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La Californie prépare un nouveau plan de rabais pour les VE

6 février 2026 à 15:12

La Californie veut compenser la fin du crédit fédéral en lançant 200 millions $ de rabais pour soutenir l’adoption des véhicules électriques.

Les ventes de véhicules électriques restent un enjeu central de la politique automobile et environnementale aux États-Unis, et la Californie entend conserver son rôle de locomotive dans ce domaine. Face à la disparition du crédit d’impôt fédéral de 7 500 dollars pour l’achat d’un véhicule électrique neuf, l’État dirigé par Gavin Newsom prépare un dispositif de substitution d’ampleur. Le gouverneur a annoncé son intention de mobiliser jusqu’à 200 millions de dollars afin de soutenir directement l’acquisition de voitures électriques, neuves comme d’occasion, par le biais de nouveaux rabais ciblés sur l’énergie propre.

Cette initiative intervient dans un contexte de transition énergétique accélérée, mais aussi de tensions politiques et budgétaires. La Californie demeure l’un des marchés automobiles les plus dynamiques du pays en matière d’électrification, avec une adoption massive des véhicules zéro émission, qu’il s’agisse de berlines, de SUV ou de crossovers électriques. Pour l’exécutif californien, la fin du soutien fédéral ne doit pas ralentir cette dynamique, jugée essentielle tant pour la qualité de l’air que pour la lutte contre le changement climatique.

Un relais à la disparition du crédit fédéral

Le crédit d’impôt fédéral de 7 500 dollars constituait jusqu’ici un levier majeur pour stimuler la demande de véhicules électriques aux États-Unis. Sa suppression crée un vide que plusieurs États hésitent à combler, mais que la Californie entend assumer pleinement. Selon Gavin Newsom, l’objectif est clair : maintenir l’accessibilité financière des modèles électriques et hybrides rechargeables, tout en encourageant un parc automobile plus propre.

Les contours précis du nouveau programme de rabais restent à définir. Le gouverneur a toutefois indiqué que le principe serait similaire aux dispositifs précédents, avec des aides directes à l’achat destinées aux particuliers. Ces incitations viseraient aussi bien les véhicules neufs que les modèles d’occasion, un point jugé crucial pour démocratiser l’accès à la mobilité électrique et toucher des ménages plus modestes. Dans ses déclarations, Newsom a insisté sur la nécessité de « protéger les Californiens dans un monde plus chaud et plus sec », reliant explicitement la politique automobile à la résilience climatique.

L’héritage des anciens programmes de soutien

La Californie ne part pas d’une page blanche. L’État a déjà mis en œuvre, pendant plus d’une décennie, un programme de rabais pour les véhicules propres qui a soutenu l’achat de près de 586 000 véhicules pour un montant total de 1,49 milliard de dollars. Ce dispositif, largement reconnu pour son efficacité, a contribué à faire de la Californie un leader national en matière de véhicules électriques et hybrides.

Cependant, ce programme a pris fin en 2023, faute de financements suffisants. La montée en puissance rapide des ventes de voitures électriques, combinée à la baisse des recettes fiscales issues de l’essence, avait fragilisé les ressources destinées à l’entretien des infrastructures routières. Cette contrainte budgétaire explique la prudence actuelle des autorités quant au niveau exact des futurs rabais. Le California Air Resources Board (CARB), organisme chargé historiquement de la gestion de ces aides, a indiqué qu’il était encore trop tôt pour déterminer le montant par véhicule.

Un contexte politique et réglementaire tendu

Au-delà des enjeux budgétaires, le nouveau plan californien s’inscrit dans un environnement politique complexe. L’administration Trump a engagé plusieurs actions visant à réduire ou remettre en cause certaines prérogatives environnementales de la Californie, notamment en matière de normes d’émissions. Le CARB se retrouve ainsi sous pression, alors même qu’il joue un rôle central dans la mise en œuvre des politiques de mobilité propre.

Gavin Newsom a clairement positionné son initiative comme une réponse directe aux coupes fédérales annoncées à l’automne 2025. En réaffirmant son engagement en faveur de « l’air pur et des emplois verts », le gouverneur entend aussi soutenir la filière automobile locale, de plus en plus tournée vers l’électrique, et préserver l’attractivité du marché californien pour les constructeurs et équipementiers.

À moyen terme, ces nouveaux rabais pourraient influencer les stratégies commerciales des marques automobiles, encouragées à maintenir ou renforcer leur offre de véhicules électriques accessibles. Dans un marché où le prix reste un frein majeur à l’adoption, le soutien public demeure un outil clé pour accélérer le renouvellement du parc roulant et atteindre les objectifs climatiques de l’État.

Notre avis, par leblogauto.com

La Californie confirme son rôle de laboratoire de la transition automobile aux États-Unis en cherchant à compenser la fin du crédit fédéral pour les véhicules électriques. L’enveloppe annoncée de 200 millions de dollars reste significative, même si son impact dépendra du montant réel des rabais accordés par véhicule. Ce dispositif pourrait contribuer à stabiliser la demande dans un contexte politique incertain, mais il souligne aussi la dépendance persistante du marché électrique aux aides publiques. Enfin, la pression exercée sur le CARB rappelle que la transition vers une mobilité zéro émission demeure étroitement liée aux arbitrages réglementaires et budgétaires.

Crédit illustration : chargepoint.

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VW mise sur la Chine pour relancer ses véhicules électriques

6 février 2026 à 13:12

Volkswagen augmente ses exportations depuis la Chine face à la guerre des prix des véhicules électriques et vise 15 % de part de marché.

VW intensifie ses exportations depuis la Chine

Volkswagen AG prévoit d’accroître ses exportations de voitures fabriquées en Chine afin de tirer parti des faibles coûts de production du pays asiatique dans un contexte de guerre des prix sur le marché des véhicules électriques. Le constructeur allemand a déjà commencé à expédier des véhicules vers le Moyen-Orient et l’Asie du Sud-Est, tout en envisageant des ventes futures en Afrique et en Amérique du Sud. Le PDG Oliver Blume a déclaré à Berlin que les technologies et produits développés en Chine offrent de nouvelles opportunités d’exportation dans des régions difficilement desservies depuis l’Europe, constituant un levier stratégique essentiel pour le groupe.

Le marché chinois des voitures de luxe et de prestige a connu un effondrement rapide de près de 80 %, sans perspectives de reprise à court terme selon Blume. Pour répondre à cette situation, Volkswagen mise sur une nouvelle architecture électronique co-développée avec le constructeur chinois Xpeng. La production du premier modèle basé sur cette plateforme, la berline électrique ID. UNYX 07, a déjà commencé, avec des livraisons prévues cette année.

Adaptation à la concurrence locale et pression sur les prix

La tarification joue un rôle clé pour reconquérir des parts de marché en Chine. La concurrence reste intense, notamment avec les fabricants locaux comme BYD, et les prix se sont en grande partie stabilisés. Volkswagen a adapté sa structure de coûts afin de maintenir la rentabilité sur ses nouveaux modèles malgré l’environnement concurrentiel. La société a également transféré davantage de recherche et développement en Chine et collaboré avec Xpeng pour les logiciels, dans le cadre d’une réorganisation visant à réduire les coûts et à renforcer sa compétitivité locale.

Volkswagen prévoit de lancer 20 nouveaux véhicules électrifiés sur le marché chinois en 2026 pour inverser la baisse des ventes, qui sont passées à environ 2,7 millions l’année dernière contre plus de 4 millions avant la pandémie. Ce ralentissement a particulièrement affecté Porsche AG, la marque de luxe du groupe, qui produit uniquement en Europe et fait face à des obstacles commerciaux aux États-Unis et en Chine.

Objectifs stratégiques et perspectives pour 2030

Le groupe allemand est sous pression en raison du ralentissement chinois, des tarifs américains et de la demande inégale en Europe. Blume a initié une restructuration impliquant la suppression de dizaines de milliers d’emplois et l’introduction de modèles hybrides supplémentaires. Pour la Chine, 2026 est envisagée comme une année de transition : Volkswagen vise à développer ses véhicules électrifiés tout en stabilisant ses volumes de vente. L’objectif à long terme est de rester l’un des trois principaux constructeurs automobiles chinois et d’atteindre une part de marché de 15 % d’ici 2030, contre environ 11 % actuellement.

« Il n’y a aucune autre région au monde où la transformation de notre industrie se déroule de manière plus cohérente, plus dynamique et plus rapide », a déclaré Blume. « Seul celui qui réussit en Chine réussira ailleurs dans le monde. »

Notre avis, par leblogauto.com

Volkswagen mise clairement sur la Chine comme levier stratégique pour ses véhicules électriques et hybrides. L’exportation accrue et la localisation de la R&D montrent une volonté de réduire les coûts et de rester compétitif face à des acteurs locaux comme BYD. La nouvelle architecture électronique et le partenariat avec Xpeng indiquent un virage vers une adaptation fine aux préférences du marché chinois. Cependant, le groupe reste exposé à la volatilité des ventes et à la concurrence intense, ce qui rend la consolidation de sa part de marché à 15 % d’ici 2030 un défi ambitieux mais crucial.

Crédit illustration : VW.

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Quand Peugeot construisait des Bugatti : l’histoire oubliée d’une alliance française

6 février 2026 à 10:59

Et si Bugatti n’avait pas toujours été synonyme de luxe extrême ? Avant la Chiron et la Veyron, le génie d’Ettore Bugatti a un temps travaillé… pour Peugeot. Une histoire méconnue, fascinante et pleine de surprises.

Le choc des noms

La Peugeot Bugatti Type 19, fruit d’une rencontre inattendue entre l’industrie et le génie. © Jörgens.mi CC BY-SA 3.0

Quand on dit “Bugatti”, on pense immédiatement à des hypercars hors de prix. Quand on dit “Peugeot”, on imagine des voitures fiables, françaises et accessibles. Pourtant, au tout début du XXᵉ siècle, ces deux géants ont croisé leurs routes.

Le fruit de cette rencontre ? La Peugeot Bugatti Type 19, un véhicule combinant l’ingénierie avant-gardiste de Bugatti et la capacité industrielle de Peugeot. Une alliance courte mais mémorable.

Ettore Bugatti : le génie avant la légende

Ettore Bugatti, ingénieur et designer visionnaire.

Bugatti n’était pas seulement un designer : c’était un ingénieur obsédé par la précision et la performance. Avant de fonder sa propre marque à Molsheim, il concevait des moteurs et des voitures pour d’autres industriels, dont… Peugeot.

Sa vision ? Des moteurs légers, puissants et sophistiqués. Peugeot, de son côté, cherchait à se démarquer par l’innovation technique.

De l’Italie à la France : la route d’Ettore Bugatti

Né à Milan en 1881 dans une famille d’artistes et d’ingénieurs, Ettore Bugatti grandit entre design et mécanique. Après des études en Italie et en Allemagne, il s’installe en France, attiré par l’industrie automobile florissante et l’esprit d’innovation du pays. C’est là qu’il commence à collaborer avec Peugeot, avant de fonder sa propre marque à Molsheim.

Cette trajectoire transalpine explique en partie la vision unique de Bugatti : combiner art, ingénierie et performance, un style qui continuera à définir la marque pour le siècle suivant.

La Peugeot Bugatti Type 19 : un concentré de technologie

Le moteur Lion Peugeot 4 cylindres 16 soupapes, ultra innovant pour 1911. © Luc106

Le moteur 4 cylindres 16 soupapes, ultra innovant pour 1911.

Quelques caractéristiques qui font rêver (enfin pour l’époque) :

  • Moteur 4 cylindres, 855 cm3, avec soupapes latérales
  • Distribution avancée signée Bugatti, optimisant puissance et fiabilité
  • Boîte 2 vitesses, puis 3 vitesses
  • Voiturette très légère, de 2,62 m de long, peu onéreuse à produire

En clair : l’alliance parfaite du génie technique et de l’ingénierie industrielle. Cette « cyclecar » de 330 kg à vide était capable d’atteindre 60 km/h avec sa puissance phénoménale de 10 chevaux. C’est un cabriolet au sens pur du terme. C’est-à-dire capote légère et pas de vitres latérales. Une version berline existait aussi.

Quand l’automobile allait vers des véhicules toujours plus gros, plus lourds, plus luxueux, cette Bugatti – Peugeot voulait, au contraire, démocratiser l’automobile.

Une collaboration courte mais déterminanteUne Peugeot d’époque, illustration du savoir-faire industriel français.

Pourquoi cette collaboration n’a-t-elle pas duré ?

  1. La Première Guerre mondiale interrompt la production
  2. Bugatti souhaite voler de ses propres ailes, créant après-guerre les légendaires Type 35 et Royale
  3. Peugeot poursuit ses innovations orientées production de masse

Malgré sa courte durée, la Type 19 a prouvé que l’ingénierie française pouvait rivaliser avec les meilleurs d’Europe. 3 095 exemplaires de la Bébé Peugeot seront produits à l’usine Peugeot Beaulieu à Mandeure (Doubs).

L’héritage oublié

  • Ouverture de la voie aux moteurs multivalves en France
  • Preuve que Bugatti n’a pas commencé comme “hypercar de luxe” mais comme ingénieur collaboratif
  • Rappel que industrie et génie peuvent se rencontrer, mais que la vision personnelle reste reine

Aujourd’hui, peu de Type 19 existent encore, mais elles restent un joyau oublié de l’histoire automobile française.

Quand la France dominait l’automobile

Cette histoire de l’automobile française a peu à peu été oubliée. La faute à la seconde Guerre Mondiale et au plan de Paul-Marie Pons. Ce dernier a attribué un rôle spécifique à quelques constructeurs pour répartir les matériaux disponibles. Cela a dramatiquement marqué l’industrie française automobile qui n’est jamais revenue à sa grandeur passée.

Toutefois, la prochaine fois que vous verrez une vieille Peugeot, pensez-y : dans ses veines coule un peu du sang de Bugatti. Une histoire oubliée, mais fascinante, qui prouve que l’innovation naît souvent des rencontres inattendues.

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Sur les routes du Monte Carlo Historique 2026

6 février 2026 à 09:19
Sur les routes du Monte Carlo 2026

Depuis 1998, le rallye de Monte Carlo est doublé d’une épreuve historique dont le succès ne se dément pas. La 28ème édition se termine samedi 7 février 2026 à l’aube.

Dans l’univers de l’automobile ancienne, on passe très vite d’une ambiance à l’autre. Après l’écrin ouaté de Rétromobile, place au Monte Carlo Historique. Ici il fait souvent froid, les routes étroites sont mauvaises et les voitures portent les stigmates de journées fatigantes. 244 équipages se sont élancés depuis John O’Groats, Bad Homburg, Monaco, Barcelone, Turin et Reims pour rejoindre Valence dans la Drôme. De là trois boucles partent, vers l’Ardèche, l’Isère ou encore le Vercors et le Diois. Puis c’est le départ vers Monaco et le final de nuit. Il y a évidemment un classement, mais le plateau est trop hétéroclite pour y voir une compétition sans merci l’essentiel est ailleurs. L’ambiance est bon enfant. Chaque ville étape célèbre chaleureusement le passage de la course. Sous la pluie ou dans la neige, c’est une sorte e Mille Miglia à la française tant l’enthousiasme est présent.

Plateau d’exception

Quand au plateau, il a de quoi satisfaire le plus grand nombre. Les concurrents viennent de l’Europe entière et même au delà. De la Sunbeam Talbot 90 de 1953, à la R5 Maxi Turbo, en passant par les Alpine A110 et autres Lancia Fulvia, le cortège est d’une grande richesse. Et que l’on roule en Abarth 037 ou en Citroën Dyane, les aléas climatiques savent surprendre les plus aguerris. Les routes de l’Ardèche et du Vercors sont sans pitié. Très étroites, verglacées et enneigées, elle transforment les descentes en patinoires à haut risques. Pour le plus grand plaisir des spectateurs. Le final c’est week-end avec l’arrivée à Monaco ce soir et la mythique nuit dans le Turini à partir de 21h!

Via ACM

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L’Afrique du Sud révise sa politique pour relancer la production auto

6 février 2026 à 07:12

L’Afrique du Sud prépare des mesures pour stimuler la production locale de véhicules face à la concurrence internationale.

L’Afrique du Sud s’apprête à dévoiler d’ici fin février de nouvelles mesures destinées à relancer sa production locale de véhicules. Cette initiative gouvernementale intervient alors que le pays a perdu sa position de premier producteur automobile du continent au profit du Maroc. Les autorités cherchent à renforcer l’industrie nationale face à des pressions multiples, telles que la transition vers les véhicules électriques et hybrides, les normes d’émissions plus strictes, la concurrence accrue des importations à bas coût en provenance de Chine et d’Inde, et les dynamiques commerciales internationales.

Une relance nécessaire face à la concurrence internationale

Les responsables du ministère du Commerce, de l’Industrie et de la Concurrence mènent une revue complète de la politique automobile actuelle. Selon Mkhululi Mlota, directeur principal du secteur automobile, les propositions incluent des recommandations de l’industrie et des parties prenantes visant à inverser la baisse de la localisation des véhicules. Une proposition finale devrait être présentée avant la fin février. Le vice-ministre Zuko Godlimpi a précisé que le gouvernement envisage des réformes fiscales pour favoriser la production locale, notamment par la modification de la taxe ad valorem sur les véhicules de luxe et la réévaluation des droits de douane. Ces mesures devraient être discutées prochainement avec le Trésor national.

Le plan directeur automobile sud-africain de 2018 visait à porter la production nationale à environ 1,4 million de véhicules, soit 1 % de la production mondiale, et à augmenter le contenu local des véhicules assemblés à 60 %, contre moins de 40 % actuellement. En 2025, la production locale a atteint 602 302 unités, mais les véhicules légers importés représentaient encore 69,3 % des ventes nationales. Cette situation reflète l’impact des importations bon marché, notamment depuis l’Inde et la Chine, qui continuent de concurrencer les modèles produits localement.

Réformes fiscales et droits de douane en étude

Parallèlement, le gouvernement mène des discussions avec des constructeurs automobiles chinois pour développer la fabrication locale et attirer davantage de capacité de production. Ces démarches ont été renforcées après l’annonce récente de Nissan concernant la vente de ses actifs de fabrication sud-africains à la filiale locale de Chery Automobile, un groupe chinois. Ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie plus large de relance industrielle, combinant mesures fiscales et partenariats étrangers pour stimuler l’investissement et sécuriser des emplois dans le secteur automobile.

Partenariats étrangers pour renforcer la production locale

Les discussions avec les constructeurs chinois, comme le rachat des actifs de Nissan par Chery Automobile, illustrent la volonté du gouvernement d’attirer des investissements étrangers tout en développant la capacité de production nationale. Ces partenariats pourraient accélérer le transfert de technologie et la création d’emplois dans le secteur automobile.

Notre avis, par leblogauto.com

L’Afrique du Sud montre une stratégie proactive pour relancer son industrie automobile, en combinant réformes fiscales et partenariats internationaux. Le recours aux constructeurs chinois pourrait accélérer la localisation et moderniser les lignes de production, mais la dépendance aux importations reste un défi. Les mesures envisagées sont cohérentes avec les besoins de transition vers les véhicules électrifiés, tout en protégeant les emplois locaux. Cependant, leur succès dépendra de l’exécution rapide et de l’adhésion des acteurs industriels nationaux et étrangers.

Crédit illustration : Robots.

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Waymo prévoit ses premiers robotaxis à Londres en 2026

6 février 2026 à 05:12

Waymo vise un lancement de robotaxis autonomes à Londres en 2026 avec sécurité et capteurs avancés pour passagers et ville.

Waymo annonce le lancement de ses robotaxis à Londres

Waymo, la filiale automobile autonome d’Alphabet, prévoit de déployer un service de robotaxis à Londres d’ici le quatrième trimestre 2026. La société américaine a indiqué que les premières courses payantes pourraient commencer dès septembre, une fois que la réglementation britannique sera adaptée pour autoriser les véhicules autonomes sur la voie publique. Dans le cadre de cette préparation, Waymo prévoit un service pilote dès avril, afin de tester ses véhicules et de former son infrastructure.

Les véhicules de Waymo utilisent actuellement un conducteur de sécurité pour superviser les trajets, cartographier les rues et assurer le contrôle manuel si nécessaire. Cependant, lorsque le service complet sera lancé, aucun humain ne sera présent au volant. Les passagers pourront commander les robotaxis via une application mobile, mais le service n’inclura pas dans un premier temps les courses vers les aéroports. La ministre des Transports locaux, Lilian Greenwood, a souligné que le gouvernement soutient activement Waymo et d’autres opérateurs grâce à des programmes pilotes et à des réglementations pro-innovation, dans le but de rendre les véhicules autonomes une réalité sur les routes britanniques.

Sécurité et technologie : des capteurs à 360 degrés

La sécurité des passagers reste un point central dans le déploiement des robotaxis. Selon Waymo, ses véhicules sont équipés de quatre systèmes de capteurs — lidar, vision, radar et microphone — capables de détecter leur environnement à 360 degrés, jusqu’à trois terrains de football devant eux, y compris par mauvais temps. Ces capteurs collectent des données en continu, qui sont traitées par un ordinateur central pour déterminer les actions et réactions du véhicule en temps réel.

Le gouvernement britannique insiste sur le respect de normes strictes avant l’autorisation complète, incluant la protection contre le piratage et les cybermenaces. Greenwood a affirmé que les voitures autonomes devraient améliorer la sécurité routière, notant que contrairement aux conducteurs humains, elles ne se fatiguent pas, ne se distraient pas et ne conduisent jamais sous influence. Ces éléments technologiques et réglementaires visent à garantir que la conduite autonome se développe de manière sûre et fiable dans un environnement urbain complexe comme Londres.

Impact économique et prix des courses

L’introduction de robotaxis à Londres pourrait avoir un impact économique significatif. Le gouvernement britannique estime que l’industrie des véhicules autonomes pourrait ajouter 42 milliards de livres à l’économie nationale d’ici 2035 et générer près de 40 000 emplois. Ces chiffres incluent à la fois des opportunités pour la recherche, la maintenance des véhicules et les services associés au transport automatisé.

Waymo a précisé que ses tarifs seraient « compétitifs » mais positionnés sur le segment « haut de gamme » et pourraient augmenter lors des périodes de forte demande. L’objectif est de proposer un service premium tout en restant accessible à un large public, favorisant l’adoption des véhicules autonomes et stimulant la mobilité urbaine durable. Le projet repose sur l’innovation technologique et l’intégration harmonieuse dans le paysage londonien, avec un accent sur la sécurité et la fiabilité.

Notre avis, par leblogauto.com

Waymo confirme son rôle de pionnier dans la mobilité autonome en Europe avec un projet ambitieux à Londres. L’approche par étapes — pilotes, conducteurs de sécurité puis service totalement autonome — montre un déploiement prudent et réaliste. La combinaison de capteurs avancés et de normes de sécurité strictes répond aux enjeux critiques des véhicules autonomes en milieu urbain. Enfin, l’impact économique potentiel souligne l’importance stratégique des robotaxis pour le futur de la mobilité et de l’emploi dans le secteur automobile britannique.

Crédit illustration : Waymo.

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