qui nous intéresse aujourd’hui, représente l’aboutissement de cette lignée. Plus puissante et plus raffinée que les premières versions, elle incarne la Miura dans sa forme la plus accomplie, juste avant que la Countach ne prenne le relais dans l’histoire de Lamborghini.

Lamborghini restaure une Miura SV 1972 pendant 3 ans : le résultat est parfait
Lamborghini restaure une Miura SV 1972 pendant 3 ans : le résultat est parfait

Trois ans de restauration minutieuse par Polo Storico

Lorsque cette Miura SV arrive dans les ateliers de Sant’Agata Bolognese en 2023, elle est loin de correspondre à ses spécifications d’origine. Modifications diverses, éléments non conformes, peinture altérée : le travail s’annonce titanesque pour les équipes de Polo Storico. Mais c’est précisément pour ce type de défis que ce département a été créé.

La première étape consiste en une recherche historique approfondie. Les archives de production sont épluchées, les documents d’époque analysés, les spécifications techniques originales ressorties des cartons. Chaque détail compte : couleur exacte de la carrosserie, finition des chromes, spécificités des équipements intérieurs, tout doit correspondre parfaitement à ce qui sortait de l’usine en 1972.

Cette phase de documentation révèle l’ampleur des modifications subies par le véhicule au fil des décennies. Les grilles de calandre avant ne correspondent pas au modèle d’origine, les ailettes de poignées ont été modifiées, les persiennes arrière ne sont pas conformes. Même des détails apparemment anodins comme les moyeux de roues octogonaux à fixation centrale ou les embouts d’échappement spécifiques de type « Bob » (baptisés ainsi en hommage au pilote d’essai Bob Wallace) doivent être retrouvés ou refabriqués.

L’habitacle nécessite également une attention particulière. Les équipes de Polo Storico remettent en place des éléments devenus rares comme la préparation pour la climatisation ou les feux de détresse, deux options qui n’étaient pas systématiques à l’époque. Le volant de dimension plus réduite et le levier de frein à main plus long, spécifiques à cette année de production, sont également restaurés selon les spécifications exactes.

Mais c’est peut-être sur la couleur que le travail de recherche s’avère le plus pointu. Cette Miura arbore une teinte Luci del Bosco, un brun métallisé particulièrement sophistiqué, associé à un intérieur Senape (moutarde). Ces couleurs, typiques du catalogue Lamborghini de 1972, nécessitent un travail de formulation minutieux pour retrouver exactement les nuances d’origine.

Lamborghini restaure une Miura SV 1972 pendant 3 ans : le résultat est parfait

Un retour en grâce spectaculaire

Après trois années de labeur, cette Miura SV fait sa première apparition publique lors de l’Anantara Concorso Roma, dans la capitale italienne. L’événement, qui se déroule dans le cadre prestigieux de Rome, constitue un écrin parfait pour dévoiler cette restauration d’exception. Mais au-delà du spectacle, c’est la certification officielle de conformité historique délivrée par Polo Storico qui valide le travail accompli.

Cette certification n’est pas qu’un simple papier. Elle atteste que chaque élément de la voiture correspond exactement aux spécifications de production de 1972. Dans le monde très codifié de la collection automobile, cette authenticité certifiée représente un gage de valeur inestimable. Elle distingue une restauration professionnelle d’un simple « restylage » et garantit l’intégrité historique du véhicule.

La présence simultanée d’une autre Miura lors de cet événement romain souligne l’aura particulière de ce modèle. Il s’agissait de la Miura du film « Un casse à l’italienne » (The Italian Job), qui a remporté sa catégorie lors du concours. Cette coïncidence illustre parfaitement l’impact culturel de la Miura, qui dépasse largement le cercle des passionnés d’automobile pour s’inscrire dans la culture populaire mondiale.

Lamborghini restaure une Miura SV 1972 pendant 3 ans : le résultat est parfait

Le timing de cette restauration n’est pas anodin. En 2026, la Miura célèbre ses 60 ans d’existence, un anniversaire qui mérite d’être marqué par des projets d’exception comme celui-ci. Cette longévité témoigne de la justesse du concept originel : une voiture peut traverser les décennies sans prendre une ride quand son design et son architecture sont véritablement révolutionnaires.

Des rumeurs persistantes évoquent d’ailleurs un possible hommage moderne à la Miura à travers une version spéciale de la Revuelto, la nouvelle hypercar hybride de Lamborghini. Si ce projet se concrétise, il s’inscrirait dans une démarche similaire à celle de cette restauration : préserver l’essence de l’original tout en l’adaptant aux technologies contemporaines.

Cette Miura SV restaurée démontre qu’il existe une alternative à la course effrénée vers la modernité. Parfois, la perfection réside dans le respect absolu de la vision originale, dans cette capacité à retrouver et préserver ce qui faisait la magie d’une époque révolue. Dans un monde automobile en pleine mutation, marqué par l’électrification et l’intelligence artificielle, ces projets de restauration offrent un ancrage précieux dans l’histoire et les valeurs fondatrices de l’art automobile italien.

Le message est clair : certaines créations sont intemporelles. Elles n’ont pas besoin d’être réinventées, mais simplement préservées dans leur pureté originelle. Cette Miura SV 1972, après trois ans de soins attentifs, en est la plus belle démonstration.

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Californie : baisse des ventes de Tesla face aux hybrides

30 avril 2026 à 06:12

En Californie, Tesla recule de 24% tandis que les hybrides progressent et redessinent le marché automobile électrique.

Le constructeur américain Tesla fait face à un recul notable de ses immatriculations en Californie, un marché historiquement stratégique pour les véhicules électriques (VE) aux États-Unis. Selon un rapport publié par l’Association des concessionnaires de voitures neuves de Californie, les immatriculations de la marque ont chuté de 24 % au premier trimestre par rapport à la même période de l’année précédente. Cette tendance s’inscrit dans une évolution plus large du marché automobile californien, où les véhicules hybrides gagnent du terrain face aux modèles 100 % électriques.

Baisse des immatriculations Tesla en Californie

La Californie, souvent considérée comme le principal laboratoire de la transition énergétique automobile aux États-Unis, enregistre un ralentissement des ventes de Tesla Inc. Sur le premier trimestre, la baisse de 24 % des immatriculations illustre un infléchissement de la dynamique qui avait longtemps soutenu la croissance du constructeur sur le segment des véhicules électriques.

Ce recul intervient dans un contexte où le marché des véhicules à zéro émission montre des signes de stagnation relative. Au dernier trimestre observé, les VE représentaient moins de 14 % de l’ensemble des nouveaux véhicules immatriculés dans l’État. Cette part reste significative mais traduit un essoufflement de la progression rapide observée ces dernières années.

Dans ce contexte, Tesla conserve néanmoins une position dominante sur certains modèles, notamment avec le Model Y, qui demeure le véhicule le plus immatriculé toutes catégories confondues en Californie. Ce SUV électrique continue de jouer un rôle central dans la stratégie commerciale du constructeur, malgré la contraction globale des volumes.

Les hybrides gagnent du terrain sur le marché

Parallèlement au recul des véhicules électriques purs, les hybrides essence-électricité connaissent une progression marquée. Ils représentent désormais environ 21 % du marché automobile californien, selon les données de l’Association des concessionnaires, elles-mêmes issues d’Experian Automotive. Cette évolution confirme un basculement partiel des préférences des consommateurs vers des motorisations intermédiaires, perçues comme une solution de transition entre thermique et électrique.

Ce changement de comportement s’explique notamment par une recherche d’équilibre entre autonomie, coût d’usage et accessibilité. Les hybrides apparaissent ainsi comme une alternative pragmatique dans un contexte où les infrastructures de recharge et le prix des véhicules électriques peuvent encore constituer des freins à l’adoption massive des VE.

La Toyota Camry hybride illustre cette dynamique en se positionnant comme le deuxième véhicule le plus immatriculé en Californie, juste derrière le Tesla Model Y. Ce classement met en évidence la montée en puissance des constructeurs japonais sur le segment des motorisations hybrides, dans un marché de plus en plus concurrentiel.

Transition automobile et soutien public en mutation

L’évolution du marché californien intervient également dans un contexte de transformation des politiques publiques. Les incitations fédérales en faveur des véhicules électriques ont été réduites, ce qui a contribué à modifier l’équilibre économique pour les consommateurs. Dans le même temps, le gouverneur Gavin Newsom a mis en place un programme de subventions d’État d’un montant de 200 millions de dollars afin de soutenir la transition vers les véhicules propres.

Cette intervention vise à compenser partiellement la baisse des aides fédérales et à maintenir l’attractivité des véhicules à faibles émissions. Toutefois, les données récentes montrent que cette politique ne suffit pas à enrayer totalement la progression des hybrides, qui bénéficient d’un positionnement intermédiaire plus flexible.

Le marché automobile californien apparaît ainsi en phase de recomposition, entre maintien d’un leadership des véhicules électriques et montée en puissance des solutions hybrides. Les immatriculations récentes traduisent une diversification des choix technologiques des consommateurs, influencée à la fois par les politiques publiques, les prix et les usages.

Notre avis, par leblogauto.com

La baisse des immatriculations de Tesla en Californie met en évidence un rééquilibrage du marché automobile vers des solutions hybrides plus accessibles. Le recul des véhicules électriques à zéro émission en part de marché souligne une transition moins linéaire que prévu. La domination persistante du Model Y montre toutefois que Tesla conserve une position structurante dans l’écosystème californien. Enfin, la progression des hybrides confirme une phase intermédiaire dans la transition énergétique automobile.

Crédit illustration : Tesla.

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CATL accélère la révolution des batteries avec une recharge en 6 minutes

30 avril 2026 à 04:12

CATL dévoile une batterie LFP Shenxing permettant une recharge ultra-rapide et des autonomies jusqu’à 1500 km.

Le constructeur chinois CATL (Contemporary Amperex Technology Co. Ltd.), leader mondial des batteries pour véhicules électriques, a dévoilé une nouvelle génération de batterie destinée à bouleverser les standards actuels de la recharge rapide et de l’autonomie. Cette annonce intervient en amont du salon automobile de Pékin et s’inscrit dans une stratégie visant à maintenir son avance face à des concurrents directs comme BYD Co., également très actif sur le segment des batteries haute performance.

Recharge ultra-rapide : vers une expérience équivalente au thermique

CATL a présenté sa nouvelle batterie lithium-phosphate de fer (LFP) baptisée « Shenxing », capable de recharger un véhicule électrique de 10 % à 98 % en seulement six minutes. Une performance qui rapproche, selon l’entreprise, l’expérience de recharge d’un véhicule électrique de celle d’un plein de carburant traditionnel.

Le directeur technique de CATL, Gao Huan, a déclaré lors d’un événement à Pékin : « Nous tenons toujours nos promesses ». Cette nouvelle génération de batterie est également capable de passer de 10 % à 35 % de charge en environ une minute dans des conditions de température modérée. Toutefois, ces performances sont dépendantes de conditions environnementales optimales, ce que l’entreprise précise dans sa communication technique.

Cette avancée place CATL dans une dynamique de compétition directe avec BYD, qui avait récemment mis en avant une solution de recharge d’environ neuf minutes pour ses propres véhicules électriques. Dans un marché mondial des véhicules électriques en pleine expansion, la réduction du temps de charge constitue un levier majeur pour améliorer l’adoption des voitures électriques, en particulier face aux contraintes des infrastructures de recharge encore inégales selon les régions.

Autonomie des véhicules électriques : jusqu’à 1500 km annoncés

Au-delà de la recharge rapide, CATL a également mis en avant plusieurs développements technologiques liés à l’autonomie des batteries. L’entreprise a notamment cité une batterie au nickel-cobalt-manganèse (NCM) capable de proposer jusqu’à 1 000 kilomètres d’autonomie sur une seule charge, soit environ 621 miles.

Encore plus ambitieuse, une batterie dite à « matière condensée » a été présentée avec une autonomie maximale annoncée de 1 500 kilomètres pour une berline électrique. Ces performances visent principalement le segment des véhicules haut de gamme, où la demande en autonomie étendue est particulièrement forte.

Ces avancées techniques répondent à un enjeu central du marché automobile électrique : la réduction de l’anxiété d’autonomie. Ce phénomène, qui freine encore l’adoption de l’électromobilité, est particulièrement présent dans les zones où le réseau de bornes de recharge reste limité ou insuffisamment dense. En augmentant significativement les distances parcourues entre deux charges, CATL entend lever un frein psychologique majeur à la transition énergétique automobile.

Une stratégie multi-chimique pour dominer le marché

Le chef scientifique de CATL, Wu Kai, a expliqué que l’entreprise adopte une approche dite « multi-chimique » dans le développement de ses batteries. Cette stratégie consiste à proposer différentes compositions chimiques adaptées à des segments de marché variés, allant des petites citadines économiques jusqu’aux véhicules haut de gamme et aux camions lourds.

Cette diversification technologique permet également à CATL de réduire son exposition aux fluctuations des prix des matières premières essentielles à la fabrication des batteries, comme le lithium, le nickel et le cobalt. Dans un contexte de forte volatilité des marchés des matières premières, cette stratégie apparaît comme un levier industriel et économique important.

Selon Wu Kai, « un monde complexe exige une variété de solutions ». Le responsable scientifique a également souligné que les véhicules à énergie nouvelle doivent être accessibles au plus grand nombre, et non réservés à une minorité d’utilisateurs, illustrant la volonté de CATL de soutenir une démocratisation de l’électromobilité.

Notre avis, par leblogauto.com

CATL confirme sa position de leader mondial des batteries pour véhicules électriques avec une innovation majeure centrée sur la recharge ultra-rapide. La batterie Shenxing illustre une rupture technologique notable dans les temps de recharge, un facteur clé pour l’adoption des voitures électriques.

Les annonces sur l’autonomie, avec des performances allant jusqu’à 1 500 kilomètres, renforcent également la stratégie de montée en gamme du constructeur. Enfin, l’approche multi-chimique témoigne d’une volonté de sécuriser la chaîne de production face aux contraintes des matières premières et à la diversité des besoins du marché automobile électrique.

Crédit illustration : batteryindustry.

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