Vue normale

Formule E Mitch Evans remporte le ePrix de Miami et fait tomber un record

31 janvier 2026 à 20:06

Après une course sous la pluie, Mitch Evans a donné à Jaguar ses premiers points de la saison. Et quels points puisqu’il remporte la course devant les Porsche. Vergne termine 15e, Nato 17e. Course à oublier pour Citroën.

Avant-course

Grande première pour la Formule E, Nico Mueller (Porsche) signe la pole position. Il devance le Brésilien Felipe Drugovich (Andretti) Da Costa, De Vries, Barnard et Eriksson. Le premier Français est Norma Nato, à la 8e place sur Nissan, derrière Cassidy (Citroën). La grosse cata est pour Vergne avant-dernier du groupe B. Il est 17e sur la grille et n’a que Dan Ticktum, puis Lucas « Di Crashi » (il a encore fait un exploit) et Sébastien Buemi (qui a fait aussi une grosse cagade).

🔴 RED FLAG 🔴

Lucas di Grassi and Mitch Evans collide during the final stages of FP2 #MiamiEPrix pic.twitter.com/AJBEzXFGSf

— Formula E (@FIAFormulaE) January 31, 2026

La Formule E emprunte une partie du circuit de Formule 1. Comme à Hermanos Rodriguez à Mexico, une partie de la ligne droite est coupée, ainsi qu’une autre grande partie.

Départ – 39 tours

La pluie s’est invitée sur la grille de départ. Vous le savez, en Formule E on a des pneumatiques « tout temps » à sculptures. Pas de changement de pneus en cours de route. Si l’averse n’est pas extrême, elle va rendre la piste encore plus glissante. Par mesure de précaution, la course va débuter derrière une voiture de sécurité pour que chacun « tâte le terrain ». Puis, cela devrait être un départ arrêté. Certains testent les limites et les trouvent comme Buemi qui fait un tête-à-queue sans conséquence.

On a déjà parcouru 5 tours derrière la voiture de sécurité. Cela va être le départ. Une compensation devrait être calculée avec des tours en plus au final. Très bon départ de Drugovich. Mais Mueller défend et reste en tête. Drugovich déclenche de suite 2 minutes de mode attaque. Intéressant car il n’a pas perdu de place. Et résultat, il passe en tête grâce à la puissance supplémentaire. Mueller et De Vries déclenchent à leur tour pour répliquer à Dugovich. Vu les conditions précaires, le déclenchement par l’extérieur du virage ne « coûte » rien en place.

Très bon départ de Vergne remonté à la 13e place. A l’inverse Nato dégringole. Il se fait même passer par Vergne pendant que Mueller reprend les commandes. De Vries avait déclenché 4 minutes de mode attaque (sur 8 au total) et prend la tête au 9e tour. 10e position pour JEV. Le top 5 est regroupé. Il y a de quoi se cacher à l’abri pour moins consommer. D’ailleurs Porsche demande à Mueller de céder les commandes.

Tour 15 / 39

Drugovich a l’air plus confiant et mène bon train. Il a moins de capacité de batterie restante pourtant. Ce faut rythme permet à Da Costa de raccrocher le peloton. Pas mal sachant qu’il n’avait pas encore déclenché de mode attaque. Vergne est 8e quand Cassidy son coéquipier et leader du championnat est 16e ! Quelle dégringolade.

Da Costa remonté a décidé de prendre la tête de la course avec son mode attaque. Son coéquipier chez Jaguar, Mitch Evans, remonte aussi avec un mode attaque et grimpe au 3e rang. La pluie a cessé sur Miami. Les temps devraient baisser peu à peu. Cette course est tout de même très floue. JEV est retombé à la 15e place. La Citroën a-t-elle trop consommé ? Non, à priori ce n’est pas le cas. Pour le moment le Top 7 est regroupé. Ensuite il y a un écart de 11 secondes. Ticktum est aux stands mais il repart.

Mueller a décidé de reprendre la tête. Evans passe Da Costa qui se retrouve 3e. Accrochage de Drugovich et Da Costa ! Le Brésilien s’est loupé au freinage. Drugovich rentre aux stands pendant que Da Costa continue. Il reste 10 tours et Evans a décidé d’accélérer; Il avait un peu plus de batterie restante et en profite.

Tour 30 / 39

Drugovich prend 10 secondes pour sa bévue. On ne sait toujours pas combien de tours seront – à priori – ajoutés à la course pour compenser la voiture de sécurité du début. Dans l’incertitude, les pilotes conservaient leur mode attaque numéro 2. C’est déclenché pour Mueller, et pour Wehrlein. Buemi et Marti, 8 et 9e avaient encore 8 minutes et deux modes attaque ? Visiblement oui. Evans a déclenché les 6 minutes qu’il lui restait et a conservé la tête.

Evans est bien parti sur ce ePrix. Il a encore un peu plus de batterie que Mueller et aura une minute de mode attaque en plus une fois celui de Mueller terminé. 2 tours ! On ajoute 2 tours à cause des 5 tours sous voiture de sécurité. Il en restait 2, il en reste 4 désormais.

La claque pour Cassidy leader du championnat en arrivant. Il se fait prendre un tour par les leaders. Très étrange, certains ont tellement tardé à déclencher leur dernier mode attaque qu’il ne sera pas épuisé à l’arrivée. En théorie, ce sont des pénalités. Drugovich, Guenther, Buemi et Rowland vont avoir chaud. Contact entre Mortara et Da Costa !

Dernier tour

Evans n’a plus que 1 % ! Mais la victoire devrait être sienne. Mueller et Wehrlein ont abdiqué et prendront le podium. Di Grassi a perdu 2 places avant la ligne, mais il a sans doute attendu que son mode attaque se termine. Buemi par exemple avait encore une minute. Le classement risque de changer. Première victoire et surtout premiers points de la saison pour Jaguar. Evans devient le pilote avec le plus de victoires en Formule E avec 15 ePrix.

Résultat du ePrix de Miami 2026

Résultats sous réserve

PositionPilote
1M. EVANS
2N. MÜLLER
3P. WEHRLEIN
4J. ERIKSSON
5N. DE VRIES
6E. MORTARA
7S. BUEMI
8A. DA COSTA
9J. MARTÍ
10J. DENNIS
11Z. MALONEY
12O. ROWLAND
13L. DI GRASSI
14T. BARNARD
15J. VERGNE
16N. CASSIDY
17N. NATO
18F. DRUGOVICH
19M. GÜNTHER
20D. TICKTUM

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Rétromobile 2026 : Alfa Romeo, entre valorisation du passé et construction de l’avenir

31 janvier 2026 à 13:01
Alfa Romeo

La valorisation du patrimoine

Alfa Romeo est présent sur l’évènement Rétromobile à plus d’un titre.  En lien avec le département Stellantis Heritage et la division Alfa Romeo Classiche, le stand de la marque, hall 7.2, expose trois précieux modèles historiques ainsi que le Tonale restylé, tous présentés dans une livrée rouge, couleur emblématique du Biscione et teinte de référence des voitures de course italiennes.  Les marques emblématiques doivent s’appuyer sur ce patrimoine pour valoriser leur image et donner un supplément d’âme à leurs produits.

En plus des véhicules exposés, les visiteurs auront l’occasion de découvrir le programme Alfa Romeo Classiche, l’initiative de Stellantis Heritage visant à préserver, certifier et valoriser le patrimoine historique de la marque. Destiné aux propriétaires de voitures anciennes ou de collection, le programme met à disposition plusieurs services de haut niveau dont le Certificat d’Origine, obtenu grâce à la consultation des archives de production originales ; la Certification d’Authenticité, délivrée à l’issue de contrôles techniques rigoureux menés par des experts Heritage, ainsi que des interventions de restauration, de maintenance et de réparation.

Cheveux au vent

Au programme, nous avons d’abord une Alfa Romeo 1600 Spider « Duetto » (1966), qui célèbre cette année son soixantième anniversaire. Dessiné par Pininfarina, le Duetto a dû finalement troquer son nom avec Spider, à cause d’une homonymie avec un goûter de la société Pavesi, qui avait eu gain de cause. Néanmoins, le nom “Duetto” est resté ancré dans l’imaginaire des amoureux de cette version découvrable de la Giulia, l’un des emblèmes de la “dolce vita”.  

Une sportive rare

La rarissime Alfa Romeo 750 Competizione (1955) est restée au stade de prototype avec seulement deux exemplaires produits. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, 750 n’était pas la cylindrée évidemment, mais le nom de code interne identifiant la Giulietta. Abarth s’est chargé du développement châssis et moteur, tandis que Boana a signé la belle robe aérodynamique. Abarth va à contre-courant par rapport aux voitures de compétition de l’époque qui utilisent des châssis tubulaires, en proposant un corps porteur en tôle d’acier, tandis que la position avant du moteur est combinée à la propulsion. 

La cylindrée du bialbero passe à 1488 cm3 et, avec l’adoption de la tête à double allumage, pour une puissance de145 chevaux à plus de 8 000 tr/min. La boîte est à cinq vitesses et la vitesse maximale dépasse 220 km/h. Bien que la voiture ait été testée avec succès et présente de bonnes qualités dynamiques, le projet est abandonné car Alfa décide de ne plus participer à des courses. 

La pionnière

Enfin, le stand expose l’Alfa Romeo 33/2 Periscopica (1966/67), ancêtre de la lignée « 33 » qui a gagné plusieurs titres de championnat du monde de sport-prototypes. La Periscopa, surnommée ainsi en raison de sa prise d’air caractéristique, a été engagée à partir de 1966 pour concurrencer Porsche dans les courses de voitures de sport. Si son succès a été limité, elle a servi de base pour la lignée des 33 qui ont ensuite gagné sur tous les circuits du monde. Les performances étaient bluffantes :  implanté longitudinalement en position centrale, le moteur développait une puissance maximum de 270 cv à 9600 t/mn. Avec 580 kg à vide, la barquette atteignait 260 Km/heure ! 

Tonale restylé

À leurs côtés, le nouvel Alfa Romeo Tonale restylé illustre l’évolution du premier C‑SUV de la marque, qui gagne en caractère et en sportivité grâce à un affinage de ses qualités dynamiques et un design de calandre revisité. Nous vous invitons à relire notre test, réalisé quelques mois auparavant dans les environs de Pise.  

D’une 33 à l’autre

Enfin, Alfa Romeo participe au nouveau salon Ultimate Supercar Garage avec l’exposition de la nouvelle Alfa Romeo 33, dans une teinte Verde Montreal qui change de l’habituel Rosso Alfa avec lequel on a pu l’admirer. La boucle est ainsi bouclée entre la 33 Periscopa Spider de 1966 et celle-ci ! La supercar, sortie en 2023, est en binôme avec la Maserati MCXTrema pour mettre en exergue la nouvelle entité BottegaFuoriserie, le département exclusif et sur-mesure lancé en 2025, qui resserre les liens entre le Biscione et les cousins du Trident de Maserati.  

L’espace Alfa Romeo du salon Supercars expose aussi la toute dernière série limitée de la Giulia Quadrifoglio, la « Luna Rossa » qui a été développée en partenariat avec l’équipe engagée en coupe de l’America. La berline, avec son nouvel aileron arrière caractéristique inspiré des « foils » des catamarans, côtoie ainsi la 33 Stradale.

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Les BMW Art Cars du Mans à Retromobile 2026

31 janvier 2026 à 08:18
BMW 3.0 CSL Art Car

Elles partagent a tête d’affiche de l’édition 2026 de Rétromobile avec l’autorail Bugatti. Pour la première fois en France, les sept BMW Art Cars ayant participé aux 24 Heures du Mans sont réunies dans le pavillon 7.2. 

Les voitures utilisés comme support par des artistes, c’est une idée très ancienne. Sonia Delaunay est incontestablement la pionnière. En 1925, elle exerçait ses talents sur une Ariès. Un symbole Art déco. Toujours active, l’artiste peintre française d’origine ukrainienne retrouvait l’automobile en 1967. Personne n’a oublié l’originale Matra 530. Ni la Bugatti 35 qu’elle imaginait pour Marc Nicolosi, l’homme de Rétromobile. 

Art Cars au Mans

L’histoire des Art Cars BMW débute elle en 1975. Hervé Poulain amateur d’art, commissaire priseur et pilote recherche une voiture pour participer aux 24 heures du Mans. Par l’entremise de Jean Todt, le fondateur de BMW Motorsport, Jochen Neerpasch, lui fournit une BMW 3.0 CSL. Rêvant de faire un pont entre l’art et la course automobile, Hervé Poulain la fait peindre par le sculpteur et peintre américain Alexander Calder. Une idée brillante. BMW va pérenniser cette association. Les plus grands artistes contemporains, Frank Stella, Roy Lichtenstein, Andy Warhol, Jenny Holzer, Jeff Koons ou encore Julie Mehretu vont réaliser des œuvres uniques.

Des sculptures sur roues qui ont toute la particularité d’être également des voitures de course, que l’on retrouve ici rassemblés. La réussite est incontestable. Ces créations sont non seulement uniques, mais elle traversent le temps avec bonheur. Et l’image de BMW, associé à l’Art, a gagné en prestige au travers de ces associations. Au delà des sept modèles ayant participé au 24 heures du Mans, réunies ici pour ce Retromobile 2026, d’autres Art Cars vont voir le jour. Mais leur nombre reste limité. Elles ne sont que 20. Vivement la prochaine Art Car au Mans!

Via Retromobile officiel

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