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Pourquoi faire un décalaminage du moteur de votre voiture ?

27 février 2026 à 13:23
Pourquoi faire un décalaminage du moteur de votre voiture ?

L’encrassement moteur est devenu une réalité incontournable de l’automobile moderne. Entre les trajets urbains répétés, les phases de roulage à bas régime et les normes antipollution toujours plus exigeantes, les moteurs thermiques fonctionnent rarement dans des conditions idéales. Avec le temps, des dépôts de calamine s’accumulent et finissent par perturber le bon fonctionnement mécanique. Le décalaminage moteur apparaît alors comme une réponse technique cohérente pour restaurer l’efficacité du moteur sans intervention lourde.

L’encrassement moteur : un phénomène mécanique progressif

La calamine est un résidu issu de la combustion incomplète du carburant et de l’huile moteur. Elle se dépose progressivement sur différents organes internes, notamment les soupapes, la vanne EGR, le turbo ou le filtre à particules. À mesure que ces dépôts s’accumulent, ils modifient les flux d’air et de gaz d’échappement.

Les moteurs diesel sont historiquement les plus exposés, mais les blocs essence modernes à injection directe sont eux aussi concernés. Les démarrages à froid répétés et les trajets courts favorisent ces dépôts, souvent invisibles jusqu’à l’apparition des premiers symptômes.

Les signes d’un moteur encrassé à ne pas négliger

Un moteur encrassé se manifeste rarement de façon brutale. La perte de puissance progressive est l’un des premiers indicateurs, notamment lors des reprises ou des accélérations franches. Le moteur semble plus creux, moins réactif.

À cela peuvent s’ajouter une augmentation de la consommation de carburant, des démarrages moins francs ou encore l’apparition d’un voyant moteur. Dans les cas les plus avancés, l’encrassement peut entraîner des dysfonctionnements coûteux liés au système antipollution.

Le principe du décalaminage moteur

Le décalaminage moteur repose sur une opération de nettoyage interne visant à éliminer les dépôts de calamine sans démontage mécanique. La méthode la plus répandue utilise l’injection d’un mélange gazeux enrichi en hydrogène dans l’admission d’air du moteur.

Ce procédé favorise une combustion plus propre, capable de désagréger les résidus accumulés sur les organes internes. Contrairement aux additifs chimiques, l’action est immédiate et ciblée, sans modification des réglages moteur d’origine.

Des bénéfices mesurables sur les performances et la consommation

Après un décalaminage, de nombreux automobilistes constatent une amélioration de la souplesse moteur et une meilleure réactivité à l’accélération. Le moteur retrouve un fonctionnement plus proche de ses conditions initiales.

La combustion étant plus homogène, la consommation de carburant peut également diminuer. Les gains varient selon l’état d’encrassement initial, mais la réduction des pertes énergétiques liées aux dépôts est un effet mécanique logique.

Un impact positif sur les émissions polluantes

Un moteur encrassé génère davantage de particules et d’oxydes d’azote. En limitant la présence de calamine, le décalaminage contribue à une combustion plus complète et à une réduction des émissions polluantes.

Cet aspect prend tout son sens à l’approche d’un contrôle technique ou pour les véhicules circulant régulièrement en zone à faibles émissions. Sans transformer le moteur, l’opération permet d’optimiser son fonctionnement environnemental.

Une prestation proposée par des centres techniques automobiles

Le décalaminage moteur n’est plus réservé à des ateliers spécialisés confidentiels. Il est désormais proposé par des réseaux de centres techniques automobiles reconnus, comme Point S, dans le cadre de prestations d’entretien préventif.

Réalisée avec des équipements spécifiques et selon des protocoles encadrés, cette opération s’intègre dans une approche globale de maintenance du véhicule. Elle permet aux automobilistes d’accéder à une solution professionnelle, sans démontage et dans des conditions maîtrisées.

À quel moment envisager un décalaminage ?

Il n’existe pas de règle universelle, mais un décalaminage est généralement pertinent à partir de 30 000 à 50 000 km, en particulier pour les véhicules utilisés majoritairement en milieu urbain.

L’opération peut aussi être envisagée de manière préventive, avant l’apparition de symptômes marqués. Cette approche permet de limiter l’encrassement progressif et d’éviter certaines défaillances liées au système antipollution.

Décalaminage et entretien classique : une logique complémentaire

Le décalaminage ne remplace pas l’entretien constructeur. Les vidanges régulières, le remplacement des filtres et l’utilisation d’un carburant adapté restent indispensables pour préserver la fiabilité mécanique.

En revanche, il complète efficacement ces opérations en agissant sur des zones internes inaccessibles lors d’un entretien classique. Intégré dans une stratégie d’entretien raisonnée, il contribue à la longévité du moteur.

Sans être une solution miracle, le décalaminage moteur répond à des problématiques bien identifiées de l’automobile moderne. En réduisant l’encrassement interne, il permet de préserver les performances, de maîtriser la consommation et de limiter l’impact environnemental du véhicule. Utilisé à bon escient, il s’inscrit comme un levier technique pertinent dans une stratégie d’entretien durable.

Questions fréquentes sur le décalaminage moteur

Le décalaminage présente-t-il un risque pour le moteur ?

Lorsqu’il est réalisé par un professionnel équipé, le décalaminage est une opération maîtrisée qui n’altère pas les composants mécaniques.

Est-ce efficace sur un moteur très encrassé ?

Les résultats dépendent du niveau d’encrassement. Dans certains cas avancés, une intervention mécanique peut être nécessaire, mais le décalaminage apporte souvent une amélioration sensible.

Faut-il renouveler l’opération régulièrement ?

Pour un usage urbain fréquent, un décalaminage périodique permet de limiter l’accumulation des dépôts et de maintenir un fonctionnement optimal.

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Conduite niveau 3 : pari risqué pour l’auto

27 février 2026 à 13:12

Les constructeurs accélèrent sur la conduite autonome niveau 3, permettant de quitter la route des yeux, malgré des doutes sur la sécurité.

Les constructeurs automobiles franchissent une nouvelle étape dans la course à la voiture autonome. Leur objectif : déployer des systèmes dits « les yeux fermés », permettant au conducteur de détourner le regard de la route pour envoyer un message ou utiliser un ordinateur portable, jusqu’à ce que le véhicule demande de reprendre le contrôle. Cette technologie, classée comme conduite autonome de niveau 3, marque un jalon intermédiaire vers l’autonomie complète, mais soulève d’importantes questions de sécurité routière, de responsabilité juridique et de viabilité économique.

Depuis plusieurs années, l’industrie automobile perfectionne les systèmes d’assistance à la conduite. Régulateur de vitesse adaptatif, maintien dans la voie, freinage d’urgence automatique : ces aides électroniques pilotent déjà la vitesse et la direction sous supervision humaine constante. Le niveau 3 ambitionne d’aller plus loin en autorisant le conducteur à se désengager temporairement de la surveillance active du trafic, sur certaines portions comme l’autoroute.

Pour les constructeurs, cette évolution représente une opportunité stratégique. Elle permettrait de valoriser les investissements massifs consentis dans les logiciels embarqués, les capteurs, les calculateurs et les architectures électroniques dédiées à la conduite automatisée.

Une nouvelle étape vers l’autonomie complète

Le niveau 3 s’inscrit dans une classification industrielle allant du niveau 1 — fonctions de base comme le régulateur de vitesse — au niveau 5, correspondant à une conduite totalement autonome dans toutes les conditions. Aujourd’hui, la quasi-totalité des véhicules équipés de systèmes avancés d’aide à la conduite sont classés niveau 2. Cela inclut notamment le dispositif Full Self-Driving proposé par Tesla, qui exige toujours que le conducteur garde les yeux sur la route.

Plusieurs constructeurs ont annoncé leur intention d’introduire la conduite autonome de niveau 3. Ford Motor prévoit ainsi d’équiper des modèles électriques abordables d’un système sans surveillance visuelle à partir de 2028. Doug Field, en charge des véhicules électriques, du numérique et du design chez Ford, estime que cette technologie permettra de faire gagner du temps aux automobilistes à un coût jugé accessible.

D’autres groupes comme General Motors et Honda Motor ont également dévoilé des projets similaires. L’objectif est clair : proposer une expérience de conduite plus confortable et semi-autonome, notamment sur autoroute, tout en maintenant une capacité d’intervention humaine.

Débat sur la sécurité et la responsabilité

Malgré cet engouement, le niveau 3 fait l’objet d’un débat croissant au sein du secteur automobile. Certains dirigeants et experts estiment que l’alternance du contrôle entre la machine et le conducteur pourrait s’avérer impraticable, voire dangereuse. Le moment où le véhicule demande au conducteur de reprendre la main constitue un point critique en matière de sécurité active.

Les enjeux de responsabilité juridique sont également au cœur des interrogations. En cas d’accident, la détermination de la responsabilité — constructeur, équipementier ou conducteur — devient plus complexe lorsque la conduite est partagée entre intelligence artificielle et supervision humaine intermittente.

Le développement de ces systèmes représente par ailleurs un investissement considérable. Selon une enquête récente du cabinet de conseil McKinsey & Company, le coût de mise au point d’un système de niveau 3 destiné à une utilisation autoroutière peut atteindre 1,5 milliard de dollars. Ce montant est environ deux fois supérieur à celui nécessaire pour des systèmes de niveau 2 capables d’opérer aussi en milieu urbain.

Paul Thomas, président de l’activité Amérique du Nord chez l’équipementier automobile Bosch, a déclaré ne pas savoir si le niveau 3 présente un intérêt financier suffisant. La question de l’acceptation par les consommateurs reste ouverte : la demande sera-t-elle au rendez-vous pour justifier ces investissements élevés en recherche et développement ?

Rentabilité et retour sur investissement en question

Il y a une décennie, l’industrie automobile prévoyait une généralisation rapide des voitures entièrement autonomes. Toutefois, les défis technologiques, les dépassements budgétaires et l’incertitude réglementaire ont freiné leur déploiement à grande échelle. En attendant le niveau 5, les constructeurs ont intégré progressivement des briques technologiques d’automatisation dans leurs gammes, améliorant les aides à la conduite tout en maintenant une surveillance humaine constante.

Certains acteurs remettent aujourd’hui en cause la pertinence du niveau 3. John Krafcik, ancien dirigeant de Waymo et membre du conseil d’administration du constructeur de véhicules électriques Rivian, estime que l’expérience ne justifie pas nécessairement les coûts engagés.

D’après McKinsey, plusieurs entreprises ont déjà réduit leurs ambitions dans ce domaine en raison des coûts élevés et des interrogations sur la sécurité. Elles privilégient désormais l’amélioration des systèmes de niveau 2, moins onéreux et déjà largement diffusés sur le marché automobile.

La conduite autonome de niveau 3 apparaît ainsi comme une étape intermédiaire stratégique mais incertaine. Entre innovation technologique, sécurité routière, cadre réglementaire et modèle économique, les constructeurs automobiles avancent sur un terrain complexe. La promesse d’une mobilité plus confortable et connectée devra convaincre à la fois les consommateurs et les régulateurs pour transformer l’essai industriel.

Notre avis, par leblogauto.com

Le niveau 3 représente une avancée technologique significative dans l’automatisation de la conduite. Toutefois, les interrogations sur la sécurité et la responsabilité restent centrales. Le coût de développement élevé pose également la question de la rentabilité pour les constructeurs. Le choix entre perfectionner le niveau 2 ou investir massivement dans le niveau 3 pourrait structurer la prochaine phase de la transformation automobile.

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Lotus Emira Bathurst Edition : pourquoi cette version de 503 ch ne viendra-t-elle pas hélas en France ?

27 février 2026 à 11:45

Une Emira de 503 ch limitée à 15 exemplaires et réservée à l’Australie

La Lotus Emira Bathurst Edition devient la version la plus puissante jamais produite du modèle. Avec 503 ch et une production limitée à 15 unités, cette déclinaison ne sera commercialisée qu’en Australie. Une exclusivité qui laisse les conducteurs français à distance.

Surtout, c’est encore une « vraie » Lotus, avec un moteur thermique, même si elle accuse 1,5 tonne sur la balance.

Une série spéciale dédiée au circuit de Bathurst

Cette version baptisée Bathurst Edition rend hommage au circuit de Mount Panorama. Elle a été développée par l’importateur officiel australien Simply Sports Cars.

La production est strictement limitée à 15 exemplaires numérotés, tous en conduite à droite évidemment. Le tarif est fixé à 249 900 dollars australiens, soit environ 150 000 € au cours actuel. Le premier modèle a déjà été vendu. A ce prix, on est loin du prix délirant de la Lotus Evija 100 % électrique et ses 2000 chevaux.

L’achat inclut une invitation à une journée piste réservée aux Lotus sur le circuit de Bathurst en 2027.

503 ch : l’Emira thermique la plus puissante

Sous le capot, cette Emira reprend le quatre-cylindres 2,0 litres turbo Mercedes-AMG M139 déjà utilisé sur la version Turbo. Le moteur a été retravaillé pour atteindre 503 ch et environ 600 Nm de couple.

À titre de comparaison, l’Emira Turbo SE commercialisée en Europe affiche 400 ch et 480 Nm. Les versions V6 routières se situent également autour de 400 ch.

La Bathurst Edition devient ainsi l’Emira la plus puissante de la gamme et la Lotus thermique de (mini) série la plus performante.

Un châssis orienté piste

Pour encaisser le gain de puissance, la voiture reçoit des amortisseurs réglables sur trois voies, une géométrie spécifique et une caisse abaissée. Simply Sports Cars a été créée par des ingénieurs course qui savent de quoi ils parlent. On peut leur faire confiance.

Le freinage repose sur des étriers AP Racing à quatre pistons avec disques ventilés en deux parties. Les pneus Michelin Pilot Sport Cup 2 sont montés de série, avec des Yokohama A052 disponibles en option.

L’aérodynamique évolue aussi avec un splitter avant en carbone et un aileron arrière de type GT4. Chaque exemplaire dispose d’une livrée spécifique en lien avec Bathurst.

Pourrait-elle venir en France ?

Cette édition spéciale est réservée au marché australien. Les 15 voitures seront produites uniquement en conduite à droite comme on l’a déjà dit. Bon, cela n’est pas rédhibitoire pour rouler en France.

Néanmoins, il reste l’homologation. En France, seule l’Emira Turbo SE de 400 ch est officiellement proposée. Importer la Bathurst Edition supposerait des démarches d’homologation complexes et une réception à titre isolée. En revanche, au Royaume-Uni, cela serait sans doute plus simple.

En Australie, Lotus propose déjà l’Emira Clark Edition. Elle reprend la livrée verte et jaune des monoplaces Lotus de l’époque. Néanmoins, elle reste mécaniquement une Emira V6 de 406 chevaux.

Crédit photo : Other Side Productions

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« La Perle Rare » : combien coûte vraiment cette Bugatti unique au monde de 1579 chevaux avec sa peinture à l’or ?

27 février 2026 à 10:42
« La Perle Rare » : combien coûte vraiment cette Bugatti unique au monde avec sa peinture à l'or ?

Dans l’univers ultra-exclusif de Bugatti, certaines créations transcendent même les standards de la marque française. C’est exactement le cas de cette W16 Mistral baptisée « La Perle Rare », une pièce unique sortie des ateliers de la division Sur Mesure qui repousse les limites de l’artisanat automobile. Avec sa livrée or et blanc époustouflante et ses 1 579 chevaux, ce roadster hypercar représente l’aboutissement de l’art français appliqué à l’automobile de prestige.

« La Perle Rare » : combien coûte vraiment cette Bugatti unique au monde avec sa peinture à l'or ?

Une commande d’exception née à Pebble Beach

L’histoire de « La Perle Rare » débute en août 2023 lors du prestigieux Concours d’Élégance de Pebble Beach, temple mondial de l’automobile de collection. C’est là qu’un client « exigeant » selon les termes de Bugatti a rencontré Jascha Straub, responsable de la division Sur Mesure et Individualisation de la marque alsacienne. L’objectif du propriétaire était ambitieux : enrichir le caractère déjà exceptionnel du roadster « avec une esthétique sculpturale et fluide » grâce à une fusion raffinée de lignes et de couleurs.

« La Perle Rare » : combien coûte vraiment cette Bugatti unique au monde avec sa peinture à l'or ?

Le développement de cette pièce unique a nécessité plus de 18 mois de travail minutieux. Les premières esquisses envisageaient initialement une finition argentée, avant d’évoluer vers différentes nuances de blanc pour finalement aboutir à la livrée finale baptisée « Vagues de Lumière ». Cette appellation poétique fait directement référence à une finition similaire appliquée sur une Chiron unique, démontrant la continuité artistique de la marque française.

Contrairement aux modèles de série déjà ultra-exclusifs de Bugatti, « La Perle Rare » bénéficie d’une garantie d’unicité absolue. Bugatti s’engage formellement à ne jamais reproduire cette livrée, faisant de ce roadster un objet d’art automobile véritablement irremplaçable. Cette promesse d’exclusivité totale distingue cette création des programmes Solitaire qui font actuellement les gros titres avec les exemplaires uniques Brouillard et Veyron FKP Hommage.

« La Perle Rare » : combien coûte vraiment cette Bugatti unique au monde avec sa peinture à l'or ?

Une peinture d’exception nécessitant des centaines d’heures

La réalisation de la livrée « Vagues de Lumière » constitue un véritable tour de force technique et artistique. Deux teintes nacrées entièrement nouvelles ont été spécialement développées pour cette Mistral : une couleur infusée d’or aux reflets chauds pour la partie supérieure de la carrosserie, et un blanc chaleureux raffiné pour la section inférieure. Cette composition bicolore crée visuellement une séparation entre les parties haute et basse du véhicule, évoquant l’interaction poétique entre le sol et le ciel.

L’application de cette peinture exceptionnelle a représenté un défi considérable pour les artisans de Molsheim. Les lignes de démarcation ont été appliquées entièrement à la main à l’aide de techniques de masquage et de ruban adhésif d’une précision chirurgicale. Le processus complet a nécessité plusieurs centaines d’heures de travail, chaque couche devant être parfaitement alignée pour créer l’effet visuel souhaité.

« La Perle Rare » : combien coûte vraiment cette Bugatti unique au monde avec sa peinture à l'or ?

Cette attention maniaque au détail s’étend également aux jantes en alliage taillées au diamant, qui reprennent la même combinaison or et blanc que la carrosserie. Même les éléments les plus discrets portent la signature de cette création unique, comme l’inscription blanche « La Perle Rare » peinte à la main sur la face inférieure de l’aileron arrière rétractable.

Les références à l’héritage Bugatti sont omniprésentes sur cette création. La célèbre sculpture de l’Éléphant Dansant de Rembrandt Bugatti orne les panneaux de carrosserie derrière les roues avant, les appuis-tête et le sélecteur de vitesses. Ces détails rappellent l’importance de l’art dans l’ADN de la marque, Rembrandt Bugatti étant le frère du fondateur Ettore Bugatti et un sculpteur renommé de son époque.

« La Perle Rare » : combien coûte vraiment cette Bugatti unique au monde avec sa peinture à l'or ?

Un habitacle bijou aux finitions d’exception

L’intérieur de « La Perle Rare » prolonge magistralement le thème extérieur avec un habitacle comparable à un écrin de joaillerie. La sellerie blanche contraste harmonieusement avec les inserts or chaud, créant une atmosphère à la fois luxueuse et raffinée. Les éléments de finition en aluminium usiné et poli apportent une touche de modernité industrielle qui équilibre parfaitement l’ensemble.

L’éclairage ambiant joue un rôle crucial dans cette mise en scène intérieure. La lumière chaude illumine subtilement les panneaux, renforçant le thème inspiré des perles qui donne son nom à cette création. Les panneaux de portes présentent des dessins alternant le blanc et l’or chaud qui soulignent leurs surfaces sculptées concaves, créant un jeu d’ombres et de lumières particulièrement sophistiqué.

« La Perle Rare » : combien coûte vraiment cette Bugatti unique au monde avec sa peinture à l'or ?

Le détail le plus personnel de cet habitacle reste l’inscription « La Perle Rare » brodée le long du tunnel central, réalisée selon l’écriture manuscrite de Jascha Straub lui-même. Cette signature personnelle du responsable du projet transforme l’habitacle en véritable œuvre d’art signée, ajoutant une dimension émotionnelle unique à cette création technique.

Comme le souligne Jascha Straub : « C’est à la fois un honneur et un privilège d’apporter ma propre signature de design à une création qui célèbre le style inimitable de Bugatti et son riche patrimoine, tout en incarnant l’individualité qui rend cette commande Sur Mesure si spéciale. »

« La Perle Rare » : combien coûte vraiment cette Bugatti unique au monde avec sa peinture à l'or ?

La puissance légendaire du W16 dans sa forme ultime

Sous cette carrosserie d’exception se cache le légendaire moteur W16 8.0 litres quadri-turbo qui fait la réputation de Bugatti depuis deux décennies. Dans cette configuration, le bloc développe 1 579 chevaux (1 177 kW / 1 600 PS) et 1 600 Nm de couple, le tout sans aucune assistance électrique. Cette mécanique représente l’aboutissement de l’ingénierie thermique moderne et constitue probablement le chant du cygne de ce type de motorisation dans l’industrie automobile.

La W16 Mistral détient officiellement le titre de voiture découvrable la plus rapide au monde. En 2024, l’édition World Record Car à 14 millions d’euros a établi un record impressionnant de 453,91 km/h (282 mph) sur la piste de Papenburg en Allemagne. Cette performance exceptionnelle démontre que même sans toit rigide, l’aérodynamisme de la Mistral permet d’atteindre des vitesses stratosphériques.

« La Perle Rare » : combien coûte vraiment cette Bugatti unique au monde avec sa peinture à l'or ?

La transmission à double embrayage DSG 7 rapports transmet la puissance aux quatre roues, permettant à ce roadster de 1,9 tonne d’abattre le 0 à 100 km/h en seulement 2,4 secondes. Ces performances placent « La Perle Rare » au sommet de la hiérarchie des hypercars découvrables, même si l’on imagine difficilement son propriétaire exploiter pleinement ce potentiel compte tenu de la préciosité de la peinture.

Ironiquement, cette Mistral unique représente le dernier modèle routier de Bugatti équipé du W16. La marque française s’oriente désormais vers l’hybridation avec des modèles comme la Chiron Tourbillon, faisant de « La Perle Rare » un témoignage historique de l’ère du tout-thermique chez Bugatti.

Bien que Bugatti n’ait pas communiqué le prix de cette commande unique, il est certain qu’elle a représenté une prime substantielle par rapport aux 5 millions d’euros (6 millions de dollars) du tarif de base de la Mistral. Avec seulement 99 exemplaires produits au total, chaque Mistral est déjà exceptionnelle, mais « La Perle Rare » transcende cette exclusivité pour atteindre le statut d’œuvre d’art automobile unique au monde.

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Peugeot Sport dévoile la nouvelle livrée de sa 9X8 !

27 février 2026 à 07:30

La saison 2026 du championnat international d’endurance (WEC) va bientôt s’ouvrir : nous étions hier au reveal de la nouvelle livrée de la 9X8, le prototype d’endurance de Peugeot, à Paris. Le Lion voit rouge !

Peugeot 9X8 2026, Paris
Peugeot 9X8 2026, Paris

La 9X8 naissait avec la 508 PSE, avant qu’une nouvelle aventure ne s’ouvre

Le lien entre la grande série et la compétition : une évidence pour Peugeot et son département compétition Peugeot Sport ! Le sport automobile comme laboratoire technologique et catalyseur de l’image de marque, une évidence. La marque au Lion a pu laisser de beaux souvenirs en sport auto, de Pikes Peak au Dakar, en rallye, et au Mans bien sûr avec ses 905 puis 908. L’endurance comme le Dakar étaient alors remis en pause, notamment face aux réalités économiques. Les années 2020 préparaient alors le retour de l’endurance pour le Lion. La performance de série prenait alors une tournure électrifiée, Peugeot Sport Engineered et la 508 PSE !

L’heure était aux complexes compromis et plus aux années folles du côté des déclinaisons sportives de série. Peugeot n’est pas passé loin de commercialiser le défi qu’était la 308 R-Hybrid et ses 500 ch momentanés, mais la plus grande folie autorisée par les hautes instances s’est finalement transformée en une compétente mais mesurée 508 PSE. Son hybridation rechargeable contenait alors au maximum le CO2. Une manœuvre globalement avant-gardiste, qui aura inspiré l’actuelle Mercedes-AMG C63, avec le même genre de déception. Les passionnés continuent de considérer les belles mécaniques multicylindres (le constructeur germanique revoit actuellement sa copie avec un retour en grâce des 6 et 8 cylindres..) !

Trois livrées Peugeot 9X8, image Peugeot Sport (Facebook)
Trois livrées Peugeot 9X8, image Peugeot Sport (Facebook)

Une berline hybride rechargeable, avec trop de compromis ?

La berline performante a été constamment associée au retour en endurance du Lion, de sa propre sortie en 2020, jusqu’aux premiers tours de roues de la 9X8 à Monza, en 2022. Le coup de projecteur était parfait pour le grand public, surfant sur la popularité de l’endurance et du Mans ; mais les spécialistes ne s’y sont hélas pas trompés. Lors des premiers essais presse de la « PSE » sur une partie du circuit des 24 heures (soit, le Bugatti), l’auto montrait un goût de trop peu, de certaines qualités dynamiques mais des performances trop inconstantes, et une certaine masse.

De l’avis de votre humble serviteur, la mécanique de 360 ch cumulés décevait finalement moins au volant de sa cousine DS 9, dont on n’attendait moins de sportivité et de caractère moteur. Il n’en reste que la série PSE n’aura duré qu’un seul épisode avec cette 508. La construction du groupe Stellantis, naissant, a fort potentiellement gelé les éventuelles déclinaisons PSE des 308 et 3008, des bruits de couloirs que nous pouvions avoir. Priorité au pragmatisme et au développement de variantes 100% électriques de la majorité des autos de la gamme : adieu 308 PSE, bonjour E-308, reprenant les composants de sa petite sœur E-208.

La page PSE est tournée, Peugeot Sport remet « GTI » sur le devant de la scène

Justement, parlons de la 208 ! Sans trop rentrer dans les détails, la 208 a toujours eu la volonté de remettre le dynamisme au centre des débats, avec comme grande inspiratrice la fameuse 205, le sacré numéro ! Aux quelques détails stylistiques de son ainée, la 208 inaugurait le fameux petit volant i-Cockpit, avant de relancer la griffe GTI, si iconique pour le Lion. Considérée au départ comme trop GT (l’histoire s’est donc plus tard répétée), les sorciers de Peugeot Sport résidents de Versailles-Satory ont stupéfait tout le monde avec la première « GTi by Peugeot Sport » : voici qui signait l’une des toutes meilleures petites GTi modernes.

2019, seconde génération de 208. Il eut été tentant de rapidement dériver la 208 en GTi. Des prototypes ont bien tourné avec le 1.6 Puretech 225 EAT8 de la 508 … mais le pragmatisme « CO2 » a vite calmé le développement. De 100% thermique, l’auto a basculé au 100% électrique … tout d’abord comme donneuse à la Lancia Ypsilon HF ! Le temps a alors passé, la fin de carrière de la deuxième génération approche sérieusement, et voici enfin cette fameuse E-208 GTi de 280 ch de série, que l’on n’attendait plus. Aujourd’hui, on ressort donc de nouveau les glorieux souvenirs de la 205 avec le retour du badge GTi, dont on garde tous d’excellents souvenirs sur les 208 et 308 thermiques.

Peugeot E-208 GTi, Paris
Peugeot E-208 GTi, Paris
Peugeot E-208 GTi, Paris
Peugeot E-208 GTi, Paris
Peugeot E-208 GTi, Paris

On ne re-citera pas les déboires tant associés à la marque au Lion depuis quelques temps mais il est clair que Peugeot a besoin de voir son image redorée : ce sera grâce à GTi ! Voici alors pourquoi la nouvelle livrée de la 9X8 d’endurance est à ses couleurs.

Peugeot 9X8 2026, E-208 GTi
Peugeot 9X8 2026, E-208 GTi

La Peugeot 9X8 « Grand Tourisme Injection » !

On évoquait le lien 508 PSE / 9X8, Peugeot a bien remis le couvert l’an dernier aux 24h du Mans pour les premières festivités autour de sa nouvelle bombinette électrique. Pour accueillir la GTi, la marque avait même signé une livrée spécifique et unique dans la « fanzone » Peugeot. Elle arborait les couleurs blanc rouge et noir …

Peugeot 9X8 prototype "GTI", 24h du Mans 2025
Peugeot 9X8 prototype « GTI », 24h du Mans 2025 ; image Peugeot

Le public aime que l’on joue sur la corde nostalgique, le concurrent Renault l’aurait notamment bien compris ! Aussi, la livrée a remporté un grand succès. Pour 2026, on reprend les trois couleurs historiques « GTI », dont le fameux Blanc Okenite, récemment devenu la couleur de lancement de l’E-208 GTi. La nouveauté, c’est ce qui se voit le plus : ce motif zébré !

Peugeot 9X8 2026, Paris

« Hypergraphes » voici la désignation officielle de ces motifs sur toute la carrosserie. Ils reprennent alors le motif des trois griffes dans une version dynamique, suggérant le mouvement, la vitesse. Peugeot nous expliquait également l’associer aux flux de données, de « datas », dont l’analyse est plus que jamais essentielle. La victoire se joue parfois à quelques dixièmes.

Les deux exemplaires de 9X8, n°93 et 94, prendront la piste lors de l’ouverture de la saison 2026 pour les 1812 km du Qatar, le 28 mars.

Le Team Peugeot TotalEnergies, en 2026

On rappelle que le Team voit arriver cette année un nouveau « Team Principal » avec Emmanuel Esnault, connu chez McLaren en F1, et Lamborghini en endurance. Voici les pilotes 2026 : Nick Cassidy, Paul Di Resta, Stoffel Vandoorne, Loïc Duval, Malthe Jakobsen, Théo Pourchaire. Jean-Eric Vergne et Alex Quinn forment les pilotes d’essai.

Peugeot 9X8 2026, et équipe Peugeot/Peugeot Sport
Peugeot 9X8 2026, et équipe Peugeot/Peugeot Sport
De gauche à droite, Emmanuel Esnault, Matthias Hossann directeur du style Peugeot, les pilotes du Team 2026, Alain Favey, Directeur Général Peugeot.

Vivement le démarrage de la saison, pour admirer une fois de plus le design flatteur de la 9X8. On espère les meilleures performances de l’auto pour prendre la lumière ! La 9X8 aux couleurs GTi marquera en tout cas le centenaire de la première participation de Peugeot aux 24h du Mans.

Peugeot 9X8 2026
Peugeot 9X8 2026
Peugeot 9X8 2026
Peugeot 9X8 2026
Peugeot 9X8 2026
Peugeot 9X8 2026
Peugeot 9X8 2026
Peugeot 9X8 2026
Peugeot 9X8 2026
Peugeot 9X8 2026
Peugeot 9X8 2026
Peugeot 9X8 2026
Peugeot 9X8 2026
Peugeot 9X8 2026
Peugeot 9X8 2026
Peugeot 9X8 2026
Peugeot E-208 GTi
Peugeot E-208 GTi
Peugeot E-208 GTi
Peugeot E-208 GTi
Peugeot E-208 GTi
Peugeot E-208 GTi
Peugeot E-208 GTi
Peugeot E-208 GTi
Peugeot E-208 GTi
Peugeot E-208 GTi
Peugeot E-208 GTi

Images A.Lescure pour Le Blog Auto ; Peugeot ; 24h du Mans – Facebook

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Allemagne-Chine : l’automobile au cœur du virage stratégique

27 février 2026 à 07:17

Friedrich Merz en Chine avec Volkswagen, BMW et Mercedes : commerce, véhicules électriques et tensions industrielles.

Le chancelier allemand Friedrich Merz se rend cette semaine en Chine pour une visite stratégique à fort enjeu économique. Dans un contexte de rivalités accrues entre grandes puissances, le dirigeant allemand cherche à réinitialiser les relations avec Pékin, alors que l’alliance transatlantique montre des signes d’effritement et que les chaînes d’approvisionnement mondiales révèlent leurs vulnérabilités.

Pour cette première visite officielle en tant que chancelier, Friedrich Merz est accompagné d’une délégation composée de dirigeants de premier plan, notamment les patrons des constructeurs automobiles Volkswagen, BMW et Mercedes-Benz. Un signal clair : l’industrie automobile, pilier de la puissance industrielle allemande, se trouve en première ligne des tensions commerciales et technologiques.

L’automobile allemande sous pression

Les groupes automobiles allemands, à l’instar de leurs homologues européens, subissent un double choc. D’une part, la montée en puissance des fabricants chinois de véhicules électriques bouleverse l’équilibre du marché mondial. D’autre part, les tarifs douaniers américains ont alourdi les coûts de plusieurs milliards d’euros, pesant sur la compétitivité des exportations.

Le secteur automobile, déjà engagé dans une transition massive vers l’électrification, doit composer avec une concurrence intense sur les segments stratégiques : batteries, logiciels embarqués, chaînes de traction électriques et plateformes dédiées aux véhicules zéro émission. La pression sur les prix s’accentue, tandis que de nouveaux entrants bousculent les constructeurs historiques sur presque tous les segments du marché.

Oliver Thoene, responsable de Mercedes-Benz en Chine, a récemment évoqué une transformation profonde de la structure du marché, marquée par une intensification de la concurrence et une pression accrue sur les marges. Dans ce contexte, la Chine représente à la fois un défi industriel et un débouché incontournable pour les constructeurs européens.

Un modèle commercial profondément bouleversé

La Chine était encore l’an dernier le premier partenaire commercial de l’Allemagne. Les industriels allemands sont intégrés dans l’économie chinoise depuis des décennies, notamment dans l’automobile, la mécanique et les équipements industriels. Toutefois, le modèle commercial s’est profondément transformé au cours des cinq dernières années.

Les exportations chinoises, soutenues selon des responsables allemands par un yuan sous-évalué, ont inversé la tendance des excédents commerciaux allemands. En 2025, l’Allemagne affiche un déficit commercial proche de 90 milliards d’euros avec la Chine. Un déséquilibre jugé « alarmant » par Mikko Huotari, directeur exécutif du think tank Merics à Berlin.

Pour de nombreuses entreprises allemandes implantées en Chine, les perspectives économiques se sont dégradées. La principale association industrielle allemande appelle ainsi le gouvernement à aborder frontalement les questions de surcapacité, de distorsion de concurrence et de contrôles à l’exportation sur les marchandises stratégiques.

La question des matières premières critiques est particulièrement sensible pour l’industrie automobile. La Chine produit plus de 90 % des terres rares et des aimants en terres rares traités dans le monde, composants essentiels pour les moteurs électriques et certaines technologies embarquées. Le renforcement des contrôles à l’exportation l’an dernier a provoqué des inquiétudes majeures parmi les fabricants occidentaux, déjà confrontés aux tensions sur les chaînes logistiques.

Entre coopération industrielle et tensions commerciales

Durant son déplacement, Friedrich Merz doit rencontrer le président Xi Jinping et le Premier ministre Li Qiang. Plusieurs accords économiques devraient être signés. Le programme comprend notamment une visite dans une usine de véhicules électriques Mercedes-Benz ainsi que dans une installation de Siemens Energy.

Pékin cherche à se positionner comme un partenaire fiable dans un environnement géopolitique instable, marqué par les fluctuations de la politique américaine sous la présidence de Donald Trump. Son vaste marché de consommation et la sophistication technique de son industrie manufacturière en font un partenaire clé pour les entreprises occidentales, en particulier dans l’automobile et les technologies avancées.

Mais les relations restent tendues. L’Union européenne a relevé les tarifs douaniers sur les véhicules électriques fabriqués en Chine et exportés vers l’Europe, afin de protéger son marché face à des importations jugées sous-évaluées. Parallèlement, Bruxelles renforce les mesures de défense commerciale dans la sidérurgie, réduisant les quotas d’importation et augmentant certains droits de douane après des années de lobbying du secteur.

La visite de Friedrich Merz en Chine s’inscrit donc dans une séquence diplomatique plus large, qui inclura un déplacement à Washington la semaine suivante. Entre transition énergétique, guerre commerciale et sécurisation des chaînes d’approvisionnement, l’industrie automobile allemande se retrouve au cœur d’un nouvel équilibre mondial où technologie, matières premières et production manufacturière deviennent des instruments de puissance.

Notre avis, par leblogauto.com

La visite de Friedrich Merz confirme que l’automobile reste un levier stratégique majeur dans la relation sino-allemande. La présence des dirigeants de Volkswagen, BMW et Mercedes-Benz souligne l’importance des enjeux liés aux véhicules électriques et aux chaînes d’approvisionnement. Entre déficit commercial croissant et tensions tarifaires, l’équation industrielle s’annonce complexe. Dans ce contexte, la capacité des constructeurs allemands à préserver leur compétitivité sur le marché chinois sera déterminante.

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ZF ajuste sa stratégie face au ralentissement électrique

27 février 2026 à 05:07

ZF profite du ralentissement des véhicules électriques pour réduire sa dette et renforcer son bilan grâce aux hybrides et boîtes de vitesses.

Le fournisseur automobile allemand ZF Friedrichshafen AG amorce un repositionnement stratégique dans un contexte de transition énergétique plus lente que prévu. Confronté à un endettement massif et à la hausse des taux d’intérêt, l’équipementier profite du ralentissement du marché des véhicules électriques pour rééquilibrer son portefeuille de produits et améliorer progressivement sa situation financière. Cette inflexion stratégique soutient notamment la demande en composants mécaniques traditionnels, tels que les boîtes de vitesses et les groupes motopropulseurs hybrides.

Troisième plus grand fabricant mondial de composants automobiles, ZF fournit plusieurs grands constructeurs comme Ford Motor Co., Volkswagen AG et BMW AG. L’entreprise allemande adapte désormais son approche industrielle, en élargissant son offre aux véhicules électriques, hybrides et à moteur thermique, plutôt que de concentrer exclusivement ses investissements sur la mobilité 100 % électrique.

Une transition électrique plus lente que prévu

La transition vers les véhicules électriques à batterie s’est révélée plus laborieuse qu’anticipé pour une grande partie de l’industrie automobile. Ce contexte a surpris de nombreux acteurs, provoquant des ajustements stratégiques majeurs. Récemment, Stellantis NV, rejoignant Ford Motor Co. et General Motors Co., a annoncé 22,2 milliards d’euros de provisions et de charges, principalement liées à une révision de sa feuille de route sur les modèles électriques, incluant le report de plusieurs lancements.

Dans ce contexte, la demande pour les motorisations hybrides s’est renforcée. Selon ZF, le marché européen des hybrides rechargeables a progressé d’environ un tiers l’an dernier. Cette dynamique bénéficie directement aux ventes de groupes motopropulseurs du fournisseur allemand. Les transmissions, les systèmes de propulsion combinant moteur thermique et électrification, ainsi que les composants associés retrouvent ainsi un rôle stratégique dans la chaîne de valeur automobile.

Pour ZF, ce ralentissement de l’électrification massive agit comme un amortisseur conjoncturel. Le directeur financier Michael Frick souligne que la hausse des taux d’intérêt et l’élargissement des spreads observés ces dernières années constituent, selon lui, une situation temporaire. L’entreprise bénéficie déjà de conditions de refinancement plus favorables, ce qui contribue à stabiliser son bilan.

Une dette sous pression et des ajustements structurels

ZF a été fortement exposé à la remontée des taux d’intérêt, avec des obligations de refinancement dépassant 13 milliards d’euros d’ici la fin de la décennie. Cette pression financière s’est accompagnée d’une dégradation des marges opérationnelles, poussant l’équipementier à envisager environ 14 000 suppressions de postes, y compris dans sa division dédiée aux véhicules électriques.

Les difficultés trouvent en partie leur origine dans deux acquisitions majeures totalisant environ 20 milliards de dollars, destinées à renforcer l’offre en produits liés aux véhicules électriques et aux technologies définies par logiciel. Ces investissements ont accru le levier financier du groupe, entraînant une dégradation de sa notation de crédit en dessous de la catégorie investissement.

Des signaux d’amélioration apparaissent néanmoins. En février, le taux d’intérêt appliqué à la plus récente émission obligataire en euros s’est établi à 5,5 %, contre 7 % lors d’une émission réalisée en avril 2025. Par ailleurs, ZF a réduit ses emprunts de plusieurs centaines de millions d’euros au cours de l’année écoulée et vise un retour à une notation investment grade.

L’entreprise prévoit d’utiliser une partie de ses 6 milliards d’euros de liquidités pour racheter une part significative des obligations arrivant à échéance en 2027. Les autres maturités devraient être couvertes par les flux de trésorerie d’exploitation et les produits issus des transactions en cours.

Cessions d’actifs et diversification sectorielle

Dans le cadre de son désendettement, ZF a multiplié les opérations stratégiques. En décembre, le groupe a cédé son activité d’assistance à la conduite à Harman International, filiale de Samsung Electronics Co., pour un montant de 1,5 milliard d’euros. L’équipementier examine également différentes options pour d’autres divisions, allant de la vente de son activité Lifetec à la recherche de partenaires pour certaines composantes de son unité groupes motopropulseurs, ou encore à l’ouverture de capital de sa division éolienne.

En parallèle, ZF explore de nouveaux relais de croissance, notamment dans le secteur de la défense. L’objectif est de doubler son exposition dans ce domaine, qui devrait représenter 1 % du chiffre d’affaires d’ici 2028. Bien que marginale à ce stade, cette diversification illustre la volonté du groupe de sécuriser ses revenus dans un environnement automobile en pleine mutation.

Ainsi, la transition énergétique plus graduelle que prévu redonne temporairement de la visibilité aux activités traditionnelles du fournisseur allemand. Les transmissions, motorisations hybrides et composants thermiques restent des piliers industriels dans un marché où l’électrification progresse à un rythme moins soutenu qu’anticipé.

Notre avis, par leblogauto.com

Le repositionnement stratégique de ZF apparaît comme une réponse pragmatique à la conjoncture du marché automobile. Le recentrage sur les hybrides et les groupes motopropulseurs diversifiés permet de soutenir les volumes et d’améliorer la structure financière. La réduction progressive de la dette et l’optimisation du refinancement constituent des signaux encourageants. Reste à confirmer que cette stratégie équilibrée permettra au groupe de retrouver durablement une notation d’investissement dans un secteur toujours en transformation.

Crédit illustration : ZF.

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